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  • Bisom, Hygia, Withings… les start-ups françaises de la e-santé qui font parler d’elles au CES 2020

    Acteurs publics, grands groupes et start-ups du monde entier participent au CES 2020, le plus grand salon de l’électronique mondial, qui a ouvert ses portes le 7 janvier 2020 à Las Vegas pour mettre en lumière, en exclusivité, les nouvelles solutions et innovations des grands noms de l’industrie.

    Pour cette 53ème édition, l’engouement pour le secteur de la santé se confirme. Entre les GAFA qui envahissent le secteur de la health tech et les start-ups qui multiplient les outils de prévention et d’optimisation de l’expérience des patients, les participants peuvent entrevoir un aperçu complet du marché.

    Cette année encore, la délégation française surfe sur cette tendance. En effet, sur plus de 160 start-ups participantes, 35 opèrent dans le secteur de la e-santé. C’est le cas notamment de Bisom, Hygia, MySofie et Withings, qui exposent leurs solutions au Eureka Park, un espace du salon dédié principalement aux start-ups.

    • Bisom : membre de la délégation Haut-de-France, la start-up présente son outil de télérégulation destiné aux urgentistes. À noter : le jury d’experts du village francophone a élu la jeune pousse lauréate 2020 dans la catégorie « e-santé ».
    • Hygia : issue de la région Occitanie, la start-up explose son fauteuil connecté conçu pour les salles d’attente.
    • MySofie : la jeune pousse bordelaise vise la conquête du marché international grâce à son application regroupant l’ensemble des dépenses de santé.
    • Withings : habituée du CES depuis plusieurs années, la start-up française présente sa nouvelle montre connectée, la ScanWatch, qui dispose de multiples capteurs de mesure médicale pour détecter la fibrillation auriculaire, l’oxymétrie et l’apnée du sommeil.

  • MICI

    Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin

  • KOL

    Key Opinion Leader

  • Guerbet participe à une levée de fonds de Truffle Capital opérée pour investir en biomedtech (140M€)

    Le fonds de capital risque français Truffle Capital lève près de 400 millions d’euros pour investir dans les secteurs de la biotech-medtech et de la fintech-insurtech. 60 % des fonds levés sont d’origine française et 40 % internationale. Parmi les investisseurs français figurent notamment Guerbet, spécialiste de l’imagerie médicale diagnostique et interventionnelle, mais aussi Agrica (protection sociale complémentaire consacré au monde agricole), la Cipav, le groupe BPCE et Sopra Steria, spécialisé dans le conseil, les services numériques et l’édition de logiciels.

    Les fonds sont répartis entre 2 véhicules d’investissements :

    250 millions d’euros sont dédiés au fonds Truffle Biomedtech : l’objectif est d’investir principalement en France dans une douzaine d’entreprises qui développent des dispositifs médicaux et des médicaments afin d’innover dans la médecine interventionnelle mini-invasive, la spécialité de Guerbet, et plus largement dans la santé.

    • 140 millions d’euros sont dédiés au fonds Truffle Financial Innovation : le but est de créer et de financer entre 12 et 15 sociétés qui proposent des services et des produits novateurs basés sur les technologies de l’intelligence artificielle (IA) et de la blockchain dans les secteurs de la banque et de l’assurance.

    La création de start-ups parmi les activités de Truffle Capital

    L’activité de Truffle Capital est notamment centrée sur la création de start-ups. Fin 2017, le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) lui a attribué un mandat dont les premiers capitaux lui ont notamment permis de fonder 5 start-ups sur le marché français, reposant sur des accords de licence avec des centres de recherches et des universités à échelle internationale.

    Des accords de licence, notamment avec Harvard et le MIT

    Parmi ces jeunes pousses figurent Holistick Medical, spécialisée dans le traitement de certaines pathologies cardiaques sans intervention à cœur ouvert et dont les solutions sont basées sur une technologie de l’université de Harvard et du MIT.

    80 % des 70 entreprises faisant partie de son portefeuille du fonds ont été co-créées par Truffle Capital.

  • BPCE

    Banque populaire – Caisse d’épargne

  • Cipav

    Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance vieillesse

  • One Medical, plateforme de santé soutenue par Alphabet, entame les démarches pour entrer en Bourse

    One Medical, une société américaine spécialisée dans les soins primaires et les nouvelles technologies soutenue par Alphabet (Google), a déposé un dossier pour entrer en Bourse sur le Nasdaq auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC), organisme américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers. L’entreprise prévoit de lever dans le cadre de cette démarche 100 millions de dollars US (environ 90 M€). Elle n’a pas encore dévoilé le prix de ses actions.

    Depuis sa création en 2007, One Medical a levé plus de 530 millions de dollars (477 M€) auprès de GV (Alphabet) ainsi que de The Carlyle Group, J.P. Morgan Asset Management, Benchmark, Oak Investment Partners, Lifeforce Capital, Redmile Group et Maverick Ventures, entre autres.

    La société a développé une application de prise de rendez-vous médicaux pour des soins primaires dans 77 lieux, au sein de 9 villes des États-Unis (Boston, Chicago, Los Angeles, New York, Phoenix, San Diego, Seattle et San Francisco). L’outil, accessible par le biais d’un abonnement à 200 dollars (180 €) par an, permet d’obtenir des consultations de longue durée, à distance en vidéo ou physiques. One Medical avance que sa plateforme permet d’obtenir des rendez-vous pris le jour-même 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Elle envisage d’étendre son offre à 3 nouveaux marchés : Atlanta, Orange County et Portland.

    One Medical : un CA en progression mais des pertes enregistrées en parallèle

    Selon les documents transmis par One Medical à la Securities and Exchange Commission (SEC) :

    • le chiffre d’affaires (CA) de la société a augmenté de 29 % les 9 premiers mois de 2019 ;
    • l’entreprise a enregistré des pertes de 33,1 millions de dollars (29,8 M€) sur la même période, contre 26 millions de dollars (23 M€) de perte l’année passée ;
    • près de 60 % de ses revenus sont investis dans les coûts concernant les soins et le recrutement de professionnels de santé.

    À noter également que la société compte actuellement environ 397 000 abonnés.

    Une entrée en Bourse qui suivra celle de Livongo, spécialiste du diabète

    L’entrée en Bourse de One Medical interviendra après notamment celle, en 2019, de Livongo, éditeur américain de solutions de surveillance mobile pour permettre aux patients atteints de diabète de mieux gérer leur maladie.

    Livongo avait levé à cette occasion 105 millions de dollars (135 M€) auprès des investisseurs historiques General Catalyst et Kinnevik. En 2018, l’entreprise avait recueilli plus de 50 millions de dollars (45 M€) pour accélérer le développement de ses activités dans la gestion du diabète mais aussi dans d’autres maladies chroniques par le biais de son offre d’applications, de technologies mobiles et de programmes de santé.

    Une valorisation en baisse

    Cependant, note Frenchweb.fr, « [la] valorisation [de la société] se situe aujourd’hui en dessous de celle qu’elle connaissait lors de son IPO en juillet 2019, reflétant les difficultés que peuvent connaître sur les marchés publics non seulement les entreprises spécialiste de la e-santé mais aussi les start-ups fortement alimentées en capital ».

  • 2ème programme Pfizer Healthcare Hub France : derniers jours pour répondre à l’AAC (15/01/2020)

    La 2ème édition du programme Pfizer Healthcare Hub France est centrée sur le digital / les nouvelles technologies numériques au service du parcours de soins et de la qualité de vie du patient. Un appel à candidature (AAC) est en cours. Il s’adresse aux start-ups opérant dans le secteur digital ou la e-santé, constituées sous forme de sociétés enregistrées en France.

    Créé en 2018, le Pfizer Healthcare Hub France a pour vocation d’accompagner les innovations digitales dans le domaine de la santé. Son programme, opéré par l’incubateur iPeps, vise à accélérer le développement de solutions développées par des start-ups grâce à un partenariat entre le fonds de dotation Pfizer Innovation France et l’Institut de cerveau et de la moelle épinière (ICM).

    Les start-ups sélectionnées dans le cadre de cet AAC :
    • bénéficieront de 9 mois d’accompagnement personnalisé ;
    • pourront participer à des sessions de mentorat assurées par des experts Pfizer ;
    • auront accès à des workshops dédiés pilotés par des experts ;
    • auront la possibilité de rencontrer les KOLs, cliniciens et chercheurs du réseau ICM.

    Pour répondre à l’appel, les start-ups doivent suivre le règlement disponible sur le site de l’iPeps via ce lien. Les dossiers de candidatures doivent être transmis en ligne avant le mercredi 15 février 2020, en remplissant le formulaire dématérialisé accessible ici. Les lauréats seront annoncés fin février.

    Modalités de participation

    Les start-ups candidatant au programme doivent remplir un formulaire et soumettre leur dossier en ligne. Une présentation non-confidentielle d’une dizaine de slides est également demandée. Celle-ci doit décrire entre autres :

    • l’équipe et son expertise ;
    • la technologie développée et le stage de développement atteint ;
    • le business model ;
    • les perspectives de développement, l’objectif visé par cet accompagnement et les thématiques sur lesquelles une expertise est attendue.

    À noter : les documents doivent être entièrement en anglais.

    Critères d’éligibilité

    L’appel à candidatures est destiné aux start-ups opérant dans le secteur digital ou la e-santé, constituées sous forme de sociétés enregistrées en France.

    Le projet doit répondre à l’objet initial de l’appel à candidatures, à savoir : Le digital / les nouvelles technologies numériques au service du parcours de soins et de la qualité de vie du patient. Dans ce sens, 2 thématiques sont imposées par le Pfizer Healthcare Hub :

    • thème 1 : améliorer le parcours de soins du patient pour une meilleure prise en charge du patient ;
    • thème 2 : faciliter la gestion de la maladie au quotidien pour améliorer la qualité de vie globale du patient.

    Les start-ups doivent répondre à au moins une des thématiques dans l’un des onze sujets de santé suivants :

    • sevrage tabagique ;
    • prévention AVC ;
    • douleur arthrosique et lombalgique ;
    • maladies rares (dont cardiomyopathie, neuropathie amyloïde à TTR-FAP, hémophilie A et B, acromégalie, retard de croissance et amylose) ;
    • oncologie ;
    • vaccination ;
    • antibiotiques et antibiorésistance ;
    • maladies inflammatoires (dont AR et MICI) ;
    • dermatologie ;
    • patients fragiles (patient âgé, enfants, patients poly-médicamentés…) ;
    • santé du voyageur.

    À noter : les start-ups doivent présenter une solution qui en est au stade de la preuve de concept pour pouvoir candidater.

    Critères d’évaluation :

    Plusieurs indicateurs seront pris en compte durant le processus de sélection, dont :

    • le bénéfice apporté au patient ;
    • la qualité technique du projet et l’expertise de l’équipe ;
    • le caractère innovant et différenciant de la technologie ou de la solution proposée ;
    • l’adéquation avec les thématiques de l’appel à projets et les expertises Pfizer.

    Calendrier :

    • date limite de réception des dossiers : 15 janvier 2020 inclus ;
    • annonce des start-ups sélectionnées pour le pitch : semaine du 10 février 2020 ;
    • session de pitch : 25 février 2020 ;
    • annonce des lauréats : fin février 2020 ;
    • démarrage du programme d’accélération : 17 mars 2020 ;
    • fin du programme d’accélération : 16 décembre 2020.
  • Rétro 2019 : réglementations et engagements européens qui ont marqué le secteur de la e-santé

    En cette semaine de rentrée 2020, Health & Tech Intelligence revient sur les publications fortes de l’année passée. Aujourd’hui, retour sur l’essentiel de l’actualité et de la réglementation européennes de la e-santé en 2019. 

    Réglementations en cours : 
    réglementation MDR : état des lieux ;
    réglementation des plateformes en ligne : un nouveau règlement pour renforcer la régulation ;
    traçabilité des médicaments : la sérialisation peine à démarrer ;

    Engagements et projets : 
    • vers plus d’informations partagées entre pays membres et vers une interopérabilité sécurisée ;
    • projet d’un entrepôt européen de données ;
    • mettre l’éthique au centre de l’intelligence artificielle (IA) et du numérique.

    L’année 2019 a également été marquée par une nouvelle présidence à la Commission européenne avec la nomination de l’Allemande Ursula von der Leyen. « En tant que médecin, je crois fermement en l’importance de la santé », a-t-elle notamment déclaré.

    MDR : 73% des fabricants de DM estiment qu’ils n’auront pas mis en application le règlement en mai 2020

    Le règlement MDR, entré en vigueur en 2017, prévoit de remplacer la directive européenne dédiée de 1993, aujourd’hui obsolète et qui a été réinterprétée dans chaque législation nationale. Ce nouveau texte, plus adapté au contexte technologique actuel, sera applicable directement à tous les membres. Il impose de nouvelles normes, qui permettront une meilleure traçabilité et sécuriseront le système d’homologation de l’UE des dispositifs médicaux (DM). La mise en conformité doit avoir lieu avant le 26 mai 2020, date à laquelle sera appliqué le règlement. 

    Toutefois, selon l’organisme Regulatory Affairs Professionals Society (RAPS), seuls 27 % des fabricants des DM seraient prêts à la date d’entrée en vigueur. Ainsi, 43 % des personnes interrogées estiment qu’elles devront interrompre la commercialisation de leurs produits en raison de la non conformité. 

    Les États-Unis demandent un report du délai

    Insuffisance des informations, coût et manque d’organismes notifiés certifiés, telles sont les raisons invoquées par les fabricants. En effet, seuls une dizaine d’organismes notifiés, en charge de l’évaluation de la conformité, ont été approuvés fin 2019. Ce qui reste, selon les professionnels, insuffisants pour respecter le délai imposé par l’UE au regard du nombres de dispositifs qu’il reste à évaluer. Pour cette raison, les États-Unis ont demandé un report du délai. 

    En revanche, le lancement de la base de données Eudamed sur les dispositifs médicaux est elle reportée de 2 ans pour qu’elle soit exhaustive dès son inauguration. 

    Pour aller plus loin : 

    • Règlement MDR : seuls 27 % des fabricants de DM seraient prêts au 26 mai 2020 (étude RAPS/KPMG)
    • Règlements MDR et MDRDIV dès mai 2020: la commissaire S. Kyriakides peine à rassurer les industriels
    • Europe (MDR) : Bruxelles désigne 4 entités chargées d’attribuer l’identifiant unique (IUD) aux DM
    • Règlement MDR : 2 nouveaux organismes notifiés, les États-Unis demandent un sursis de 3 ans
    • DM : l’Allemand TÜV SÜD devient le deuxième organisme notifié désigné conforme au règlement MDR
    • Règlement MDR: report de 2 ans du lancement de la base de données européenne Eudamed sur les DM

    Renforcement de la régulation pour les plateformes en ligne 

    Le règlement P2B (Business to plateforms) a été publié au Journal officiel le 11 juillet 2019 et entrera en vigueur le 11 juillet 2020. Il « introduit de nouvelles règles qui offriront aux entreprises un environnement de commerce en ligne plus transparent, plus équitable et plus prévisible ainsi qu’un système efficace de recours », indique la Commission européenne. Cela se traduira par une information plus claire et succincte dans les conditions générales aux entreprises utilisatrices ou encore la mise en place d’un service dédiés aux plaintes.  

    La suite de l’article est accessible ici.

    Traçabilité de médicaments : mauvais départ pour la sérialisation 

    La mise en oeuvre du règlement délégué, applicable depuis le 9 février 2019 et exigeant une traçabilité des  médicaments, peine à se mettre en marche. Cette réglementation impose aux personnes délivrant des médicaments de scanner la boîte du produit pour désactiver un code introduit par le fabricant, attestant ainsi de la conformité de la boîte et que cette dernière n’est pas une contrefaçon. En effet, un rapport de l’EMVO, l’Organisation européenne de vérification du médicament, pointe un nombre d’enregistrements de boîtes insuffisants ainsi qu’un faible nombre de pharmacies connectées. 

    La suite de l’article est accessible ici.

    Dossiers médicaux partagés : une interopérabilité au delà des frontières

    L’Europe soutient les échanges d’informations sur les patients entre les pays transfrontaliers. L’Estonie et la Finlande ont été les précurseurs de cette pratique en partageant certains éléments des dossiers médicaux en 2019. Ils ont également été les premiers utilisateurs de la e-ordonnance, un dispositif lancé par la Commission européenne en janvier 2019 et qui est applicable dans tous les États membres. Il est prévu que cet outil soit utilisé par une vingtaine de l’UE d’ici à 2021. 

    De cette initiative, la Commission européenne a adopté une recommandation sur l’extension de ces échanges à davantage d’éléments du dossier médical du patient afin de renforcer la sécurité de l’interopérabilité concernant les échanges de données en précisant la nécessité d’une gouvernance d’encadrement. La mise en place du service eHDSI, qui permet le transfert transfrontalier de données de santé, devrait alors être renforcé. La Croatie a rejoint ce programme à l’instar du Luxembourg.

    Toutefois, la Cour des comptes européenne a soulevé début 2019 que la Commission européenne avait probablement surestimé le système, puisque l’utilisation était à cette date bien en-deçà des prévisions.

    Pour aller plus loin : 

    • L’Estonie et la Finlande vont échanger des dossiers de santé numériques dès 2019
    • Vers un format d’échange du dossier de santé numérique européen pour une intéropérabilité sécurisée
    • Europe : la Croatie rejoint le programme d’échange de données de santé eHDSI
    • Europe : le Luxembourg lance l’échange transfrontalier du dossier patient électronique
    • L’Union européenne lance l’ordonnance électronique, utilisable dans un autre pays de la zone

    Vers un Health Data Hub européen

    Développer un Health Data Hub européenne, c’est la demande formulée par Ursula Von der Leyen, la nouvelle présidente de la Commission européenne, lors de sa prise de poste en décembre 2019, à la nouvelle commissaire de la Santé Stella Kyriakides afin d’appuyer la recherche. Cette idée est partagée par l’Institut Montaigne qui l’a indiqué dans ses recommandations figurant au sein d’un rapport publié en septembre 2019. 

    Pour aller plus loin :

    • Commission européenne : la présidente demande la création d’un espace européen de données de santé 
    • L’Institut Montaigne propose de lancer « un Health Data Hub européen » (rapport)

    La Commission s’empare de la question de l’éthique dans les champs de l’IA et du numérique 

    Dans le champ de l’IA 

    La Danoise Margrethe Vestager, en plus d’être élue à la tête de la Commission européenne, a obtenu un poste en tant que vice-présidente et a été désignée Commissaire en charge du Numérique en septembre 2029, tout en conservant son poste à la tête de la Commission de la concurrence. Au delà des controverses au seujet des GAFA, qu’elle appréhendera, elle s’est engagée à faire des propositions dans les 100 premiers jours de son mandat (au premier trimestre 2020) pour encadrer l’éthique dans le domaine l’intelligence artificielle

    Dans le champ de la protection de la donnée

    Par ailleurs, la Vice-présidente souhaite faire adopter la directive ePrivacy et accélérer la « juste » taxation des entreprises. De même, Wojciech Wiewiórowski, contrôleur européen de la protection des données, a réaffirmé l’importance d‘aller plus loin dans le domaine de l’éthique, puisque selon lui « la législation ne suffit plus » et l’engagement international est fort sur ce sujet. 

    Pour aller plus loin : 

    • CE : Margrethe Vestager nommée commissaire au numérique (VP), Stella Kyriakides commissaire « santé »
    • L’UE « a besoin de règles » pour assurer une utilisation éthique de l’IA (Ma. Vestager, Commission)
    • UE: le contrôleur de la protection des données défend sa volonté de développer l’éthique numérique

    Autres informations à retenir :

    • un plan européen contre le cancer en 2020 ;
    • un nouveau plan stratégique pour les PME en 2020.

    Pour aller plus loin : 

    • Commission européenne : IA, big data et plateformes numériques à l’agenda de la nouvelle présidente
  • Les grandes tendances de la e-santé au CES 2020 : webinar le 28 janvier (Interaction Healthcare)

    Présenter les grandes tendances de la e-santé en 2020 et les impacts qu’elles représentent pour les acteurs de la santé (patients, laboratoires pharmaceutiques, acteurs du dispositif médical…). C’est l’objectif du webinar spécial CES 2020 organisé par Interaction Healthcare le 28 janvier 2020.

    Interaction Healthcare est une agence spécialisée en santé qui conçoit des solutions et des applications e-santé en analysant et en intégrant les avancées technologiques qui se développent sur le marché.

    Dans le cadre de ce webinar, 7 intervenants partageront leurs analyses et leurs points de vue :
    Antoine Groheux, responsable innovation à Medtronic France ;
    Jérôme Leleu, président d’Interaction Healthcare et P.-D.G de SimforHealth ;
    Ronan Le Quéré, directeur général de Interaction Healthcare ;
    Mathieu Letombe, P.-D.G de Withings ;
    Tristan Piron, DSI adjoint du groupement hospitalier territorial (GHT) de Vendée et coordinateur général du village francophone #SmartHealth ;
    Emmanuelle Quilès, présidente de Janssen France ;
    Wassinia Zirar, journaliste à APM.

    Les inscriptions, gratuites, sont à réaliser en ligne via ce lien.