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  • Amazon propose à son personnel une clinique virtuelle centrée sur la télémédecine

    « Nous testons actuellement un dispositif qui offre aux employés d’Amazon un accès rapide aux soins sans rendez-vous, quand leur emploi du temps le leur permet, à domicile, sur le lieu de travail ou en ligne. » C’est ce qu’annonce le géant du web dans un échange électronique adressé au média américain CNBC. « Amazon Care élimine les déplacements et les temps d’attente, en connectant les employés et leur famille à un médecin ou à une infirmière via un chat ou un appel vidéo, avec en option un suivi présentiel par une infirmière », explique le groupe.

    Amazon Care se présente sur son site internet comme une clinique virtuelle à la disposition des employés d’Amazon résidant dans la région de Seattle (État de Washington), où se trouve le siège de l’entreprise. Les soins seront gérés par la société Oasis Medical Group : le Dr Martin Levine, le dirigeant de cette dernière, a été embauché par Amazon en janvier 2019.

    Les employés pourront consulter un professionnel de santé via une application mobile ou un site web, envoyer un SMS à une infirmière sur n’importe quel sujet lié à la santé et recevoir la visite à domicile d’une infirmière. Amazon Care proposera également des médicaments ou la possibilité de les réserver dans une pharmacie. Il est précisé sur son site que l’offre ne comprend pas de services d’urgence et que le service de télémédecine n’est disponible que de 8 heures à 21heures en semaine et de 8 heures à 18 heures le week-end.

    Cette annonce est une nouvelle preuve de l’intérêt d’Amazon pour le secteur de la santé, après le lancement de la coentreprise Haven Care en mars 2019 et le rachat en 2018 de la pharmacie en ligne Pillpack. Le groupe Apple a de son côté annoncé début 2018 une initiative similaire, soit le lancement du réseau de centres de santé « AC Wellness Network » dans la région de Santa Clara (Californie), à proximité de son siège social, avec l’objectif de tester auprès de ses employés ses propres innovations dans le domaine.

  • FitBit déploie sur le marché européen FibriCheck, une appli de détection des troubles cardiaques

    La société américaine Fitbit s’associe à FibriCheck, une société basée en Belgique qui développe une application smartphone de contrôle et de dépistage des troubles cardiaques ayant reçu le marquage CE. Ce partenariat vise à fournir aux utilisateurs européens de la montre intelligente Fitbit l’appli en question, indique l’entreprise dans un communiqué publié le 26 septembre 2019. La solution permet plus précisément de surveiller le rythme cardiaque afin de détecter d’éventuelles irrégularités, telles que la fibrillation auriculaire (FA). Les premiers pays dans lesquels sera disponible le produit sont la Belgique, les Pays-Bas, l’Irlande et le Royaume-Uni.

    Le logiciel FibriCheck répond aux exigences en matière de performance des dispositifs médicaux de l’Union européenne.

    L’application fonctionne avec le système d’exploitation Fitbit et utilise les capteurs PPG (photopléthysmographiques) de qualité commerciale, une technologie basée sur la lumière qui mesure le débit sanguin afin d’évaluer le rythme cardiaque à partir du poignet de l’utilisateur. L’analyse est effectuée en 1 minute. Les résultats s’affichent automatiquement sur l’écran de la montre avec un code couleur : vert signifie qu’aucune irrégularité n’a été repérée, rouge indique qu’une anomalie a été dépistée, invitant l’utilisateur à consulter un médecin.

    Un rapport détaillé de l’analyse est disponible sur le smartphone de l’utilisateur par le biais de l’appli mobile FibriCheck et peut être transmis aux professionnels de santé concernés via une interface web permettant de diagnostiquer les troubles comme la FA.

    FA : une cause majeur d’AVC

    La fibrillation auriculaire (FA), qui se traduit par un rythme cardiaque irrégulier, est difficile à détecter en raison de ses irrégularités. Elle représente une cause majeure d’AVC, dont le nombre en Europe pourrait atteindre plus de 800 000 d’ici 2035 selon le rapport « The Burden of stroke in Europe » du King’s College London for the Stroke Alliance for Europe.

    L’appli FibriCheck, plus performante que l’ECG pour dépister la FA

    L’application mobile FibriCheck permettant de mesurer le rythme cardiaque via la caméra d’un smartphone est disponible depuis 2016.

    Un essai clinique a été mené pour valider et soutenir le marquage CE de la solution sur les montres Fitbit. L’essai a comparé l’appli intégrée aux montres intelligentes de l’entreprise américaine avec les technologies ECG à dérivation unique portables de pointe et les ECG à 12 dérivations de référence.

    Les résultats ont montré que l’algorithme FibriCheck sur les objets Fitbit était d’une précision extrême pour dépister la présence de FA, comparé à l’ECG.

    Une appli utilisée par plus de 130 000 personnes dans le monde et prescrite par plus de 1 500 médecins

    Actuellement, FibriCheck est utilisée par plus de 130 000 personnes réparties dans 43 pays et est prescrit par plus de 1 500 médecins. Elle a jusqu’ici permis de détecter plus de 14 000 troubles du rythme cardiaque.

    « FibriCheck est la première appli avec marquage CE à être intégrée aux montres intelligentes Fitbit de l’UE et son entrée sur la plateforme élargit notre gamme de solutions technologiques en pleine évolution permettant d’obtenir des résultats thérapeutiques positifs », commente Nicola Maxwell, directrice des services et solutions sanitaires en région EMEA pour Fitbit (communiqué).

  • FeetMe, une start-up parisienne qui produit des semelles connectées, lève 9,4M€ auprès de LBO France

    FeetMe, une société parisienne qui développe et produit des semelles connectées, finalise une levée de fonds de série A de 9,4 millions d’euros dans le but d’accélérer ses activités commerciales pour les essais cliniques dans l’industrie pharmaceutique ainsi que les services médicaux pour les hôpitaux et les centres de rééducation à travers le monde. Ce tour de table a été mené par LBO France (nouvel entrant), accompagné par les investisseurs historiques Kurma Partners, Paris-Saclay Seed Fund, Idinvest Partners, Seventure Partners et SOS Ventures, indique la start-up dans un communiqué publié le 6 septembre 2019. Ces 5 sociétés avait réalisé fin 2017 un tour d’amorçage de 1,95 million d’euros pour aider la jeune pousse, fondée en 2013, à conclure des partenariat thérapeutiques afin de démarrer des essais cliniques.

    Le dispositif médical (DM) de FeetMe a été conçu pour l’analyse en temps réel et en conditions de vie naturelles des paramètres de marche afin de mieux traiter les problèmes de mobilité de certaines personnes et de mieux accompagner la rééducation des patients rencontrant des difficultés à marcher. La technologie est composée de capteurs de pression et d’une centrale inertielle. Elle fonctionne par le biais d’algorithmes d’apprentissage automatique (machine learning) pour étudier la capacité fonctionnelle du patient. Le produit est relié à une plateforme permettant le diagnostic, le suivi et la rééducation à partir des données de mouvement recueillies.

    Le DM va faire l’objet de 7 projets académiques et pharmaceutiques. Afin de gérer la croissance de la start-up, des recrutements complémentaires en interne devront être réalisés. L’équipe parisienne devrait ainsi passer d’une vingtaine à une quarantaine d’employés d’ici 18 mois.

    Les troubles du mouvement touchent actuellement plus de 100 millions de personnes à travers le monde, indique FeetMe (communiqué). Leur analyse approfondie vise notamment à mieux détecter certaines maladies évolutives qu’ils peuvent entraîner, telles que la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson et le pied diabétique.

    « Je pense que FeetMe, avec ses larges capacités technologiques, a la capacité de créer la plus large et la plus riche base de données du monde de mobilité et de créer une multitude de nouveaux biomarqueurs dans différentes aires thérapeutiques », commente Philippe Chambon, Venture Partner à LBO France (communiqué).

  • Siemens Healthineers rachète Corindus (USA), expert en interventions vasculaires assistées par robot

    Siemens Healthineers, filiale dédiée à l’imagerie médicale du groupe Siemens, signe un accord de rachat avec l’Américain Corindus Vascular Robotics, l’un des leaders mondiaux dans le domaine des interventions vasculaires assistées par robot. Dans ce cadre, la société allemande va racheter « toutes les actions pleinement diluées de Corindus pour un montant en numéraire de 4,28 dollars (3,92 €) par action, soit 1,1 milliard de dollars (1 Md €) au total« , indique l’entreprise dans un communiqué publié le 3 septembre 2019. La transaction devrait être finalisée d’ici la fin 2019, « sous réserve de l’approbation des actionnaires de Corindus, de la validation de l’opération par les autorités compétentes et du respect des autres conditions de finalisation habituelles (closing) », est-il précisé.

    Corindus est basé à Waltham (Massachusetts) et emploie actuellement une centaine de salariés. La société développe, produit et commercialise des systèmes robotisés capables de réaliser des procédures mini-invasives. En utilisant ces outils, les médecins peuvent contrôler à distance et avec précision les cathéters de guidage, les fils de guidage et l’implant de ballons ou de stents par imagerie intégrée. Ils n’ont ainsi plus besoin d’être postés à la table d’angiographie : ils ont la possibilité de commander la procédure avec un module de contrôle séparé et sont ainsi moins exposés aux radiations.

    Le rachat de l’entreprise « va permettre de simplifier au quotidien les défis de la vie hospitalière », commente Siemens Healthineers. La société indique que les interventions mini-invasives robot-assistées sont à même de réduire les temps de traitement, d’accroître la précision des thérapies, d’augmenter la standardisation des procédures cliniques et d’améliorer les résultats thérapeutiques. Cela « constitue l’objectif stratégique de l’activité Advanced Therapies » de Siemens Healthineers, explique la société.

    Corindus, pionner des interventions vasculaires assistées par robot

    Corindus Vascular Robotics est actuellement l’une des premières entreprise à proposer une plateforme de traitement robotisée aux principaux marchés thérapeutiques vasculaires (interventions coronariennes, vasculaires périphériques et neurovasculaires), indique Siemens Healthineers (communiqué), qui, en guise d’exemple, note que les maladies cardiaques représentent la principale cause de décès aux États-Unis : plus de 4 millions d’interventions coronariennes percutanées sont effectuées dans le monde chaque année (source : Siemens Healthineers).

    Une interaction entre imagerie exacte et intervention robotisée

    « L’interaction entre une imagerie exacte et une intervention robotisée améliorera à la fois les yeux et les mains du praticien, pour parler métaphoriquement, commente Michel Therin, président de la division Advanced Therapies à Siemens Healthineers. Avec l’ajout de Corindus à notre solide portefeuille de thérapies, nous renforçons notre concentration sur les procédures et continuerons de croître en élargissant la médecine de précision et en améliorant les résultats cliniques. À l’avenir, nos outils numériques et basés sur l’intelligence artificielle contribueront à intégrer encore davantage les aspects du guidage et de la thérapie par l’image. »

    « Les systèmes CorPath développés par Corindus seront utilisés conjointement avec les systèmes d’angiographie dont Siemens Healthineers est l’un des principaux fournisseurs », indique l’entreprise allemande.

    Les produits de Siemens Healthineers ont été conçus pour permettre des traitements mini-invasifs par le biais de l’utilisation d’une imagerie de haute qualité avant et pendant les interventions. Avec l’acquisition de Corindus, la médecine de précision assistée par robot vient ainsi s’ajouter à l’expertise de la société dans le domaine des procédures mini-invasives guidées par l’imagerie.

    IA, numérisation, robotique : Siemens Healthineers perçoit « d’autres opportunités prometteuses »

    « Cette extension renforce la position de Siemens Healthineers dans le domaine thérapeutique et conforte sa place de fournisseur majeur de solutions sur l’ensemble de la chaîne de traitement », note l’entreprise, ajoutant que « l’intégration future des solutions de numérisation et d’intelligence artificielle de Siemens Healthineers avec les systèmes robotiques de Corindus offre d’autres opportunités prometteuses ».

    Le but est de « renforcer encore l’optimisation des processus afin d’assurer un degré maximal d’efficacité et de reproductibilité clinique, explique la société. Corindus fait en outre avancer les procédures d’approbation du traitement robotique à distance dans les interventions vasculaires. Du fait de la disponibilité limitée de spécialistes en interventions mini-invasives dans de nombreuses régions et du nombre réduit d’installations cliniques correspondantes, le traitement à distance pourrait considérablement améliorer à l’avenir l’accès des patients aux thérapies. »

  • UK : l’Ordre des pharmaciens lance des mesures visant à sécuriser la vente en ligne de médicaments

    Le General Pharmaceutical Council (GPhC), entité de régulation britannique comparable à l’Ordre des pharmaciens français, prend des mesures destinées à garantir la sécurité des patients se procurant en ligne leurs médicaments. Les actions du GPhC concernent en particulier la dispensation à distance de médicaments soumis à une prescription obligatoire (prescription-only medicine) dont l’utilisation peut être dangereuse, tels que des stupéfiants.

    2 communiqués émis par le GPhC les 18 et 26 septembre 2019 précisent que, suite à la parution en avril d’une nouvelle directive encadrant la vente de spécialités pharmaceutiques sur internet, une campagne d’inspections a été initiée et quelques cyber-officines ont déjà été pénalisées pour des manquements sévères aux exigences de sécurité.

    Par ailleurs, le GPhC n’agit pas seul mais accompagné d’autres institutions et organisations du pays pour une régulation transdisciplinaire de la vente en ligne de médicaments.

    Des mesures de sécurité prises par le GPhC

    Le General Pharmaceutical Council (GPhC), organisme de réglementation indépendant des pharmaciens, des techniciens en pharmacie et des locaux de pharmacie en Grande-Bretagne, a lancé au mois de septembre une série de mesures visant à sécuriser la vente en ligne de médicaments dangereux au Royaume-Uni. Ces actions concernent en particulier la délivrance à distance, autorisée au sein du pays, de médicaments dits en France « listés » ou « stupéfiants ». Elles font par ailleurs suite à plusieurs initiatives initiées au cours du mois d’avril 2019.

    En effet, en avril, le GPhC a publié une Directive à destination des pharmacies agréées proposant des services pharmaceutiques à distance et notamment en ligne (Guidance for registered pharmacies providing pharmacy services at a distance, including on the internet). Si cette directive promeut et facilite la vente de médicaments sur internet par les pharmaciens d’officine anglais en clarifiant les exigences liées à ce genre d’activité, elle vise surtout à garantir la sécurité des patients en astreignant les pharmacies en ligne à respecter de bonnes pratiques de dispensation : « Les normes imposées aux pharmacies agrées ont pour objectif d’encourager la création et le maintien d’un environnement à la fois physique et organisationnel capable de garantir la sécurité et l’efficacité de services pharmaceutiques », est-il indiqué dans l’introduction de ce texte, articulé autour de 5 axes ou principes.

    Après la parution de cette directive, le 17 septembre 2019, Ducan Rudkin, directeur du General Pharmaceutical Council, a par ailleurs enjoint les pharmacies en ligne à transmettre au GPhC une copie de l’évaluation des risques associés aux services pharmaceutiques dispensés – évaluation préconisée par la Directive – et une liste des transformations amenées ou à effectuer prochainement (avant le 16 octobre 2019) dans leur entreprise consécutivement à la réception de ce texte. Cette mesure vise à guider et prioriser des inspections à venir.

    En effet, si l’action du GPhC passe aussi par la diffusion d’informations auprès des pharmaciens, des patients et des prescripteurs concernant les bonnes pratiques de prescription, de dispensation et d’achat en ligne des médicaments potentiellement dangereux, elle comprend également des inspections visant à identifier des pharmacies qui, en n’appliquant pas les principes de la directive, proposeraient des services dangereux pour la santé des patients : «  J’ai clairement indiqué que les propriétaires de pharmacie devaient s’assurer de la mise en œuvre de bonnes pratiques capable de les assurer que tous les médicaments fournis conviennent cliniquement à la situation de chaque patient », explique Ducan Rudkin (communiqué).

    Des pharmacies pénalisées

    Duncan Rudkin affirme en effet que le GPhC craint que plusieurs pharmacies en ligne n’aient laissé passer « de graves manquements aux normes de sécurité mettant potentiellement en danger les patients s’ayant vu délivrer des médicaments susceptibles de faire l’objet de mésusages et de provoquer des addictions ».

    « Cette action est en réalité menée contre un petit nombre de pharmacie en ligne et de professionnels qui auraient pu mettre en danger des patients », note le directeur du GPhC. En effet, des mesures de rétorsion n’ont pour l’instant été prises que contre 3 sociétés de type pharmacies en ligne : Pronto Healthcare Ltd, Medix Pharmacy et White Pharmacy.

    • Une inspection menée le 16 mai 2019 a montré que Pronto Healthcare Ltd n’avait pas mis en place de mesures permettant de s’assurer que la délivrance d’opiacés et de médicaments hypnotiques (somnifères) était appropriée et non associée à des mésusages. Ainsi, la pharmacie s’est vu interdire la délivrance de médicaments à dispensation contrôlée par les Régulations contre le mésusage des drogues de 2011 (Misuse of drugs Regulations).
    • Medix Pharmacie, selon une inspection réalisée le 15 mai 2019, ne conservait pas de registres précis et complets des médicaments à prescription obligatoire (prescription only medicines) vendus à l’étranger à des patients notamment Français. Par ailleurs, certaines des substances commercialisées par l’entreprise ne sont pas actuellement autorisées au Royaume-Uni. Aussi, la société n’est plus qualifiée pour vendre en ligne des médicaments (quels qu’ils soient) à l’étranger, à moins qu’elle ne mette en œuvre les pratiques détaillées dans la Directive, conformément aux lois du pays.
    • Enfin, White Pharmacy n’est plus, depuis son inspection, autorisée à vendre en ligne des médicaments contrôlés par les Régulations contre le mésusage des drogues.

    Des actions combinées, transdisciplinaires

    Pour réguler l’activité de vente en ligne des médicaments, le GPhC n’est pas seul.

    Comme le rappellent les acteurs publics britanniques de la santé dans un communiqué daté du 26 septembre 2019, la vente en ligne des médicaments ne concerne pas seulement les pharmaciens mais également les prescripteurs tels que les médecins.

    Selon ce communiqué, la majorité des médicaments est bien prescrite et dispensée en ligne conformément aux exigences de sécurité. Cependant, dans certains cas, la prescription et la dispensation de molécules aux effets addictogènes et dangereux ne sont fondées que sur le remplissage par le patient de questionnaires en ligne (soit sur un échange fortement insuffisant avec les professionnels de santé) et ne sont pas suffisamment tracées par des registres. Tous les professionnels, pas seulement pharmaciens, qui proposent en ligne ces services dangereux doivent être identifiés et guidés vers l’application des réglementations en vigueur. D’autre part, les patients doivent être mieux sensibilisés et informés sur les risques de l’achat de médicaments sur internet.

    • Ainsi, le Conseil général médical (General Medical Council, GMC) a publié des directives à destination des médecins concernant la téléconsultation et la prescription de médicaments à distance afin de promouvoir de bonnes pratiques.
    • La Commission pour la qualité des soins (Care Quality Commission, CQC) a participé à l’inspection des pharmacies en ligne agréées en Angleterre et publié les résultats de ces inspections, alors que l’Autorité de l’amélioration de la qualité des réglementations (Regulation and Quality Improvement Authority, RQIA) a inspecté les pharmacies en ligne irlandaises.
       
    • L’Agence de régulation des médicaments et produits médicaux (Regulation of medicines and healthcare products Agency) a lancé une campagne d’information du public concernant la vente de contrefaçons de médicaments sur internet.

    Contextes européens et français

    Ces actions du Royaume-Uni interviennent dans un contexte de grande hétérogénéité des réglementations européennes concernant la vente en ligne des médicaments et de lutte contre la circulation de médicaments contrefaits au sein du continent.

    Vente de médicaments en ligne : le UK et l’Allemagne s’affirment comme les leaders européens

    Selon l’avis de l’Autorité de la concurrence française relatif aux secteurs de la distribution du médicament en ville et de la biologie médicale privée, publié le 4 avril 2019, le Royaume-Uni (qui autorise la dispensation en ligne de tous les médicaments ayant reçu une autorisation de mise sur le marché au sein du territoire britannique, qu’ils nécessitent une ordonnance ou non et par des officines non nécessairement physiques) et l’Allemagne (où toutes les pharmacies en ligne doivent être adossées à des pharmacies physiques) s’affirment comme les leaders européens de la vente de médicaments sur internet.

    France : le leader de la vente de médicament en ligne est une officine ressortissante d’un autre État de l’UE

    En France, ce marché peine à se développer en raison des régulations qui pèsent sur les officines mais qui garantissent la sécurité des patients. Ainsi, dans ce dernier pays qui, selon l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (Uspo), demeure l’État de l’UE où les médicaments sont à la fois les plus sûrs et les moins chers, le leader de la vente de médicaments sur internet ne correspond pas une pharmacie française mais à une officine ressortissante d’un autre État membre de l’UE (source : avis de l’Autorité de la concurrence du 4 avril 2019).

  • Les Rendez-vous Carnot : la e-santé parmi les thématiques à l’honneur (16-17 octobre 2019, Paris)

    L’Association des instituts Carnot organise ses journées « Rendez-vous » les 16 et 17 octobre 2019 à Paris sur 2 thématiques, la santé et les machines intelligentes. TPE, PME, ETI et chercheurs sont conviés à l’événement pour rencontrer de potentiels futurs partenaires en santé et accélérer leur projets d’innovation R&D.

    « Les médicaments de demain ne seront ni découverts ni administrés comme ceux d’hier. La découverte des futurs médicaments reposera largement sur l’utilisation des technologies digitales, à commencer par l’intelligence artificielle (IA), contextualisent les organisateurs. La prise en charge thérapeutique des patients quant à elle, passera encore plus qu’aujourd’hui par la conjonction de l’administration d’un médicament et de l’utilisation de dispositifs médicaux. »

    Les expertises des équipes et des plateformes technologiques des instituts Carnot du consortium Findmed fournissent un support pour la maturation de projets de recherche innovants. Elles couvrent toute la chaîne de valeur du médicament et des dispositifs médicaux. « Ces ressources permettent à la fois une accélération des processus de découverte des médicaments et une personnalisation des traitements à chaque patient », commente l’association.

    Findmed associe également aux Rendez-vous Carnot 2019 les pôles de compétitivité en santé français. L’objectif est d’offrir plus d’opportunités aux PME dans le but de développer les synergies et les coopérations entre les différents acteurs de l’écosystème de l’innovation.

    Les inscriptions, pour prendre rendez-vous avec un expert de l’un des instituts Carnot du consortium Findmed ou d’un pôle de compétitivité, ou pour assister aux pitchs, doivent être réalisé sur le site Rdv-carnot.vimeet.events, accessible via ce lien.

    Au programme :

    • partnering : rencontre avec de potentiels futurs partenaires en santé et accélération des projets d’innovation !
    • sessions de pitch : présentation des expertises et des offres R&D des instituts Carnot membres du consortium Findmed destinées aux industriels ;
    • conférence : Findmed « From Drug to Drug+, to Medtech ». Damien Salauze, directeur des opérations Findmed , présentera la nouvelle dynamique de convergence du consortium destinée aux PME innovantes du médicament et des dispositifs médicaux.

    Des focus sont proposés par le réseau Carnot sur des espaces dédiés pour :

    • découvrir des innovations illustrant les réalisations permises par les dernières avancées scientifiques et technologiques ;
    • prendre connaissance des plateformes technologiques du réseau Carnot accessibles dans ces domaines ;
    • suivre les pitchs spécialisés d’experts ;
    • rencontrer des experts sur place ou sur rendez-vous en s’inscrivant en tant que porteur de projets d’innovation.

    Programme

    Mercredi 16 octobre 2019

    • 10h00 Oncopédiatrie
      • Sandy Azzi Hatem, Manager SIREDO – Chargée d’affaires Oncopédiatrie Carnot Curie Cancer
    • 10h15 Optimiser votre drugabilité
      • Pr. Aurélie Malzert-Fréon, CERMN, Université Caen Normandie Carnot I2C
    • 10h30 Collecte et analyse des données avec l’IA : comment aider les professionnels de la santé
      • Romain Farel, Chargé de partenariats industriels Carnot TN@UPSaclay
    • 10h45-10h50 Medicen Paris Région : Présentation du pôle de compétitivité Santé en Ile de France
      • Adélaide Larcher, Chargée d’affaires développement du réseau et des partenariats Medicen Paris Région
    • 11h05 Restauration de la fonction visuelle par thérapie optogénétique
      • Serge Picaud, Directeur de recherche INSERM, Institut de la Vision Carnot Voir et Entendre
    • 11h20 Offre R&D de positionnement partenarial de l’institut Carnot CALYM
      • Kevin Carvalho, Chargé de missions FINDMED Carnot CALYM
    • 11h35 Plateforme CIRE : service de chirurgie et d’imagerie in vivo dédié aux modèles ovins et porcins
      • Carnot France Futur Elevage
    • 11h50 BioValley France, provocateur d’innovation et cluster d’expérimentation
      • Guillaume Facchi, Coordinateur des programmes stratégiques BioValley France
    • 14h00 La plateforme du Carnot IPGG Microfluidique : un outil pluridisciplinaire pour la santé
      • Guillaume Laffite, Ingénieur de recherche Carnot IPGG Microfluidique
    • 14h15 La spectrométrie de masse : un nouvel outil pour le diagnostic médical
      • Pr. Carlos Afonso, Professeur des Universités, Université Caen Normandie Carnot I2C
    • 14h30 Big Data et médecine de précision
      • Timothé Cynober, Chargé d’affaires Data Science Carnot Curie-Cancer
    • 14h45 Atlanpole Biothérapie
      • Nicolas Siami, Chargé de missions Atlanpole Biothérapie
    • 14h50 Plateforme GALA : une offre technologique pour la conception et le développement d’une galénique avancée
      • Maria-Inés Ré, Directrice de recherche Carnot M.I.N.E.S
    • 15h05 Influence de l’alimentation sur l’environnement luminal des cellules épithéliales de l’intestin
      • François Blachier, Directeur adjoint de l’unité Physiologie de la Nutrition et du Comportement Alimentaire Carnot Qualiment
    • 15h20 De la recherche à la clinique : le modèle ICM pour le traitement de maladie Parkinson
      • Claire Roudot, Chargée d’affaires Biotechnologies Carnot ICM
    • 15h35 Lyonbiopôle
      • Stéphanie Pelège, Responsable communication et évènements Lyonbiopôle
    • 15h40 L’institut Carnot Imagine : focus sur la recherche de molécules pour les maladies génétiques
      • Nicolas Doulet, Chargé de partenariats industriels Carnot Imagine
    • 17h00 L’institut Carnot Pasteur Microbes et Santé, votre partenaire privilégié pour la recherche partenariale
      • Isabelle Buckle, Directrice de la DARRI de l’Institut Pasteur et Directrice adjointe du Carnot Pasteur MS
    • 17h15 Nouveaux outils de suivi de l’impact du médicament sur le patient
      • Eric Gouze, Business Development Manager – Dispositifs Médicaux et eSanté Carnot Leti
    • 17h30 Présentation d’un projet européen sur la complémentation de l’alimentation en caséines ou protéines de soja
      • François Blachier, Directeur adjoint de l’unité Physiologie de la Nutrition et du Comportement Alimentaire Carnot Qualiment

    Jeudi 17 octobre 2019

    • 09h45 Méthodologies électroanalytiques pour la détection de petites molécules d’intérêt biologique dans des milieux complexes
      • Sophie Griveau, Maître de Conférence Chimie ParisTech Carnot IPGG Microfluidique
    • 10h00 Quand l’expérience utilisateur renforce la R&D MedTech
      • David Patole, UX designer – cLLAPS LivingLab Carnot ICM
    • 10h15 Cluster NSL et Eurasanté : boosters d’innovation pour la filière Santé et Nutrition en Hauts-de-France
      • Marine Morfaux, Chargée d’affaires Santé Nutrition Cluster NSL – Eurasanté
    • 10h20 Les dispositifs médicaux
      • Yoann Schumacher, Chargé d’affaires Dispositifs Médicaux Carnot Curie-Cancer
    • 10h35610h50 Nouveaux outils logiciels pour l’optimisation des pratiques en imagerie médicale
      • Guillaume Boissonnat Carnot TN@UPSaclay
    • 11h05 Présentation de la Plateforme StreetLab
      • Emmanuel Gutman, Directeur Général StreetLab Carnot Voir et Entendre
    • 11h20 Intelligence artificielle au service de la santé des animaux
      • Pr. Didier Concordet, Toulouse, Inra/Ecole nationale vétérinaire Carnot France Futur Elevage
    • 11h40 Conférence FINDMED : From drug to drug+ to medtech
      • Damien Salauze, Directeur opérationnel Action Carnot filières FINDMED
    • 14h00 Phosphates de calcium bio-inspirés et applications biomédicales
      • Christelle Combes, Cirimat – Equipe PPB – Phosphates, Pharmacotechnie, Biomatériaux Carnot Chimie Balard Cirimat
    • 14h15-14h30 Biomatériaux pour l’ingénierie tissulaire de tissus mous
      • Sophie Fullana Girod, Cirimat – Equipe PPB – Phosphates, Pharmacotechnie, Biomatériaux Carnot Chimie Balard Cirimat
    • 14h45 Les plateformes de l’institut Carnot Pasteur Microbes et Santé au services de vos projets de R&D innovants
      • Anna Kehres, Responsable opérationnel et administratif du C2RT à l’Institut Pasteur Carnot Pasteur MS

    Pour plus de renseignements, consulter le site officiel de l’événement, accessible via ce lien.

  • Fraude géante à la télémédecine : l’American Telemedicine Association accuse les centres d’appels

    « Nous sommes consternés par l’intention de tromper du Video Doctor Network[, ce réseau] n’est pas représentatif de la majorité des sociétés de télésanté ». C’est ce que déclare Ann Mond Johnson, directrice générale de l’American Telemedicine Association (ATA), qui revendique la place de « première organisation de promotion de la télésanté », dans un communiqué publié le 11 septembre 2019. Elle accuse les centres d’appels, qui, selon elle, « ne sont pas le moyen approprié d’établir une relation patient-médecin valable aujourd’hui ».

    Ann Mond Johnson réagit aux progrès de l’enquête révélée en avril 2019 sur une fraude géante à la télémédecine impliquant des sociétés de télémarketing, qui aurait coûté 1,2 milliard de dollars (environ 1,065 millions d’euros) au système d’assurance santé des Américains seniors, Medicare. Plusieurs personnes poursuivies dans le cadre de cette investigation ont décidé de plaider coupable, ce qui permet de mieux mesurer l’ampleur de la fraude.

    Le Département américain de la Justice (DoJ) a rendu publics les aveux de Lester Stockett, 52 ans, qui était propriétaire du réseau de sociétés Video Doctor Network et P.-D.G. de la plateforme AffordADoc : il a reconnu avoir sollicité et reçu des pots-de-vin de la part de recruteurs de patients, de pharmacies et d’industriels en contrepartie de la commande par un médecin de dispositifs médicalement inutiles (orthèses). Il a également reconnu avoir versé des pots-de-vin à des professionnels de santé pour qu’ils prescrivent ces dispositifs à des bénéficiaires de Medicare. « Un grand nombre de ces commandes ont été conclues après une brève conversation téléphonique entre le médecin et le bénéficiaire, qui n’avaient jamais eu de relation médecin-patient auparavant », est-il précisé dans un communiqué daté du 6 septembre 2019.

    Une fraude à 200 millions de dollars (182 M€)

    Les ordonnances transmises par Lester Stockett et ses complices à des fournisseurs d’appareils orthopédiques ont permis d’adresser à Medicare des demandes de remboursement frauduleuses pour plus de 424 millions de dollars (387 millions d’euros) : le programme public leur aurait versé plus de 200 millions de dollars (182 millions d’euros).

    Le DoJ accuse également l’homme d’affaires d’avoir trompé les investisseurs en déclarant que le Video Doctor Network générait «10 millions de dollars [de chiffre d’affaires] par an » et « 20 % de profits » grâce aux paiements des bénéficiaires pour leur affiliation et les téléconsultations, alors qu’en réalité les bénéfices de la société provenaient de pots-de-vin. Les dirigeants du réseau dissimulaient l’origine des fonds en  faisant passer ces pots-de-vin de leur compte bancaire à ceux d’AffordADoc via une société dominicaine.  

    Les aveux d’un médecin

    Le DoJ a également rendu publics le 12 septembre 2019 les aveux du médecin Tom DeCorso, 62 ans, qui accuse dans son accord de plaider-coupable un réseau international de télémarketing « impliquant des centres d’appels du monde entier » d’avoir attiré des centaines de milliers de bénéficiaires de Medicare âgés ou handicapés et transmis leurs coordonnées à plusieurs sociétés de télémédecine. Tom DeCorso a reconnu avoir passé des commandes pour ces sociétés sans consulter les bénéficiaires et dissimulé la fraude avec des documents falsifiés selon lesquels il avait eu des « discussions » ou des «conversations » avec les patients ou réalisé un diagnostic.

  • PLF 2020 : 21 millions d’euros supplémentaires pour le plan national IA

    Les « grands défis » liés à l’IA « bénéficient d’un soutien renforcé de 21 millions d’euros sur les trois années 2020, 2021 et 2022, portant ainsi les crédits au titre du plan à 38 millions d’euros à compter du PLF 2020. » C’est ce que déclare le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri) dans le dossier de presse consacré au projet de loi de finances (PLF) pour 2020 et diffusé le 26 septembre 2019. Le Mesri précise que cet « effort », « représentant une hausse de 125 % des crédits par rapport à 2019 », permettra de soutenir « tout particulièrement » sur les trois prochaines années le volet « 3IA » (Instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle) ainsi que le programme doctoral en IA et de chaires d’attractivité internationale.

    Le ministère rappelle que le plan national de la France pour l’intelligence artificielle, lancé le 29 mars 2018, a commencé à se déployer en 2019 avec :
    • la création d’un réseau national d’ingénieurs IA ;
    • le lancement de plusieurs appels à candidatures pour des thèses académiques et industrielles (Cifre), des chaires d’attractivité internationale et des chaires industrielles ainsi que pour encourager les mobilités de chercheurs entre la France et l’Allemagne.

    Le Mesri souligne le contexte de « concurrence internationale exacerbée pour le recrutement des jeunes talents dans le domaine du numérique et de l’intelligence artificielle » et annonce en conséquence le lancement en 2020 par l’Inria d’un dispositif de « tenure tracks » c’est-à-dire de recrutements attractifs dédiés aux jeunes chercheurs, avec la mise en place d’un programme « Inria Starting Faculty Position », sur la base du dispositif existant des Starting Research Positions.

  • PEA-PME

    Plan d’épargne en actions destiné au financement des PME et ETI

  • IR-PME

    Réduction d’impôt au titre des souscriptions en numéraire au capital de PME non cotées