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  • Korian prend une participation de 70 % dans le capital de la société Omedys (télémédecine)

    Korian, groupe d’Ehpads et de cliniques SSR spécialisées, acquiert 70 % du capital d’Omedys, une société qui propose un service de télémédecine. Cette opération, annoncée par communiqué le 17 décembre 2019, va permettre de déployer des services de téléconsultation de proximité sur l’ensemble du territoire français à partir de 2020, indiquent les 2 entreprises. L’objectif est ainsi de répondre aux besoin des résidents et des équipes du réseau d’établissements de Korian mais aussi de contribuer à la continuité des soins dans les zones rurales (soutien aux médecins traitants).

    Depuis sa création en 2018 dans l’Aube, Omedys a permis la réalisation d’environ 3 000 téléconsultations programmées et non programmées dans la région Grand Est. Ces actes sont assurés par le biais de salles de téléconsultation connectées, conçues pour réaliser à distance des examens médicaux usuels et installées avec le soutien des collectivités locales.

    L’adossement à Korian va permettre à Omedys d’ouvrir d’ici 2021 4 nouveaux cabinets de consultation avec des médecins locaux, qui vont s’appuyer sur des réseaux de salles de téléconsultation et de télé-assistants, précise la société.

  • Étude : l’IA à même de rendre plus précise la prédiction du risque de cancer du sein (Radiology)

    Un type sophistiqué d’intelligence artificielle (IA) est parvenue à surpasser les modèles existants pour prédire quelles femmes courent un risque de cancer du sein. Selon une étude* publiée le 17 décembre 2019 dans la revue Radiology par des chercheurs du Karolinska Institute (Suède), le taux de faux négatifs était plus faible avec le réseau neuronal profond formé sur les images mammographiques. Un tel dispositif permettrait d’identifier les femmes qui bénéficieraient d’un dépistage supplémentaire par IRM.

    Cancer du sein : donner accès à l’IRM aux femmes les plus à risques 

    Les programmes de dépistage du cancer du sein reposant sur une double lecture de la mammographie font régulièrement l’objet de critiques. Elles viennent notamment du fait que leur approche universelle ne permet pas d’optimiser la détection du cancer au niveau individuel. Or, des travaux ont démontré que l’IRM aide à améliorer cette détection précoce. Cependant, cet examen entraîne des coûts plus élevés et plus de biopsies par cancer détecté. Par conséquent, il est important de pouvoir sélectionner les femmes qui devraient se voir proposer une IRM ou pour lesquelles le programme de dépistage devrait être adapté.

    Un réseau neuronal pour explorer les mammographies

    Reste donc à prédire les femmes les plus à risques de développer un cancer du sein. Mais la tâche est ardue. Les modèles de prédiction actuels reposent sur des informations recueillies par questionnaire, telles que les antécédents familiaux de cancer du sein, l’utilisation d’une hormonothérapie substitutive et l’âge au premier accouchement. Pourtant, l’un des facteurs de risque majeurs n’est autre que la densité mammographique. Si elle peut être évaluée visuellement par le radiologue, d’autres caractéristiques échappent à l’œil humain.

    L’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) pourrait éventuellement contourner ce dilemme. Des chercheurs suédois du Karolinska Institute ont développé un modèle de risque qui repose sur un réseau neuronal profond qui peut extraire de grandes quantités d’informations à partir d’images mammographiques. Il a été formé sur les mammographies réalisées à partir de cas diagnostiqués entre 2008 et 2012, puis étudié sur plus de 2 000 femmes âgées de 40 à 74 ans qui avaient subi une mammographie. Sur les 2 283 femmes de l’étude, 278 ont par la suite reçu un diagnostic de cancer du sein.

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 17 décembre 2019 dans la revue Radiology.

    Résultats : plus précis sur les cancers agressifs

    • Le score de risque élaboré grâce au deep learning (apprentissage profond) prédisait plus précisément quelles femmes étaient à risque de cancer du sein.
    • Le taux de faux négatifs établi grâce à l’IA était inférieur par rapport au système traditionnel, en particulier pour les cancers agressifs.
    • La zone dense était un prédicteur plus précis du futur cancer du sein que le pourcentage de densité.

    Prendre de cours les métastases

    « Dans l’ensemble, le réseau neuronal profond était meilleur que les modèles basés sur la densité, commente le Dr Karin Dembrower, principal auteur de l’étude. Et il n’avait pas le même biais que le modèle traditionnel. Sa précision prédictive n’a pas été affectée négativement par des sous-types de cancer plus agressifs. »

    Le réseau neuronal n’est pas encore prêt à être déployé en clinique ; il doit être formé sur d’autres cas de cancer provenant de plusieurs institutions.

    Cependant, les chercheurs estiment qu’il pourrait, à terme, favoriser la détection précoce des femmes les plus à risque et de les identifier avant que le cancer ne se métastase aux ganglions lymphatiques.

  • Analyse de données : la Croix-Rouge et la Fondation Roche lancent un AAP « Impact Data » (31/01/2020)

    21, l’accélérateur de la Croix-Rouge française, et la Fondation Roche lancent un appel à projets (AAP) intitulé « Impact Data ». L’objectif est de renforcer l’autonomie des personnes accompagnées par la Croix-Rouge française dans les domaines « séniors », « handicap », « santé » et « prévention » grâce à l’analyse des données de santé.

    Le programme accompagnera durant un an 2 structures externes proposant des applications capables de mettre les données au service des patients. Chaque projet testera des applicatifs sur un ou plusieurs établissements et améliorera son dispositif grâce aux retours des acteurs de terrain.

    Les lauréats disposeront des expertises métiers nécessaires à la conduite et au déploiement de leurs projets. Une fois le service ou produit finalisé à l’issue du programme, la Croix-Rouge française pourra le labelliser et le déployer dans son réseau d’établissements et de structures bénévoles.   

    Le financement pour mener l’expérimentation pourra aller jusqu’à 50 000 euros.

    Les candidatures doivent être transmises au plus tard le 31 janvier 2020 par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien.

    Critères d’éligibilité :

    • statut : être une personne morale (association loi 1901 ou entreprise SAS, SA, SARL, coopérative, auto-entrepreneur, etc.) ;
    • disponibilité : identifier un membre de l’organisation comme référent de l’accompagnement et assurer une disponibilité minimum de 20 % de son temps pour toute la durée de l’accompagnement ;
    • éthique : présenter un projet compatible avec les principes et valeurs de la Croix-Rouge française.

    Modalités du programme Impact Data

    Le programme entrepreneuriat propose :

    • la mise à disposition de deux experts métiers, issus de Roche et de la Croix-Rouge française ;
    • l’accès à un terrain d’expérimentation en conditions réelles, grâce aux 664 établissements sanitaires, de la Croix-Rouge française ;
    • un financement pour mener l’expérimentation pouvant aller jusqu’à 50 000 euros ;
    • 10 mois d’accompagnement par un coordinateur 21, expert en accompagnement de projets à impact social ;
    • un accès aux conseils de professionnels externes (juridique, finance) et à un corpus de formations (co-création, design, stratégie) ;
    • un poste de travail au sein de 21, l’accélérateur d’innovation cociale de la Croix-Rouge française, situé à Montrouge (Hauts-de-Seine) ;
    • des logiciels et des outils de gestion adaptés

    Calendrier :

    • appel à projets ouvert du 17 décembre 2019 au 31 janvier 2020 ;
    • sélection des 2 projets « Impact Data » le 28 février 2020 ;
    • début de l’accompagnement le  9 mars 2020.
  • H&T Summit 2019 : Lyfgen, MyPL et Digipharm lauréats du start-ups challenge

    Lyfegen, Digipharm et MyPL sont les 3 jeunes pousses sélectionnées pour participer au start-up challenge organisé par la société Care insight dans le cadre du Health & Tech Summit, qui se tient ce 18 décembre 2019 à Paris sur le thème « value for patients« . L’occasion pour elles de « pitcher » leurs solutions respectives à l’occasion d’une session dédiée.

    • Lyfegen (Suisse) : start-up internationale basée en Suisse et spécialisée dans les technologies de santé  visant à optimiser la création de valeur dans le secteur ;

    MyPL (France) : développe un dispositif médical innovant d’aide à la décision basée sur le partage de données entre les patients et les experts médicaux en oncologie ;

    Digipharm (Suisse) : a mis au point une plateforme basée sur la technologie de la blockchain afin d’optimiser les systèmes de tarification dans le secteur de la santé.

    Présentation des 3 start-ups :

  • Pilotage du numérique en santé : la stratégie de l’Allemagne

    Longuement freinée par les tensions entre innovations numériques et protection des données, l’Allemagne accélère sa feuille de route et devient pionnière dans le domaine de la e-santé.

    Le 7 novembre 2019, le Parlement a voté de nouvelles lois qui favorisent l’innovation numérique en Allemagne. À partir de 2020-2021, ces dernières auront un impact sur les 72 millions de citoyens membres de caisses publiques. Décryptage par Health & Tech Intelligence : 
    • les médecins pourront prescrire des applications mobiles médicales : ces applications devront faire leurs preuves auprès du BfArM (l’Institut fédéral du médicament et du dispositif médical), aussi bien en termes de sécurité que de fonctionnalités ;
    • autorisée depuis 2018, la téléconsultation sera désormais mise en avant : les professionnels de santé peuvent faire la promotion de leurs activités de télé-santé ;
    l’accès aux données de santé est facilitée pour la recherche : les assureurs publics seront obligés d’envoyer des informations anonymisées sur leurs membres (données démographiques et de santé) à une base de données centrale, gérée par le gouvernement. Sur demande, des organismes de recherche et universités pourront exploiter cette base ;
    • tous les assurés des caisses publiques auront accès à leur dossier médical électronique, d’ici janvier 2021 : elles feront alors concurrence à l’offre privée, déjà bien implantée, des assurances (TK-Safe, Vivy, AOK-Gesundheitsnetzwerk) ;
    • la communication dématérialisée avec le patient et les e-prescriptions sont autorisées ;
    • l’utilisation du réseau sécurisé de communication du Gematik sera obligatoire d’ici septembre 2020 pour les pharmacies, d’ici janvier 2021 pour professionnels de santé et hôpitaux ;
    • les assureurs permettront aux membres de s’inscrire en ligne ;
    • le gouvernement allemand prévoit 200 millions d’euros par an, sur quatre an, pour soutenir les projets d’innovation en santé.

    Infrastructure socle :

    La carte de santé électronique est le socle de la loi e-santé de l’Allemagne (2015). Elle permet le stockage et l’accès aux données d’un patient. 

    Le Gematik pilote un projet de centralisation du SI Santé, l’un des plus importants au monde. Il reliera 2,5 millions de professionnels de santé et détiendra les données de 70-80 millions de citoyens.

  • DATA – Pilotage du numérique en santé : la stratégie de l’Allemagne

    Longuement freinée par les tensions entre innovations numériques et protection des données, l’Allemagne accélère sa feuille de route et devient pionnière dans le domaine de la e-santé.

    Le 7 novembre 2019, le Parlement a voté de nouvelles lois qui favorisent l’innovation numérique en Allemagne. À partir de 2020-2021, ces dernières auront un impact sur les 72 millions de citoyens membres de caisses publiques. Décryptage par Health & Tech Intelligence : 
    • les médecins pourront prescrire des applications mobiles médicales : ces applications devront faire leurs preuves auprès du BfArM (l’Institut fédéral du médicament et du dispositif médical), aussi bien en termes de sécurité que de fonctionnalités ;
    • autorisée depuis 2018, la téléconsultation sera désormais mise en avant : les professionnels de santé peuvent faire la promotion de leurs activités de télé-santé ;
    l’accès aux données de santé est facilitée pour la recherche : les assureurs publics seront obligés d’envoyer des informations anonymisées sur leurs membres (données démographiques et de santé) à une base de données centrale, gérée par le gouvernement. Sur demande, des organismes de recherche et universités pourront exploiter cette base ;
    • tous les assurés des caisses publiques auront accès à leur dossier médical électronique, d’ici janvier 2021 : elles feront alors concurrence à l’offre privée, déjà bien implantée, des assurances (TK-Safe, Vivy, AOK-Gesundheitsnetzwerk) ;
    • la communication dématérialisée avec le patient et les e-prescriptions sont autorisées ;
    • l’utilisation du réseau sécurisé de communication du Gematik sera obligatoire d’ici septembre 2020 pour les pharmacies, d’ici janvier 2021 pour professionnels de santé et hôpitaux ;
    • les assureurs permettront aux membres de s’inscrire en ligne ;
    • le gouvernement allemand prévoit 200 millions d’euros par an, sur quatre an, pour soutenir les projets d’innovation en santé.

    Infrastructure socle :

    La carte de santé électronique est le socle de la loi e-santé de l’Allemagne (2015). Elle permet le stockage et l’accès aux données d’un patient. 

    Le Gematik pilote un projet de centralisation du SI Santé, l’un des plus importants au monde. Il reliera 2,5 millions de professionnels de santé et détiendra les données de 70-80 millions de citoyens.

    Le tableau présentant la stratégies e-santé de l’Allemagne est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • USA : le réseau Christiana Care s’allie à Medtronic pour déployer des projets de value-based care

    Le groupe américain Medtronic conclut un accord de 5 ans avec Christiana Care Health System, réseau d’établissements de soins privés à but non lucratif dans le Delaware (États-Unis), afin de déployer des initiatives de value-based health care (VBHC, soins basés sur la valeur). « Cette collaboration mettra en œuvre une nouvelle chaîne de valeur [basée sur] la co-innovation, le numérique et les données », précise un porte-parole de Christiana Care dans un communiqué daté du 16 décembre 2019.

    L’un des premiers projets devrait être centré sur la déficience respiratoire induite par les opioïdes (OIVI, pour Opioid-Induced Ventilatory Impairment), qui se produit lorsque les opioïdes prescrits contre la douleur inhibent la respiration du patient au risque de provoquer son arrêt complet. Medtronic et Christiana Care souhaitent normaliser un dispositif de surveillance capable d’identifier les patients recevant des opioïdes à haut risque d’OIVI et d’alerter l’équipe de soins en cas de signaux avant-coureurs. D’autres initiatives portées par les deux partenaires devraient concerner l’insuffisance cardiaque et au diabète.

  • Ping An et le réseau de soins thaïlandais BDMS lancent un service de téléconsultation pour 2ème avis

    Ping An Good Doctor (PAGD), la principale plateforme de santé numérique chinoise, lance un service de consultation vidéo avec Bangkok Dusit Medical Services (BDMS), le plus grand réseau de soins en Thaïlande. Le dispositif est le premier à être lancé conjointement par les deux entreprises après la signature d’un protocole d’accord en novembre 2018.

    Le service permettra aux utilisateurs chinois de Ping An Good Doctor de demander un deuxième avis médical via des consultations vidéo avec les meilleurs médecins de Thaïlande faisant partie du réseau BDMS, précisent les partenaires dans un communiqué publié le 16 décembre 2019. Avec cet outil, les patients chinois vont pouvoir bénéficier de consultations à distance en face à face avec des médecins de haut niveau du monde entier « dans le confort de leur domicile » et ainsi d’un « accès à des traitements plus diversifiés et plus complets », complètent les deux entreprises.

    Ping An Good Doctor multiplie les partenariats depuis plusieurs mois, aussi bien au niveau local qu’avec des sociétés étrangères, dans le but d’agrandir son réseau d’utilisateurs, qui sont actuellement autour de 100 millions.

    Faciliter l’accès aux médecins basés à l’étranger

    Les utilisateurs chinois peuvent d’ores et déjà acheter le nouveau service auprès de « médecins étrangers de premier plan » sur l’application mobile de Ping An Good Doctor (PAGD). Ils ont ainsi la possibilité de prendre rendez-vous avec les médecins du Bangkok Dusit Medical Services (BDMS) et d’obtenir des conseils d’experts médicaux grâce à la fonction de consultation vidéo. Les praticiens peuvent étudier en détail les antécédents médicaux des patients avant les consultations et leur fournir des avis écrits sur le traitement ciblé en fonction de ces antécédents.

    Les grands groupes médicaux en Thaïlande, représentés par BDMS, ont réalisé « des progrès médicaux remarquables dans le traitement du cancer et des maladies cardiovasculaires », notent les deux partenaires (communiqué).

    Le lancement de ce service médical permet aux patients chinois de disposer de nouveaux choix de traitement en provenance de pays étrangers.

    PAGD et BDMS vont également lancer à court terme un service d’examen à l’étranger spécialement conçu pour les utilisateurs chinois, après lequel ces derniers pourront prendre rendez-vous pour des bilans de santé via l’application mobile de Ping An Good Doctor.

    Ping An Good Doctor : un partenariat de plus avec un acteur étranger

    Ping An Good Doctor et le Bangkok Dusit Medical Services (BDMS) ont annoncé la signature d’un protocole d’accord en novembre 2918 dans l’objectif d’intégrer et d’échanger leurs ressources médicales en ligne et hors ligne mais aussi de fournir des services de soins uniques à des millions de patients chinois.

    Le groupe Ping An investit de plus en plus dans le secteur de la santé numérique à travers sa filiale Good Doctor, et notamment de l’IA médicale.

    Parmi ces dernières actions sur le marché figurent :

    • la conclusion d’un accord entre Ping An Good Doctor et le groupe pharmaceutique allemand Merck début décembre 2019 pour déployer des solutions de soins intégrées en Chine, en exploitant notamment l’intelligence artificielle (IA) ;
    • la signature en novembre 2018 d’un partenariat stratégique entre Ping An Healthcare and Technology (ou Ping An Good Doctor) et la Chinese Nutrition Society (Société chinoise de nutrition) :
      • l’entreprise participera à l’élaboration de la première norme nationale sur les substituts de repas élaborée par la société chinoise, qui vise à promouvoir le développement normalisé du marché.
  • Impression 3D en santé : première levée de fonds pour Bone 3D (1,4 M€), avec une ambition mondiale

    La start-up française Bone 3D réalise une première levée de fonds d’1,4 million d’euros auprès de Karot Capital, de ses dirigeants et d’investisseurs privés afin de « renforcer son équipe » et de « se munir de nouveaux équipements pour étendre son activité dans les dispositifs implantables dès 2021 ». C’est ce qu’affirme la société dans un communiqué daté du 18 décembre 2019. La jeune pousse conçoit grâce à l’impression 3D des simulateurs de chirurgie pour améliorer la formation médicale ainsi que « des dispositifs médicaux et des modèles anatomiques sur mesure pour « une prise en charge personnalisée de chaque patient », indique-t-elle. La start-up prévoit d’« être présente sur les cinq continents d’ici 2024 ».

    Fondé en 2018 à Paris, Bone 3D fabrique notamment des simulateurs (Podo-train, Bucco-train et Naso-train) permettant aux étudiants en médecine de s’entraîner à réaliser des opérations chirurgicales complexes. La société produit aussi des attelles de nez personnalisées pour les rhinoplasties et des gouttières de repositionnement orthognathique pour la chirurgie maxillo-faciale.
     
    Bone 3D a conclu en septembre 2019 un partenariat avec l’AP-HP. Ce contrat de licence et de développement porte sur un conformateur narinaire en silicone biocompatible, utilisé après une rhinoplastie ou une chirurgie de fente labio-palatine (ou « bec-de-lièvre ») afin de « maintenir la cloison nasale et les ailes narinaires dans une position optimale d’un point de vue fonctionnel », explique la start-up.

  • Concours innovation i-Lab 2020 : appel à candidatures pour les entrepreneurs deep tech (12/02/20)

    La 22ième édition de i-Lab, concours national porté par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation en partenariat avec BpiFrance, est lancée avec l’ouverture de l’appel à candidatures (AAC) pour les entrepreneurs de la deep tech.

    L’enjeu de ce concours d’innovation est d’encourager la création d’entreprises de technologies innovantes, de détecter des projets de création et de soutenir les plus prometteurs grâce à une aide financière ainsi qu’à un accompagnement adapté. Chaque année, des entrepreneurs portant des projets dans le secteur de la e-santé sont récompensés.

    Depuis sa création en 1999, i-Lab a permis la création de plus de 2 000 entreprises et d’une « véritable dynamique dans l’écosystème de l’innovation au niveau local et à l’échelle nationale », indique le ministère. 

    Pour cette nouvelle édition, les candidats doivent s’inscrire en ligne avant le mercredi 12 février 2020 à midi, en remplissant le dossier de candidature dématérialisé, exclusivement sur la plateforme opérée par Bpifrance Financement, accessible via ce lien. Les lauréats recevront une subvention d’un montant maximal de 600 000 euros versée à l’entreprise qu’ils auront créée.

    Modalités de participation

    • peuvent concourir tous les porteurs d’un projet d’entreprise non créée ou créée depuis le 1er décembre 2017, quelles que soient leur nationalité et leur situation (étudiant, salariés du secteur public ou du secteur privé ou demandeur d’emploi), à condition qu’ils remplissent les conditions légales et réglementaires requises pour la création d’une entreprise.
    • La société doit être installée sur le territoire français.
    • Pour les lauréats « en émergence » des éditions précédentes du concours, les bénéficiaires d’une bourse French Tech « Émergence » ainsi que les lauréats du prix Pépite-Tremplin pour l’entrepreneuriat étudiant bénéficiaient de conditions privilégiées d’éligibilité (voir le règlement).
    • Le candidat doit être un futur actionnaire et dirigeant de l’entreprise. Lorsque celle-ci est déjà créée lors du dépôt de la candidature, le candidat doit en détenir une part du capital et être l’un de ses dirigeants à la date de dépôt du dossier.

    Type de projets recherchés

    Les types de projets concernés sont :

    • les projets relatifs à la création d’une entreprise s’appuyant sur une technologie innovante, l’innovation se caractérisant par l’introduction sur le marché d’un produit (y compris de logiciels), d’un procédé ou d’un service nouveau ou sensiblement amélioré au regard de ses spécifications techniques ainsi que de l’utilisation prévue ou de la facilité d’usage ;
    • les projets portant sur le développement d’un nouveau produit ou d’un service préalablement à sa mise sur le marché et qui nécessite pour l’entreprise en création une activité intense de recherche et développement (objet de la subvention pour les projets « création-développement »). 

    Critères d’évaluation :

    • caractère innovant de la technologie et preuve du concept établie

    • viabilité économique du projet ;

    • potentiel significatif de développement et de création de valeur y compris à l’international ;

    • motivation, disponibilité et capacité du candidat à créer et à développer une entreprise, à diriger une équipe et à nouer des partenariats ;

    • capacité du candidat à s’impliquer dans le projet ;

    • qualité et complémentarité de l’équipe ;

    • maîtrise de la propriété intellectuelle et des droits des tiers (notamment liberté d’exploitation).

    Dépenses financées : une subvention d’un montant maximal de 600 000 euros

    Les dépenses éligibles, d’un montant maximal de 1 million d’euros, sont des dépenses de personnel, de fonctionnement ou d’équipement directement liées au programme de recherche et de développement de l’entreprise créée :

    • conception et définition des projets ;
    • propriété intellectuelle ;
    • études de marché, études de faisabilité ;
    • recherche de partenaires ;
    • expérimentation,développement de produits, procédés, services nouveaux ou améliorés ;
    • réalisation et mise au point de prototypes, de maquettes ou de pilotes ;
    • prestations de conseil, de formation et d’accompagnement.

    Après expertise des projets, les lauréats sont sélectionnés par un jury national composé d’industriels et de personnalités compétentes dans les domaines de la création et du financement des entreprises innovantes, de la valorisation de la recherche et du transfert technologique.

    Les lauréats reçoivent une subvention d’un montant maximal de 600 000 euros versée à l’entreprise qu’ils auront créée. Cette subvention peut représenter jusqu’à 60 % du programme d’innovation de l’entreprise.