Fédération nationale des associations de l’aide familiale populaire
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Hop’en : un plan d’action (5 ans) pour le développement des SIH basé sur 7 leviers opérationnels
Le programme Hop’en (420 millions d’euros) est désormais doté d’un plan d’action national à 5 ans pour le développement des systèmes d’informations hospitaliers (SIH). Ce dernier, dévoilé le 18 décembre 2019 par la DGOS, précise les modalités à suivre pour atteindre les cibles du programme, dont le déploiement opérationnel est ainsi concrétisé. Il est basé sur 7 leviers opérationnels, déclinés en 21 engagements, pour accompagner la transformation numérique des établissements de santé publics et privés sur la période 2018-2022, précise la DGOS.
Les 7 leviers opérationnels :
• 1. gouvernance : renforcer les systèmes d’information, leur gouvernance et leur prise en compte stratégique en tant que levier d’amélioration de la qualité des soins ;
• 2. compétences : développer la qualité de la gestion du numérique dans les établissements de santé et améliorer les compétences et l’appétence au numérique de la part des professionnels et des usagers ;
• 3. partenaires : développer une offre industrielle de qualité, améliorer les relations client-fournisseur et renforcer l’interopérabilité ;
• 4. financement : financer un tiers des établissements à l’atteinte des cibles d’usage sur les domaines fonctionnels ;
• 5. accompagnement : offrir un accompagnement adapté aux établissements sur l’atteinte des prérequis et des domaines fonctionnels ;
• 6. pilotage et communication : piloter et informer sur le programme Hop’en ;
• 7. recherche et évaluation : mieux connaître l’impact des systèmes d’information en santé.Une journée est organisée le 24 janvier 2019 par le ministère des Solidarités et de la Santé pour faire le point sur l’avancement du plan d’action du programme. L’objectif de cet événement est de donner la parole aux acteurs engagés dans la transformation numérique des établissements de santé et de se pencher sur les thématiques d’Hop’en par le biais d’échanges d’expériences entre professionnels. Les inscriptions à cette journée sont à réaliser en ligne via ce lien.
Hop’en : 4 prérequis et 7 domaines fonctionnels prioritaires
Avec lHop’en, l’objectif est « d’amener – d’ici 2022 – les établissements de santé, quels que soient leur statut, leur taille et leur activité, à un palier de maturité de leur SIH renforcé », indique la DGOS.
Pour ce faire, le programme s’appuie sur des indicateurs (4 prérequis et 7 domaines fonctionnels prioritaires).
4 prérequis « indispensables à une gestion des soins sécurisée dans un contexte de décloisonnement des prises en charge » :
- 1. identités, mouvements ;
- 2. sécurité ;
- 3. confidentialité ;
- 4. échange et partage.
« L’atteinte de ces prérequis par l’ensemble des établissements de santé est attendue d’ici la fin du programme », note la DGOs.
7 domaines fonctionnels prioritaires « pour lesquels des exigences d’usage sont définies » :
- 1. partager les résultats d’imagerie, de biologie et d’anatomo-pathologie ;
- 2. développer le dossier patient informatisé et interopérable et le DMP ;
- 3. informatiser la prescription alimentant le plan de soins ;
- 4. programmer ses ressources et partager l’agenda patient ;
- 5. piloter son activité médico-économique ;
- 6. communiquer et échanger avec les partenaires ;
- 7. mettre à disposition des services en ligne aux usagers et aux patients.
Plan d’action pour le développement des SIH : 7 leviers opérationnels
Pour accompagner la transformation numérique des établissements de santé en France sur la période 2018-2022, le programme Hop’en s’appuie sur 7 leviers opérationnels complémentaires, « pour lesquels la [DGOS] est garante de la cohérence et de la coordination des actions menées », précise la direction.
Le plan d’action précise les modalités pour atteindre les cibles du programme. Les 7 leviers opérationnels sont déclinés en 21 engagements.
Synthèse des engagements du programme :
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Imagerie : Median Technologies obtient un financement de 35M€ (banque européenne d’investissement)
Median Technologies, entreprise française spécialisée dans l’imagerie phénomique, annonce la signature d’un contrat de financement de 35 millions d’euros (divisé en 3 tranches) avec la Banque européenne d’investissement (BEI), soutenu par le Fonds européen pour les investissements stratégiques (EFSI) aussi appelé le « plan Juncker » (en référence à Jean-Claude Juncker, ancien président de la Commission européenne). La société « prévoit le tirage de la première tranche de 15 millions d’euros au cours du premier semestre 2020« , précise-t-elle dans un communiqué publié le 18 décembre 2019.
L’imagerie phénomique permet d’identifier dans une image médicale des signatures spécifiques à certaines maladies, dans l’objectif d’améliorer la connaissance des professionnels de santé et de tendre vers une médecine plus personnalisée.
Cette opération va permettre à Median Technologies « de renforcer et d’accélérer le programme d’investissement pour sa plateforme d’imagerie phénomique iBiopsy sur les prochaines années », indique l’entreprise. iBiopsy, présenté comme « créateur de technologies de rupture en intelligence artificielle et en sciences des données », a été conçu pour permettre, par le biais de biomarqueurs non invasifs d’imagerie, :
• d’identifier les signatures spécifiques de certaines maladies chroniques ;
• de fournir de nouveaux outils de décision aux acteurs de l’innovation médicale pour la mise au point de nouvelles thérapies.Ce type de financement accordé par la BEI a pour but de soutenir des projets de recherche et d’innovation développés par des entreprises « à fort potentiel de croissance », Median Technologies.
Un financement divisé en 3 tranches EFSI
Median sollicitera le versement de la 1ère tranche de 15 millions d’euros au cours du 1er semestre 2020 ;
Le contrat prévoit la libération des 2ième et 3ième tranches (de 10 millions d’euros chacune) dans les années à venir :
- à la discrétion de Median Technologies ;
- sous réserve de la réalisation de certaines conditions préalables définies dans le contrat de financement.
Un remboursement en une seule fois après une période de 5 ans
Le remboursement de ce financement « interviendra, en une seule fois, au terme d’une période de 5 ans à compter du versement de la tranche concernée », indique la société.
Le contrat de financement « est assorti du paiement d’intérêts et de frais divers ainsi que d’une garantie consentie par la société Median Technologies Inc., filiale américaine de Median Technologies », ajoute l’entreprise.
Plateforme iBiopsy : un focus sur l’oncologie et les maladies hépatiques
« Cet accord va nous permettre d’accélérer nos investissements dans le développement de notre plateforme iBiopsy avec une focalisation sur l’oncologie et les maladies hépatiques, commente Fredrik Brag, directeur général et co-fondateur de Median Technologies (communiqué). Median est la société de médecine de précision de nouvelle génération qui se consacre à la lutte contre le cancer et d’autres maladies grâce à nos tests propriétaires d’imagerie de routine. Ces nouveaux tests d’imagerie non invasifs vont impacter de façon majeure la détection précoce, le diagnostic et le suivi des maladies. Nous nous appuyons sur nos capacités en matière de technologie, d’intelligence artificielle, de développement clinique, ainsi que sur nos connaissances en termes de réglementation et de procédures de remboursement pour stimuler le développement et l’adoption commerciale de notre prochaine ligne de produits iBiopsy et améliorer la prise en charge des patients tout en permettant de réduire les coûts des soins de santé dans le contexte d’une médecine de précision. »
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Projet de loi « grand âge » : le texte sera présenté avant l’été 2020 (Gérald Darmanin)
Le projet de loi grand âge sera présenté « dans les quelques semaines, dans les quelques mois qui arrivent[,] il me semble avant l’été [2020] ». C’est ce qu’a déclaré le 17 décembre 2019 le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin (source : BFMTV), assurant qu’il « participe à beaucoup de réunions » sur ce sujet avec la ministre Agnès Buzyn.
« Le projet de loi « grand âge autonomie » ne sortira pas en 2019 », se désolait la veille l’Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA) dans un communiqué. Dénonçant « un message négatif adressé au secteur de l’aide aux personnes âgées, alors que tout le monde s’accorde à dire qu‘il y a urgence à agir tant le malaise social est profond », l’association « demande une vraie réforme globale », et s’agissant de l’aide aux personnes âgée, « la nomination d’un(e) ministre de plein exercice ».
Le 17 décembre, les fédérations du secteur des services à domicile, Adessadomicile, ADMR, Fnaap/CSF et Una, ont fait part de leur « énorme » déception après qu’elles ont « toutes répondu présentes » lors de la concertation « grand âge et autonomie », puis dans le cadre du rapport sur l’attractivité des métiers. Elles réclament « une loi d’envergure et un investissement majeur et pérenne en faveur de l’accompagnement des personnes vieillissantes ».
« Si on présentait le projet de loi maintenant vous nous diriez « vous nous changez l’ordre du jour parce que vous ne voulez plus parler des retraites » », justifie Gérald Darmanin. « Le sujet du grand âge est tellement important qu’on ne va pas le présenter entre deux manifestations (…) et encore moins entre Noël et le jour de l’an : ça n’aurait aucun sens », précise l’entourage de la ministre de la Santé (source : Le Parisien).
Loi grand âge et autonomie: un calendrier bousculé
Le président de la République Emmanuel Macron avait promis le 13 juin 2018, lors du congrès de la Mutualité française à Montpellier, que 2019 serait « consacrée à une loi qui sera votée avant la fin de l’année (…) pour répondre au nouveau risque de la dépendance ».
Le 28 mars 2019, en recevant le rapport Libault sur la concertation « grand âge et autonomie », la ministre Agnès Buzyn avait déclaré vouloir présenter « une grande loi » sur ce thème « en conseil des ministres à l’automne ».
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USA : Paige lève 45M$ (40M€) pour déployer son outil de détection du cancer via vision par ordinateur
La start-up américaine Paige lève 45 millions de dollars (40,4 M€) pour accélérer le développement et la commercialisation de ses solutions conçues pour détecter le cancer grâce à la vision par ordinateur (appelée aussi « vision artificielle » ou « vision numérique »), une forme d’intelligence artificielle (IA) dédiée à l’analyse et à la compréhension des images captées par un appareil photo ou une caméra par exemple.
Le tour de table (série B) a été principalement mené par Healthcare Venture Partners, Breyer Capital et Kenan Turnacioglu, indique Paige dans un communiqué publié le 18 décembre 2019. Le capital de la société, créée en 2018, s’élève désormais à plus de 70 millions de dollars (62,9M€).
Avec la somme récoltée, la start-up va pouvoir développer ses solutions et entamer des démarches pour obtenir les autorisations de la FDA en vue d’une commercialisation. La société va non seulement renforcer ses efforts commerciaux aux États-Unis mais envisage aussi d’exporter son activité en Europe, au Canada et au Brésil.
Philips va mettre à disposition des labos européens la solution de Paige
Paige a été fondé en 2018 au sein du Memorial Sloan Kettering Cancer, l’une des plus grandes institutions au monde travaillant sur les thérapies contre le cancer.
La start-up est spécialisée dans le machine learning (apprentissage automatique), avec l’objectif de mieux comprendre l’origine du cancer et son fonctionnement. La société développe pour ce faire une plateforme pour notamment mieux détecter les biomarqueurs de la maladie.
Début décembre 2019, Philips s’est rapproché de la société pour mettre à disposition la solution aux laboratoires de pathologie européens à partir de 2020.
Paige a obtenu le label de « dispositif révolutionnaire » par la FDA
En mars 2019, la FDA attribue à Paige le « label de dispositif révolutionnaire » (Breakthrough Device Designation).
Un label qui lui permet d’être prioritaire dans les démarches d’approbation
Avec cette distinction, la FDA indique qu’elle estime la solution de la jeune société suffisamment prometteuse pour que lui soit accordée la priorité dans les démarches d’examen et d’approbation.
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« D4(for) Evolution » par Dedalus : journée d’échanges le 23 janvier 2020 à Paris
Le groupe Dedalus Healthcare Systems organise une journée d’échanges « D4 (for) Evolution », qui portera notamment autour de ses activités et de ses engagements, le 23 janvier 2019 à Paris.
Les inscriptions (gratuites) sont à réaliser auprès de Rajaa Doudou, chargé de communication : rajaa.doudou@dedalus.eu ou 01 75 60 91 42.
Une journée de partage
Alors que l’édition 2019 a permis de présenter la nouvelle stratégie du groupe, Dedalus souhaite cette année :
- d’une part faire découvrir aux acteurs de la santé son engagement auprès des établissements dans les domaines dans lesquels il est spécialiste, à savoir « le partage de données, du dossier patient, de la production de soins et des plateaux techniques » (Deadlus) ;
- d’autre part proposer des ateliers au choix afin d’échanger et d’appréhender le positionnement des parties prenantes.
Programme et intervenants
Matinée : vision et stratégie
- 8h30-9h00 : café d’accueil
- 9h00-9h20 : Discours de bienvenue, Frédéric Vaillant
- 9h20-9h40 : Intervention orientée secteur Public, Thomas Ludec
- 9h40-10h00 : Les nombreux enjeux des laboratoires de biologie médicale en France, Eric Lainé
- 10h00-10h30 : Pause café
- 10h30-10h50 : Dedalus One Company (ANGL), Giorgio Moretti
- 10h50-11h10 : Intervention KLAS
- 11h10-11h30 : Intervention orientée PV, Thierry Chiche
- 11h30-11h50 : Feuille de route ma santé 2022, Dominique Pon
- 11h50-12h10 : CHU de Poitiers, Isabelle Princet
12h10-13h30 : cocktail déjeunatoire
Après-midi : workshops (ateliers au choix)
- 13h40-14h25 : Session 1
- Digital pathology S4H, architecture technique de nos solutions D4, BI4H, sécurisation du circuit oncologique grâce à la robotique, C4C Meeting
- 14h30-15h15 : Session 2
- RoadMap DxCare Evo, portail de connaissances cliniques, échanges et partages, le DPI dossier patients communicant : DOPA Vision 360°, Calyps IA
- 15h30-16h35 : Session 3
- DStorage, Biomanger : un middleware polyvalent dans les laboratoires de biologie médicale, Quarness instant messaging, borne Digitialis, portail patient
- 16h40-17h25 : Session 4
- Architecture technique des solutions D4, RoadMap Dx Care Evo, Gamme PAS – Pour une facturation démétérialisée, C4H WMS, SAE
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E-santé & diabète : WeHealth (Servier) s’allie à Nucleus Dynamics (Singapour) & Aiscreenings (France)
WeHealth Digital Medicine (anciennement WeHealth by Servier), la division du groupe Servier dédiée à la e-santé, vient de signer un partenariat avec 2 sociétés dans le domaine du diabète : Nucleus Dynamics, basé à Singapour et à l’origine d’une solution de suivi numérique des plaies, et Aiscreenings, une start-up française spécialisée en intelligence artificielle (IA) appliquée au dépistage de la rétinopathie diabétique. Ces alliances ont été toutes les 2 annoncées par Servier le 17 décembre 2019 (communiqués).
• WeHealth Digital Medicine et Aiscreenings (plateforme aiVision) signent un partenariat de co-développement et une licence de distribution d’une solution, Oliatys, conçue pour améliorer le dépistage de la rétinopathie diabétique par le biais d’algorithmes de reconnaissance automatisés de fonds d’œil et de deep learning (apprentissage profond).
• WeHealth Digital Medicine et Nucleus Dynamics vont co-développer et commercialiser une solution numérique à destination des podologues pour améliorer le suivi, la gestion du traitement des plaies des patients diabétiques, notamment du pied, et faciliter les échanges entre les équipes médicales. L’outil est basé sur une analyse des images via intelligence artificielle (IA). La division de Servier est « le distributeur exclusif de la solution dans le monde », indique-t-elle, ajoutant que le lancement de l’outil est prévu fin 2020 sur le marché européen.
Ces deux nouveaux accords portent à 5 le nombre de partenariats de WeHealth Digital Medicine dans le domaine du diabète, « un des axes de recherche prioritaires du groupe Servier », rappelle l’entreprise.
2 partenariats pour améliorer la prise en charge des patients atteints de diabète
WeHealth Digital Medicine et Aiscreenings : le dépistage de la rétinopathie diabétique via l’IA
Oliatys a pour objectif de faciliter le dépistage et la prise en charge des patients atteints de rétinopathie diabétique par l’intermédiaire d’un système d’intelligence artificielle (IA).
Concrètement, l’image du fond de l’œil générée par un rétinographe est envoyée sur une plateforme, qui va l’analyser pour déterminer si le patient souffre ou non d’une rétinopathie diabétique.
WeHealth Digital Medicine et Nucleus Dynamics : une e-solution pour améliorer le traitement des plaies
Les deux sociétés développent conjointement une application mobile qui utilise l’IA pour une analyse intelligente des images afin de transmettre aux infirmiers et aux podologues « une solide documentation d’images ou de vidéos sur les plaies déjà rencontrées », explique WeHealth Digital Medicine.
À partir de la photo téléchargée sur la plateforme de la plaie à traiter, cette dernière est automatiquement mesurée et le type tissulaire identifié. Le podologue peut se baser sur ces informations pour proposer un traitement adapté. L’évolution de celui-ci est ainsi suivi de manière appropriée. Le médecin ou le diabétologue reçoit par ailleurs un compte rendu à l’issue du processus.
« La solution Nucleus Dynamics améliore notablement la prise en charge des plaies en facilitant la transmission des données du patient assurée par la continuité des soins entre l’infirmier(ère), le podologue, le médecin généraliste et le diabétologue », complète David Guez, executive director, innovation & scouting, de WeHealth Digital Medicine.
Cette solution, dont le lancement est prévu fin 2020 en Europe, va être commercialisée auprès des podologues et des infirmiers.
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H&T Summit – VBHC : « Le traitement le plus cher c’est celui qui est inefficace » (Peter Pitts, CMPI)
Interrogé à propos la « value-based health care » (VBHC) et de ce qu’elle représente pour le patient, Peter J. Pitts souligne l’importance des résultats thérapeutiques, jugeant que le prix ne peut pas être le premier critère d’évaluation d’un traitement. Président co-fondateur du think tank Center for medicine in the public interest (CMPI), basé à New York et promoteur d’un système de santé centré sur le patient, l’expert est intervenu lors du H&T Summit organisé ce 18 décembre 2019 par la société Care Insight sur le thème « value for patients ».
Dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence, Peter J. Pitts indique regretter que les pouvoirs publics soient focalisés sur les budgets et les enjeux de court terme, alors que le temps de la recherche se compte en années. La VBHC peut apporter beaucoup au patient dès aujourd’hui, estime-t-il, grâce aux outils basés sur les données qui permettent d’évaluer les chances de réussite d’un traitement en fonction du profil du patient.
Qu’est-ce que la value-based health care (VBHC) du point de vue du patient ?
Peter J. Pitts : La VBHC pour le patient c’est tout simplement la possibilité d’obtenir de meilleurs soins, plus rapidement. C’est recevoir le bon traitement dès que possible, et le payer au juste prix, obtenir plus de valeur pour son argent – notamment pour ses impôts et ses cotisations. La valeur économique d’un médicament ou d’un dispositif médical, c’est au fond simplement sa valeur pour le patient, car en dernière analyse, le traitement le plus cher, c’est celui qui est inefficace.
Quel est le degré de conscience des décideurs en la matière ?
Les gouvernements encouragent systématiquement les technologies les moins chères : c’est bon pour les budgets publics mais mauvais pour les patients. Le traitement le moins cher est parfois le meilleur, et parfois non. Cela ne signifie pas pour autant que négocier un prix plus bas n’est pas important, c’est au contraire incroyablement important, mais ce ne peut pas être le premier critère car le prix n’existe pas dans le vide, il n’existe qu’en relation avec les résultats thérapeutiques.
Malheureusement, les décideurs publics sont trop souvent focalisés sur leurs budgets et leurs enjeux de court terme, alors que les objectifs thérapeutiques peuvent prendre des années à être atteints. C’est ce que j’affirme dans mon dernier ouvrage, Common sense : healtcare policy for common sense Americans (Le Bon sens : la politique de santé pour les Américains de bon sens, Cognito Press, août 2019).
Selon vous, que peut apporter la VBHC à un patient aujourd’hui ?
Quand on annonce à un patient qu’il est atteint d’un cancer, il ne sera pas disposé à attendre 5 ans pour avoir un meilleur traitement, il préférera en suivre un aussi rapidement que possible, et se posera la question de ses chances de guérison. Répondre à cette interrogation est très difficile, il faut s’appuyer sur les données, et nous avons des outils pour ce faire aujourd’hui, des tests diagnostiques très précis, qui pourront notamment indiquer au patient ses chances de réussite du traitement, selon qu’il soit d’origine africaine, asiatique ou autre.