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  • Rétro 2023 : un amorçage concret du virage préventif qui devrait s’accélérer en 2024

    La mise en place des trois consultations de prévention aux trois âges clés de la vie, la généralisation de la télésurveillance, les appels à projets prévention de Bpifrance ou encore le lancement de programmes de santé populationnelle dans de nombreuses régions… Il s’agit des principales actions mises en place par les pouvoirs publics cette année concernant le domaine de la prévention en France. Depuis les déclarations du président de la République et du ministre de la Santé et de la Prévention lors de leurs vœux du nouvel an 2023, de nombreuses étapes ont été franchis pendant cette année pour amorcer un virage préventif dans l’organisation des soins dans le pays.

    Parmi les acteurs de l’offre de soins, Elsan se positionne comme volontariste et ouvre plusieurs consultations “prévention”. Le CHU d’Angers lance une feuille de route “Prévention-santé publique” à 10 ans. Et Malakoff Humanis propose à ses bénéficiaires un “parcours de prévention” personnalisé.

    Avec cette rétrospective, Health & Tech Intelligence clôt son cycle dédié aux publications clés de l’année passée, en consacrant cet article au sujet de la prévention et du numérique, axe de travail du think tank Health & Tech depuis 2022.

    📌 Des politiques publiques de prévention et un arsenal réglementaire renforcés

    2023 aura vu la mise en place de plusieurs avancées sur le plan réglementaire et législatif pour favoriser les organisations et dispositifs de prévention.

    Au premier chef, après de nombreux mois d’attente et de négociations, l’entrée en droit commun de la télésurveillance a abouti avec la publication des cahiers des charges sur 4 pathologies et très récemment à la mise en place de forfaits majorés en cardiologie et diabétologie (voir ici le point sur les textes clés publiés dans le JO en fin d’année).

    L’entrée en vigueur de Pecan et la dynamique des investissements :

    Sur le volet des solutions, Pecan est le nouveau système de prise en charge dans le droit commun des solutions de télésurveillance et des dispositifs médicaux numériques incluant les solutions de prévention numérique. Ce mode de prise en charge spécifique à ces solutions numériques et préventives, mis en place par la Haute autorité de santé (HAS), permet d’accélérer le remboursement des solutions, leur diffusion et leur usage. Effet levier pour les entreprises innovantes, plusieurs d’entre elles ont levé des fonds significatifs en 2023, dans un contexte pourtant délicat des investissements (voir le bilan H&TI des levées de fonds 2023 ici) :

    • en mai 2023, la start-up parisienne BrightHeart a levée 2 millions d’euros pour améliorer le dépistage des cardiopathies congénitales chez le fœtus ;
    • en juin, Numa Health lève 4 millions d’euros pour diffuser ses solutions de médecine préventive et prédictive personnalisée
    • au mois de septembre, la start-up bretonne Biosency lève 7 millions d’euros pour lancer une nouvelle solution de télésurveillance en santé respiratoire ;
    • en fin d’année, 20 start-ups parmi 162 candidats ont été sélectionnées par Bpifrance et PariSanté Campus, pour former la première promotion de l’accélérateur dédié à la santé préventive – elles bénéficieront entre autres du soutien financier de Bpifrance ;
    • du côté de Doctolib, des services pour “développer la prévention” figure parmi les priorités d’innovation annoncées par l’entreprise en 2023, qui concentrent un investissement s’élevant à 92 millions d’euros.

    Retrouvez les principaux articles sur le dispositif Pecan :

    Loi de financement de la Sécurité sociale : 

    Le PLFSS pour l’année 2024 aura aussi permis de conforter la LFSS de 2023 sur la mise en avant de la prévention comme priorité, notamment par la réorganisation des compétences des structures avec des fonctions de prévention, mais aussi le maintien et la modification des rendez-vous prévention « aux âges clés de la vie ».

    Les rapports clés sur la prévention portés par plusieurs collectifs

    📌 Des acteurs publics et privés prennent l’initiative

    L’offre de soins en prévention :

    • La prévention chez Elsan : en 2023, le groupe d’hospitalisation privée a complété “son offre de santé territoriale et crée des filières de soins cohérentes pour les patients en développant des actions de santé publique”, allant de la sensibilisation sur l’hygiène de vie et la prévention des maladies chroniques aux dépistages, et vaccination.
    • Au CHU d’Angers, une feuille de route “Prévention-santé publique” à 10 ans : le 6 juin 2023 s’est tenu à Angers un forum intitulé « Osons la prévention ! » qui avait réuni, “à proportions égales”, 150 collaborateurs de l’établissement – professionnels médicaux, paramédicaux, techniciens et administratifs. Cet événement avait pour objectif de “confirmer l’implication du CHU en matière de prévention, créer une véritable dynamique collective autour de cette volonté et définir la feuille de route de l’établissement pour les dix années à venir”. En plus d’avoir été intégrée comme un projet d’établissement 2020-2024, la prévention a une direction au niveau de l’établissement depuis janvier 2021 : la “direction Prévention, Santé publique, Relations ville-hôpital”.
    • Le parcours de prévention de Malakoff Humanisil s’agit d’un programme qui vise à “améliorer la santé de la population en évitant ou réduisant l’apparition de maladies, handicaps et accidents”. Cette initiative se construit sur plusieurs actions préventives menées par Malakoff Humanis et intègre “un bilan médical réalisé par un médecin du centre, complété d’un volet psychosocial réalisé par un psychologue”. À l’issue du bilan, un parcours de prévention personnalisé est proposé au bénéficiaire.

    ➡️ Ce récapitulatif des actions émanant d’acteurs publics et privés n’est pas exhaustif, d’autres initiatives ont pu être lancées en France, en 2023. H&TI continuera de les suivre et de les analyser en 2024.

    📌 La santé populationnelle continue son évolution

    En France, des expérimentations régionales commencent à faire leurs preuves, une généralisation en question :

    La notion de santé populationnelle, mise en avant dans les vœux du président de la République pour l’année 2023 s’est  développée doucement tout au long de cette année. De nombreuses expérimentations basées sur ce modèle (appelé Population Health Management en Europe et aux Etats-Unis) ont vu le jour en France sur le terrain. C’est le cas notamment des  articles 51 promus par la FHF, et mis en avant par Antoine Malone, en charge de la prospective de la FHF, dans 5 territoires (l’Aube et le Sézannais, la Cornouaille, les Deux-Sèvres, le Douaisis et la Haute-Saône, ou comme Niort ou Strasbourg, puis plus récemment par la région PACA.

    Ces cas d’usage laissent entrevoir l’arrivée d’une organisation intégrée des soins préventifs, basés sur la donnée et amplifié par le numérique, afin de prévenir la survenue de pathologies chroniques lourdes chez les patients à des échelles de plus en plus importantes. Les acteurs industriels se disent prêts à accompagner ces politiques et organisations innovantes :

    📌 De nombreux AAP pour faire avancer la prévention

    Des dispositifs pour développer un écosystème de startups et solutions de prévention :

    📌 Un écosystème en développement

    Cette année 2023 est aussi marquée par le développement d’un écosystème de la prévention en santé important. De nombreux acteurs nationaux, aussi bien issus du monde public que privé ont mis un point d’honneur à adresser ces questions.

    De nombreux groupes de réflexions ont abordé ce sujet, sur le plan organisationnel, politique, scientifique, numérique… On peut par exemple citer le Think tank Health&Tech, qui a fait de la prévention son sujet depuis 2022, mais aussi l’institut Montaigne, des syndicats comme le LEEM ou Numéum, ou encore les nombreux acteurs  comme l’AIS, la BPI, l’ANS ou encore des investisseurs privés et des industriels, qui accompagnent l’écosystème dans son développement.

    L’écosystème a pu notamment se réunir lors de différentes rencontres, tel que le Health&Tech Summit 2023, qui a réuni plus de 300 acteurs du numérique, de la santé et de la prévention sur trois journées du 12 au 14 décembre 2023. Parmi les axes du sommet,  les apports du numérique et de l’IA en santé, notamment dans la prévention des pathologies ont permis de découvrir de nombreux projets internationaux, comme par exemple l’usage de la génomique en Israel, la prévention des maladies chroniques à Glasgow, ou encore le modèle Allemand de santé populationnelle, et son implantation en Europe.

    … Et des référents clés (mercato)

    De nouveaux référents clés en charge de la prévention dans divers institutions et cabinets ministériels, ont été nommés :

    📌 Une dynamique européenne et internationale : des projets structurants

  • IA : approbation de la FDA pour l’algorithme de GE HealthCare qui détecte les pneumothorax

    Critical Care Suite 2.1, la nouvelle technologie de GE HealthCare intégrant un algorithme qui permet une détection et une localisation immédiate des pneumothorax, a reçu en fin d’année 2023 l’autorisation de la Food and Drug Administration (FDA), aux Etats-Unis. Le pneumothorax, est une affection grave qui peut survenir soudainement. La détection et le traitement précoces sont essentiels pour prévenir les complications et améliorer les résultats pour les patients. Les méthodes traditionnelles de détection des pneumothorax peuvent être longues et sujettes à l’erreur humaine.

    L’algorithme Critical Care Suite 2.1 de GE Healthcare devrait changer la donne : il utilise l’intelligence artificielle (IA) pour analyser les images radiographiques du thorax et fournir une notification immédiate de la présence ou de l’absence de pneumothorax.

    Ce nouvel outil permet ainsi :
    📌 d’améliorer significativement le temps de la réponse clinique ;
    📌 d’augmenter l’efficacité de la gestion des situations d’urgence et de soins intensifs grâce à des avis de triage immédiats ;
    📌 une haute précision dans la détection des pneumothorax, réduisant les fausses alertes et améliorant la précision des diagnostics.

    Un gain de temps dans les flux cliniques 

    Le conglomérat multinational américain avait annoncé, le 24 novembre 2018, le lancement de nouvelles applications et dispositifs intelligents basés sur la plateforme Edison. Cette dernière vise à accélérer le développement et l’adoption de l’IA afin de fournir des soins plus rapides et plus précis.

    Il était notamment question dans le communiqué datant de 2018 de : 

    • AIRx : une solution conçue pour détecter et prescrire automatiquement des imageries pour des examens neurologiques de routine et difficiles ;
    • Critical Care Suite 2.1 : à l’époque en attente de l’homologation 510(k), procédure réglementaire nord-américaine permettant l’accès au marché pour tous les dispositifs médicaux des classes I, II et III (classification nord-américaine) pour lesquels le postulant est capable de démontrer l’équivalence substantielle avec des dispositifs déjà commercialisés (« predicate devices ») sur le territoire nord-américain.

    Des études cliniques ont montré que Critical Care Suite 2.1 peut améliorer considérablement la détection et le triage des pneumothorax : 

    • réduction de 57 % des délais de production de rapports pour les pneumothorax cliniques exploitables ;
    • augmentation de 17,7 % de la détection par le clinicien des petits pneumothorax ;
    • localisation partielle de 100 % des grands pneumothorax détectés et de 96 % de tous les petits pneumothorax détectés.

    “L’adoption de ces solutions numériques permet de gagner en efficacité dans l’ensemble du flux de travail clinique et permet aux radiologues et à leurs équipes de prendre des décisions critiques en toute confiance dans des situations urgentes”, déclare Jyoti Gupta, présidente de la division Women’s Health & X-Ray chez GE HealthCare. Et d’ajouter : “Nous sommes enthousiasmés par le changement de paradigme que ce type d’innovation peut apporter dans la prestation de soins aux patients”.

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  • L’ANS et la DNS organisent la journée nationale de l’innovation en santé numérique (18/01/24)

    Numérique et santé mentale, utilisation secondaire de la donnée, enjeux du European Health Data Space (EHDS) ou encore la nouvelle feuille de route du grand défi dispositifs numériques pour bien vieillir… Autant de sujets qui seront traités lors de la journée nationale de l’innovation en santé numérique, organisée par le ministère de la Santé et de la Prévention, l’Agence du numérique en santé (ANS) et la Délégation ministérielle au numérique en santé (DNS), qui se tiendra le 18 janvier 2024 au Beffroi de Montrouge (Hauts-de-Seine), en présentiel et en distanciel.

    Cette journée nationale sera aussi l’occasion de célébrer :
    📌 les 2 ans de la stratégie d’accélération “Santé numérique” du plan France 2030 qui a permis de “récompenser plus de 100 lauréats (entreprises, universités, laboratoires de recherche…) pour près de 265 millions d’euros d’engagement” ;
    📌 les 3 ans du guichet national de l’innovation du numérique en santé, G_NIUS, qui est également “un outil essentiel dans l’orientation, l’information, et la mise en relation de l’ensemble des acteurs de la e-santé”.

    Remise des prix des “Talents de la e-santé” 

    Cette journée se clôturera par la remise des prix des “Talents de la e-santé”, l’appel à candidature (AAC) organisé depuis 2020 et qui a pour but de “valoriser le caractère remarquable (dans la conception, le développement, le déploiement ou l’impact)” de projets portés par les acteurs de la santé en France. 

    Pour cette édition, les prix se décomposent en 8 catégories :
    • prix de la cybersécurité ;
    • prix de l’éthique du numérique en santé ; 
    • prix de l’innovation numérique en prévention  ;
    • prix de l’innovation numérique dans le secteur médico-social ;
    • prix de l’innovation numérique en ville ;
    • prix de l’innovation numérique à l’hôpital ;
    • prix du partage numérique aux patients ;
    • prix de la formation et de la sensibilisation.

    👉 Les inscriptions à l’événement sont d’ores et déjà ouvertes et accessibles via ce lien.

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    Programme : 

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  • Rétro 2023 : 56 entreprises de la silver éco proposent une offre numérique (carto, France Silver Eco)

    La Filière silver économie vient de publier sa cartographie 2023 qui met en lumière 300 entreprises françaises proposant un produit ou un service destiné aux seniors et aux aidants.

    Une analyse des 5 principaux modèles d’affaires utilisés par les organismes du secteur avait précédemment été publiée (voir l’article H&TI ici). Elle est complétée aujourd’hui par une cartographie qui dessine une vue claire des acteurs ayant leur siège social en France et s’adressant exclusivement à leur clientèle, directement ou en sous-traitance.

    Ce rapport prend la forme d’un tableau qui répartit le secteur en 23 catégories d’entreprises, selon une double classification :
    ➡️ le secteur spécifique de l’activité ;
    ➡️ et l’impact principal du service ou du produit.

    19 % des acteurs ont une offre numérique

    56 entreprises citées dans la cartographie ont une offre numérique, représentant 19 % du total des acteurs recensés. Elles s’inscrivent dans les catégories suivantes :
    📌 communication (10 entreprises) ;
    📌 inclusion numérique  (10 entreprises) ;
    📌 adaptation du domicile (26 entreprises) ;
    📌 téléassistance(12 entreprises).

    D’autres sous-secteurs peuvent utiliser des moyens numériques, soit directement, soit pour faciliter leurs interventions et le contact avec les personnes âgées et leurs aidants. Ils représentent 18 % des entreprises de la cartographie Silver économie de l’année 2023. Il s’agit des secteurs :
    • des aides techniques (15 entreprises) ;
    • de la santé à domicile (7 entreprises) ;
    • et des loisirs (31entreprises).

    Un livre blanc de la filière silver éco à venir

    Cette cartographie est destinée aux acteurs commerciaux et publics pour les aider dans leur développement commercial, leur démarche marketing, la recherche de partenaires, les études de marchés et les comparaisons internationales.

    Un livre blanc, annoncé pour ce début d’année, vise à produire une étude détaillée de cette cartographie.

    La cartographie 2023 de la silver économie

    La cartographie présente les acteurs recensés de la filière en 5 grandes catégories :

    • parcours résidentiel ;
    • inclusion sociale ;
    • santé de prévention ;
    • mobilité et aménagement ;
    • soutien aux aidants.

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  • Cybersécurité : lancement du programme CaRE (750 M€) pour protéger les SIH contre les cyberattaques

    Renforcer la sécurité des systèmes d’informations hospitaliers (SIH) face aux cyberattaques, tel est l’objectif du programme gouvernemental CaRE (Cybersécurité, accélération et résilience des établissements). Doté d’un budget de 250 millions d’euros jusqu’en 2025, atteignant un total de 750 millions en 2027, ce projet est coordonné par l’Agence du numérique en santé (ANS) et la Délégation ministérielle au numérique en santé (DNS).

    Des enjeux allant de la gouvernance à la sensibilisation

    La santé est le troisième secteur le plus touché par les cyberattaques après les collectivités territoriales et les TPE/PME, selon l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi). Ainsi, le programme CaRE a une double mission :
    ➡️ éviter que les attaques numériques n’aboutissent ;
    ➡️ et s’en remettre le plus vite possible si des structures en subissent une.

    Pour y arriver, un plan d’action reposant sur 4 axes majeurs a été construit :
    • gouvernance et résilience ;
    • ressources et mutualisation ;
    • sensibilisation ;
    • et sécurité opérationnelle.

    A l’occasion du lancement de CaRE, en fin décembre 2023, l’ancien ministre de la Santé Aurélien Rousseau a lancé un appel à projet de 60 millions d’euros pour réduire le risque d’intrusions et la diffusion de logiciels malveillants.

    L’ensemble des actions et la synthèse du programme CaRE sont présentés dans “Le plan d’action pour protéger nos établissements face à la menace cyber”, accessible ici.

    Intégrer la cybersécurité dans les gouvernances en les mutualisant

    Le premier axe repose sur la gouvernance et la résilience :

    Le gouvernement a l’intention d’intégrer la cybersécurité dans la gouvernance des établissements de santé (national, régional, local) en la rendant visibles en termes stratégiques et budgétaires. Il prévoit d’intégrer des critères numériques et de cybersécurité dans le manuel de certification de la Haute autorité de santé (HAS).

    Afin de  préparer et accompagner les établissements de la cybermenace, une enveloppe de 10 millions d’euros permet aux ARS de déployer des exercices de crise cyber au sein des établissements sanitaires et médico-sociaux.

    Le deuxième axe vise à favoriser la mutualisation des ressources et des moyens entre les établissements :

    Il prévoit d’augmenter le personnel dédié au système d’information, c’est-à-dire de rendre les carrières du numérique en santé attractives et de pérenniser ces emplois. D’ici 2025, tous les établissements de santé devront déclarer un budget numérique et cybersécurité de 2% minimum. L’accompagnement des établissements s’articule sur les thématiques suivantes : prévenir, contrôler, détecter, réagir et reconstruire.

    Sensibiliser l’ensemble des professionnels

    Le troisième axe porte sur la sensibilisation :

    Selon le programme, il est « est primordial de proposer à tous les professionnels de santé et à tous les personnels administratifs une formation sur le numérique et la cybersécurité, et les sensibiliser sur le cadre réglementaire et sur les bonnes pratiques à adopter ». Dans cette optique, l’animation d’une communauté des RSSI est prévue afin de « renforcer la visibilité de leur action auprès de leur direction ».

    Le quatrième axe se focalise sur la sécurité opérationnelle :

    Le programme prévoit un effort conséquent pour :

    • remédier aux faiblesses des établissements, afin de limiter les intrusions dans un premier lieu ;
    • déployer des technologies permettant de mieux détecter les signaux de compromission en cas d’intrusion ;
    • améliorer la capacité de reprise informatique en cas d’une intrusion numérique.

    Le programme CaRE a identifié des domaines d’investissements prioritaires, notamment le programme HospiConnect. Il se dédie à l’identification électronique des professionnels, afin de sécuriser l’accès aux services numériques sensibles et de limiter les risques d’usurpation d’identité.

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  • IA / Essais cliniques : FindMeCure (Bulgarie) facilite l’accès aux essais cliniques pour les patients

    Raccourcir le délai entre une recherche de traitements innovants et le moment où ces derniers sont proposés aux patients, tel est l’objectif de la start-up bulgare FindMeCure, dont la mission qu’elle se donne se décline en deux axes : trouver le bon essai clinique pour le patient et la planification de celui-ci.

    D’un côté, FindMeCure facilite ainsi la réalisation d’essais cliniques avec plus de patients et, de l’autre, que ces derniers puissent tester des traitements non encore mis sur le marché.

    L’IA au service de la recherche clinique

    TrialHub est la solution, basée avec l’intelligence artificielle (IA) et le traitement automatique du langage naturel (NLP), de FindMeCure. Elle est destinée aux professionnels de la recherche clinque, en répondant à leurs besoins grâce à des données précises et fiables sur leurs patients.

    A la fin de l’année 2023, il y a plus de 270 000 essais cliniques dans le monde, dont 60 000 qui cherchent de nouveaux participants. FindMeCure propose des études encore ouvertes à de nombreux patients pour les faire bénéficier d’un accès à des traitements avant leur mise sur le marché mais qui susceptibles de favoriser leur guérison. Selon la maladie, l’essai clinique peut se trouver dans un pays différent de celui où réside le patient. “En France, aux USA ou en Chine”, par exemple. 

    Des délais de recrutement raccourcis de 40 %

    La plupart des essais cliniques ne sont pas poursuivis car il n’y a souvent pas assez de patients inclus. La visibilité des patients désirant faire un essai clinique, sur une plateforme comme TrialHub, permet d’accélérer leur recrutement et de mieux les suivre après. « Les sociétés pharmaceutiques qui ont réalisé des simulations avec leurs patients afin de réellement conduire leurs essais cliniques ont réussi à réduire la durée de recrutement jusqu’à 40% », explique Maya Zanatova, CEO de FindMeCure.

    A travers cette plateforme, le patient note sa maladie afin que FindMeCure lui propose tous les essais cliniques en lien avec la pathologie en question. En sélectionnant ses besoins et préférences, il est ensuite guidé pour trouver l’essai clinique qui lui convient le mieux. Et, après un échange avec une équipe médicale, il peut prendre rendez-vous afin de commencer son nouveau traitement.

    Organiser les essais cliniques grâce au numérique

    Une étude américaine publiée en 2020 dans la revue Nature Partner Journals (NPJ) Digital Medicine rapporte que l’utilisation des outils numériques dans les essais cliniques augmente en moyenne de 34 % par an. Dans ce sens, TrialHub est conçu pour permettre l’amélioration de la recherche et le développement des médicaments, notamment en aidant les investigateurs qui planifient les essais cliniques de leurs patients. « Grâce à nos technologies innovantes, des milliers de datas (plus de 80 000) nous permettent d’avoir une expertise pour mieux comprendre les patients et la recherche », souligne Maya Zanatova.

    En croisant les données du corps médical et des patients, FindMeCure crée un lien entre eux pour rendre disponibles plus rapidement des thérapies à ceux qui en ont besoin. La start-up bulgare collabore avec des partenaires européens et internationaux (communautés de patients, plateformes de santé…), à l’image Chronic Pain Ireland ou l’Alliance internationale des organisations de patients (Iapo).

    La numérisation des essais cliniques, un secteur en forte croissance

    De manière générale, la dématérialisation ou la décentralisation des essais cliniques (DCT) émergent comme une réponse novatrice aux défis traditionnels de la recherche. Le marché des essais cliniques est en ébullition ces dernières années. Parmi les événements les plus récents dans le secteur :

    • en juin 2023, le groupe pharmaceutique Sanofi annonce le déploiement à grande échelle de l’application d’intelligence artificielle (IA) « Plai », développée avec Aily Labs, afin de permettre aux équipes R&D de Sanofi de trouver et de mettre en place de nouveaux sites d’essai plus pratiques pour leurs groupes cibles afin de favoriser la participation de personnes issues de communautés sous-représentées dans les études cliniques ;
    • en novembre 2023, AstraZeneca a créé Evinova, une société de technologies numériques visant à optimiser les essais cliniques grâce à 3 : l’unification des essais, la conception et la planification d’études et la gestion de portefeuilles.

    Cette dynamique concerne toute la chaîne et toutes les parties prenantes d’un essai clinique :

    • dématérialisation des procédures (information, pré-identification des volontaires, signature, consentement…) ;
    • déploiement (décentralisation au domicile du patient, téléconsultations, télémonitoring…) ;
    • réutilisation de données de vie réelle ;
    • identification des sites de recherche et de patients éligibles.

    Il existe également des plateformes tout-en-un pour la gestion et la coordination des essais cliniques (pour aller plus loin, voir l’état des lieux et le panorama des solutions numériques de DCT sur ce lien).

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  • IA : Google présente MedLM, un modèle médical qui serait aussi pertinent qu’un médecin spécialiste

    Google franchit une étape majeure en dévoilant fin 2023 MedLM, une gamme de modèles d’intelligence artificielle (IA) spécialement conçus pour le domaine médical. Ces outils font suite à des recherches antérieures sur les modèles de langage d’IA : Med-PaLM et Med-PaLM 2.

    MedLM serait le premier Large Language Model (LML) à afficher “des performances de niveau expert dans des questionnaires à choix multiples”, comme celui de l’examen de médecine américain (Medical Licensing Examination). Atteignant une précision de plus de 85 %, il surpasse la première version de Med-PaLM de 8 points. Selon des études menées par Google, il arriverait à un niveau de connaissance “similaire à celui d’un médecin spécialiste“.

    Ce modèle serait par exemple capable de :
    📌 répondre aux questions médicales ;
    📌 résumer des informations médicales ;
    📌 générer des informations structurées à partir de données non structurées.

    Google explique que MedML est disponible en deux versions aux États-Unis :
    1️⃣ le premier modèle est plus grand et conçu pour des tâches complexes ;
    2️⃣ le second est un modèle moyen, capable de réglage fin et mieux adapté à la mise à l’échelle des tâches.

    Google trouve 2 principaux concurrents sur ce marché, estimé à des dizaines de milliards de dollars d’ici 2032 : Microsoft qui teste des applications d’assistance médicale dotées d’intelligence artificielle, et Amazon qui vient de lancer AWS HealthScribe pour retranscrire des consultations médicales.

    Des modèles déjà utilisés en santé

    Plusieurs organisations testent déjà ces modèles, démontrant ainsi le potentiel des technologies, comme celle développée par Google, qui permettent l’analyse et le traitement des données de santé : 

    • HCA Healthcare l’expérimente pour la rédaction de notes de patients dans les services d’urgence ;
    • BenchSci l’intègre dans son moteur d’évidence pour identifier et classer de nouveaux biomarqueurs mais aussi pour accélérer la recherche et le développement de médicaments, il permet aux chercheurs de créer automatiquement des diagrammes de connaissances à partir de plus de 100 millions d’expériences.

    La société française Nabla, qui vient de réussir une levée de fonds de 24 millions de dollars, a également lancé en mars 2023 un outil basé sur GPT-3 capable de générer automatiquement des comptes rendus médicaux grâce à l’écoute d’une consultation entre un médecin et son patient.

    Google a initié une collaboration avec Accenture et Deloitte afin de mettre MedLM à la disposition des organismes de santé. Une proposition qui vise à “améliorer l’efficacité des flux de travail, accélérer le processus décisionnel et rehausser l’expérience des patients”.

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  • Rétro 2023 / Bilan des levées de fonds dans la heath tech : une baisse de 67 % par rapport à 2022

    En ce début d’année, Health & Tech Intelligence revient sur les publications clés de l’année passée, en commençant aujourd’hui par un bilan des levées de fonds réalisées sur le marché français de la health tech en 2023, avec une analyse de l’évolution des opérations sur le marché depuis 2016.


    Environ 60 sociétés françaises du secteur de la health tech ont levé 619 millions d’euros au cours de l’année 2023, contre 1,92 milliards d’euros pour 88 opérations en 2022, soit une chute de plus de 67% des investissements et une baisse de près de 32% du nombre de deals effectués. Pour rappel les investissements health Tech s’élevaient à 2,13 Mds € en 2021 (107 opérations), 621,86 M€ en 2020 (66 opérations), 732 M€ en 2019 (66 opérations) et 245,5 M€ en 2018 (57 opérations).

    📌 En synthèse, il ressort qu’après une croissance sans précédent observée depuis 2020 et la crise liée à la pandémie de Covid-19 jusqu’à fin 2022, la période « record » touche à sa fin, avec un retour à la dynamique pré-Covid qui se confirme.

    🤖 Tendances tech : IA, data, DTx et métaverse

    Les domaines technologiques dans lesquels il a été le plus investi en 2023 sont :
    • l’intelligence artificielle (IA), un segment boosté par l’essor de l’IA générative depuis fin 2022 ;
    • la data, encore et toujours, avec un fort enjeu autour du déploiement des entrepôts de données de santé ;
    • la télésurveillance, un marché qui devrait monter en puissance avec l’entrée récente de l’acte dans le droit commun ;
    • et la réalité virtuelle/augmentée – métaverse, un marché émergent.

    Concernant les thématiques d’innovation les plus attractives, on retrouve dans le top 5 :
    • l’imagerie médicale ;
    • la santé mentale ;
    • les services ;
    • la santé mobile (mHealth) ;
    • la télémédecine.

    🚀 Pas de « méga deals » dans le top 10 des opérations en 2023

    Une majorité (45 %) des entreprises ayant levé des fonds en 2023 ont recueilli des montants en dessous de 5 M€, avec la plupart des opérations réalisées en amorçage ou en série A. Seulement 8 entreprises ont levé des fonds entre 20 M € et 100M €. Ce bilan de 2023 est marqué par l’absence de « méga deals » : aucune levée de fonds ne dépasse les 61 M€. Comparativement, en 2022 6 licornes françaises se retrouvaient dans le top 10 des levées de fonds avec 4 méga deals réalisés:
    ▶️ Doctolib, avec un tour de table de 500 M€ annoncé en février ;
    ▶️ Dataiku, entreprise franco-américaine (200 M$ / 188 M€ : opération annoncée en décembre) ;
    ▶️ Alan, assureur santé 100 % numérique (183 M€ : opération annoncée en juin);
    ▶️ DNA Script : 172 M€ .

    📈 Un montant total similaire à 2019 (-0,5 %) et 2020 (-0,4 %)

    Afin d’avoir une vision globale de l’année 2023, H&TI présente dans cet indicateur un comparatif du montant des levées de fonds et du nombre d’opérations réalisées chaque mois depuis janvier. Ce bilan est lui-même mis en comparaison avec celui des 7 années précédentes (2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022) afin d’avoir un regard plus fin sur la situation actuelle.

    En 2020, le bilan des opérations réalisées était quasi similaire à celui de 2019 et 2018. L’année 2021 avait été marquée par une hausse inédite des levées sur le marché français du numérique en santé, tant en termes de montants recueillis que du nombre d’opérations réalisées (107, contre 66 en 2021 et 2020). Les opérations étant entamées plusieurs semaines avant la communication des entreprises sur la clôture des levées de fonds, ce bilan record est le signe que la crise liée au Covid-19 (survenue début 2020) a bel et bien eu un fort impact sur le marché. En 2022, la hausse exponentielle des montants levés ne s’est pas poursuivie : le marché s’est stabilisé avec un total des montants levés quasi identique à 2021.avec une baisse de seulement 0,88 % entre 2021 et 2022). Il est intéressant de noter que le nombre d’opérations est cependant plus faible en 2022 qu’en 2021 (89 opérations vs 107), signe que la somme levée par une même entreprise a en moyenne été plus conséquente en 2022 qu’en 2021.

    En 2023, le bilan des opérations est sensiblement similaire aux montants observés avant la crise du Covid, autant sur le plan des montants que sur celui du nombre d’opérations. On relève une certaine stabilité entre 2018 et 2020 (650,70 M€ en 2018, 651,88 M€ en 2019 et 621,86 M€ en 2020), mais surtout une explosion en 2021 avec plus de 2,1 Mds € levés au total sur le marché, soit une hausse de plus de 243 % par rapport à 2020 et plus de 1 118 % par rapport à 2016.

    👉 Quelles perspectives pour 2024 ?

    📅 À NE PAS MANQUER : Health & Tech Intelligence organise courant janvier un H&TI Morning pour présenter en détail les levées de fonds de 2023 dans le secteur du numérique en santé ainsi que les prospectives pour 2024 (date, programme et inscription à venir).

    🔴 ACCÉDER À L’INDICATEUR COMPLET :

    👉 Les tableaux et graphiques présentant le bilan détaillé des levées de fonds réalisées en 2023 ainsi que le comparatif avec 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022 sont disponibles dans la rubrique « Data », accessible via ce lien.

    Sommaire de l’indicateur :

    • le top 10 des levées de fonds 2023 (infographie) ;
    • évolution des levées de fonds dans la health tech (montant et nombre d’opérations) entre janvier et décembre 2023, mois par mois (graphique) ;
    • tendances de l’année 2023 ;
    • comparatif de 2016 à 2023 (graphiques) :
      • total des levées de fonds de 2016 à 2023 (montant et nombre d’opérations) ;
      • évolution des levées de fonds par mois de 2016 à 2023 (en M€) ;
      • évolution du nombre de levées de fonds par mois de 2016 à 2023 ;
    • le détail des levées de fonds réalisées en 2023 (tableaux présentant toutes les levées de fonds de l’année).

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  • Utilisation secondaire des données de santé : vers une méthode d’autorisation bénéfices/risques ?

    Fonder les décisions d’autorisation des projets d’utilisation des données de santé à des fins de recherche sur une balance bénéfices/risques, telle est la proposition portée par le conseil scientifique du Health Data Hub (HDH).

    Publié le 2 janvier 2024, ce “position paper” vise à proposer une méthode d’évaluation des projets de recherche sur la base de l’évaluation “des bénéfices du projet versus les risques que celui-ci ferait courir”, notamment en matière :
    📌 de divulgation de données personnelles ;
    📌 de réidentification des patients ;
    📌 ou encore d’espionnage industriel.

    Pour une culture du bien commun de la donnée de santé

    Le rapport intitulé “Bénéfices et risques de l’utilisation des données de santé à des fins de recherche“* proposé par un groupe de travail du conseil scientifique consultatif du HDH prend acte de nombreux freins qui rendent aujourd’hui complexes les projets de recherche en France et cherche à pondérer les risques liés à l’utilisation secondaire des données de santé – dans le cadre réglementaire actuel face aux bénéfices en matière de santé publique.

    🛑 Parmi les freins reconnus par les auteurs, sont notamment relevés :

    1️⃣ l’interdiction d’utiliser des outils américains pour stocker des données, alors qu’aucun cloud européen n’est disponible et qu’il n’y a jamais eu de plaintes dans le secteur de la santé contre des industriels américains qui ne respecteraient pas le RGPD dans le domaine de la santé, ni de documentation de tentatives de réidentification de données anonymisées de recherche en santé ;

    2️⃣ la difficulté d’utilisation du NIR pour apparier les bases de données que l’on souhaite croiser, alors que cela est possible dans beaucoup de pays européens, soumis à la même réglementation européenne que la France ;

    3️⃣ des délais d’attente se chiffrant en année pour accéder à la base principale du SNDS alors que la file d’attente se réduirait si une copie de la base principale du SNDS était au catalogue du HDH ;

    4️⃣ un écosystème trop complexe pour des raisons historiques, qui a besoin d’être simplifié pour aller vers un guichet unique, comme la directive européenne en préparation le préconise ;

    5️⃣ une communication grand public ne portant que sur les risques et non sur les bénéfices, alors que les citoyens bien informés sont en faveur de l’usage de leurs données pour la recherche.

    ✅ Les bénéfices soulignés en faveur de la santé publique et du bien commun doivent conduire à une nouvelle approche méthodologique des décisions d’autorisation :

    “Nous proposons que la balance bénéfice/risque soit dorénavant le support des décisions d’autorisation pour l’utilisation des données de santé à des fins de recherche, alors que les critères actuels privilégient la protection absolue de la vie privée, ce qui entrave ou retarde la réalisation de nombreuses études de grande pertinence.”

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    Les risques identifiés apparaissent comme limités, selon les auteurs, en raison du cadre réglementaire et technique entourant les décisions d’autorisation de la CNIL :

    1️⃣ le risque de révélation de données personnelles est un risque majeur pour les données nominatives mais très faible pour les données pseudonymisées et nul pour les données anonymisées ;

    2️⃣ le risque d’utilisation non contrôlée, au-delà de l’information des personnes, dépend du respect des règles d’utilisation par les opérateurs. Il est très surveillé ;

    3️⃣ le risque de vol de données et d’espionnage par des industriels ou des états est souvent cité par les opposants, il est pourtant extrêmement réduit car les données non nominatives n’ont pas de valeur marchande et ce type de vol ne s’est encore jamais produit ;

    4️⃣ le risque de violation de la propriété intellectuelle et de préjudice financier par obstacle à la valorisation est souvent cité mais non documenté ;

    5️⃣ le risque de surveillance normative des professionnels de santé est craint par ces professionnels, alors que cette surveillance est légitime du point de vue des financeurs du système de santé”.

    Au regard de ces risques, les bénéfices de l’utilisation de ces données peuvent être importants pour la collectivité (ex. pertinence des soins, prévention des scandales sanitaires, évaluation des innovations) et pour l’individu (ex. développement de nouveaux traitements) et avoir des impacts sur les individus eux-mêmes.

    🔓 Les bénéfices attendus de l’accessibilité de ces données sont nombreux :

    1️⃣ elles facilitent la surveillance épidémiologique des grandes pathologies, base de beaucoup de décisions en santé publique ;

    2️⃣ elles permettent de mesurer l’efficacité des soins et de détecter des situations locales ou régionales s’écartant significativement de la moyenne ;

    3️⃣ de même pour le suivi de l’évolution des pratiques dans le temps et leur impact ;

    4️⃣ elles permettent de documenter les effets positifs et négatifs des innovations qui sont introduites par l’évolution des pratiques, qu’elles soient médicamenteuses, techniques ou organisationnelles ;

    5️⃣ elles informent sur l’accès des patients aux interventions de santé : on peut calculer des taux et délais, et les croiser avec des variables géographiques, des données sociales et économiques, et ainsi identifier des inégalités, ce qui fonctionne ou non, et sur quels territoires doivent porter les efforts d’amélioration en priorité ;

    6️⃣ elles contribuent directement à l’amélioration des connaissances, étape indispensable pour améliorer les pratiques et concevoir des politiques publiques efficaces et protectrices.

    7️⃣ elles sont indispensables pour développer les usages de l’intelligence artificielle grâce à de nouveaux algorithmes de bonne qualité car entraînés et testés sur des populations représentatives, ce qui n’est pas toujours le cas actuellement ;

    8️⃣ elles permettent d’évaluer l’efficacité des campagnes de prévention ou de dépistage, et l’observance des recommandations de bonnes pratiques.

    💡 Plusieurs pistes de solutions pour accélérer l’utilisation des données de santé :

    Le rapport* conclut sur l’existence de solutions à mettre en place :

    • simplifier les procédures : Evaluer les  projets de recherche sur les aspects de sécurité technique et de respect des règles réglementaires au niveau des établissements et non de chaque projet ;
    • faciliter l’accès au SNDS : permettre au HDH d’héberger une copie du SNDS ;
    • utiliser une grille d’évaluation des risques et des bénéfices pour atteindre un consensus sur le poids respectif de chacun des items en transposant la méthode utilisée dans les processus de prise de décision pour les autorisations de mise sur le marché des produits de santé ou d’organisation de dépistages en population, par exemple.

    Et demande l’ouverture de 3 chantiers :

    • celui de la distinction du consentement des personnes entre données de soin et données de recherche ;
    • celui de l’usage du numéro d’identification national pour le chaînage des données ;
    • et celui de la simplification du système des autorisations.
  • Les grandes tendances de la e-santé 2024 : femtech, IA et prévention au programme (30/01, Paris)

    Les Femtech, la prise en charge anticipée numérique (Pecan), les innovations présentées au CES 2024, l’intelligence artificielle (IA) et son impact dans le secteur, ou encore la prévention numérique font partie des sujets qui seront abordés lors de la conférence annuelle “les grandes tendances de la e-santé 2024” est organisée par l’agence de communication en santé, Interaction Healthcare, qui se déroulera le 30 janvier 2024 à Station F. L’événement sera suivi par le “dîner de la e-santé” au cours duquel se réuniront plus de 350 acteurs de l’écosystème “pour échanger sur le développement du secteur de la health tech et son impact sur le système de santé”.

    Au-delà des conférences et des tables rondes abordant les sujets des tendances de la e-santé, l’événement sera aussi composé de plusieurs ateliers sur l’IA, la prévention numérique, la simulation augmentée et la télémédecine.

    Ces conférences et ces ateliers seront animés par différents représentants du secteur : 
    Emmanuel Bacry, directeur scientifique du Health Data Hub (HDH) ; 
    Virginie Gervaise, présidente de Philips France ;
    David Sainati, co-responsable du numérique en santé à la Délégation ministérielle au numérique en santé (DNS) ; 
    Lise Alter, directrice générale de l’Agence de l’innovation en santé (AIS) ;
    Dominique Pon, directeur général de La Poste “santé & autonomie”
    Yann Bubien, directeur général du CHU de Bordeaux.

    Remise des prix du concours d’innovation “acteurs du diabète”

    Les 10 finalistes de la deuxième édition du concours d’innovation “acteurs du diabète” présenteront leur projet/solution devant les membres du jury. Pour rappel, le concours porté par Novo Nordisk, en collaboration avec l’association Aide aux jeunes diabétiques et Radio public santé, a pour objectif de “soutenir le développement de solutions innovantes ou approches créatives permettant de prévenir ou de prendre en charge plus efficacement le diabète et ses complications”.

    Le “prix du jury” permettra à un candidat d’obtenir une dotation d’un montant de 30 000 euros, tandis que le “prix coup de coeur” (nouveauté de cette seconde édition) est doté d’un montant de 20 000 euros.

    👉 Les inscriptions à l’événement, sur place et à distance, ainsi qu’au dîner de la e-santé sont accessibles via ce lien.

    Programme : 

    Conférences : 

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    Ateliers : 

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