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  • Loi « bien vieillir » : des mesures techniques et un renforcement des droits des personnes

    Une gouvernance institutionnalisée pour l’autonomie

    La Conférence nationale de l’autonomie, qui vient d’être créée, se réunira au moins tous les trois ans, en s’appuyant notamment sur l’expertise du Centre national de ressources probantes de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).

    Au niveau des territoires, sont créées sous l’égide de la collectivité départementale deux instances de coordination :

    • le Service public départemental de l’autonomie (SPDA) instaure un guichet unique, afin de simplifier le parcours usager et de sécuriser le maintien à domicile ;
    • et la Conférence départementale de l’autonomie est appelée à coordonner les acteurs du SPDA et à organiser les financements dans le cadre d’un « plan trisannuel ».

     

    Les équipes locales d’accompagnement sur les aides techniques (EQLAAT), composées d’ergothérapeutes et de travailleurs sociaux, actuellement expérimentales, sont généralisées à l’ensemble du territoire. Est créé également le groupement territorial, social et médicosocial (GTSMS), afin de coordonner les établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS) et les hôpitaux. La collecte et le partage des données concernant les personnes en perte d’autonomie sont autorisés pour les maires, dans un souci de meilleure prévention.

    Avant la fin de 2024, puis ensuite tous les cinq ans, une loi de programmation pluriannuelle pour le grand âge devra être votée, afin de déterminer les axes de financement.

    La protection des droits des personnes est renforcée

    Le législateur cherche à mieux sécuriser les personnes en perte d’autonomie. Au sein de chaque ARS est mise en place une « cellule chargée du recueil, du suivi et du traitement des signalements de malveillance ».

    Est instaurée aussi une procédure de contrôle des antécédents judiciaires des intervenants et les mandataires judiciaires à la protection des majeurs seront davantage formés, accompagnés et suivis.

    Par ailleurs, les personnes hébergées se voient reconnaître un droit de visite quotidien, sans information préalable de l’établissement. Les résidents auront même le droit, selon des modalités encore à définir par arrêté, d’accueillir un animal domestique.

    Des mesures en faveur des professionnels

    Les équipes d’intervenants à domicile, le plus souvent sous-dimensionnées par rapport aux besoins, sont bénéficiaires de mesures particulières. Une “carte professionnelle d’intervenant à domicile” est instituée et ses modalités d’attribution seront définies par décret. Sur le plan de la qualité des soins, il est prévu que la CNSA verse une aide aux départements, afin de développer le partage des bonnes pratiques et de favoriser la mobilité des intervenants.

    Les ARS pourront, à titre expérimental pendant deux ans, instaurer un quota de places réservées en Ehpad à l’accueil de nuit, de façon à accorder un droit au répit pour les aidants.

    D’un autre côté, une expérimentation du financement des services “autonomie à domicile” par dotation globale ou forfaitaire est prévue dans dix départements, à la place des tarifs horaires. L’objectif est de mieux ajuster la tarification des services à la réalité des situations prises en charge.

    Des règles renforcées pour les Ehpad

    La loi s’attache à réguler davantage les Ehpad, dorénavant tenus de coopérer au sein des GTSMS. La CNSA devra publier pour la bonne information des personnes des indicateurs relatifs à l’activité et au fonctionnement de chaque Ehpad.

    Afin de prévenir la dénutrition des personnes âgées, des règles nutritionnelles s’appliquant aux repas servis aux résidents devront être fixées par arrêté.

    Dans le cadre de l’aide sociale à l’hébergement, la loi supprime l’obligation alimentaire pour les petits-enfants et leurs descendants.

     

  • Lancement de l’IHU Health Age pour le vieillissement en bonne santé (Toulouse)

    Le consortium Health Age (CHU de Toulouse – Inserm – Université Toulouse III) a été labellisé Institut hospitalo-universitaire en 2023 et se consacre à la compréhension du processus du vieillissement et à la recherche des solutions pour en prévenir les effets et le vivre en bonne santé.

    Présidé par le Pr Bruno Vellas et dirigé par la Pr Heike Bischoff-Ferrari, l’institut est porté par la fondation Pastel (pour la Prévention, l’Action en Santé et pour la Longévité) créée par le CHU de Toulouse. Health Age a été officiellement lancé le 2 avril mais est l’aboutissement d’un long processus.

    Du gérontopôle à l’IHU, un projet de longue haleine

    Le projet est né en 2007 dans le cadre d’un gérontopôle dépendant du CHU de Toulouse. Il devient IHU en 2023 dans le cadre de la seconde vague de labellisation d’IHU.

     

     

    Health Age repose sur 5 piliers

    Le déploiement du programme Icope de l’OMS

    Le programme Integrated Care for Older People (Icope) a pour but de diminuer de 15 millions le nombre de personnes dépendantes d’ici 2025. Il vise à surveiller le maintien des fonctions essentielles chez les personnes âgées (locomotion, nutrition, santé mentale, cognition, audition, vision) et à dépister la fragilité et la perte d’autonomie. Il préconise un parcours de soins intégrés reposant sur une démarche de prévention structurée. L’IHU a été reconnu centre collaborateur de l’OMS pour implanter Icope en France, en s’appuyant sur le suivi d’une large cohorte :

    • La cohorte Care : elle suit 52 000 seniors de 60 ans et plus grâce à la plateforme Icope Monitor. Cette application permet d’évaluer en quelques minutes le maintien ou le déclin des fonctions essentielles.
      22% des seniors l’utilisent en auto-évaluation ;
    • 5 500 professionnels de santé ont suivi une formation en e-learning pour savoir utiliser Icope et alimenter le recueil d’informations.

    Le programme Inspire pour définir les trajectoires du déclin fonctionnel

    Ce programme à long terme comprend le suivi sur 10 ans de plus de 1 000 personnes âgées de 20 à 100 ans, afin d’établir le lien entre les mesures d’Icope et le dysfonctionnement d’organes liés à l’avancée en âge. Inspire mène à la fois des recherches transactionnelles sur le mécanisme du vieillissement, les biomarqueurs et l’âge biologique ainsi qu’un programme de prévention en région Occitanie. Il est un modèle pour les essais en géroscience.

    La géroscience  est une discipline scientifique qui cherche à ralentir le vieillissement. Son objectif est de prolonger le nombre d’années passées en bonne santé en vue d’augmenter la durée de vie. Contrairement aux approches traditionnelles qui se concentrent sur le traitement des maladies spécifiques telles que le diabète, les cancers et les maladies cardiovasculaires, la géroscience adopte une perspective plus globale. Elle repose sur plusieurs fondamentaux :

    1. Mécanismes biologiques du vieillissement : La géroscience considère que les mécanismes biologiques du vieillissement peuvent être modulés. Au fil des ans, des altérations se produisent dans ces mécanismes, conduisant à des dysfonctionnements d’organes et, éventuellement, à des pathologies. Ces mécanismes sont l’objet de nombreuses recherches fondamentales et sont de mieux en mieux compris.
    2. Variabilité individuelle : Chaque individu vieillit à son propre rythme. Certains restent en pleine capacité à 75 ou 80 ans, tandis que d’autres rencontrent des problèmes de santé plus tôt. L’âge reste le principal facteur de risque des maladies chroniques dans les études épidémiologiques, mais les mécanismes biologiques du vieillissement sont accessibles à des interventions.
    3. Interventions possibles : Outre le mode de vie (comme l’activité physique), des molécules pourraient également, à l’avenir, limiter l’altération des mécanismes du vieillissement. Des recherches chez l’animal et chez l’homme montrent que ces mécanismes sont modulables.
    4. Perspectives pour la gériatrie :  En comprenant mieux les mécanismes du vieillissement, il est possible de prévenir les maladies chroniques liées à l’âge et d’améliorer la qualité de vie des personnes âgées.Le programme repose sur une plateforme d’essais en géroscience. L’étude des biomarqueurs du vieillissement permet d’éclairer la biologie des processus et d’évaluer l’efficacité des traitements. Les recherches utilisent notamment des essais précliniques conduits sur les animaux (souris et poissons), en miroir de ce qui se passe chez l’homme. Pour diffuser la géroscience, il existe un programme d’enseignement vers les professionnels.

    L’étude de l’impact coût-efficacité du programme Icope

    Elle s’appuie sur un essai de prévention portant sur 1 000 personnes de 70 ans et plus, pendant 3 ans. L’objectif est de mesurer, en utilisant l’outil Icope, l’efficacité clinique et le rapport coût-bénéfice d’une intervention personnalisée auprès de cette population.

    Une plateforme de science ouverte vers l’international 

    Pour faire progresser les gérosciences, la plateforme donnera librement accès aux données des cohortes suivies par l’IHU, dans la perspective de développer les partenariats avec les principales équipes internationales. L’IHU s’est doté d’un comité scientifique international, présidé par le Pr Luigi Ferruci (National Institute on Aging NIH, Baltimore).

    L’IHU mène 7 projets phares interconnectés

    • Une plateforme de recherche transactionnelle sur la biologie du vieillissement, qui s’appuie sur Inspire.
    • Une plateforme de recherche clinique en géroscience pour mener des essais cliniques destinés à ouvrir la voie à des nouveaux traitements. 4 essais sont d’ores et déjà programmés :
      1. Essai préclinique Inhibiteurs IF1 de la mitochondrie,
      2. Essai préclinique Activateur des récepteurs MAS,
      3. Essai clinique Agonistes des récepteurs de l’Apeline,
      4. Essai clinique Inhibiteurs de mTor ciblant le système immunitaire.
    • Des programmes d’essai de préclinique pour tester la faisabilité et l’intérêt des interventions.
    • Un premier grand essai randomisé contrôlé auprès de 1 000 sujets pendant trois ans sera mis en place autour d’Icope, avec l’objectif de définir les conditions de transfert vers la pratique clinique. Une étude d’intervention sera menée pour valider des biomarqueurs du vieillissement.
    • Une cohorte humaine pour définir les trajectoires du déclin fonctionnel, avec Icope et Inspire.
    • Un programme en sciences économiques : l’objectif est d’évaluer les retombées socioéconomiques d’une médecine basée sur les fonctions, en combinant les résultats de l’essai de prévention, les données des cohortes humaines et les données de l’Assurance Maladie.
    • Un programme d’éducation autour de la Géroscience.

    L’ambition de l’IHU bénéficie du soutien de l’État, notamment de l’Agence nationale de la recherche, de l’ARS, des collectivités locales et de mécènes.

  • Note aux abonnés : Etude IA Générative en Santé

    Chers abonnés,

    Étude : “Quelle maturité de l’IA Gen en Santé ? Cas d’usages, publications, marché et solutions”.

    Découvrez comment cette technologie est en train de transformer le monde de la santé sur l’ensemble de ses secteurs : Industrie pharmaceutique, Medtech, Etablissements de santé, financeurs.

    Tout le monde parle de l’IA GEN, utilise ChatGPT dans sa vie quotidienne ou apprend à coder du Python 😉, et conscients ou pas, nous adoptons cette technologie parce qu’elle nous facilite la vie ou les tâches professionnelles !
    Le déploiement de l’IA Générative dans la santé peut sembler trouver de nombreuses applications. Vous trouverez dans l’étude une vision 360° , qui vous permettra à la fois de décider  si des cas d’usages peuvent accélérer votre stratégie ou améliorer votre organisation, quelles sont les entreprises qui proposent des solutions, quelles sont ces solutions à et quoi elles servent. Vous retrouverez également l’état des connaissances à date par une revue de littérature réalisée sur PubMed. Savez vous qu’entre 2023 et le 1er trimestre 2024, les publications ont augmenté de 407% ?

    Tout cela ne se déroule pas sans cadre éthique et réglementaire, renforcé encore par les applications en médecine. Aussi nous avons recensé les rapports et leurs recommandations pour avoir une lecture rapide des freins et leviers du développement d’une IA générative responsable en santé.

    Et vous, adopteriez vous l’IA Générative dans votre pratique professionnelle quotidienne ?
    Nous vous avons posé la question lors de la Conférence du ThinkTank sur l’IA Générative en Santé qui s’est déroulée le 5 avril au Campus Microsoft. Vous vous êtes déclarés majoritairement prêts et confiants ! Retrouvez-ce sondage dans l’étude et contribuez à enrichir nos réflexions et nos actions communes.

    Prenez le temps de naviguer sur la plateforme à l’occasion de la sortie de cette étude et participez au groupe de discussion dédié. Retrouvez de nombreuses ressources, des datas, des cartographies, des entretiens, sans oublier les présentations de la Conférence du Think tank pour compléter vos connaissance.

    Certains contenus sont réservés aux membres premium . Contactez-nous si vous souhaitez découvrir la formule Premium et participer aux travaux de la communauté.

    Bonne découverte !

    François JEANNE-BEYLOT,
    Directeur délégué Health&Tech Intelligence

    ​Au sommaire de l’Etude : 

     Analyses

    • Quels cas d’usage de l’IA Gen en santé ( Segment Pharma, MedtechFinanceursEtablissements de Santé )
    • Quelles stratégies des géants de la Tech
    • Quel cadre éthique et réglementairequelles recommandations ?
    • Quelles dynamiques d’investissements sur l’IA GEN
    • Revue de littérature scientifique 
    • Entretien

    Cartographies

    • Quelles solutions à l’international
    • Quelles solutions présentes sur le marché en France 
    • ​Les cas d’usages par secteur

    ​Ressources 

    • Synthèse de la conférence du Think Tank
    • présentations associées.

    Parmi les structures étudiées  : 

    • Google, Open AI, Nvidia, Aws, Microsoft, Meta,Mistral AI,
    • 88 solutions présentes en France
    • Plus de 800 solutions présentes dans le Monde

     

  • Gen AI : Cares Copilot 1.0, l’assistant médical chinois basé sur le LLM de Llama (Meta)

    Un Chatbot qui traite les données chirurgicales, basé sur Llama.

    Basé sur le modèle de Llama développé par Meta (anciennement Facebook), le Chatbot Cares Copilot 1.0 peut traiter des données chirurgicales. Le logiciel a une capacité de traiter des millions de dossiers, incluant du matériel pédagogique, des directives d’experts et de la littérature médicale. Sa récupération d’information se fait en quelques secondes avec une précision allant jusqu’à 95%.

    Pilotée par l’IA générative, Cares Copilot 1.0 a les fonctionnalités suivantes :

    • amélioration de la précision de la récupération des données cliniques ;
    • génération d’informations et de citations à partir de sources académiques avec une précision allant jusqu’à 95% ;
    • aide directe au personnel médical en cas d’urgence ;
    • fourniture d’une surveillance et d’alertes précoces ;
    • prévention des risques pendant les interventions chirurgicales ;
    • traitement des données chirurgicales à travers divers formats (images, texte, voix, vidéo, IRM, scanners et ultrasons).

    Une solution utilisée par plusieurs hôpitaux chinois

    Cares Copilot 1.0 a la possibilité d’être intégré dans les dispositifs médicaux. L’assistant médical est notamment en cours d’optimisation dans 7 hôpitaux de Pékin. Le projet est porté par le   Centre for artificial intelligence and robotics (Cair)  en collaboration avec l’hôpital Prince of Wales à Hong Kong, l’hôpital universitaire de l’Union de Pékin et le premier hôpital affilié de l’université Sun Yat-sen de Guangzhou. Une perspective d’intégration du Cares Copilot 1.0 se fera avec des dispositifs médicaux intelligents dans d’autres établissements.

    Le projet est cofinancé par le programme de recherche InnoHK du gouvernement de Hong-Kong. La combinaison de LLM et de navigation chirurgicale offrira des informations de positionnement anatomique en temps réel aux chirurgiens, améliorant la sécurité chirurgicale selon un médecin, chef du département de neurochirurgie de l’hôpital universitaire de l’Union de Pékin .

  • Recherche : l’Île-de-France ouvre l’AAP « Plateformes de recherche – Sesame » (12/09)

    Un appel à projet pour créer les meilleurs programmes de recherche européens

    La région Île-de-France, qui est l’autorité de gestion de fonds européens, lance un appel à projets (AAP) dans le cadre du programme régional FEDER-FSE 2021-2027 approuvé par la Commission européenne en octobre 2022. Ce programme a pour objectif de faire du territoire francilien une région européenne forte, plus verte, plus intelligente, plus juste et plus inclusive.

    L’AAP “Plateformes de recherche – SESAME” doit donc permettre à la région de renforcer son excellence et son attractivité dans les technologies les plus avancées, par la mise en place de plateformes de recherche et d’équipements structurants. Cet AAP invite donc les organismes de recherche et les établissements d’enseignement supérieur et de recherche, publics ou privés, à but non lucratif, à mettre en place des actions qui permettront de :

    • développer des programmes de recherche, au meilleur niveau des disciplines scientifiques impliquées ;
    • renforcer la coopération entre les acteurs de la recherche et le monde socio-économique, notamment par l’ouverture aux PME  ;
    • favoriser le transfert de technologie.

     

    Ces actions doivent se concentrer sur le territoire francilien et sur les domaines d’innovation stratégique retenus par le Fonds européen de développement régional (Feder), à savoir l’intelligence artificielle, le calcul à haute performance, le quantique, les matériaux et cleantech, l’hydrogène, ainsi que la bioproduction, les biotechnologies et les technologies pour la santé.

    Entre 14 et 16 millions d’euros de financement

    Avec une dotation prévue allant de 14 à 16 millions d’euros (sur les 413,4 millions prévus pour le territoire francilien) de la part du Feder, les lauréats de l’appel à projets pourront obtenir le financement des coûts engendrés par le mise en place de leurs actions. Ces derniers ne peuvent être inférieurs à 2 000 000 €. Le financement des projets Feder peuvent financer entre 30 % et 40 % du coût total éligible de l’opération. Le reste des coûts pourront être cofinancés par d’autres ressources publiques (y compris d’autres subventions régionales) et/ou privées (y compris les ressources propres).

    Les candidatures à l’AAP sont ouvertes depuis le 4 avril 2024 et les candidats peuvent déposer leur dossier sur la plateforme e-Synergie jusqu’au 12 septembre 2024.

  • AI Act : Une nécessité d’obligations de transparence pour l’IA mais un besoin de directives plus claires (rapport KCDS)

    De la politique à la pratique :

    Le KCDS a mené un projet de prototypage de politiques dont les conclusions ont été publiées dans un rapport de janvier 2024. Le prototypage de politiques est conçu comme une approche pour l’élaboration des politiques similaire aux tests produits. L’objectif du prototypage de politiques est de permettre aux décideurs de tester les effets, les forces et les limites d’une politique, et d’élaborer des législations fondées sur des preuves.

    Méthodologie suivie par le KCDS aboutissant à ce rapport

    La méthodologie du KCDS se découpe en 4 phases avec une phase préopératoire qui a permis de déterminer l’axe de l’IA Act à prototyper, ici les obligations de transparence, et l’appel à participants.

    • Phase I : durant un atelier de conception avec différentes parties prenantes, les participants ont rédigé des prototypes de documents de conformité à des cas d’usages bien spécifique aux obligations de transparence de l’IA Act ;
    • Phase II : les prototypes créés durant la phase I ont été complété par les participants ;
    • Phase III : des participants supplémentaires ont été consultés via des entretiens et des enquêtes en ligne afin de récolter des feedbacks sur les prototypes de conformités créés ;
    • Phase IV : les résultats ont été agréger sous forme de rapport afin d’aider à opérationnaliser efficacement les obligations de transparence de l’AI Act en offrant des exemples d’instructions d’utilisation et de clauses de non-responsabilité, ainsi que les best-practices.

    Cadre législatif : choix des articles 13 et 52 de l’AI Act

    La transparence étant un sujet primordial pour l’UE dans le développement, déploiement et utilisation des systèmes d’IA, le KCDS a centré son prototypage de politiques autour des obligations de transparence pour :

    • les systèmes d’IA à haut risque : article 13 ;
    • les systèmes d’IA interactifs : article 52 ;
    • les systèmes d’IA pour la reconnaissance d’émotions : article 52 ;
    • les systèmes d’IA pour la catégorisation biométrique : article 52 ;
    • le contenu généré par l’IA : article 52.

    Le KCDS a donc proposé des prototypages de politiques pour des cas d’utilisation relevant soit de l’article 13, soit de l’article 52.

    Les groupes de travail formés par le KCDS ont travaillé sur :

    • 3 prototypes d’IFU « Instructions for Uses » relevant de l’article 13 ;
    • 2 prototypes de clauses de non-responsabilités/avertissements « disclaimers » relevant de l’article 52.

    H&TI présente ici les cas d’usage applicables au domaine de la santé.

    Les prototypes d’IFU à travers 3 cas d’usage :

    Cas d’usage Logiciel d’IA pour la détection des pathologies oculaires basé sur des images de la rétine de l’œil
    Destinataire de l’IFU (Public adressé) Ophtalmologistes
    Points forts de l’IFU
    • Clarté et concision du prototype ;
      Transparence concernant le cas d’usage du logiciel d’IA ;
    • Public clairement défini : ophtalmologistes ;
    • Intégration des obligations de l’IA Act : surveillance humaine, métriques de précisions, période de rétention de données.
    Suggestion d’amélioration
    • Clarifier certains langages techniques qui pourraient être complexe pour des utilisateurs non formés ;
    • Inclusion d’informations pour garantir la qualité des données et la gestion des données personnelles ;
    • Les mesures de cybersécurités ont été jugées trop génériques ;
    • Inclusion d’informations sur d’autres éventuelles maladies que le logiciel pourrait détecter.

     

    Cas d’usage Dispositif médical pour la prédiction des arythmies cardiaques. Les données des patients entrées (valeurs de la pression artérielle et du cholestérol) ainsi que les données de l’électrocardiogramme proviennent d’une application d’autotest.
    Destinataire de l’IFU (Public adressé) Médecins, infirmières et tout autre professionnel de la santé qui pourrait être amené à utiliser le dispositif ou à travailler avec les données générées par celui-ci
    Points forts de l’IFU
    • Fournit des informations claires et complètes sur le dispositif, ses fonctionnalités et son utilisation ;
    • Conforme aux obligations de transparence.
    Suggestion d’amélioration
    • Fournir davantage de détails sur l’ensemble de données de test du DM (diversité de l’échantillon de données, méthodologie de collecte de données etc) ;
    • Les descriptions de la cybersécurité pour le dispositif médical ont été jugées vagues et un besoin de clarification a été identifié

     

    Cas d’usage API afin de connecter des demandeurs d’emploi avec les offres d’emplois pertinents pour eux
    Destinataire de l’IFU (Public adressé) Services de RH
    Points forts de l’IFU
    • Permet aux utilisateurs de comprendre les processus impliqués dans l’utilisation de l’outil ;
    • Conforme aux obligations de transparence.
    Suggestion d’amélioration
    • Ajout d’instructions et d’une FAQ ;
    • Clarification du public ciblé, c’est-à-dire qui sera l’utilisateur du système d’IA.

     

    Le prototype de disclaimers à travers 1 cas d’usage :

    Cas d’usage Chatbot RH qui sert à communiquer avec des employés au nom des services RH
    Destinataire de l’IFU (Public adressé) Des employés d’une entreprise
    Points forts de l’IFU
    • Le prototype comprend des images d’explications ;
    • Comprend une courte description du contexte d’utilisation du chatbot.
    Suggestion d’amélioration
    • Personnalisation du prototype pour le public ciblé ;
    • Ajout d’une description plus élaborée avec un langage clair et concis pour le public ciblé.

     

  • Imagerie médicale : DRIM M et DRIM Box, un projet national de partage inédit

    Le Ségur du Numérique en Santé a été mis en place dans l’objectif de généraliser le partage des données de santé entre professionnels de santé et avec le patient pour mieux prévenir et mieux prendre en charge.

    La vague 1 du Ségur sur l’imagerie s’est terminée en décembre 2023 et a permis l’alimentation de Mon espace santé en compte rendus radiologiques :

    • 9 RIS référencés,
    • des mises à jour installées sur 851 sites pour un financement de 13 M€,
    • avec une représentation de 75% des sites libéraux et 60% des sites publics.

    En décembre 2023, le flux mensuel de documents radiologiques envoyés dans le DMP était de 18M, et de près de 25 M en mars 2024 (source ANS).

    La vague 2 lancée début 2024 a pour objectif  l’évolution des RIS pour la consultation des images grâce à la mise en place de DRM-M (Data Radiologie Imagerie Médicale & Médecine nucléaire), qui a comme objectif la création d’un réseau unique et national de partage d’images médicales. Le projet DRIM-M doit s’appuyer sur le DMP et permettre aux professionnels d’accéder aux images, ainsi que pour les patients au travers de Mon espace santé.

    Un projet collaboratif, avec des objectifs d’usages cliniques

    Le partage d’images est encore sous développé aux regard des autres données médicales.

    Le projet DRIM-M résulte d’un partenariat unique entre radiologues (G4, FNMR, SFR), médecins nucléaires (CNPMN (conseil national professionnel de médecine nucléaire) et pouvoirs publics. Il renforce la contribution des  radiologues et médecins nucléaires aux plans nationaux en cours.

    Tous les protagonistes du projet saluent le travail constructif réalisé en commun : les professionnels de santé soulignent la qualité d’écoute et d’interaction de leurs interlocuteurs institutionnels, et ceux-ci lient l’avancée rapide et positive du projet à l’implication des professionnels de santé. Les professionnels soulignent l’excellente compréhension du terrain de leurs interlocuteurs, leur capacité à adapter les outils aux professionnels. Cet accompagnement dure également dans la mise en œuvre, la formation, l’information.

    Le projet DRIM-M est un projet d’usages, avec en particulier la possibilité :

    • Pour le radiologue, le médecin nucléaire, ou le spécialiste ayant besoin des images natives, d’ importer l’examen dans son environnement DICOM afin de comparer et post traiter.
    • Pour les professionnels de santé, le médecin demandeur:
      • De visualiser un examen réalisé n’importe où sur le territoire au travers d’un lien présent dans le compte-rendu.
      • Permettre d’accéder aux antériorités du patient
    • Pour le patient : Pouvoir consulter les images au travers de Mon espace santé, en y accédant comme toutes les autres données médicales, et y accéder en tout lieu à tout moment

    Les radiologues utilisateurs  soulèvent les questions suivantes :

    •  Le retour aux utilisateurs sur les usages : il n’y a pas de feed back aux radiologues à la suite de l’envoi des comptes rendus sur mon espace santé (Ségur 1): combien y a-t-il de connections et qui se connecte, combien de visualisation ? par quels profils…
    • Le radiologue doit donner un avis de conduite à tenir, pas toujours simple à gérer avec l’automatisme. Une proposition peut être de mettre en place un garant humain dans des situations complexes (proposer une téléconsultation)
    • Pour les « cas graves », les images et le compte rendu sont disponibles dès la validation du radiologue ou médecin nucléaire : le patient peut ainsi être confronté à une « mauvaise nouvelle » avant que son médecin prescripteur n’ait eu le temps de lui parler. Des solutions potentielles sont en cours de discussion : masquage, mise en place d’un délai, flag d’alerte…
    • Importance de la bonne volonté à faire des différents acteurs : il a été parfois constaté lors de la réalisation de tests entre solutions numériques, de la lenteur ou de l’absence de réaction de professionnels (établissements).
    • Quid des images de téléradiologie qui ne sont actuellement pas intégrées?
    • Restent toujours des questions « techniques » : réseaux, flux, débit, cybersécurité

    ” le projet a bien avancé, se réalise et devient opérationnel en pratiquement deux ans, grâce à la présence à la DGOS d’experts ayant travaillé en entreprise, connaissant et comprenant les logiques industrielles, métier public et privé.” Jean-Philippe Masson, président de la FNMR.

    Usages de la DRIMbox 

    Pour mettre en oeuvre ce partage, le projet DRIM M repose sur des solutions techniques DRIM Box. La FNMR, investie dans le projet dès les premiers jours, a tenu à une complète interopérabilité des solutions : la DRIM Box sera indépendante du RIS ou autres logiciels en place sur le site d’imagerie, et ne pourra pas être la base de marchés captifs. Après deux années de conception, le projet DRIM-M est entré sa dimension opérationnelle avec la communication aux éditeurs des premières spécifications techniques et des conditions financières.

    Une solution technique unique, sans base nationale de stockage d’images

    Initiée en 2021, la phase de conception touche à la fin d’une première étape, prolongée par la mise en place d’une composante forte de sécurité avec l’intégration de l’authentification des professionnels via pro Santé Connect . Financé dans le cadre de la vague 2 du Ségur, le dispositif va rentrer dans sa mise en œuvre opérationnelle dans le second semestre 2024.

    La solution retenue est novatrice : la France est le seul pays qui a choisi cette solution où les images restent dans leur site de production, et où les professionnels ou le patient vont les chercher à l’aide de pointeurs.

    La DRIMbox, élément clé du dispositif, est la solution technique qui va permettre de créer le maillage, sous la forme d’une passerelle intégrée au système d’information des structures d’imagerie :

    Les données ne seront pas stockées directement dans Mon espace santé. Chaque service ou cabinet de radiologie sera un nœud du réseau DRIM-M : il connectera son PACS au réseau via la DRIMbox pour mettre à disposition les images produites.

    Une DRIMbox possède deux fonctions :

    • Une fonction Production/Source : la validation du compte-rendu d’imagerie par le radiologue déclenche l’accès par la DRIMbox aux références des images de l’examen dans le PACS. Avec ces informations, elle construit un pointeur vers l’examen pour soumission au DMP. La DRIMbox Source dispose également d’un Viewer DICOM (non-diagnostic à minima) pour permettre l’affichage des examens.
    • Une fonction Consommation : elle se connecte au DMP, et elle récupère les pointeurs vers les examens et à l’aide des identifiants de l’examen présents dans le DMP. Le pointeur récupère les images auprès de la DRIMbox source de la structure productrice de l’examen.

    Le projectathon réalisé en septembre 2023 a apporté la démonstration du bon fonctionnement du système, la solution techniquement doit marcher (ensemble d’éléments de solution qui ont fait leurs preuves). La sécurisation doit être encore adressée, par intégration de la brique Pro santé Connect – qui assure une authentification forte.

    Mode de financement de la DRIM box 

    Dans le cadre du volet numérique du Ségur de la santé, l’Etat met en place un mécanisme d’achat pour compte au bénéfice des acteurs de l’offre de soins, sous la forme d’un système ouvert et non sélectif de référencement et de financement. La plupart des éditeurs y ont travaillé et sont avancés.

    Concernant les professionnels, sont concernées toutes les structures, privées et publiques, qui stockent les images sur leurs PACS et qui vont ainsi pouvoir les rendre accessibles après validation du compte rendu.

    La prestation prise en charge par l’Etat, Prestation Ségur « Mise à jour vague 1 et vague 2 » couvre :

    • L’octroi au Client des droits d’utilisation de la solution logicielle correspondant au Périmètre vague 1 et au Périmètre vague 2
    • L’installation, la configuration et la qualification de la solution logicielle,
    • L’installation, la configuration, la qualification des demi-connecteurs
    • La maintenance de la Solution logicielle sur le Périmètre vague 1 et au Périmètre vague 2
    • Les prestations de formation de référents utilisateurs de la Solution logicielle
    • La livraison de l’ensemble des documents nécessaires : le guide utilisateur, le guide administrateur et la documentation technique spécifique aux demi-connecteurs ;
    • Le suivi de l’ensemble du projet d’installation.

    Les Prestations Ségur ne couvrent pas :

    • Les prestations de changement complet de la solution logicielle ou de rattrapage d’une version obsolète
    • Les prestations d’ajouts de modules de nouvelles fonctionnalités hors périmètre technico-fonctionnel
    • Les services de boîtes aux lettres MSS, nominatives, applicatives et/ou organisationnelles
    • Les coûts d’infrastructure additionnels éventuellement nécessaires à l’installation de la version référencée (acquisition de serveurs, migration de système de gestion de base de données, etc.) ;

    La DRIM Box est payée dans le cadre du Segur 2 (prix en fonction du volume d’activité du site et du périmètre retenu (Mise à jour Ségur 2 seul ou Segur 1+2), et varie d’environ 7000 euros à 80 000 euros). Le Ségur doit permettre de financer pratiquement 70% du parc.

    Positionnement des éditeurs

    Les éditeurs sont pleinement investis dans le projet DRIM-M. Il y a aujourd’hui au moins une dizaine d’acteurs qui se sont déclarés partants, avec lesquels il y a régulièrement des échanges directs et au travers d’ateliers en groupe. Ces acteurs peuvent être classés en trois catégories : les éditeurs de RIS, les éditeurs de PACS, les éditeurs spécialisés dans les transferts.

    La revue de la FNMR, le médecin radiologue libéral (octobre 2023), a publié pour les JFR 2023 un descriptif du projet avec un tour d’horizon des positions des différents éditeurs sur leur DRIM Box en cours de développement. Deux autres numéros sont à venir sur ce sujet : un numéro sur le panorama des DRIM Box et leurs fonctionnalités (de base et option) en déclaratif par les éditeurs, puis après l’été, un numéro publiant les mêmes éléments après réalisation d’un audit fonctionnel par la FNMR.

    Objectif 2026 : partager 90% des images produites.

    L’objectif pour 2026 est d’arriver à partager 90% des images produites. Le Ségur 1 a déjà embarqué 75% de l’activité radiologique, et la cible du Ségur 2 est jugée tout à fait atteignable. Les sites qui n’ont pas participé à la vague 1 peuvent rattraper avec la vague 2 en réalisant les deux phases simultanément.

    La troisième phase, numériser et intégrer la prescription dans le DMP,  représente un défi majeur, car elle change les pratiques des médecins prescripteurs, pas toujours partants, et souvent surchargés, et donc peu enclins à modifier leurs habitudes

    Textes de référence

    Pour les logiciels de type « Système de diffusion d’images » du couloir Imagerie, la vague 2 du dispositif est encadrée par les textes et documents suivants :

    – L’arrêté du ministre de la Santé et de la prévention, qui définit le programme de référencement et de financement mis en place, consultable sur le site Légifrance ;

    – Les trois documents annexés à l’arrêté susvisé, qui en précisent les modalités de mise en oeuvre sur les plans technique, administratif et financier : 

    • Le référentiel d’exigences et de scénarios de conformité REM-IMG-DB-Va2, qui définit les exigences techniques, fonctionnelles et ergonomiques à respecter pour bénéficier du référencement, ainsi que les scénarios de vérification associés ;
    • Le dossier de spécification de référencement DSR-IMG-DB-Va2, qui présente les modalités de présentation et d’instruction des demandes de référencement ;
    • Le document d’appel à financement en vue de l’équipement numérique des acteurs de l’offre de soins AF-IMG-DB-Va2, qui définit l’ensemble des règles et conditions associées à l’attribution et au versement des financements

    source : Spécification Projet DRIM-M (esante.gouv.fr)

  • Espagne : quelles conditions pour intégrer les DTx dans le système de santé ? (rapport)

    Le système de santé espagnol cherche à adopter les DTx dans son système national à la manière du modèle DiGA en Allemagne, malgré l’obstacle d’une absence de réglementation spécifique et d’un cadre d’évaluation standardisé existant.

    Le rapport “Promouvoir les thérapies numériques” de Vodafone Innovation Ecosystem vise à analyser les perspectives sur les thérapies numériques de parties prenantes, professionnels de santé, patients et acteurs de l’industrie pharmaceutique.

    Les thérapies numériques sont des logiciels évalués cliniquement qui permettent de prévenir, gérer et/ou traiter un large éventail de maladies et de troubles, comme les maladies chroniques ou les addictions. Elles peuvent ainsi renforcer l’autonomie des patients et faciliter la prise de décision des professionnels de la santé, leur faisant gagner un temps précieux.

    Les parties prenantes  du développement des DTx soulignent les éléments nécessaires pour assurer leur adoption :

    • Formation : les professionnels de la santé reconnaissent le potentiel des thérapies numériques pour améliorer la prise en charge des patients, mais soulignent la nécessité d’une meilleure formation et d’un soutien accru pour les intégrer à leur pratique clinique ;
    • Confidentialité : les patients apprécient l’accessibilité, la commodité et la flexibilité offertes par les thérapies numériques, mais expriment leurs inquiétudes concernant la confidentialité et la sécurité des données.
    • Complémentarité avec les traitements : l’industrie pharmaceutique, elle voit les thérapies numériques comme une opportunité de développer de nouveaux modèles économiques et d’améliorer l’efficacité des traitements.

    Recommandations pour améliorer l’utilisation des DTx

    Le rapport propose plusieurs recommandations pour stimuler l’adoption des thérapies numériques :

    • accroître les investissements dans la recherche et le développement ;
    • créer des cadres réglementaires clairs et harmonisés ;
    • développer des programmes de formation pour les professionnels de la santé ;
    • mettre en place des stratégies de sensibilisation et d’éducation pour les patients ;
    • établir des mécanismes de collaboration entre les différents acteurs du secteur de la santé.

    Ethtique, standards et formation pour favoriser l’adoption

    Le rapport de Vodafone émet ainsi des recommandations opérationnelles suivantes pour le passage à l’échelle des DTx dans la pratique médicale au quotidien :

    • établir une liste de procédures standardisées pour l’utilisation des DTx  ;
    • rechercher un équilibre approprié entre la rapidité institutionnelle, en termes de réglementation et d’approbation, et la rapidité clinique, sans compromettre la sécurité et les preuves scientifiques nécessaires ;
    • développer une plateforme numérique avec des informations médicales mises à jour et facilement accessibles, fournir aux médecins des données communes et pertinentes pour leur pratique quotidienne ;
    • générez un système intuitif et complet permettant aux cliniciens d’accéder rapidement aux historiques des patients (recommandations médicales et traitements) ;
    • établir des protocoles et des normes uniques pour aborder les aspects éthiques, l’exactitude des algorithmes et la confidentialité des données dans la mise en œuvre de l’IA, garantissant une utilisation sécurisée ;
    • garantir leur compétence dans l’utilisation des solutions numériques, en promouvant une culture de mise à jour et l’adoption technologique dans la pratique clinique ;
    • former les jeunes comme moteurs de l’adoption de solutions numériques, en tirant parti de leur familiarité à la technologie pour diffuser son utilisation auprès des professionnels de santé et des patients.
  • IA : Nvidia s’érige en position dominante sur le marché grace à des investissements stratégiques dans des start-ups

    Nvidia une entreprise en croissance exponentielle

    Inconnu du grand public il y a 1 an. L’entreprise américaine Nvidia est devenue l’une des principales capitalisations au monde en fabriquant des cartes graphiques avec des processeurs offrant la puissance de calcul nécessaire pour traiter des quantités massives de données grâce à ses processeurs “GPU”. Ces derniers ont suscité un engouement hors nome depuis le lancement de ChatGPT. En mai 2023, Nvidia avait même rejoint temporairement le club fermé des entreprises valant plus de 1 000 milliards de dollars.

    En comparaison, le deuxième plus grand fabricant de puces au monde, Taiwan Semiconductor Manufacturing, est valorisé à environ 14 437 milliards de dollars taïwanais, soit environ 471 milliards de dollars américains.

    La valorisation de Nvidia aurait a de 200% depuis octobre 2023 prenant ainsi les devants face à toutes les autres sociétés fabricantes de puces de l’indice S&P 500. Une hausse spectaculaire qui intervient au moment ou l’entreprise anticipait une forte augmentation des demandes en raison des bonds technologiques réalisées dans le domaine de l’IA.

    Des investissements dans les start-ups d’IA à hauteur de 872 millions de dollars en 2023

    En 2023, c’est dans 35 opérations que Nvidia a pris part, c’est à dire six fois plus qu’en 2022 pour un montant total de 872 millions de dollars sur 9 mois. Cela souligne la volonté Nvidia de se placer en tant qu’acteur dominant du secteur. Ses investissements ont même dépassé, ceux des grandes sociétés de capital-risque de la Silicon Valley.

    Nvidia a notamment investi dans plusieurs entreprises clientes spécialisées dans l’IA comme Inflection AI par exemple. Ces investissements auraient été initiés sans conditions spécifiques. Ajoutons que selon PwC, l’IA pourrait à elle seule apporter plus de 15 000 milliards de dollars à l’économie mondiale d’ici 2030.

    Une stratégie d’investissement en 3 étapes

    Le géant Nvidia investit de trois manières différentes dans le domaine de L’IA :

    1. Tout d’abord par le biais des investissements d’entreprise de Nvidia ;
    2. Ensuite, par le biais de NVentures la branche de capital-risque de Nvidia ;
    3. Et enfin, par le biais de NVIDIA Inception, le fond d’investissement destiné à soutenir les start-ups et les mettre en contact avec la branche capital-risque.

    Cette approche proactive combinée à ses investissements stratégiques peut laisser à penser que l’influence et le poids de Nvidia ne cesseront de croître dans les prochaines années. Il sera aussi essentiel de surveiller le sort de ces investissements afin de voir quelle manière il faconneront l’avenir de l’industrie de l’IA.

     

  • IA : la Métropole Nice Côte d’Azur lance un appel à projets

    Un appel à projets ancré dans une stratégie de développement économique

    Ce appel à projets fait partie d’une stratégie de développement économique ambitieuse initiée par la Métropole, visant à encourager la croissance d’un écosystème dédié à l’innovation dans les secteurs clés pour le territoire.

    Cet appel à projets répond à 2 objectifs :

    • valoriser le dynamisme économique de la Métropole Nice Côte d’Azur en promouvant des produits et services novateurs portés par des jeunes entreprises innovantes ;
    • permettre aux sociétés porteuses de bénéficier d’un rayonnement en matière de visibilité et de démontrer la pertinence de leur produit ou service.

    Les projets étudiés dans le cadre de cet appel  porteront sur l’intelligence artificielle appliquée à la santé.

    Conditions et modalités de l’appel à projets

    Les projets présentés doivent :

    • s’inscrire dans la filière de la santé  ;
    • mobiliser l’intelligence artificielle, et atteindre un certain degré de maturité (prototype fonctionnel, preuve de concept en cours).

    Les candidats à cet appel à projets sont :

    • des personnes morales de droit privé françaises (entreprises sous forme sociétaire uniquement) ;
    • les associations.

    Les projets retenus devront être réalisés dans un délai maximal de 2 ans à compter du versement, et les dépenses faisant l’objet de la subvention concernent uniquement la mise en œuvre du démonstrateur.

    Le soutien financier accordé aux projets sélectionnés sera au minimum de 30 000€ et au maximum de 60 000€, et pourra représenter jusqu’à 50% du coût total du démonstrateur. Les autres sources de financement sont libres (fonds propres, prêt bancaire, autres).

    Les modalités précises sont détaillées ici.