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  • Appel à projets « Trophée Innovation et Handicap » 2020 : deadline le 30 décembre 2019

    La première édition du « Trophée Innovation et Handicap » sera organisée le 12 mars 2020 par Technicien de santé, acteur français dans le domaine de l’équipement de santé pour les particuliers, les professionnels et les établissements de santé.

    Dans ce cadre, un appel à projets (AAP) est lancé. L’objectif est d’améliorer le quotidien des personnes en situation de handicap dans le domaine de la santé, de la mobilité, du sport, de l’accessibilité et de la domotique. Il s’agit de favoriser l’émergence des initiatives des start-ups, des étudiants, des associations et des entreprises.

    Les dossiers de candidatures sont à envoyés au plus tard le 30 décembre 2019 à midi. 

    Le lauréat se verra remettre une dotation d’une valeur de 15 000 euros.

    Objectifs de l’événement :

    • sensibiliser le grand public au handicap, changer le regard sur la différence ;
    • mettre en avant des projets innovants et utiles pour les personnes en situation de handicap  ;
    • mettre en relation le monde du handicap avec le grand public, en vue d’échange et de partage ;
    • permettre aux start-ups, étudiants, associations et entreprises de développer des solutions innovantes face à des situations de handicap ;
    • permettre aux personnes en situation de handicap de mieux connaître les aides technologiques leur permettant l’autonomie ;
    • permettre aux porteurs de projets de rencontrer des entreprises innovantes dans le domaine des solutions technologiques.

    Les projets devront répondre à plusieurs critères d’appréciation :

    • clarté et conviction de la présentation ;
    • caractère innovant ;
    • faisabilité technique, économique et juridique ;
    • reproductibilité ;
    • efficience.

    Modalités de candidature 

    • Ouverture des candidatures : 15/11/2019 ;
    • date limite de dépôt des candidatures : 30/12/2019 à midi ;
    • résultats de la sélection des 5 candidats qui iront en finale : 15/01/2020 ;
    • remise du trophée au lauréat au Parc des expositions (Paris) : 12/03/2020 à 16 heures.

    Informations et Contacts 

    Pour tout renseignement sur le « Trophée Innovation et Handicap » 2020 :

    • Tél. : 04 68 08 31 64 (du lundi au vendredi de 10h à 12h et de 14h à 18h) ;
    • trophee-innov-handi@techniciendesante.fr ;
    • www.techniciendesante.fr.
  • Cybersécurité : des établissements mal protégés, des solutions en déploiement (état des lieux)

    478. C’est le nombre d’incidents déclaré à l’ACSS (Accompagnement cybersécurité des structures de santé) depuis la mise en place du signalement obligatoire des incidents de cybersécurité dans le domaine de la santé en octobre 2017 (chiffres de mai 2019). Depuis, d’autres piratages ont été recensées, dont celle du CHU de Rouen le 15 novembre 2019 (demande de rançon).

    Les cyberattaques sont une réalité en santé. Les hôpitaux sont des proies bien identifiées, en France comme au niveau international, et sont encore mal protégés par rapport aux risques (perte d’intégrité des données, fuite d’informations, gel du système d’information avec obligation pour l’établissement de fonctionner en mode dégradé). Face aux enjeux de plus en plus importants que soulève l’utilisation des données de santé, un accompagnement des professionnels dans la mise en pratique de la cybersécurité semble nécessaire. C’est dans ce contexte qu’Agnès Buzyn lance ce 28 novembre 2019 une campagne nationale de cybersécurité des structures de santé, en ouverture de l’étape « Île-de-France » du Tour de France de la e-santé (Asip).

    Health & Tech Intelligence fait le point sur le sujet :
    • les cyberattaques en santé sont une réalité : en dehors du CHU de Rouen, d’autres établissements ont été touchés en 2019, dont 120 structures de soins du groupe Ramsay en août ainsi que les hôpitaux de Montpellier, de Saint-Denis et Condrieu, sans risque pour les patients ;
    • les attaques sont en général d’origine malveillante, souvent portées par l’appât du gain : elles prennent différentes formes et sont de complexités variées ;
    • les établissements de santé sont souvent encore mal protégés et les professionnels peu ou pas sensibilisés : lors de la réalisation d’audits sécurité, l’Anssi a retrouvé des « traces » d’attaque dans tous les établissements ; paradoxalement, les établissements sont relativement mal protégés puisqu’ils consacrent actuellement 6 % de leur budget informatique à la sécurité, contre 16 % dans l’industrie (étude Symantec) ;
    • des solutions sont en cours de mise en place et la sensibilisation au problème se développe :  parmi elles figurent la création de l’ACSS en 2017, le projet de recommandations de l’ANSM concernant les dispositifs médicaux (à diposition des industriels en décembre 2019) et la campagne qui vient d’être lancée par le ministère pour sensibiliser et informer les acteurs sur les risques numériques en santé.

    Cyberattaques en santé : 27 incidents par mois en moyenne en France

    Les chiffres sont probants. De manière générale, tous secteurs confondus, l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (Anssi) a relevé 1869 signalements en 2018 (rapport annuel).

    Les hôpitaux sont une cible de choix. L’attaque du CHU de Rouen avec demande rançon le 15 novembre 2019, avec l’obligation pour l’établissement de rediriger une partie de ses patients et de fonctionner en mode dégradé pendant plusieurs jours en est la preuve. D’autres établissements ont été touchés au cours de l’année, dont 120 structures de soins du groupe Ramsay en août ainsi les hôpitaux de Montpellier, de Saint-Denis et de Condrieu, sans risque pour les patients.

    Le signalement des incidents de cybersécurité est obligatoire en France depuis octobre 2017, avec la mise en place de l’ACSS (Accompagnement cybersécurité des structures de santé).

    Les chiffres publiés par l’ACSS (mai 2019) font état de 478 incidents déclarés depuis la mise en place de la déclaration, soit environ 27 incidents par mois en moyenne.

    En particulier :

    • 7 incidents significatifs ayant fait l’objet d’un suivi particulier ;
    • 5 incidents ont été pris en charge par l’Anssi ;
    • 17 ont été signalés à l’ANSM ;
    • 6 incidents ont eu un impact sanitaire.

    Origine des signalements :

    • 88 % : établissements de santé ;
    • 4 % : laboratoires de biologie ;
    • 2 % : centres de radiothérapie ;
    • 6 % : autres.

    A noter par ailleurs que 45 % des incidents de cybersécurité sont d’origine malveillante.

    Gravité des attaques :

    • 46 % des attaques ont conduit les établissements à mettre en place un mode dégradé de prise en charge des patients ;
    • Sur les 12 % d’incidents présentant une mise en danger patient potentielle, 5 incidents ont entraîné une mise en danger avérée.

    Les cyberattaques sont en général d’origine malveillante, souvent portées par l’appât du gain.

    Elles peuvent prendre différentes formes, de complexités variées, impliquant des hackeurs plus ou moins chevronnés.

    Les différents types d’attaque des plus au moins complexes :

    • attaques avancées (APT : Advanced persistent threats) ;
    • destruction/ neutralisation ;
    • exfiltration/ divulgation ;
    • rançonlogiciels ;
    • attaques astucieuses ;
    • dénis de services ;
    • défiguration.

    Les impacts potentiels s’expriment de différentes façons au sein de la structure, atteignant l’intégrité des données, leur disponibilité ou celle des systèmes d’information ainsi que le respect de la confidentialité, avec :

    • perte d’intégrité des informations ;
    • indisponibilité des systèmes d’information ;
    • divulgation massive de données : les dossiers patients en masse représentent un marché intéressant, la valeur d’un dossier pouvant atteindre plusieurs centaines d’euros. 

    Des établissements souvent mal protégés, des professionnels peu sensibilisés

    Les établissements de santé sont des proies faciles pour les hackeurs. Lors de la réalisation d’audits de sécurité, l’Anssis retrouve des « traces » d’attaque dans tous les établissements.

    Paradoxalement, les établissements sont relativement mal protégés. Ils consacrent actuellement 6 % de leur budget informatique à la sécurité, contre 16 % dans l’industrie (étude Symantec de 2016). Ces établissements présentent des failles nombreuses, comme en particulier le manque de sensibilisation des professionnels (80 % des attaques sont liés à une faille humaine) et les dispositifs médicaux connectés, de plus en plus présents dans les établissements.

    80 % des professionnels de santé ne sécurisent pas leurs appareils

    Concernant les professionnels de santé, une étude de Kaspersky démontre le manque de formation des professionnels dans le domaine de la cybersécurité : 70 % des professionnels de santé déclarent se sentir concernés par les questions de cybersécurité et de protection de la vie privée mais 80 % ne sécurisent pas les appareils qu’ils utilisent dans le cadre professionnel.

    En particulier :

    • seuls 20 % bénéficient d’une solution de sécurité sur tous les appareils qu’ils utilisent dans le cadre professionnel et 8 % sur une partie de ces appareils ;
    • 42 % utilisent leur smartphone personnel pour manipuler des données de santé ;
    • les professionnels de santé privilégient les emails (33 %) et les SMS (27 %) au détriment des outils professionnels ;
    • ils sont 32 % à estimer manquer de connaissances et de formation sur le sujet.

    Des solutions en déploiement, une sensibilisation de plus en plus présente :

    Les solutions pour faire face aux menaces de cybersécurité sont à la fois humaines et techniques, avec un besoin d’implication forte au niveau de la direction.

    Un cadre général se met en place pour adresser la thématique et accompagner les établissements.

    • Création de l’ACSS (2017), dispositif de prévention, de traitement des signalements des incidents de sécurité et de veille sectorielle au sein des acteurs de santé. Ses 3 grandes missions sont :
      • le traitement des signalements d’incidents de sécurité SI ;
      • la veille sur l’actualité de la sécurité des SI et sur les menaces propres au secteur de la santé
      • l’animation de la communauté cyberveille-sante.gouv.fr.
    • Concernant les dispositifs médicaux (DM), L’ANSM a rédigé un projet de recommandations à destination des fabricants de DM intégrant un logiciel. L’objectif de ce document est que la cybersécurité soit prise en compte lors du développement des produits pour réduire au maximum le risque d’attaque informatique. Les recommandations seront mises à la disposition des industriels en décembre 2019.
    • Pour les établissements, la DGOS a publié à destination des directions Le mémento de cybersécurité, connaître vos risques pour mieux y faire face.
    • Les actions menées par les plans Hôpital numérique et Hop’en ont conduit, à travers les prérequis, à une montée en puissance des actions de sécurité au sein des établissements :
      • 92 % des établissements avaient en 2018 une politique de sécurité des SI (Clusif) ;
      • les fonctionnalités évoluent, par exemple :
        • 75 % des établissements ont un filtrage internet (14 % en 2004) ;
        • 31 % ont des pare-feux (11 % en 2004) ;
    • Novembre 2019 : lancement de la campagne nationale de cybersécurité des structures de santé par la ministre des Solidarités et de la Santé.

    Reste au centre de la problématique le défi de la formation des professionnels, qui d’eux-mêmes se déclarent peu compétents en la matière.

    Un acteur comme L’Association pour la sécurité des systèmes d’information de santé (APSSIS) peut aider à cette montée en compétences, à travers ses actions de formation, d’animation et de production de contenus.

  • Etudes : il existe une synergie entre algorithmes intelligents et interopérabilité des SI cliniques

    Le recours à des solutions d’intelligence artificielle (IA) et de machine learning (apprentissage profond) permettrait d’améliorer l’interopérabilité des données et systèmes d’information (SI) utilisés dans le secteur de la santé. Réciproquement, atteindre un meilleur niveau d’interopérabilité permettrait de réaliser de grands progrès dans le domaine de l’IA et des solutions de machine learning dédiées à la santé.

    C’est ce qu’indiquent plusieurs publications parues entre août et novembre 2019 telles que :
    • un article publié le 5 novembre dans le magazine canadien Hospital news : Leveraging AI and Machine Learning to advance Interoperability in Canadian Healthcare (Exploiter l’IA et l’apprentissage automatique pour améliorer l’interopérabilité dans les soins de santé au Canada) ;
    • une communication de l’entreprise Cabot parue le 22 août 2019 : Interoperability and AI – a symbiotic Relationship for Healthcare (Interopérabilité et IA – une symbiose bénéficiant à la santé) ;
    • une revue de la littérature publiée le 20 août 2019 dans la revue Nature : Why digital medicine depends on interoperability (Pourquoi la médecine digitale dépend de l’interopérabilité).

    Selon ces documents, l’intelligence artificielle permettrait en effet d’augmenter le niveau d’interopérabilité – en particulier sémantique – des SI. Ce type de technologie permettrait de recueillir, de trier et de comprendre plus efficacement les données de santé non structurées, partagées entre divers espaces de stockage ou de visualisation.

    Réciproquement, des systèmes et des données plus interopérables nourriraient plus efficacement les technologies d’IA et de machine learning déjà en cours de développement : plus et mieux alimentées par des données interopérables, ces algorithmes intelligents disposeraient d’un matériau structuré garantissant des analyses plus rapides et des résultats plus exacts.

    Plus concrètement, la synergie entre algorithmes intelligents et systèmes interopérables permettrait par exemple :
    • d’améliorer la sécurité et l’efficience des prises en charge ;
    • de mettre en œuvre la médecine prédictive ;
    • de poursuivre la digitalisation des dossiers médicaux ;
    • de planifier plus efficacement les tâches à l’échelle d’un cabinet médical, d’un service médical ou d’un hôpital ;
    • d’intégrer les données de vie réelle aux essais cliniques ou à la pratique médicale courante.

    L’interopérabilité pour gagner du temps et améliorer la qualité des prises en charge

    L’interopérabilité des systèmes d’information cliniques et des données de santé demeure un objectif difficilement atteignable. Bien que des normes et des terminologies aient été définies à l’échelle internationale, à l’instar des ressources d’interopérabilité des soins de santé rapides (FHIR), de nombreux progrès restent à faire dans la manière de partager, de lire et de comprendre les données de santé entre systèmes.

    C’est que les nombreuses technologies de santé disponibles à l’heure actuelle produisent de plus en plus de données aux sémantiques ambiguës dans des formats très différents, au moyen de processus spécifiques. Ces données non structurées sont souvent stockées dans des bases de données non relationnelles (où les informations ne sont ni triées ni hiérarchisées) et difficilement exploitables alors appelées lacs de données (data lakes). De nouveaux algorithmes intelligents peuvent cependant aider à restructurer ces données, à extraire des informations de ces lacs données avant toute analyse : ils peuvent constituer un levier de l’interopérabilité.

    Cependant, plus ces données sont déstructurées et nombreuses, plus les algorithmes doivent les analyser longuement, et plus ils risquent de sélectionner de mauvaises informations ou d’interpréter ces dernières de façon erronée : plus les données et les SI deviendront interopérables, plus les algorithmes intelligents fourniront des analyse rapides et exactes.

    L’enjeu de l’interopérabilité est donc au moins double : il s’agit tant de gagner du temps que d’améliorer la qualité des analyses, au bénéfice des patients. 

    Les algorithmes intelligents au service de l’interopérabilité

    IA, interopérabilité syntaxique et interopérabilité sémantique

    L’interopérabilité présente deux composantes : syntaxique et sémantique.

    • L’interopérabilité syntaxique concerne une structure commune permettant d’échanger puis d’interpréter les données entre systèmes informatiques.
    • L’interopérabilité sémantique concerne elle l’existence d’un langage commun, d’une terminologie partagée afin que la signification des données soit transférée avec les données elles-mêmes.

    Les technologies telles que l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique permettent à la fois de créer une structure partagée entre les SI et de conférer aux données une signification compréhensible par plusieurs SI. Par exemple, les auteurs de l’article d’Hospital news indiquent qu’au Vancouver General Hospital ainsi qu’à l’université de Colombie-Britannique, des chercheurs ont mis en place un algorithme intelligent capable de trier automatiquement les données de radiographie au sein d’espaces de stockage structurés aux données accessibles et compréhensibles à la fois par les radiologues de l’hôpital et les étudiants ou chercheurs de l’université : il s’agit de collecter, de stocker puis de partager des données structurées et signifiantes entre plusieurs SI par le recours à des algorithmes intelligents.

    Structurer automatiquement les données

    Ces données peuvent d’abord être automatiquement hiérarchisées et « traduites » en fonction des personnes censées accéder à ces données, indique Cabot. Par exemple, les dossiers médicaux électroniques, alimentés par des données produites et traitées par divers SI, doivent pouvoir être comprises par les professionnels de santé comme par les patients : selon Cabot, des algorithmes intelligents permettent de rendre ces solutions plus « flexibles » et « user friendly », c’est-à-dire plus compréhensibles par les individus qui doivent pouvoir lire les données de santé.

    Ces données peuvent évidemment être automatiquement hiérarchisées lors de la collecte intelligente en fonction de ce que ces dernière sont censées montrer. Cabot donne l’exemple du stockage des éléments des comptes rendus cliniques et des courriers partagés par les professionnels de santé : les données réunies sur ces documents peuvent être structurées en fonction de ce que cherchent ces différents professionnels, de leurs hypothèses diagnostiques.

    Quand l’interopérabilité alimente des algorithmes intelligents

    L’interopérabilité pour augmenter l’efficience des algorithmes intelligents

    « Extraire des données à partir de différents SI et dépasser les frontières entre institutions de santé est crucial pour alimenter les algorithmes intelligents avec un maximum des données et utiliser ces derniers à leurs pleines capacités », expliquent les auteurs de l’article paru dans Nature.

    Les analyses proposées par ces algorithmes dans le domaine de la santé sont en effet souvent fondées sur des informations émises par les médecins généralistes, les laboratoires d’analyses médicales, les examens complémentaires prescrits par divers spécialistes, voire également sur des données de santé produites par des applications mobiles. De nouvelles disciplines telles que la médecine prédictive ou la pharmacogénomique demandent également d’échanger des données entre de nombreux SI et systèmes de santé, et ce parfois à l’échelle internationale.

    Atteindre un certain niveau d’interopérabilité permettrait donc aux professionnels de la santé d’utiliser des algorithmes fiables capables de les aider à établir des diagnostics, à élaborer des prescriptions adaptées ou réaliser certains gestes (chirurgie, radiologie interventionnelle, etc.) et ainsi de mettre en œuvre une nouvelle médecine de précision et data-driven.

    É viter d’enseigner des erreurs aux algorithmes d’apprentissage automatique

    Plus qu’à alimenter efficacement les solutions d’intelligence artificielle, l’interopérabilité servirait également à s’assurer de la pertinence des informations fournies aux algorithmes d’apprentissage automatique précisément dans le cadre de cet apprentissage automatique : l’interopérabilité permettrait de réduire les erreurs d’enseignement dans le cadre du machine learning.

    « Un algorithme d’intelligence artificielle par exemple programmé pour identifier des patients diabétiques à partir de données non structurées pourrait sélectionner des patients non diabétiques mais simplement présentant des antécédents familiaux de diabète », explique l’article de Nature.

    Ce genre d’erreurs étant difficile à repérer et à corriger, il est donc primordial que les algorithmes intelligents utilisés en santé puissent disposer pour leurs calculs et leur apprentissage automatique de données solides, clairement structurées et non ambigües, c’est-à-dire interopérables.

    Exemples de synergies entre algorithmes intelligents et interopérabilité

    Parce que la question de la symbiose entre IA et interopérabilité peut sembler abstraite, la plupart des documents traitant de ce thème proposent de nombreux exemples illustrant les apports de cette synergie technologique au domaine de la santé.

    Health and Tech Intelligence a retenu quelques exemples.

    Intégrer les données  en conditions de vie réelle

    De plus en plus de patients utilisent de plus en plus de dispositifs mobiles connectés à même de produire des données de santé non à l’hôpital mais dans l’environnement de vie réel du patient. Si ces données pourront dans le futur être recueillies et structurées au sein de divers SI au bénéfice du patient dans le cadre de ses prises en charge de santé, ces dernières pourront également être exploitées par les chercheurs. Ces derniers devront alors traiter une quantité phénoménale de données produites par des dispositifs fabriqués dans divers pays : ils devront atteindre un niveau d’intéropérabilité très avancé afin d’exploiter les données de vie réelle d’un maximum d’individus anonymisés.

    Améliorer la digitalisation des dossiers médicaux

    On l’a dit, des algorithmes intelligents permettent de poursuivre la digitalisation des dossiers médicaux et de rendre ces derniers de plus en plus interopérables et adaptés aux utilisateurs amenés à accéder aux données. A terme, ces derniers devraient pouvoir intégrer automatiquement des données produites par tout SI clinique ou par toute application mobile de santé. Ainsi pleinement interopérables, ces dossiers médicaux pourront être adjoints d’autres algorithmes qui proposeront alors non plus simplement de hiérarchiser les données mais bien de les analyser, de les traiter, de formuler des alertes, des recommandations, etc.

    Mettre en oeuvre la médecine prédictive

    Alimenter des algorithmes intelligents avec des données provenant de sources variées pourrait permettre d’identifier les patients à risque de pathologies notamment chroniques avant que celles-ci se déclarent ou passent à un stade avancé.

    Améliorer la qualité des prises en charges

    « En pratique, l’une des plates-formes numériques disponibles, stocke et analyse 15 pétaoctets de données de patients provenant de 390 millions d’études d’imagerie, de dossiers médicaux et de données de patients, ce qui permet d’ajouter jusqu’à un pétaoctet de nouvelles données chaque mois », indique Hospital news. Ces données ne peuvent pas toutes être manuellement hiérarchisées et analysées par l’Homme. Aussi, un niveau d’interopérabilité suffisant atteint notamment grâce à l’IA et qui alimenterait en retour d’autres algorithmes intelligents permettrait d’utiliser ces données de façon optimale, d’établir des diagnostics plus sûrs et des plans de traitement plus adaptés dans le cadre d’une médecine véritablement fondée sur les preuves.

  • Tour de France e-santé IDF : Agnès Buzyn lance une campagne de cybersécurité des structures de santé

    Sensibiliser et informer sur les risques numériques en santé : tel est l’objectif de la première campagne nationale de cybersécurité lancée à destination des établissements de santé par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn, en ouverture de l’étape Île-de-France du Tour de France de la e-santé (Asip), ce 28 novembre 2019.

    « La sécurisation des systèmes d’information numériques est aujourd’hui devenue un enjeu crucial, commente la ministre. Elle concerne à la fois la protection de notre vie privée, celle des activités économiques de notre pays, de ses infrastructures critiques ou encore de sa souveraineté et constitue un des piliers de notre virage numérique. »

    L’objectif de la campagne est de mobiliser l’ensemble de l’écosystème de la e-santé « pour accéder collectivement à un niveau supérieur de vigilance et d’entraide en matière de cybersécurité », l’idée étant que chacun prenne conscience « qu’il joue un rôle fondamental dans la sécurité à l’échelle de tout le système ».

    Concernant l’espace numérique de santé (ENS), Agnès Buzyn indique que le dossier sera accessible au patient à partir de 2022.

    Nicolas Revel, directeur général de la Cnam, annonce de son côté (table ronde) que les professionnels de santé seront accompagnés pour le déploiement du numérique en santé, le sujet de la formation étant l’une des préoccupations centrale des acteurs. À propos de la messagerie sécurisée de santé (MSS), il note une progression vis-à-vis de l’adhésion : 6 % de professionnels de santé non médicaux utilisaient une MSS il y a 2 ans, contre 40 % actuellement ; côté médecins, on passe de 45 % à 75 % avec Apicrypt, à partir du moment où le dispositif a été inclus dans les modalités de rémunération.

  • TakeCareShow 2020, journée nationale sur la e-santé : le 10 octobre à Reims (inscriptions ouvertes)

    La 3ème édition du TakeCareShow, journée nationale de la e-santé organisée par Innovhealth et Hélium, aura lieu le 10 octobre 2020 au Centre des congrès de Reims.

    Le TakeCareShow a pour objectif de rassembler l’ensemble des professionnels de la santé et de la e-santé (hôpitaux, assurances, mutuelles, fabriquant d’objets connectés, acteurs de la silver économie, etc.), qui présenteront les dernières technologies développées au niveau mondial.

    La journée est rythmée par des conférences, des débats et des tables rondes portant sur la santé de demain à échelle internationale. Pour l’édition 2020, un espace salon sera mis en place pour proposer aux professionnels et au grand public de découvrir les dernières innovations du secteur.

    Le programme détaillé de l’événement sera dévoilé ultérieurement. Les inscriptions, gratuites, sont d’ores et déjà ouvertes. Elles sont à réaliser en ligne en suivant ce lien.

  • Le Cnop en faveur d’un DP accessible aux patients : une consultation publique prévue en 2020

    « Nous nous mobiliserons [pour que le dossier pharmaceutique (DP)] trouve pleinement sa place dans l’espace numérique personnel de santé », notamment pour le rendre « accessible directement par les patients ». C’est ce qu’annonce Carine Wolf-Thal, présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (Cnop), intervenue à l’occasion de la Journée de l’Ordre le 25 novembre 2019 à la Maison de la Chimie à Paris. Elle fait part de son ambition de « lancer un prototype » ainsi qu’une consultation du grand public et des associations de patients sur ce sujet « dès le 1er semestre 2020 ».

    Carine Wolf-Thal s’est « réjouie » de voir le DP et les pharmaciens « en bonne place dans la feuille de route du gouvernement » sur les ruptures d’approvisionnement, avec la reconnaissance du DP-Ruptures comme « outil central » pour « améliorer les échanges d’informations entre les différents acteurs de la chaine ».

    Alors que le DP continue à se développer avec « plus de 38 millions de patients » concernés, « la prochaine évolution souhaitable » serait selon elle de le rendre « obligatoire dans les établissements de santé comme il l’est à l’officine » afin de renforcer la continuité des soins ville-hôpital.

    « Pleinement impliqué dans la transformation numérique du système de santé », le Cnop attend les textes d’application sur le Health data hub afin de déterminer comment les pharmaciens « pourront s’y inscrire ». Il plaide parallèlement pour « une mise en œuvre rapide de la prescription électronique ».

    Les multiples usages du dossier pharmaceutique (DP)

    Les premières officines seront connectées d’ici la fin 2019

    La mise en place de la sérialisation, issue d’une directive européenne visant à lutter contre les médicaments falsifiés, « représente un véritable défi [pour] l’ensemble des acteurs de la chaîne » du médicament, qui « se sont pleinement mobilisés » : l’Ordre des pharmaciens annonce que « dans la foulée des établissements de santé, les premières officines seront connectées d’ici à la fin de l’année ». Ce processus permettra au dossier pharmaceutique (DP) de démontrer son utilité selon l’organisation car il rendra possible la « pseudonymisation » et la sécurisation des données collectées grâce la mise à disposition en officine d’un connecteur.

    L’accès et les fonctionnalités du DP prochainement élargis

    Carine Wolf-Thal rappelle que le DP verra « prochainement » élargis « son accès et ses fonctionnalités » conformément à la loi santé avec « l’enregistrement des dispositifs médicaux implantables » par les professionnels de santé et la possibilité offerte aux biologistes médicaux d’y avoir accès.

    La présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (Cnop) relève que la fonction retraits-rappels du DP « se développe également », avec le blocage de la dispensation, objet d’un engagement pris par l’Ordre en janvier 2018 au moment du retrait de produits de nutrition infantile de marque Lactalis. Elle ajoute que le DP permet également à l’Ordre de fournir régulièrement aux autorités des études sanitaires, qui sont de « véritables outils d’aide à la décision » selon elle.

    Interprofessionnalité, décloisonnement, portail internet

    « Prendre le virage de l’interprofessionnalité »

    Carine Wolf-Thal estime que les nouvelles missions dévolues aux pharmaciens « ne pourront être déployées que dans un cadre d’exercice coordonné ». Estimant que c’est au sein des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) qu’ils pourront « pleinement les mettre en œuvre », elle les appelle à « prendre le virage de l’interprofessionnalité ».

    Un appel à un « rapprochement entre pharmaciens » 

    La présidente appelle parallèlement à un « rapprochement entre pharmaciens » dans le cadre du décloisonnement ville-hôpital, « autre axe de progression majeur en matière de coopération » : il s’agit de « garantir la continuité du parcours de soins des patients et la sécurité de leur prise en charge médicamenteuse (…) dans un contexte de vieillissement de la population et [de] recours accentué à l’ambulatoire », explique-t-elle.

    Bientôt de nouveaux services personnalisés en ligne via un portail dédié proposés aux pharmaciens

    Carine Wolf-Thal annonce enfin que le Cnop proposerait prochainement aux pharmaciens « de nouveaux services personnalisés en ligne via un portail dédié ». Celui-ci leur permettra de « consulter les données relatives à leur inscription au tableau » de l’Ordre et de « faire tout type de démarches auprès de leur section ».

  • SNP

    Soins non programmés

  • PDSA

    Permanence des soins ambulatoires

  • SAS : la CN-URPS-ML propose 1 filière dédiée à la médecine de ville par un numéro d’appel spécifique

    « Créer une filière de prise en charge (PEC) par la médecine de ville des SNP/PDSA identifiée par un numéro d’appel dédié, le 116 117, et en informer massivement la population » : c’est l’une des 8 propositions émises par la Conférence nationale des URPS Médecins libéraux (CN-URPS-ML), en réponse à l’engorgement des urgences et au plan national établi par le ministère des Solidarités et de la Santé.

    Avec cette suggestion, la CN-URPS-ML réagit à l’une des propositions présentées par Agnès Buzyn en septembre 2019, qui est de « mettre en place dans tous les territoires un service distant universel pour répondre à toute heure à la demande de soins des Français : un « service d’accès aux soins » (SAS).

    Les présidents des URPS-ML jugent l’idée louable mais estime « impératif » d’instaurer « d’indispensables garde-fous compte tenu des volumes d’appels que la mise à disposition d’un SAS pourrait entraîner ». En outre, ils estiment que la mise en œuvre du dispositif tel qu’il est envisagé par le ministère risque « de créer, après l’engorgement des urgences, l’engorgement des SAS avec le risque supplémentaire que cette nouvelle organisation des SAS absorbe à elle seule les 340 millions d’euros du budget total alloué« .

    En résumé, la CN-URPS-ML suggère de mettre en place pour le SAS :
    • une filière dédiée à la médecine de ville par un numéro d’appel spécifique directement accessible par la population ;
    • des assistants de régulation médicaux (ARM) dédiés à ce numéro ;
    • une régulation médicale libérale de ces appels, pouvant notamment s’organiser en régulation délocalisée ;
    • une gouvernance de ce SAS par une cogestion paritaire (ville/établissement hospitalier) ;
    • une campagne pédagogique sur le bon usage de ce service qui rappelle que le médecin traitant doit être le premier sollicité.

    SAS : la CN-URPS-ML estime nécessaire d’instaurer des « garde-fous »

    « Créer une filière de prise en charge (PEC) par la médecine de ville des SNP/PDSA identifiée par un numéro d’appel dédié, le 116 117, et en informer massivement la population » : il s’agit de la proposition n°1 de la CN-URPS-ML, émise en réaction à la volonté du ministère de mettre en place un  service d’accès aux soins (SAS).

    Les présidents des URPS-ML adhèrent à la mesure mais estiment nécessaire d’instaurer des « garde-fous ».

    Créer une filière spécifique « médecine de ville »

    Selon eux, « l’appel d’air généré par ce SAS (ouverture du service à toute demande de soins, y compris les demandes de rendez-vous des patients auprès des médecins traitants, des spécialistes…) rend incontournable la nécessité de créer une filière spécifique « médecine de ville », sauf à noyer les urgences vitales qui nécessitent une réponse immédiate au milieu d’un afflux massif d’appels des patients et à ajouter ainsi une couche supplémentaire au « mille-feuille » déjà existant. »

    Un coût qui risque d’être « exorbitant »

    Le coût de l’organisation de ce SAS « sera exorbitant », juge la CN-URPS-ML, si « on crée un numéro unique, avec un décroché par un premier assistant de régulation médicale (ARM) qui dispatche vers le service jugé adéquat en fonction du type d’appel, que l’appel est ensuite décroché à son tour par l’ARM dudit service avant transfert au régulateur hospitalier et/ou libéral ».

    « Il le sera d’autant plus que pour garantir un décroché immédiat permanent sur les appels relevant d’une détresse vitale, l’organisation du numéro unique devra être calquée en permanence sur celle des pics d’activité », complète-t-elle.

    Le risque, selon les présidents des URPS-ML, est d’aboutir à un « engorgement des SAS » et que cette nouvelle organisation « absorbe à elle seule les 340 millions d’euros du budget total alloué ».

    La visite « oubliée » par le ministère dans les réponses apportées

    Dans le plan de refondation des urgences présentée par Agnès Buzyn, il est indiqué que parmi les réponses apportées figurent « un conseil médical et paramédical, une prise de rendez-vous pour une consultation avec un médecin généraliste dans les 24 h, une téléconsultation ou une orientation vers un service d’urgences ou de recevoir une ambulance » (dossier de presse).

    « Elle oublie ainsi de citer la visite en méconnaissant la réalité de terrain que les médecins régulateurs ont à traiter ainsi que les consultations chez les spécialistes », note la CN-URPS-ML.

    La problématique des CPTS

    Les présidents des URPS-ML reviennent également sur une autre précision du plan national : « Ce service devra être territorial et piloté de concert par les acteurs hospitaliers des Samu et les professionnels libéraux des CPTS (…) ».

    Le déploiement des CPTS est en cours, rappelle la CN-URPS-ML, et a pour objectif de couvrir l’ensemble du territoire d’ici à 2022, « ce qui est loin d’être gagné », commente l’organisation.

    Elle note surtout une « certaine redondance » avec le SAS puisque l’un des missions socles des CPTS est de mettre en place sur leurs territoires respectifs une organisation collective garantissant une réponse au demande de soins non programmés. « Il faudra en conséquence s’assurer à ne pas rajouter une nouvelle couche au mille-feuille », notent les présidents des URPS-ML.

    Ils ajoutent par ailleurs qu’il ne s’agit que de l’une des missions socles : « Tout projet de CPTS devra prendre des engagements sur l’ensemble des missions socles. Il sera donc impératif de trouver un cadre plus souple pour permettre aux territoires qui ne sont pas encore en capacité de se projeter sur un projet abouti de CPTS, de pouvoir se structurer pour la prise en charge des soins non programmés, tout en bénéficiant de financements ad hoc. »

    Ainsi, les CPTS, « dans leur forme actuelle et à court terme », ne peuvent pas selon le syndicat constituer l’unique réponse organisationnelle. Il note de plus qu’il faut également prendre en compte que, « parmi les outils et les éléments nécessaires à l’organisation d’une réponse aux SNP, certains peuvent être mutualisés sur plusieurs CPTS ».

    Selon la CNURPS-ML, « chaque territoire doit en conséquence pouvoir développer de façon souple, desorganisations qui tiendront compte à la fois :

    • de la démographie du territoire ;
    • de l’offre, qu’elle soit en zone rurale ou urbaine avec les associations locales de permanence des soins – sans oublier d’y associer SOS Médecin – qui contribuent largement, notamment en zone urbaine, à la réponse aux SNP et à la PDSA ».

    Les 8 propositions des URPS-ML pour réduire l’engorgement des urgences

    • Propositions des présidents des URPS-ML réunis au sein de la Conférence nationale URPS-ML.

    Proposition n°1 : créer une filière de prise en charge (PEC) par la médecine de ville des SNP/PDSA identifiée par un numéro d’appel dédié : le 116 117 et en informer massivement la population ;

    proposition n°2 : s’appuyer impérativement sur une régulation médicale libérale des appels qui permet l’évaluation du degré d’urgence ;

    proposition n°3 : déployer la possibilité de recours aux téléconsultations et/ou télé-expertises afin d’élargir le panel des offres de PEC des SNP par la médecine de ville ;

    proposition n°4 : mettre en place un dispositif d’admission hospitalière réservé aux médecins libéraux ;

    proposition n°5 : s’appuyer sur les organisations « d’amont » mises en place par la médecine de ville ;

    proposition n°6 : faire évoluer les modes de rémunération des médecins libéraux pour contribuer efficacement au désengorgement des urgences ;

    proposition n°7 : élargir les horaires de PDSA au samedi matin ;

    proposition n°8 : attribuer une compensation financière aux hôpitaux, lorsque leurs services d’urgences s’efforcent de réorienter vers la ville les patients ne nécessitant qu’une consultation simple.

  • Israël : le Centre Sheba intègre la réalité virtuelle dans tous ses départements avec XRHealth

    XRHealth (ex VRHealth), société basée aux États-Unis et en Israël spécialisée dans les applications thérapeutiques de la réalité virtuelle (RV), et le Centre médical Sheba (Sheba Medical Center, Israël) signent un partenariat dans l’optique de faire de l’établissement israélien le premier hôpital entièrement basé sur la RV en intégrant la technologie de XRHealth dans chaque département du centre. L’objectif de Sheba est de devenir, à terme, le plus grand centre médical connecté au monde.

    L’établissement est guidé par le nouveau centre d’innovation de Sheba, appelée « ARC » (pour « accélérer le processus », « repenser les soins » et « collaborer avec des partenaires clés de la santé à travers le monde »). Dans le cadre de cette stratégie, le centre va utiliser la plateforme de réalité virtuelle de XRHealth, notamment dans le champ de la thérapie cognitive et physique et le soulagement des douleurs.

    « Avec XRHealth, le Centre médical Sheba pourra fournir des soins de meilleure qualité, ciblés et personnalisés pour nos patients », commente le Pr Amitai Ziv, directeur du Centre de rééducation de Sheba.

    Une plateforme de réalité virtuelle utilisant l’IA pour analyser les données patients

    Le produit principal de XRHealth est la plateforme VRHealth. Proposée aux établissements de soins, elle fournit des applications médicales de la réalité virtuelle : diverses solutions à distance sont proposées, comme des services de rééducation, d’évaluation cognitive et de gestion de la douleur.

    La solution collecte et examine les données de santé des utilisateurs par le biais d’algorithmes d’intelligence artificielle (IA) pour fournir des analyses avancées en temps réel à l’équipe médicale.

    Un suivi à distance possible

    Les plateformes VRHealth, basée sur la réalité virtuelle (RV/VR), et ARHealth, basée sur la réalité augmentée (RA/AR), permettent ainsi aux professionnels de santé d’accéder aux données de leurs patients en temps réel pour suivre leur rééducation, sur place et à distance.

    Fondé en 2016, XRHealth travaille avec plusieurs prestataires de soins, hôpitaux et centres de rééducation de renommée mondiale aux États-Unis. Le siège de la société est à Boston (États-Unis) et en Israël.

    Sheba : une stratégie de transformation centrée sur les nouvelles technologies

    Le Centre médical Sheba est soutenu en France par la Fondation alliance Sheba Telhashomer (FAST), sous l’égide de la Fondation du judaïsme français. En mars 2019, il a été classé par le magazine Newsweek au rang de 10ème meilleur hôpital du monde.

    L’établissement est en train de transformer stratégiquement l’hôpital pour en faire un centre d’innovation et de technologie avancée, son objectif étant de devenir à terme le plus grand centre médical connecté du monde.

    Les objectifs du centre sont les suivants :

    • être un centre médical sans frontière dédié à fournir des soins de qualité, axé sur la compassion des patients, sans discrimination et sans distinction de couleur, de croyance ou de nationalité ;
    • être un acteur majeur de la recherche médico-scientifique collaborant à l’échelle internationale avec des industries et des établissements universitaires pour développer de nouveaux médicaments, traitements et technologies ;
    • être un centre mondial d’éducation médicale qui accompagne et encourage la prochaine génération de dirigeants médicaux à relever les défis de demain ;
    • attirer et soutenir des médecins et autres professionnels de santé hautement qualifiés possédant les meilleures compétences ;
    • développer des partenariats avec les donateurs et les investisseurs intéressés par des projets innovants.