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  • 12 % des Français ont pratiqué la téléconsultation, majoritairement hors avenant n° 6 (sondage Egora)

    « 12% des Français ont eu recours à la téléconsultation au cours des 12 derniers mois ». C’est le résultat principal du second baromètre B3TSI – Chronic Panel – Egora, rendu public le 12 septembre 2019. Selon cette enquête en ligne, réalisée en juin 2019 auprès d’un échantillon représentatif de la population française de 18 à 75 ans, « plus de la moitié des téléconsultations (52%) ont été réalisées dans des agglomérations de plus de 100 000 habitants, et plus d’un quart dans la région parisienne, contre 16 % seulement en zone rurale ».

    Autres enseignements clés de l’étude :

    • les patients de moins de 40 ans représentent 48 % des sondés ayant pratiqué une téléconsultation ;
    • 80 % des téléconsultations effectuées « ne correspondent pas aux conditions de prise en charge par l’Assurance maladie » définies par l’avenant n° 6, souligne Egora : « 7 téléconsultations sur 10 ont bien été effectuées avec le médecin traitant (54 %) ou avec un médecin recommandé par ce dernier (16 %) [mais] seules 30 % ont été réalisées par vidéo [alors que la téléconsultation est] obligatoirement réalisée par vidéotransmission », indiquent les auteurs du sondage.
    • Pour expliquer leur recours à l’acte, les patients évoquent dans 48 % des cas des délais d’obtention de rendez-vous trop longs et dans 41 % des cas, ils « rapportent une douleur » : 7 utilisateurs sur 10 jugent la consultation à distance au moins « aussi bien » qu’une consultation classique et 14 % la jugent meilleure.
    • 63 % des patients ayant déjà réalisé une téléconsultation se disent prêts à retenter l’expérience.

  • AAP « Territoires d’innovation » : 3 projets e-santé parmi les lauréats (Meuse, Bas-Rhin et Morbihan)

    Les projets « e-Meuse santé », « Strasbourg territoire santé de demain » (Bas-Rhin) et « Handicap innovation territoire » (Morbihan) font partie des 24 lauréats (sur 117 projets) de l’appel à projets (AAP) « Territoires d’innovation ». Les résultats ont été dévoilés le 13 septembre 2019 par le Premier ministre Édouard Philippe lors d’un déplacement dans la Drôme.

    Cet AAP, qui s’inscrit dans le programme d’investissements d’avenir (PIA), a été lancé en novembre 2018 dans le cadre du grand plan d’investissement (GPI) : il propose un financement sur 10 ans, incluant des subventions (pouvant aller jusqu’à 150 M€) et des investissements publics (pouvant aller jusqu’à 300 M€) « pour développer à grande échelle des innovations répondant à des besoins de transformation ». Les 24 territoires lauréats bénéficieront qui plus est d’un accompagnement dans la durée de la part de l’État et de son opérateur, la Banque des territoires.

    Parmi les initiatives sélectionnées à l’issue de cet AAP, figurent les 3 projets de e-santé suivants :

    • « e-Meuse santé », porté par le conseil départemental de la Meuse : ambitionne de « s’appuyer sur l’innovation numérique et organisationnelle afin de mieux soigner (…) dans un modèle économique soutenable[, les habitants d’]un territoire rural, qui associe démographie médicale tendue, prévalence de pathologies chroniques, vieillissement de la population et conditions socioéconomiques difficiles ». Ce département « souhaite devenir une vitrine de présentation de la e-santé en France » ;

    « Strasbourg : territoire de santé de demain », porté par l’Eurométropole de Strasbourg (Bas-Rhin) : prévoit de « développer un modèle de démarche territoriale de santé intégrée [pour une région Grand Est qui] affiche des indicateurs de santé en-deçà de la moyenne nationale ». Il s’agira notamment de «  doubler le nombre de start-ups e-santé et prévention » ;

    « Handicap innovation territoire », porté par la communauté d’agglomération Lorient Agglo (Morbihan) : propose de « développer des solutions innovantes technologiques, servicielles et organisationnelles [pour un] effet transformant sur tout le parcours de vie des personnes en situation de handicap ». Il s’agira notamment de « réduire les coûts médicaux sur les parcours de soins de 20 % ».

    Les 24 lauréats de l’AAP « Territoires d’innovation »

  • 7 millions de Français disposent d’un DMP en septembre 2019 (Cnam)

    7 millions. C’est le nombre de personnes qui disposent actuellement en France d’un dossier médical partagé (DMP), contre 1,8 million en novembre 2018, mois de lancement de la nouvelle version du DMP, indique la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) dans un communiqué publié le 13 septembre 2019. Le DMP a pour intérêt de conserver de manière sécurisée sur un seul espace les informations médicales d’un même patient, que ce dernier peut partager avec les professionnels de santé de son choix. L’objectif est ainsi d’améliorer la coordination et la qualité des soins.

    Afin d’encourager son adoption, l’Assurance maladie s’efforce d’améliorer progressivement le service et mène des actions auprès des potentiels utilisations à travers :
    • des campagnes de communication auprès du grand public : la campagne publicitaire lancée en novembre 2018 sera de nouveau visible à partir du 13 septembre pendant 7 jours à la télévision et jusqu’à la fin 2019 sur internet et sur les écrans de pharmacies ;
    • un accompagnement des professionnels et des établissements de santé par les caisses de l’Assurance maladie ;
    • l’ajout de comptes rendus d’imagerie et des résultats d’analyses biologique dans les DMP en travaillant avec les radiologues et les laboratoires de biologie ;
    • des améliorations techniques réalisées en collaboration avec les éditeurs de logiciels destinés aux professionnels de santé.

    Selon un sondage BVA mené pour le compte de la Cnam en juin 2019*, « si les patients sont toujours plus nombreux à avoir entendu parler du DMP, seulement 1 sur 4 connaît l’appli », indique la Caisse (communiqué). Afin d’augmenter le nombre d’utilisateurs, l’outil a été « entièrement revisitée ». Cette nouvelle version, qui se veut plus simple et agréable à utiliser, est déjà disponible sous iOS et le sera sous Android à partir de la mi-septembre.

    À noter également qu’un carnet de vaccination sera ajouté au DMP au cours du premier semestre 2020.

    7 millions de DMP ouverts depuis la généralisation du service

    Une nouvelle version de l’application DMP disponible

    • L’écran d’accueil est simplifié pour retrouver ou ajouter un document plus facilement : plus besoin de passer par un menu déroulant puis par une page intermédiaire, il suffit de cliquer sur le bouton « documents » ou le signe « + » dès la page d’accueil.
    • Chaque document est accompagné de ses informations pratiques sur une même page : dans l’ancienne version, un document tel qu’une radiographie – et les informations qui lui sont rattachées (auteur, date de l’examen, etc.) ne s’affichaient pas sur la même page.
    • Il est possible de rédiger un document et de joindre un fichier en même temps : plus besoin de choisir entre les deux.

    58 % des Français ont entendu parler du DMP

    Selon le sondage BVA réalisé pour la Cnam en juin 2019* :

    • le DMP est de plus en plus connu par les Français : 58 % des personnes interrogées indiquaient avoir déjà entendu parler du DMP en juin, soit 9 point de plus par rapport à janvier** et 34 point de plus par rapport à octobre 2018*** ;
    • par ailleurs, 61 % des sondés attribuent une note comprise entre 7 et 10/10 à l’intérêt qu’ils portent au DMP, soit 14 points de plus par rapport à octobre 2018.

    « L’utilité du service en cas d’urgence » mentionné par 43 % des Français

    Lorsque les sondés sont interrogés sur les avantages à disposer d’un DMP*, 43 % d’entre eux placent en première position des bénéfices proposés « l’utilité du service en cas d’urgence » et 21 % « avoir toujours ses dossiers médicaux avec soi, même en vacances ». Pour 14 % des personnes interrogées, l’avantage n°1 principal est de pouvoir « retrouver rapidement un document médical, comme sa dernière analyse de sang ».

    Les bénéfices du DMP selon les Français sondés :

    45 % des médecins généralistes consultent le DMP, contre 20 % fin 2017

    45 % des médecins généralistes consultent le DMP actuellement, alors qu’ils n’étaient que 20 % fin 2017. Ils sont désormais 20 % à y ajouter des documents, contre 6 % à fin 2017.

    Principaux enseignements du sondage réalisé auprès d’un échantillon de 300 médecins généralistes :

    • 3/4 des médecins généralistes interrogés reconnaissent que le DMP peut favoriser la coordination des soins entre les différents professionnels de santé ;
    • 77 % estiment que ce service permettra de faciliter la prise en charge en situation d’urgence et contribuera à éviter les examens superflus déjà demandés ou réalisés par des confrères ;
    • Parmi les 44 % qui utilisent le service, 76 % en ont une opinion positive.

    89 % des pharmaciens proposent l’ouverture de DMP

    « Si 63 % des patients auxquels on propose l’ouverture de leur DMP en pharmacie l’acceptent, c’est qu’elle présente certains avantages, notamment pour les personnes qui n’ont pas accès à internet ou qui ont besoin d’échanger avec un professionnel au préalable pour bien comprendre en quoi consiste le service », commente la Cnam.

    Principaux enseignement du sondage réalisé auprès des pharamaciens :

    • 89 % des pharmaciens interrogés proposent l’ouverture de DMP dans leur officine mais seulement à la moitié des personnes en moyenne ;
    • 95 % ont une opinion positive du service ;
    • 85 % affirment avoir des demandes d’ouverture de DMP de la part de patients.
  • Cœur artificiel : Carmat obtient l’approbation conditionnelle de la FDA pour une étude américaine

    La société française Carmat vient d’obtenir de la FDA une approbation conditionnelle pour une étude clinique concernant son cœur artificiel total aux États-Unis. Cette étude de faisabilité (EFS pour « Early Feasibilty Study ») portera sur 5 sujets éligibles à la transplantation, recrutés dans un réseau de 7 centres cliniques américains. L’entreprise soumettra le protocole de l’étude aux comités d’éthique (Institutional Review Boards, IRB) des centres concernés, précise Carmat dans un communiqué daté du 12 septembre 2019, ajoutant que les travaux pourront commencer après obtention de la première approbation.

    « Nous commencerons par 5 patients souffrant d’insuffisance cardiaque biventriculaire en attente d’une greffe cardiaque, qui seront recrutés dans les 7 grands centres cliniques potentiels que nous avons déjà sélectionnés », détaille Stéphane Piat, directeur général de Carmat (source : Les Échos). Le critère principal de cette étude américaine sera le même que celui de l’étude « pivot » en cours en Europe, à savoir la survie des patients à 6 mois. Le taux de succès pour les 10 premiers patients lors de cette dernière a été de 70 %. Stéphane Piat souligne que l’approbation de la FDA donnera à la société française un accès à « un marché à forts capitaux ».

    Coté sur Euronext Paris, le titre Carmat a gagné plus de 8 % depuis cette annonce. Le cabinet d’analyses Portzamparc salue une « bonne nouvelle », précisant que « selon les résultats, cette étude sera poursuivie par une étude pivot à partir de 2021, dont le design sera identique à celui de l’étude européenne. Il souligne également que la prothèse en question « ne devrait être destinée qu’à une utilisation « bridge to transplant« , c’est-à-dire pour des patients en attente d’une transplantation. »

  • HbA1C

    Hémoglobine glyquée, soit la part de l’hémoglobine qui capte le glucose dans le sang

  • Lancement de LibreView (Abbott), une plateforme de suivi des patients diabétiques (programme Etapes)

    Abbott annonce le lancement effectif de LibreView, une plateforme de partage et de gestion des données des personnes atteintes de diabète, à destination des patients et des professionnels de santé.

    Avec cette plateforme web, sécurisée, les utilisateurs peuvent télécharger, visualiser et analyser les données enregistrées via le lecteur FreeStyle Libre, l’application FreeStyle Librelink, le lecteur FreeStyle Libre Pro et les autres lecteurs FreeStyle, indique Abbott dans un communiqué publié le 9 septembre 2019. Les informations peuvent être partagées entre le patient et son équipe soignante par le biais de la fonctionnalité de cabinet partagé.

    FreeStyle Libre, un système flash d’autosurveillance du taux de glucose, figure sur la liste des produits remboursables depuis 2017. L’appli FreeStyle LibreLink permet aux patients qui utilisent FreeStyle Libre de se « scanner » avec leur smartphone : elle communiqué avec LibreView en temps réel. Ainsi, à chaque scan du dispositif FreeStyle Libre, les informations du patients sont directement disponibles sur la plateforme, facilitant le suivi de l’état de santé des utilisateurs.

    Fin 2018, la plateforme LibreView a été certifiée conforme au cahier des charges du programme d’expérimentation Etapes. Depuis le mois de mai 2019, elle permet « aux médecins qui le souhaitent de mettre en place un programme personnalisé de télésurveillance pour certains patients traités a l’insuline et présentant un diabète mal équilibré », précise Abbott.

    Une expérimentation limitée à 6 mois renouvelables

    Selon Abbott, « LibreView est le premier système qui permet de faire de la télésurveillance avec la lecture en continu du glucose grâce au système de notifications qui a été mis en place prenant en considération :

    • le nombre de scans minimum effectués ;
    • le pourcentage de données récupérées ;
    • le temps passé dans la cible glycémique, au-dessus et au-dessous de celle-ci ;
    • le coefficient de variation ;
    • le nombre d’événements hyperglycémiques et hypoglycémiques ».

    La télésurveillance réalise avec LibreView propose des algorithmes de notifications générées en fonction de paramètres définis par le médecin. Elle doit être réalisée une fois par semaine. « La télésurveillance comprend obligatoirement un accompagnement thérapeutique du patient en présentiel ou à distance (une séance mensuelle minimum), note Abbott. Le patient doit ainsi se sentir pleinement impliqué pour adhérer à son plan de soins. »

    Cette expérimentation est limitée à 6 mois renouvelables. « 6 mois après l’inclusion d’un patient, le médecin doit obligatoirement vérifier que le patient présente toujours des critères nécessitant une télésurveillance de son diabète et, si tel est le cas, il doit procéder à une nouvelle prescription de télésurveillance », détaille le groupe.

    Une télésurveillance conforme au programme Etapes

    Pour rappel, le programme Etape vise, dans le cadre de certaines pathologies dont le diabète, :

    • à cibler les patients à risque d’hospitalisations récurrentes ou des patients à risque de complications à moyen et long termes ;
    • à parvenir à un état de stabilité de la maladie, voire à amélioration grâce à une surveillance adaptée et personnalisée ;
    • à améliorer la qualité des soins et leur efficience,-d’améliorer la qualité de vie des patients.

    Les patients éligibles au programme Etapes de télésurveillance du diabète sont :

    • les patients atteints de diabète de type 1 âgée entre 12 et 18 ans :
      • présentant une HbA1C ≥ 8,5 % lors de deux mesures réalisées dans un intervalle de 6 mois malgré une mise sous insuline de plus de 6 mois ;
      • lors de la découverte (6 premiers mois) du diabète lorsqu’il existe un risque quant à l’autonomisation du patient ;
    • les patients majeurs atteints de diabète de type 1:
      • lors de la découverte (6 premiers mois) du diabète lorsqu’il existe un risque quant à l’autonomisation du patient ;
      • lorsqu’il existe un déséquilibre avec une HbA1C ≥ 8 % lors de deux mesures réalisées dans un intervalle de temps de 6 mois malgré une mise sous insuline de plus de 6 mois ;
    • les patients majeurs atteints de diabète de type 2 :
      • chroniquement déséquilibrés, avec une HbA1C ≥ 9 % lors de deux mesures réalisées dans un intervalle de temps de 6 mois et traités sous insuline (à l’initiation lorsqu’il existe un risque de non autonomisation, ou à distance de l’instauration).

    La télésurveillance du diabète s’organise autour de 4 acteurs, rappelle Abbott :

    • la personne atteinte de diabète ;
    • le médecin réalisant la télésurveillance médicale ;
    • la personne en charge de l’accompagnement thérapeutique du patient ;
    • le fournisseur de solution technique en charge de fournir la plateforme de télésurveillance.

    Les médecins exerçant selon l’un des modes suivants peuvent être impliqués dans un projet de télésurveillance dans le cadre du cahier des charges du programme Etapes :

    • le médecin spécialiste en diabétologie–endocrinologie ;
    • le médecin spécialiste en médecine interne ;
    • le médecin traitant ;
    • le médecin spécialiste en médecine gériatrique.

    « Ils sont susceptibles d’exercer un rôle de médecin incluant et/ou effectuant la télésurveillance », complète Abbott.

    Les rôles de chaque médecin selon leur mode d’exercice :

  • Dossier RH : nouveaux métiers et marché de l’emploi à l’ère de la révolution numérique et de l’IA

    Data scientist, ingénieur en robotique médicale, coordinateur de parcours de soins, bed manager… De par l’essor des nouvelles technologies dans le monde de la santé, numérique et IA en tête, et la réorganisation progressive du système de soins, des métiers nouveaux émergent et de nouvelles formations se déploient en France. Afin de mieux cerner ces compétences recherchées et les enjeux qu’implique cette (r)évolution technologique sur le marché de l’emploi, Health & Tech présente un dossier spécial, avec :

    • des portraits de professionnels au profil spécifique ou mixte :
    – les Dr Aziz Nazha, directeur du Centre médical d’IA de la Cleveland Clinic, et Nicolas Rochet, co-fondateur du Lica, un laboratoire d’intelligence collective et artificielle, expliquent leur métier de data scientist, qui consiste à « analyser, exploiter, mettre en valeur des données et à les communiquer » ;
    Marie-Astrid Meyer, infirmière coordinatrice parcours de soins/recherche à Paris, revient en détail sur les spécificités de son poste, insistant sur l’importance du travail d’équipe entre les acteurs de soins, patient compris ;

    • un zoom sur les nouveaux diplômes, dont un indicateur des cursus santé proposés par les écoles d’ingénieurs ;

    • un aperçu de l‘état du marché de l’emploi en santé, marqué par le recrutement d’experts IT : dernière annonce en date, la délégation ministérielle du numérique en santé (DNS) renforce ses équipes et indique rechercher, entre autres, un architecte des systèmes d’information (SI) ; de son côté, la Drees publie plusieurs offres d’emploi, dont l’une est destinée au recrutement de responsables de la sécurité du SI (RSSI) et une autre au recrutement de data engineers, dans le cadre du projet « Health Data Hub » (HDH) ;

    • un focus sur l’impact du développement des nouvelles technologies sur les métiers traditionnels du secteur : dans un rapport publié en 2019, France Digital souligne le fait que l’IA peut transformer les métiers de la santé de manière significative.

  • L’hôpital Necker lance Poop&Pee, un e-calendrier pour le suivi des émissions de selles et d’urines

    La filière de santé maladies rares NeuroSphinx, hébergée à l’hôpital Necker-Enfants malades (AP-HP), lance l’application mobile Poop&Pee. Il s’agit d’un calendrier numérique de suivi des émissions de selles, d’urines et des fuites éventuelles, auquel s’ajoute un relevé de la prise d’aliments et de boissons. La solution a été conçue pour « faciliter l’échange de données entre le patient et son médecin, adapter le traitement pour améliorer la propreté, aider au diagnostic et inciter le patient à devenir acteur de sa santé », explique l’AP-HP dans un communiqué publié le 12 septembre 2019.

    Créée à l’initiative du Dr Crétolle, chirurgien pédiatre à l’hôpital Necker, l’application mobile a été élaborée par une équipe pluridisciplinaire composée de médecins, de patients, de psychologues et de spécialistes du digital. « Le projet a été récompensé à quatre reprises par des jurys d’experts« , note l’AP-HP.

    Par le biais de l’application, mobile et web, le patient peut enregistrer les informations liées à sa propreté (selles et urines) et à ses prises de repas. Son médecin a la possibilité de suivre à distance les données, depuis son ordinateur via une plateforme web sécurisée, pour mettre en place une stratégie thérapeutique adaptée au profil de la personne. Les informations se présentent à lui sous la forme de graphiques personnalisables en fonction de la pathologie du patient.

    L’application est « un outil ludique, au design attractif et ergonomique, incitant le patient à jouer le jeu du remplissage assidu de ses données », commente l’AP-HP. Ses objectifs sont d’améliorer la prise en charge du patient, d’affiner son suivi et son diagnostic, d’améliorer sa qualité de vie mais aussi de permettre une conservation des données ainsi qu’un meilleur historique.

    4 millions d’incontinents chroniques en France

    « En France, malgré le manque de données à ce sujet, on estime à près de quatre millions les personnes souffrant d’incontinence chronique urinaire et/ou fécale », indique l’AP-HP, précisant que cette incontinence peut être partielle ou totale.

    Les manifestations de cette dernière varie d’une personne et d’une pathologie à l’autre. Elle peut provenir, par exemple, d’un traumatisme obstétrical, d’une intervention prostatique, d’une malformation rare ou d’un trouble neurologique.

    Contrairement aux idées reçues, l’incontinence peut concerner des personnes de tous âges et de tous sexes.

    Un calendrier qui existe essentiellement au format papier, augmentant le risque d’oublis

    Comme il s’agit d’une pathologie chronique, le suivi des patients est important. Afin d’établir le diagnostic et de réaliser le suivi de l’incontinence, « le recueil des informations sur la fréquence des selles et des urines par le patient est indispensable par le biais d’un calendrier », explique l’AP-HP, ajoutant que cet outil existe actuellement sous forme papier essentiellement. Cela entraîne des contraintes puisqu’il peut plus facilement y avoir des oublis lors des consultations, le remplissage des informations risquant d’être approximatif comme il est effectué seulement le jour de la consultation.

    C’est dans ce contexte que le Dr Crétolle a eu l’idée de créer l’application Poop&Pee.

  • Tests urinaire par smartphone : Healthy.io (Israël) obtient l’homologation FDA et lève 60 M$ (54 M€)

    La société israélienne Healthy.io, spécialisée dans l’analyse d’urine par smartphone, annonce avoir réalisé une levée de fonds de 60 millions de dollars (54 millions d’euros) auprès notamment de Corner Ventures et de Joy Capital ainsi que de ses partenaires historiques, Ansonia Holdings, Aleph et Samsung Next. Elle signale simultanément avoir obtenu l’homologation 510 (k) de la FDA, l’autorité sanitaire américaine, pour son test ACR, une solution de détection des maladies chroniques rénales. Cette levée de fonds, la deuxième de l’année pour la société, lui servira à accélérer son expansion à l’international ainsi que le développement de ses produits, indique-t-elle dans un communiqué daté du 12 septembre 2019.

    Le test urinaire de Healthy.io propose au patient d’uriner dans un récipient, d’y tremper une bandelette et de photographier avec son téléphone les couleurs obtenues sur celle-ci. L’image est analysée par intelligence artificielle puis le compte rendu est adressé au praticien.

    « Le smartphone peut devenir un puissant vecteur d’égalité en santé« , commente Yonatan Adiri, le P.-D.G. fondateur. « Le système de santé actuel ne permet pas aux patients d’obtenir facilement les soins dont ils ont besoin, ajoute Michael Eisenberg, associé général du fonds Aleph. Healthy.io s’attaque à ce problème en atteignant les patients directement sur leur smartphone, et en transformant les caméras de l’appareil en dispositif médical de qualité clinique. »

    Une connexion immédiate au dossier médical électronique

    Healthy.io affirme que l’homologation de son test ACR (pour « albumin-to-creatinine ratio ») par la FDA signifie qu’il est « sensiblement équivalent » à un test de laboratoire, permettant à une pharmacie ou à un centre de soins d’urgence d’effectuer le test sans avoir à investir dans un appareil coûteux. La société souligne également que sa solution permet une connexion immédiate au dossier médical électronique.

    Le kit d’analyse d’urine sur smartphone d’Healthy.io homologué par la FDA en 2018

    La start-up israélienne a obtenu en 2018 l’homologation par la FDA de son kit d’analyse d’urine sur smartphone, appelé « Dip.io », qui peut être utilisé dans le dépistage des infections urinaires ou dans les soins prénatals. Elle a conclu en juillet 2019 un accord avec la chaîne britannique de pharmacies Boots, prévoyant de déployer le test de détection des infections urinaires Dip.UTI dans quelque 300 officines.

  • Singapour : l’appli de téléconsultation Doctor Anywhere cible 7 millions d’utilisateurs au Vietnam

    Doctor Anywhere, une start-up singapourienne spécialisée dans la télémédecine, signe un accord de coopération stratégique avec Bao Minh Insurance, l’une des plus grandes compagnies d’assurance du Vietnam. Dans le cadre de ce partenariat, conclu le 10 septembre 2019, les 7 millions de clients de l’assureur pourront accéder à la suite de solutions de santé numériques de Doctor Anywhere. Les détails financiers de l’opération n’ont pas été dévoilés.

    Il s’agit de la première expansion régionale d’une telle ampleur annoncée par la société singapourienne. D’autres partenariats importants sont en cours de discussion, indique-t-elle.

    Cette alliance avec Bao Minh Insurance prévoit le déploiement d’une série de services de santé en ligne et hors ligne, dont la consultation vidéo et la délivrance de médicament, un e-marché pour les produits de santé et de bien-être ainsi que des prestations de soins à domicile. L’ensemble de l’offre sera accessible sur une plateforme unique.

    Parmi les dernières actions notables de Doctor Anywhere figure l’accord signé en mars avec Go-Jek, une start-up indonésienne spécialisée dans la logistique et le suivi des déplacements façon Uber. Depuis le 1er avril 2019, tous les chauffeurs actifs de Go-Jek bénéficient d’un accès entreprise à la plateforme de de téléconsultation et de prise de rendez-vous médicaux en ligne Doctor Anywhere. .

    « Nous sommes ravis d’établir notre empreinte au Vietnam, l’une des économies en développement les plus dynamiques en Asie, commente Lim Wai Mun, fondateur et P.-D.G. de Doctor Anywhere (communiqué). Depuis notre lancement [au sein de ce marché] au T2 2019, nous avons établi notre présence dans les pôles d’affaires de Hô-Chi-Minh-Ville et de Hanoï, avec l’intention de déployer [nos activités dans] plus de cliniques et de pharmacies au sein des villes clés [du pays] au cours des prochains mois. Grâce à cet accord historique avec Bao Minh, nous pourrons renforcer notre engagement à fournir des solutions de santé adaptées aux besoins de la population vietnamienne et à devenir un modèle d’étude de cas sur d’autres marchés de santé asiatiques. »