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  • France 2030 : troisième vague de l’AAP « Tiers-lieux d’expérimentation » en santé (14/06)

    Un budget de 63 M€ sur 4 ans

    Après le succès des deux premières vagues de l’AAP “Tiers-lieux d’expérimentation” en santé qui se sont tenue en 2022 et en 2023 et qui ont permis de financer 25 tiers-lieux : le Gouvernement a annoncé le lancement de la troisième vague de cet AAP, opéré par la Banque des territoires (Caisse des dépôts) pour le compte de l’État.

    Cette succession de vague d’AAP a pour but de “répondre au manque de terrains d’expérimentation pour la filière du numérique en santé” pour “favoriser l’émergence de solutions innovantes, appuyées sur des approches scientifiques pluridisciplinaires et des modèles médico-économiques ambitieux, pour conquérir le marché de la santé numérique en pleine croissance au niveau mondial”.

    Cet AAP est ouvert à toutes les structures de santé, ainsi qu’aux acteurs de l’innovation en France qui souhaitent faire de leur structure, un tiers-lieux d’expérimentation qui aura pour but d’évaluer les expérimentations en santé et contribuer à leur accès au marché. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du plan France 2030 et du programme d’investissements d’avenir (PIA). Il s’agit d’une action de la stratégie d’accélération « Santé numérique » à destination des organisations de soins : cet AAP national est doté d’un budget de 63 millions d’euros sur 4 ans.

    👉 Tous les détails concernant la candidature sont accessibles via ce lien, qui contient le dossier de candidature, ainsi que le cahier des charges. Le dépôt de candidatures pour cette 3e vague doit être effectué avant le 14 juin 2024 à minuit.

    Un objectif de 100 expérimentations d’ici 2027

    Le financement des tiers-lieux a pour objectif :
    • d’associer les professionnels et personnes concernées dans la co-conception des solutions ;
    • de tester l’usage de nouveaux services numériques en santé en vie réelle et bénéficier du retour d’expérience des utilisateurs (impact, acceptabilité, ergonomie, etc.) ;
    • de mesurer les bénéfices médico-économiques des solutions testées ;
    • d’accompagner le déploiement et l’accès au marché des solutions ayant fait la preuve de leur impact ;
    • de mener des études de besoins des usagers ;
    • de créer un maillage pérenne de structures d’expérimentations (appelés « tiers-lieux ») dans le secteur de la santé.

    Alors que les deux premières vagues ont financé 25 tiers-lieux, cette troisième vague a pour objectif d’en sélectionner jusqu’à 10 de plus. Porter le nombre de tiers-lieux d’expérimentation en santé à plus de 30 a pour objectif de mener une centaine d’expérimentations d’ici 2027.

    Comme pour les 10 lauréats sélectionnés l’année dernière, les 15 tiers-lieux qui seront choisis à l’issue de cette deuxième vague auront accès à 2 enveloppes financières :
    • une enveloppe dédiée à l’animation du tiers-lieu d’expérimentation ;
    • une enveloppe spécifique leur permettant de co-financer l’expérimentation de solutions numériques.

    Précisions sur les caractéristiques des tiers-lieux :

    Un programme de tiers-lieu devra permettre :

    • d’identifier les besoins des personnes impliquées (usagers, patients, aidants, médecins, soignants, professionnels médico-sociaux, administratifs etc.) ;
    • d’aller à la rencontre et de sélectionner des porteurs des solutions numériques nouvelles à tester ;
    • d’aider au recrutement de la population cible pour les projets d’expérimentation et l’evaluation des solutions (en lien avec un réseau de partenaires) ;
    • de favoriser la co-construction avec les professionnels et les usagers. Professionnels et usagers sont vu au sens large ici (professionnels de soin, agents administratifs, experts, patients, bénéficiaires, aidants, etc.) ;
    • de déployer des expérimentations sur différents terrains ;
    • d’évaluer les résultats des expérimentations ;
    • d’apporter une aide méthodologique aux projets d’expérimentations (création de protocole, traitement des données, etc.) ;
    • d’accompagner, lorsque nécessaire, le passage d’un projet devant un comité d’éthique (tel que les Comité de protection des personnes) et l’autorité compétente (ARS, CNIL, ANSM, HAS, …) ;- De valoriser et partager en toute transparence les résultats des expérimentations (communication, publication scientifique…) ;
    • de participer à la diffusion des résultats (définition des besoins usagers y compris), à la publication dans des revues scientifiques et revues adaptées, une visibilité aux projets évalués.

     

    Critères d’éligibilité à l’AAP :

    Pour être éligible, un candidat doit remplir l’ensemble des conditions suivantes :

    • avoir déposé un dossier complet avant le 31 mai 2023. Les candidats ont l’obligation de respecter les exigences du modèle de dossier de candidature fourni dont les indications sont d’une importance équivalente aux critères indiqués dans le présent cahier des charges ;
    • être porté par une entité éligible décrite dans le présent cahier des charges au paragraphe 2.b, ou par un consortium dont le chef de file est une entité éligible.

     

    Critères de sélection :

    • clarté du programme du tiers-lieu candidat et de sa présentation, en adéquation avec l’ensemble des éléments décrits dans le présent cahier des charges ;
    • ambition du programme par rapport aux objectifs du présent cahier des charges et de la feuille de route du numérique en santé ;
    • adéquation de la démarche d’expérimentation avec le projet d’établissement du candidat ou chef de file ;
    • rigueur, méthode et doctrine explicite de la sélection des projets d’expérimentations présentés dès la candidature, son adéquation avec le projet stratégique de ou des organisations ;
    • objectifs et retombées des premiers projets d’expérimentation identifiés dans le dossier de candidature et notamment leur caractère réplicable et innovant ;
    • qualité du consortium le cas échéant et capacité à embarquer des acteurs du territoire et entités de toutes tailles ;
    • capacité des partenaires à mettre en œuvre le projet notamment solidité de la gouvernance du projet. Le candidat devra apporter les garanties sur sa capacité organisationnelle, humaine, financière et matérielle à mener le programme de tiers-lieu dans son intégralité ;
    • existence d’un calendrier détaillé et crédible, comportant des échéances intermédiaires assorties d’objectifs, pour la mise en œuvre du programme de tiers-lieu ;
    • qualité de la présentation d’un modèle économique viable, du plan de financement du programme de tiers-lieu et la cohérence de la répartition des dépenses par rapport aux objectifs ;
    • qualité de la méthodologie d’étude des besoins usagers ;
    • qualité de la méthodologie d’évaluation des projets d’expérimentation ;
    • qualité de l’accompagnement règlementaire proposé aux projets d’expérimentation ;
    • engagement du programme de tiers-lieu à expérimenter des solutions développées en interne et des solutions provenant de partenaires externes au consortium ;
    • prise en compte de critères éthiques et du respect des données personnelles (notamment via le RGPD) dans la sélection des projets d’expérimentation ;
    • prise en compte de la conformité à des projets d’expérimentation à la doctrine du numérique en santé telle que définie en annexe 2 ;
    • engager une démarche de développement durable dans la gestion de son programme de tiers-lieu et dans la sélection des projets d’expérimentation.

     

    « Le candidat qui porte d’ores et déjà une démarche d’innovation ouverte au sein de sa structure valorisera l’expérience acquise et les objectifs de sa candidature au programme PIA : tiers-lieu d’expérimentation », est-il précisé dans le cahier des charges.

    Les projets d’expérimentation proposés par les programmes de tiers-lieux doivent répondre aux critères suivants :

    • les solutions seront des solutions numériques ou des dispositifs hybrides avec une composante numérique au centre de la proposition de valeur ;
    • avoir un TRL (Technology Readiness Level) entre 4 et 7 ;
    • répondre à l’un des 2 axes du présent appel à projet (paragraphe 2.a).

    Le repositionnement autour de nouveaux usages de solutions existantes est autorisé.

     

  • Grands prix check up santé BFM Business : Klinéo, Presage et Synapse parmi les 8 lauréats

    8 catégories de prix

    Chacun des huit lauréats qui ont été primés dans le cadre des “Grands prix check up santé” porte un projet dans un domaine spécifique du secteur : de la biologie médicale à la e-santé, en passant notamment par la silver économie, les dispositifs médicaux (DM). Les catégories désignées sont :

    • initiative santé ;
    • projet e-santé ;
    • biologie médicale ;
    • action Silver économie ;
    • dispositif médical ;
    • start up santé ;
    • avancée thérapeutique ;
    • et personnalité de l’année.

     

    Les 8 lauréats et leurs projets

    📌 Prix “Projet E-santé de l’année” : Klinéo

    La solution Klineo s’appuie sur une équipe fondatrice pluridisciplinaire composée d’un oncologue médical de l’Institut Gustave Roussy et de deux ingénieurs polytechniciens. Klineo souhaite mettre au service des patients les progrès technologiques afin d’accélérer l’inclusion des patients dans les essais cliniques, avec pour but de favoriser le développement clinique de nouvelles thérapies et de réduire les disparités d’accès aux nouveaux traitements pour tous les patients, qu’ils soient suivis dans un centre expert ou non.

    📌 Prix “Silver économie de l’année” : Presage

    Présage Care est le 1er Dispositif Médical basé sur l’IA qui prédit les passages en urgence avec 7 à 14 jours d’avance et renforce les relations aidants-aidé. Marqué CE. , Présage Care est également un système e-santé (hébergeur de données de santé ISO 27001), interopérable avec les logiciels e-Parcours (Terr-eSanté en Ile-deFrance), qui permet de recueillir l’Identifiant National de Santé (INS), autorise un usage avec les cartes CPS / eCPS pour les professionnels de santé tout en facilitant les échanges d’informations importantes directement via la MSS.

    📌 Prix “Avancée thérapeutique de l’année” : Synapse Medecine

    Alliant expertise en pharmacologie et en datascience, les équipes de Synapse Medicine ont développé une base de connaissance globale sur le médicament, en constante évolution. Cette base de connaissance constitue le socle technologique fondamental pour le développement d’une suite de composants d’aide à la décision, s’appuyant notamment sur les dernières avancées en IA. Celles-ci sont directement intégrables dans les logiciels métiers, permettant aux médecins de mieux prescrire, aux pharmaciens de mieux dispenser et aux patients de mieux utiliser les médicaments.

    📌 Prix “Dispositif médical de l’année” : Archeon Medical

    Archeon Medical développe à ce jour son concept innovant de monitoring de la ventilation manuelle à travers une nouvelle génération de moniteurs qui permettra de garantir une ventilation protectrice et efficace chez les patients. EOlife est le premier dispositif de monitoring de la ventilation manuelle qui mesure les paramètres ventilatoires et donne au secouriste un retour en temps réel sur la qualité de la ventilation prodiguée au patient.

    📌 Prix “Start up de l’année” : Artha France

    Artha France développe un dispositif offrant une autonomie aux personnes déficientes visuelles, leur donnant les moyens de développer une perception tout à fait nouvelle de leur environnement. Il s’agit d’une mini-caméra, clipsable sur des lunettes, qui envoie l’environnement 3D de la personne en langage haptique. Elle est connectée à une ceinture lombaire qui reproduit tactilement ces images dans le dos grâce à une intelligence artificielle intégrée.

    📌 Prix “Personnalité santé de l’année” : Florent Chapel et Samuel Le Bihan, pour l’association Autisme Info Services

    Engagés pour accompagner les personnes atteintes d’autisme et leurs aidants, Florent Chapel et Samuel Le Bihan ont créé en 2019 Autisme Info Service, le premier dispositif gratuit et national, d’écoute et d’information par téléphone et par courriel permettant d’aider et d’orienter les personnes autistes, leur entourage et les professionnels intervenant à leurs côtés, sur les interrogations relatives à ce handicap.

    📌 Prix “Meilleure initiative santé de l’année” : Imagine for Margo

    L’association Imagine for Margo a 4 missions fondamentales : financer la recherche en oncologie pédiatrique au niveau français et européen, fédérer et mobilier tous les acteurs impliqués, sensibiliser le grand public aux cancers de l’enfant et financer des actions de bien-être pour les enfants et leur famille. Toutes les actions sont financées par de nombreux évènements, dont les courses Enfants sans Cancer, qui cette année, sont parrainées par le ministère des Sports dans le cadre de la grande cause nationale.

    📌 Prix “Biologie Médicale” : Alcediag

    ALCEDIAG a développé une plateforme translationnelle unique alliant la biologie moléculaire, l’intelligence artificielle et les neurosciences pour découvrir, valider et appliquer en clinique des biomarqueurs propriétaires basés sur l’édition d’ARN et analysés grâce à l’IA. Objectif : améliorer la prise en charge des troubles de santé mentale, grâce à des solutions de diagnostic sanguin fiables et rapides.

     

  • Prévention : un serious game financé par la DGS pour éviter les accidents domestiques de la petite enfance

    Un enjeu de santé publique

    En France, les AcVC représentent 20% des décès totaux chez les enfants de 1 à 4 ans. Il s’agit de la première cause de décès dans cette tranche d’âge. Selon Santé publique France, environ 3 millions d’enfants de moins de 15 ans – dont un quart âgés de 1 à 3 ans – ont recours aux urgences pour un AcVC.

    Au même titre que les accidents de la circulation ou les accidents du travail, les AcVC font partie des “traumatismes non intentionnels”. Ils regroupent 3 types d’accidents :

    • les accidents domestiques ;
    • les accidents de sports et de loisirs ;
    • et les accidents scolaires.

     

    Le foyer familial, lieu privilégié des AcVC :

    La grande fréquence des AcVC chez les jeunes enfants s’expliquent par les différentes étapes de leur développement psychomoteur. Cela fait de l’habitat le lieu privilégié de survenue de ces accidents, dont les plus fréquents sont les chutes de tables à manger, canapés, lits ou escaliers.

    Pour promouvoir la prévention de ces accidents, les actions de santé publique auprès des parents doivent mettre l’accent notamment sur les risques de chutes, de noyades, de suffocations et d’intoxications.

    Outiller les parents avec les bons réflexes

    Ayant pour objectif d’apprendre aux parents et toute personne responsable d’enfants de moins de 5 ans à sécuriser la maison, ce dispositif préventif “est un jeu sérieux numérique immersif, interactif et scientifiquement éprouvé”. En autonomie, ou avec l’accompagnement d’un professionnel, de la petite enfance ou de la santé du parcours périnatal, les futurs et nouveaux parents peuvent ainsi bénéficier d’un renforcement de “leurs compétences en prévention des risques d’accidents domestiques” de l’enfant de moins de cinq ans.

    Soutenu par la DGS, ce jeu a été développé par le Cesim Santé (centre de simulation en santé), une une structure innovante d’enseignement et de recherche née d’une collaboration entre l’Université de Bretagne Occidentale et le CHU de Brest.

    Un outil ludique et pédagogique

    Disponible sur ordinateurs, tablettes et smartphones, “Zéro accident” est accessible en ligne ainsi que via l’application du ministère de la Santé “1000 premiers jours”. En 3 parties de jeu complémentaires et 2 options de parcours, le joueur :

    • découvre 4 types de risques d’accidents domestiques fréquents ou potentiellement graves ;
    • teste ensuite ses pratiques ;
    • et agit enfin pour sécuriser l’environnement du petit enfant en activant des changements, en remplissant des missions et en répondant à des quiz.
    Serious game Zéro accident, un jeu d'enfant - @ Cesim Santé - DGS
    Serious game Zéro accident, un jeu d’enfant – @ Cesim Santé – DGS

    Le numérique, un outil préventif efficace

    “Zéro accident : un jeu d’enfant” a été conçu en s’appuyant les recommandations du rapport de mission ministérielle de 2020 sur la prévention des accidents de la vie courante en France. Ce rapport souligne que l’efficacité des supports numériques, dont les serious games, pour les “changements comportementaux ciblés par les messages de prévention est démontrée”.

    Le développement du projet du Cesim Santé a été supervisé par un comité de pilotage, comprenant des représentants d’administrations centrales. Un Comité scientifique, réunissant des experts de la santé (sages- femmes, médecin urgentiste pédiatrique et infirmière de puériculture), de la communication digitale, et du développement numérique, a apporté son expertise.

    Pour accompagner les parents dans leur parcours de préparation à la naissance et à la parentalité, ce serious game peut aussi être mis à la disposition des sages-femmes et d’autres professionnels de la petite enfance et de la santé.

     

  • DMN : comment prendre en compte les spécificités des solutions dans leur évaluation ?

    Harmoniser l’évaluation des DMN et sécuriser les données

    L’apparition des DMN au début des années 2000 a transformé les soins en apportant des changements majeurs, comme la collecte en temps réel d’une quantité importante de données sur la santé des patients. Cela a notamment permis d’améliorer l’organisation des soins et la prise de décision médicale. Pour garantir leur sécurité et leur fonctionnement, les DMN nécessitent des évaluations et des réglementation spécifiques.

    C’est dans ce sens que les experts réunis autour de la table ronde des ADG ont exploré les enjeux de l’évaluation en France et en Europe. Parmi leurs conclusions principales :

    • la nécessité d’une évaluation cohérente, pragmatique et proportionnée ;
    • l’importance de la sécurité des données et de l’interopérabilité (les DMN doivent garantir la sécurité des données sensibles des patients en s’intégrant aux systèmes de santé existants) ;
    • le besoin d’adapter le processus d’évaluation à l’évolution rapide des technologies des DMN ;
    • et l’importance de la mise en place d’une collaboration entre les différentes parties prenantes (universitaires et hospitaliers, institutions publiques, organismes de réglementation et industrie de santé) pour développer un cadre d’évaluation efficace.

     

    10 recommandations concrètes 

    La table ronde des ADG 2023 était composée de 14 participants venus de divers horizons : milieux académique et hospitalier, secteur institutionnel et affilié, et secteur industriel. Ce groupe de travail s’est concentré sur l’évaluation des DMN, en excluant les solutions non-DM, en incluant toutes les catégories de DMN (thérapeutiques, de télésurveillance, professionnelles).

    Une évaluation en 3 axes :

    L’évaluation des DMN a été structurée autour de trois axes clés :

    • l’évaluation clinique dans le processus d’obtention du marquage CE, visant à assurer la sécurité, la performance et l’efficacité des DMN conformément aux exigences réglementaires ;
    • l’évaluation économique pour évaluer les coûts et les avantages des DMN ;
    • et l’évaluation des aspects éthiques, sociaux et juridiques liés à l’utilisation des DMN.

     

    Préparer la feuille de route de l’évaluation des DMN :

    Les 10 recommandations proposées ont pour ambition d’être les piliers d’une feuille de route pour mieux évaluer les DMN en Europe et s’assurer de leur bonne intégration dans les systèmes de santé. Les 10 recommandations concrètes proposées par le groupe de travail sont les suivantes :

    • développer un guide d’évaluation spécifique aux DMN ;
    • clarifier les exigences en matière de marquage CE pour les DMN ;
    • accroître les exigences en matière de sécurité des données et de cybersécurité pour les DMN ;
    • assurer l’interopérabilité des DMN en adoptant des normes et des formats de données standardisés ;
    • proposer des méthodes d’évaluation adaptées aux différents types de DMN ;
    • impliquer les patients et les professionnels de santé dans le processus d’évaluation ;
    • renforcer les capacités de recherche et d’évaluation dans le domaine des DMN ;
    • favoriser le partage des données et des meilleures pratiques entre les pays européens ;
    • disposer d’une plateforme d’information centralisée sur les DMN ;
    • et, enfin, organiser des formations et des ateliers pour les professionnels de santé sur les DMN.

     

     

    * Evaluation of digital medical devices: How to take into account the specificities of these solutions?

    Anouk Trancart, Valery-Pierre Riche, Antoine Disset, Dorothée Camus, Anne Josseran, Pascal Bécache, Cécile Charle-Maachi, Laure De Place, Arthur Denninger, Jérôme Fabiano, Charlotte Gourio, Vincent Vercamer

    Therapies, Volume 79, Issue 1, 2024, Pages 137-150,
    ISSN 0040-5957, https://doi.org/10.1016/j.therap.2024.01.001.

     

  • Doctrine du numérique en santé : interopérabilité et usage comme fers de lance pour l’année 2024

    Un accent mit sur les travaux d’interopérabilité et d’éthique

    Comme chaque année depuis 2020, la publication de la doctrine du numérique en santé par l’Agence du numérique en santé et le ministère du Travail, de la Santé et des Solidarités doit permettre de faire un état des lieux des évolutions du socle de sécurité, d’interopérabilité et d’éthique du numérique en santé en France, mais aussi être appliquée par tous les acteurs du secteur. Le 26 avril 2023, la 5eme version de cette doctrine a été présentée.

    Alors qu’en 2023, d’importants travaux ont été entrepris dans les domaines de l’interopérabilité (notamment les nouveaux volets CI-SIS et SNOMED International) et de l’éthique (télésanté, Éco-score), l’ANS et le ministère indique dans la docrtine que ces efforts devront se poursuivre en 2024. Parallèlement, la sécurité revêt une importance toute particulière cette année avec le lancement du programme CaRE, dédié à l’accompagnement des établissements de santé face au risque cyber. Ce programme inclut le domaine HospiConnect, qui vise à sécuriser l’identification électronique des professionnels de santé. La révision des référentiels d’hébergeurs de données de santé (HDS) est également à noter.

    Gouvernance partagée et régulation du numérique en santé

    Capitalisant sur la logique de co-construction développée ces dernières années avec l’ensemble des acteurs de l’écosystème, une gouvernance partagée se met en place pour couvrir les travaux de régulation du numérique en santé. Cette approche repose sur des référentiels thématiques (par exemple, l’identification électronique, l’accès au DMP) qui s’assemblent et s’adaptent aux enjeux spécifiques de chaque secteur ou type de services (ville, hôpital, dispositifs médicaux numériques, solutions de téléconsultation).

    Dès cette année, les référentiels sectoriels des systèmes d’information de téléconsultation et des dispositifs médicaux numériques (DMN) donnent lieu à la délivrance de certificats de conformité, obligatoires pour prétendre à des financements ou des prises en charge par la puissance publique. Par ailleurs, de nombreuses évolutions ont été mises en œuvre au niveau des services socles du numérique en santé. Concernant l’INS, un nouveau référentiel thématique sera publié prochainement, intégrant les nouvelles modalités facilitant la qualification de l’INS (par exemple, l’arrivée de l’appli carte Vitale).

    La section de la Doctrine relative à Pro Santé Connect présente de nombreuses nouveautés attendues au sein de l’écosystème. Parmi celles-ci figurent les nouveaux dispositifs d’identification, la nouvelle carte CPS, ainsi que la mise en place d’un espace de confiance. Ces avancées visent à renforcer la sécurité et la fiabilité de l’identification électronique des professionnels de santé.

    Une interopérabilité qui passe par l’usage des solutions du Ségur

    Pour faire évoluer le numérique en santé en France, la doctrine explique que cela doit passer par l’usage de solutions. Les logiciels issus de la vague 1 du programme Ségur numérique sont utilisés par les professionnels de santé, ce qui permet une augmentation régulière des documents de santé accessibles dans Mon espace santé. Mais pour aller plus loin, il faut qu’il y ait une résolution des freins à l’usage des logiciels référencés Vague 1 du Ségur numérique, ainsi qu’une accélération du déploiement la Vague 2, en mettant l’accent sur la sécurité des logiciels (PGSSI-S) et la consultation du DMP par les professionnels.

    Pour ce faire, le programme Sentinelle a été déployé en janvier 2023 pour identifier et résoudre une à une toutes les difficultés identifiées sur le terrain aux nouveaux usages numériques, notamment autour du partage des documents de santé. Cette 5e version de la doctrine du numérique en santé commande d’accélérer ce programme pour que les usages soient adoptés du plus grand nombre.

    Le programme SASN pour favoriser l’usage et la confiance des praticiens et des patients

    Le financement de consortium piloté par les universités pour former les professionnels au numérique en santé, le lancement de tiers lieux d’expérimentation dans les organisations de soins ou médico-sociales pour favoriser la co-conception, et le dispositif de prise en charge anticipée des dispositifs médicaux numériques (PECAN) lancé en 2023, pour un accès plus rapide aux innovations numériques pour les patients, constituent des exemples d’actions du programme Stratégie d’accélération « Santé numérique » (SASN) qui viennent favoriser la confiance et l’usage par les patients et les professionnels des services numériques en santé.

    Répartition des 122 lauréats des 11 appels à manifestation d’intérêt (AMI) et des appels à projets (AAP) lancés dans le cadre du programme SASN
    Répartition des 122 lauréats des 11 appels à manifestation d’intérêt (AMI) et des appels à projets (AAP) lancés dans le cadre du programme SASN

    Le secteur médico-social n’a pas non plus été oublié de la doctrine du numérique en santé puisque des travaux d’urbanisation sectorielle ont été conduits en co-construction avec l’ensemble des acteurs du secteur. Une première version du cadre d’urbanisation sectorielle du médico-social a été publiée. Elle précise concrètement comment s’orchestrent les services socles du numérique en santé autour du Dossier Usager Informatisé (DUI), pour répondre à des cas d’usages et problématiques spécifiques du secteur, notamment les services à utiliser pour l’orientation des usagers et pour coordonner leur accompagnement dans un parcours entre plusieurs structures.

  • Santé des femmes : une Gen AI repère le stress post-traumatique en postpartum

    Un taux de précision de 84 %

    Bâtie sur un modèle OpenAI appelé “text-embeddings-ada-002”, la solution d’IA générative analyse des récits d’accouchements racontés par des femmes. Que les femmes souffrent de TSPT ou non, les textes sont convertis en données numériques où un algorithme d’Apprentissage automatique identifie les « patterns » liés au trouble.

    En évaluant la performance de différents grands modèles de langage (LLM), les variations de ChatGPT et leur capacité à extraire de nouvelles informations à partir d’ensembles de données textuels dérivés des brèves descriptions narratives par les femmes post-partum de leur expérience d’accouchement.

    Les chercheurs ont testé l’efficacité de leur outil d’IA sur un ensemble de données de 1 295 récits d’accouchement. Cet outil a obtenu les résultats suivants :

    • 84 % de précision pour identifier les femmes souffrant de TSPT lié à l’accouchement ;
    • 75 % de précision pour identifier les femmes ne souffrant pas de TSPT à l’accouchement.

     

    Selon l’organisation Prevention & treatment of traumatic childbirth (PATTCh), entre 25 et 34 % des femmes décrivent leur accouchement comme traumatique. Cette expérience peut avoir des conséquences importantes sur la santé mentale et le bien-être des femmes, notamment le développement de TSPT.

     

    Diagnostiquer plus rapidement

    L’équipe du Massachusetts General Hospital défend que l’utilisation de l’IA pour le diagnostic du TSPT lié à l’accouchement présente plusieurs avantages comme :

    • la rapidité : l’outil d’IA peut fournir un diagnostic rapide, permettant aux femmes d’accéder plus rapidement à un traitement approprié ;
    • l’accessibilité : l’outil d’IA peut être utilisé à distance, ce qui le rend accessible aux femmes qui vivent dans des régions éloignées ou qui ont des difficultés à se déplacer ;
    • la réduction des coûts : l’utilisation de l’IA pourrait réduire les coûts liés au diagnostic du TSPT lié à l’accouchement.

     

  • EHDS : un calendrier de 2 à 6 ans et 800 M€ pour la mise en application du nouveau règlement

    Libérer le potentiel des données de santé

    Présenté le 25 avril par Hela Ghariani, déléguée au numérique en Santé​, Emilie Passemard et Isabelle Zablit, directrices de projets à la DNS, et Fulvia Raffaelli, responsable de l’unité santé numérique de la direction générale de la santé de la Commission européenne ,  le règlement européen EHDS est un aboutissement de deux années de concertation et construction au sein des 27 pays de l’Union Européenne.

    Fulvia Raffaelli a tenu à rappeler que le règlement s’inscrit dans le cadre de la décennie numérique européenne et vise plusieurs objectifs clés : “Les espaces européens sectoriels de données visent à créer un marché unique de grande taille dans l’UE”. Selon elle, cette initiative est cruciale pour faciliter l’accès aux données de santé pour les citoyens, en permettant leur stockage dans tous les pays européens, mais pour les chercheurs en santé publique. Il s’agit d’un “accès direct, gratuit et facile au dossier médical électronique”. Pour mieux répondre aux besoins de leurs patients, Fulvia Raffaelli a également mis en avant le besoin des professionnels de santé d’accéder à des données de haute qualité et les plus complètes possibles. Elle a enfin souligné la nécessité d’encadrer et d’harmoniser ces échanges de données conformément aux règles européennes en matière de protection des données et de droit de la concurrence.

    Bénéfices attendus :

    ➡️ pour les patients, le règlement relatif à l’EHDS promet une meilleure prise en charge transfrontalière et un contrôle renforcé sur leurs données de santé ;

    ➡️ pour les professionnels, il simplifie l’accès aux dossiers médicaux, facilite la recherche grâce à une disponibilité accrue des données, et favorise l’innovation en simplifiant l’accès au marché européen.

    Points clés du règlement relatif à l’EHDS

    • Partage des données en Europe et droits des patients :

    Dans le cadre du partage des données en Europe et des droits des patients, plusieurs mesures sont mises en place pour faciliter l’accès des citoyens à leurs données de santé et améliorer la qualité de la prise en charge transfrontalière des patients. Ces mesures incluent notamment un accès direct aux dossiers médicaux, le droit d’opposition au traitement des données, ainsi que des règles de localisation des données. De plus, les professionnels de santé bénéficieront d’un accès simplifié aux données des patients, avec des catégories minimales de données partagées à l’échelle de l’UE, et ce via un point de contact national (dénommé H-DAB) .

    Avec 13 États membres déjà impliqués et la France connectée à 9 pays de l’UE pour l’échange de données médicales ( via le service Sesali et l’infrastructure européenne MyHealth@EU : Espagne, Luxembourg, Portugal, République Tchèque, Croatie, Estonie, Malte et Lettonie), ce réseau devrait s’étendre à 30 pays d’ici 2030.

    • Construction d’un marché unique des DPI :

    Les premiers chapitres du règlement se concentrent sur deux éléments : l’interopérabilité et la traçabilité des accès. Ces critères définissent qui peut se connecter, pour quelle raison et à quel moment il peut le faire. Ainsi, pour pénétrer le marché de l’UE, les éditeurs de logiciels doivent garantir que leurs produits respectent ces normes. Cette conformité est évaluée via une procédure d’autocertification des logiciels de dossier patient informatisé (DPI), des dispositifs médicaux et des intelligences artificielles (IA) liés à ces systèmes.

    • Accélération de l’usage secondaire des données à l’échelle européenne : 

    Les données de santé détenues par les acteurs du secteur de la santé et du médicosocial doivent être rendues accessibles pour une réutilisation secondaire. Cela passe par

    • la connaissance des données disponibles par les utilisateurs à travers des catalogues de données décrites par les détenteurs,
    • le maintien des procédures d’accès nationales existantes ;
    • le respect des conditions réglementaires pour la réutilisation des données.

    Le règlement EHDS prévoit, par ailleurs, la création d’un nouveau rôle de régulateur dans chaque État membre, chargé de superviser l’accès aux données de santé et de contrôler leur réutilisation.

    De plus, une infrastructure technique sera mise en place à l’échelle européenne pour faciliter le partage des données.

    • Gouvernance européenne renforcée sur les enjeux du numérique en santé :

    Le règlement renforce la gouvernance européenne et nationale pour le numérique en santé, en exigeant la création d’autorités nationales compétentes dans chaque État membre pour superviser son application. Il remplace le réseau “eHealth Network” par un comité de l’EHDS, où les parties prenantes seront impliquées dans la prise de décision. Pour une collaboration efficace entre les États membres et les parties prenantes, cette gouvernance associera :

    • un comité de l’EHDS ;
    • un forum des parties prenantes ;
    • des comités de pilotage ;
    • et la Commission européenne.

    Préparer l’écosystème pour l’application du règlement

    Hela Ghariani souligne que le règlement EHDS entrera en vigueur à l’automne 2024, avec une mise en application étalée sur deux à six ans. En France, il s’appuiera sur les pratiques existantes pour l’utilisation primaire et secondaire des données de santé, d’où l’importance, selon la déléguée au numérique en Santé​, de se préparer en capitalisant sur les acquis actuels. Les préoccupations concernant l’accès restreint aux données de santé ont été portées à l’attention de la Commission européenne. Les établissements bénéficieront d’une protection proportionnelle au niveau de risque, dans le cadre des mesures de cybersécurité.

    Les dates clés du calendrier :

    • Entrée en vigueur du règlement en Automne 2024, puis entrée en application progressive
    • + 2 ans pour les actes d’exécutions adoptés par la Commission Européenne,
    • + 4 à 6 ans pour les articles relatifs à l’usage primaire des données de santé (MyHealth@EU)
    • + 4 ans pour les articles relatifs à l’utilisation secondaire des données (HealthData@EU)
    • + 6 ans pour la certification des dossiers médicaux électroniques
    • + 2 ans pour les autres dispositions.

    L’EHDS, qui représente un pilier crucial de la souveraineté numérique de l’Europe en matière de santé, vise ainsi à offrir une impulsion européenne aux initiatives nationales. Ses enjeux stratégiques étant considérables, son application au niveau des États membres se construira avec les différents acteurs de l’écosystème de la santé.

     

     

  • IA et cancer : deux annonces majeures, fruit de la collaboration entre Intrasense et Guerbet

     

    L’IA prostate de Guerbet intégrée dans les solutions Intrasense

    L’intégration de l’Intelligence Artificielle (IA) prostate de Guerbet dans les solutions Intrasense représente une avancée majeure dans la collaboration entre ces deux acteurs. François Nicolas, senior vice-président R&D et Innovation et chief digital officer du groupe Guerbet, explique : “Notre IA prostate est le premier algorithme développé par nos équipes à bénéficier de la pleine synergie issue de notre rapprochement avec Intrasense. La combinaison de la pertinence médicale de notre IA et de l’ergonomie de Myrian permet de commercialiser une solution unique qui offre aux radiologues une aide au diagnostic et un gain d’efficience pour ce cancer très fréquent”.

    Des diagnostics plus performants du cancer de la prostate :

    Avec 1,4 million de nouveaux cas chaque année dans le monde selon une étude*, le cancer de la prostate est le deuxième cancer le plus répandu chez les hommes. L’IRM joue un rôle crucial dans sa détection et son suivi, mais son analyse reste complexe pour les radiologues. L’IA intégrée à la routine clinique permet de gagner en performance diagnostique en segmentant automatiquement la prostate pour fournir son volume, simplifier le calcul de la densité du PSA (antigène spécifique de la prostate) et mettre en évidence des zones suspectes grâce à une carte de probabilité.

    Myrian 2.12 s’enrichit de nouvelles fonctionnalités

    Par ailleurs, Myrian 2.12 enrichit son portefeuille d’IA avec Veolity LungCad et Icobrain. L’IA de détection des lésions pulmonaires appelée Veolity LungCAD, développée par MeVis Medical Solutions AG, est intégrée nativement à l’application dédiée aux nodules pulmonaires, fournissant aux cliniciens une technologie de pointe. L’IA Icobrain, développée par Icometrix, permet une quantification précise des structures cérébrales, ouvrant des possibilités dans le domaine de la neurologie diagnostique.

    Le CE pour accélérer le déploiement au niveau international :

    La certification CE de Myrian 2.12 permet sa commercialisation en Europe, renforçant ainsi la stratégie d’expansion d’Intrasense sur le marché européen et international. Cette certification facilite l’interprétation des examens d’imagerie médicale pour les radiologues, tout en renforçant la visibilité internationale grâce au partenariat avec Guerbet.

    DuOnco, nouvelle marque IA de Guerbet

    Enfin, DuOnco, la nouvelle marque commerciale d’intelligence artificielle de Guerbet, regroupe tous les algorithmes d’IA du groupe. Ces algorithmes seront intégrés au portefeuille produits d’Intrasense et pourront également être commercialisés de manière autonome auprès de partenaires.

     

     

    * Global Cancer Statistics 2020: Globocan Estimates of Incidence and Mortality Worldwide for 36 Cancers in 185 Countries

    Hyuna Sung Jacques Ferlay Rebecca L SiegelMathieu LaversanneIsabelle Soerjomataram, Ahmedin Jemal Freddie Bray.

    CA Cancer J Clin. 2021 May;71(3):209-249. doi: 10.3322/caac.21660. Epub 2021 Feb 4. PMID: 33538338.

     

  • Pathologie numérique : une avancée majeure pour le diagnostic au CHU de Nîmes

    Améliorer la précision des diagnostics

    La pathologie numérique implique la capture, la gestion, l’analyse et l’interprétation d’informations numériques à partir d’une lame de verre. C’est une technologie de pointe pouvant intégrer des algorithmes d’intelligence artificielle (IA). Le CHU de Nîmes espère en tirer plusieurs avantages, notamment :

    • l’amélioration de la précision du diagnostic : l’analyse des images numériques est plus précise que l’observation au microscope traditionnel, réduisant ainsi le risque d’erreurs médicales ;
    • la facilitation du partage des dossiers patients : les lames numérisées peuvent être facilement partagées entre professionnels de santé, favorisant la collaboration et permettant ainsi une prise en charge plus efficiente des patients ;
    • l’ouverture vers plus d’usages de l’IA: la numérisation des lames ouvre la voie à l’utilisation de l’IA pour l’analyser des images et l’assistance au diagnostic, promettant des avancées considérables dans le futur.

     

    Un environnement de travail plus attractif :

    Cette évolution au sein du CHU s’inscrit dans une démarche d’attractivité, visant particulièrement les jeunes pathologistes. La pathologie numérique offre, en effet, un environnement de travail plus dynamique, favorisant l’épanouissement professionnel et la recherche scientifique.

    Faciliter la prise en charge du cancer

    L’anatomie pathologique peut jouer un rôle essentiel dans le diagnostic et le suivi des patients atteints de cancer. Elle permet à l’hôpital :

    • de confirmer le diagnostic de cancer: en analysant les cellules prélevées lors d’une biopsie, l’anatomopathologiste peut déterminer s’il s’agit d’un cancer et de quel type il est, le cas échéant ;
    • de caractériser la tumeur: l’analyse des tissus permet de préciser le type de cancer, son stade d’évolution et ses caractéristiques agressives – des informations cruciales pour déterminer le traitement le plus adapté pour le patient ;
    • ainsi que d’évaluer la réponse au traitement : en analysant des biopsies effectuées après le traitement, l’anatomopathologiste peut évaluer l’efficacité du traitement et détecter une éventuelle progression de la maladie.

     

    Le CHU de Nîmes franchit une étape clé en adoptant la pathologie numérique, avec l’ambition d’offrir des soins de qualité.

  • ESMS : La Poste Santé & Autonomie lance sa messagerie sécurisée

    Accélérer la digitalisation des ESMS

    Souhaitant répondre “aux besoins de transformation numérique des établissements médico-sociaux”, la messagerie sécurisée de santé, proposée par La Poste Santé & Autonomie, est conforme au référentiel « opérateur MSSanté » de l’ANS. Solution clé en main, elle est commercialisée par les éditeurs de dossier usager informatisé (DUI) : des partenariats avec Evolucare et Arche MC2 permettront à de nombreux établissements d’y accéder facilement.

    Afin d’être aligné avec le Ségur du numérique, MonMailSanté permettrait aux ESMS :

    • de protéger les données sensibles de santé et sociales des usagers grâce à un hébergement souverain en France et conforme aux exigences réglementaires ;
    • de simplifier les échanges d’informations entre professionnels de santé et médico-sociaux grâce à trois types de boîtes aux lettres (BAL) adaptées aux besoins des établissements ;
    • de faciliter le travail des professionnels avec une intégration optimisée du DUI, une interface webmail et des outils d’administration intuitifs ;
    • ainsi que de s’approprier sereinement MSSanté avec une tarification attractive et un accompagnement par des experts de La Poste Santé & Autonomie et de ses partenaires.

     

    Une disponibilité dans plus de 8 000 ESMS

    Grâce à ses partenariats stratégiques avec des éditeurs majeurs de DUI, La Poste Santé & Autonomie met sa nouvelle solution à la disposition de plus de 8 000 ESMS. Elle souhaite par ce lancement confirmer son engagement auprès des acteurs du secteur médicosocial, à travers le soulagement de leurs difficultés en terme de sécurité des messageries.

    Pour ce faire, MonMailSanté propose :

    ➡️ 3 types de boîte aux lettres (BAL) au choix :

      • une BAL applicative pour automatiser l’envoi et intégrer des documents au DUI ;
      • une BAL organisationnelle pour s’adapter aux organisations, aux pratiques des professionnels et assurer une continuité de service ;
      • et une BAL personnelle pour les professionnels voulant disposer de leur propre boîte ;

    ➡️ une solution clé en main en mode saas (software as a service) pour un déploiement facilité ;

    ➡️ une simplicité de souscription, l’établissement souscrivant directement auprès de son éditeur de DUI ;

    ➡️ une intégration optimisée au DUI pour simplifier les usages des professionnels ;

    ➡️ la possibilité de mettre une interface de messagerie webmail pour utiliser la MSSanté à tout moment et en mobilité ;

    ➡️ une grille tarifaire adaptée aux contraintes budgétaires des établissements ;

    ➡️ une solution souveraine hébergée en France sur la plateforme HDS Maincare Hosting Services ;

    ➡️ une conformité aux exigences du Ségur garantie : la solution est référencée et l’API LPS en production ;

    ➡️ des outils d’administration permettant aux éditeurs puis aux établissements de gérer leurs BAL (ajouter ou supprimer l’accès d’un professionnel à une BAL organisationnelle par exemple).