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  • 12èmes rencontres de l’USPO : la pharmacie, une dynamique pour les territoires (29/01/2020, Paris)

    L’Union de syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) organise ses 12ièmes rencontres le 29 janvier 2020 au ministère des Solidarités et de la Santé sur le thème « la pharmacie, une dynamique pour les territoires ».

    Au programme :
    • économie de l’officine : bilan 2019 ;
    • Ehpad/pharmacie : coordination renforcée ;
    • généralisation de la vaccination en officine : premier bilan ;
    • la pharmacie dans la nouvelle organisation du système de santé ;
    • la convention pharmaceutique, à l’origine des évolutions pour la pharmacie ;
    • Comment l’Ordre accompagne-t-il l’évolution de la pharmacie ? Quel regard les patients portent-ils sur cette réforme ? ;
    • lien ville-hôpital, coordination, prévention, dépistage : l’action des URPS Pharmaciens sur le territoire ;
    • la pharmacie en plein mouvement : le rôle des étudiants et des groupements ;
    • maintien à domicile : le pharmacien, un maillon essentiel du territoire.

    Les inscriptions sont à réaliser par email à uspo@uspo.fr jusqu’au 23 janvier.

    Programme

    • Journée d’échange animée par Tina Géréral, pharmacien, journaliste indépendante et co-fondatrice de l’agence de communication Ère Santé

    Accueil à partir de 8h30

    9h-9h30 : Économie de l’officine : bilan 2019

    • Dimitri Guillot, directeur « Supplier Relations », Iqvia

    9h30-10h15 : Ehpad/pharmacie : coordination renforcée

    • Paule Kujas, responsable du département des produits de santé, Cnam
    • Paul-Emile Haÿ, directeur médical et soins, Korian France Senior
    • Gilles Bonnefond, président, USPO

    10h15-10h30 : généralisation de la vaccination en officine : premier bilan

    • Carine Wolf-Thal, présidente, Conseil national de l’Ordre des pharmaciens
    • Gilles Bonnefond, président, USPO

    10h30-11h15 : la pharmacie dans la nouvelle organisation du système de santé

    • Katia Julienne, directrice générale de l’offre de soins (DGOS), ministère des Solidarités et de la Santé
    • Martine Berthet, sénatrice de la Savoie sous l’étiquette Les Républicains
    • Thomas Mesnier, député La République En Marche de la 1ère circonscription de Charente

    1h15-12h : la convention pharmaceutique, à l’origine des évolutions pour la pharmacie

    • Annelore Coury, directrice déléguée à la gestion et l’organisation des soins, Cnam ;
    • Pierre-Olivier Variot, vice-président, USPO
    • Gilles Bonnefond, président, USPO

    12h-12h15 : grand témoin

    • Guy Vallencien, pésident, CHAM

    Pause Déjeuner

    14h-14h20 :

    • Comment l’Ordre accompagne-t-il l’évolution de la pharmacie ?
      • Pierre Beguerie, président, Conseil central A de l’Ordre des pharmaciens
    • Quel regard les patients portent-ils sur cette réforme ?
      • Gérard Raymond, président, France Assos Santé

    14h20-15h : lien ville-hôpital, coordination, prévention, dépistage : l’action des URPS Pharmaciens sur le territoire

    • Christian Filippi, président, URPS Corse (sous réserve de confirmation)
    • Pascal Louis, président, URPS Bourgogne-Franche-Comté
    • Renaud Nadjahi, président, URPS Île-de-France (sous réserve de confirmation)
    • Olivier Rozaire, président, URPS Auvergne-Rhône-Alpes
    • Grégory Tempremant, président, URPS Hauts-de-France

    15h-15h40 : la pharmacie en plein mouvement : le rôle des étudiants et des groupements

    • Gautier Davrainville-Simonato, président, Anepf
    • Lucien Bennatan, président, Ma Pharmacie Référence
    • Jean-Baptiste de Coutures, président, Giphar
    • Laurent Filoche, président, UDGPO
    • Alain Grollaud, président, Federgy, syndicat de groupements et enseigne

    15h40-16h30 : maintien à domicile : le pharmacien, un maillon essentiel du territoire

    • Catherine Rumeau-Puchon, vice-présidente, CEPS
    • Linda Makhlouf, directrice du développement respiratoire, Philips
    • Philippe Montaner, président, Timkl

    16h30 : Clôture

    • Gilles Bonnefond, président, USPO
  • L’ARS Île-de-France sélectionne 4 projets e-santé en soins de suite et de réadaptation (AMI)

    4 projets innovants de e-santé dans la prise en charge des patients en établissements ou services de soins de suite et de réadaptation (SSR) ont été sélectionnés par l’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France à l’issue d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI). Ces projet ont été retenus à titre expérimental, parmi 19 projets candidats, pour un montant total de 170 000 euros, précise l’ARS dans un communiqué daté du 14 janvier 2020.

    Les 4 solutions lauréates sont les suivantes :

    un tapis de marche connecté pour la rééducation motrice et cognitive au domicile (CMPR de Bobigny en partenariat avec la société Ezygain) ;
    • un capteur inertiel de réalité virtuelle en 3D pour évaluer la marche et pour améliorer la rééducation du membre supérieur (hôpital de la Pitié Salpêtrière, AP-HP en partenariat avec la société Mindmaze) ;
    • des semelles connectées pour la rééducation à la marche de patients atteints de la maladie de Parkinson (Institut de réadaptation de Romainville en partenariat avec la société Feetme) ;
    • un dispositif d’aide à la limitation des épisodes d’incontinence urinaire en milieu hospitalier (hôpital Charles Foix en partenariat avec la société Triple W).

    3 conditions d’éligibilité à l’AMI

    Pour être éligibles à cet appel à manifestation d’intérêt (AMI), les technologies candidates devaient respecter 3 critères :

    • être directement dédiées et/ou s’intégrer au parcours de prise en charge de réadaptation et de réinsertion du patient pour permettre un recueil et une analyse de données mais aussi pour apporter une plus-value dans l’acte de soin ou de réadaptation ainsi qu’une aide à la décision dans le projet thérapeutique;
    • reposer sur des innovations technologiques ayant atteint un stade de maturité de fonctionnement et de sécurité avéré et disposer d’un marquage CE (ou être en cours d’obtention de ce marquage) ;
    • être portés conjointement par un industriel avéré, y compris start-up, et des professionnels de santé de terrain expérimentés dans le champ des soins de suite et de réadaptation (SSR). Une collaboration étroite entre l’établissement et le partenaire industriel était attendue.

     Les SSR, « un choix évident pour expérimenter »

    L’Agence régionale de santé d’Île-de-France affirme que les SSR constituaient « un choix évident  » pour une expérimentation, ayant la vocation de représenter « la face hospitalière de la prise en charge du handicap », avec « un processus global d’accompagnement personnalisé dans un objectif fonctionnel ».

    Elle souligne que les soins de suite et de réadaptation sont « particulièrement concernés par le développement de nouvelles technologies », permettant de faciliter la prise en charge des patients en établissement de santé ou à domicile ainsi que le maintien de l’autonomie (objets connectés, télé-rééducation et télésurveillance). L’ARS ajoute que « l’anticipation de l’impact des nouvelles technologies et leur promotion » est un des objectifs du projet régional de santé dans le champ des SSR.

  • Reconnaissance vocale : Nuance équipe 270 médecins et 550 secrétaires du CHRU de Nancy

    270 praticiens du CHRU de Nancy utilisent actuellement les solutions d’intelligence artificielle (IA) de la société Nuance Communications pour « compléter les dossiers patients à la voix » : c’est ce qu’affirme la start-up française dans un communiqué daté du 13 janvier 2020. Cette dernière souligne que l’adoption de son outil s’inscrit dans un « plan de transformation digitale des services et des métiers », axé sur la « fin du papier », et dans la démarche globale d’« amélioration de l’efficience des établissements de santé ».

    L’adoption de la reconnaissance vocale a notamment permis :

    • de gagner en rapidité sur la production et la remise des lettres de liaison à l’issue d’une hospitalisation : auparavant, tous les services du CHRU accumulaient des retards de frappe de leurs comptes rendus ;
    • d’améliorer la qualité de la tenue des dossiers patients : le service cardiologie, où tous les métiers utilisent la reconnaissance vocale, a pu constater « une meilleure prise en charge des patients au moment de leur admission » grâce à « une tenue parfaite des dossiers »;
    • de libérer ses 550 secrétaires de la frappe au clavier, qui jusqu’ici occupait 30 % de leur temps de travail, leur permettant de se consacrer à l’accueil du patient et à l’aide au médecin.

    Une extension envisagée au périmètre du GHT Sud Lorraine

    La DSI du CHRU de Nancy envisage d’étendre à moyen terme la reconnaissance vocale de Nuance au périmètre du groupement hospitalier de territoire (GHT) Sud Lorraine, qui rassemble 11 établissements publics de santé. L’objectif et de « répliquer » à l’échelle du GHT les gains d’efficience obtenus au sein du CHRU en donnant aux médecins « le même environnement de travail sur tout le territoire ».

    Nuance revendique plus de 500 000 médecins utilisateurs dans 10 000 établissements de santé

    Nuance Communications revendique plus de 500 000 médecins utilisateurs dans 10 000 établissements de santé dans le monde et affirme que ses solutions contribuent à gérer les données de plus de 300 millions de patients chaque année.

  • Insuffisance cardiaque : un protocole de télésurveillance autorisé par arrêté

    « Télésurveillance, consultation de titration et consultation non programmée, avec ou sans télémédecine, des patients traités pour insuffisance cardiaque, par un infirmier. » C’est l’intitulé du « protocole de coopération » autorisé sur le territoire national par l’arrêté du 27 décembre 2019 publié au Journal officiel (JO) du 31 décembre. Selon l’équipe promotrice, issue du service de cardiologue de l’hôpital Henri-Mondor de Créteil (AP-HP), ce protocole « vise à permettre une prise en charge précoce et un suivi rapproché de l’insuffisance cardiaque (IC) ».
     
    Ce protocole de coopération permettra de déléguer du médecin cardiologue à un infirmier :
    • la réalisation de consultations de suivi de l’insuffisance cardiaque, pour la titration des médicaments de lIC systolique en présentiel ou pour décompensation cardiaque, « en présentiel ou en téléconsultation » ;
    • la télésurveillance ;
    • l’orientation des patients.

    Il s’agit de « faciliter la prise en charge ambulatoire en permettant une surveillance à distance et en simplifiant le parcours de soins afin d’éviter les passages dans les services d’urgence, [de] diminuer les hospitalisations et [d’]améliorer la qualité de vie des patients », est-il précisé.

  • DATA – Stratégie e-santé du Japon

    Pour remédier aux défis liés au vieillissement de sa population et à sa longévité (la plus importante du monde), le Japon cherche à exploiter tout le potentiel du numérique dans le secteur de la santé. Réciproquement, ces caractéristiques démographiques, liées au volume important de données de qualité et à une infrastructure solide de technologies de l’information, font du Japon un terrain de jeu idéal pour les acteurs de l’innovation en santé.  

    E-santé : multiples horizons
    Malgré l’absence d’une stratégie nationale e-santé spécifique, la santé numérique joue un rôle important dans les stratégies nationales qui façonneront le pays dans les années à venir :
    • « Japon 2035, transformer le système de santé » ;
    • « Société 5.0, s’appuyer sur l’IA, l’IoT, la big data et la robotique ».

    Grâce à son système de couverture universelle, la data au Japon est en quantité importante et de qualité : données administratives et médicales (notamment celles liées aux soins de longue durée). De plus, depuis janvier 2016, un identifiant unique (« My Number System ») renforce l’infrastructure et l’efficience administrative du système social.

    En 2014, le gouvernement a créé le Quartier général de la politique de santé. Mené par le Premier ministre, ce QG vise à proposer un système de santé plus centré autour du patient, en exploitant la data et en définissant les prérequis techniques, les règles et les standards des TIC. Quelques réglementations clés :
    • 2015 : autorisation à pratiquer la téléconsultation (jusqu’alors interdite, sauf en région rurale) ;
    • 2017 : révision de la loi sur la protection des informations personnelles, autorisant l’utilisation de la data, anonyme, par des tiers accrédités (avec possibilité de opt-out pour les patients) : institutions de recherche, agences gouvernementales, entreprises privées… ;
    • 2018 : augmentation du revenu de la téléconsultation autorisé aux hôpitaux et cliniques ;
    • 2020 : mise en place d’une plateforme de consolidation des données de diverses sources (assureurs, gouvernement, secteur privé…) et d’analyse de ce big data.

    En parallèle, l’Institut national de l’informatique pousse la recherche dans les domaines de la big data, de l’IoT et de la sécurité de l’information. Un groupe de travail a été mis en place par l’Agence japonaise du médicament et du dispositif médical pour établir les critères à respecter par les solutions utilisant l’IA. 

    Écosystème business
    Il y a entre 100 et 200 start-ups consacrées à la santé numérique au Japon. L’écosystème de l’innovation est fragmenté mais florissant : + 9,4 % de croissance du marché de la health tech entre 2017 et 2018. Depuis 2018, le gouvernement a mis en place un système de « bac à sable » pour soutenir des projets pilotes. Ces derniers peuvent impacter la réglementation japonaise. Le gouvernement organise également des challenges start-ups, dont une compétition organisée au cours du Well Aging Society Summit Asia-Japan (conférence internationale sur le thème du vieillissement). En 2019 a été créé InnoHub, un centre dédié aux acteurs de l’innovation.

    Challenges restants
    Malgré ces avancées, il reste d’importants challenges à relever au Japon, notamment le déploiement partiel des Electronic Medical Records (environ 34 %) et le faible niveau d’intégration des différentes systèmes IT entre institutions.

    Le tableau présentant la stratégie e-santé du Japon est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien. 

  • Stratégie e-santé du Japon

    Pour remédier aux défis liés au vieillissement de sa population et à sa longévité (la plus importante du monde), le Japon cherche à exploiter tout le potentiel du numérique dans le secteur de la santé. Réciproquement, ces caractéristiques démographiques, liées au volume important de données de qualité et à une infrastructure solide de technologies de l’information, font du Japon un terrain de jeu idéal pour les acteurs de l’innovation en santé.  

    E-santé : multiples horizons
    Malgré l’absence d’une stratégie nationale e-santé spécifique, la santé numérique joue un rôle important dans les stratégies nationales qui façonneront le pays dans les années à venir :
    • « Japon 2035, transformer le système de santé » ;
    • « Société 5.0, s’appuyer sur l’IA, l’IoT, la big data et la robotique ».

    Grâce à son système de couverture universelle, la data au Japon est en quantité importante et de qualité : données administratives et médicales (notamment celles liées aux soins de longue durée). De plus, depuis janvier 2016, un identifiant unique (« My Number System ») renforce l’infrastructure et l’efficience administrative du système social.

    En 2014, le gouvernement a créé le Quartier général de la politique de santé. Mené par le Premier ministre, ce QG vise à proposer un système de santé plus centré autour du patient, en exploitant la data et en définissant les prérequis techniques, les règles et les standards des TIC. Quelques réglementations clés :
    • 2015 : autorisation à pratiquer la téléconsultation (jusqu’alors interdite, sauf en région rurale) ;
    • 2017 : révision de la loi sur la protection des informations personnelles, autorisant l’utilisation de la data, anonyme, par des tiers accrédités (avec possibilité de opt-out pour les patients) : institutions de recherche, agences gouvernementales, entreprises privées… ;
    • 2018 : augmentation du revenu de la téléconsultation autorisé aux hôpitaux et cliniques ;
    • 2020 : mise en place d’une plateforme de consolidation des données de diverses sources (assureurs, gouvernement, secteur privé…) et d’analyse de ce big data.

    En parallèle, l’Institut national de l’informatique pousse la recherche dans les domaines de la big data, de l’IoT et de la sécurité de l’information. Un groupe de travail a été mis en place par l’Agence japonaise du médicament et du dispositif médical pour établir les critères à respecter par les solutions utilisant l’IA. 

    Écosystème business
    Il y a entre 100 et 200 start-ups consacrées à la santé numérique au Japon. L’écosystème de l’innovation est fragmenté mais florissant : + 9,4 % de croissance du marché de la health tech entre 2017 et 2018. Depuis 2018, le gouvernement a mis en place un système de « bac à sable » pour soutenir des projets pilotes. Ces derniers peuvent impacter la réglementation japonaise. Le gouvernement organise également des challenges start-ups, dont une compétition organisée au cours du Well Aging Society Summit Asia-Japan (conférence internationale sur le thème du vieillissement). En 2019 a été créé InnoHub, un centre dédié aux acteurs de l’innovation.

    Challenges restants
    Malgré ces avancées, il reste d’importants challenges à relever au Japon, notamment le déploiement partiel des Electronic Medical Records (environ 34 %) et le faible niveau d’intégration des différentes systèmes IT entre institutions.

  • Novadiscovery lève 5M€ sur un objectif de 7M pour étendre sa plateforme d’essais cliniques in silico

    Novadiscovery, société lyonnaise experte de la modélisation et de la simulation numériques des essais cliniques, lève 5 millions d’euros auprès du fonds suisse Debiopharm Innovation dans le cadre d’un tour de table de série A de 7 millions d’euros (la société cherche ainsi à recueillir 2 millions supplémentaires). De manière générale, l’entreprise réalise des essais in silico pour des sociétés pharmaceutiques et biotechnologiques afin de réduire les coûts de recherche et développement (R&D) ainsi que le délai de mise sur le marché de nouveaux médicaments.

    Novadiscovery va utiliser la somme recueillie pour :
    • financer l’évolution de Jinkō, sa plateforme de simulation d’essais cliniques in silico, vers un modèle de SaaS et étendre son utilisation à d’autres maladies, permettant à ses clients de mener directement leurs essais en in silico ;
    • de déployer sa présence aux États-Unis, le plus grand marché au monde pour le développement de médicaments, indique la société dans un communiqué publié le 9 janvier 2020.

    Plus précisément, Jinkō est une plateforme hybride qui associe des modèles dits « mécanistiques » à l’intelligence artificielle (IA), avec pour objectif de prédire les bénéfices cliniques de nouvelles thérapies avant les essais chez l’humain et ainsi de réduire les risques de R&D. L’outil a été conçu pour intervenir dans toute indication. Au cours de la dernière décennie, il a été notamment déployé dans les champs de l’immuno-oncologie, des maladies orphelines, des maladies métaboliques et de cardiothérapie.

    Jinkō : un impact positif sur la réduction des coûts de R&D et des délais de mise sur le marché

    « Nous avons pu mesurer l’impact positif que notre plateforme d’essais in silico peut avoir sur la réduction des coûts de R&D et des délais de mise sur le marché, tant pour les nouveaux médicaments que pour le repositionnement de médicaments », commente François-Henri Boissel, P.-D.G. et co-fondateur de Novadiscovery.

    La plateforme Jinkō repose sur une modélisation et une simulation par ordinateur

    « La réduction des coûts de R&D et des délais de mise sur le marché est devenue un objectif stratégique clé pour les entreprises de santé et les payeurs », observe la société lyonnaise.

    Le marché des essais in silico est évalué à 2,88 milliards de dollars US (2,59 Mds €) de revenus annuels d’ici 2022, précise-t-elle, alors qu’il ne représentera qu’une fraction des 165 milliards de dollars (148 Mds €) dépensés annuellement dans la R&D dédiée aux médicaments.

    Un autre enjeu, pour l’industrie mais aussi pour les autorités réglementaires, est la réduction du nombre de patients « réels » qui participent aux essais cliniques. « Compte tenu du nombre de médicaments à évaluer, le nombre de patients n’est pas très élevé et, bien entendu, leur participation à un essai clinique doit être aussi éthique que possible », explique Novadiscovery.

    La plateforme hybride Jinkō présente les avantages suivants :

    • elle peut fonctionner dans des environnements pauvres en données, l’un des plus importants obstacle auquel se retrouvent confrontées les approches d’intelligence artificielle plus conventionnelles ;
    • la modélisation et la simulation par ordinateur de médicaments, de maladies et de patients permettent des applications couvrant tout le champs de la R&D : « de l’exploration systématique de multiples combinaisons à la réduction de la taille des essais en phase avancée, notamment par la caractérisation des meilleurs profils de patients répondeurs », précise Novadiscovery ;
    • en ce qui concerne l’aspect éthique, l’approche permet de s’assurer que les patients bénéficient de la réponse thérapeutique « la plus satisfaisante et dans les meilleurs délais », indique la société.

    À noter que la FDA participe à l’émergence des essais in silico pour améliorer le rendement de la R&D. Parmi les 8 premières priorités stratégiques de l’agence américaine, 4 sont liées à la modélisation et à la simulation, note Novadiscovery (source : US congress, Jul-2017; FDA pilot program, Apr-2018).

  • CMA

    Centre médical des armées

  • Création d’un lab e-santé : l’Agence du numérique en santé et la DNS recueillent l’avis des acteurs

    La Délégation ministérielle du numérique en santé (DNS) et l’Agence du numérique en santé (ANS, ex Asip) lancent un questionnaire en ligne pour recueillir les attentes et les idées des acteurs de l’industrie en vue de la création d’un lab e-santé. Prévu dans le cadre de l’action 23 de la feuille de route du numérique en santé, ce lab est présenté comme un guichet national de l’innovation du numérique en santé et aura pour objectif de faire émerger et de diffuser de nouveaux concepts, technologies, solutions et usages en matière de e-santé.

    L’enquête, lancée le 14 janvier 2020, s’adresse aux start-ups, aux entreprises innovantes, aux associations mais aussi au personnel des établissements de santé et médico-sociaux, aux professionnels de santé, aux ARS, aux Grades et à tout autre acteur de l’industrie.

    Le questionnaire est accessible en ligne via ce lien. Il faut compter environ 5 minutes pour y répondre, indique l’ANS.

  • SIM

    Systèmes d’information mutualisés