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  • L’UE « a besoin de règles » pour assurer une utilisation éthique de l’IA (Ma. Vestager, Commission)

    « Je présenterai des propositions pour développer l’approche européenne de l’intelligence artificielle (IA) dans les 100 premiers jours de mon mandat », annonce la Danoise Margrethe Vestager, auditionnée devant les eurodéputés le 8 octobre 2019. Désignée pour le poste de vice-présidente exécutive de la Commission européenne chargée de rendre l’Union « prête pour l’ère numérique », elle estime que les Européens ont « besoin de règles pour s’assurer que l’intelligence artificielle soit utilisée de manière éthique, pour aider à la prise de décision par l’Homme et non pas pour la saper ». La commissaire se dit attachée à faire aboutir la directive ePrivacy (respect de la la vie privée dans le domaine digital) et la taxation des entreprises du numérique, espérant parvenir à un accord mondial sur ce point.

    « Certains disent que les Chinois ont toutes les données et que les Américains ont tous les financements : à mon avis, ce que nous, Européens, avons comme atout [en la matière,] c’est que nous avons un but, commente-t-elle. Les grandes réalisations européennes en matière d’IA sont dans la santé, dans l’environnement, dans l’organisation des transports. Ce sont ces objectifs qui doivent nous inspirer pour concevoir un modèle de mise à disposition des données et trouver les financements nécessaires pour investir davantage dans ce domaine. »

    Il est selon elle « nécessaire » d’investir davantage, avançant que « l’Europe devrait multiplier ses financements par trois ou quatre pour tenir son rang [dans le secteur], d’autant plus que l’accès aux données n’est pas aussi facile [en UE] ». Le facteur le plus important « reste cependant ce que nous voulons réaliser », complète-t-elle.

    « Une IA dotée d’un grand dessein »

    « Je pense que nous serons désavantagés si nous nous disons « faisons comme dans le reste du monde, rassemblons les données de tout un chacun sans nous demander d’où elles proviennent, et investissons tout notre argent », commente Margrethe Vestager. Nous serons désavantagés car l’IA que l’on crée pour servir l’humanité est d’une nature différente, c’est une IA dotée d’un grand dessein ».

    Reconstruire la confiance des Européens dans la technologie

    La commissaire regrette que les Européens aient perdu confiance dans la technologie. Elle juge primordial de « reconstruire cette confiance », de convaincre que la technologie « nous sert réellement en tant qu’êtres humains et en tant que citoyens ».

    Parmi les objectifs : faire aboutir la directive ePrivacy et assurer la taxation des entreprises du numérique

    À propos de la protection des données, elle s’engage à faire aboutir la directive ePrivacy sur le respect de vie privée dans le monde digital. « Nous accorderons une priorité haute à son adoption, car je pense comme vous que c’est un élément essentiel », déclare-t-elle aux eurodéputés.

    Margrethe Vestager indique par ailleurs qu’il faut s’assurer « que les entreprises du numérique paient leur juste part de taxes« . Elle ajoute que la Commission souhaiterait que ces règles fiscales soient basées « sur un accord mondial ». En revanche, « si ce n’est pas possible d’ici la fin de l’année 2020 nous sommes prêts à agir [au niveau européen] », prévient-elle.

  • Fraude à l’AME : les CPAM pourront croiser leurs bases de données avec le fichier des visas (A Buzyn)

    « Les caisses d’assurance maladie auront accès dès la fin de l’année à la base Visabio du ministère de l’Intérieur, laquelle permettra d’identifier les demandeurs dissimulant un visa et n’ayant donc aucunement vocation à bénéficier de l’AME [Aide médicale d’État] ni aux soins urgents ». C’est ce qu’annonce la ministre de la Santé Agnès Buzyn, intervenue lors du débat organisé à l’Assemblée nationale le 7 octobre 2019 sur la politique migratoire de la France et de l’Europe.

    Cette mesure visera selon elle à lutter contre « le détournement de procédure de la part de ressortissants étrangers qui, bien qu’ils bénéficient d’une assurance privée dans le cadre d’un visa Schengen, demandent l’AME ou une prise en charge par les soins urgents pour bénéficier de soins considérés comme étant de meilleure qualité en France que dans leur pays d’origine ». Le Premier ministre Édouard Philippe a précisé plus tard lors de la même séance que les CPAM seraient ainsi habilitées à « croiser les demandeurs de certains actes médicaux » avec les bénéficiaires d’un visa.

    Cette proposition a été soutenue notamment par la sénatrice Corinne Imbert dans son avis sur le projet de loi de finances 2019 déposé au nom de la commission des Affaires sociales de la Chambre haute en novembre 2018. Elle préconisait également que les CPAM aient accès aux informations de la base « Réseau Mondial Visa » (RMV) du ministère des Affaires étrangères et à l’outil de la préfecture de Paris « Application de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France » (AGDREF).

    Lancé en 2007, le fichier Visabio est la composante française du Système d’information sur les visas (VIS), qui est appelé à centraliser les photographies et les empreintes digitales des dix doigts de tous les demandeurs de visas de l’Union européenne.

  • Invitation H&TI Morning : Swedish health data strategy, le health data hub suédois (23/10/19)

    H&TI a le plaisir de vous inviter à une matinale dédiée à la data en Suède le 23 octobre 2019 au 103, rue de Grenelle à Paris de 10 heures à midi. Après la session portant sur le plan santé digitale du NHS, nous avons le plaisir de recevoir M. Lars Lindsköld, senior advisor healthcare à l’AI Innovation of Sweden, pilote du « health data hub » (HDH) suédois et auteur de AI and Machine Learning for Decision Support in Healthcare, édité en 2018.

    Il présentera notamment la stratégie mise en place pour centraliser les données, ainsi que les aspects techniques et les modes de financements des projets suédois et définira les clés de succès de la mise en œuvre. Nous nous interrogerons sur la transférabilité de ce modèle au moment où le HDH français va naître.
    Les échanges auront lieu en anglais.

    Pour vous inscrire, merci d’envoyer un mail à Azeline.martino@care-insight.fr.

  • RPA

    Robotic Process Automation (permet d’automatiser le traitement de processus métiers par l’intermédiaire de robots)

  • Obésité : le gouvernement sollicite le DMP et prévoit une base de données nationale

    « Détecter précocement les personnes en situation d’obésité ou à risque d’obésité par la saisie régulière du poids et de la taille dans le dossier médical partagé (DMP), dès le plus jeune âge [et] tous les 5 ans. » C’est la première des actions-phares prônées par la feuille de route « Prise en charge de l’obésité 2019-2022 », publiée le 8 octobre 2019 par le ministère des Solidarités et de la Santé. Ce plan d’action est axé sur la prise en charge et met l’accent sur les parcours de santé ainsi que sur « l’importance de la fonction de coordination et de suivi ».

    Autres mesures clés annoncées dans le domaine de la e-santé :

    • Le ministère affirme dans la « feuille de route » (Action n° 19) que « la création d’une base de données nationale » est « à soutenir » pour permettre le suivi à long terme de cohorte de patients souffrant d’obésité, en intégrant « les nouveaux outils connectés capables de faciliter l’échange d’information avec les patients ». Selon le document; « le suivi de ces populations est une priorité (…) compte tenu du manque de données disponibles quant aux conséquences à long terme de la chirurgie bariatrique chez des adolescents ». Il s’agirait notamment de suivre la cohorte exhaustive des adolescents opérés (Bari-Ado) et de la comparer à la cohorte d’adolescents bénéficiant d’une prise en charge médicale intensive (expérimentation ObéPédia sur le volet scientifique) grâce aux données du Système national des données de santé (SNDS) et de questionnaires ad-hoc.

    • Il est prévu dans le cadre de l’action n° 12 que les « innovations chirurgicales, utilisant notamment les dispositifs médicaux« , en cours de développement et qui n’ont « pas encore fait l’objet d’évaluation, doivent faire l’objet d’essais cliniques pour évaluer la pertinence du recours à ces techniques dans les pratiques des professionnels.

    • La 7e action-phare propose de « poursuivre le déploiement des expérimentations innovantes en direction de publics ciblés » et de « promouvoir les initiatives régionales via des expérimentations organisationnelles et financières « article 51 » ».

  • UMD

    Unité pour malades difficiles

  • DATA : dispositifs innovants pour les personnes atteintes d’un handicap visuel

    Smart glasses et smart watches, applications mobiles, logiciels et autres aides techniques innovantes permettent actuellement d’améliorer le quotidien des personnes souffrant de déficience visuelle voire de cécité totale d’être : lecture synthétisée de textes, descriptions d’images, traduction immédiate en braille, etc.

    De grandes entreprises comme Samsung et Microsoft, tout comme des start-ups telles que OrCam, se penchent sur le développement de solutions pratiques pour accompagner les 253 millions de personnes atteintes d’un handicap visuel dans le monde (36 millions d’entre elles sont aveugles et 217 millions présentent une déficience visuelle modérée à sévère). Selon une étude publiée par la revue The Lancet Global Health (2017), le nombre de personnes aveugles devrait tripler d’ici à 2050, passant ainsi à 115 millions, et celui de personnes atteintes d’une déficience visuelle devrait atteindre les 588 millions. Les principales raisons invoquées par les auteurs de ces travaux sont la croissance démographique et le vieillissement de la population.

    À l’occasion de la Journée nationale des aveugles et malvoyants, le 4 octobre, et de la Journée mondiale du handicap, le 9 octobre, Health & Tech Intelligence fait le point sur les dispositifs innovants mis récemment sur le marché et vous propose la synthèse des caractéristiques de dispositifs parmi les plus porteurs.

    À noter notamment que Pixium Vision, qui développe des systèmes de vision bionique, a annoncé en juillet 2019 les résultats positifs à 12 mois de la première étude de faisabilité de son système Prima chez des patients atteints de forme sèche de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

    La présentation détaillée des dispositifs est disponible dans la rubrique « Data », accessible via ce lien.

  • Cnam : une transformation numérique « bien engagée » mais à « amplifier » (Cour des comptes)

    « La transformation numérique de la relation de service des caisses de sécurité sociale avec les assurés est bien engagée mais n’a pas bouleversé leurs rapports habituels avec ces derniers. » C’est ce qu’affirme la Cour des Comptes dans son rapport annuel sur « l’application des lois de financement de la Sécurité sociale », publié le 8 octobre 2019. Après une enquête réalisée auprès des caisses nationales et de 9 caisses locales, la haute juridiction relève que les démarches en ligne « demeurent souvent lourdes et complexes » et que les gains d’efficience liés au numérique sont souvent « limités aux fonctions d’accueil ». Elle demande d’engager « une stratégie plus active » afin d’exploiter « l’ensemble des potentialités du numérique ».
     
    La Cour des Comptes demande aux caisses de simplifier les démarches des assurés :
    • « en généralisant les formalités réalisables sur leurs espaces personnels des sites Caf.fr, Ameli.fr et Lassuranceretraite.fr » ;
    • « en proposant des téléservices communs aux branches pour déclarer les événements de la vie (grossesse, naissance, séparation, départ à la retraite, perte d’un conjoint) ;
    • en développant les téléservices utilisant France Connect, « par lequel les assurés autorisent le recueil et l’utilisation de leurs données individuelles auprès des administrations qui en sont à l’origine ».

    La Cour recommande de fixer aux branches du régime général de Sécurité sociale « des objectifs nouveaux ou plus ambitieux de qualité du service rendu aux assurés », en matière notamment :
    • de « qualité des réponses apportées aux appels téléphoniques et aux courriels »;
    • de « développement d’échanges à distance sur rendez-vous » ;
    • d’ « accompagnement à l’utilisation des outils numériques de la sphère sociale » (ministère chargé de la Sécurité sociale, caisses nationales) ;

    Des avancées indéniables

    Le Cour des comptes salue dans son rapport la « place croissante des téléservices » dans l’offre des caisses du régime général, qui couvrent déjà « la demande de prestations, la simulation de droits, la gestion du dossier de l’assure, le suivi des démarches engagées et la messagerie ». Elle souligne que « fin 2018, on dénombrait près de 29,6 millions de comptes personnels Ameli contre 20 millions fin 2015 » et que « la très forte croissance des connexions a fait du compte personnel numérique le premier mode d’entrée en contact des assurés avec leur caisse ».

    La Cour constate que « les effectifs affectés aux fonctions d’accueil ont notablement diminué dans les trois branches », sous l’effet du développement des téléservices et de la réduction des flux de visites et d’appels téléphoniques, « non seulement en valeur absolue, mais aussi en part relative de leurs effectifs globaux, eux-mêmes en réduction ». La Cnam estime les gains potentiels résultant du développement des téléservices « assurés » a environ 200 ETP (équivalents temps plein) sur la période couverte par la COG (Convention d’objectifs et de gestion) 2018-2022, pour les services suivants : commande de la carte Vitale, délivrance d’une attestation de droit et d’un relevé d’indemnités journalières, et transmission d’une déclaration de ressources.

    Des progrès supplémentaires attendus de MaSanté 2022

    L’offre de téléservices reste cependant « incomplète » selon la Cour : cette dernière regrette que l’offre de service en santé accessible via le compte Ameli soit « encore limitée a la prévention et a des conseils en santé individualisés » mais rappelle qu’elle est appelée à s’enrichir substantiellement dans les années a venir, avec la création de l’ESN (espace numérique de santé personnel) par la loi santé du 24 juillet 2019.

    Il est notamment relevé dans le rapport que dans les 3 branches, « le suivi en ligne des dossiers en cours ne leur permet pas de connaître précisément l’état d’avancement de l’instruction » car l’ancienneté des applications de gestion des prestations « rend difficile la remontée d’informations ».

    Des effets de substitution moindres que prévu

    « L’usage des téléservices progresse à un rythme rapide mais la forte croissance des contacts suggère que les téléservices se sont pour partie juxtaposés plutôt que substitués aux modes traditionnels de contact, commente la Cour des Comptes. Les caisses ne sont pas encore parvenues a orienter les assurés vers les téléservices pour toutes les opérations simples. Si les CPAM disposent d’un système d’information de gestion de la relation-client « intégrant la quasi-totalité des canaux de contacts et un référentiel des motifs de contacts commun aux différents canaux », elles «exploitent encore insuffisamment les potentialités de cet outil », note la haute juridiction.

    La Cour constate que les modes de contact traditionnels (courriers papier, visites aux accueils et appels téléphoniques) « restent très utilisés » même s’ils ont reflué : alors que les feuilles de soins sont actuellement télétransmises à 95 %, les caisses ont reçu en 2018 51,2 millions de feuilles de soins papier (10,5 millions de moins que deux ans plus tôt). Parallèlement, « le téléphone reste le mode de contact préféré pour l’Assurance maladie » et « les visites en accueil sont fréquentes en cas d’enjeu financier », est-il noté dans le rapport.

    La juridiction relève enfin que « la télétransmission des données n’implique pas nécessairement un raccourcissement de leurs délais de traitement, ainsi « le délai pour attribuer la CMU-C est d’environ un mois, que la demande soit adressée par courrier ou télédéclarée ». Elle précise que « dans de nombreux cas », c’est « l’existence de multiples opérations manuelles de traitement des données » qui « explique la longueur de ces délais ».

  • USA : Donald Trump signe un décret pour améliorer l’accès des seniors à la télésanté et aux DM

    « Rationaliser les processus d’homologation pour que les produits innovants, notamment « les dispositifs médicaux révolutionnaires » et les « avancées en matière de télésanté et de technologies similaires », soient commercialisés plus rapidement » mais aussi « correctement remboursés et largement disponibles ». C’est l’objectif assigné par Donald Trump à son secrétaire à la Santé, Alex Azar, dans un décret présidentiel (executive order) signé le 3 octobre 2019 au Sharon L. Morse Performing Arts Center dans la localité de The Villages en Floride, qui abrite une forte communauté de retraités. Le président en campagne pour sa réélection a ainsi affirmé sa volonté de « protéger et [d’]améliorer Medicare pour les aînés ».

    Dans le texte en question, Donald Trump demande à Alex Azar d’engager d’ici à un an des actions réglementaires concernant Medicare Advantage, la branche de ce programme d’État en direction des personnes âgées qui est confiée à des compagnies d’assurance privées. Il s’agira plus précisément, selon le décret, de réduire au minimum les délais et le nombre d’étapes entre l’homologation d’une innovation par la FDA et la décision de la rembourser prise par les centres de gestion du système Medicare, les CMS (Centers for Medicare & Medicaid Services). Dans le cadre de cette mission, il est également prévu de « clarifier l’application des critères de remboursement », notamment les éléments de preuve qui les fondent, et de coordonner les processus d’évaluation parallèles de la FDA et des CMS.

  • THINK TANK : Le Cercle des décideurs numérique et santé reçoit Olivier Clatz – 15/10/19

    Le Cercle des décideurs Numérique & Santé reçoit M. Olivier Clatz, directeur du grand défi « Comment améliorer les diagnostics médicaux par l’intelligence artificielle ? », nommé en mars 2019 par le Conseil de l’innovation.

    Olivier Clatz est le co-fondateur et l’ancien patron de la société Therapixel, spécialiste de l’interprétation des mammographies par réseaux de neurones. L’objectif à atteindre dans le cadre de ses nouvelles fonctions « est bien déterminé » selon lui : c’est « un environnement dans lequel on a des données bien structurées et accessibles dès la production », « dans lequel les porteurs de projets peuvent expérimenter, se déployer facilement », a-t-il déclaré dans le cadre d’un entretien accord à Health & Tech Intelligence après sa nomination. L’enjeu pour lui est de  trouver une mise en œuvre pertinente « opérationnelle et technique ».

    Au cours de ce dîner seront notamment abordées les avancées du futur Health Data Hub, visant à faciliter l’accès et la structuration des données de santé à échelle nationale.

    Rappel : Afin de « faire de la France une puissance de premier plan dans le domaine de l’innovation de rupture », le ministère de lʼEnseignement supérieur, de la Recherche et de lʼInnovation a recruté 2 directeurs de programme en charge de la mise en œuvre des grands défis fixés par le Conseil de l’innovation.

    Leur mission consiste à faire aboutir les grands défis liés à l’IA visant à améliorer le diagnostic médical par l’IA ou à sécuriser et fiabiliser l’IA, en proposant une démarche à suivre et en sélectionnant des équipes en charge de mettre en œuvre le défi.

    Les deux directeurs sont placés sous l’autorité du Premier ministre, au Secrétariat général pour l’investissement (SGPI).

    Le directeur du grand défi « Comment sécuriser, certifier et fiabiliser les systèmes qui ont recours à l’intelligence artificielle ? » est Julien Chiaroni.