
Dans le marché dynamique de l’IA générative appliquée à la santé, la France compte une quinzaine d’entreprises. On distingue trois principaux modes de financement au sein de ces entreprises à la pointe de la technologie :
• L’auto-financement ;
• les levée de fonds ;
• et le financement par fonds propres.
Ces dernières années, plusieurs start-ups ont captivé l’attention grâce à des levées de fonds réussies.
1️⃣ En tête du classement, Mistral AI se distingue avec une injection de fonds de 385 millions d’euros en 2023, provenant d’un consortium d’investisseurs, comprenant General Catalyst, Lightspeed Venture Partners, Bpifrance, et bénéficiant de la participation de Nvidia et salesforce.
2️⃣ La start-up parisienne Owkin, spécialisée en biotechnologie IA, a levé 75 millions d’euros en 2022. En partenariat avec Bristol Myers Squibb, cette collaboration avait pour objectif de transformer les essais de médicaments.
3️⃣ En 2023, Gleamer a conclu une levée de fonds de 27 millions d’euros, dirigée par Supernova invest.
4️⃣ Iktos a levé 15,5 millions d’euros en 2023 pour développer ses solutions de découvertes de nouveaux médicaments.
5️⃣ Milvue : 8 millions d’euros investis en 2021 afin de renforcer sa recherche et développement.
6️⃣ Deeplife : 6 millions d’euros financé par Mid atlantic bio angels, Entrepreneur first, Kima ventures, Bpifrance et des investisseurs privés.
7️⃣ Pathway : un financement de 4,2 millions d’euros en 2022 pour accélérer sur la recherche et développement de ses produits.
8️⃣ Docaposte, dont la solution d’IA générative est en cours de développement, a levé 3,42 millions d’euros en 2015, marquant sa seule levée de fonds connue à ce jour.
9️⃣ IA Medical : une levée de fonds de 1,4 million d’euros en 2023 pour diffuser son chatbot destinés aux aidants des patients atteint d’alzheimer.
🔟 Arcascience a réalisé une levée de fonds en 2020, cependant le montant n’a pas été divulgué.
Parmi les entreprises d’IA générative répertoriées sur le territoire français, la majorité opte pour des levées de fonds pour financer leurs activités. Cependant, quelques-unes, telles que Aalia.Tech, préfèrent l’autofinancement. Opscidia et Praxysanté, explorent des voies alternatives avec le soutien du fonds de l’Institut Mines-Télécom (IMT). Bien que les détails financiers spécifiques concernant ces deux dernières entreprises ne soient pas disponibles actuellement.
Les Fonds IMT de prêts d’honneur jouent un rôle dans le développement des start-ups en offrant un financement accessible et légitimant les projets. Créer en 2011, le fonds compte à son actif 7 millions d’euros investis dans les start-ups et plus de 150 start-ups accompagnés. Ces prêts agissent comme un catalyseur pour l’amorçage financier, favorisant ainsi la croissance et l’expansion des start-ups en France et à l’étranger. Grâce à ces fonds, l’IMT contribue à dynamiser l’écosystème entrepreneurial et à soutenir l’innovation dans des secteurs clés tels que le numérique et l’industrie. Un exemple concret est celui de Praxysanté, qui a bénéficié d’un fonds de prêts d’honneur IMT Numérique le 6 février dernier, pour un montant total de 180 000 euros partagé avec quatre autres start-ups.
Trois entreprises françaises ont amorcé l’année 2024 avec succès dans le domaine de l’IA générative en santé. Aqemia a réalisé une levée de fonds de 30 millions d’euros visant à renforcer ses activités de recherche, notamment dans le cadre de ses partenariats avec Sanofi.
De son côté, Nabla a également réalisé une levée de fonds significative de 22 millions d’euros, consolidant davantage son empreinte dans le domaine de l’IA générative appliquée à la santé. Avec cette nouvelle injection de capital, Nabla prévoit d’accélérer son expansion dans les systèmes de santé américains et de poursuivre son objectif de transformer la prestation de soins grâce à son assistant d’IA.
Le début de l’année 2024 marque également l’arrivée de Bioptimus, une start-up française lancé fin 2023 par des anciens salariés de Google et Owkin, qui a levée 33 millions d’euros en février dernier via Sofinnova Partners, Bpifrance et son fonds Large Venture, et d’autres investisseurs européens et américains. Bioptimus a pour objectif de créer “un leader de l’IA en biologie” avec un modèle d’IA générative visant à faire avancer “la recherche scientifique et l’innovation biotechnologie”.

La légère hausse des transactions (306 en 2023 contre 301 en 2023), témoigne de “la résilience et de l’intérêt constant des investisseurs pour les opportunités de croissance dans le domaine de la santé digitale”. Cette dynamique est soutenue par une croissance exponentielle durant les trois dernières années du nombre de sociétés actives en santé digitale, dépassant désormais les 3 000 entreprises à travers l’Europe.
L’étude souligne également que le secteur entre dans une phase de croissance, marquée par l’établissement de sociétés “leaders” et le renforcement des modèles économiques, “des sociétés plus matures” émergent et partent à la recherche de financements après une phase intense de créations d’entreprises suite à la pandémie.
Le montant moyen des levées de fonds européennes a diminué, passant à une moyenne de 10,1 millions d’euros contre 20 millions d’euros en 2022. De plus, une évolution des valorisations a été constatée, revenant à des niveaux antérieurs à la pandémie de Covid-19. Les modèles d’affaires se renforcent, ce qui devrait conduire à l’émergence de sociétés plus matures à la recherche de fonds.

Le mapping révèle 217 fonds ayant investi dans l’e-santé européenne (ayant investi dans 3 entreprises jusqu’au 4ème trimestre 2023) contre 168 en 2022. Cette augmentation (+23 %) du nombre de fonds investissant dans la santé numérique européenne, est en particulier portée par les investisseurs français pour un total de 49 fonds qui ont investi en santé digitale en 2023. A périmètre constant, le nombre total de fonds (sans l’Europe centrale ajoutée cette année) est de 214 (+21 %).
Une analyse de la cartographie révèle que 59 % des fonds actifs en santé numérique investissent au stade précoce (soit 128 fonds), tandis que la majorité des nouveaux fonds rejoignent également cette catégorie d’investissement.
L’étude relève également une évolution dans les phases d’investissement plus tardives où les acteurs en multi-stage, bien que plus nombreux cette année (66 contre 53 en 2022), ne représentent que 30 % des investisseurs.

Selon l’étude , la France conserve sa première place dans les fonds européens investissant dans la santé numérique (24 %) totalisant 32,5 % des levées de fonds en Europe, suivie de près par le Royaume-Uni (21 %) et l’Allemagne (18 %).
Tout comme en France, le nombre de levées d’opérations reste relativement stable à l’échelle européenne. L’étude pointe aussi un boom des “super-investisseurs”, ayant investi dans plus de 10 entreprises : 55 ont été repérés, soit 44 % de plus que l’année précédente.
Le secteur des PharmaTech, poussé par l’essor de l’Intelligence Artificielle en 2023, est lui aussi en plein développement, tant sur le plan des investissements (20 %) que des collaborations et rachats par l’industrie pharmaceutique. On observe des montants dépassant les 100 millions d’euros (Aqemia et Owkin, par exemple).
Si l’on se concentre sur le total au T1 des levées de fonds depuis 2016, on relève une accélération en 2018 mais surtout une explosion en 2022 avec plus de 1 Md € levés au total sur le marché, soit une hausse de plus de 234 % par rapport à 2020 et de plus de 1 078 % par rapport à 2019. Dès 2023, la dynamique s’est stabilisée avec un total des montants levés quasi identiques à 2018. En 2024 on relève un retour à des niveaux similaires à la période (2018-2020).
❗ Le secteur de la health tech était moins mature en 2016 et en 2017, la hausse observée par rapport à ces deux premières années n’est donc pas forcément significative.
Le nombre total du nombre d’opérations reste quant à lui plus ou moins similaire d’une année sur l’autre, excepté là encore en 2021, année durant laquelle 28 opérations ont été réalisées, contre 16 en 2020 et 20 en 2019 et 13 en 2018. En 2024, 18 opérations ont été réalisées, soit un nombre identique à 2023 mais les montants levés s’avèrent en moyenne moins conséquents (autant d’opérations mais montant levés moins importants).

Dans les graphes ci-dessous, le montant de certaines opérations n’a pas été diffusé par les sociétés concernées (notamment en février 2017 : montants non communiqué pour 3 opérations).


• Une activité en baisse par rapport à l’année 2023 (-14%) mais dans la continuité de l’année 2023 : Un équilibre 183,57M€ au T1 2023 versus 158,13 M€ .
• Si l’on observe le nombre d’opérations réalisées, il reste le même, avec 18 opérations réalisées au T1 2023 et 2024 contre 31 et 28 respectivement au T1 2022 et au T1 2021; baisse des montants des tickets.
• Concernant les secteurs les plus attractifs sur le marché, l’IA et les données de santé restent dans le top des tendances, il est à noter que certaines thématiques gagnent du terrain en ce début d’année, comme la femtech et la VR. En résumé, si l’accélération de l’innovation et du numérique en santé s’est présentée comme une conséquence directe de la crise sanitaire, le marché tend désormais à se stabiliser.
La somme totale recueillie au cours des trois premiers mois de l’année s’avère en baisse par rapport aux levées au cours des T1 des trois années précédentes :

Une majorité (plus de 44 %) des entreprises ayant levé des fonds en 2024 ont recueilli des montants entre 5 et 30 M€, avec la plupart des opérations réalisées en early stage. Le ticket moyen est à 8,8 M€ et la plus grosse levée de fonds est réalisée par Aqemia pour un ticket de 30 M€. Ce bilan de 2024 est marqué par l’absence de « méga deals » : aucune levée de fonds ne dépasse les 30 M€.

Comparativement, en 2023, on observe un ticket moyen à 10,20M, aucun megadeal réalisé et 2 start-up ont levé plus de 30M€:
▶️Volta medical, une entreprise de cardiologie développant des solutions logicielles basées sur l’intelligence artificielle (IA) pour guider les rythmologues pendant les procédures d’ablation a levé 36M€ en janvier;
▶️Brigad, 33M€ en mars.
Pour rappel, sur l’année 2022 6 licornes françaises se retrouvaient dans le top 10 des levées de fonds avec 4 méga deals réalisés :
▶️ Doctolib, avec un tour de table de 500 M€ annoncé en février ;
▶️ Dataiku, entreprise franco-américaine (200 M$ / 188 M€ : opération annoncée en décembre) ;
▶️ Alan, assureur santé 100 % numérique (183 M€ : opération annoncée en juin);
▶️ DNA Script, 172 M€ .
Plus de la moitié des entreprises ayant levé des fonds au T1 2023 ont recueilli des montants entre 5 et 30 M€, avec plus de 44 % des opérations réalisées en amorçage. Ce bilan au premier trimestre 2024 est marqué par l’absence de “mega deals” : aucune levée de fonds ne dépasse les 30 M€.
Une nette différence est observée par rapport au bilan au T1 2022, qui était porté par 2 opérations dépassant les 100 M€ : Doctolib (500 M€, série G), et DNA Script (172 M€, série C).
| Start-up | Logo | Montant en M€ | Mois | Thématique & technologie | Investisseurs |
| AKIVI | ![]() |
0,63 | Janvier | Formation, IA | Business angels |
| Alogia | ![]() |
6,5 | Mars | Prevention, silver tech | la Banque des Territoires (Groupe Caisse des Dépôts), GSO Innovation et Crédit Agricole Aquitaine Expansion (fonds régionaux de Crédit Agricole), NACO et AQUITI Gestion |
| Aqemia | ![]() |
30 | Janvier | Machine learning, Gen AI | Eurazeo, Bpifrance, alaia, wendel group |
| Avatar Medical | 5 | Février | Chirurgie, Virtual reality | Plug and play , go capital, acorn pacific venture, genitz, rives croissance | |
| Azmed | ![]() |
15 | Février | Radiologie, IA | Techstars, Teampact Ventures, maison worm |
| Cure51 | ![]() |
15 | Mars | Biologie, oncologie, data | Sofinnova Partners, avec la participation de Hitachi Ventures, Life Extension Ventures, Xavier Niel et Datadog. |
| Diabeloop | ![]() |
15 | Mars | Diabétologie, DM, IA | LBO, Terumo Corporation, Innovacom, CERITD, CEMAG Invest, Kreaxi, Supernova Invest, AGIR A DOM, Crédit Agricole, Odyssée Ventures, UI Investissements, Promontoires |
| Elixir Health | ![]() |
2 | Mars | PMA, IA, deeptech | Business angels, Bpifrance |
| Hawkcell | ![]() |
5 | Mars | Imagerie vétérinaire | Bpifrance, MIG Capital |
| Kinvent | ![]() |
16 | Janvier | Medical device, Big data | Eurazeo, Unifund, Raphael Varane, Sofilaro |
| Klava | ![]() |
1 | Janvier | Dtx, deeptech | Angels Bay Invest |
| Life Plus | ![]() |
3 | Février | SilverTech, objets connectés | Banque des Territoires et Tsinor Venture Studio |
| Nabla | ![]() |
22 | Janvier | IA, plateforme, traitement et analyse de données | Cathay Innovation avec la participation de Zebox Ventures (incubateur de CMA CGM) |
| Omena | ![]() |
0,8 | Janvier | Femtech | 50 Partners Impact |
| RebrAin | ![]() |
3,7 | Mars | Neurochirurgie, traitement | Karista, Naco |
| Sorella | ![]() |
5 | Février | Femtech | Vorwek venture, Blisce |
| Womed | ![]() |
6 | Janvier | Femtech, Medical device | Irdi Soridec Gestion |
Selon un rapport de Pwc datant de février 2024, les conditions de crédit se sont nettement améliorées au début de l’année 2024 par rapport à celles de 2023, année marquée par des prêteurs institutionnels frileux et un marché de la dette au ralenti. Au cours de la dernière décennie, les fonds de dette privée se sont révélés être des acteurs clés sur les marchés de la dette. Ils sont les fournisseurs de capitaux pour soutenir les leveraged buy-outs (LBO) ou achats à effet de levier, les recapitalisations et d’autres types de transactions de capital-investissement, et offrent des solutions de financement plus flexibles et personnalisées. La dette privée joue un rôle de plus en plus important dans le financement des transactions. Par ailleurs, avec un dry powder mondial de 450 milliards de dollars US en fin d’année 2023, la dette privée demeurera capitale dans le soutien du rebond des opérations de M&A en 2024.
Source PWC : Tendances et perspectives 2024 Global M&A Industry Trends
Dans l’ensemble, les fusions-acquisitions mondiales dans le secteur de la santé ont augmenté de 8 % sur une base annuelle pour atteindre 365 milliards de dollars en 2023, ce qui est inférieur à la moyenne des dépenses des cinq années précédentes, qui était de 432 milliards de dollars, selon les calculs du London Stock Exchange Group (LSEG).
Selon l’étude FirePower d’Ernst & Young (EY), 191 Mds ont été investi dans le secteur Life science en fusion et acquisitions au 10 décembre 2023.
Globus Medical et NuVasive ont annoncé un accord définitif pour fusionner le 9 Février 2023. Cette fusion s’est faite sous la forme de l’acquisition de NuVasive par Globus Medical dans une opération entièrement en actions pour une valeur de 3,1 milliards de dollars.(NuVasive 28% de la société combinée,Globus Medical 72%).
Amazon acquiert One Medical pour 3,9 milliards de dollars (3,8 milliards d’euros).
Cette acquisition confirme l’ambition du géant Amazon de se diversifier vers le secteur médical. Amazon a déjà lancé en 2019 un service de télémédecine nommé “Amazon Care”, une plate-forme de livraison de médicaments sur ordonnance, “Amazon Pharmacy” en 2020, et une plateforme de télé-consultation à distance “Amazon Clinic” fin 2022.
Avec sa plateforme qui propose un check-up de santé traditionnel au travail, Kor souhaite inciter les entreprises à s’engager dans une démarche personnalisée de santé préventive à destination des salariés. Selon une étude Ipsos datant de juin 2023, 80 % des salariés “aimeraient se voir proposer des bilans de santé/dépistage des maladies redoutées” par leur employeur.
Cette levée de fonds devrait permettre à Kor de :
“L’enjeu avec la levée de fonds est de développer un protocole robuste, qui va permettre d’orienter chaque personne vers les bons tests et d’accélérer les diagnostics, explique Sophie Agosta, CEO de la start-up. “Une fois que ce protocole est prouvé et que l’impact est démontré, l’objectif est de pouvoir toucher le maximum de médecins.”
Kor a créé une plateforme technologique innovante pour révolutionner l’offre traditionnelle en matière de bilan de santé. Cet outil décrypte les données de manière transversale afin de proposer un parcours médical personnalisé. Et, tout au long de l’année, le salarié a accès à un contenu et des conseils adaptés à sa ses besoins. Le processus global développé par Kor inclut :
Concrètement, l’utilisateur de Kor répond à un questionnaire, qui intègre des algorithmes prédictifs basés sur l’intelligence artificielle (IA), afin d’estimer le risque de maladies comme le diabète, le cancer des poumons ou l’accident vasculaire cérébral (AVC). Par la suite, le salarié peut, s’il le souhaite, échanger avec un médecin de Kor, qui lui prescrit, le cas échéant, les tests et examens de prévention pertinents.

En détectant et en prévenant les problèmes de santé chez leur salariés, Kor promet à ses clients d’”augmenter la productivité” et de “réduire l’absentéisme” de leurs employés pour ainsi “optimiser leur santé et leur performance, au quotidien”. Par ailleurs, l’équipe médicale de Kor “accompagne les équipes RH tout au long de l’année, pour optimiser la santé des employés et accompagner les collaborateurs qui en ont besoin”.
Dans un premier temps, la start-up a décidé de réaliser elle-même les examens, au sein de son centre parisien, au prix de 500 euros par an. Elle souhaite ainsi étendre sa deuxième offre, où le salarié réalisera, où qu’il soit, de manière autonome ses examens, en s’appuyant sur le réseau de santé français, au prix de 200 euros par an.
Au premier trimestre 2024, on retrouve dans le top des thématiques d’innovation les plus attractives :
• la silver tech ;
• la femtech ;
• la robotique ;
• et l’imagerie médicale.
Pour ce qui est des domaines technologiques, ceux dans lesquels il a été le plus investi sont :
• l’IA, toujours en top ;
• le big data ;
• la réalité virtuelle ;
• et les thérapies numériques (DTx).

Au-delà de la structure des transactions, les investissements du premier trimestre s’intéressent particulièrement à des domaines prioritaires de la santé numérique, selon Rock Health, l’IA arrivant naturellement en première position :
• 40 % du financement total du premier trimestre a été consacré à des entreprises exploitant l’IA ;
• 1,1 milliard de dollars répartis pour 45 transactions ;
• en 2022 et 2023, cette partie représentait respectivement 29 et 33 % du financement de la santé numérique
Pour son logiciel de documentation et d’automatisation de la rédaction médicale, Abridge a levé une série C de 150 millions de dollars en février, quatre mois seulement après avoir augmenté sa série B. De son côté, la société de médecine de précision Zephyr AI a annoncé une série A de 111 millions de dollars en mars. D’autres start-ups d’IA en santé ont réalisé des levées au premier trimestre 2024, notamment Ambience Healthcare (70 M$), Codametrix (40 M$), Limbic (14 M$) et Milu Health (5 M$).
L’IA est une étoile filante dans l’environnement actuel de l’investissement, avec de multiples collectes de fonds, partenariats et acquisitions attirant les investisseurs dans le domaine et dynamisant les équipes de startups. Les évolutions des modèles, les déploiements à grande échelle et les nouvelles coalitions nous rappellent que nous construisons l’infrastructure de la santé basés sur l’IA en temps réel.
En 2023, la hausse exponentielle des montants levés ne s’est pas poursuivie : le marché s’est stabilisé avec un total des montants levés quasi identique à 2019 . Comme observé précédemment sur H&TI, le nombre d’opérations étant le même qu’en 2022, les montants levés sont cependant plus faible qu’en 2023 , signe que la somme levée par une même entreprise a en moyenne été moins conséquente en 2024.
L’année 2023 a confirmé la baisse de l’engouement constaté en 2022. L’absence de “méga deals” (supérieurs à 100 M€) en est témoin. En 2022, plus e 1,4 Md€ avait été totalisé par les 10 levées les plus importantes parmi lesquelles 6 ont été réalisées par des licornes.
Les principaux investisseurs sont :
44 % des startups ayant levé des fonds au premier trimestre ont leur siège à Paris ou en Île-de-France. D’autre part, une grande partie des opérations (44,4 %) sont des levées d’amorçage, avec une moyenne de 6 opérations réalisées.

Selon le rapport Rock Health, au premier trimestre 2024, le financement américain de la santé numérique a atteint 2,7 milliards de dollars répartis sur 133 transactions, avec une taille moyenne de transaction de 20,6 millions de dollars.
Les exigences en matière d’innovation technologique pour améliorer les soins de santé sont de plus en plus élevées, ce qui met les entreprises de santé numérique sous pression pour prouver leurs contributions et justifier leur approche lorsqu’elles cherchent à attirer de nouveaux clients, utilisateurs et investisseurs. Dans les marchés privés et publics, le contexte est devenu plus rigoureux et exigeant pour ces entreprises. Les attentes en termes de performances et de solutions sont en hausse, ce qui constitue un catalyseur sain pour la maturation et l’évolution du secteur. Cette pression, bien que nécessaire, transformera les entreprises et les dirigeants en diamants, renforçant ainsi leur résilience et leur capacité à répondre aux défis.


L’agence de notation Moody’s Ratings prévoit que l’IA commencera à avoir un impact positif sur les entreprises du DM au cours des deux prochaines années :
Pour exploiter pleinement le potentiel de l’IA, les grandes entreprises ont un avantage sur les petites, notamment car l’IA nécessite des investissements importants en données et en expertise technique. Cependant, cette technologie devra être adoptée par toutes les entreprises du secteur cherchant à rester compétitives.
Toutefois, la gestion des données et la cybersécurité sont des risques à considérer car l’IA se nourrit de grandes quantités de données sensibles, exposant les entreprises à des fuites de données et/ou de cyberattaques. Des mesures de protection solides seront cruciales pour garantir sécurité et confiance des utilisateurs.
Avec un impact réglementaire sur l’IA encore en développement, la législation varie encore entre les pays et les régions du monde. D’ici 2026, l’IA devrait avoir un impact positif sur les crédits des entreprises produisant des dispositifs médicaux. Selon Moody’s Rating, ces avantages devraient continuer à s’accroître d’ici 2030 avec le perfectionnement et la généralisation de l’IA.
La start up Metyos fondée en 2021 propose une solution basée sur un patch portable capable de mesurer en temps réel des biomarqueurs moléculaires permettant aux patients de réaliser une auto surveillance grâce à une application smartphone. Les patients sont également en lien direct avec leurs médecins via une plateforme de suivi à distance. L’objectif étant de permettre un traitement rapide des situations urgentes tout en assurant un suivi à long terme.
L’entreprise développe une technologie basée sur 2 piliers:

Metyos se propose donc de lutter contre l’IRC qui constitue la troisième cause de décès dans le monde et touche 10 % de la population. La start-up a même déjà vu sa solution récompensée à deux reprises :
Le financement de à 2,3 millions par cette jeune entreprise sera investi dans le développement de sa technologie portable, avec un accent particulier mis sur l’avancement des essais cliniques en vue d’obtenir l’approbation de la FDA.
D’autres starts-up françaises s’illustrent dans la lutte contre les maladies rénales chroniques, nous pouvons notamment citer :