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  • IA et cancer : Deeplife et l’Inserm collaborent pour découvrir des thérapies pour l’hépatoblastome

    Exploiter la puissance des données omiques afin de “réaliser une analyse approfondie du paysage moléculaire du cancer de l’hépatoblastome” : telle est l’ambition du contrat signé, le 8 janvier 2024, entre la start-up de biotechnologie Deeplife et Inserm Transfert, filiale de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), visant à étudier ce cancer pédiatrique difficilement pris en charge avec les thérapies utilisées actuellement. Cette collaboration est réalisée au nom de l’équipe Mircade (Méthodes et innovations pour la recherche sur les cancers de l’enfant) de l’Institut d’oncologie de Bordeaux (Bric) – U1312 (Université de Bordeaux, Inserm) afin de “mettre en place des stratégies de combinaison de médicaments adaptées pour lutter contre ce cancer”.

    L’IA pour alléger les thérapies à destination de l’enfant

    Principal cancer du foie pédiatrique, l’hépatoblastome est une maladie rare qui se caractérise la plupart du temps par une distension et une masse abdominales chez l’enfant de moins de 4 ans. Les principales thérapies disponibles aujourd’hui sont la chirurgie, la chimiothérapie néoadjuvante et la transplantation hépatique, toutes des interventions très lourdes pour l’enfant.

    Pour cette raison, la collaboration entre Deeplife et Inserm Transfert a vu le jour : elle doit permettre “de découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques et de nouvelles combinaisons de médicaments” grâce à l’utilisation des technologies d’intelligence artificielle (IA) développées par la start-up parisienne.

    Un jumeau numérique des cellules cancéreuses

    Dans son communiqué annonçant la collaboration entre les deux entités, l’équipe Mircade a expliqué qu’elle avait pour objectif commun, avec Deeplife et Inserm Transfert, de “mettre en avant l’importance et l’utilité du jumeau numérique de la cellule, dans le but de favoriser une compréhension plus large des phénomènes biologiques et une adoption de cette approche par la communauté scientifique”.

    La technologie d’IA développée par Deeplife permettrait de créer un jumeau numérique des cellules cancéreuses de l’hépatoblastome pour identifier les gènes activés et les processus moléculaires impliqués dans la résistance aux traitements et à l’adaptation des cellules tumorales à leur environnement afin d’”augmenter significativement les chances de découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques et de nouvelles combinaisons de médicaments”. Le CEO de la start-up, Jonathan Baptista, a indiqué qu’à travers cette approche, la société souhaite révolutionner “la découverte de médicaments et des stratégies de traitement de ce cancer”.

    En plus d’avoir une vision à long terme “consistant à mettre en œuvre des outils d’IA pour accélérer les découvertes de médicaments en oncologie pédiatrique”, cette collaboration a aussi pour but de “diffuser les connaissances à travers divers canaux, notamment des publications, des présentations lors de conférences et d’autres communications scientifiques et non scientifiques”.

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  • Forum d’innovation en recherche clinique : réutilisation des données et DCT au programme (25/01/2024)

    Réutilisation des données de santé secondaires, les nouveaux « endpoints », les essais cliniques décentralisés (DCT) ou encore le recrutement des patients constituent les maîtres mots du Forum d’innovation en recherche clinique organisé par l’Afcros, qui se tiendra le 25 janvier 2024 au Rive Montparnasse (Paris 15). La journée sera rythmée par des conférences et des tables rondes réunissant promoteurs de produits de santé et agents innovants de l’exploitation de la donnée de santé.

    Les conférences et ateliers au programme seront animés par différents acteurs du secteur, notamment : 
    Manon de Fallois, adjointe à la cheffe du service Santé de la Cnil ;
    Camille Schurtz, responsable de l’accélération des Process réglementaires et de l’Accès au marché à l’Agence de l’Innovation en santé (AIS) ;
    ● 
    Camille Thomassin, cheffe de la cellule de coordination des données en vie réelle à la Haute Autorité de Santé (HAS) ;
    Benjamin Garel, directeur du Paris Saclay Cancer Cluster.

    👉 Les inscriptions à l’événement sont accessibles via ce lien.

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    Le programme détaillé

    09:00-10:00 | Conférence inaugurale

    Animée par Alexandre Malouvier (Afcros- Icon), avec la participation de :

    • Nadir Ammour, responsable Clinical Innovation & External Engagement – Sanofi

    • Manon de Fallois, adjointe à la cheffe du service Santé – Cnil

    • Camille Schurtz, responsable de l’accélération des Process réglementaires et de l’accès au marché  – Agence de l’Innovation en Santé 

    • Camille Thomassin, cheffe de la cellule de coordination des données en vie réelle – Haute Autorité de Santé 

    • un représentant-e de l’Ansm (en attente de confirmation)

    10:00-10:45 | Table ronde n° 1 “De nouvelles sources de données cliniques pour enrichir nos études sur données secondaires”

    Animée par Stéphane Bouée (Afcros- Cemka), avec la participation de :

    • Adrien Ko, CEO – Biokortex ;

    • Franck Le Ouay, Co-founder & CEO – Lifen ;

    • Thomas Séjourné, Manager Local Real World Data Hub – Sanofi ;

    • Camille Thomassin,  Cheffe de la cellule de coordination des données en vie réelle – HAS.

    10:45-11:00 | 3 présentations d’entreprises

    11:00-11:30 | Pause 

    11:30-12:15 | Table ronde n° 2 “Recherche Clinique : vers de nouveaux” endpoints ? 

    Animée par Hubert Méchin (Afcros – Helsia), avec la participation de :

    • Marc Chadeau-Hyam, Computational Epidemiology and Biostatistics at Imperial College London ;

    • Pascal Deschaseaux, co-fondateur et CEO – NewClin ;

    • Guy Fagherazzi, directeur du département Precision Health & Group Leader of the Deep Digital Phenotyping Research Unit at Luxembourg Institute of Health ;

    • Aïda Meghraoui, CEO – AMKbiotech.

    12:15-12:30 | 3 présentations d’entreprises

    12:30-14:00 | Déjeuner  

    14:00-14:45 | Table ronde n° 3 “Innovations technologiques pour les DCT” 

     En cours de finalisation

    14:45-15:00 | 3 présentations d’entreprises

    15:00-15:45 | Table ronde n° 4  Le recrutement des patients et des investigateurs : les clés du succès du développement clinique 

    Animée par Michaël Attlan (Afcros / Keyrus ), avec la participation de :

    • Jean-Philippe Bertocchio, CEO – Skezi ;

    • Benjamin Garel, directeur – Paris Saclay Cancer Cluster ;

    • Thomas Peyresblanques, co-founder & CEO – Klineo ;

    • Lise Radoszycki, président – Carenity.

    15:45-16:00 | 3 présentations d’entreprises

    16:00-16:30 | Pause 

    16:30-17:30 | Retour d’expérience / Usages  

    L’innovation reste un puissant moteur de croissance et la clé de l’avenir pour l’ensemble des acteurs du développement de produits de santé.

    Avec Cyrille Jeantelet (Afcros / Groupe MultiHealth) et Isabelle Laforgue, Directrice Digital, Transformation et Innovation – Astrazeneca

    17:30-19:00 | Cocktail de clôture

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  • Maladies rares : AAP « Genomics » pour explorer la génétique des maladies grâce aux NGS (20/02)

    “Soutenir des projets de recherche fondés sur des hypothèses et visant à explorer les bases génétiques et moléculaires des maladies rares par l’utilisation d’approches NGS” : tel est l’objectif de l’édition 2024 de l’appel à projets (AAP) “Genomics” porté par la Fondation maladies rares. Les Next Generation Sequencing (NGS) – en français “séquençage de nouvelle génération” ou “à haut débit” – englobent une gamme de différentes technologies de séquençage, toutes visant à produire de grandes quantités de données de séquence, de milliers à des millions de molécules d’ADN, à moindre coût par rapport aux méthodes traditionnelles.

    Ouvert aux “projets de recherche couvrant toutes les maladies rares”, mais aussi à ceux “concernant les tumeurs bénignes, ainsi que les maladies rares systémiques impliquant un développement tumoral”, l’AAP souhaite permettre aux porteurs de projets “d’accéder aux technologies innovantes de séquençage à haut débit pour l’analyse d’exomes, de génomes, du transcriptomes ou d’épigénomes”.

    Un financement de l’utilisation de technologies innovantes

    Dans son communiqué annonçant l’AAP, la Fondation maladies rares explique pouvoir couvrir les coûts liés à l’utilisation des plateformes de technologies innovantes mais que le financement “n’est pas destiné à couvrir les frais d’équipement, de fonctionnement ou de personnel du laboratoire du demandeur”. Au cours des 5 dernières éditions de l’AAP, la Fondation a remboursé en moyenne 20 000 euros de coûts des lauréats qui avaient dépensé entre 1 000 et 60 000 euros dans l’utilisation des plateformes.

    👉 Les inscriptions à l’AAP sont d’ores et déjà ouvertes et les porteurs de projet doivent déposer leur dossier de candidature sur la plateforme de la Fondation des maladies rares avant le 20 février 2024.

    Calendrier de l’AAP

    • Du 9 janvier au 20 février 2024 : dépôt des candidatures ;
    • Fin du mois de mai – début du mois de juin 2024 : annonce des lauréats de l’AAP.

    Critères d’éligibilité

    Pour pouvoir participer à l’AAP, les projets candidats doivent :

    • avoir été déposés avant le 20 février 2024 ;
    • émaner d’un groupe de chercheurs français affilié au monde universitaire et/ou au secteur de la santé : le livre blanc précise que les scientifiques en début de carrière sont encouragés à postuler ;
    • reposer sur des échantillons biologiques existants avant l’inscription à l’AAP : le livre blanc précise que “les consentements pour l’analyse d’échantillons à des fins de recherche doivent être obtenus avant la candidature” et que “les coûts ne pourront être pris en charge si les échantillons ne peuvent pas être envoyés dans les délais”.

    Critères de sélection

    Les candidatures seront examinées par les membres du conseil scientifique de la FFRD et d’experts dans le domaine sur la base des critères suivants :

    • pertinence et importance du projet ;
    • qualité et solidité scientifique du projet ;
    • faisabilité du projet ;
    • caractère innovant du projet ;
    • compétences du porteur du projet et du laboratoire.

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  • CHU de Grenoble : une direction Data pour optimiser l’utilisation des données (Sylvain Delair)

    « Le rôle de la direction Data est de valoriser une masse immense de données brutes préalablement inexploitées pour l’essentiel », explique Sylvain Delair, directeur Data du Centre Hospitalier Universitaire Grenoble Alpes (CHUGA), dans un article publié sur LinkedIn. Depuis 2024, l’établissement se dirige vers la Data à part entière, fruit d’une évolution de la direction du contrôle de gestion. Par ce choix, le CHUGA illustre l’importance qu’il accorde à l’exploitation des données hospitalières dans la création de valeur.

    Une démarche collective

    Pour le CHUGA, les données sont la mémoire numérique des activités ayant lieu dans un établissement de santé. Elles sont générées par différents services et agents de l’établissement :
    ▶️ les urgences ;
    ▶️ les admissions ;
    ▶️ les observations paramédicales ou médicales ;
    ▶️ les traitements administrés ;
    ▶️ les connexions de soignants ou de médecins ;
    ▶️ Direction des ressources humaines…

    C’est le cas également de tout service clinique où chaque constante, le recueil de vie du patient et l’horodatage de chaque prise de médicament sont notés. La donnée représente ainsi une information en temps réel sur les pratiques, les patients, les agents hospitaliers et les flux logistiques.

    Classifier et trier le flux de données

    Le défi majeur pour le CHU de Grenoble est de “discerner l’utile de l’inutile, le signal du bruit”, précise Sylvain Delair. Une grande partie des données sont des informations redondantes n’apportant que peu de valeur. Sur un grand logiciel de gestion RH par exemple, “nous utilisons à peine 5 % des tables stockées”, souligne-t-il. Procéder au tri s’avère donc capital, même si cela peut être un processus fastidieux.

    L’analyse d’un modèle de données logiciel permet d’imaginer les champs d’applications non anticipés à la base. Il peut ouvrir à la création de données ad hoc notamment. “En ajustant nos interactions avec les systèmes d’information, nous pouvons générer des données spécifiquement conçues pour répondre à nos besoins”, explique le directeur Data. Cela permet de façonner le flux de données et “de le rendre plus intelligent, plus ciblé, pour finalement induire des changements significatifs dans la manière dont nous exploitons et utilisons ces informations”.

    Distinguer données hospitalières et données de santé

    Pour Sylvain Delair, même si elles se recouvrent souvent, la distinction entre “données hospitalières” et “données de santé” doit être faite :

    • les données de santé sont les diagnostics, les traitements ainsi que les historiques médicaux des patients – elles ne représentent qu’une facette de l’ensemble des données hospitalière ;
    • tandis que le spectre des données hospitalières est plus large : il englobe une multitude d’autres types d’informations comme les données administratives, ou les données de flux (transports, appels, logistiques, stocks, énergie, etc…).

    Ce dernières, moins analysées que les données de santé, sont tout aussi essentielles pour comprendre et améliorer le fonctionnement de l’hôpital, de l’optimisation de la gestion des lits à l’anticipation des indisponibilités des équipements médicaux. L’exploitation des données de santé et des des données hospitalières permet d’avoir une vue d’ensemble plus précise sur les opérations à effectuer. “Cette approche holistique est cruciale pour une gestion efficace de l’hôpital et pour offrir des soins de qualité supérieure”.

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  • HAS : 5 recommandations pour les lieux et conditions d’environnement de la téléconsultation

    “Elaborer des recommandations relatives au lieu où se situe l’usager lors de la réalisation d’une téléconsultation ou d’un télésoin, et aux conditions d’un environnement propice à la réalisation de cet acte” afin de “répondre aux besoins réels de la population et favoriser l’accès aux soins, notamment dans les territoires sous-médicalisés”, c’est en ces termes qu’ont été formulées les ambitions des recommandations concernant les lieux et conditions d’environnement pour la réalisation d’une téléconsultation ou d’un télésoin, publiées par la Haute autorité de santé (HAS) à la demande de la Direction générale de l’offre de soin (DGOS).

    Publiées le 8 janvier 2024 et soumises à consultation publique jusqu’au 22 janvier, ces recommandations viennent compléter les précédentes recommandations de la HAS sur la téléconsultation et le télésoin, qui ont respectivement été publiées en 2019 et 2021. Elles ont été commandées par la DGOS dans un contexte de croissance importante rapportée par l’Assurance maladie :
    📌 plus de 9 millions de téléconsultations par an en France depuis 2021, soit environ 4 % du nombre total de consultations ;
    📌 et un parc de cabines de télésoin de plus de 2 300 cabines actuellement, avec 1 209 nouvelles pharmacies d’officine qui s’en sont équipées en 2023.

    Un environnement qui repose sur 3 lignes directrices 

    Pour favoriser l’accès aux soins à tous les usagers du système de santé français (notamment les plus vulnérables qui ne seraient pas en mesure de recourir à la téléconsultation ou au télésoin sur leur lieu de vie ou ceux qui vivent dans des territoires où les ressources médicales ou soignantes sont insuffisantes), la HAS construit ces recommandations autour de 3 lignes directrices. Le déploiement de toute activité de téléconsultation ou de télésoin doit ainsi être conduit de manière à :

    1️⃣ assurer la qualité et la sécurité des soins : respect de l’accessibilité égale aux soins, confidentialité des échanges et du secret médical, qualité des échanges par vidéotransmission, qualité du colloque singulier, sécurité de l’usager, maintien des conditions d’hygiène, recommandations ordinales, libre choix par l’usager de son professionnel de santé… ;
    2️⃣ favoriser l’accès aux soins ;
    3️⃣ préserver les ressources médicales et soignantes en évitant “toute dérive commerciale”.

    La nécessité de l’accompagnement de l’usager

    Afin d’assurer la qualité et la sécurité des soins pour les usagers, la HAS recommande 5 actions : 

    1️⃣ l’implantation d’un équipement de téléconsultation ou de télésoin doit répondre à un besoin de soins à l’échelle du territoire et la HAS recommande sa régulation à l’échelle du territoire ;
    2️⃣ le lieu d’implantation d’un équipement de téléconsultation ou de télésoin doit garantir l’accessibilité et la qualité des soins ; 
    3️⃣ les conditions matérielles et d’environnement de la téléconsultation ou du télésoin doivent garantir la qualité de la prise en charge ;
    4️⃣ l’implication des intervenants doit favoriser la qualité des échanges 
    5️⃣ l’usager doit être accompagné dans son parcours de soins.

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  • IA et oncologie : Owkin officialise 3 partenariats clés avec Merck, Cerba Path et Bicêtre (AP-HP)

    Accélérer la découverte de médicaments, optimiser l’efficacité des recherches et perfectionner les diagnostics en oncologie, notamment grâce aux solutions d’intelligence artificielle : c’est l’objectif des 3 nouveaux partenariats stratégiques annoncés Owkin avec Merck, Cerba Path et l’hôpital Bicêtre (AP-HP).

    Un partenariat avec Merck pour diagnostiquer 4 types de cancer

    « Cette alliance stratégique avec Merck vise à améliorer la manière dont les patients sont diagnostiqués et reçoivent un traitement, en faisant progresser notre mission commune consistant à soutenir les prestataires de soins dans l’adoption de diagnostics numériques innovants » explique Meriem Sefta, directrice des diagnostics chez Owkin.

    La nouvelle collaboration entre Owkin et Merck, laboratoire pharmaceutique américain, a pour but de développer des diagnostics de cancer se focalisant spécifiquement sur le pré-dépistage de l’instabilité élevée des microsatellites (MSI-H), un biomarqueur de quatre types de cancer : endomètre, gastrique, de l’intestin grêle et des voies biliaires. Elle se concentrera d’abord sur l’Union européenne.

    Avec sa solution « Dx MSintuit CRC », elle détient actuellement le seul diagnostic de pathologie numérique MSI marqué CE pour le cancer colorectal. Owkin va étendre ses diagnostics IA MSI-H à ces quatre types de cancer, en utilisant des données multimodales de patients provenant d’acteurs académiques et d’hôpitaux.

    Anticiper les récidives du cancer du sein

    En 2023, le cancer du sein représente 33 % des cas de cancer chez la femme en France selon l’Institut national du cancer (Inca), avec 88 % de survie nette à 5 ans. L’hôpital Bicêtre (AP-HP), se positionne en précurseur en pathologie numérique en utilisant RlapsRisk BC, la solution d’Owkin permettant d’améliorer le taux de survie grâce à une meilleure anticipation des risques de récidives.  

    En aidant à évaluer le risque de rechute des patientes après chirurgie de la tumeur, elle permet aux oncologues de déterminer les meilleures options de traitements. L’expertise des pathologistes de Bicêtre apportera un retour d’expertise pour le développement de ce produit.

    Cerba Path intègre deux solutions de diagnostics d’Owkin

    Owkin a également lié un partenariat avec Cerba Path, réseau de pathologistes de Cerba Healthcare, pour intégrer deux solutions de diagnostic : RlapsRisk BC et MS Insuit CRC, dispositif de diagnostic in vitro visant à améliorer la détermination de l’instabilité des microsatellites (MSI) par une approche de présélection pour les patients atteints de cancer colorectal.

    Elle participe également à la version élargie de Dx MSIntuit CR couvrant les résections chirurgicales et les biopsies. 

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  • AAC Golden Tickets Amgen-Biolabs : Raidium et Genexpath vont résider pendant 3 ans à l’Hôtel-Dieu

    Le tout premier modèle de fondation dédié à l’imagerie ou le « GPT » de la radiologie (Raidium), ainsi que des “tests innovants alliant la biologie moléculaire et l’analyse bio-informatique des données après séquençage de nouvelle génération afin de mieux caractériser les cancers” (Genexpath), sont les solutions développées par les deux lauréats de l’appel à candidature (AAC) “Golden Tickets Amgen-Biolabs Paris 2023” porté par Amgen France.

    Mis en place dans le cadre de son partenariat avec le nouvel incubateur Biolabs Hôtel-Dieu, cet AAC rentre dans l’objectif d’Amgen de “soutenir le développement de projets innovants en France”. Il a aussi pour but de permettre à des start-ups en santé de « résider à l’Hôtel-Dieu » et d’« accéder aux meilleures expertises scientifiques et technologiques pour expérimenter, développer et approfondir leurs idées ».

    Un accès privilégié aux équipements de Biolabs pour les lauréats

    Le comité d’experts d’Amgen – composé d’experts médicaux, de la recherche scientifique et de l’innovation digitale – a donc désigné deux lauréats de cet AAC parmi les 4 finalistes :
    Raidium ;
    • et Genexpath.

    Ces deux lauréats sont devenus des “partenaires platinium” de l’incubateur Biolabs Hôtel-Dieu et vont avoir : 
    1️⃣ “l’opportunité de travailler avec des experts hospitaliers, soignants et patients” au sein de l’Hôtel-Dieu pendant 3 ans ; 
    2️⃣ “un accès privilégié aux installations et aux équipements de pointe de Biolabs et au vaste réseau de professionnels de l’industrie, de scientifiques et d’investisseurs potentiels” ;
    3️⃣ “un accompagnement personnalisé par des experts d’Amgen pour soutenir le développement des projets sélectionnés”.

    📌 Dans cet article, H&TI présente les 4 finalistes de l’AAC “Golden Tickets Amgen-Biolabs Paris 2023”.

    Les 4 finalistes de l’AAC “Les Golden Tickets Amgen – Biolabs Paris 2023” :

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  • Gouvernement : B. Le Maire et S. Retailleau maintenus, A. Bergé n’est plus ministre des Solidarités

    Bruno Le Maire demeure ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, Catherine Vautrin est nommée ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, Aurore Bergé fait toujours partie du Gouvernement mais en tant que ministre déléguée du Premier ministre : après la démission d’Elisabeth Borne et la nomination de Gabriel Attal au poste de Premier ministre, Health & Tech Intelligence fait le point sur la composition du nouveau gouvernement présenté le 11 janvier 2024.

    Le Maire et Retailleau restent à leur poste

    Malgré l’envie de composer un Gouvernement “resserré” avec des ministres occupant plusieurs fonctions, Gabriel Attal a conservé certains ministères du Gouvernement Borne. C’est le cas, entre autres, du ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, ainsi que de celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Les ministres qui en sont responsables ont également été maintenus à leur poste :
    Bruno Le Maire en tant que ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, poste qu’il occupe depuis qu’il occupe depuis 2017 ; 
     et Sylvie Retailleau en tant que ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, poste qu’elle occupe depuis 2022. 

    À noter que les ministres délégués n’étant pas encore été nommés, Jean-Noël Barrot n’est plus ministre délégué chargé de la Transition numérique et des Télécommunications. De même, les membres du cabinet de Sylvie Retailleau, notamment les conseillers en lien avec la santé et l’innovation, ne sont pas encore connus. 

    La Santé et le Travail au sein d’un même ministère 

    Le ministère de la Santé et de la Prévention du gouvernement Borne a changé. La Santé cohabitera désormais avec le Travail et les Solidarités. Pour relever le défi, Gabriel Attal a nommé à la tête de ce nouveau ministère la présidente du Grand Reims, Catherine Vautrin (voir article H&TI ici).

    Titulaire d’une maîtrise de droit des affaires de l’université Paris-Descartes en 1985, elle a déjà été membre du Gouvernement sous la présidence de la République de Jacques Chirac où elle a occupé les postes de secrétaire d’État aux Personnes âgées de 2004 à 2005, puis ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la Parité de 2005 à 2007. 

    Cette volonté de créer un Gouvernement “resserré” et de faire cohabiter la Santé avec le Travail et les Solidarités, prive Aurore Bergé de ministère, elle qui était ministre des Solidarités et des Familles depuis le remaniement de 2023. Elle reste pour autant dans le Gouvernement puisqu’elle a été nommée ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les Discriminations.

    L’ancien conseiller économique de Sarkozy nommé directeur de cabinet de Gabriel Attal

    Si le cabinet du premier ministre n’est pour le moment composé que de 4 membres, on sait déjà qu’il sera dirigé par Emmanuel Moulin, directeur de cabinet du ministre de l’Économie et des Finances, de 2017 à 2020, puis directeur général du Trésor depuis 2020. Diplômé de l’ENA en 1996, il avait été conseiller économique du président de la République, Nicolas Sarkozy, de 2009 à 2012.

    Emmanuel Moulin remplace ainsi Fanny Anor qui était la directrice de cabinet de Gabriel Attal au ministre de l’Éducation. Elle continuera toujours de collaborer avec lui, désormais en tant que directrice adjointe de cabinet.

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  • Coalition Next 2024 : 4e AAP pour sélectionner des solutions innovantes en santé numérique (31/01)

    “Promouvoir les solutions numériques pour la santé” afin de les inscrire dans la durée et de les rendre accessibles au plus grand nombre : c’est l’objectif de l’appel à projets (AAP) lancé par l’initiative Coalition Next pour la quatrième année consécutive.

    L’AAP, baptisé “Redéfinir le futur de la santé : personnalisation, prévention et efficience”, cherche à poursuivre sa principale ambition : “faciliter l’accessibilité à l’innovation en santé numérique tout en réduisant au maximum les risques” afin d’« accélérer le déploiement de la santé numérique en France ».‍ Les projets candidats doivent présenter “un niveau de maturité adapté à la mise en œuvre rapide de la solution” est-il précisé sur le site officiel de l’appel.

    3 thématiques ciblées pour l’édition 2024

    1️⃣ “Révolutionner le parcours de soins : personnalisation et continuité de l’expérience patient de l’hôpital au domicile” qui a pour objectif “d’améliorer l’expérience globale des patients, en assurant la fluidité et la personnalisation du parcours de soins depuis l’hôpital jusqu’au domicile” ;
    2️⃣ “Innovation numérique pour la prévention secondaire et tertiaire” qui a pour objectif de mettre en place une utilisation efficace des données de santé grâce à “l’engagement actif des patients et des professionnels de la santé, à la prévention secondaire et la prévention tertiaire” ;
    3️⃣ “Vers une pratique sanitaire du futur : efficience et accessibilité des soins” qui a pour multiple ambitions de permettre “l’amélioration des conditions de travail des professionnels de santé, l’intégration des soins à domicile grâce à des systèmes interopérables, le développement de programmes de formation pour les soignants, l’automatisation des tâches administratives ou encore l’amélioration de la communication entre les professionnels de santé et les patients”.

    👉 L’AAP est d’ores et déjà ouvert et les candidats doivent remplir le dossier de candidature disponible via ce lien avant le 31 janvier 2024.

    Déroulement de l’appel à projet :

    L’appel à projets se déroulera en 4 étapes : 

    • 4 au 31 – janvier 2024 : dépôt des candidatures ;
    • février – mars 2024 : les projets cohérents seront analysés par le comité de sélection qui les évaluera en fonction de « différents critères d’impact et de robustesse ». Ce comité se chargera aussi de décider si les projets peuvent ou non être déployés rapidement par les membres de Coalition Next ;
    • 27 mars 2024 : les projets sélectionnés seront ensuite présentés par leurs porteurs lors d’un pitch devant les membres de la coalition qui pourront « émettre une première marque d’intérêt sur un ou plusieurs projets » ;
    • avril – octobre 2024 : enfin, les porteurs des projets finalement sélectionnés se réuniront avec le ou les acteurs portant un intérêt pour leur projet pour définir ensemble « le soutien et l’accompagnement nécessaire pour mener à bien son déploiement ».

    Critères d’éligibilité :

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    Critères de sélection :

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  • DNS : les usagers de services numériques de santé peuvent désormais signaler des problèmes éthiques

    “Permettre à tout usager de décrire une mauvaise expérience vécue dans l’utilisation d’un service numérique de santé” et cela de manière anonyme : tel est l’objectif de la plateforme d’”éthico-vigilance” mise en ligne sur le site sante.fr par l’Agence du numérique en santé (ANS) et la Délégation ministérielle au numérique en santé (DNS) au moment de la première conférence nationale sur l’éthique du numérique en santé qui s’est tenue le 14 décembre 2023 au ministère de la Santé et de la Prévention

    Cette conférence a présenté les travaux de la Cellule éthique du numérique en santé. Elle revient sur la place centrale qu’occupe l’éthique au sein de la nouvelle feuille de route du numérique en santé 2023-2027. Parmi les différents travaux présentés par les pilotes, la plateforme d’”éthico-vigilance” veut permettre “le signalement des problèmes éthiques rencontrés sur les services numériques de santé”, comme l’a indiqué Brigitte Séroussi, responsable de la cellule éthique du ministère de la Santé et de la Prévention. 

    L’atteinte à la sobriété numérique comme raison de signalement 

    Conçue pour permettre aux utilisateurs des services numériques en ligne de signaler un problème éthique lié à l’utilisation d’un de ces outils, la plateforme d’éthico-vigilance propose un nombre important de raisons de signalement. Les signalements peuvent être : le non-respect de la confidentialité et de l’intégrité des données de santé, la divulgation de l’information du patient, la non prise en compte des personnes en situation de fracture numérique, ou encore la mauvaise prise en compte de la sobriété numérique.

    Une fois que le signalement a été recueilli sur la plateforme, il va passer par un cheminement. Ainsi, les membres du comité d’instruction des signalements vont vérifier que le service en question s’est bien rendu coupable d’une atteinte éthique, puis, si c’est le cas, deux membres du comité vont rédiger une instruction et vont présenter des conclusions. Ensuite, le comité va publier sur la FAQ du site de la plateforme des analyses, ainsi que des suites à donner, comme la publication d’un article signalant l’atteinte éthique ou encore la mise en place d’éventuels plans d’actions à l’égard du service.

    Au fur et à mesure de la publication de rapports post-signalement, la plateforme d’éthico-vigilance sera utilisée comme un outil de veille par les utilisateurs des services numériques en santé et sera aussi la base du travail du Comité de l’éthique du numérique en santé qui veillera au respect de l’éthique par ces services. 

    Le déploiement du cadre de l’éthique du numérique en santé pour 2024

    Cette première édition de la conférence nationale sur l’éthique du numérique en santé a aussi permis à l’ANS et à la DNS de présenter la feuille de route de l’éthique du numérique en santé pour 2024. En plus de la plateforme d’éthico-vigilance, cette feuille de route repose sur 4 autres grands points : 

    1️⃣ le déploiement du cadre de l’éthique du numérique en santé qui reposera principalement sur la production de film de prévention montrant aux professionnels comme aux utilisateurs de services comment ces derniers doivent être utilisés pour être éthiques, ainsi que par l’organisation de journées nationales ;
    2️⃣ la formalisation d’un label éthique pour créer une conformité des services du numérique en santé et permettre une opposabilité ;
    3️⃣ la mise en place d’une veille et d’une anticipation sur l’éthique qui passera surtout par l’instauration de nouvelles réglementations, qui pourront être portées à l’échelle européenne voire mondiale, notamment pour les services comportant de l’IA générative ;
    4️⃣ une envie d’aller plus loin sur l’éthique, notamment avec la suite des travaux sur l’IA et l’articulation avec les travaux européens (AI Act), avec la mise en place de “nouveaux écoscores dont le développement d’un score d’écoconception en santé”, avec le développement de l’éthique de la télésurveillance, ou encore l’”approfondissement des travaux sur les référentiels thématiques et sectoriels”.

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