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  • L’étude CSESaM met les données à caractère personnel au service de la santé des militaires (arrêté)

    « Il est créé au ministère de la Défense un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé « Consommation de soins et état de santé des militaires » » (CSESaM), annonce un arrêté du 15 novembre 2019 paru au Journal officiel (JO) du 27 décembre 2019. La finalité de ce traitement est « la réalisation d’une étude dans le domaine de la santé » sur une durée de 10 ans, et comprend :

    • la description de l’état de santé des militaires d’active majeurs relevant du ministère et de leur parcours de soins au travers de leur consommation de soins ;
    • l’étude des relations entre certaines caractéristiques socioprofessionnelles et cet état de santé;
    • l’évaluation de l’efficience et de l’efficacité des actions de santé mises en œuvre.

    Le ministère des Armées a déclaré dans une réponse à une question écrite publiée le 30 octobre 2018 que le dispositif CSESaM, censé être « pleinement opérationnel avant la fin 2021 », doit permettre, « grâce aux données du SNDS (devenu depuis le Health Data Hub), de caractériser l’état de santé des militaires à partir de leur consommation de soins (consommations de médicaments, consultations, hospitalisations en France métropolitaine) et d’identifier des facteurs et des circonstances à risques, afin de mettre en place des actions de prévention spécifiques ».

    Selon le ministère « l’ensemble du dispositif reposera sur le dossier médical informatisé supporté par le projet CMA numérique (Axone), futur outil de gestion des données médicales individuelles », opérationnel depuis juillet 2019.

    Les données à caractère personnel seront conservées « dans la limite de 10 ans »

    Les informations et données à caractère personnel enregistrées pour les besoins de ce dispositif seront conservées « jusqu’à la radiation des cadres ou des contrôles des militaires concernés dans la limite de dix ans correspondant à la durée de l’étude », à l’exception des données relatives à la santé (notamment  « pathologies, affections, données relatives aux soins, causes de décès ») qui sont conservées « pour une durée maximale de dix ans à compter de leur enregistrement ».

    L’arrêté précise que la « profondeur historique » des données enregistrées à partir des données du SNDS est de vingt ans.

  • SCN

    Service à compétence nationale

  • E-santé et maladies chroniques : ExactCure et Pheal, lauréats de l’AAP EDF-AG2R La Mondiale

    ExactCure et Pheal, deux start-ups qui développent des solutions de e-santé appliquées aux maladies chroniques, sont les lauréats de l’appel à projets (AAP) organisé par le corporate venture EDF Pulse Croissance et AG2R La Mondiale. Cet AAP avait pour objectif d’identifier des solutions innovantes et accessibles pour « la prévention, le dépistage et l’accompagnement des maladies chroniques, dans les différents lieux de vie de la personne : à domicile, au travail et en mobilité, avec une attention particulière pour les pathologies cardiovasculaires, ostéo-articulaires et respiratoires ainsi que pour la cancérologie », rappelle AG2R dans un communiqué publié fin décembre 2019. 14 finalistes avaient été retenus sur un total de 125 start-ups candidates.

    ExactCure, prix lauréat : propose un « jumeau digital » qui simule l’efficacité et les interactions des médicaments d’un patient, notamment atteints de maladies chroniques et de polypathologies. La société va bénéficier d’une expérimentation rémunérée de sa solution par EDF Pulse Croissance et AG2R.

    Pheal, prix « coup de cœur » : a conçu une application permettant de détecter des signaux faibles de symptômes de la mucoviscidose et de surveiller l’état de santé du patient. la start-up va bénéficier de son côté d’une visibilité accrue dans plusieurs supports de communication d’EDF et d’AG2R La Mondiale afin de promouvoir sa solution.

    Présentation des 2 start-ups lauréates

    « Le numérique va profondément modifier les usages » (EDF Pulse Croissance)

    « Après deux appels à projets réussis en 2018 dans le domaine des services à la personne, ce nouveau challenge en e-santé a permis d’explorer de nouvelles pistes pour améliorer le quotidien de nos clients, commente Michel Vanhaesbroucke, directeur d’EDF Pulse Croissance. Le numérique va profondément modifier les usages ; chez EDF Pulse Croissance nous sommes convaincus que nous devons accompagner cette transition identifiant et en développant des solutions dans tous les domaines d’activités. »

  • Appel à manifestation d’intérêt « sponsors des challenges IA » : derniers jours (deadline : 28/01/20)

    Lancé dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir (PIA), piloté par la Direction générale des entreprises (DGE) et opéré par Bpifrance, l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) « sponsors des challenges IA » vise à sélectionner des entreprises, des entités publiques et des associations basées en France (appelés « sponsors ») chargées de proposer des challenges en intelligence artificielle (appelés « challenges IA »). Pour rappel, l’État soutient le lancement de challenges IA dans 4 secteurs-clés identifiés comme prioritaires en matière d’IA : santé, transport-mobilité, environnement et défense-sécurité (plan national IA).

    Chaque « challenge IA » identifie une entreprise porteuse d’une problématique applicative précise et disposant de jeux de données (« sponsor »). Si le sponsor est un acteur public (administration, collectivité locale, établissement public…), le challenge aura pour but d’exploiter l’IA pour améliorer les services publics et le fonctionnement de la démocratie, précise Bpifrance sur son site web.

    Un challenge conduit à sélectionner une ou plusieurs PME ou start-up(s) (appelés « lauréat(s) »). Le ou les lauréats devront construire dans un délai limité (entre 3 et 12 mois) une solution innovante à la problématique posée basée sur l’IA. L’objectif est d’encourager l’innovation ouverte entre acteurs aux compétences complémentaires en :
    • permettant à des PME et start-ups de développer leurs offres de produits et services : en accédant à des jeux de données et en favorisant les opportunités commerciales ;
    • favorisant la transformation numérique des entreprises dans une démarche d’open innovation avec des PME et start-ups expertes en IA.

    Les dossiers de candidatures pour cet AMI « sponsors », téléchargeable ici, doivent être adressés sous forme électronique sur l’extranet des projets innovants collaboratifs de Bpifrance, accessible via ce lien, avant le 28 janvier 2020 à midi (date et heure de réception faisant foi).

    Coordination de l’AMI :
    • challenges@bpifrance.fr ;
    • Franck Bernard : 01 41 79 88 10

    Pour faciliter l’organisation de ces challenges, les accompagnateurs suivants ont été sélectionnés à l’issue d’un appel d’offres :

    • santé : Care Insight ;
    • transport-mobilité : Systematic, en partenariat avec Moveo et 4 PME ;
    • environnement : Wavestone ;
    • défense-sécurité : Safe Cluster en partenariat avec Solutions Communicantes Sécurisées.

    AMI « sponsors » : critères d’éligibilité

    Le challenge présenté doit être conforme aux critères d’éligibilité suivants :

    dossier :

    • 1. être soumis, dans les délais, sous forme électronique via l’Extranet des projets innovants collaboratifs de Bpifrance ;
    • 2. être complet, et respectant le format imposé ;

    challenge :

    • 3. porter sur des démarches d’innovation dans le domaine de l’IA dans l’un des 4 secteurs-clés identifiés ;
    • 4. prévoir la mise à disposition de jeux de données ;
    • 5. dans le cas d’une entité publique, mobiliser l’IA pour améliorer les services publics et le fonctionnement de la démocratie ;

    porteur(s) :

    • 6. être porté(s) par une (des) société(s) immatriculée(s) en France au registre du commerce et des sociétés (RCS) à la date de dépôt du dossier, ou une (des) entité(s)publique(s) (administration, collectivité locale, établissement public…) ;
    • 7. être porté(s) par une (des) société(s) à jour de ses obligations fiscales et sociales ;
    • 8. être porté(s) par une (des) société(s) ne faisant pas l’objet d’un contentieux avec Bpifrance.

    Les projets de challenge ne respectant pas l’un des critères d’éligibilité sont écartés du processus de sélection, sans recours possible, mais gardent la possibilité de concourir à une vague ultérieure.

    AMI « sponsors » : critères de sélection

    La sélection des challenges s’appuiera sur les critères suivants :

    pertinence du challenge :

    • attractivité du challenge pour le sponsor :
      • potentiel de retombées économiques significatives pour le sponsor,sous forme notamment d’amélioration de produits et services,d’optimisation de processus ou de création de nouveaux business models, etc ;
      • capacité du sponsor à dupliquer les solutions en interne (vers d’autres sites du sponsor…) ;
      • capacité de mutualisation des problématiques/besoins du sponsor avec d’autres sponsors ;

    Compétences et engagement du sponsor :

    • maturité de la réflexion IA et des connaissances en IA ;
    • niveau d’engagement du sponsor pour le challenge (challenge répondant à un réel besoin du sponsor) – cohérence avec la feuille de route du sponsor -budget d’engagement du sponsor ;
    • implication des équipes du sponsor ;
    • mise à disposition d’un interlocuteur pour favoriser les interactions avec le lauréat ;
    • mise à disposition d’un jeu de données ou niveau d’engagement et processus pour mettre à disposition les jeux de données, savoirs et autres informations ou outils favorisant les travaux ;
    • valorisation des résultats suite aux challenges par le sponsor ;
    • existence de critères de mesure du succès du PoC ;
    • perspectives et possibilités d’accompagnement (financier, industriel,expertises…) pour l’industrialisation du PoC avec la(es) startup(s) ou PME lauréat(s).

    Calendrier prévisionnel :

    AMI « sponsors » – vague 2 :

    • publication : 18 novembre 2019 ;
    • clôture : 28 janvier 2020 ;
    • présélections : fin février/début mars 2020 ;
    • auditions : semaine du 16 mars 2020 ;
    • COPIL de sélection : fin mars 2020 ;
    • rédaction des règlements : début avril 2020.

    AAP « lauréats » – vague 2 :

    • publication : mi-mai 2020 ;
    • clôture : mi-juillet 2020 ;
    • présélections : mi-septembre 2020 ;
    • auditions : fin septembre 2020 ;
    • sélection : fin-septembre 2020.
  • ARS : les SI mutualisés sont centralisés au niveau de la direction du numérique (arrêté)

    « Il est créé, pour une durée de trois ans, un service à compétence nationale des systèmes d’information mutualisés des agences régionales de santé dénommé  « SCN SIM ARS » ». C’est ce qu’annonce un arrêté daté du 2 janvier 2020 et publié au Journal officiel (JO) du 3 janvier.

    Rattaché au directeur du numérique des ministères sociaux, fonction créée par décret du 20 décembre 2019, ce SCN a pour missions :
    • de déployer et d’actualiser la stratégie de transformation des SIM des ARS et d’identifier les opportunités de projets ;
    • d’assurer la conception et de coordonner la mise en œuvre, le déploiement et le maintien en conditions opérationnelles des solutions applicatives communes aux ARS ;
    • d’accompagner l’animation des réseaux métier associés afin de développer les usages et l’alignement sur les besoins métier et la satisfaction des utilisateurs ;
    • de rechercher et de proposer les mutualisations et optimisations applicatives pertinentes en lien avec tout autre service porteur de solutions applicatives.

  • Pharma : les équipes des affaires médicales stimulent l’innovation via le numérique (livre blanc)

    Les équipes des affaires médicales, dont la fonction est en train d’évoluer, doivent s’engager plus fortement auprès des patients et des professionnels de santé (PS) tout en cultivant une nouvelle appréciation des défis commerciaux et stratégiques de l’entreprise. C’est l’un des éléments-clés qui ressort du livre blanc* publié par la société Eyeforpharma by Reuters Events fin 2019 et qui propose l’exploration du potentiel des outils digitaux dans le cadre de cette fonction, avec la présentation d’études de cas et d’idées pratiques déjà mises en place par certains laboratoires pharmaceutiques.

    Avec l’aide du numérique, cette fonction des affaires médicales permettra de stimuler l’innovation dans tous les domaines, indiquent les auteurs du rapport, citant notamment les technologies basées sur l’automatisation et l’intelligence artificielle (IA), telles que les chatbots, qui peuvent par exemple améliorer et rationaliser les services d’information médicale.

    Selon Eyeforpharma, les utilisations potentielles des outils numériques dans le domaine médical concernent 3 grands domaines : collecte de renseignements, engagement et  portée, et innovation agile. Divers cas d’usage sont présentés à ce propos par Pfizer, Roche, Medscape Education ou encore MSD, synthétisés par H&TI.

    Les outils numériques peuvent également aider à accélérer les progrès de la recherche, de la conception des essais et des améliorations de la sécurité en offrant de nouvelles perspectives, notent par ailleurs les auteurs, qui agrémentent leur propos par le point de vue des groupes Novartis et Sanofi. En utilisant une analyse de pointe de grands ensembles de données provenant de groupes coopératifs de patients aux États-Unis et en Europe, les affaires médicales peuvent par exemple aider à prévoir la progression de la maladie ou à identifier les patients qui pourraient bénéficier de médicaments spécifiques.

    Contexte : les affaires médicales remplissent une fonction stratégique et globale

    Les affaires médicales remplissent une fonction stratégique et globale dans les laboratoires pharmaceutiques, contextualisent les auteurs du livre blanc, expliquant qu’elles assurent une fonction unique et de plus en plus précieuse, à la fois en interne et en externe. Dans toutes ces entreprises, les affaires médicales doivent travailler avec de nouveaux types de connaissances et de données générées à partir d’une multiplicité de sources à l’intérieur et à l’extérieur de l’organisation, observent les analystes, précisant qu’elles sont particulièrement bien placées pour soutenir l’entreprise, de la découverte du produit au lancement et au-delà.

    Perspectives : stimuler l’innovation par le numérique

    Avec l’aide du numérique, cette fonction permettra de stimuler l’innovation dans tous les domaines, indiquent les auteurs :

    • les outils numériques peuvent rendre les interactions des équipes de visite médicale plus productives et conduire à une meilleure prise de décision en équipe avec des systèmes intégrés de perspectives numériques (pour aller plus loin : consulter l’article H&TI « Enquête : le numérique, catalyseur de la relation industriels-médecins (Aptus Health) ») ;
    • les technologies basées sur l’automatisation et l’intelligence artificielle (IA) telles que les chatbots peuvent améliorer et rationaliser les services d’information médicale ;
    • les affaires médicales peuvent accompagner les prestataires de soins et les patients avec une formation médicale multicanale quand ils le souhaitent, dans les formats qu’ils préfèrent, améliorant l’expérience d’apprentissage et les résultats, favorisant ainsi de meilleures prises de décision pour les patients et les professionnels de santé ;
    • les outils numériques offrent également de nouvelles façons de s’engager virtuellement avec les professionnels de santé et les principaux leaders d’opinion, rendant ces interactions plus simples, plus efficaces et plus utiles à tous ;
    • les innovations en termes de collecte de données en vie réelle du patient et leurs analyses sont encore naissantes mais promettent de grands progrès dans la prestation de soins de santé plus rapides, plus réactifs et personnalisés.

    Cas d’usages : collecte de renseignements, engagement et innovation agile

    Les utilisations potentielles des outils numériques dans le domaine médical sont nombreuses, englobant trois grands domaines, notent les auteurs du livre blanc :

    • collecte de renseignements ;
    • engagement et portée ;
    • innovation agile.

    Collecte de renseignements

    Collecter des informations sur les réseaux sociaux permet de comprendre les attentes des parties prenantes, que ce soit les payeurs, les patients, ce qui est recherché comme type d’information sur les réseaux, les pratiques médicales mais aussi les informations liées à la recherche.

    • Pfizer

    Les affaires médicales sont la seule fonction au sein de l’industrie pharmaceutique qui a le pouvoir de rassembler et d’aider à agir en fonction de ces informations, explique Juan Ovalle, médecin-chef des services médicaux et cliniques mondiaux au sein de la division Upjohn de Pfizer. « Les professionnels des affaires médicales et en particulier les MSL sont bien placés pour recueillir régulièrement ces informations sur toutes les interactions qu’ils entretiennent », note-t-il.

    • EMD Serono

    Par ailleurs, la collecte d’informations à grande échelle peut être augmentée et améliorée avec l’application d’outils d’automatisation, d’apprentissage automatique (machine learning) et d’intelligence artificielle. EMD Serono explore déjà le potentiel de notification « intelligente » des effets indésirables. « Nous avons vu de bonnes études de cas mais en tant qu’industrie, nous en aurons besoin de plus avant d’avoir la confiance nécessaire pour les appliquer », explique Jenny Zhang, directrice associée en charge de la stratégie de portefeuille mondiale et innovation à EMD Serono.

    Engagement et portée

    Une approche multicanale peut augmenter considérablement la portée et l’engagement. Plutôt que de simplement utiliser une multitude de canaux, le principe est de permettre aux prestataires de soins et aux patients de trouver facilement les informations dont ils ont besoin quand ils en ont besoin sous la forme dont ils ont besoin, grâce à une mise à disposition facile en ligne des informations clés en ligne, médias sociaux et autres.

    • Formation médicale continue

    Les portails web d’information, de conférence, etc., sont de plus en plus courants, ce qui réduit la nécessité pour les professionnels de la santé de consulter les affaires médicales par téléphone ou en face à face.

    • Chatbots au-delà du centre d’appels

    >> Roche

    TechieHealth, en collaboration avec Roche, a créé une application utilisant la technologie de chatbot appelée « KeBot » en avril 2018 pour la formation et l’auto-évaluation des délégués pharmaceutiques. L’outil permet à l’entreprise de comprendre les problèmes critiques, tels que ceux en rapport avec sa force de vente ainsi que les marges d’amélioration, et fournit les informations nécessaires pour améliorer les performances. Les résultats collectés permettent de personnaliser la courbe d’apprentissage des commerciaux.

    Par ailleurs, lorsqu’un centre d’appels ne dispose que d’un bureau dans un fuseau horaire particulier, les chatbots fonctionnent 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 et sont en amélioration constante.

    • Meilleure éducation et activation des patients

    Les outils numériques ont une utilité évidente pour aider à fournir un contenu meilleur et plus engageant, que les patients peuvent utiliser pour se renseigner, comme des applications ou des vidéos téléchargeables pour leur montrer comment utiliser des dispositifs médicaux ou pour clarifier les questions liées au dosage et à l’observance de leur traitement.

    >> Pfizer

    Le laboratoire a développé une plateforme de médias sociaux, appelée « oneSCDvoice », pour les patients atteints de drépanocytose afin de les aider à s’instruire et à partager leurs idées.

    >> Medscape Education

    Le dossier pédagogique de Medscape Education explore le potentiel de nouveaux outils de surveillance de la glycémie. Il comprend une vidéo de 30 minutes mettant l’accent sur les informations fondamentales liées aux progrès dans la collecte et l’interprétation des données de glucose ; une discussion de 15 minutes entre deux experts dans le domaine se concentrant sur les éléments clés de l’évaluation d’un profil de glucose ambulatoire ; et une table ronde de 30 minutes consacrée à des applications cliniques des nouvelles technologies d’interprétation des données et à l’éducation des patients.

    • Conférences et congrès virtuels

    Les webinaires, la vidéoconférence et d’autres outils numériques permettent aux acteurs de la pharma de réaliser des réunions virtuelles ou de mêler des meetings physiques avec des meetings à distance, augmentant considérablement leur portée et permettant aux médecins du monde entier d’accéder à leurs dernières informations et réflexions. Au lieu de convoquer des groupes de personnes du monde entier pour des réunions physiques pour des conférences ou des conseils consultatifs, cela peut être fait de manière numérique à la place.

    Innovation agile

    L’agilité – être capable d’itérer rapidement de nouveaux concepts, de développer davantage ceux qui fonctionnent et de laisser tomber ou de pivoter sur ceux qui ne fonctionnent pas – devient de plus en plus importante dans plusieurs départements de la pharma.

    >> MSD

    En Chine, l’équipe des affaires médicales de MSD utilise WeChat, l’équivalent local omniprésent de WhatsApp, comme canal d’information de plus en plus important et précieux pour l’enseignement médical. Cela a une portée significative dans un pays où l’adoption d’applications de chat sur les téléphones mobiles est désormais courante.

    C’est une indication claire de la direction à prendre pour s’éloigner des livres et des documents imprimés et des ordinateurs de bureau aux tablettes et aux smartphones lorsqu’il s’agit d’accéder à des informations médicales. L’équipe en Chine a compris quels outils numériques les médecins utilisent le plus et ont adapté leur numérique.

     « Il y a un besoin évident d’en savoir plus sur les clients et leurs outils numériques préférés et de les implémenter dans notre stratégie médicale », observe Daniel Ruzicka, directeur exécutif des affaires médicales à MSD KK au Japon.

    De nouvelles perspectives, notamment dans le domaine de la prédiction

    Les outils numériques peuvent également aider à accélérer les progrès de la recherche, de la conception des essais et des améliorations de la sécurité en offrant de nouvelles perspectives. En utilisant une analyse de pointe de grands ensembles de données provenant de groupes coopératifs de patients aux États-Unis et en Europe, les affaires médicales peuvent aider à prévoir la progression de la maladie ou à identifier les patients qui pourraient bénéficier de médicaments spécifiques.

    • Novartis

    Plus ambitieuse encore est l’utilisation d’outils numériques pour interroger des ensembles de données vastes et disparates susceptibles de développer in silico de nouveaux médicaments, comme l’initiative Data 42 de Novartis. « Il appartient aux affaires médicales de devenir des experts dans ce domaine, d’appliquer l’IA aux données, d’affiner ce qui est essentiel et d’aider à répondre à la question de la recherche », explique Vishal Bhatia, senior medical writer de Novartis. De telles applications pourraient transformer la gestion du cycle de vie des produits, révélant de nouvelles indications post-commercialisation par exemple, ajoute le spécialite. « Un autre domaine où l’IA et le machine learning peuvent aider est de prendre de très grands ensembles de données et de répondre aux questions de recherche numériquement, précise-t-il. Maintenant que les DSE deviennent moins cloisonnés, nous pourrons faire beaucoup plus. »

    • Sanofi

    De nouvelles perspectives tirées d’une meilleure interrogation des données pourraient même ouvrir la voie à des produits et services entièrement nouveaux, analyse de son côté Ameet Nathwani, directeur médical et directeur numérique de Sanofi. « Pouvons-nous créer de nouvelles thérapies basées sur des informations sur les données ? Des résultats entièrement nouveaux ? Pouvons-nous faire de nouvelles recommandations et solutions pour les systèmes de santé sur la base de nos données ? Et pouvons-nous activer les soins de santé virtuels ? Gérer la santé de la population ? Vous pouvez créer de nouvelles entreprises. C’est ma thèse en interne », note-t-il.

    En conclusion, alors que ce n’est que le début du voyage numérique pour les affaires médicales, certaines leçons ont déjà été apprises par les pionniers de l’industrie. En voici quelques-unes :

    • la sagesse d’aborder les implémentations numériques faciles ;
    • établir une solide analyse de rentabilisation pour les initiatives numériques ;
    • générer et capturer des informations à grande échelle ;
    • conserver la concentration stratégique en agissant toujours avec le client à l’esprit ;
    • transcender les silos, internes et externes.
  • Cardiologs lève 13,5 M€ pour sa solution de diagnostic des maladies cardiaques basée sur IA

    La société française Cardiologs lève 15 millions de dollars US (13,48 M€) avec pour objectif d’accélérer la diffusion de sa solution de diagnostic des maladies cardiaques basée sur l’intelligence artificielle (IA). Ce tour de table a été réalisé auprès du fonds Alven ainsi que des partenaires historiques Bpifrance, ISAI, Kurma Diagnostics, Idinvest Partners et Paris Saclay Seed Fund.  

    Les financements récoltés serviront à la fois à intensifier les efforts commerciaux de l’entreprise,  notamment en Amérique du Nord, et à enrichir sa plateforme technologique avec de nouvelles applications, précise la société dans un communiqué daté du 10 janvier 2020.

    Cardiologs affirme que sa solution d’IA est capable de détecter et de diagnostiquer rapidement des maladies cardiaques « aussi efficacement que les meilleurs cardiologues humains au monde » : entraîné sur plus de 1,4 million d’enregistrements ECG, l’outil sait repérer plus de 100 anomalies cardiaques différentes, interpréter les données d’un grand nombre d’appareils de surveillance cardiaque et générer un rapport en quelques minutes. Il a obtenu l’homologation de la FDA.

  • MSL

    Médecin scientifique de liaison

  • French tech : les institutionnels promettent 6 milliards d’euros pour les sociétés innovantes

    22 investisseurs institutionnels français s’engagent à mobiliser « plus de 6 milliards d’euros en faveur du financement des entreprises technologiques d’ici le 31 décembre 2022 » : c’est ce qu’annonce le ministère de l’Économie et des Finances dans un communiqué diffusé le 13 janvier 2020. Assureurs pour la plupart, ces investisseurs réunis à Bercy pour « marquer le point départ » de la « mise en œuvre concrète » des engagements pris par eux-mêmes en septembre 2019 ont ajouté 1 milliard d’euros au total des sommes promises l’an dernier.

    Le ministère précise que les engagements des investisseurs se déploieront « à la fois sur le segment de l’investissement non coté, en finançant des fonds français de capital-investissement proposant une stratégie late stage et sur l’investissement coté, « en attribuant des mandats global tech à des gestionnaires d’actifs basés en France ».

    « Les investisseurs institutionnels français mobilisent des moyens qui sont sans précédent et qu’ils ont décidé d’augmenter, commente Cédric O, secrétaire d’État chargé du Numérique. C’est une étape cruciale dans le développement de la French Tech. »

    Un cadre et une gouvernance

    Les documents signés au cours de cette cérémonie « établissent un cadre et une gouvernance visant à définir l’éligibilité des projets d’investissement ». Le Comité exécutif créé par la charte se réunira « à intervalles réguliers et au moins trois fois par an dès le mois de janvier [pour] déterminer les premiers fonds éligibles [et] assurera le suivi opérationnel de l’initiative et sa promotion, aussi bien en France qu’à l’international », est-il précisé.

    La suite logique du rapport Philippe Tibi

    Dans son rapport remis en juillet 2019, Philippe Tibi constatait une « forte dynamique » des start-ups en France obérée par des difficultés à trouver des financements au niveau du late stage (levée de fonds supérieure à 50 millions d’euros) et de la cotation en raison du « manque d’investisseurs spécialisés sur ces segments » dans l’Hexagone.

    Il proposait par conséquent « de mobiliser les investisseurs institutionnels français pour les inviter à consacrer une part plus importante de leurs allocations, en finançant des fonds français de capital-innovation ayant vocation à gérer plus d’un milliard d’euros en faveur d’entreprises non cotées en phase avancée de croissance (late stage) et, pour la partie cotée, en développant des fonds « global tech » qui permettront la structuration dans notre pays d’une expertise de pointe sur le financement des entreprises technologiques« , selon les termes du communiqué alors diffusé par Bercy.

  • Team-up for start-up : contribuer au développement de projets health tech, le 28/01/2020 à Paris

    Bpifrance organise le 28 janvier 2020 à l’Institut Pasteur la soirée Team-up for start-up, l’occasion pour les acteurs du secteur (industriels, incubateurs, fonds, etc.) de rencontrer des start-ups health tech et de proposer leurs compétences pour accélérer le développement de ces jeunes sociétés.

    « Cet événement vise à offrir aux porteurs de projets et aux jeunes start-ups en incubation ou en accélération l’opportunité de rencontrer des personnes intéressées pour contribuer à leur développement comme ressource extérieure, associé ou co-fondateur potentiel« , précise Bpifrance sur son site web.

    Les inscriptions, gratuites mais obligatoires (nombre de place limité), sont à réaliser avant le 17 janvier 2020 par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien.

    Programme

    • 17h-18h : accueil des contributeurs

    • 18h-20h : pitchs des porteurs de projets (3 minutes chacun) suivis de discussion en table ouverte