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  • Étude : l’IA explore la génétique tumorale pour prédire la réponse à la chimio (Cancer Discovery)

    Des chercheurs de l’École de médecine de l’Université de Californie à San Diego ont eu recours aux avancées récentes en apprentissage profond pour faciliter la prédiction des réponses aux traitements cancéreux. Après avoir identifié les principaux assemblages moléculaires où les altérations génétiques influent sur l’efficacité des médicaments, ils ont testé leur modèle sur des tumeurs du col de l’utérus. Comme le montre leur étude* publiée le 18 janvier 2024 dans Cancer Discovery, les réponses à l’un des médicaments de chimiothérapie les plus courants, ont été prévues avec succès.

    Au coeur de la résistance à la chimiothérapie

    La réplication de l’ADN est au cœur des problématiques de résistance aux traitements. Il a été démontré que la chimiothérapie était plus efficace sur les cellules cancéreuses incapables de répliquer leur ADN pendant les traitements. La grande majorité des chimiothérapies fonctionnent d’ailleurs en perturbant cette machinerie de réplication de l’ADN dans les cellules tumorales en division rapide. Cependant, prédire la résistance aux traitements constitue un pari dans la mesure où la composition génétique d’une tumeur est complexe, présentant une multitude de mutations.

    “Des mutations isolées peu prédictives”

    Comme l’explique Trey Ideker, professeur au Département de médecine de l’École de médecine de l’UC San Diego, “les cliniciens étaient auparavant conscients de l’existence de quelques mutations individuelles associées à la résistance au traitement, mais ces mutations isolées avaient tendance à manquer de valeur prédictive significative.

    La raison en est qu’un nombre beaucoup plus important de mutations peut façonner la réponse au traitement d’une tumeur que ce qui était précédemment compris”, a-t-il ajouté. “Des centaines de protéines travaillent ensemble dans des arrangements complexes pour répliquer l’ADN. Des mutations dans n’importe quelle partie de ce système peuvent changer la manière dont la tumeur entière répond à la chimiothérapie.” Avec ses collègues, le Pr Trey Ideker s’est donc attaqué à la résolution de cette énigme : comment prédire la résistance à la chimiothérapie. Les résultats ont été publiés le 18 janvier dans le revue Cancer Discovery.

    Un test prédictif dans le cancer du col de l’utérus

    • Dans un premier temps, ils ont étudié les mutations sur les 718 gènes couramment utilisés dans les tests génétiques cliniques pour la classification du cancer. Ce fut le point de départ de leur modèle d’apprentissage automatique.
    • Dans un second temps, ils ont entraîné leur modèle avec des données de réponse aux médicaments accessibles au public. Quelques 41 assemblages moléculaires – groupes de protéines collaboratives – où les altérations génétiques influent sur l’efficacité des médicaments ont été identifiés.
    • Troisième étape : les chercheurs ont testé leur modèle d’apprentissage profond sur le cancer du col de l’utérus, où environ 35% des tumeurs persistent après le traitement. Le modèle a été capable d’identifier avec précision les tumeurs susceptibles de répondre à la thérapie, associées à une amélioration des résultats pour les patients. Ainsi que les tumeurs susceptibles de résister au traitement.

    Un modèle “transparent”

    Plus surprenant encore, l’algorithme n’est pas resté une boîte noire. Le modèle a contribué à éclairer son processus décisionnel en identifiant les assemblages de protéines conduisant à la résistance au traitement dans ce type de cancer. Les chercheurs soulignent qu’être capable de “démêler le processus décisionnel d’un modèle d’IA est crucial, parfois aussi important que la prédiction elle-même”, a souligné le Pr Ideker.

    “La transparence de notre modèle est l’une de ses forces, d’abord parce qu’elle instaure la confiance dans le modèle, et ensuite parce que chacun de ces assemblages moléculaires que nous avons identifiés devient une nouvelle cible potentielle pour la chimiothérapie. Nous sommes optimistes quant à la large application de notre modèle, non seulement pour améliorer le traitement actuel du cancer, mais aussi pour ouvrir la voie à de nouveaux traitements.”

  • Health Data Hub : état d’avancement et premières réalisations prometteuses des projets (bilan)

    17 projets soutenus par le Health Data Hub (HDH) depuis sa création visent à démontrer l’importance du croisement des données de santé, de leur réutilisation pour faire avancer la santé et du rôle du HDH dans leur mise en œuvre, comme le présente un rapport publié par le HDH le 9 janvier 2024. Intitulé “État d’avancement des premières réalisations prometteuses des projets accompagnés par le Health Data Hub”, ce document étaye la progression de projets qui touchent à de nombreuses pathologies et qui croisent des données à caractéristiques différentes issues de diverses bases, même si celles-ci sont souvent “chaînées à celles de l’Assurance Maladie“.

    Créé en 2019 comme groupement d’intérêt public (GIP), le HDH – aussi appelé “Plateforme de données de santé” – doit permettre de “veiller à la qualité des données de santé et aux conditions générales de leur mise à disposition, garantissant leur sécurité et facilitant leur utilisation dans le respect de la protection des données personnelles sur l’ensemble du territoire”. C’est dans cet objectif que de nombreuses vagues d’appels à projets (AAP) ou à manifestation d’intérêt (AMI) ont été lancées ces 4 dernières années, promettant un accompagnement par le Hub des projets qui sauront faire évoluer le monde de la santé : AMI et AAP sur l’intelligence artificielle (IA) en santé, AMI pour la bibliothèque ouverte d’algorithmes en santé, Data Challenges en santé, AAP du HDH…

    Des allergies aux pollens au cancer du sein

    Prise en charge des patients greffés rénaux, réduction des crises d’insuffisance cardiaque, prévention des allergies aux pollens, adaptation du parcours de dépistage organisé des cancers du sein… les projets soutenus par le HDH vise à promouvoir le traitement et la prévention de diverses maladies et ne se concentrent donc pas sur une seule pathologie ou une seule source de données. Et si seulement 17 projets ont été retenus pour figurer dans ce rapport, il est important de rappeler que depuis 2019, ce sont plus de 30 projets ont été et sont toujours accompagnés par le HDH. 

    “Les projets que le Health Data Hub accompagne contribuent à améliorer le système de soin et la santé des personnes, et leur succès tient au travail d’équipe avec les porteurs de projets”, ont souligné Stéphanie Combes et Gérard Raymond, respectivement directrice et vice-président du HDH, dans le rapport. Ils rappellent aussi que par le biais de ces projet, les données présentes dans la Plateforme peuvent être utilisées par tous les acteurs qui ont “la légitimité d’utiliser les données à des fins d’utilité publique”, qu’ils soient des établissements de soins, des start-ups et industriels, ou des associations d’usagers du système de santé.

    Plus de 7 000 projets déposés au HDH depuis sa création

    A date, les établissements de santé ont déposé le plus de projets auprès de HDH (3 652 sur 7520 projets déposés en 4 ans), loin devant les industriels de la santé (1 427 projets) et les universités/écoles (598 projets).

    Dans un indicateur publié en décembre 2022 et faisant le bilan de l’état d’avancement des projets déposés dans le HDH et des sources de données mobilisées, Health & Tech Intelligence (H&TI) avait relevé que “sur les 2 224 dossiers déposés au Health Data Hub, 2 164 ont été instruits et 1 621 transmis au Cerees / Cesrees, dont 1 309 (80,8 %) ont reçu un avis favorable et 102 (6,3 %) un avis défavorable (156 un avis réservé : 9,6 %). Concernant les 1 224 dossiers déposés à la Cnil, 954 (77,9 %) ont été autorisés et 33 (2,7 %) refusés”.

    Un indicateur en 4 parties

    À l’occasion de la parution de ce rapport, H&TI présente dans cet indicateur en 4 parties, un bilan des projets déposés au HDH :
    1️⃣ état d’avancement et premières réalisations prometteuses de 17 projets du HDH ;
    2️⃣ focus sur 2 exemples de projets ;
    3️⃣ projets déposés pour une demande d’autorisation Cnil de 2017 à 2022 ;
    4️⃣ pour aller plus loin : ressources utiles + dernières informations relatives au HDH.

    17 PROJETS SOUTENUS PAR LE HDH

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    FOCUS SUR 2 EXEMPLES DE PROJETS


    Le projet Hydro

    Hydro a pour objectif de développer une solution permettant de prédire les crises d’insuffisance cardiaque nécessitant une hospitalisation pour les patients porteurs de prothèses rythmiques implantables grâce à l’analyse par intelligence artificielle (IA) des données cliniques et de télésuivi. Ce projet porté par Implicity est l’un des 10 lauréats sélectionnés à l’issue du premier appel à projets organisé par le HDH en avril 2019, un appel à projets « pilotes » au triple objectif : soutenir les usages innovants de la donnée de santé, participer à la construction et au développement du Hub et démontrer la valeur de la donnée.

    De par le déploiement de sa plateforme universelle de télésuivi des prothèses rythmiques implantables auprès de plus de 45 centres en France et à l’international depuis 2016, Implicity dispose de multiples données de télésuivi, qui s’avèrent utiles dans le cadre du projet Hydro.

    En 2021, un an après être devenu le premier projet soutenu par le HDH à être autorisé par la Cnil, le projet a franchit une nouvelle étape après un an de travail préparatoire : l’utilisation des données mises à disposition sur l’espace projet sécurisé du HDH. Pour l’occasion, le Hub avait dévoilé le parcours des données patients dans le cadre de ce projet :

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    L’espace projet sécurisé du HDH permet d’accueillir un appariement probabiliste entre 2  sources de données : 

    • les données des implants cardiaques de plus 35 000 patients français en soin courant, collectées sur la plateforme Implicity ;
    • les données du système national des données de santé(SNDS) liés aux actes remboursés et aux hospitalisations.Le croisement de ces deux sources de données permet d’entraîner les modèles prédictifs dans ce même espace sécurisé  : l’espace projet permet le développement d’algorithmes IA dans un environnement cloisonné. À la fin du projet, Implicity n’exportera que ses logiciels mais pas les données de santé, qui seront effacées.

    📌 Pour aller plus loin : 

    Le projet jumeau numérique “état de santé d’un territoire”

    Résoudre le problème de l’errance thérapeutique concernant les allergies respiratoires dues aux pollens : c’est l’objectif du groupe Vyv, tête de fil d’un consortium composé du Health Data Hub (HDH) et du Datalab Normandie (région de Normandie), qui porte le projet « jumeau numérique : état de santé d’un territoire », visant à évaluer l’état de santé de la région Normandie par rapport aux allergies aux pollens.

    Ce projet a été lauréat en 2021 de l’appel à projets « données et technologies associées, appliquées à la santé », lancé par le Datalab Normandie : il avait pour ambition de « créer le jumeau numérique, c’est-à-dire, la copie numérique de l’état de santé du territoire par rapport aux allergies aux pollens » afin de permettre de mettre en place des outils de visualisation et d’aide à la décision.

    Après 2 ans d’accompagnement par le Health Data Hub et le Datalab Normandie, le projet du groupe Vyv commence à prendre forme, notamment grâce au croisement de données de santé et de données environnementales, qui a permis la création d’un indicateur pour expliquer les « corrélations et les mécanismes de causalité entre santé et pollens ».

    📢 Mettre en place une prévention et des alertes polliniques 

    Il s’écoule en moyenne 7 ans avant qu’une personne souffrant d’asthme ou de rhinite allergique ne soit diagnostiquée : une exposition aux allergènes peut conduire à une aggravation de son état de santé ou à l’apparition de nouvelles pathologies. Une meilleure connaissance des périodes au cours desquelles le risque de présence d’allergènes dans l’air est élevé permettrait d’éviter ces complications et de mieux traiter les personnes asthmatiques.

    Le groupe Vyv et ses partenaires ont développé des algorithmes d’IA permettant de cartographier la présence du pollen ainsi que l’état de santé (grâce aux prescriptions médicales) des Normands à travers les années, afin d’étudier les corrélations entre l’apparition du pollen et de problèmes de santé. Ils sont pour l’instant parvenus à cartographier la localisation et les périodes de diffusion de 3 types de pollen – les plus présents dans la région – à travers les années, en les classant par saison et par département. 

    📌 Pour aller plus loin : 


    PROJETS DÉPOSÉS AUPRÈS DE LA CNIL (2017-2022)

    Les données présentées dans cette partie concernent les demandes d’autorisation Cnil d’accès aux données de santé déposés au Health Data Hub entre le 28 août 2017 et le 5 septembre 2022.

    La partie 4 (sur la mise à disposition des données SNDS par la Cnam) ne concerne que les dossiers portant sur une extraction SNDS ou l’échantillon généraliste de bénéficiaires (EGB).

    “Les délais sont affichés à titre indicatif et ne peuvent être imputés aux différents organismes, la réactivité du porteur de projet au cours du processus rentrant également en compte”, précise le Health Data Hub sur son site web (d’où les données ci-après sont extraites).

    Le type de structures desquelles proviennent les responsables de traitement :

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    Les sources de données mobilisées :

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    1️⃣ LES DOSSIERS DÉPOSÉS AU HEALTH DATA HUB :

    Sur les 2 224 dossiers déposés au Health Data Hub :

    • 2 164 ont été instruits* ;
    • 1 621 transmis au Cerees / Cesrees.

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    * Certains dossiers peuvent être en cours d’instruction ou jugés incomplets dès réception et non instruits.

    ** Pour les dossiers transmis au Cerees / Cesrees.

    *** Le délai de transmission maximal observé est de 7 jours ouvrés.


    2️⃣ AVIS DU CEREES / CESREES :

    Sur les 1 621 dossiers transmis au Cerees / Cesrees :

    • 1 309 (80,8 %) ont reçu un avis favorable ;
    • 102 (6,3 %) ont reçu un avis défavorable ;
    • 156 (9,6 %) ont reçu un avis réservé.

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    Sur les 1 448 dossiers transmis au Cerees / Cesrees, 1 581 (97,5 %) sont passés par la commission d’expertise (dossiers tacitement favorables et en cours non comptés) :

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    3️⃣ DÉCISION DE LA CNIL :

    Sur les 1 224 dossiers déposés à la Cnil :

    • 954 (77,9 %) ont été autorisés ;
    • 33 (2,7 %) ont été refusés.

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    4️⃣ MISE À DISPOSITION DES DONNÉES SNDS PAR LA CNAM :

    Cette partie ne concerne que les dossiers dont la source de données mobilisée est le SNDS historique en dehors du PMSI et du Cépidc seuls. Le Health Data Hub ne suit pas la mise à disposition des données pour ces deux dernières sources.

    Sur les 596 dossiers autorisés par la Cnil :

    • 359 conventions ont été signées avec la Cnam ;
    • 355 jeux de données ont été mis à disposition.

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    * Hors dossiers ayant été neutralisés lors la signature de la convention.

    ** Hors dossiers ayant été neutralisés lors la mise à disposition des données.

    *** Hors dossiers ayant été neutralisés au cours du processus de demande.


    🔎 POUR ALLER PLUS LOIN


    Ressources utiles :

    • tous les projets déposés auprès du Health Data Hub sont référencés dans le répertoire public des projets, accessible via ce lien ;
    • présentation des projets lauréats via ce lien.

    Dernières informations relatives au Health Data Hub (H&TI 2022-2023) :

    📌 Réglementaires :


    📌 Appels :


    📌 Initiatives/partenariats :


    📌 Projets retenus/bases au catalogue :


    📌 Formation/Accompagnement :


    📌 Europe :

  • Interopérabilité : Philips cède ses solutions à Founda Health

    La vente par Philips de sa gamme Philips Interoperability Solutions à la start-up néérlandaise Founda Health vient d’être confirmée, le 15 janvier 2024. Les conditions de cette opération n’ont pas été détaillées. Les logiciels d’interopérabilité de Philips visent à répondre aux différents défis informatiques rencontrés par le système de santé avec du “streamlining”, soit par l’optimisation des flux et l’amélioration de la collaboration entre les établissements en facilitant le partage de leurs données.

    Pour Founda Health, cette acquisition est “une étape logique pour une nouvelle infrastructure data de santé permettant d’innover et de placer le soin du patient au-dessus de tout”. De son côté, Philips affirme que son expertise a bénéficié à de nombreux établissements de santé, favorisant des systèmes d’information connectés, en boostant leur efficacité pour améliorer la qualité des soins.

    Founda Health renforce sa présence à l’international

    L’acquisition de Philips Interoperability Solutions repositionne Founda Health sur sur le marché international de l’interopérabilité. La start-up, qui a pour ambition de construire une infrastructure data à la fois moderne, quantifiable, et rentable, souhaite fusionner la solution de Philips et la sienne, puis y ajouter des nouvelles fonctionnalités.

    La plateforme de Founda Health “facilite la communication entre des solutions digitales nouvelles et des systèmes IT existants, incluant la technologie de Philips”. Elle favorise ainsi l’échange de données médicales entre les différents offreurs de soins.

    Une solution plus complète 

    Founda Health se transforme en une solution data complète qui garantit la fiabilité et l’accessibilité des données tout au long de “la chaîne de santé”. Sa plateforme intégrée réduirait “le volume de travail des professionnels de santé et des équipes IT”, leur permettant ainsi de se consacrer l’amélioration de la qualité des soins, ceci en :
    📌 en facilitant la connectivité entre les systèmes informatique de santé ;
    📌 en améliorant les opérations ;
    📌 en consolidant les différents standards de data en un seul API (Application Programming Interface).

    Elle permet également aux applications de santé à se connecter à un système EHR (Electronic Health Record) international, pour une classification et une expansion de la donnée. La démarche de l’entreprise va dans le sens d’une “implémentation de nouveaux modèles de collaborations” pour rendre la data plus disponible et son usage optimal, deux facteurs essentiels “pour un écosystème santé prêt à affronter les défis du futur”.

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  • ANS : la prévention parmi les 4 grandes priorités de l’année 2024 et un budget de 585,6 M€

    167 millions d’euros en crédits de fonctionnement et d’investissement, et 418,6 millions d’euros en crédits d’intervention, notamment pour les programmes Care et Ségur : le budget de l’Agence du numérique en santé pour 2024 sera dédié à 82 % à ses 4 priorités annoncées lors de l’assemblée générale de l’institution en décembre 2023 :
    1️⃣ la prévention : développer la prévention et rendre chacun acteur de sa santé ;
    2️⃣ la prise en charge : redonner du temps aux professionnels de santé en améliorant la prise en charge grâce au numérique ;
    3️⃣ l’accès à la santé : améliorer l’accès à la santé pour les patients et les professionnels qui les orientent ;
    4️⃣ un cadre propice : déployer un cadre propice pour le développement des usages et de l’innovation du numérique en santé.

    L’Assemblée générale de l’ANS, présidée par Isabelle Adenot, se compose de la DNS, la Cnam, le CNSA ainsi que de l’ensemble des ARS et des Grades.

    Des services numériques interopérables et performants

    Parmi les actions prévu par la feuille de route de l’ANS :

    • travailler sur la gouvernance des référentiels afin de renforcer et pérenniser le processus de régulation du secteur ;
    • aider les entreprises du numérique en santé à sécuriser la vague 1 du Ségur et à répondre aux exigences publiées pour les secteurs du sanitaire et du médico-social ;
    • amener de nouvelles fonctionnalités sur le terrain dans le cadre de la vague 2, notamment dans le domaine de la prévention, avec un suivi plus simple et ergonomique dans Convergence et un accompagnement personnalisé ;
    • améliorer la complémentarité des services socles entre le niveau national et régional, la mutualisation de services développés localement et la remontée d’innovations – une cartographie des services numériques régionaux devra être réalisée.

    Renforcer la résilience du système de santé

    Dans l’exécution du “plan cybersécurité”, lancé en décembre 2023, le programme CaRE (Cybersécurité, accélération et résilience des établissements) a pour objectif de rendre le système de santé français plus résistant aux cyberattaques. L’ANS assure le pilotage et encourage les exercices de crise au niveau des établissements sanitaires et médico-sociaux. Elle prévoit de renforcer la chaîne de l’identité numérique en santé, notamment en diversifiant les moyens d’authentification : 2 facteurs devront être utilisés pour se connecter aux applications sensibles.

    Faciliter l’activité des urgences

    L’ANS poursuit le développement d’une plateforme ouverte pour les applications réalisées par le secteur public (national ou territorial) et par le secteur privé dans le but de faciliter les tâches des urgentistes.

    Le programme “SI-Samu” par exemple, qui simplifie les échanges entre les professionnels comme la prise en charge des appels au traitement des patients, sera étendu. Pour rappel, l’objectif est de déployer avant fin 2027 le bandeau national (outil de visualisation et de priorisation des appels) dans 75 % des Samu. De son côté, le service d’accès aux soins (SAS) devrait être généralisé à au moins 90 % des départements.

    Poursuivre la transformation interne de l’Agence

    L’outil d’« hypervision » va continuer son développement afin de simplifier les processus internes de l’Agence ainsi que d’améliorer la qualité de sa relation clients. Cela consiste à donner de la visibilité sur la disponibilité de ses services et sur la tenue des engagements des services.

    Fin 2024, un répertoire unique des entreprises du numérique en santé et de leurs solutions permettra de simplifier les démarches auprès des pouvoirs publics.

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  • Cancer : un consortium pour utiliser les données d’essais cliniques dans la recherche de thérapie

    “Exploiter les données historiques des essais cliniques pour faire avancer les connaissances médicales et permettre à un plus grand nombre de patients d’avoir accès aux traitements les plus prometteurs” : tel est l’objectif principal du consortium Medidata Research Alliance lancé par la filiale du groupe Dassault Systèmes, Medidata, et qui réunit des universitaires et des chercheurs avec des cliniciens, des biostatisticiens ainsi que d’anciens responsables de la réglementation américaine.

    Cette alliance d’acteurs du secteur de la santé – officiellement annoncée le 7 décembre 2023 – repose sur les 20 ans d’expérience de Medidata et les des données de plus de 30 000 essais que l’entreprise a pu collectées. Avec l’aide “de cliniciens-chercheurs de premier plan et des KOL universitaires, des organisations à but non lucratif et des acteurs de l’industrie de la santé”, le consortium doit faciliter la mise en place des algorithmes d’intelligence artificielle (IA) pour croiser les données de plus de 9 millions de patients afin de “permettre une exploration plus approfondie des tendances et des modèles pour faire progresser la science et la médecine”, notamment en matière d’immunothérapies et de maladies rares.

    Un “cercle vertueux” de 4 points

    Afin de mener à bien ce projet de recherche, la Medidata Research Alliance se repose sur 4 points :
    1️⃣ Medidata possède les données de 30 000 essais cliniques réalisés sur près de 9 millions de personnes au travers de plus de 100 pays dans le monde ; 
    2️⃣ ces données vont ensuite être analysées par les KOL partenaires de l’Alliance pour “faire progresser la compréhension scientifique” ;
    3️⃣ l’Alliance va ensuite s’appuyer sur l’impact clinique de ces résultats pour élargir son réseau et étendre sa portée aux communautés médicales et de patients ;
    4️⃣ cette élargissement vise à “relier les données à la pratique clinique” et à “améliorer l’accès des patients aux traitements les plus prometteurs”.

    Première cible : la recherche sur les cellules CAR-T

    Dans un premier temps, la Medidata Research Alliance va cibler la recherche sur la thérapie cellulaire par récepteur d’antigène chimérique T (CAR-T) – qui reconnaissent et détruisent les cellules tumorales – et sur la compréhension de cette nouvelle approche prometteuse pour le traitement du cancer.

    Grâce aux données collectées, Medidata et les chercheurs universitaires peuvent désormais “s’associer et exploiter les informations d’un ensemble de données CAR-T exclusif, généré via le programme de collaboration de données Medidata”. Ainsi, les membres du consortium vont pouvoir explorer “les hypothèses ayant un impact clinique” et mener conjointement des recherches qui pourront apporter “des améliorations tangibles aux soins aux patients”.

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  • USA : XRHealth et Amelia Virtual Care fusionnent pour promouvoir l’usage de la VR en santé mentale

    Créer une plateforme thérapeutique puissante de “réalité étendue”, pour “des expériences immersives de soins de santé”, c’est l’ambition affichée par XRHealth et Amelia Virtual Care qui viennent d’annoncer leur fusion, lors du CES 2024 (du 8 au 11 janvier 2024).

    40 M$ levés au total par XRHealth

    La nouvelle plateforme a obtenu un financement de 6 millions de dollars par Asabys Partners et NOVA Prime Fund. Ainsi, au total, XRHealth aura levé plus de 40 millions de dollars. Créée en 2016 XRHealth avait levée 7 millions de dollars en 2020 et 10 millions en 2022 afin d’étendre son traitement dans le metaverse.

    Cette dernière levée de fonds marque l’achèvement de la fusion des deux sociétés, et sera utilisée pour :
    ● soutenir la croissance de l’entreprise ;
    ● créer un “clinicien virtuel” basé sur l’IA qui pourra dispenser des soins de santé mentale et physique ;
    ● faciliter l’accès à la santé mentale.

    Une offre de VR pour les établissements de santé

    La société XRHealth, basée à Boston, propose une technologie de réalité virtuelle (VR) et de réalité augmentée, agréée par la FDA, afin de traiter à domicile les patients atteints :
    📌 de douleurs chroniques ;
    📌 d’anxiété ;
    📌 de fibromyalgie ;
    📌 et de démence.

    L’entreprise vend sa technologie aux hôpitaux et aux centres de rééducation. Elle gère également ses propres cliniques virtuelles qui comprennent des cliniciens, des kinésithérapeutes, des ergothérapeutes, des travailleurs sociaux et des psychologues.

    Une offre complète de soins personnalisés et à distance

    De manière plus générale, XRHealth propose : 
    ➡️ des solutions de télémédecine en VR : Ces applications permettent aux professionnels de la santé d’interagir avec les patients à distance, en utilisant des environnements virtuels pour des consultations et des suivis médicaux ;
    ➡️ de la réadaptation virtuelle : cela inclut des programmes de rééducation pour les patients souffrant de divers troubles physiques, en utilisant la réalité virtuelle comme outil de stimulation et de motivation ;
    ➡️ une plateforme numérique : elle permet aux professionnels de la santé de prescrire et de suivre des applications de réalité virtuelle pour leurs patients – elle pourrait aussi être utilisée pour personnaliser les traitements en fonction des besoins individuels.

    Un objectif de 500 000 thérapies en VR

    Pour compléter son offre, XRHealth organise également des groupes de soutien virtuels, où les patients présentant des conditions similaires peuvent se connecter de manière anonyme et à distance avec des médecins de premier plan qui modèrent le groupe. De son côté, Amelia Virtual Care, avec plus de 140 environnements virtuels, aide les thérapeutes à élaborer des séances de psychoéducation avec les patients.

    En travaillant à l’unisson, les deux organisations prévoient ainsi :
    • de développer plus de 500 000 thérapies en réalité virtuelle ;
    • de traiter plus de 25 000 patients ;
    • et d’embarquer plus de 2 500 cliniciens d’ici à la fin de l’année.

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  • IA générative : 5 domaines de l’industrie pharmaceutique radicalement transformés (rapport McKinsey)

    Accélérer la découverte de médicaments, rendre les essais cliniques plus efficaces, raccourcir les délais réglementaires, développer un marketing ultra ciblé et fabriquer du matériel médical en interne : ce sont là les principales propositions de valeur de l’intelligence artificielle (IA) générative pour le secteur pharmaceutique selon un rapport publié par McKinsey en janvier 2024, intitulé : “Generative AI in the pharmaceutical industry: Moving from hype to reality“.

    Une transformation globale de l’industrie pharmaceutique ?

    L’IA générative transforme pratiquement tous les aspects de l’industrie pharmaceutique, notamment la manière dont les entreprises opèrent, permettant ainsi de générer un chiffre d’affaires nettement supérieur.

    Sur 63 cas d’usage de l’IA générative étudiés, les auteurs du rapport ont analysé 5 domaines dans l’industrie pharmaceutique où cette technologie a un impact probant :
    ➡️ la recherche et la découverte ;
    ➡️ le développement clinique ;
    ➡️ les opérations ;
    ➡️ le commercial ;
    ➡️ et les affaires médicales.

    60 à 110 Mds$ de chiffre d’affaires généré ?

    McKinsey estime que l’IA générative pourrait générer “de 60 à 110 milliards de dollars par an dans l’industrie pharmaceutique et médicale”, notamment en boostant la productivité grâce à une optimisation des processus de fabrication des médicaments, ainsi qu’en accélérant leur développement et leur mise sur le marché.

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    Une nouvelle génération de traitements

    Même si la compréhension des maladies avance rapidement, le processus de découverte et de développement des médicaments a avancé dans la direction opposée, souligne le rapport. Dans un tel contexte, l’IA générative pourrait :

    • accélérer la recherche de cibles ;
    • développer des tests de vérification et sélectionner les meilleures pistes ;
    • et assister les essais précliniques tour en déterminant leur efficacité.

    Certains outils comme BioGPT et Med-PaLM sont déjà utilisés pour analyser des données massives relatives aux pathologies étudiées. Augmenter les capacités des IA utilisées avec des modèles plus larges et des moyens plus établis “comme la vision par ordinateur, le criblage virtuel et des graphes de connaissance” pourrait “réduire de moitié le temps de découverte d’un médicament”.

    Une donnée meilleure pour des essais plus intelligents

    Les auteurs rappellent qu’en moyenne, “il faut 10 ans et 1,4 milliard de dollars pour sortir un seul médicament sur le marché”. Environ 80 % de ces coûts seraient liés au développement clinique selon des chercheurs du Tufts Center.

    Le développement clinique consiste à amener des thérapies du laboratoire aux patients en testant la sécurité et l’efficacité sur des sujets humains. Un processus fastidieux à cause des longs essais et d’une régulation particulièrement rigoureuse. L’IA générative répond à ces problèmes en débloquant une valeur économique en 3 dimensions :

    • près de 50 % de coûts réduits par le “streamlining” et la rédaction automatique des documents des essais cliniques ;
    • 1 an d’accélération dans la conduite d’un essai clinique ;
    • au moins 20 % d’augmentation de la valeur actuelle nette (VAN).

    Améliorer la chaîne de valeur opérationnelle

    L’IA générative est censée améliorer toute la chaîne de valeur d’un médicament, y compris “le sourcing, la fabrication, la qualité et la chaîne d’approvisionnement”. Premièrement, la capacité à rechercher et analyser de larges textes, des images et d’autres données permettra d’apprécier “une mine de nouveaux renseignements”. En outre, l’habilité conversationnelle de l’IA générative facilitera des interactions plus satisfaisantes avec les utilisateurs.

    Dans ce sens, 4 priorités dans la chaîne de valeur ont été identifiées par les auteurs  :

    • un sourcing augmenté ;
    • une assistance IA générative pour l’industrie ;
    • un contrôle qualité repensé ;
    • et une optimisation de l’inventaire.

    Une meilleure relation avec les partenaires, les fournisseurs et les patients

    Les groupes pharmaceutiques dépensent une énergie considérable à créer du lien et de la confiance avec leurs fournisseurs, pharmaciens, assureurs et patients. Les outils d’IA générative peuvent approfondir ces relations, où les décideurs détiendront assez de connaissances pour prendre plus rapidement des décisions plus intelligentes. Ainsi, le marketing pourra être davantage fait en interne, laissant les agences de communication externes s’occuper de l’innovation et de la créativité.

    Affaires médicales : un appui aux professionnels de santé

    Les affaires médicales jouent un rôle-clé entre les entreprises pharmaceutiques et les prestataires de soins. Cela consiste en la réalisation d’une série de procédés pour revoir, analyser, synthétiser et communiquer du savoir scientifique. Chacune de ces tâches pourra être améliorée grâce à l’IA générative, notamment ces 3 cas en particulier :

    • générer des renseignements sur les clients ;
    • assurer une communication médicale plus efficace ;
    • et rédiger des résumés de la littérature médicale et scientifique.

    L’IA pourrait donc automatiser un nombre de tâches simples et chronophages afin de permettre aux entreprises de se concentrer davantage sur un service client plus personnalisé.

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  • Prévention : GPM intègre 6 applications (Kwit, Numa Health, Poppins…) à sa nouvelle plateforme

    Un ensemble de coachings vidéo et de services d’accompagnement spécialement sélectionnés pour répondre aux problématiques de prévention des professionnels de santé.


    GPM Prévention est la nouvelle plateforme de prévention annoncée par le Groupe Pasteur Mutualité (GPM). Il s’agit d’un programme pleinement intégré dans ses contrats santé et prévoyance, conçu en partenariat avec Villa M spécifiquement “pour les professionnels de santé adhérents” du groupe. A travers cette offre, GPM souhaite démontrer son engagement “en faveur de l’épanouissement physique et mental de tous les soignants”.

    Les professionnels de santé, une population à risque

    Selon un rapport datant d’octobre 2023, en France :
    ➡️ 60 % des soignants souffrent de douleurs chroniques régulières ;
    ➡️ plus de la moitié (55%) ont subi un ou plusieurs épisodes d’épuisement professionnel – un taux nettement supérieur à celui des salariés français (34%) ;
    ➡️ et un tiers des professionnels de santé consomment des médicaments fréquemment, dont 6 % des anxiolytiques.e le préventif dans les contrats des professionnels de santé

    En plus des maladies chroniques, plusieurs autres problématiques menacent la santé de nombreuses personnes, à l’image des troubles liées :
    ● au stress ;
    ● à une mauvaise alimentation ;
    ● un manque d’exercice physique ;
    ● ou à des addictions.

    C’est dans ce contexte que, pour éviter que les professionnels de santé développent des maladies chroniques, GPM annonce proposer à ses 70 000 adhérents “un accès exclusif à des cours de santé et de bien-être”, à travers des vidéos et des applications notamment.

    Une plateforme orientée bien-être physique et mental

    GPM Prévention propose “un ensemble de coachings vidéo et de services d’accompagnement” de façon à ce que chaque professionnel de santé soit soutenu à travers. Les axes de cette nouvelle plateforme sont les suivants :

    • un accompagnement santé personnalisé : accès à la solution bien-être personnalisée de Numa Health pour mesurer et réduire les symptômes tels que le stress et les troubles du sommeil ;
    • l’épuisement professionnel : dispositif de prise en charge et d’accompagnement des soignants en souffrance par d’autres soignants spécialement formés pour aider leurs consœurs et confrères en difficulté ;
    • des séances de bien-être physique et mental : des programmes vidéo de cardio-boxe, de cross training, de sophrologie, de pilâtes, de yoga, de salsa et de kiné sportive ;
    • l’alimentation et la nutrition : des recettes santé-plaisir pour chaque saison, concoctées par le chef étoilé Michel Portos ;
    • la gestion des addictions : des applications pour lutter contre la consommation de tabac avec Kwit et d’alcool avec Sobero, deux applications basées sur la thérapie comportementale et cognitive ;
    • la prévention des cancers : avec près de 40% de cancers qui peuvent être évités, GPM Prévention offre un accès à la plateforme Dépist&vous et à ses parcours dédiés pour un dépistage précoce des cancers ;
    • la santé de l’enfant : Poppins, une solution innovante utilisant la musique pour aider les enfants atteints de troubles de l’apprentissage à progresser ;
    • et la lutte contre les troubles musculo-squelettiques : des conseils délivrés par un masseur-kinésithérapeute pour adopter les bonnes postures au quotidien afin de protéger son corps.

    6 applications intégrées

    Le groupe propose 70 vidéos et 6 applications dans sa plateforme, chacune avec un accès Premium pendant 3 mois minimum. Il s’agit de :

    Une démarche de pairaidance :

    En plus des outils numérique de prévention proposés, chaque bénéficiaire de GPM peut accéder au “Programme M”, mettant en relation les professionnels de santé en souffrance avec un confrère de leur profession pour les accompagner et les aider à surmonter leurs difficultés. Ce dispositif confraternel et confidentiel s’appuie sur “une démarche de pairaidance éprouvée depuis plus de 30 ans auprès des médecins du Québec”.

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  • Téléconsultation : le nouveau « multiscope » de Withings disponible en France dès juin 2024

    Thermométrie, électrocardiographie, oxymétrie et stéthoscopie : 4 fonctions en un seul dispositif connecté, telle est la promesse du “multiscope” BeamO, présenté par la société française Withings au CES de Las Vegas (9-14 janvier 2024), qui serait capable de capter plusieurs données de santé et ainsi révolutionner “le check-up santé à domicile”. Dans le cadre d’une téléconsultation, l’appareil BeamO présente une réponse complète pour effectuer à distance les mêmes examens que le patient peut être amené à réalisé dans un cabinet médical.

    « Avant, la température corporelle était la seule analyse de santé régulièrement effectuée à domicile (…) BeamO va bouleverser la mesure des principaux paramètres vitaux effectués lors des visites médicales et les rendra possibles à domicile », affirme Eric Careel, PDG de Withings.

    Un produit commercialisé au prix de 250 €

    Prévu pour être commercialisé en juin 2024, BeamO sera disponible en France à partir de juin 2024 pour le prix de 249,95 euros. Il viendra ainsi compléter la gamme d’objets connectés de Withings, comprenant des tensiomètres, des balances, des montres, etc. La date de sa commercialisation aux Etats-Unis dépend de l’approbation de la FDA qui est en cours.

    Au CES, Withings a également présenté U-Scan, un laboratoire d’analyse d’urine à domicile, mais ce dernier n’est pas encore disponible sur le marché.

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    Des données diffusées en temps réel

    BeamO dispose de 4 capteurs. Le patient pourra être guidé par le médecin à distance, en fonction de ce qu’il veut investiguer. L’appareil est connecté à l’application via un adaptateur USB-C, permettant au professionnel de santé d’obtenir une diffusion en temps réel des données.

    Le multiscope permettra :

    • de fournir au professionnel de la santé une diffusion en streaming de l’audio enregistré par le stéthoscope connecté ;
    • de prendre la température corporelle de manière précise ;
    • d’exporter au format PDF les électrocardiogrammes réalisés ;
    • et d’interpréter les résultats du capteur SpO2, notamment pour prévenir des risques d’AVC, de fibrillation auriculaire, d’asthme, d’une atteinte neuromusculaire, pulmonaire ou d’asthme.

    Une simple prise en main de l’appareil déclenchera des mesures visibles en temps réel sur son écran LED animé en couleurs.

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    Un suivi continu du patient

    Pour faciliter le suivi des données de santé dans la continuité, les données recueillies par BeamO sont enregistrées et peuvent être partagées. Grâce à son application numérique, les patients peuvent consulter l’historique de leurs relevés de santé (comptes-rendus, conseils, etc.). L’application permet également de télécharger l’historique des médicaments pris, ainsi que de recevoir des alertes et des rappels pour ne pas les oublier.

    Les antécédents médicaux familiaux peuvent aussi être téléchargés, et partagés avec les médecins et les autres membres de la famille. Plusieurs membres de la famille pourront utiliser et partager des profils individuels, chacun bénéficiant de son suivi de santé à domicile.

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  • Médecine personnalisée : le partenariat européen EP PerMed lance son 1er AAP (45 M€, le 05/03/2024)

    L’Agence nationale de la recherche (ANR) et 39 organismes de financement européens lancent leur premier appel à projets (AAP) transnational conjoint sur le thème « Identification et validation de cibles pour les approches en médecine personnalisée (PMTargets) », qui a été officiellement ouvert le 2 janvier 2024. La date limite de dépôt des pré-dossiers est le 5 mars 2024 et la clôture des dossiers sera le 20 juin 2024.

    Le budget total de 45 M€ est consacré à cet AAP, dans le cadre du partenariat européen pour la médecine personnalisé, EP PerMed (European Partnership for Personalised Medicine), soutenus par l’Union européenne (UE) comme faisant partie du programme Horizon Europe. Au total, 24 pays de l’UE participent à la préparation de l’AAP.

    EP PerMed a pour vision d’améliorer les résultats de santé avec des systèmes de soins durables notamment à travers “la recherche, le développement, l’innovation et l’implantation de la médecine personnalisée comme approches pour le bénéfice du patient, du citoyen et de la société”.

    Les différents critères pour participer à l’AAP d’EP PerMed

    Pour être éligible à l’appel à projet d’EP PerMed, il faut remplir les caractéristiques suivantes :
    ➡️ être une académie (université), un institut de recherche, une clinique ou institut public, une PME, une entreprise non lucrative comme une association ou un fondation ;
    ➡️ seuls les projets transnationaux seront financés, chaque consortium doit impliquer au moins 3 pays de l’UE, dont les entités sont chacune indépendantes ;
    ➡️ 2 projets maximum par consortium peuvent demander des fonds de la même organisation ;
    ➡️ le nombre de partenaires maximum est de 6, pas plus de 2 partenaires du même pays ;
    ➡️ un maximum d’un partenaire avec leur propre financement peut être autorisé.

    👉 Le texte de l’appel, les lignes directrices à l’intention des candidats (« Guidelines for Applicants ») et le dossier à remplir (pre-proposal form) sont disponibles sur ce lien.

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    [annuaireOrga=197267]