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  • PPCS

    Plan personnalisé de coordination en santé

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    Single Sign On

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    Master Patient Index

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    Dispositif d’appui à la coordination

  • Paris : un DU de technicien santé connectée avec l’AP-HP et Air Liquide Healthcare

    Former « les futurs techniciens respiratoires de la prestation de santé à domicile qui accompagnent les patients atteints de maladies chroniques ». C’est l’objectif du premier diplôme universitaire (DU) « Technicien santé connectée » lancé par l’université de Paris (Institut universitaire technologique Diderot et l’UFR de médecine Diderot) en partenariat avec l’AP-HP et Air Liquide Healthcare. Dans le communiqué daté du 26 novembre 2019, il est souligné que « la multiplication des dispositifs médicaux connectés » représente « un enjeu majeur de l’évolution de ces métiers dans un contexte d’augmentation du nombre de patients chroniques suivis en-dehors de l’hôpital« .

    La création de cette formation témoigne de la volonté de la filière de « construire un référentiel et des standards communs » pour les techniciens chargés d’assurer l’initiation du traitement à domicile ainsi que « la mise en œuvre du dispositif médical, le suivi et la motivation du patient et de son entourage ».  

    Outre des enseignements médicaux et techniques en physiologie, physiopathologie, réglementation et métrologie, la formation proposera des cours pratiques en « oxygénothérapie, sommeil, ventilation » ainsi que des modules sur « le relationnel avec le patient, la protection des données ou la télésurveillance ». L’enseignement sera dispensé par des enseignants universitaires et des experts d’Air Liquide Healthcare sous la forme de modules e-learning, de cours magistraux et de travaux pratiques, avec dans ce dernier cas « une chambre qui simule le domicile du patient ». Le DU s’est vu attribuer la certification Cofrac « qualité des services en formation continue ». 

    Une promotion pilote (2019) a permis à une vingtaine de techniciens d’Air Liquide Healthcare, d’approfondir leurs connaissances et de valider à la fois les attentes des étudiants et le contenu pédagogique. Le DU sera accessible au public externe pour l’année universitaire 2020 – 2021.

  • ENRS

    Espaces numériques régionaux de santé

  • ES

    Établissements sociaux

  • Étude : le traitement des vertiges par internet prouve son efficacité (BMJ)

    Des chercheurs néerlandais viennent de montrer que le traitement des vertiges par la kinésithérapie vestibulaire peut se pratiquer à distance, via internet. Dans le cadre de leurs travaux, ils ont constaté que les séances de rééducation vestibulaire (oreille interne) en ligne permettaient de diminuer les symptômes de vertiges mais aussi d’anxiété et de dépression. Les résultats de cette étude* ont été publiés le 5 novembre 2019 dans le British Medical Journal (BMJ).

    Une prise en charge des vertiges déficiente

    Les vertiges sont une plainte fréquente en médecine générale. Chaque année, 5 % de la population présente de tels symptômes dits « vestibulaires ». Plus de 80 % de ces patients sont principalement traités par leur médecin généraliste et ne sont jamais orientés vers un spécialiste. Or, ces symptômes ne sont pas anodins : ils entraînent très souvent des arrêts de travail, des chutes et un recours fréquent au système de santé.

    La réhabilitation vestibulaire a pourtant fait la preuve de son efficacité dans le traitement des vertiges. Cette technique repose sur une rééducation sensorielle de l’équilibre qui utilise l’interaction entre la vision, l’oreille interne, la colonne rachidienne et les pieds. Aux États-Unis et aux Pays-Bas, cette technique est le traitement du syndrome vestibulaire chronique. Malgré les preuves scientifiques de son efficacité, moins de 10 % des médecins généralistes y ont recours.

    Une rééducation vestibulaire via internet

    Pour faciliter l’accès à cette technique, des chercheurs ont souhaité évalué son efficacité lorsqu’elle est pratiquée à distance, via internet. Ils ont mené un essai contrôlé et randomisé. Quelque 322 patients souffrant de vertiges ont été répartis en 3 groupes :

    • un groupe de patients bénéficiant de rééducation vestibulaire uniquement via internet avec des séances d’exercice quotidiennes pendant 6 semaines ;
    • un groupe avec les mêmes exercices en ligne complétés par deux consultations en face à face avec un médecin ;
    • un groupe de patients pris en charge par le médecin généraliste de façon traditionnelle

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 5 novembre 2019 dans le British Medical Journal (BMJ).

    Résultats : moins de vertiges et moins d’anxiété

    Afin d’évaluer l’efficacité du traitement, les chercheurs ont utilisé une échelle qui mesure les symptômes vestibulaires sur une échelle de 0 à 60. Au-dessus de 12, les symptômes sont considérés comme sévères. Avant la prise en charge, les patients affichaient un score de l’ordre de 14. Au bout de 6 mois, les résultats des 3 groupes étaient les suivants :

    • les patients ayant bénéficié d’une prise en charge uniquement en ligne avait réduit leurs symptômes de 4,1 points sur l’échelle.
    • Le groupe de patients ayant bénéficié d’une prise en charge en ligne et en face à face ont vu leur score diminuer de 3,5 points.
    • Le groupe contrôle n’a vu ses symptômes de vertiges diminuer que de 2,3 points.
    • Les participants des 2 groupes traités en ligne ont également présenté moins d’inconvénients liés aux étourdissements et moins d’anxiété.
    • Aucun événement indésirable grave lié à la rééducation vestibulaire en ligne ne s’est produit pendant l’essai.

    Toucher plus de patients en ligne

    Cette étude montre donc que le traitement des vertiges via des exercices en lignes est efficace et sûr. Il est d’ailleurs intéressant de noter que l’ajout de consultations en face à face n’améliorait pas les résultats. Les chercheurs estiment donc qu’ »en proposant aux médecins généralistes un traitement facilement accessible et peu coûteux, la rééducation vestibulaire en ligne peut améliorer considérablement les soins dans la mesure où bon nombre de patients sont sous-traités. »

  • DATA – Stratégie e-santé des États-Unis

    Aux États-Unis, l’Office of the National Coordinator for Health Information Technology (ONC) suit sa feuille de route 2015-2020. Intitulée « Federal Health IT Strategic Plan », sa stratégie vise à utiliser les technologies de l’information pour parvenir à des soins de grande qualité, à moindre coûts, avec une population engagée et en meilleure santé.

    Indicateurs de performance :

    • L’accès en ligne à son dossier médical a été proposé à 51 % de la population (2018). Parmi ces individus, près de 6 sur 10 ont visualisé leur dossier en ligne au moins une fois au cours de l’année.
    • 32 % des médecins ayant prescrit des substances contrôlées l’ont fait par voie électronique (2017).
    • 90 % des hôpitaux (2017) et 48 % des médecins (2015) envoient ou reçoivent des informations sur le patient, par voie électronique, avec un professionnel extérieur à leur organisation.
    • 61 % des hôpitaux (2017) et 34 % des médecins (2015) peuvent trouver, par voie électronique, des informations sur le patient de sources extérieures à leur système.
    • 53 % des hôpitaux (2017) et 31 % des médecins (2015) peuvent facilement intégrer l’information de santé reçue par voie électronique directement dans leur EHR (Electronic Health Record).
    • 51 % des hôpitaux (2017) et 36 % des médecins (2015) ont eu l’information nécessaire sur le patient, de sources extérieures, disponible au moment de la prise en charge via leur EHR.

    Le budget alloué à l’ONC en 2019 était de plus de 60 millions de dollars (environ 54,5 millions d’euros).

    Le tableau présentant la stratégie e-santé des Etats-Unis est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.