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  • Cancer : Cureety et Bastide s’associent pour une meilleure prise en charge par la télésurveillance

    Cureety développe des logiciels de télésurveillance médicale pour la cancérologie tandis que Bastide Médical est spécialiste de la prise en charge médico-technique à domicile des personnes malades ou en perte d’autonomie. 

    L’offre de ce prestataire de santé à domicile (Psad) qui se matérialise par la mise à disposition de plusieurs pôles d’expertise, grâce à un réseau de professionnels de santé présent sur tout le territoire national. Ces pôles se déclinent en plusieurs domaines, allant de la perfusion au maintien à domicile, en passant par l’expertise de la nutrition clinique, de l’assistance respiratoire et des plaies complexes.

    Conclu le 30 janvier 2024, cet accord stratégique entre les deux entités vise par ailleurs à mettre en place une collaboration entre les hôpitaux partenaires de chaque société, mais aussi à intégrer un nouveau module dans la plateforme Cureety.

    Une prise en charge plus rapide et personnalisée

    Cette alliance devrait permettre d’améliorer la prise en charge à domicile des patients atteints de cancer par le biais de la coordination entre les soignants hospitaliers et les professionnels de santé à domicile : ils pourront désormais utiliser les dispositifs connectés de Cureety pour suivre les patients à distance et faciliter “une intervention rapide des équipes soignantes en cas de changement dans [leur] état de santé”.

    Cureety étant l’une des entreprises leaders de la télésurveillance médicale des patients atteints de cancer, sa collaboration avec le groupe Bastide – présent, lui aussi, sur la totalité du territoire français – porte l’ambition d’une prise en charge “plus efficace et personnalisée”, notamment grâce à la détection précoce des complications et la gestion des traitements à domicile.

    Pour Nicolas Begin, directeur des opérations chez Cureety, ce nouveau partenariat s’inscrit dans les plans stratégiques de l’entreprise qui prévoient l’ouverture progressive de sa plateforme aux professionnels de santé intervenant “en dehors des murs de l’hôpital”, au service d’une coordination renforcée et, in fine, d’une “amélioration de la prise en charge des patients”.

  • UK : un gain de temps des professionnels de santé estimé à 44,4 M£ grâce au London Care Record

    Une étude réalisée en 2023 par la Queen’s University de Belfast pour mesurer l’impact du dispositif sur “le temps, l’efficacité et la sécurité des services de santé”, a permis de tirer les conclusions suivantes :
    • 44,4 millions de livres sterling ont été économisés selon la valeur du temps gagné entre avril 2020 et mars 2023 ;
    • entre 1,2 et 1,8 million de livres économisés par mois ;
    • 27 millions de consultations de London Care Record réalisées au mois de mars 2023.
    • en janvier 2023, le temps gagné était estimé à environ 1,3 million de minutes par mois ;

    Par ailleurs, l’étude précise que les avantages en matière de sécurité sont plus difficiles à attribuer directement au London Care Record et que des recherches supplémentaires seraient nécessaires pour le faire.

    Un appui pour les professionnels et l’hôpital

    Autrefois connu sous le nom de « Connect Care », le London Care Record a été lancé en 2020 par OneLondon, un organisme du NHS England. Selon les auteurs de l’étude, il a été utilisé près de 40 millions de fois en novembre 2023 et a notamment permis :

    • d’éclairer les décisions médicales ;
    • d’assurer la prescription des médicaments ;
    • d’accélérer les sorties d’hôpital ;
    • et ainsi de laisser les professionnels de santé se concentrer davantage sur leur patient.

    Des protocoles optimisés :

    En plus d’une optimisation des coûts, le LCR permet, d’après l’étude, d’éviter les duplications dans les dossiers médicaux et de retrouver facilement les données liés à l’histoire de la maladie du patient lors de son admission. Cela évite aux personnels “de gaspiller une demi-heure au téléphone pour recevoir des informations” auxquelles ils peuvent accéder directement.

    Désengorger les services d’urgences

    Le logiciel de OneLondon permettrait également de réduire le volume de visites évitables à l’hôpital. Un urgentiste d’une clinique dans le Sud-Est de Londres est cité dans le rapport : « J’ai évalué un patient essoufflé au téléphone qui avait des palpitations. J’allais appeler une ambulance mais en accédant à son dossier sur London Care Record, j’ai vu qu’il avait de l’anxiété et prenait du propanolol. Il n’avait pas pris ses médicaments ce matin-là. Je lui ai conseillé de les prendre. En le rappelant, il n’avait plus de symptôme, j’étais capable de lui apporter le meilleur traitement sans appeler une ambulance qui pouvait être utilisée autre part. »

    Au niveau organisationnel, une analyse comparative affirme que les sites du London Care ont en moyenne moins d’incidence des visites (871,03 par mois) comparés aux autres sites du pays (1019,9).

    En termes de mortalité et de morbidité, il est encore difficile d’obtenir des résultats concrets sur l’apport du LCR.

    Une dynamique possible à l’échelle nationale ?

    Bien qu’une analyse plus approfondie soit nécessaire dans certains domaines, ces résultats démontrent déjà que le London Care Record est un outil essentiel pour le personnel de première ligne à Londres. La NHS considère même qu’une extension du dispositif à l’échelle nationale dans le futur est envisageable.

  • MSI-H

    High levels of MicroSatellite Instability

  • AP-HP : Obécoach, une étude clinique sur le e-coaching nutritionnel pour lutter contre l’obésité

    Une équipe de chercheurs de l’Université Paris-Cité, sous la direction du Pr Boris Hansel, se mobilise pour adresser un problème majeur de santé publique : le surpoids et l’obésité. Grâce à un financement du ministère de la Santé dans le cadre du programme hospitalier de recherche clinique (PHRC), l’étude propose une solution innovante de “coaching nutritionnel en ligne”, via le programme Obécoach.

    Le contexte alarmant du surpoids et de l’obésité en France

    Alors que l’obésité et le surpoids affectent désormais 50% des adultes en France, un constat alarmant émerge : la majorité des personnes nécessitant un accompagnement médical adapté n’y a pas accès, principalement en raison de contraintes financières.

    Comme l’explique le Pr Boris Hansel : “Une minorité des personnes concernées par ces pathologies et qui en a besoin a aujourd’hui accès aux équipes soignantes formées pour accompagner ce changement. Les déserts médicaux, le manque de temps des médecins généralistes, l’absence de remboursement des diététiciens, enseignants en activité physique et des psychologues sont autant de freins à la prise en charge des patients qui sont souvent volontaires pour être aidés.”

    Une équipe à l’expertise éprouvée

    Cette étude, financée par le ministère de la Santé et de la Prévention et réalisée en partenariat avec l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et l’Université Paris-Cité a pour objectif de démontrer l’efficacité d’un programme nutritionnel en ligne sur des personnes n’ayant pas accès à une prise en charge spécialisée.

    L’équipe de recherche dirigée par le Pr Boris Hansel, affiliée à l’hôpital Bichat Claude-Bernard AP-HP– Université Paris Cité, entreprend la première étude de cette envergure en France. Cette initiative est soutenue par le ministère de la Santé et de la Prévention via le PHRC, et elle s’appuie sur l’expertise d’une unité de l’INSERM dirigée par Didier Letourneur, ainsi que sur la collaboration avec le centre de responsabilité santé connectée, co-dirigé par les professeurs Patrick Nataf et Boris Hansel.

    Cette équipe de recherche avait déjà démontré l’efficacité d’un autre programme connecté appelé Anode, qui visait à améliorer les habitudes nutritionnelles des patients diabétiques atteints d’obésité abdominale sur une période de 12 semaines.

    Les objectifs du programme Obécoach

    Obécoach offre un accompagnement nutritionnel semi-automatisé, conçu pour améliorer les habitudes alimentaires et l’activité physique grâce à des parcours thématiques. Le programme, enrichi par des rendez-vous en visio avec l’équipe diététique et d’activité physique, va au-delà d’une simple application de régime. Il est conçu en tenant compte de la psychologie des utilisateurs, offrant un accompagnement bienveillant.

    Utilisé depuis plusieurs mois par l’équipe nutrition de l’hôpital Bichat Claude-Bernard AP-HP, Obécoach a montré des résultats prometteurs. « Les témoignages des patients utilisant Obécoach sont majoritairement positifs. Cependant, il est crucial de procéder à une évaluation approfondie à travers un essai clinique », souligne le Professeur Boris Hansel.

    Iriade, la société à l’origine d’Obécoach, va mettre à disposition des volontaires des objets connectés pour suivre leur progression. Ces dispositifs seront fournis grâce aux contributions de Terraillon et Colissimo.

    Une participation ouverte

    L’étude s’adresse aux personnes en situation d’obésité ou de surpoids, en particulier celles souffrant de comorbidités (prédiabète, hypertension, apnées du sommeil…) et qui ne bénéficient pas d’un suivi nutritionnel spécialisé et qui n’en envisagaient pas dans l’année. 350 volontaires, provenant de la métropole et de l’Outre-mer français, seront sélectionnés. Après un entretien médical, ces participants seront divisés aléatoirement en deux groupes lors d’une téléconsultation :

    • Le groupe e-coaching : Les participants de ce groupe participeront au programme Obécoach, qui comprend une application web interactive pour un accompagnement automatisé (via la webapp Iriade). Ils auront également accès à des sessions de discussion en live-vidéo, animées par des patient-experts formés par l’équipe médicale.
    • Le groupe e-learning : Ce groupe aura accès à un programme d’apprentissage en ligne, offrant une utilisation libre de ressources comme des fiches de conseils, un créateur de menus personnalisés, des vidéos éducatives, et un catalogue d’exercices physiques, disponibles sur des sites web d’institutions publiques.

    Le suivi, incluant une évaluation régulière de plusieurs paramètres de santé incluant le poids, les habitudes et comportements alimentaires, l’activité physique, les analyses sanguines et la pression artérielle, se fera à travers des téléconsultations. Après 12 mois de suivi, les participants du groupe e-learning auront également l’opportunité de rejoindre le programme dans sa version optimisée avec un accès à l’application Obécoach.

    Les personnes souhaitant participer à cette étude peuvent s’inscrire sur ce lien et trouver plus d’informations ici.

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  • IA : Owkin s’associe à MSD pour dépister 4 types de cancer à l’échelle européenne

    Développer et commercialiser des solutions numériques de diagnostic pathologique utilisant l’intelligence artificielle (IA) sur le marché de l’Union européenne, c’est l’objectif du partenariat conclu fin 2023 entre Owkin et MSD. Cette collaboration vise à améliorer les taux de dépistage du MSI-H (une modification dans des séquences d’ADN courtes et répétitives appellées “microsatellites”) dans les cancers de l’endomètre, de l’estomac, de l’intestin grêle et des voies biliaires.

    Dans ces types de cancer, la prévalence de MSI-H est faible, résultant d’un dépistage de MSI-H qui n’est pas effectué de manière systématique. Owkin détient actuellement le seul diagnostic de pathologie numérique MSI-H avec marquage CE pour le cancer colorectal, et compte étendre son offre à ces 4 autres types de cancer en exploitant les données multimodales des patients provenant de plusieurs centres universitaires et hôpitaux, grâce à l’IA.

    Ouvrir la voie à des thérapies plus ciblées  

    Cette approche promet d’améliorer la précision et l’efficacité des diagnostics, ouvrant ainsi la voie à des traitements plus ciblés. Des essais cliniques ont montré que le phénotype tumoral MSI-H a potentiellement une importance pronostique et thérapeutique, notamment avec les thérapies par inhibiteurs de point de contrôle immunitaire (ICI). Ces dernières utilisent des anticorps monoclonaux bloquant les protéines spécifiques des points de contrôle et permettant aux cellules immunitaires d’attaquer et de détruire les cellules cancéreuses.

    Le MSI-H devient un élément génomique important et est maintenant recommandé à l’échelle internationale.

    Encourager l’adoption du diagnostic numérique

    “Cette alliance stratégique avec MSD vise à améliorer la façon dont les patients sont diagnostiqués et reçoivent un traitement, faisant progresser notre mission consistant à soutenir les prestataires de soins dans leur adoption de diagnostics numériques innovants”, explique Meriem Sefta, directrice des diagnostics chez Owkin. Et d’ajouter : “Il existe un besoin en matière de diagnostics par l’IA, capables à la fois d’atténuer les pressions sur les ressources, tout en intensifiant les tests de biomarqueurs pour associer les patients aux traitements optimaux.”

    De son côté, Scott K. Pruitt, vice-président associé et chef des laboratoires MSD, affirme que les technologies basées sur l’IA présentent “un énorme potentiel dans le dépistage des patients et le diagnostic des maladies”. La collaboration entre MSD et Owkin vise à exploiter cette opportunité afin d’identifier plus de patients atteints de cancers MSI-H, susceptibles de bénéficier du traitement ICI.

  • Imagerie : GE Healthcare rachète MIM Software pour enrichir son offre de médecine de précision

    L’entreprise américaine annonce son intention d’acquérir la société MIM Software qui développe des solutions d’analyse d’imagerie médicale et d’intelligence artificielle (IA) à destination des professionnels de l’imagerie. Cette future acquisition est vue par GE comme un pas de plus “vers des soins plus précis, connectés et efficaces, dans le but de bénéficier tant aux cliniciens qu’aux patients du monde entier”.

    Créé en 2003, MIM Software est une société originaire de Cleveland qui développe des solutions spécialisées dans l’imagerie médicale pour la détection et le traitement de nombreuses pathologies et qui sont utilisées, entre autres, dans les services de radiologie, de médecine nucléaire, de cancérologie, ou encore de radiothérapie moléculaire.

    Le prix de cette opération n’a pas encore été communiqué, mais il a été annoncé qu’elle se fera à partir des fonds de caisse de la société. Le rachat sera effectif lorsque les approbations réglementaires auront été effectuées.

    Intégrer les solutions de MIM à l’offre de GE Healthcare

    Avec ce rachat, GE Healthcare, qui possède l’une des palettes les plus fournies en termes de solutions numériques d’imagerie médicale, va intégrer à son offre les solutions de MIM Software qui visent à “fournir une prestation de soins de précision à tous les stades de la maladie”.

    Parmi ces solutions, on retrouve :
    📌 une plateforme spécialisée en théragnostique pour le traitement de la prostate avancée, de la neuroendocrinie, de la thyroïde et d’autres cancers ;
    📌 une solution d’imagerie neurologique “bêta-amyloïde” pour le diagnostic de la maladie d’Alzheimer et la surveillance des patients ;
    📌 des outils de flux de travail rationalisées en radio-oncologie qui permettent d’aider à simplifier les plans de traitement du cancer ;
    📌 une solution de scintigraphie myocardique pour permettre de surveiller la façon dont le muscle cardiaque est perfusé.

    L’intégration de ces solutions va permettre au géant américain de “fournir des informations critiques aux cliniciens et aider à planifier des traitements plus rapides et plus efficaces pour les patients”. Taha Kass-Hout, CTO de GE, explique que le rachat de MIM Software n’est pas seulement une “union pour étendre les capacités de l’entreprise” mais plutôt une association pour rendre la médecine de précision réelle.

  • IA : Qualees lance son générateur de jumeaux numériques « TweenMe »

    Fondée en 2010, la start-up française Qualees s’est illustrée comme une référence dans les études basées sur les données de santé en vie réelle (RWE). Elle élargit avec TweenMe son horizon technologique, offrant des opportunités inédites à ses partenaires.

    Un modèle plus industriel et efficient

    TweenMe représente une percée significative dans le domaine des jumeaux numériques, un concept jusqu’à présent limité par des méthodes artisanales et des résultats de qualité inégale. Avec TweenMe, Qualees introduit une solution “fiable, abordable et répétable”, changeant la dynamique du marché en faveur d’un modèle plus industriel et efficient. À l’origine de TweenMe se trouve une méthode inédite de qualification des données, utilisant des architectures d’IA générative pour limiter les erreurs statistiques et maximiser la performance.

    Contrairement aux géants technologiques qui misent sur de grands modèles uniques, Qualees a développé une solution autour de deux principes fondamentaux :

    • Le choix d’une approche downscale : la plateforme cloud hybride, s’appuie sur la technologie fiable d’hyperscalers comme Microsoft Azure. Son architecture inclut des éléments tels que l’approche “zero trust”, les micro-services, et différents Ops (MLOps, FinOps, DevOps), formant un réseau d’IA spécifiques pour un traitement des données flexible.
    • La qualification des données au cœur de la conception : forte de 13 ans d’expérience dans ce domaine, TweenMe met l’accent sur la qualité et l’utilisation efficace des données de santé. Cette approche assure à la fois la simplicité technique de la solution et la fiabilité des résultats obtenus.

    Déploiement et perspectives

    Renforcée en 2023 par l’arrivée à son board de Jérôme Vétillard, leader technologique issu de Microsoft. Cette nouvelle dynamique a mené à une levée de fonds initiale jouant un rôle clé dans la conception du design de TweenMe. Actuellement, Qualees procède à une seconde levée de fonds de type Série A de 25 millions d’euros, visant à consolider le lancement de son générateur de jumeaux numériques, et à se positionner, dans un horizon de trois à cinq ans, comme un leader français à vocation internationale.

    Prévu pour un lancement en 2024, TweenMe se dévoilera à travers des prototypes et différentes versions au cours de cette année ainsi qu’en 2025. Cette plateforme promet d’accélérer le développement de solutions face à des défis sanitaires majeurs, tels que les épidémies, le vieillissement de la population et les maladies chroniques.

    Pour en savoir plus sur TweenMe, l’entreprise a annoncé plusieurs dates pour présenter sa solution :

    • Juin 2024 : présentation du prototype/POC
    • Novembre 2024 : présentation de la V.01
    • Juin 2025 : présentation de la V.02

     

  • Robotique : data et IA ouvrent la voie vers le concept de « chirurgien augmenté » (panorama Snitem)

    Ces dispositifs sont aujourd’hui largement utilisés dans pratiquement toutes les spécialités médicales, y compris la chirurgie générale, l’urologie, la chirurgie digestive et thoracique, la gynécologie, la pédiatrie, l’ORL, l’orthopédie, ou encore la neurochirurgie. Leur utilisation importante et continue dans le temps démontre l’engagement continu des industriels à améliorer constamment leurs technologies pour répondre aux besoins tant des patients que des professionnels de la santé.

    L’innovation pour une chirurgie plus précise et personnalisée

    Le professeur Patrick Pessaux, chef de service Chirurgie viscérale et digestive au CHU de Strasbourg et président de l’Association française de chirurgie, souligne dans la préface de ce rapport l’importance de concevoir les innovations, en particulier dans la robotique chirurgicale, en réponse aux besoins et à l’usage des chirurgiens et des patients. Il insiste sur la nécessité d’intégrer des considérations environnementales dans le processus d’innovation chirurgicale, tout en soulignant le rôle essentiel du chirurgien moderne en tant que coordinateur dans le parcours de soins global. La robotique chirurgicale, grâce à la puissance des algorithmes et des outils de réalité virtuelle, est présentée comme une évolution majeure permettant une chirurgie plus précise et personnalisée, avec des bénéfices notables pour la récupération du patient.

    Dans cet article, Health & Tech Intelligence revient en détail sur le panorama réalisé par le Snitem retraçant l’évolution de la robotique dans différentes spécialités chirurgicales, depuis le début des années 1990.

    Enjeux de la chirurgie robot-assistée

    Selon cette nouvelle édition du livret Progrès & DM du Snitem dédiée à la chirurgie robot-assistée, les défis et les perspectives dans le domaine incluent :

    • l’intégration imminente de l’imagerie (scanner, IRM) pour fournir une cartographie en temps réel du patient, permettant au robot de guider les chirurgiens de manière plus précise ;
    • la collecte de données, enregistrant les gestes, les réussites et les complications, afin de standardiser les procédures et faciliter la diffusion des bonnes pratiques, notamment pour la formation des jeunes chirurgiens ;
    • l’harmonisation des pratiques: La robotique chirurgicale permet de lisser la gestuelle chirurgicale, assurant une qualité optimale des soins pour les patients et favorisant la diffusion des bonnes pratiques ;
    • la formation et le compagnonnage : Les industriels forment l’ensemble de l’environnement chirurgical. La formation continue est également soulignée, en particulier en cas de mises à jour du système. Certains systèmes robotiques proposent une double console, permettant aux chirurgiens expérimentés d’accompagner ceux en formation. Cela favorise le compagnonnage et une formation plus rapide des jeunes chirurgiens ;
    • le partage d’expériences ;
    • l’attractivité d’un établissement.

    En résumé, le rapport met en avant les avantages de la robotique chirurgicale, son impact sur la formation et la collaboration interdisciplinaire, ainsi que ses implications dans la réorganisation des pratiques et l’attrait des établissements de santé. Cependant, il est souligné que la robotisation ne vise pas à révolutionner les pratiques, mais plutôt à s’adapter aux besoins et aux habitudes des chirurgiens, facilitant la prise en main tout en préservant la méthode traditionnelle.

    La robotisation en chirurgie générale s’accélère

    La chirurgie robotique urologique pionnière : toujours plus d’adeptes en France, malgré les freins d’accès

    Le rapport soutient que malgré une adoption moins répandue en France qu’aux États-Unis, de plus en plus de chirurgiens urologues se forment à cette technologie pour offrir ses nombreux bénéfices aux patients, incluant une réduction des complications, des pertes sanguines et des douleurs postopératoires, favorisant un rétablissement plus rapide.

    L’innovation continue avec l’avènement de robots spécialisés et l’intégration de l’intelligence artificielle dans la prise de décision chirurgicale. Les enjeux actuels incluent la question de l’accès à cette technologie et son coût, ainsi que la diversification des modèles de robots, offrant des perspectives prometteuses pour l’avenir de la chirurgie robotique urologique.

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    La chirurgie robotique digestive : en quête d’adhésion des chirurgiens et à la recherche d’un robot adapté aux spécificités de cette spécialité

    Parmi les idées clés rapportées dans le livret du Snitem :

    • introduction progressive : la chirurgie digestive robotique a connu une adoption progressive au fil des années, surmontant les défis spécifiques de cette spécialité ;
    • applications pratiques : utilisée principalement pour les cancers du côlon, du rectum, du pancréas, du foie, de l’estomac, elle s’étend également aux pathologies colorectales et à la chirurgie bariatrique ;
    • évolution technologique : les premières expérimentations datent du milieu des années 1990, mais des progrès technologiques significatifs ont été nécessaires pour surmonter les contraintes de la cœlioscopie ;
    • adhésion croissante : malgré les premières réticences en France, les chirurgiens digestifs montrent désormais une adhésion croissante en considérant la robotique comme une aide précieuse pour la chirurgie mini-invasive ;
    • formation des jeunes chirurgiens : la robotique digestive est intégrée aux cursus universitaires, contribuant à son adoption plus large.

    La chirurgie robotique en thoracique : une réponse prometteuse pour le cancer du poumon

    Quelques points clés du rapport:

    • utilisation prédominante du robot chirurgical en chirurgie thoracique pour le traitement du cancer du poumon, en raison de l’anatomie délicate et concentrée du poumon ;
    • croissance rapide de l’utilisation de la chirurgie robotique en thoracique, avec des avantages notables dans la prise en charge du cancer du poumon ;
    • possibilité de réaliser des opérations plus complexes et de respecter les plans de dissection grâce à la précision accrue des systèmes robotiques ;
    • perspectives positives pour l’avenir, avec la possibilité d’étendre l’utilisation de la chirurgie robotique à des interventions plus variées et la potentialité de la chirurgie ambulatoire ;
    • besoins futurs d’amélioration, notamment dans la miniaturisation des instruments, l’absence de retour de force dans les doigts du chirurgien, et l’intégration de la réalité augmentée.

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    Exploration des horizons oncologiques : la révolution de la chirurgie robotique gynécologique

    Les auteurs du panorama soutiennent que la chirurgie robotique a transformé la prise en charge des cancers gynécologiques, en particulier pour le cancer de l’endomètre, offrant une approche moins invasive et des avantages postopératoires significatifs. Depuis son introduction dans les années 2000, l’utilisation de la chirurgie robotique en gynécologie oncologique a connu une croissance exponentielle, ouvrant de nouvelles perspectives pour les patients. Des bénéfices médico-économiques sont encore à démontrer, mais des études cliniques évaluent l’efficacité de la robotique, avec un accent sur la formation des chirurgiens et la collecte de données pédagogiques.

    Les perspectives d’avenir incluent l’intégration de l’imagerie pour guider les gestes chirurgicaux, la miniaturisation des instruments, et l’extension des avantages de la robotique à d’autres domaines oncologiques.

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    La chirurgie robotique en gynécologie non oncologique pour améliorer et toujours préserver

    Parmi les points clés du rapport :

    • défis anatomiques dans le pelvis : le pelvis féminin représente un défi délicat en chirurgie gynécologique. La robotique vise à étendre les indications de la chirurgie mini-invasive, préservant la délicatesse de cet environnement. Dans des conditions telles que l’endométriose, où les nerfs et la région anatomique sont altérés, l’objectif de la robotique est de minimiser les séquelles à long terme, préservant ainsi la fertilité autant que possible ;
    • élargissement des indications : la robotique permet de traiter des affections gynécologiques bénignes telles que les fibromes et l’endométriose avec une précision accrue, minimisant les séquelles tout en augmentant la réactivité chirurgicale ;
    • accessibilité au robot : L’accès à la chirurgie robotique reste une préoccupation en raison de son coût élevé. Les cas sont sélectionnés en fonction de leur pertinence et de la disponibilité du robot ;
    • perspectives d’amélioration : les professionnels de santé attendent des améliorations continues notamment dans la vision et les instruments. L’intégration d’images de scanner ou d’IRM est une attente forte pour une cartographie précise et une préservation accrue des organes et des tissus.

    Malgré les défis, la chirurgie robotique a déjà prouvé son bénéfice en gynécologie, améliorant les procédures chirurgicales et favorisant la standardisation des protocoles opératoires.

    De belles perspectives pour la chirurgie robotique pédiatrique

    Le rapport soutient que la chirurgie robotique pédiatrique est encore considérée comme une niche par rapport à la chirurgie robotique chez les adultes, mais le nombre de CHU équipés de robots pour les chirurgiens pédiatriques a augmenté ces dernières années. Plus de trois quarts des CHU en France permettent aux chirurgiens pédiatriques d’accéder aux systèmes robotiques, même si seulement deux de ces systèmes sont exclusivement dédiés à la chirurgie pédiatrique. La France est le pays d’Europe ayant la plus grande exposition à la robotique en chirurgie pédiatrique.

    La chirurgie pédiatrique est particulière en raison de la petite proportion de patients, de leur jeune âge, et de la grande variété de pathologies rares, malformations et tumeurs à traiter :

    • chaque cas de chirurgie robotique pédiatrique fait l’objet d’une discussion et d’une décision collégiales, car la variété des indications rend difficile la standardisation des procédures ;
    • la courbe d’apprentissage est plus longue en chirurgie pédiatrique en raison de la diversité des indications et du plus faible volume d’activité par rapport à la chirurgie robotique adulte.

    Une étude prospective appelée PECROP (Performance et efficience de la chirurgie robotique pédiatrique) est en cours pour évaluer la performance et l’efficacité de la chirurgie robotique chez les enfants et les adultes. Elle inclut plusieurs hôpitaux et cherche à élargir le pool de patients pour une analyse approfondie.

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    La chirurgie robotique en orthopédie transforme le parcours de soins

    Selon le rapport, les nouvelles technologies entraînent de nombreuses modifications dans les pratiques et les parcours de soins, notamment grâce à la planification, la navigation, la chirurgie robot-assistée et le suivi à distance.

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    Chirurgie orthopédique sans imagerie

    Quelques points clés du rapport:

    • la chirurgie robotique en orthopédie, bien que manquant encore d’études à long terme, semble offrir des avantages tant pour les patients que pour les professionnels de la santé ;
    • les évolutions futures incluent l’amélioration de l’équilibrage ligamentaire dans la chirurgie du genou pour retrouver la cinématique originelle du genou. Les industriels travaillent également sur l’extension des indications de la chirurgie robotique en orthopédie, actuellement réservée aux premières intentions ;
    • L’intelligence artificielle pourrait jouer un rôle crucial en améliorant la performance des planifications chirurgicales, ce qui permettrait d’étendre le recours à la chirurgie robotique à des interventions plus complexes et des reprises de prothèses. Cela est particulièrement important pour répondre aux défis du vieillissement de la population.

    Chirurgie robotique orthopédique avec imagerie ➡️ objectif : augmenter le bénéfice vers le patient

    Quelques points clés du rapport:

    • des publications scientifiques ont démontré que l’utilisation de cette technologie conduit à une diminution de la douleur postopératoire, à une réduction des prescriptions d’opioïdes, et à une récupération plus rapide des patients ;
    • les outils d’IA seront essentiels pour améliorer la prise de décision chirurgicale en fournissant des informations utiles sans compromettre le rôle essentiel du chirurgien. Les données récoltées contribueront à affiner et à perfectionner les techniques chirurgicales ;
    • bien que la technologie assistée par robot soit un outil précieux, la main et la tête du chirurgien restent indispensables. Une formation obligatoire est requise pour que les chirurgiens se familiarisent avec le système avant de l’utiliser dans des procédures réelles ;
    • les industriels travaillent constamment à améliorer la technologie et à l’adapter pour d’autres articulations, tout en évitant le retour à des systèmes autonomes qui ont montré des limites.

    Neurochirurgie robotique

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    Neurologie rachidienne : des améliorations imminentes

    Quelques points clés du rapport:

    • la chirurgie robotique du rachis offre une optimisation du geste et une grande précision d’accès à la colonne vertébrale, mais des études randomisées complètes manquent encore pour démontrer les bénéfices à long terme ;
    • les premiers résultats indiquent une amélioration en termes de précision du geste et de qualité du montage, ainsi qu’une facilité accrue pour réaliser des chirurgies mini-invasives, même chez des patients obèses ;
    • Les perspectives d’innovation incluent des améliorations ergonomiques pour rendre les robots plus petits, maniables, faciles d’utilisation, et dotés d’interfaces intuitives. Les robots pourraient éventuellement effectuer des découpes, réséquer des os, et fournir des signaux d’alerte pour renforcer la sécurité ;
    • la rentabilité médico-économique de la chirurgie robotique du rachis reste une question, avec des coûts élevés qui dépendent de la masse d’activité. L’adoption de la technologie dépend de la fréquence des arthrodèses réalisées dans une institution. La prudence reste de mise en attendant l’évaluation des résultats des études cliniques comparatives à venir.

    Neurochirurgie cérébrale : le robot contribue à réduire tout à la fois la durée des interventions, l’invasivité, le risque d’infection et la période de récupération des patients

    Quelques points clés du rapport:

    • la neurochirurgie robotique fonctionnelle intervient dans des pathologies telles que la maladie de Parkinson, la dystonie, le tremblement essentiel, les TOC, le Syndrome de Gilles de la Tourette et les crises d’épilepsie ;
    • le CHU de Grenoble est un pionnier en neurochirurgie robotique depuis 1987, notamment dans le développement de bras robotisés chirurgicaux. L’informatique a été intégrée en 1989, améliorant la planification et la précision ;
    • l’innovation dans les années 2010 a conduit à une nouvelle génération de dispositifs offrant une précision accrue, améliorant le confort du patient en évitant le cadre de stéréotaxie traditionnel.

    La data et l’IA concentrent les efforts des industriels et des professionnels

    Les données enregistrées pendant les interventions chirurgicales facilitent la comparaison des procédures et accélère l’apprentissage en identifiant des axes d’amélioration. Les outils numériques permettent également l’intervention à distance d’un chirurgien expert, rendant la chirurgie plus sécurisée. L’utilisation des données de santé pour intégrer l’intelligence artificielle dans les algorithmes offre des recommandations en temps réel au chirurgien. Cela ouvre la voie vers le concept de “chirurgien augmenté”.

    Toutefois, le chirurgien reste au centre du processus, avec la responsabilité individuelle et la nécessité de combiner innovations technologiques et expertise humaine.

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  • IA / OMS : des lignes directrices pour l’éthique et la gouvernance des grands modèles multimodaux

    “Les technologies d’IA générative ont la capacité d’améliorer les soins, mais seulement si ceux qui les développent, les réglementent et les utilisent, identifient les risques associés et en tiennent pleinement compte.” C’est ainsi que le Dr Jeremy Farrar, scientifique en chef de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), s’exprime en introduction du rapport publié par l’agence onusienne, le 18 janvier 2024, détaillant ses “nouvelles lignes directrices sur l’éthique et la gouvernance des grands modèles multimodaux (LMM)”.

    Alors que les LMM, qui “permettent de saisir des données d’entrée d’un ou plusieurs types (texte, vidéo ou image) et de générer divers résultats sans se limiter au type de données utilisé au départ”, commencent à être de plus en plus utilisés dans le secteur de la santé, notamment pour accompagner le patient et le praticien, l’OMS soutient qu’il y a un besoin “d’informations et de politiques transparentes” pour gérer leur conception, leur mise au point et leur utilisation.

    Pour créer des LMM surs et efficaces, l’OMS souligne qu’il faut veiller à ce que les différentes parties prenantes (gouvernements, entreprises technologiques, prestataires de soins, patients et société civile) participent à toutes les étapes “de la mise au point et du déploiement” des solutions basées sur l’IA, et qu’une réglementation doit être appliquée partout dans le monde, dans une démarche d’harmonisation coopérative entre “les gouvernements de tous les pays”.

    Une utilisation plus globale malgré les risques

    Ces lignes directrices sur l’éthique et la gouvernance quant à l’utilisation des LMM sont publiées en conséquence de l’apparition des risques “de voir ces systèmes produire des affirmations fausses, imprécises, biaisées ou incomplètes, ce qui pourrait nuire aux personnes qui s’en servent pour prendre des décisions”. Des appréhensions liées aux cause des bases de données qui viennent documenter ces modèles et qui peuvent parfois être de mauvaise qualité ou présenter “des biais liés à la race, à l’appartenance ethnique, à l’ascendance, au sexe, à l’identité de genre ou encore à l’âge”.

    En outre, d’autres risques liés à la cybersécurité ou à une automatisation excessive des tâches pourraient conduire à ce que les praticiens ne soient plus aussi attentifs et que des erreurs évitables par l’être humain passent inaperçues.

    Des recommandations pour les gouvernements et les développeurs

    Dans ses guidelines, l’OMS présentent plus de 40 recommandations à l’intention des gouvernements, des entreprises technologiques et des prestataires de soins, dans le but de “garantir le bon usage des LMM pour promouvoir et protéger la santé des populations”.

    1️⃣ Des recommandations à l’attention des gouvernements :

    Pour l’OMS, ces derniers devraient :

    • investir dans les infrastructures à but non lucratif ou publiques auxquelles les développeurs des secteurs public, privé ou à but non lucratif ont accès – notamment la puissance de calcul et les bases de données publiques – ou les mettre à disposition, en veillant à ce que les utilisateurs qui y accèdent adhèrent à certains principes et valeurs éthiques ;
    • s’appuyer sur la législation, les politiques et la réglementation pour garantir que les LMM et les applications utilisées en santé et en médecine, indépendamment des risques ou des avantages associés à la technologie d’IA en question, respectent des obligations éthiques et des normes en matière de droits humains, notamment sur la dignité et l’autonomie des personnes ou le respect de la vie privée ;
    • confier à un organisme de réglementation, nouveau ou existant, la responsabilité d’évaluer et d’approuver les LMM et les applications destinées à un usage en santé ou en médecine, en fonction des ressources disponibles ;
    • mettre en place des dispositifs obligatoires d’audit et d’évaluation d’impact par des tiers indépendants, notamment en matière de protection des données et de droits humains, lorsqu’un LMM est déployé à grande échelle. Ces audits et études d’impact doivent être publiés et présenter les résultats et les impacts en les ventilant par type d’utilisateur (par exemple selon l’âge, la race ou le handicap).

    2️⃣ Des recommandations à l’intention des développeurs de LMM :

    Pour l’OMS, ces derniers doivent veiller à ce que :

    • les LMM ne soient pas conçus uniquement par des scientifiques et des ingénieurs. Les utilisateurs potentiels ainsi que l’ensemble des parties prenantes directes et indirectes (y compris les prestataires médicaux, les chercheurs scientifiques, les professionnels de la santé et les patients) doivent prendre part à la mise au point des IA dès les premiers stades, selon des modalités structurées, inclusives et transparentes, et avoir la possibilité de soulever des questions éthiques, de faire part de leurs préoccupations et à faire des observations sur l’application d’IA en question ;
    • les LMM soient conçus pour exécuter des tâches bien précises avec le niveau de précision et de fiabilité requis pour améliorer la capacité des systèmes de santé et promouvoir les intérêts des patients. Les développeurs doivent également être en mesure de prévoir et de comprendre les conséquences indirectes potentielles de ces systèmes.

    5 grandes applications des LMM pour la santé

    En plus de ses recommandations, l’OMS a identifié 5 grandes applications des grands modèles multimodaux en santé :

    • 1️⃣ dans le diagnostic et soins cliniques, par exemple pour répondre aux questions écrites des patients ;
    • 2️⃣ pour une utilisation guidée par le patient, par exemple pour se renseigner sur les symptômes et les possibilités de traitement ;
    • 3️⃣ dans les tâches administratives, notamment pour préparer des résumés de consultations et les ajouter aux dossiers de santé électroniques ;
    • 4️⃣ pour la formation des médecins et du personnel infirmier, par exemple pour permettre aux internes de simuler des consultations ;
    • 5️⃣ dans le cadre de la recherche scientifique et la mise au point de médicaments, y compris pour identifier de nouveaux composés.

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  • Congrès City Healthcare 2024 : « le numérique pour mieux soigner » (03/10/24, Nantes)

    Ethique dans l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA), gain de temps pour les professionnels de santé, interrogations sur la feuille de route du numérique en santé 2023-2027, cyberattaques et solutions innovantes pour améliorer le parcours de soin… autant de sujets qui seront évoqués lors de la 9e édition du congrès City Healthcare, qui se tiendra le 3 octobre 2024 à la Cité des Congrès de Nantes, sous le haut patronage du ministère de la Santé.

    Après une édition 2023 qui a réuni plus de 2500 visiteurs et 170 experts français et internationaux du secteur de la santé numérique, l’événement, conçu en lien avec un comité d’experts issus du monde de la santé, a pour objectif de « promouvoir l’innovation santé et le numérique en santé au travers de ses usages au service des patients dans les territoires ».

    La journée sera rythmée par :
    • des conférences ;
    • des retours d’expériences ;
    • des workshops ;
    • un colloque médical ;
    • une soirée dédiée aux CPTS ;
    • ainsi que des « battles » paroles de soignants.

    Ouvert à toutes les parties prenantes du numérique en santé, City Healthcare rassemble chaque année des acteurs de l’écosystème avec l’ambition de les mobiliser et de les fédérer autour d’une vision commune.

    Le salon rassemble des exposants et des intervenants au congrès venant de toute la France et de l’étranger, avec une ouverture particulière des 3 pays voisins : Luxembourg, Belgique, et Allemagne.

    ⚠️ Les inscriptions et le programme complet du congrès seront disponibles prochainement.
    👉 Les inscriptions pour exposant sont d’ores et déjà ouvertes et sont à réaliser en ligne via ce lien.

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