En cette semaine de rentrée 2020, Health & Tech Intelligence revient sur les publications fortes de l’année passée. Aujourd’hui, retour sur les études les plus probantes ayant démontré l’efficacité de certaines technologies dans le domaine de la santé.
• Intelligence artificielle (IA) et aide à la détection
– un logiciel d’IA détecte mieux le cancer du poumon que les radiologues ;
– quand l’IA détecte les premiers signes de maladie cardiaque ;
– l’IA pourrait prédire décès et crises cardiaques avec une précision de 90 % ;
– un ECG dopé à l’IA détecte des fibrillations auriculaires cachées ;
– l’IA détecte des cellules pré-cancéreuses plus précisément que des experts humains ;
– moins de risque de faux positifs dans le dépistage du cancer du poumon grâce à l’IA ;
– l’IA à même de rendre plus précise la prédiction du risque de cancer du sein ;
– l’analyse des radiologues associée à l’IA permet une identification à 90 % du cancer du sein ;
– l’IA capable de faciliter le diagnostic de la leucémie en classifiant les cellules sanguines ;
– soulager les symptômes du cancer en prévoyant leur survenue grâce à l’IA ;
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• Analyse des données et prédiction
– le big data permet de prédire le risque de hernie après intervention ;
– l’ensemble des données de santé mentale de la population danoise passée au crible pour établir les risques de comorbidité chez les personnes souffrant d’un trouble mental.
• Objets connectés
– une appli pour faciliter la découverte de nouveaux antibiotiques ;
– une appli vidéo améliore l’observance du traitement de la tuberculose ;
– une appli pour détecter les otites de l’enfant grâce au son ;
– le cycle menstruel décrypté grâce aux données d’une appli ;
– une appli dédiée à la fertilité aussi efficace que la pilule ;
– une simple appli de réalité virtuelle réduit les symptômes de l’acrophobie ;
– une appli de méditation personnalisée grâce à un algorithme améliore l’attention.
• Les nouvelles technologies au service de la chirurgie
– des images 3D en réalité virtuelle amélioreraient les résultats de la chirurgie ;
– une rétine artificielle (Inserm & Pixium) prometteuse pour le traitement de la DMLA.
À venir : le top 10 des études révélant les limites de certaines technologies de santé.
IA et aide à la détection
L’IA s’avère particulièrement exploitée dans le domaine de la cardiologie et de l’oncologie
- Exemple en cardiologie : un logiciel d’IA détecte mieux le cancer du poumon que les radiologues (Nature Medicine)
Une équipe de chercheurs de Google AI a développé un algorithme de deep learning (apprentissage profond) capable de dépister le cancer du poumon à partir d’un scanner, en totale autonomie. Entraîné sur les images de plus de 14 000 personnes, le logiciel a atteint un taux de réussite dans le dépistage de plus de 94 %. L’intelligence artificielle a ainsi dépassé les radiologues en détectant plus de cancers et en faisant moins de faux positifs. Les résultats de cette étude ont été publiés le 20 mai 2019 dans la revue Nature Medicine.
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Autres études portant sur l’IA et l’aide à la détection en cardiologie :
– quand l’IA détecte les premiers signes de maladie cardiaque (Congrès de radiologie, USA) ;
– l’IA pourrait prédire décès et crises cardiaques avec une précision de 90 % (congrès) ;
– un ECG dopé à l’IA détecte des fibrillations auriculaires cachées (The Lancet).
- Exemple en oncologie : l’IA détecte des cellules pré-cancéreuses plus précisément que des experts humains (JNCI)
Un algorithme a été capable de détecter des cellules précancéreuses dans 91 % des cas contre 71 % après un examen réalisé par un professionnel de santé. Ce système d’intelligence artificielle, développé par des chercheurs américains du National Cancer Institute pourrait devenir un puissant outil de dépistage du cancer du col de l’utérus, en particulier dans des pays en développement. Les résultats de cette étude ont été publiés le 10 janvier 2019 dans le Journal of the National Cancer Institute (JNCI).
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Autres études portant sur l’IA et l’aide à la détection en oncologie:
– moins de risque de faux positifs dans le dépistage du cancer du poumon grâce à l’IA (Thorax) ;
– l’IA à même de rendre plus précise la prédiction du risque de cancer du sein (Radiology) ;
– l’analyse des radiologues associée à l’IA permet une identification à 90 % du cancer du sein ;
– l’IA capable de faciliter le diagnostic de la leucémie en classifiant les cellules sanguines ;
– soulager les symptômes du cancer en prévoyant leur survenue grâce à l’IA (Scientific Reports).
Autres études démontrant l’efficacité de l’IA en termes d’aide à la détection :
– l’IA pourrait dépister la maladie d’Alzheimer 6 ans plus tôt que les médecins (Radiology) ;
– l’IA détecte la rétinopathie diabétique avant les premiers symptômes ;
– l’IA permettrait de dépister tôt le syndrome d’alcoolisation fœtale (Frontiers in Neurology) ;
– l’IA capable de diagnostiquer le stress post-traumatique avec la voix (Depression & Anxiety) ;
– le machine learning évite des chirurgies mammaires inutiles (JCO Clinical Cancer informatics) ;
– l’apprentissage automatique permet de détecter Alzheimer dans des images numérisées (Nature) ;
– le machine learning capable de prédire l’espérance de vie des insuffisants cardiaques (ESC) ;
– l’apprentissage automatique à même de faciliter le dépistage de la dépression (JMIR) ;
– le deep learning développé par Owkin prédit l’évolution du mésothéliome (Nature Medicine) ;
– le deep learning pourrait aider à trier les radiographies thoraciques urgentes (Radiology) ;
Analyse des données et prédiction
Le big data permet de prédire le risque de hernie après intervention (congrès de chirurgie)
Sur la base des données de santé de près de 30 000 patients, des chercheurs américains de l’université de Pennsylvanie ont développé une application qui prédit la probabilité qu’un patient développe une hernie après une chirurgie abdominale. La compilation des data issues des dossiers électroniques permet de générer un score de risque pour chaque patient et en temps réel. L’application, qui a fait l’objet d’une étude, a été présentée le 12 avril 2019 au congrès annuel de l’American Surgical Association, qui se tenait à Dallas, au Texas.
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L’ensemble des données de santé mentale de la population danoise passée au crible pour établir les risques de comorbidité chez les personnes souffrant d’un trouble mental (Jama Psychiatry)
Des chercheurs danois de l’université d’Aarhus ont mené une étude de cohorte d’une taille inédite. Afin d’établir avec précision les risques de comorbidité chez les personnes souffrant d’un trouble mental, ils ont analysé des données provenant des quelque 6 millions de personnes vivant au Danemark. Cette étude de grande envergure, publiée le 16 janvier 2019 dans le Jama Psychiatry, révèle que le risque de développer une comorbidité persistait pendant 15 ans. Les chercheurs ont également développé une page web interactive offrant aux professionnels et au grand public un accès à ces données en fonction de l’âge, du sexe et du type de trouble mental.
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Objets connectés
Une appli pour faciliter la découverte de nouveaux antibiotiques (Nature Microbiology)
Une équipe de l’université d’Illinois a mis au point une application web qui serait capable d’évaluer rapidement les composés médicamenteux s’accumulant dans les bactéries dites à « Gram négatif ». Ainsi, cet outil faciliterait le développement de nouveaux médicaments destinés à éliminer ces pathogènes dangereux. Les résultats de cette étude ont été publiés le 18 novembre 2019 dans Nature Microbiology.
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Une appli vidéo améliore l’observance du traitement de la tuberculose (The Lancet)
Le suivi des patients souffrant de tuberculose grâce à une application mobile serait plus efficace que la prise en charge habituelle, montre une étude randomisée et contrôlée réalisée par une équipe de l’University College London et publiée le 21 février 2019 dans The Lancet. Selon ces travaux, les patients équipés de cette appli qui permet d’enregistrer et d’envoyer par vidéo la prise de médicaments étaient plus observants que ceux du groupe contrôle. En outre, cette technique dite de TOV (traitement sous observation vidéo) s’est révélée beaucoup moins chronophage pour les équipes soignantes.
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Une appli pour détecter les otites de l’enfant grâce au son (Science Translational Medicine)
Des chercheurs de l’université de Washington ont créé une nouvelle application pour smartphone qui permet de détecter les otites de l’enfant. Les parents, munis d’un morceau de papier roulé en forme d’entonnoir, d’un microphone et d’un haut-parleur pour smartphone seront ainsi capables de repérer le liquide derrière le tympan grâce à une série de sons émis par l’appli. Selon leur étude, publiée le 15 mai 2019 dans la revue Science Translational Medicine, ce système détecte les otites dans 85 % des cas.
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Applications mobiles et santé de la femme
- le cycle menstruel décrypté grâce aux données d’une appli (Nature Digital Medicine) ;
- une appli dédiée à la fertilité aussi efficace que la pilule (European Journal contraception).
Applications mobiles et psychologie
- une simple appli de réalité virtuelle réduit les symptômes de l’acrophobie (Jama Psychiatry) ;
- une appli de méditation personnalisée grâce à un algorithme améliore l’attention (Nature).
À noter : l’efficacité des applications mobiles en santé remises en cause dans plusieurs études
H&TI a repéré plusieurs études mettant en doute l’efficacité voire le sérieux de certaines applications mobiles, en particulier dans le domaine de la santé mentale mais pas seulement :
- 9 applis sur 10 dédiées au suicide ne sont pas conformes aux recommandations (BMC Medicine) ;
- la validité clinique des applis de santé mentale remise en cause dans 2 revues (Nature, JAD) ;
- des applis de lutte contre la dépression peu respectueuses de la confidentialité (Jama) ;
- l’efficacité de la majorité des applis de santé mentale ne repose sur aucune preuve (Nature) ;
- beaucoup de marketing et de faux espoirs dans les applis mobiles dédiées au cancer (BMJ Open) ;
- les applis de fitness ont peu d’impact sur le niveau d’activité physique (JMIR).
Les nouvelles technologies au service de la chirurgie
Des images 3D en réalité virtuelle amélioreraient les résultats de la chirurgie (Jama)
Une étude menée par l’UCLA a montré que l’utilisation de modèles de réalité virtuelle en 3D pour préparer les chirurgies de la tumeur du rein améliore de façon substantielle les résultats de l’intervention. Cette meilleure visualisation de l’anatomie du patient se traduit par des durées d’opération plus courtes, une perte de sang moins importante lors de la chirurgie et un séjour hospitalier plus court. Les résultats de cette étude ont été publiés le 18 septembre dans le Jama Network Open.
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Une rétine artificielle (Inserm & Pixium) prometteuse pour le traitement de la DMLA (Nature)
Des chercheurs français de l’Inserm développent un implant sous-rétinien avec la société Pixium Vision afin de lutter contre la cécité. Testé chez des primates, il s’est révélé capable de stimuler la rétine à un niveau de résolution élevée. Ces résultats, publiés le 2 décembre 2019 dans la revue Nature Biomedical Engineering, ouvrent la voie à l’évaluation clinique de la prothèse chez des patients atteints de dégénérescence maculaire atrophique sèche et liée à l’âge.
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