Enjeux de la QVCT dans les établissements de santé
La Qualité de Vie au Travail (QVCT) dans le domaine de la santé englobe les efforts visant à améliorer les conditions de travail des employés tout en renforçant la performance globale des établissements de santé. Ces efforts visent à :
– garantir la sécurité des soins ;
– assurer la qualité des soins ;
– et promouvoir la santé des professionnels.
L’évolution de l’organisation des établissements de santé, notamment l’intégration croissante des outils numériques influence à la fois la structure organisationnelle des établissements et les pratiques médicales elles-mêmes. De plus, certains outils numériques sont spécifiquement conçus pour améliorer la QVCT des professionnels de santé.
L’enjeu pour les établissements de santé est donc :
– évaluer l’impact des outils numériques sur les conditions de travail ;
– comprendre les réactions des professionnels de santé à ces nouveaux outils ;
– appréhender les changements induits dans le domaine de la santé ;
– fournir un accompagnement adéquat à l’ensemble du personnel des établissements de santé.
La qualité des soins menacée
La healthtech lyonnaise PulseLife, qui vise à accompagner les professionnels de santé dans leur quotidien, a publié le 7 avril son baromètre pour la Journée mondiale de la santé : basé sur les réponses de 1012 professionnels de santé (médecins, infirmiers, spécialistes, chirurgiens, aide-soignant, pharmaciens, kinésithérapeutes, ostéopathes…) interrogés en ligne du 22 au 28 mars 2023, ce baromètre identifie les contraintes qui pèsent directement sur les conditions de travail des praticiens et les soins qu’ils prodiguent aux patients. Parmi lesquelles :
- la surcharge de travail ;
- le manque de moyens hospitaliers ;
- la pénurie d’effectif ;
- et l’hyper croissance des connaissance.
La QVCT remise en question :
Les professionnels de santé sont unanimes pour dire que la qualité de soins se détériore en France, et sont en quête de solutions. Ils sont également nombreux à estimer que l’IA peut les aider.
- Pour 72 % des répondants à l’enquête de PulseLife, compte tenu des conditions actuelles de pratique de la médecine, la qualité de soins offerte en 2023 se détériore en France ;
- Les infirmiers, plus pessimistes, sont 81 % à le reconnaître.
Cette détérioration s’explique principalement par :
- la surcharge de travail (78 % des professionnels de santé) ;
- le manque de moyens mis à disposition (46 %) ;
- le moral en berne des soignants (39 %).
L’IA plébiscitée mais une défiance vis-à-vis de ChatGPT
Pour améliorer leur pratique quotidienne, les professionnels de santé considèrent que la clé pour soulager les soulager et répondre à leurs besoins réside sûrement dans l’arrivée de l’intelligence artificielle (IA) dans la santé :
- 81 % des soignants pensent que l’IA peut les aider au quotidien ;
- un chiffre qui monte à 86 % chez les médecins ;
Cependant, un grand scepticisme concernant ChatGPT est enregistré :
- 73 % des répondants ne font pas confiance au modèle développé par OpenAI ;
- une défiance encore plus élevée chez les médecins généralistes (80 %).
Grégoire Pigné, co-fondateur de PulseLife et lui-même médecin en exercice, précise :
“Les enseignements de cette étude appellent à une urgence. L’urgence d’aider nos soignants qui font face à un appauvrissement du secteur, conjugué à une explosion des connaissances médicales qu’il n’est plus possible d’absorber sans aide. D’un côté, les dépenses de santé évoluent plus vite que le PIB et ne seront plus soutenables d’ici 2050. De l’autre, la charge de travail de nos soignants n’est plus extensible. Il est grand temps de tirer parti de la technologie pour les aider, et les patients que nous sommes doivent en être conscients.”
Répercussions des nouvelles technologies sur la QVCT des soignants
Comme toute innovation organisationnelle, le déploiement des outils numériques (à l’image du dossier patient informatisé), nécessite une phase d’acculturation et une phase technique d’appropriation.
Ces outils, qui ont pour objectif de simplifier les processus et de dégager du temps pour les soins, apparaissent comme des leviers d’amélioration de la QVCT des personnels des établissements de santé, parce qu’ils permettent notamment :
- une plus grande traçabilité de l’activité ;
- un accès immédiat à l’information ;
- une amélioration de la qualité de soins ;
- le suivi des indicateurs de qualité.
Dans son rapport datant de 2020, l’Observatoire national de la qualité de vie au travail des professionnels de santé et du médico-social (installé en juillet 2018) s’est penché sur les répercussions des technologies de l’information et de la communication (TIC) sur l’activité des soignants. Il signale que « l’informatisation des processus de soins améliore à première vue la qualité de vie au travail des professionnels de santé ».
Des outils numériques utilisés au quotidien :
Beaucoup d’établissements se sont dotés de matériels connectés pour améliorer la QVCT et la sécurité, qui sont devenus le quotidien des soignants :
- réalité virtuelle pour apaiser le stress ou la douleur ;
- accompagnement à la télé-médecine ;
- IA dans la démarche diagnostique ;
- applications mobiles spécialisées ;
- piluliers informatisés ;
- bracelets anti-fugue pour les personnes démentes ;
- innovations type « oreille augmentée » pour que les aides-soignants de nuit réduisent leurs trajets et aient une surveillance plus efficiente…
Le métier d’aide-soignant devrait bénéficier des nouvelles technologies :
Une étude de la direction interministérielle de la transformation publique, publié en juin 2019, identifie l’automatisation des tâches d’assistance et répétitives (distribution des repas et du matériel médical, nettoyage de surfaces, etc.) pourra dégager du temps pour la relation avec le patient et pour la communication avec l’équipe. Une évolution qui sera de plus en plus facilitée grâce aux données collectées et aux objets connectées, pouvant ainsi éviter les allers-retours au poste de soins.
Les principaux désagréments sont liés aux outils numériques eux-mêmes :
De nombreux soignants se plaignent du fait que le temps consacré aux TIC est mobilisé au détriment despatients. Ceci est dû à :
- des problèmes techniques ;
- la complexité de certains systèmes peu ergonomiques ;
- des contraintes liées aux mesures de sécurisation et au temps consacré à la saisie ;
- un risque non négligeable d’erreur lié aux interruptions de tâches.
L’observatoire conclut :
- que « les acteurs de santé sont insuffisamment formés à l’usage des TIC » ;
- qu’« il en découle un manque d’aisance des professionnels dans la manipulation du numérique » ;
- qu’il existe une « fracture générationnelle » qui peut rendre l’utilisation des systèmes angoissante par crainte de commettre des erreurs.
En effet, les professionnels les plus âgés peuvent avoir des difficultés face aux nouvelles technologies et doivent être formés afin de ne pas créer de rupture avec les jeunes diplômés.
Tout de même, les outils ne sont pas toujours responsables :
Les difficultés rencontrées par les professionnelles résultent d’abord des usages qui sont faits des nouvelles technologies et des choix organisationnels de la structure :
- les acteurs de santé sont souvent insuffisamment formés à l’usage des NTIC ;
- la frontière entre vie privée et vie professionnelle est de plus en plus floue (phénomène du blurring) :
le droit à la déconnexion est prévu par la loi travail du 8 août 2016 ;
- la télémédecine est à priori un facteur protecteur de la QVCT mais n’est pas sans impact sur la manière de travailler du soignant (efforts de réflexion, de recul sur ses pratiques, d’adaptation et d’évolution de la vision de son exercice), pouvant également être sources de stress.
- le télétravail a des avantages indéniables pour les professionnels mais est peu pratiqué par les soignants, alors que les outils numériques peuvent pallier ces risques.
Des pistes d’amélioration pour de meilleures conditions
Pour protéger les personnels et leur assurer de bonnes conditions de travail, l’Observatoire émet plusieurs recommandations :
- « lors des journées d’accueil des nouveaux arrivants, un temps devrait être consacré à la présentation des différents logiciels et outils avec lesquels travaillent la structure » ;
- les établissements devraient se doter d’une charte sur l’usage du numérique pour favoriser les bonnes pratiques ;
- les changements induits par l’arrivée de l’IA dans les secteurs sanitaire et médicosocial, nécessitent un accompagnement des professionnels de santé afin de prévenir un éventuel conflit éthique, nuisible à la QVCT.
Panorama dispositifs innovants de la QVCT
L’observatoire national de la qualité de vie au travail des professionnels de santé et du médico-social a recensé plusieurs initiatives et expériences en France comme étant des pratiques innovantes au service de la QVCT des professionnels de santé, « à valoriser, modéliser, voire reproduire » :
Le groupement de coopération sanitaire (GCS) SARA : un outil numérique au service de la coordination des soins
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Description |
La plateforme propose un hébergement sécurisé pour les téléconsultations et télé-expertises, ainsi qu’un accompagnement pour les professionnels de santé souhaitant utiliser la télémédecine. Les projets et applications de e-santé de la région sont également accessibles via le même portail. |
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PAACO GLOBULE et la plate-forme territoriale d’appui en Nouvelle-Aquitaine : un partage d’outils pour une meilleure coordination des soins
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Description |
PAACO est l’outil régional de coordination et de communication en santé porté par l’ARS de Nouvelle Aquitaine et déployé par le GIP ESEA NA. Cet outil est un journal de bord du patient permettant le partage d’informations autour du patient avec des PDS. Son utilisation est en lien avec une plate-forme territoriale d’appui, qui coordonne les soins en ville du patient pour une amélioration de l’efficience des prises en charge et un soutien aux professionnels de santé, sociaux et médico-sociaux, afin d’éviter des hospitalisations inutiles et des ruptures du parcours de soins. |
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Le Projet Mood Up ARA : la télémédecine pour l’amélioration de la QVT des soignants libéraux
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Description |
A travers ce projet, les PDS pourront prendre rendez-vous avec des psychiatres. Les PDS peuvent identifier les facteurs de risque et les risques psycho-sociaux liés à leur travail, réfléchir à des aménagements pour préserver leur bien-être et leur qualité de vie au travail grâce à cet outil qui leur permet de prendre des rendez-vous beaucoup plus facilement et d’obtenir un gain de temps sur les déplacements considérables. |
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L’institut Analgésia et son dispositif de réalité virtuelle dans la prise en charge et la prévention de la douleur et du stress chez les professionnels.
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Description |
Le programme E-DOL RV, en partenariat avec l’institut Analgésia, utilise un casque de réalité virtuelle initialement pour traiter la douleur aiguë. Ce dispositif pourrait être utilisé pour soulager la douleur chronique chez les professionnels de santé également. Plusieurs sessions de réalité virtuelle sont en cours de développement pour une meilleure adaptation aux différentes situations de douleur. Le CHU de Clermont-Ferrand envisage de proposer ce dispositif aux professionnels de son site de gérontologie à l’Hôpital Louise Michel. L’objectif est de mesurer l’impact des séances de RV à l’issue de la phase d’expérimentation qui devra débuter début 2020 pour une durée de 12 à 24 mois. |
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La prévention du risque psychosocial chez les professionnels par l’utilisation d’une solution informatique en ligne.
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Description |
Cette solution fournit un baromètre de la qualité de vie au travail pour les directions et des conseils personnalisés pour les utilisateurs. Les professionnels répondent anonymement à un questionnaire en ligne, puis des indicateurs tels que la satisfaction au travail, le stress ou le moral sont suivis. Le CHU de Clermont-Ferrand a expérimenté cet outil début 2020 dans deux secteurs différents (un secteur d’hospitalisation et un secteur administratif). L’application a été considérée comme pertinente en raison de sa facilité d’utilisation et de la possibilité de suivre rapidement les indicateurs de bien-être. |
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Diffusion de la culture sport-santé au CHU de Toulouse
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Description |
Remise en forme sur la base du volontariat grâce à une plateforme numérique dédiée, coaching sur site pour la prévention des TMS, formation de référents internes : le dispositif est pensé pour être le plus complet possible. À Toulouse, cette initiative se matérialise par un partenariat avec Fiters, visant à encourager une culture sport-santé au sein du CHU. Ce programme complet vise à favoriser la remise en forme, prévenir les blessures et renforcer la cohésion d’équipe. |
Exemples d’innovation dans le secteur privé
Elsan exploite la solution d’Ayming pour mesurer les accidents de travail et mieux les prévenir :
Depuis 2021, l’équipe d’Olivier Delpech, directeur QVT/Santé/Sécurité du groupe d’hôpitaux privés Elsan, déploie Acciline +, une plateforme de santé et sécurité au travail développée par la société Ayming. Cette solution permet d’avoir une vision claire de la situation, de l’analyser et de ce fait de pouvoir agir de manière pertinente. L’outil permet d’aider les établissements Elsan dans le management des risques professionnels de l’ensemble de leurs salariés. Il s’agit de l’un des éléments concourant à définir et à mettre en œuvre une politique concrète de prévention des risques.
Une centralisation de toutes les données sur un même outil :
La plateforme Acciline + permet de centraliser tous les documents relatifs au management de la politique de prévention des risques professionnels et santé au travail, mais aussi d’analyser les accidents de travail, de trajet et les maladies professionnelles.
Un outil numérique utile à condition qu’il soit accompagné d’une formation et d’une acculturation des équipes :
La sécurité au travail est un enjeu majeur dans les établissements de santé, et particulièrement dans un contexte de pénurie du personnel soignant. Un ordre de grandeur : on peut estimer, qu’en moyenne, on compte 4 fois plus d’accidents de travail dans le monde de la santé que dans d’autres secteurs, notamment dans l’industrie, et « ce sans que l’ensemble des acteurs ne soient tous conscients qu’il s’agit d’un vrai sujet », souligne Olivier Delpech. Avant l’utilisation de la solution Acciline +, Elsan n’avait pas de vision structurée de la situation (nombre de jours d’arrêt sur une année, cause de ces jours d’arrêt, métiers touchés, ancienneté des salariés accidentés…). Avoir une vision claire et précise de la situation dans son ensemble et pour chaque établissement grâce aux données remontées sur la plateforme était un point de départ nécessaire pour le déploiement d’une réelle stratégie de sécurité au travail. Résultats : « En 2022, on est passé de 70 000 à 60 000 arrêts de travail cumulés par rapport à 2021, soit 10 000 jours d’arrêt de moins, rapporte-t-il. Ce chiffre est loin d’être idéal… mais le progrès est bien réel. » Un outil nécessaire, donc, mais qui n’est pas une solution en soi, explique Olivier Delpech. « Avoir des données c’est bien mais il faut les comprendre et savoir les exploiter efficacement pour en tirer des plans d’action concrets et pertinents, puis lorsque des équipements sont préconisés, apprendre aux salariés à se servir correctement de ceux-ci et regarder comment on peut accélérer le déploiement de ces équipements à large échelle sur l’ensemble du groupe. » La présence terrain auprès de chaque site est fondamentale, notamment pour les accompagner dans l’utilisation de l’outil Acciline+ et dans la sensibilisation aux enjeux de la sécurité au travail. Pour garantir une boucle de progrès continu, cet accompagnement est poursuivi chaque année, pour s’assurer de la bonne utilisation et de la bonne compréhension de l’outil et former les nouveaux arrivants.
L’année 2021 a été la phase de déploiement de la solution, 2022 la phase d’actions, avec une analyse de la réalité du sujet sur le terrain et le partage de premières lignes guide, qui seront les mêmes sur plusieurs années. « Un point essentiel, surtout quand le milieu n’est pas acculturé à ces sujets », souligne Olivier Delpech. L’enjeu central est en effet de parvenir à changer progressivement les mentalités et à créer une vraie culture de la sécurité au travail au sein du groupe, y compris avec les partenaires sociaux. Exemple d’actions concrètes menées parmi d’autres : le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) a été revu et mis à jour afin d’en faire un outil le plus opérationnel possible pour tous les acteurs qui l’utilisent.
Programme Proxim’Elsan : un outil de management innovant
Elsan a fait le choix de déployer une stratégie QVT/Santé/Sécurité agile, au plus proche du terrain. L’idée est de partir des besoins du terrain et non d’imposer une politique descendante : « L’ADN d’Elsan est de déployer une politique proactive et non subie », synthétise Dorothée Moisy, directrice innovation du groupe. C’est dans cet esprit qu’a été créé il y a un peu plus de 3 ans le programme Proxim’Elsan, une solution concrète adaptée aux professionnels « qui permet aux salariés de chaque service et au Comité de direction du site où il est déployé, d’identifier, de hiérarchiser et de traiter les sujets qui les concernent sur 3 axes : sécurité/ergonomie, attention aux patients et irritants du quotidien ». L’objectif est de former et d’accompagner les salariés des établissements (soignants et administratifs) pour leur apprendre à identifier les problèmes et les aider à les régler ensemble. La direction QVT/Santé/Sécurité accompagne les services pendant plusieurs semaines jusqu’à ce qu’ils soient autonomes.
Prévention du harcèlement : un pilier de la politique de santé et sécurité chez Ramsay santé
La prévention du harcèlement moral, sexuel et des agissements sexistes occupe une place centrale dans la politique de santé et sécurité du groupe Ramsay santé. Grâce à un dispositif de recueil d’alertes via un numéro vert et une plateforme de signalement, les employés ont la possibilité de signaler tout comportement inapproprié. Les managers et référents sont spécifiquement formés pour accompagner les victimes et témoins, tandis que des modules de formation sont accessibles à tous pour mieux identifier et réagir face à ces situations. Les coordinateurs prévention, santé et sécurité des pôles analysent régulièrement les indicateurs d’accidents du travail et de maladies professionnelles, afin de mettre en place des actions préventives adaptées. Conscients des impacts du travail de nuit sur la santé, des formations spécifiques et des actions de sensibilisation sont proposées aux travailleurs nocturnes, soulignant l’engagement du groupe envers le bien-être de ses employés.
Panorama des dispositifs numérique QVCT et santé au travail au sein des établissements de santé
