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  • Note aux abonnés : IA et excellence opérationnelle – étude premium, conférence et webinaire les 22, 23 et 28 mai 2024

    Nous profitons de ce second jour férié du mois de mai pour vous présenter en avant première les prochains travaux qui seront mis à votre disposition par les équipes Health&Tech. Partenaire de la conférence des DG de CHRU pour cet axe sur l’intelligence artificielle, l’étude vise à éclairer les directions des établissements de santé et les entreprises qui proposent des solutions d’IA pour améliorer les fonctionnements des organisations hospitalières et trouver des marges d’efficience en apportant plus de confort aux équipes.

    Health & Tech Intelligence vise à forunir un cadre et des outils utiles aux établissements de santé pour les aider à intégrer avec succès les technologies d’IA dans leurs flux de travail. Les équipes médico-soignantes ainsi que les différents personnels hospitaliers peuvent tirer parti de ces outils et dispositifs intelligents, afin de produire de meilleurs résultats cliniques, opérationnels et financiers.

    De l’avis des experts, une telle transformation nécessitera probablement des changements significatifs dans la composition et les compétences des effectifs de soins ainsi que dans les organisations.

    Une étude  “premium” à paraître le 22 mai 2024 :

    La deuxième étude Premium 2024 se consacre à l’impact des applications de l’IA dans les établissements de santé notamment sur l’organisation du travail et l’évolution des personnels. Technologie souhaitable pour faciliter certaines tâches répétitives, anticiper et adapter les organisations, l’IA s’invite et s’embarque de plus en plus dans les pratiques et les outils des personnels de santé. Nous tenterons à travers cette étude de répondre aux questions
    clés :
    • quel état des lieux aujourd’hui des besoins et des offres d’IA pour améliorer les organisations dans les établissements de santé ?
    • quels sont les cas d’usage de l’automatisation en santé et comment faire face aux  défis et opportunités de son impact sur les ressources humaines des établissements de santé ?
    • existe-t-il des solutions, en France et ailleurs, déjà déployées sur le marché qui améliorent l’organisation du travail et l’efficacité des équipes ?
    • à quoi ressemblerait l’avenir des personnels hospitaliers et médico-soignants selon la littérature scientifique ?
    • Comment évaluer et financer ces solutions, quelles sont les conditions de leur efficacité ?

    Retenez les prochaines échéances  :

    • Des réponses et des pistes de réflexions vous seront proposées dans l’étude publiée par  Health&tech Intelligence , le 22 mai 2024.
    • Une conférence organisée à Santexpo  le 23 mai à 11h15, en partenariat avec la Conférence des directeurs généraux de CHRU :  “Quand les CHU se mettent à l’IA” ;
    • Un webinaire pour vous présenter les points clés de cette étude sera organisé le 28 Mai 2024 à 9h00. Vous pouvez vous inscrire dès maintenant en suivant ce lien, le nombre de participants est limité. 

     

    Soyez au rendez-vous ! Au plaisir de vous y retrouver.

    L’équipe Health & Tech Intelligence.

     

  • Note aux abonnés : en mai, fais ce qu’il te plaît ! Un cocktail de conférences dédiées à la santé et à l’innovation

    🗓️ Santexpo, le rendez-vous annuel de la santé et du médico-social

    (Hall 7 – Porte de Versailles à Paris, du 21 au 23 mai 2024)

    Organisé par la Fédération hospitalière de France (FHF), Santexpo rassemble chaque année les décideurs et professionnels de santé impliqués dans le management, la gestion, le numérique, le parcours de soin, l’expérience patient, l’équipement, les matériels, la construction et la transformation des établissements de santé. L’édition 2024 a pour thématique fil rouge : « Bâtir la santé de demain ».

    Care insight aura le plaisir de vous y accueillir sur notre stand (i64 bis) et lors des deux conférences :

    • la conférence du think tank Health&Tech dédiée à l’IA le 23 mai à 11h15, en partenariat avec la Conférence des directeurs généraux de CHRU :  “Quand les CHU se mettent à l’IA” ;
    • la Saison 2 des Datatransformeurs. le 23 mai à 9h15 dans l’Agora E-santé.

     

    🗓️ Vivatech

    (Porte de Versailles à Paris, du 22 au 25 mai 2024)

    La santé n’a pas été retenue en axe prioritaire cette années  à  Vivatech, événement référence de la technologie et des start-ups, contrairement à l’année. On compte toutefois une centaine de start-up du domaine médical parmi les exposants.

    🗓️ 77e Assemblée mondiale de la Santé

    (Genève, du 27 mai au 1er juin 2024)

    Cette année, les débats de l’Assemblée mondiale de la Santé  organisée par l’OMS se tiendront autour du thème : “Un monde mobilisé pour la santé, la santé pour tout le monde“.

    🗓️ Journée internationale d’action pour la santé des femmes

    (aura lieu comme tous les ans le 28 mai)

    Célébrée chaque année dans le monde, depuis 1987, cette journée a été proposée pour la première fois durant la cinquième rencontre internationale pour la santé des femmes au Costa Rica. Ayant pour objectif initial de combattre les mortalités et les morbidités maternelles, la Journée internationale d’action pour la santé des femmes cible, depuis 1997, de manière globale tous les problèmes d’accès à des services de santé de qualité pour les femmes.

    🗓️ HIMSS Europe 2024

    (Rome, du 29 au 31 mai 2024)

    Conférence incontournable dans l’écosystème européen de la santé, HIMSS Europe  attire chaque année des milliers de leaders du secteur de la santé pour partager des idées et des innovations qui façonnent l’avenir des soins, en Europe et au-delà. Care insight organise une Learning Expedition à cette occasion dans le cadre de son partenariat avec l’Association Himss,  pour les professionnels de santé, institutionnels et industriels. Le programme de la délégation s’articule notamment autour des enjeux des données de santé dans le cadre de l’adoption d ur réglement européen sur  l’Espace Européen des Données de Santé.

    Souffler pendant les jours fériés pour mieux profiter des temps forts de l’écosystème !

  • PLFSS 2025 : le Snitem appelle à sortir du modèle actuel de régulation des produits de santé

    Coconstruire le PLFSS avec les pouvoirs publics ?

    En attente d’informations sur les modalités de calcul et la mise en oeuvre de la “clause de sauvegarde pour 2022”, le secteur industriel des technologies de santé ne cesse de solliciter, selon le Syndicat national de l’industrie des technologies médicales (Snitem), “un arbitrage de son accord-cadre”.

    Désaccords à propos de l’accord-cadre :

    Les négociations autour d’un nouvel accord-cadre relatif au secteur du dispositif médical (DM) sont toujours en cours. Comme d’autres organisations professionnelles représentants les acteurs du DM, le Snitem est, depuis un an, en attente d’un arbitrage sur quatre principaux désaccords avec le Comité économique des produits de santé (CEPS) :

    1. la décote systématique des nouveaux produits : perçue comme injuste ou désavantageuse pour les nouveaux entrants sur le marché, la décote automatique appliquée aux nouveaux produits entrant dans un groupe de produits similaires ne fait pas l’unanimité ;

    2. les exceptions insuffisantes pour protéger les prix sur les améliorations du service attendu (ASA) : selon le Snitem, les mécanismes existants ne sont pas suffisamment robustes pour maintenir les prix justes pour les services améliorés ;

    3. la nécessité d’un reste à charge pour certaines catégories de produits : le Snitem estime qu’un reste à charge “est nécessaire pour certaines catégories de produits afin d’intégrer la préférence du patient” ;

    4. et les dispositions des lois de financement de la Sécurité sociale : certaines modalités de conventionnement avec le CEPS pouvant être modifiées, notamment en matière de tarification, de remises et de construction des prix et marges, une concertation et une révision de l’accord-cadre serait nécessaire, selon le Snitem.

    L’appel au dialogue du Snitem :

    A travers leur syndicat, les entreprises du secteur soulignent par ailleurs la nécessité “’un dialogue juste, responsable et basé sur des données opposables et transparentes avec les pouvoirs publics”, en prévision de la construction du PLFSS pour 2025.

    Inquiet du manque de lisibilité concernant ses modalités de régulation, le Snitem explique que l’enjeu, pour le secteur, tourne également autour des “modalités de gestion de la liste en sus”.

    Sortir du modèle de régulation actuelle

    Intégrer les recommandations de la “mission de régulation” :

    En août 2023, la mission interministérielle sur la régulation des produits de santé publiait son rapport “pour un new deal garantissant un accès égal et durable des patients à tous les produits de santé”, en vue de moderniser le système de régulation. Pour le Snitem, ses recommandations devraient être prises en compte dans la construction du PLFSS 2025. Pour rappelle, la mission avait souligné l’existence d’”incertitudes importantes sur la trajectoire financière des prochaines années, notamment sur le coût de la dynamique de l’innovation”. Pour y répondre elle recommandait :

    • de prendre en compte les enjeux globalement (préservation de la capacité à innover, réindustrialisation, responsabilité sociétale des entreprises (RSE), etc.) en vue de la régulation ;
    • d’imposer une rigueur toute particulière sur la régulation, en s’appuyant sur “des leviers combinés et déployés malgré les réticences de certains acteurs car la régulation ne peut uniquement s’appuyer sur le prix ou la clause de sauvegarde” ;
    • mais aussi de déployer les travaux sur la qualité des prises en charge “de façon aussi volontariste que ceux sur la maîtrise des coûts”.

     

    Pour une régulation utile :

    Le Snitem a déjà formulé des propositions “pour sortir d’un modèle de régulation qui aujourd’hui n’est plus ni efficient pour les finances publiques, ni soutenable pour les entreprises qui contribuent à l’offre de soins et à sa solvabilisation”. C’était en réaction à la lettre adressée à l’Inspection générale des finances (IGF) et l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), en novembre 2023, par Elisabeth Borne, alors Première ministre. Cette lettre prévoyait ne revue de dépenses des DM.

    Aujourd’hui, le Snitem met en avant l’idée d’une régulation qui “doit être utile et non pas uniquement financière”. Son objectif est de réaliser des “améliorations durables” dans les modes de gestion du système de santé, avec pour ambition à long terme de réindustrialiser les territoires. Dans ce sens, le Snitem salue également l’initiative voulue par Frédéric Valletoux, ministre délégué en charge de la Santé et de la Prévention, d’une feuille de route relative au bon usage des produits de santé .

     

  • USA : la FDA lance un projet de « domiciles innovants » pour réduire les inégalités d’accès aux soins

    Réduire les inégalités d’accès aux soins

    Les systèmes de santé des États-Unis – comme dans de nombreux pays dans le monde – font face à des pénuries de médecins, une augmentation du coût des soins et a un système basé autour des hôpitaux, des cliniques et des prestataires, de nombreuses personnes qui ont besoin d’être suivies et/ou soignées ne peuvent pas bénéficier des meilleurs soins à cause d’inégalités d’accès. Ces inégalités apparaissent par le biais de difficultés d’accès en raison des coûts que représentent les soins, ou alors parce que certains patients situées dans des zones rurales des États-Unis, n’ont pas de cliniques ou d’hôpitaux à proximité de leur domicile.

    Le domicile comme centre de soins :

    La Food and Drug Administration (FDA) a constaté que de plus en plus d’options de soins connectées sont développées et utilisées pour le domicile du patient, sans pour autant prendre en compte les éléments structurels et critiques du domicile qui sont nécessaire pour faire du domicile une véritable “clinique virtuelle”. Pour répondre à la problématique de difficulté d’accès aux soins qui touche des millions de citoyens américains et à l’accroissement des dispositifs crées pour être utilisés au domicile des patients, la FDA a lancé le 23 avril 2024 l’initiative “Home as a Health Care Hub” (le domicile comme centre de soins). Avec cette dernière, la FDA souhaite “aider à réimaginer le domicile en tant que partie intégrante du système de santé, dans le but de faire progresser l’égalité d’accès aux soins pour tous aux États-Unis”.

    Des bâtiments innovants

    Dans le cadre de cette initiative, le centre des appareils et de la radiologie de la FDA noué un partenariat avec un cabinet d’architectes qui conçoit des bâtiments innovants qui prennent en compte les besoins des habitants et qui s’adaptent aux nouvelles solutions numériques. Le hub sera conçu comme un prototype domestique compatible avec la réalité augmentée/réalité virtuelle dont le premier modèle devrait être achevé d’ici la fin de l’année 2024.

    Ce prototype servira “de laboratoire d’idées”, non seulement pour créer le meilleur environnement de santé pour les populations les plus touchées par des inégalités en matière d’accès aux soins, mais également pour permettre aux développeurs de dispositifs médicaux, aux décideurs politiques et aux prestataires de commencer à développer des solutions à domicile qui font progresser l’équité en santé.

    Un premier hub consacré au diabète :

    Le premier prototype du hub sera construit en intégrant des technologies pour les personnes atteintes de diabète. La FDA indique que plusieurs dizaines de millions d’américains sont atteints de cette pathologie chronique et qu’en 2022, plus de 300 millions de dollars ont été dépensés par les patients atteints pour couvrir leur frais médicaux liés à cette maladie, ce qui représente une augmentation du coût des soins de plus de 35 % en 10 ans.

    L’initiative de la FDA doit permettre de créer un environnement propice aux soins des personnes atteintes de diabète, accessible à moindre coût que les soins classiques. Cela permettra de réduire les inégalités d’accès aux soins pour des personnes qui sont dans l’obligation d’être traités s’ils ne veulent pas que leur maladie se transforme en maladies cardiovasculaires, insuffisance rénale, cécité, ou qu’elle les oblige à avoir recours à des amputations.

     

  • Cybersécurité : quels enjeux de sécurité des données pour l’hôpital de Cannes ?

    Paralysie des systèmes et demande de rançon 

    La cyberattaque dont a été victime l’hôpital de Cannes, le 16 avril, a paralysé plusieurs systèmes informatiques de l’établissement. Elle l’a également contraint à reporter les opérations non urgentes ainsi que les consultations médicales. Pour faire face à cet incident, une cellule de crise a été activée.

    Le 30 avril, le groupe de cybercriminels Lockbit a revendiqué l’attaque et a exigé une rançon. Face au refus de l’établissement de la payer, en respect de la loi, les hackers ont rendu publiques une importante quantité de données sensibles sur le “dark web“, le premier mai 2024, mettant ainsi en péril la vie privée des patients et du personnel de l’hôpital. 

    Chronologie de la communication par la cellule de crise durant la cyberattque du CH de Cannes - @ H&TI d'après les informations du CH de Cannes
    Chronologie de la communication par la cellule de crise durant la cyberattque du CH de Cannes – @ H&TI d’après les informations du CH de Cannes

    Enjeux de sécurité des données de santé :

    Les données divulguées comprennent des informations médicales et personnelles des patients, ainsi que des données financières et administratives du personnel de l’hôpital. Cette fuite de données expose les patients à des risques de phishing ciblé, d’usurpation d’identité et d’autres formes de cybercriminalité. 

    L’attaque contre l’hôpital de Cannes s’inscrit dans une tendance inquiétante de ciblage des établissements de santé par les cybercriminels. Les données de santé sont devenues une cible lucrative pour les hackers, qui exploitent les failles de sécurité des systèmes informatiques des hôpitaux pour extorquer des rançons. 

    Renforcer la cybersécurité, collaborer, prévenir :

    Face à cette menace croissante, les établissements de santé se rendent compte de la nécessité de prendre des mesures concrètes pour renforcer leur cybersécurité. Cela comprend notamment :

    • la mise en place de pare-feu robustes ;
    • la sensibilisation du personnel aux risques de sécurité informatique ;
    • et la sauvegarde régulière des données sensibles.

     

    Une collaboration étroite entre les institutions de santé, les autorités de régulation et les experts en cybersécurité est essentielle pour prévenir et contrer les cyberattaques. Des exercices de simulation d’attaques et des audits de sécurité réguliers peuvent aider les établissements de santé à identifier et à corriger les failles de sécurité de leurs systèmes informatiques. La cyberattaque contre l’hôpital de Cannes met en lumière les risques croissants auxquels sont confrontées les données de santé.

     

  • Note aux abonnés : Journée mondiale du mot de passe (06/05)

    Lorsque l’on parle de données, la question de l’accès aux données et de la sécurisation de celui-ci se pose rapidement. Une des premières réponses à émerger est le mot de passe. En France, selon la Commission nationale informatique et libertés (Cnil), environ 60 % des notifications qu’elle reçoit sont liées à du piratage, et un grand nombre pourrait être évité par le respect de bonnes pratiques en matière de mots de passe. Pour ce faire, la Cnil a publié en 2022 des recommandations qui sont mises à jour régulièrement.

    Chez Care Insight, il ne vous aura pas échappé que nous avons récemment mis à jour notre plateforme Health & Tech Intelligence. Lors de cette migration de plateforme, nous avons conservé vos identifiants mais, pour des raisons évidentes de confidentialité et de respect de la loi, nous n’avons pas pu conserver votre mot de passe. Si la majeure partie de nos abonnés ont bien renouvelé leur clé d’entrée, certains ne l’ont pas encore fait et ne peuvent donc pas se connecter et accéder à nos contenus. Si vous en faites partie, cette journée mondiale est l’occasion de vous le rappeler.

    Pour les autres, nous vous invitons à changer régulièrement vos mots de passe ici et ailleurs – et pourquoi pas aujourd’hui ?

     

    L’équipe Health & Tech Intelligence

     

  • USA : mise à jour de l’accord commun pour le partage des données de santé, FHIR intégré

    Un meilleur partage des données nécessaire

    Pensé par l’Office of the National Coordinator for Health Information Technology (ONC) – institution fédérale américaine chargée de l’élaboration de la stratégie en matière de technologie de l’information pour la santé – et publié dans sa première version en janvier 2022, le TEFCA est un contrat signé par les grands réseaux de santé américains qualifiés (QHIN) pour mettre en place un ensemble commun de principes et de conditions générales visant à avoir un meilleur échange des données de santé à travers tous les états du pays.

    Cet accord commun est défini par l’ONC comme étant un cadre regroupant “les exigences juridiques et techniques de base pour un partage sécurisé d’informations à l’échelle nationale”, qui met aussi en place une infrastructure pour permettre aux utilisateurs de différents réseaux d’information sur la santé (HIN) de partager des informations en toute sécurité entre eux.

    Les principaux objectifs du TEFCA :

    • établir une gouvernance, une politique et un socle technique universels pour l’interopérabilité à l’échelle nationale ;
    • simplifier la connectivité et ainsi permettre aux organisations d’échanger en toute sécurité des informations afin d’améliorer les soins aux patients, d’améliorer le bien-être des populations et de générer de la valeur pour les soins ;
    • et permettre aux patients d’avoir un meilleur accès à leurs données de santé.

     

    Les plus grands réseaux d’information de santé engagés :

    La force de cet accord est qu’il a été signé par 7 grands réseaux d’information de santé américains (QHIN), dont Epic Nexus, qui couvrent la plupart des hôpitaux du pays, ainsi que des dizaines de milliers de fournisseurs. Ces réseaux traitent des milliards de transactions annuelles dans tous les Etats américains.

    Intégration du standard FHIR pour une meilleure interopérabilité

    Le 22 avril 2024, l’ONC a publié la mise à jour 2.0 du TEFCA, dans laquelle il annonce que l’accord commun va intégrer le standard FHIR pour une meilleure interopérabilité dans le partage des données de santé grâce à une standardisation sous un format ouvert, neutre et sans imposition sémantique de l’ensemble des données de santé.

    Grâce à ce standard qui propose aussi une interface de programmation d’application (API), les dossiers de santé informatisés pourront être partagés à un niveau national entre les différents acteurs de la santé, sans compromettre la sécurité de leurs données. L’ONC explique que toutes les entités qui signent cet accord, qu’elles soient concernées ou non par la loi Hippa (Health Insurance Portability and Accountability Act) – qui définit les normes américaines pour la gestion électronique de l’assurance maladie – doivent accorder des protections suffisantes des données en matière de confidentialité, notamment en ce qui concerne les informations individuellement identifiables.

    Avec cette mise à jour, les données pouvant être partagées dans le cadre de l’accord commun TEFCA sont les données de traitement, de paiement, de délivrance des soins, de santé publique, les services qui permettent aux individus d’accéder, de contrôler et de gérer leurs informations personnelles de santé (IAS), et celles liées à la détermination des prestations gouvernementales.

     

  • Jumeaux numériques : un projet (24 M€) pour la construction d’une plateforme européenne

    Mieux simuler les modèles de jumeaux numériques

    Alors que l’Union européenne a fait des soins personnalisés une priorité fondamentale en matière de santé, les jumeaux numériques permettent, grâce à la reproduction de l’anatomie humaine, de tester des thérapies et évaluer leur réaction sur l’organisme avant leurs essais cliniques et leur commercialisation. Ces tests numériques permettent donc de faciliter la personnalisation des soins et peuvent même conduire à la découverte de nouveaux médicaments à moindre coût.

    Pour bénéficier du plein potentiel des jumeaux numériques, la Commission européenne a lancé le 16 avril 2024 un appel d’offres nommé “European Virtual Human Twins” qui a pour objectif de faire construire par un tiers la meilleure plateforme possible de jumeaux numériques en vue de son acquisition par l’Union européenne. La Commission européenne a spécifié que cette plateforme permettra de “la modélisation à toutes les échelles de l’anatomie humaine et soutiendra l’émergence de la prochaine génération de modèles de jumeaux humains virtuels, dans le plein respect des valeurs et des règles de l’UE”.

    Cet appel d’offres s’inscrit dans le cadre de l’initiative européenne sur les jumeaux numériques qui entend renforcer les capacités avancées de calcul intensif et d’intelligence artificielle pour faciliter la recherche collaborative et le développement technologique des jumeaux numériques, afin notamment de “développer, d’exécuter et de mieux simuler les modèles d’une manière auparavant impossible”.

    Un financement global de 24 M€

    La Commission européenne invite les opérateurs économiques intéressés par ce marché a mettre en place une plateforme distribuée mettant à la disposition des utilisateurs un référentiel fédéré de ressources liées aux jumeaux numériques, un ensemble combiné de boîtes à outils logicielles open source et un accès à des services informatiques, leur permettant de développer, de tester et d’intégrer des modèles de jumeaux numériques.

    L’opérateur qui remportera l’appel d’offres bénéficiera d’un contrat d’un maximum de 48 mois au cours desquels il devra mettre en place la plateforme et bénéficiera d’un financement pouvant aller jusqu’à 24 millions d’euros.

    👉 Les opérateurs économiques intéressés sont invités à déposer leur candidature sur la page dédiée du site de la Commission européenne avant le 29 avril à 16:00.

    🚩 Toutes les informations nécessaires aux opérateurs sont à retrouver en suivant ce lien.

     

  • Etude : un système d’IA améliore le diagnostic des maladies rares (NEJM AI)

    Des “besoins urgents” d’améliorer le diagnostic des maladies rares

    “Le taux de diagnostic des troubles génétiques rares n’est que d’environ 30 %, et en moyenne, il s’écoule six ans entre le début des symptômes et le diagnostic. » L’état des lieux, établi par Dr Pengfei Liu, professeur agrégé de génétique moléculaire et humaine et directeur clinique associé chez Baylor Genetics, est sans appel. « Il y a un besoin urgent de nouvelles approches pour améliorer la vitesse et la précision du diagnostic », ajoute-t-il. C’est à cette tâche que le Dr Liu s’est attelé. Une équipe de chercheurs du Baylor College of Medicine (Texas) a donc développé un nouveau système d’IA appelé AI-MARRVEL (AIM) qui a pour mission de diagnostiquer des maladies génétiques rares, et ce indépendamment des connaissances cliniques sur le gène d’intérêt.

    Une IA nourrie avec 3,5 millions de variants :

    Concrètement, ils ont utilisé la base de données publique du Baylor College, Model organism Aggregated Resources for Rare Variant ExpLoration (MARRVEL) pour former AIM. Plus de 3,5 millions de variants de milliers de cas diagnostiqués sont inclus dans cette base de données. Les chercheurs fournissent à AIM les données de séquence d’exome des patients et les symptômes, et AIM se charge ensuite d’établir un classement des candidats géniques les plus susceptibles de causer la maladie rare. Les résultats ainsi obtenus ont par ailleurs été comparés à ceux d’autres algorithmes utilisés dans des articles de référence récents et les modèles ont été testés sur trois cohortes de données, dont celle du Baylor Genetics.

    Les résultats de l’étude ont été publiés le 25 avril dans le NEJM AI.

    Résultats : 2 fois plus de diagnostics

    • AIM a atteint un taux de précision de 98 %.
    • Elle a systématiquement classé les gènes diagnostiqués comme le premier candidat dans deux fois plus de cas que toutes les autres méthodes de référence.
    • Dans le cas de maladies rares restés insolubles pendant des années, la réanalyse de l’exome par AIM a permis de diagnostiquer 57 % des cas sur une collection de 871 cas.

     

    “AIM est un grand pas en avant dans l’utilisation de l’IA pour diagnostiquer les maladies rares. Il réduit les diagnostics génétiques différentiels à quelques gènes et a le potentiel de guider la découverte de troubles inconnus jusqu’alors”, a déclaré le co-auteur, le Dr Hugo Bellen, professeur de service distingué en génétique moléculaire et humaine à Baylor et titulaire de la chaire en neurogénétique au Duncan NRI. “Nous avons formé AIM pour imiter la façon dont les humains prennent des décisions, et la machine peut le faire beaucoup plus rapidement, plus efficacement et à moindre coût », ajouté le Dr Zhandong Liu, professeur associé de pédiatrie – neurologie à Baylor et chercheur à l’Institut de recherche neurologique Jan et Dan Duncan (NRI) à l’hôpital pour enfants du Texas.

    2 nouveaux gènes porteurs de maladies découverts :

    Les performances en matière de réanalyse ont également été soulignées. En effet, des centaines de nouveaux variants causant des maladies, pouvant être la clé de la résolution de ces affaires non résolues, sont signalés chaque année. Cependant, déterminer quels cas justifient une réanalyse est difficile en raison du grand nombre de cas. L’IA s’avère prometteuse en la matière car selon les chercheurs, cet outil serait capable de “récupérer un nombre sans précédent de cas qui n’étaient pas considérés comme diagnostiquables auparavant.”

    En outre, les auteurs de l’étude ont voulu tester les performances de leur modèle d’IA sur la découverte de nouveaux candidats géniques qui n’ont pas encore été reliés à une maladie. AIM a correctement prédit deux nouveaux gènes de maladies rapportés comme meilleurs candidats dans deux cas dans le réseau de maladies non diagnostiquées. Maintenant, Baylor Genetics va développer la prochaine génération d’intelligence diagnostique pour l’introduire dans la pratique clinique.

     

     

    * AI-MARRVEL — A Knowledge-Driven AI System for Diagnosing Mendelian Disorders

    Dongxue Mao,Chaozhong Liu, Linhua WangRami AI-Ouran, Cole Deisseroth, Sasidhar Pasupuleti,  Seon Young Kim, and Zhandong Liu
    Published April 25, 2024
    NEJM AI 2024;1(5)
    DOI: 10.1056/AIoa2300009
  • Europe : un AO (4,5 M€) pour faciliter les échanges de dossiers patients (19/06/2024)

    Un centre support au service des éditeurs

    En vue de la mise en œuvre de l’espace européen des données de santé (EHDS), le centre de support ciblé par cet AO offrira divers services aux éditeurs afin de garantir la compatibilité de leurs systèmes avec les exigences de l’EHDS. Dans ce sens, 3 principaux enjeux sont identifiés :

    • l’adoption du format EEHRxF ;
    • l’interopérabilité ;
    • et la sécurité des systèmes ,

     

    Modalités de l’AO :

    Ouvert officiellement le 25 avril 2024, la date limite de dépôt de dossiers en réponse à cet AO est fixée au 19 juin 2024. La durée maximale du programme est de  36 mois.

    👉 Tous les détails de ce marché sont disponibles via ce lien.

    Plusieurs programmes européens pour la santé

    La HaDEA gère une grande partie du budget total de l’initiative UE4Health et met en œuvre le programme en gérant les appels à propositions et les appels d’offres de 2021 à 2027. Pour rappel, UE4Health finance notamment les autorités nationales de santé et autres organisations par le biais de subventions et de marchés publics, dans l’objectif de construire des systèmes de santé plus solides, plus résilients et plus accessibles en Europe.

    Ce programme vient ainsi compléter les politiques des États membres de l’Union européenne (UE) dans 4 domaines :

    📌 améliorer et promouvoir la santé :

    • promotion de la santé et prévention des maladies, en particulier du cancer ;
    • initiatives et coopération internationales en matière de santé ;

     

    📌 protéger les personnes :

    • prévenir les menaces transfrontières sur la santé, s’y préparer et y réagir ;
    • compléter la constitution de stocks nationaux de produits essentiels en cas de crise ;
    • établir une réserve de personnels médicaux, de soignants et d’auxiliaires ;

     

    📌 faciliter l’accès aux médicaments, dispositifs médicaux et produits nécessaires en cas de crise

    • veiller à ce que ces produits soient accessibles, disponibles et abordables ;

     

    📌 et renforcer les systèmes de santé

    • renforcer les données relatives à la santé, les outils et services numériques et la transformation numérique des soins de santé ;
    • améliorer l’accès aux soins de santé ;
    • élaborer et mettre en œuvre la législation de l’UE en matière de santé et favoriser la prise de décisions fondées sur des données probantes ;
    • favoriser l’action concertée des systèmes de santé nationaux.

     

    D’autres programmes gérés par la HaDEA :

    La HaDEA met en œuvre les programmes suivants :

    • programme EU4Health : 4,7 milliards d’euros ;
    • programme Horizon Europe : pilier II, cluster 4 (numérique, industrie et espace) et pilier II, cluster 1 (santé), doté respectivement de 6,1 milliards d’euros et de 5,4 milliards d’euros ;
    • programme du marché unique : sécurité alimentaire (santé des êtres humains, des animaux et des plantes tout au long de la chaîne alimentaire et meilleure formation pour une alimentation plus sûre), avec une enveloppe de 1,3 milliard d’euros ;
    • programme pour l’Europe numérique : 0,8 milliard d’euros ;
    • mécanisme pour l’interconnexion en Europe : numérique: 1,7 milliard d’euros.