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  • GAFA : Washington juge discriminatoire la taxe sur les services numériques et menace de représailles

    La taxe française sur les services numériques créée par la loi du 24 juillet 2019 « établit une discrimination à l’encontre des sociétés numériques américaines, telles que Google, Apple, Facebook et Amazon ». C’est la conclusion de l’enquête du représentant américain au Commerce, Robert Lightizer, selon un communiqué publié le 2 décembre 2019. Il juge cette taxe « incompatible avec les principes fiscaux en vigueur », en raison « de sa rétroactivité, de son application au chiffre d’affaires plutôt qu’au résultat, de sa portée extraterritoriale et de son objectif de pénaliser certaines sociétés de technologie américaines ».

    Les services de Robert Lightizer annoncent que « les États-Unis vont prendre des mesures » conte les régimes fiscaux applicables au secteur numérique qui  « établissent une discrimination ou imposent une charge excessive aux entreprises américaines », dont la taxe française mais aussi celles prévues « en Autriche, en Italie et en Turquie ». Il agite la menace de « droits de douane additionnels pouvant aller jusqu’à 100 % sur certains produits français », à hauteur de 2,4 milliards de dollars (environ 2,16 Mds€).

    « Ces sanctions sont inacceptables. Si les États-Unis devaient persister [il y aura] une réaction européenne », annonce en réaction le ministre de l’Économie français Bruno Le Maire ce 3 décembre lors des questions au gouvernement. « Si jamais, précisément, il n’y a pas d’accord possible au niveau de l’OCDE, cela va, à ce moment-là, redescendre au niveau européen, et je défendrai cette position », déclare de son côté le Français Thierry Breton, commissaire européen au Marché intérieur, chargé du Numérique (source : BFM TV, le 2 décembre). 

    La « taxe GAFA » promulguée en juillet prévoit de compenser les pratiques d’optimisation fiscales imputées aux géants du numérique en imposant leur chiffre d’affaires à hauteur de 3 % dès lors qu’il dépasse 25 millions d’euros.

    Taxe sur les services numériques: les arguments des autorités américaines

    La taxe sur les services numériques « est discriminatoire » vis-à-vis des sociétés américaines, affirme le représentant américain au Commerce dans son rapport. Il cite en appui à cette accusation plusieurs déclarations de Bruno Le Maire et de Mounir Mahjoubi, évoquant les GAFAM et déclarant que les start-ups françaises ne sont pas concernées.

    Il souligne parallèlement dans ce rapport que la taxe cible des secteurs dans lesquels les sociétés américaines dominent le marché français (publicité sur internet, interfaces numériques, etc.), et que les seuils de chiffre d’affaires dans ces secteurs précis qui conditionnent le déclenchement de la taxe (25 millions d’euros en France, 750 millions d’euros au niveau mondial) ciblent également les sociétés d’outre-Atlantique et exemptent des groupes français comme Orange ou Havas.

    « Les justifications données par le gouvernement français pour cette taxe ne sont pas convaincantes », estime le représentant américain au Commerce en conclusion de son rapport. Il cite plusieurs rapports selon lesquels les sociétés qui y seraient soumises ne sont pas moins taxées que les sociétés qui y échapperaient, en termes de taux effectif d’imposition. Il estime en outre que les utilisateurs des plateformes ne créent pas de valeur pour ces sociétés  « d’une façon unique et significative ».

  • NASH

    Non Alcoolic Steato Hepatitis

  • Congrès télémédecine (SFSD) : les ARS apportent soutien, formation et financement aux télépraticiens

    Le Grand Est compte 23 000 médecins inscrits a l’Ordre et 600 télémédecins, soit 2,6 % des praticiens : il n’y a « pas de grand soir de la télémédecine [mais] une tendance » qui se profile, avec une progression moyenne de 10 % par mois, un engouement fort des généralistes, et une mobilisation importante des patients. C’est ce que déclare Laurent Dal Mas, directeur de la qualité, de la performance et de l’innovation de l’ARS Grand Est, intervenu le 3 décembre 2019 lors de la table ronde « La pratique actuelle de la télémédecine dans nos régions : le regard des ARS », organisée dans le cadre du Congrès de la Société française de santé digitale (SFSD).

    « On compte 13 000 actes de télémédecine en Grand Est facturés à l’Assurance maladie entre le 1er janvier 2019 et la fin du mois d’octobre, dont plus de la moitié (6 900) sont des téléconsultations », rapporte-t-il, soulignant que « 20 % des généralistes et 65 % des nouveaux arrivants se déclarent prêts à utiliser des solutions de télémédecine ». Le rôle de l’ARS Grand Est a consisté à mettre en place avec l’Assurance maladie et le Grades Pulsy « un guichet intégré télémédecine territorialisé », chargé notamment d’« expliciter les aides à l’investissement » disponibles, de « répertorier les professionnels et les établissements pratiquant la télémédecine » ainsi que les solutions disponibles et de former les professionnels.

    En dehors de l’ARS Grand Est, un focus a été réalisé sur 4 autres régions :
    Normandie : l’accompagnement à la téléconsultation est « historiquement centré sur les résidents en Ehpad », avec aujourd’hui quelque 160 établissements équipés, soit la moitié des Ehpad de la région ;
    Bourgogne-Franche-Comté : un déploiement en 3 phases a été opéré, d’abord dans les maisons de santé et les cabinets libéraux, puis dans les Ehpad (100 nouvelles structures vont être équipées) et enfin dans le secteur du handicap en 2020 ;
    Nouvelle-Aquitaine : des projets sont portés par les structures de soins primaires en ZIP (Zone d’intervention prioritaire) ou ZAC (Zones d’action complémentaire), auxquels l’ARS apporte un accompagnement territorial dans le cadre du plan régional d’accès aux soins ;
    Hauts-de-France : l’ARS souligne l’importance de la formation des infirmières au maniement des instruments de la télémédecine et de la formation à la téléexpertise (juridique, financière, opérationnelle et technique).

    Normandie : une stratégie Ehpad et l’expérience de St-Georges-de-Rouelley

    En l’absence de stratégie régionale « clairement affirmée », l’ARS Normandie s’assigne notamment un « travail de cartographie de l’offre » de télémédecine et de lancement d’appels à projets. Yann Lequet, directeur de la direction de l’Appui à la performance de l’ARS, explique que l’accompagnement à la téléconsultation dans cette région est « historiquement centré sur les résidents en Ehpad », avec aujourd’hui quelque 160 établissements désormais équipés, soit la moitié des Ehpad de la région.

    Yann Lequet détaille une expérience menée depuis 1 an dans la commune de St-Georges-de-Rouelley (Manche), qui n’a « plus de médecin ». Il s’agit de faire réaliser des actes médicaux à distance par des professionnels de santé du territoire pour des patients sans médecin traitant, ou qui « ne peuvent obtenir de rendez- vous dans un délai compatible avec leur état de santé » : un point de téléconsultation avec des infirmiers libéraux rémunérés de façon dérogatoire en attente de l’application de l’avenant n° 6 à la convention infirmière.

    L’ARS a apporté un soutien à l’amorçage grâce au FIR 2018-2019 et a aidé à la coordination de ce projet : 132 actes ont été effectués en 11 mois.

    C’est là un exemple concret de l’application de la Charte régionale sur le déploiement de la télémédecine signée le 8 juillet 2019 par l’ARS avec l’URPS ML, la Région Normandie, les Départements, la Préfecture de Région, la fédération des URPS, les fédérations hospitalières, les ordres professionnels, l’Assurance maladie et la MSA ainsi que les Universités.

    Bourgogne-Franche-Comté : un déploiement en 3 phases

    En Bourgogne-Franche-Comté, l’ARS s’assigne l’objectif de « déployer un maximum de points d’accès à la télémédecine (via la plateforme régionale), au plus proche des patients ». C’est ce qu’affirme Olivier Obrecht, directeur général adjoint de l’agence, qui décrit un plan triennal de déploiement en 3 phases : d’abord dans les maisons de santé et les cabinets libéraux, puis dans les Ehpad (100 nouvelles structures vont être équipées) et enfin dans le secteur du handicap en 2020.

    La Bourgogne et la Franche-Comté étaient déjà pionnières en la matière dès avant leur fusion, étant des régions vastes et peu peuplées, avec quelque 1 327 médecins en activité dont 400 ont plus de 60 ans. La téléconsultation présente l’avantage de réduire les temps de transport nécessaires, dans une région où le premier généraliste est souvent à 30 ou 40 kilomètres du lieu de résidence du patient.

    Se multiplient les « zones de déprise » dans lesquelles l’ensemble du tissu économique est en diminution, du fait que l’activité ne fixe plus la population, avec des problèmes d’accès au haut débit, alors que la téléconsultation nécessite au moins l’accès à la 2G.  La télé-expertise se développe car elle peut être pratiquée en mode asynchrone, ce qui est moins exigeant en réseau. Comme la formation est un « enjeu clé », le Grades forme les professionnels en se déplaçant sur site.

    Nouvelle-Aquitaine : le soutien aux structures locales

    Christian Caubet, directeur de projet au sein du Grades de Nouvelle-Aquitaine, le GIP Esea (E-santé en action) et Mélanie Volpato-Coilier, chargée de mission à l’ARS Nouvelle-Aquitaine, donnent plusieurs exemples de projets portés par les structures de soins primaires en ZIP (Zone d’intervention prioritaire) ou ZAC (Zones d’action complémentaire), auxquels l’ARS apporte un accompagnement territorial dans le cadre du plan régional d’accès aux soins : GCSMS, ESP, MSP, CDS, GHT, CPTS.

    Hauts-de-France : l’importance de la formation

    Ronan Rouquet, responsable du service SI de santé à l’ARS Hauts-de-France, souligne l’importance de la formation des infirmières au maniement des instruments de la télémédecine, et de la formation à la téléexpertise (juridique, financière, opérationnelle et technique).

    Il évoque la difficulté de la mise en place organisationnelle, pour une pratique qui nécessite la 4G a minima, et l’acquisition de matériel biomédical.

    Ronan Rouquet signale le « cas d’usage identifié » de la vidéotransmission entre deux infirmières, qui ne relève pas de l’avenant conventionnel. Ceci contribue à expliquer que l’ARS cible sa stratégie sur les différents cas d’usage pour un déploiement en 2020.

  • Deeplink lève 5,2 M€ pour accélérer le déploiement de ses plateformes, notamment en téléradiologie

    Deeplink Medical, une start-up française qui développe des plateformes numériques pour les professionnels de santé, lève 5,2 millions d’euros auprès d’un pool d’investisseurs composé de radiologues et des fondateurs de la société (3 millions d’euros) ainsi que de Bpifrance, de la BNP et de la Banque populaire (2,2 millions d’euros). L’entreprise avait déjà levé 1 million d’euros en seed en 2017 auprès du fonds lyonnais Simba Santé.

    Fondé en 2014 à Lyon par Charles Journé (président) et Hugues Lajoie (directeur général), Deeplink Medical développe des solutions logicielles en médecine et télémédecine pour les professionnels de santé. Figurent notamment parmi ses produits la plateforme de téléradiologie Itis et sa déclinaison Mirio, dédiée au suivi en oncologie et à l’évaluation des tumeurs solides en routine et essais cliniques.

    Avec cette opération, la société envisage d’accélérer le déploiement de ses solutions et de développer leurs fonctionnalités mais aussi de renforcer l’équipe de l’entreprise, composée actuellement d’une quarantaine de personnes.

    Des radiologues participent au tour de table

    • Dans le cadre de cette opération, 70 radiologues français ont réuni 2,44 millions d’euros en soutien aux 7 fondateurs de la société lyonnaise, dont le Dr Charles Journé et Hugues Lajoie, qui complètent le tour à hauteur de 3 millions d’euros.
    • Une aide de Bpifrance et des prêts de la BNP et de la Banque populaire portent la levée à 5,2 millions d’euros.

    Deeplink Medical souhaite décliner Itis dans chaque filière de santé

    1 plateforme phare et 1 déclinaison lancée :

    • Itis est une application conçue pour améliorer la prise en charge des patients en téléradiologie.
      • La solution est actuellement utilisée dans plus de 70 établissements hospitaliers : d’ici à la fin 2019, elle devrait avoir investi 80 établissements hospitaliers, publics et privés, en France.

    L’objectif premier de Deeplink est d’accélérer le déploiement de la plateforme historique, Itis. Hugues Lajoie note que la société a été retenue en janvier 2019 par le Resah avec son partenaire Imadis pour le marché de l’urgence (source : Les Échos). La start-up est aussi référencée par l’URPS médecins libéraux Nouvelle-Aquitaine et le GIP Esea pour l’organisation régionale de la téléradiologie.

    • Mirio est utilisé dans le cadre d’essais cliniques afin :
      • d’accélérer le recrutement des patients ;
      • d’apporter une maîtrise des risques de recrutement et une augmentation du nombre de patients évaluables ;
      • de gérer des essais cliniques multicentriques ;
      • de produire des données structurées à des fins de recherche et d’évaluation.

    L’équipe de R&D de Deeplink (budget 2020 : 2,5 millions) travaille sur la déclinaison de la solution dans chaque filière de santé. Parmi ces nouvelles versions figure la plateforme Mirio, testée pendant 6 mois au Centre de lutte contre le cancer (CLCC) Léon Bérard à Lyon avant d’être lancée début 2019.

    « Nous possédons une masse de données structurées qui intéressent des spécialistes de l’IA au niveau mondial »

    Côté intelligence artificielle (IA), les outils de Deeplink comme l’assistant intelligence – dont les algorithmes posent diverses questions pour contextualiser, par exemple, une demande d’examen – ne touchent pas directement les patients.

    IA : des modules spécifiques en téléradiologie et en oncologie vont être finalisés en 2020

    « Nous allons leur développer des modules spécifiques en téléradiologie et en oncologie qui seront finalisés au premier semestre 2020, indique Hugues Lajoie (source : Les Échos). L’enjeu de la standardisation de la donnée médicale devient majeur. Nous possédons une masse de données structurées qui intéressent des spécialistes de l’IA au niveau mondial, notamment au Japon. »

  • Congrès télémédecine (SFSD) : une journée de formation pour tous les PS prévue fin janvier 2020 (ANS)

    « Il y a encore beaucoup de pédagogie à donner« , note Jacques Lucas, président de la future Agence du numérique en santé (ANS, actuelle Asip Santé). Intervenu lors du Congrès de la Société française de santé digitale (SFSD), qui se tient les 3 et 4 décembre 2019 à Paris, l’ancien président du Cnom annonce qu’une journée de formation dédiée à tous les professionnels de santé, « et non pas seulement les libéraux », sera organisée « vraisemblablement vers la fin janvier 2020 » sur la pratique de la télémédecine. La question de la formation des praticiens fait en effet partie des préoccupations centrales des acteurs au sujet de la télémédecine, une problématique qui ressort d’ailleurs régulièrement des échanges menés dans le cadre du Tour de France de la e-santé (Asip).

    • La session du congrès portant sur les organisations territoriales, Jacques Lucas rappelle que, dans le cadre des dérogations à l’avenant n°6, il serait possible de faire appel à des plateformes territoriales de télémédecine dans le cas où il n’y a pas de médecins à disposition dans une zone donnée. « Pour cela, vous devez avoir dans chaque CPTS les équipements nécessaires, note-t-il. Il existe alors les forfaits structures de l’Assurance maladie mais ce modèle n’est pas stable car les CPTS sont à géométrie variable, leurs besoins dépendent de leur extension. » Le président de l’ANS estime donc que des ajustements sont encore à réaliser sur ce point mais reste positif, constatant que, depuis 10 ans, « les mentalités ont changé [et] qu’il y a un alignement des planètes qui rendent les choses plus réalisables ».

    La Cnam insiste de son côté sur le fait d’être « attachée à la notion de territorialité ». « Dans le contexte du développement de l’exercice coordonné, des CPTS et des professions en pratique avancée, nous allons être amenés à reprendre le modèle de la télémédecine avec un engagement territorial« , indique Delphine Champetier, directrice de l’offre de soins au sein de la Caisse. Elle ajoute, de manière générale, que l’adhésion à la téléconsultation est en bonne progression depuis l’entrée de l’acte dans le droit commun : 65 000 actes remboursés en 1 an (NB : le PLFSS 2018 visait 500 000 actes dès 2019) et, depuis septembre, environ 3 500 téléconsultations en moyenne chaque semaine. « On ressent une forme d’appétence et de décollage », souligne Delphine Champetier.

    • En complément, Yann-Mael Le Douarin, conseiller médical télémédecine à la DGOS, fait un point sur le programme Etapes, dont le premier cahier des charges a été publié en 2016 et le premier patient engagé en 2018. « On constate une belle dynamique depuis : les professionnels de santé et industriels sont motivés et les patients sont en demande », commente-t-il. Conscient que l’enjeu ici est de savoir quel sera l’ »après Etapes », il rappelle que le programme prendra officiellement fin le 31 décembre 2021. « Y aura-t-il une généralisation des pratiques ? Et de quelle manière ? Des réflexions sont menées collectivement pour déterminer le point de sortie du dispositif et tirer des enseignement de ces évaluations, le but étant que, d’ici à fin 2021, nous parvenions à trouver le bon modèle, sur la base d’une coopération entre acteurs et d’une coordination ».
     
    À NOTER : La convention constitutive de la future ANS a été signée le 2 décembre 2019, annonce Jacques Lucas. La nouvelle instance devrait être officiellement lancée début 2020.

  • Agfa-Gevaert en négociation avec Dedalus pour vendre (à 975 M€) une partie de son activité logiciels

    Le groupe Agfa-Gevaert, entreprise belge spécialiste de l’imagerie, entre en « négociation exclusive » avec l’éditeur de solutions de santé italien Dedalus Holding SpA pour la vente d’une partie de sa division Healthcare IT (l’Entité), centrée sur les logiciels de santé. Dans un communiqué publié le 2 décembre 2019, Agfa-Gevaert rappelle que son board a décidé en mai d’étudier la cession d’une partie d’Agfa HealthCare dans le cadre du processus de transformation du groupe.

    La transaction proposée est soumise aux consultations des salariés, aux approbations règlementaires et aux conditions de closing, indique la société. Dans le cas où les négociations déboucheraient sur une issue positive, l’opération sera finalisée au cours du deuxième trimestre de 2020, ajoute-t-elle.

    La partie de l’activité Healthcare IT concernée par cette vente est « l’Entité », qui comprend les activités « systèmes d’information hospitaliers (SIH) » et « parcours de soins (integrated care) », « ainsi que les activités Imaging IT dans la mesure où ces activités sont étroitement intégrées avec les activités SIH », précise Agfa. C’est le cas pour la France, la région DACH (Allemagne, Autriche et Suisse) et le Brésil.

    Si les négociations en cours aboutissent à un accord, Dedalus Holding ferait l’acquisition totale (100 %) de l’Entité pour une valeur d’entreprise de 975 millions d’euros, « sous réserve des ajustements de capital circulant et de dette », note Agfa. 

    À noter que Dedalus a acquis au cours de l’été l’intégralité des actions de Web100T (développe des solutions progicielles), sur la base d’une valeur d’entreprise de 26 000 000 euros, ainsi que 60 % de Softech Engineering, un éditeur de logiciels de santé basée à Boulogne.

    « Une nouvelle étape de notre processus de transformation » (Agfa)

    « La vente de l’Entité, qui représente un chiffre d’affaires (CA) annuel de 260 millions d’euros*, va représenter une nouvelle étape de notre processus de transformation, commente Christian Reinaudo, P.-D.G. du groupe Agfa-Gevaert. C’est une étape importante et nous croyons que sous l’actionnariat de Dedalus Holding SpA, l’Entité va continuer de se développer en un acteur majeur pan-européen sur le marché de l’informatique de santé. »

    * À titre de comparaison, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 2,25 milliards d’euros en 2018.

    De son côté, Dedalus affiche plus de 130 millions d’euros de chiffre d’affaires en Italie, plus de 60 millions d’euros en France et plus de 210 millions d’euros dans le monde. Il s’agit de l’un des principaux acteurs mondiaux du secteur IT en santé. L’entreprise exploite plus précisément la couverture fonctionnelle des besoins en TIC des systèmes de santé.

    Agfa HealthCare va se concentrer sur les solutions IT en Imagerie

    « Les activités restant chez Agfa HealthCare vont se concentrer sur les solutions IT en imagerie, indique le responsable, poursuivant une stratégie de valeur ajoutée pour ses clients, grâce notamment à son vaisseau amiral Entreprise Imaging. Notre intention est de faire croitre le CA et en même temps faire progresser l’EBITDA de son niveau actuel à un pourcentage à 2 chiffres du CA. »

  • PathAI, nouveau fournisseur d’IA pour la recherche en pathologie des laboratoires pharmaceutiques

    Les récents partenariats entre laboratoires pharmaceutiques et start-ups marquent une évolution des tendances dans la recherche et le développement : recourir à des fournisseurs permet aux industriels de renforcer leurs capacités de recherche et de développement clinique. Parmi ces industriels figurent PathAI (États-Unis), un fournisseur de solutions basées sur intelligence artificielle (IA) pour la recherche en pathologie des laboratoires pharmaceutiques, qui émerge sur le marché.

    Fondée en 2016, la société s’est déjà rapprochée d’entreprises pharmaceutiques américaines :

    Bristol-Myers Squibb (BMS) et le Fonds mondial d’innovation pour la santé Merck, filiale de Merck & Co basée à Kenilworth, dans le New Jersey, financent PathAI à hauteur de 75 millions de dollars (environ 67,67 millions d’euros). Ils rejoignent ainsi d’autres investisseurs comme LabCorp, General Catalyst et General Atlantic, qui ont mené le tour dans son ensemble.

    Gilead Sciences collabore de son côté avec PathAI dans le domaine du traitement de la NASH ou stéatose hépatique non alcoolique.

    BMS et Merck soutiennent PathAI pour aider les pathologistes à poser des diagnostics rapides et précis

    • Enjeu: BMS, Merck et d’autres partenaires stratégiques prennent conscience qu’il est important de disposer des données les plus pertinentes possibles pour continuer à progresser dans le domaine en évolution rapide de l’immuno-oncologie, permettant ainsi d’accélérer les traitements nouveaux et améliorés pour les patients.
    • Objectif : aider les pathologistes à poser des diagnostics rapides et précis.
    • Contexte : les pathologistes, qui analysent des échantillons de tissus vivant (branche de la biologie appelée « histologie ») pour diagnostiquer une maladie, ont historiquement analysé ces échantillons manuellement. Plusieurs études montrent qu’après avoir formé un modèle avec plus de 250 000 annotations fournies par des pathologistes à l’aide de la plateforme de recherche PathAI, les performances analytiques des algorithmes font consensus pour les 5 pathologistes évaluateurs.

    Gilead collabore avec PathAI pour améliorer la compréhension de la NASH via IA

    • Enjeux :
      • mieux caractériser la NASH qui a des formes diverses ;
      • adresser la meilleure thérapie possible pour impacter la progression de la maladie ;
      • analyser plus rigoureusement la réponse au traitement ;
      • explorer des solutions novatrices pour des patients présentant une fibrose avancée due à la NASH.
    • Objectif : recourir à des outils d’IA pour l’évaluation de l’histologie du foie et contribuer aux travaux de Gilead pour améliorer la compréhension de la NASH.
    • Le contexte : la plateforme de recherche PathAI a évalué des biopsies après un « entraînement » sur plus de 68 000 annotations de 75 pathologistes certifiés. Il s’avère que les modèles de machine learning (apprentissage automatique) et le consensus de lectures des pathologistes indépendants présentent une haute cohérence pour les paramètres histologiques essentiels de la NASH. Ces résultats soulignent le potentiel de l’apprentissage automatique pour caractériser les patients cirrhotiques au-delà de la détermination histologique classique du stade de la maladie. 

    Cette technologie prometteuse développée par PathAI devrait permettre aux laboratoires pharmaceutiques d’assurer des progrès scientifiques et thérapeutiques continus aux patients dans divers aires thérapeutiques.

     

  • IA et santé : une vision « décalée » des patients et des professionnels de santé (étude Ipsos/MACSF)

    « Les professionnels de santé et les patients ont une vision décalée sur l’intelligence artificielle (IA) et la santé de demain », observe la MACSF sur la base d’une étude commandée à Ipsos. La mutuelle d’assurance spécialiste des professionnels de santé relève que « les patients surestiment l’usage actuel de l’IA dans les pratiques médicales », tandis que les professionnels de santé (PS) « sous-estiment l’importance que les patients accordent à la sécurité de leurs données personnelles ».

    Enseignements clés de l’enquête :

    • Près de la moitié des personnes interrogées (45 %) déclarent penser que l’imagerie médicale automatisée est utilisée souvent par les professionnels de santé, alors que ces derniers ne sont que 4 % à déclarer avoir utilisé cette technologie. 18 % des patients croient également que les algorithmes d’aide à la décision sont « souvent » utilisés dans le domaine de la santé, alors que seuls 5 % des professionnels déclarent les avoir utilisés.

    • 39% des patients estiment que les consultations de demain « seront réalisées en majorité à distance » (contre 22 % des PS – mais 42 % des pharmaciens) et 27 % qu’elles seront effectuées « en majorité par des robots » (contre 14 % des PS – mais 23 % des pharmaciens).

    • En revanche, patients et professionnels « partagent la même crainte de déshumanisation de leurs relations dans l’avenir » : 47 % des patients et 34 % des professionnels de santé placent ce risque en tête des raisons pour lesquelles elles pourraient évoluer négativement.

    Le DMP, plus connu qu’utilisé

    Malgré les 69 % de notoriété du dossier médical partagé (DMP), seuls 32 % des patients déclarent en avoir ouvert un, et seuls 16 % des professionnels de santé (PS) l’ont déjà utilisé (37 % des généralistes, 8 % des spécialistes et 36 % des pharmaciens).

    Les pharmaciens sont les pionniers de la promotion du DMP : 81 % d’entre eux l’ont évoqué devant un patient (dont 50 % « d’eux-mêmes »), contre 77 % des généralistes (15 % spontanément) et 30 % des spécialistes (8 % spontanément).

    Parallèlement, 64 % des PS estiment que le DMP est capable d’apporter « une optimisation de la prise en charge » (« sans aucun risque » pour 49 % d’entre eux), contre 44 % des patients.

    Les données, une préoccupation des patients méconnue des médecins

    94 % des patients déclarent que la sécurité de leurs données personnelles de santé est importante pour eux, (58 % la jugent « très importante »), alors que seuls 73 % des professionnels de santé estiment que les patients y accordent de l’importance, « soit un écart de 20 points », notent les auteurs de l’étude. En revanche, 88 % des pharmaciens sont conscients de cette préoccupation.

    Le recours à l’IA, un risque de « déshumanisation »

    Professionnels de santé et patients sont peu nombreux (17 %) à estimer que le recours à l’intelligence artificielle (IA) dans la santé ne comporte aucun risque. Ils expriment en chœur une crainte de déshumanisation de la relation (44 % des PS et 30 % des patients) mais restent cependant convaincus que le recours à l’IA dans la santé présente des bénéfices : professionnels (38 %) comme patients (36 %) citent en premier lieu « une meilleure fiabilité des soins ».

    Les GAFAM, un risque pour les données plus que pour le système de santé selon les sondés

    Le rôle des GAFAM dans la santé n’est connu que par un tiers du grand public (34 %), contre 64 % des professionnels (88 % des pharmaciens).

    Les PS sont 62 % à estimer que les investissements de ces groupes en santé n’apporteront aucun bénéfice, contre seulement 44 % des patients.

    Pour 48 % des professionnels de santé, le risque que posent les GAFAM réside dans la baisse de la sécurité des données personnelles : seuls 28 % des patients sont du même avis. Par ailleurs, seuls 16 % des patients comme des professionnels placent en tête des risques potentiels la remise en cause du système de santé français.

  • FCC

    Federal Communications Commission

  • BAA

    Business Associate’s Agreement