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  • L’application de gestion du diabète Accu-Chek SugarView (Roche) obtient le marquage CE

    L’application mobile Accu-Chek SugarView de Roche vient de recevoir le marquage CE. La solution détermine les taux de glycémie par le biais de photographies. L’utilisateur doit plus précisément prendre avec son smartphone 2 photos d’une bandelette de test pour qu’un algorithme lui indique son taux de glucose dans le sang, le tout sans avoir besoin d’un lecteur de glycémie.

    Accu-Chek SugarView a été créé pour aider les personnes non insulino-dépendantes atteintes de diabète de type 2 ou de pré-diabète dans la gestion de leur maladie entre 2 rendez-vous médicaux, en particulier dans les marchés émergents, où l’accès aux soins est souvent limité, précise Roche dans un communiqué publié le 10 décembre 2019.

    Cette approbation réglementaire européenne ouvre la voie au lancement de la solution en Europe et sur d’autres marchés étrangers pour lesquels un marquage CE est nécessaire.

    Désormais officiellement classée comme dispositif médical de diagnostic in vitro (DM DIV), l’application sera tout d’abord rendu largement accessible par Roche sur certains modèles de smartphones via un téléchargement disponible sur Google Play Store.

    Le diabète de type 2 est la forme la plus courante de diabète : il représente environ 90 % de tous les cas de diabète, indique Roche.

    Une application pour accompagner les patients

    L’application Accu-Chek SugarView détermine la plage de glycémie à l’aide de la bandelette de test Accu-Chek Active et de 2 photos prises sur la bandelette avec un appareil photo pour smartphone. L’utilisateur est guidé étape par étape tout au long du processus de test.

    Des conseils délivrés à l’utilisateur en fonction des résultats

    Un algorithme analyse l’image et établit le résultat en le classant dans une des catégories de la solution, allant de « faible » à « très élevé ». Sur la base de ces résultats, il combine la plage de glycémie avec des informations de base indiquant à l’utilisateur comment il doit réagir, en lui recommandant par exemple de faire de l’exercice ou en lui donnant des indications sur son alimentation.

  • Alexa : Privacy International « s’alarme » des conditions consenties par le NHS à Amazon

    L’accord entre le National Health Service (UK) et Amazon conclu en juillet 2019 « semble clairement autoriser [le groupe américain] à utiliser les informations fournies sur le site web du NHS à des fins diverses[, incluant] la publicité ou le marketing ». C’est ce qu’affirme l’ONG Privacy International dans un rapport publié le 6 décembre 2019, après avoir obtenu la publication du contrat entre Amazon et le ministère de la Santé britannique par requête FOI (Freedom Of Information).

    Ce dernier a été présenté comme permettant aux patients d’interroger le site web du National  Health Service sur leurs symptômes via le système de commande vocale Alexa d’Amazon, au lieu d’avoir recours au service téléphonique. L’ONG relève que le contrat met à disposition d’Amazon « toutes les informations sur la santé » que contient le site, « y compris, sans s’y limiter, les symptômes, les causes et les définitions », tandis que l’entreprise américaine ne fait pour sa part « aucune promesse » en retour au NHS, si ce n’est celle de créditer l’information qui lui provient. Le contrat ne garantit pas non plus que l’information diffusée via Alexa proviendra bien du NHS : lors d’un test, les auteurs du rapport se sont vu donner par Alexa des informations provenant non pas du HS mais de la Mayo Clinic.

    Privacy International souligne en outre que plusieurs parties de la version du contrat qui lui a été transmise sont caviardées (supprimées, censurées), et que le NHS invoque en justification la nécessité de ne pas léser « l’intérêt commercial d’Amazon » : de fait, le contrat interdit au NHS de communiquer sur ce partenariat sans le consentement d’Amazon.

    Engagée en faveur d’« un monde où la technologie sert à autonomiser les services publics, et non à en tirer profit », l’ONG s’« alarme » des largesses consenties à un groupe déjà actif dans le domaine de la santé et « aux antécédents inquiétants en matière de respect de la vie privée ».

  • Congrès de psychiatrie (FHP) : Sibius décroche le prix « start-up » pour sa plateforme basée sur IA

    La start-up Sibius remporte le prix « start-up » organisé par la FHP-Psychiatrie à l’occasion du Congrès français de psychiatrie, qui s’est tenu à Nice du 4 au 7 décembre 2019. La jeune société développe une plateforme numérique de diagnostic et de suivi des troubles du neurodéveloppement de l’enfant et de l’adulte, en s’appuyant sur un système basée sur intelligence artificielle (IA). Dans le cadre de ce concours, elle décroche une dotation de 1 000 euros.

    « Alors que la France est au quatrième rang des pays de l’OCDE pour le nombre de psychiatres par habitant mais que de nombreux postes de praticiens restent vacants, le congrès propose une réflexion globale sur les difficultés actuelles du secteur et les décisions à prendre pour y remédier, contextualise la FHP. La branche psychiatrie de la fédération a lancé en 2017 un prix « start-up » pour valoriser l’innovation, en récompensant le projet d’une jeune société innovante en santé mentale.

    Sibius est une spin-off d’une unité du CNRS spécialisée dans les sciences, incubée par l’accélérateur Pulsalys (Villeurbanne, région lyonnaise). Sa solution sera présentée lors d’un conseil d’administration de la FHP-Psychiatrie. Elle fera l’objet d’une communication à destination des 175 établissements psychiatriques adhérents. 

    Les deux autres finalistes était :
    • Expert-i-mental : plateforme conçue pour créer du lien entre les personnes atteintes de troubles bipolaires, leurs proches et les professionnels de santé ;
    • PsyApps : développe des applications facilitant le suivi psychologique des patients.

    Le jury était composé des professionnels de santé suivants :

    • Dr Olivier Drevon, président de la FHP-Psychiatrie ;
    • Pr Michel Benoit, PU-PH, CHU Nice ;
    • Dr David Renaud, Centre mémoire de ressources et de recherche, CHU Nice ;
    • Jérôme Gomes, groupe Korian, administrateur FHP-Psychiatrie ;
    • Radu Iuga, Association fédérative française desétudiants en psychiatrie (AFFEP).

    Objectif de Sibius : « devenir le premier marqueur neurocognitif »

    Spin-off d’une unité du CNRS spécialisée dans les sciences, Sibius a été créé en 2019 et est incubé par l’accélérateur Pulsalys (Villeurbanne, région lyonnaise). La start-up développe une application basée sur l’intelligence artificielle (IA) pour améliorer la prise en charge des troubles neurocognitifs (autisme, troubles DYS, maladie d’Alzheimer, commotion cérébrale…), du dépistage jusqu’au suivi, en passant par l’accompagnement et la rééducation.

    Mesure indirecte de l’attention visuelle et exploration tactile d’une image

    Pour mieux détecter les troubles, la solution est centrée sur « la mesure indirecte de l’attention visuelle et l’exploration tactile d’une image », explique Sibius dans un communiqué. Pour ce faire, elle fonctionne sous la forme d’un jeu d’exploration d’images, qui analyse les mouvements oculaires du patient en temps réel.

    Le système d’IA permet d’identifier un éventuel trouble neurocognitif et de déterminer son origine (autisme, maladie d’Alzheimer, commotion cérébrale…).

    « Aider les professionnels à donner un avis clinique en pratique médicale courante »

    Actuellement, il n’existe pas de « marqueur objectif et simple pour mesurer le fonctionnement neurocognitif en pratique médicale courante comme peut le faire un thermomètre pour la fièvre ou le tensiomètre pour l’hypertension », note la start-up. Son objectif est ainsi de « devenir le premier marqueur neurocognitif pour aider les professionnels à donner un avis clinique en pratique médicale courante ».

    « Par exemple concernant l’autisme, en Europe, 4 ans d’errance et d’incertitude séparent le moment où les parents se rendent compte du premier signe d’alerte et le diagnostic officiel posé par un centre expert. En cause, le manque de marqueur simple pour accélérer la prise de décision », commente Guillaume Bezie, P.-D.G. de Sibius.

    L’application de Sibius vise à permettre aux professionnels de santé de confirmer leur jugement clinique, d’orienter au plus vite le patient vers une prise en charge adaptée et d’obtenir un diagnostic officiel.

  • DATA – Congrès d’audiologie : les dispositifs et objets connectés pour le handicap auditif

    À l’occasion du 15e congrès de la Société française d’audiologie, qui se tient du 13 au 14 décembre 2019 à Lyon, et du déploiement du reste à charge zéro pour les lunettes ainsi que les prothèses dentaires et auditives, Health & Tech Intelligence propose un zoom sur les dispositifs innovants développées pour venir en aide aux personnes atteintes d’un handicap auditif (fonctionnement, prix, site web) : appli pouvant retranscrire les sons en SMS ou plateforme de télé-audiologie (AudioPro Connect), appareil auditif connecté (Opn d’Oticon), application pour faciliter l’accès à plusieurs méthodes de traitement des acouphènes (Diapason de Immersive therapy), etc.

    Dans notre précédent indicateur figurait la solution Unitact de Novitact. En 2018, la société située à Lacroix Saint-Ouen (Oise, Hauts-de-France) a été déclarée en liquidation judiciaire par le tribunal de Tribunal de commerce De Compiègne. L’entreprise proposait Unitact, un bracelet vibrant connecté destiné à simplifier le quotidien des personnes sourdes ou malentendantes en leur adressant des informations essentielles. Le porteur de l’objet pouvait recevoir des messages spécifiques grâce à des vibrations d’intensités différentes et de durées variables pour se réveiller le matin, attirer l’attention, maintenir le contact ou signaler sa présence.

    À noter que de nouvelles mesures réglementaires ont récemment été mis en place dans le champ de l’audition :

    d’ici 2021, dans le cadre du plan gouvernemental « 100 % santé », ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn, les Français bénéficieront d’un reste à charge zéro pour un ensemble de soins optiques, dentaires et auditifs ;
    • la ministre a indiqué en juillet 2019 devant la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale que 15 000 personnes avaient déjà profité de la mesure en audioprothèses au premier trimestre de l’année. Depuis le le 1er janvier 2019, les équipements concernés par le reste à charge zéro sont :
    – soumis à un prix limite de vente ;
    – davantage remboursés par la Sécurité sociale ;
    • selon Agnès Buzyn, les tarifs des audioprothèses concernées par le plan « 100 % santé » ont diminué de 200 euros par oreille.

    Le tableau présentant les dispositifs et objets connectés pour le handicap auditif disponibles en France est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • Concilio, lauréat du grand prix mondial de la télémédecine pour sa conciergerie médicale en ligne

    Florian Reinaud, médecin co-fondateur et P.-D.G. de Concilio, décroche le « grand prix » et le trophée « autonomie et solidarités mondial » dans le cadre du prix mondial de la télémédecine. Ces récompenses lui ont été remises le 5 décembre 2019 par le Pr Emmanuel-Alain Cabanis, président de l’Académie nationale de médecine, et Ghislaine Alajouanine, présidente de l’Académie francophone de télémédecine et e-santé.
    La cérémonie a eu lieu à l’occasion du premier anniversaire de l’Académie francophone de télémédecine et de e-santé. Cette organisation créée en décembre 2018 rassemble 30 membres fondateurs français et étrangers.  

    Concilio, service de conciergerie médicale créé en 2015 par le Dr Florian Reinaud et l’entrepreneur Georges Aoun, revendique la place de « pionnier de l’accompagnement santé personnalisé », avec une plateforme réunissant « téléconsultation et service de recommandation de médecins avec prise de rendez-vous physique ». La solution couvre plus de 5000 pathologies.

  • Éthique & IA en santé : la déclaration de Montréal, un « modèle de base » (C. Régis, univ. de Montréal)

    « La déclaration de Montréal pour un développement responsable de l’intelligence artificielle (IA) [adoptée en décembre 2018] peut servir de modèle de base [pour] le développement d’un droit international public relatif à l’IA ». C’est ce qu’affirme la juriste Catherine Régis (université de Montréal), titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la culture collaborative en droit et politiques de la santé, invitée le 6 décembre 2019 à l’occasion des « Entretiens » organisés par l’Institut droit et santé de l’université Paris Descartes. Co-directrice du hub santé – politiques, organisations et droit (H-POD), elle a donné une conférence sur le thème « perspective internationale sur la régulation de l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé ».

    La professeure de droit a détaillé la genèse de cette charte adoptée en décembre 2018 pour laquelle 500 experts ont été consultés, avec le souci de « trouver un équilibre entre le juridique et le sociotechnique » pour éviter le « gel paradigmatique ».

    Interrogée sur le caractère non contraignant de la déclaration, Catherine Régis appelle de ses vœux une « cristallisation normative » qui aboutirait à une « juridicisation » du texte. Elle souligne que l’éthique permet de trouver un moyen entre la « logique ex post », dans laquelle le droit doit suivre la marche de la science – au risque que science et technique deviennent normatives, et qu’il devienne difficile pour le droit de la freiner – et la « logique ex ante », dans laquelle la communauté scientifique évalue ses options en fonction des paramètres juridiques, au risque de limiter l’innovation.

    Déclaration de Montréal : 10 principes

    La déclaration de Montréal sur les systèmes d’intelligence artificielle (SIA) repose sur 10 principes fondateurs :

    Principe de bien-être

    Le développement et l’utilisation des systèmes d’intelligence artificielle doivent permettre d’accroître le bien-être de tous les êtres sensibles.

    Principe de respect d l’autonomie

    Les SIA doivent être développés et utilisés dans le respect de l’autonomie des personnes et dans le but d’accroître le contrôle des individus sur leur vie et leur environnement.

    Principe de protection de l’intimité et de la vie privée

    La vie privée et l’intimité doivent être protégées de l’intrusion de SIA et de systèmes d’acquisition et d’archivage des données personnelles (SAAD).

    Principe de solidarité

    Le développement de SIA doit être compatible avec le maintien de liens de solidarité entre les personnes et les générations.

    Principe de participation démocratique

    Les SIA doivent satisfaire les critères d’intelligibilité, de justiciabilité et d’accessibilité, et doivent pouvoir être soumis à un examen, un débat et un contrôle démocratiques.

    Principe d’équité

    Le développement et l’utilisation des SIA doivent contribuer à la réalisation d’une société juste et équitable.

    Principe d’inclusion de la diversité

    Le développement et l’utilisation des SIA doivent être compatibles avec le maintien de la diversité sociale et culturelle et ne doivent pas restreindre l’éventail des choix de vie et des expériences personnelles.

    Principe de prudence

    Toutes les personnes impliquées dans le développement des SIA doivent faire preuve de prudence en anticipant autant que possible les conséquences néfastes de l’utilisation des SIA et en prenant des mesures appropriées pour les éviter.

    Principe de responsabilité

    Le développement et l’utilisation des SIA ne doivent pas contribuer à une déresponsabilisation des êtres humains quand une décision doit être prise.

    Principe de développement soutenable

    Le développement et l’utilisation des SIA doivent se réaliser de manière à assurer une soutenabilité écologique forte de la planète.

  • HBDC

    High Burden Developing Country (pays en développement fortement touchés)

  • OPM

    Out Patient Market

  • Accélérer l’innovation scientifique, l’une des 4 priorités stratégiques de Sanofi (Paul Hudson)

    Accélérer l’innovation scientifique, recentrer le portefeuille, accroître l’efficacité opérationnelle et repenser les manières de travailler. Il s’agit des 4 grandes priorités stratégiques de Sanofi, présentées ce 10 décembre 2019 à des représentants de la communauté financière par les membres du comité exécutif et Paul Hudson, le nouveau directeur général du groupe pharmaceutique, qui a succédé en septembre à Olivier Brandicourt. L’objectif central du nouveau patron est de « dynamiser l’innovation et la croissance de l’entreprise », indique cette dernière dans un communiqué.

    • Principaux leviers de croissance : Dupixent (dupilumab), traitement biologique systémique dans la dermatite atopique, et les vaccins ;
    • intensifier les efforts de R&D sur 6 médicaments ayant le potentiel de transformer la prise en charge des patients ;
    • améliorer l’efficacité opérationnelle pour financer la croissance et renforcer la marge opérationnelle des activités ;
    • aligner l’organisation pour soutenir la nouvelle stratégie : mise en place de 3 entités principales (médecine de spécialités, vaccins et médecine générale) et d’une entité « Santé Grand public » autonome.

    Dans le cadre de cette nouvelle stratégie, Sanofi a annoncé l’acquisition de la société californienne de biotechnologie Synthorx pour 2,5 milliards de dollars (2,26 Mds €), afin de « renforcer son portefeuille dans les domaines de l’immuno-oncologie ». Paul Hudson indique par ailleurs la réduction des investissements dans Onduo, une joint-venture créée avec Google pour le développement de produits innovants dans le diabète.

    « Nous nous engageons dans un nouveau cycle avec le développement de solutions innovantes »

    « Notre nouvelle stratégie donne à Sanofi les moyens d’accomplir des avancées majeures qui répondront aux besoins essentiels des patients, grâce à nos médicaments les plus prometteurs. Nous allons appuyer nos efforts sur une recherche scientifique de premier plan, des priorités clairement définies et surtout, une volonté de résultats, commente Paul Hudson. Sanofi s’est illustré en transformant la pratique de la médecine dans le traitement du diabète et des maladies cardiovasculaires. Aujourd’hui, nous nous engageons dans un nouveau cycle avec le développement de solutions innovantes qui ont le potentiel de changer la vie des patients. Je suis convaincu que nous serons bien placés pour délivrer de la croissance et créer de la valeur pour nos actionnaires sur le long terme, en faisant de nos innovations des médicaments aptes à transformer la vie des patients. »

    « Se concentrer sur la croissance »

    • Dupixent (dupilumab) : Sanofi anticipe une forte croissance de Dupixent et se fixe pour objectif de réaliser en rythme de croisière de plus de 10 milliards d’euros de ventes pour ce médicament.
    • Vaccins : entre 2018 et 2025, les ventes nettes de vaccins devraient enregistrer une croissance à un chiffre à TCAC, situé « dans une fourchette moyenne à supérieure, grâce à des produits différenciés, à l’expansion du marché et à de nouveaux lancements ».
    • Portefeuille de développement : Sanofi a identifié 6 médicaments prioritaires ayant le potentiel de transformer la vie des patients.

    Une forte présence sur le marché chinois

    Les leviers additionnels de croissance de Sanofi incluent des traitements dans les domaines de l’oncologie, de l’hématologie, des maladies rares et de la neurologie ainsi qu’une forte présence sur le marché chinois. Le groupe a récemment renforcé sa présence sur le marché de la e-santé en Chine en signant des accords avec les géants chinois Ping An et Tencent.

    « Accélérer l’innovation scientifique »

    Sanofi développe 6 médicaments (Fitusiran, BIVV001, Venglustat, SERD (‘859), Nirsevimab et BTKi) qui ont le potentiel « de changer la donne thérapeutique dans des domaines où les besoins thérapeutiques non pourvus sont importants », indique le groupe.

    Acquisition de Synthorx

    L’entreprise a également annoncé le 9 décembre 2019 son intention d’acquérir l’entreprise californienne de biotechnologie Synthorx pour 2,5 milliards de dollars (2,26 Mds €). L’objectif est de « renforcer son portefeuille dans les domaines de l’immuno-oncologie, avec à la fois une plateforme technologique exclusive qui présente des synergies avec les plateformes thérapeutiques de Sanofi et un candidat-médicament principal en immuno-oncologie (THOR-707) à l’étude sur plusieurs types de tumeurs solides, en monothérapie ou en combinaison avec des inhibiteurs de checkpoint immunitaire et de futurs agents d’immunothérapie ».

    L’opération a été approuvée à l’unanimité par les conseils d’administration des deux entreprises.

    « Accroître l’efficacité opérationnelle »

    Sanofi prévoit une progression de sa marge opérationnelle des activités, qui devrait atteindre 30 % d’ici à 2022 et dépasser 32 % en 2025, précise le groupe.

    Des économies de 2 milliards d’euros attendues d’ici à 2022

    L’entreprise annonce également le déploiement de plusieurs initiatives de rationalisation de ses dépenses, qui devraient générer des économies de 2 milliards d’euros d’ici à 2022. Ces économies vont lui permettre :

    • d’investir dans ses principaux leviers de croissance ;
    • d’accélérer le développement de ses projets prioritaires ;
    • de dégager une marge opérationnelle des activités plus élevée.

    Ces économies seront principalement réalisées « en limitant les dépenses relatives aux activités dans lesquelles l’entreprise a décidé de se désengager, par des initiatives de dépenses raisonnées (Achats) et par l’amélioration de l’excellence opérationnelle de l’outil de production et de l’efficience de l’organisation », explique l’entreprise.

    Arrêt des activités de recherche dans le diabète et les maladies cardiovasculaires

    À propos du désengagement de certaines activités, Sanofi annonce l’arrêt des activités de recherche dans le diabète et les maladies cardiovasculaires et renonce au lancement de l’efpéglénatide (antidiabétique), un agoniste des récepteurs (GLP1-RA) en phase finale, à longue durée d’action.

    L’entreprise souhaite également optimiser son modèle commercial pour les maladies cardiovasculaires et la polyarthrite rhumatoïde et notamment procéder au réajustement des ressources dédiées à Praluent (alirocumab) et Kevzara (sarilumab).

    « Repenser les manières de travailler »

    Pour soutenir la stratégie de l’entreprise, Sanofi va être structurée en 3 grandes entités commerciales globales :

    • médecine de spécialités : immunologie, maladies rares, maladies hématologiques rares, neurologie et oncologie ;
    • vaccins ;
    • médecine générale : diabète, cardiovasculaire et produits établis.

    Elle annonce également la création une entité commerciale autonome dédiée à la santé grand public, dotée de fonctions de fabrication et R&D intégrées.

    « Notre objectif pour la santé grand public est de créer de la valeur en libérant l’énergie entrepreneuriale de cette entité, afin de la faire progresser plus vite que le marché à moyen terme, explique Paul Hudson. Nous pensons que la mise en place d’une organisation autonome et l’accélération du passage de Cialis et de Tamiflu sur le marché de l’automédication donneront à cette activité tous les moyens de réaliser cette ambition. »

    Allocation ciblée du capital

    • Objectif : augmenter d’environ 50 % son « Cash-Flow » libre d’ici à 2022, comparativement à une base ajustée de 4,1 milliards d’euros en 2018.

    La politique d’allocation du capital de Sanofi « restera ciblée et disciplinée ». Les liquidités dégagées par ses 3 principales entités commerciales et par l’entité autonome « Santé Grand Public », seront réparties comme suit, par ordre de priorité :

    • investissements dans la croissance organique ;
    • opérations de business development et de fusions et acquisitions centrées sur des opportunités ciblées à forte valeur ajoutée pour renforcer le leadership scientifique et commercial de l’entreprise dans ses principaux domaines thérapeutiques ;
    • augmentation du dividende ;
    • opérations de rachat d’actions visant à éviter la dilution.
  • Grève : les internes réclament une revalorisation des rémunérations et des mesures pour la formation

    Revaloriser les rémunérations et revoir les modalités de formation. Telles sont les revendications principales de l’Intersyndicale nationale des internes (Isni), qui appelle les internes en médecine à la grève illimitée à partir du 10 décembre 2019 pour dénoncer la « dégradation des soins », dans le contexte d’une crise de l’hôpital public, et en particulier des urgences, qui dure depuis plusieurs mois. Les internes de biologie médicale et de pharmacie (FNSIP-BM) se rallient au mouvement, soutenu par ailleurs par les syndicats de praticiens hospitaliers et de jeunes médecins (SNJMG).

    Selon les organisateurs, le taux de participation est d’environ 60 %, soit 16 000 internes sur 27 000. Les services hospitaliers risquent d’être sous tension puisque les internes grévistes ne peuvent être assignés qu’après l’ensemble des médecins séniors.

    Tout comme les collectifs (Inter-Urgences, Inter-Hôpitaux) et syndicats mobilisés depuis plusieurs semaines, l’Isni critique le plan « Investir pour l’hôpital » présenté en novembre par le gouvernement, qui prévoit notamment une rallonge budgétaire de 1,5 milliard d’euros sur 3 ans par rapport à ce que prévoyait la trajectoire initiale. Les opposants réclament, entre autres :
    • un doublement du budget dédié à la santé ;
    • la reprise intégrale de la dette des hôpitaux ;
    • de meilleures conditions de travail pour les professionnels de santé.

    L’Isni demande également la mise en place de « mesures d’urgence » propres au statut de praticien en formation des internes, qui travaillent « en moyenne 56 heures hebdomadaires », selon le président de l’intersyndicale Justin Breysse, soit au-delà des 48 heures réglementaires. L’organisation souhaite notamment :
    un décompte horaire et non en demi-journée du temps de travail permettant « un paiement des heures supplémentaires » ;
    • une revalorisation des indemnités de garde ;
    • un investissement de fonds publics dans la formation.

    À noter que le syndicat d’internes en médecine générale (Isnar-IMG) a annoncé le 9 décembre son intention de déposer un préavis de grève pour le 17 décembre 2019, journée d’action nationale retenue par les collectifs et syndicats hospitaliers. La précédente mobilisation, le 14 novembre, avait réuni plusieurs milliers de médecins et soignants dans toute la France.

    Grève des internes : récapitulatif des demandes de l’Isni

    Concernant la défense du système de santé, l’Insi réclame :

    • la suppression de l’article 3 du PLFSS, qui acte la non-compensation par le budget de l’État des mesures issues de la loi du 24 décembre 2018 portant mesures d’urgence économiques et sociales : selon l’intersyndicale, il s’agit d’ »un tournant historique, faisant supporter les mesures « gilets jaunes » par le déficit de la Sécurité sociale » ;
    • un Ondam minimum à 4,4 % : le PLFSS pour 2020 prévoit qu’il soit porté à 2,45 % ;
    • une reprise de la dette des hôpitaux par l’État et non par la Sécurité sociale.

    Concernant l’amélioration de notre statut de praticien en formation, l’Insi exige :

    • un décompte horaire du temps de travail des internes et un paiement des heures supplémentaires ;
    • une politique d’aide au logement indexée sur les prix de l’immobilier ;
    • une revalorisation des indemnités de gardes ;
    • l’investissement de fonds publics pour la formation des internes ;
    • le maintien des règles concernant l’obtention des licences de remplacement.

    L’intersyndicale refuse également la procédure qu’elle qualifie de « big matching » pour 2020 et demande que « la concertation aboutisse avant de mettre en péril l’avenir professionnel de [leurs] mandants ».