Depuis 2021, améliorer le numérique dans le médico-social
Le Ségur du numérique en santé alloue 630 millions d’euros pour accélérer la transformation numérique dans le secteur médico-social.
La première vague (2021 – 2023) a permis à environ 50 % des structures médico-sociales de mettre à jour leurs logiciels. Les efforts ont porté principalement sur l’adoption du dossier usager informatisé (DUI), facilitant la gestion et le partage des données entre professionnels.
En 2024, la seconde vague se concentre sur l’amélioration des infrastructures numériques des établissements de santé. Environ 90 millions d’euros sont alloués pour soutenir ces projets. Les appels à projets régionaux et nationaux visent à accélérer la mise en œuvre et l’utilisation du DUI. Ces vagues intègrent des domaines comme la protection de l’enfance, l’accueil, l’hébergement et l’insertion, et la protection juridique des majeurs.
64 questions pour mesurer la maturité numérique
Afin d’identifier le niveau de maturité des systèmes d’informations des établissements médico-sociaux, l’Agence du numérique en santé a publié un référentiel, « il s’est avéré indispensable de combler un manque de visibilité sur les données de référence et de comparaison ».
ainsi que la performance, l’usage et la satisfaction.
Exemples de questions :
« De quels outils disposez vous pour la communication et le travail collaboratif ? »
« De quels outils disposez vous pour la télémédecine (une réponse unique) ? »
« Est-ce que vous utilisez votre SI sur ces 4 fonctions du volet “Admission de l’usager” (une réponse unique) ? : – Accueil de la personne – Information et recueil des consentements – Évaluation des besoins de la personne – Suivi des orientations »
MaturiN-SMS vise donc à standardiser et améliorer les pratiques numériques pour une meilleure gestion et sécurisation des données, contribuant ainsi à une transformation numérique efficace du secteur médico-social.
Un nouveau moteur de recherche pour les données de santé
Géodes, ScanSanté ou FINESS sont quelques-unes des 95 bases de données désormais accessibles à tous grâce à Datalogue, une plateforme de recherche d’informations sur les données de santé. Cet outil s’adresse à tous les utilisateurs de données comme les chercheurs, professionnels de santé et les décideurs. Développé par les équipes du Département « Données et Études en Santé » (DES) de la Direction de la Recherche et de l’Innovation (DIRNOV), Datalogue est conçu pour répondre à la demande croissante d’utilisation des données de santé. On retrouve par exemple la plateforme Bruitparif qui centralise les cartes stratégiques de bruit et les plans de prévention du bruit dans l’environnement pour l’Île-de-France. Ou encore Airparif, sur la qualité de l’air en Île-de-France.
Simple et collaboratif
Le Datalogue permet aux utilisateurs les actions suivantes ;
Rechercher des sources de données de santé : Les utilisateurs peuvent trouver des sources en utilisant des critères spécifiques.
Obtenir des informations détaillées : Les fiches fournissent des descriptions des sources de données, y compris l’échelle géographique, les modalités d’accès et les personnes référentes à l’ARS.
Faciliter la réalisation de diagnostics : Les informations fournies aident à ajuster et définir les politiques publiques.
Promouvoir l’utilisation des données : Le Datalogue encourage l’utilisation des données de santé produites par l’ARS et d’autres producteurs régionaux ou nationaux.
Un module est disponible pour effectuer des recherches de données de santé. Par exemple, le thème « état de santé » combiné au sous-thème « prévention » nous donne comme résultats ; l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), le Panorama statistique jeunesse sport et cohésion sociale (DREES) et les profils socio-sanitaires des communes (ORS-IF).
Pour garantir une mise à jour régulière et une amélioration continue, Datalogue se veut collaboratif. Les utilisateurs peuvent proposer de nouvelles sources de données et signaler les erreurs et les anomalies.
Le Datalogue représente une avancée pour l’accessibilité et l’utilisation des données de santé en France, offrant une plateforme dynamique et participative.
Leur recherche publiée dans l’Asian Pacific Island Nursing Journal, repose sur une analyse bibliométrique et une cartographie scientifique. Diverses applications ont été identifiées, allant de chatbots pour l’historique médical en Chine à des systèmes sophistiqués de prédiction des chutes et des besoins en soins palliatifs au Japon.
En Corée du Sud, des outils pilotés par l’IA comme Auto-SepRAS ont été déployés pour évaluer et réduire le risque de septicémie, ainsi que pour optimiser les soins en unité de soins intensifs et prévenir les escarres hospitalières.
Les chercheurs ont souligné quatre principaux avantages:
1️⃣ La capacité des systèmes de surveillance basés sur l’IA à offrir une surveillance continue et précise des patients, permettant une détection rapide des signes de détérioration et facilitant des interventions rapides.
2️⃣ L’automatisation des tâches répétitives grâce à l’IA contribue à améliorer l’ergonomie des tâches infirmières et à réduire le temps consacré aux tâches administratives jusqu’à 40 %, avec des interfaces utilisateur intuitives.
3️⃣ Le renforcement de la productivité en fournissant des systèmes de support décisionnel basés sur des données, permettant aux infirmières de prendre des décisions cliniques plus éclairées et rapides.
4️⃣ Enfin, les outils de simulation basés sur l’IA offrent des expériences d’apprentissage adaptatives et personnalisées, répondant aux besoins variés des étudiants en soins infirmiers.
En 2024, Ibec a publié une cartographie de l’écosystème irlandais de la santé numérique, recensant 198 entreprises, réparties en 9 catégories :
dispositifs médiaux numériques (DMN) ;
thérapies numériques (DTx) ;
applications de santé et de bien-être ;
médecine de précision ;
télésurveillance et télésanté ;
outils cliniques ;
pilotage et gestion des ressources ;
data et cybersécurité.
Le pays est divisé en quatre régions principales – Est, Ouest, Nord et Sud – avec une concentration variable des entreprises de santé. La région Est en regroupe le plus grand nombre, notamment à Dublin, suivie par la région Ouest et sa principale ville Galway.
La catégorie DMN est celle ayant le plus d’entreprises avec des sociétés internationales comme Medtronicet Siemens Healthineers ou des laboratoires pharmaceutiques tels que Roche Diagnostics.
Répartition des entreprises en santé numérique en Irlande – @ Ibec
Un bureau pour l’innovation au sein du HPRA
Health products regulatory authority (HPRA) a mis en place un bureau de l’Innovation pour offrir un soutien réglementaire et des conseils aux développeurs de dispositifs innovants. L’objectif est d’aider les innovateurs à comprendre les exigences réglementaires dès le début du développement, évitant ainsi des problèmes potentiels ultérieurs et accélérant l’approbation des nouveaux produits.
Le HPRA est l’agence en charge de garantir que tous les produits de santé, y compris les dispositifs de santé numérique, soient sûrs et efficaces pour les patients. L’agence a la charge de la réglementation des DMN pour assurer leur sécurité et leur adéquation à l’usage prévu. Cela comprend la planification et la conception appropriées du produit, l’évaluation des performances et des aspects cliniques, et la validation des processus de fabrication. Une fois le produit mis sur le marché, il doit être traçable tout au long de la chaîne de distribution et son rendement doit être surveillé continuellement. Le bureau de l’Innovation au sein du HPRA a justement été créé car la réglementation des produits en santé numérique demande une approche plus flexible et agile que celle des produits de santé traditionnels.
Le HPRA encourage les développeurs à générer et évaluer les données cliniques pour démontrer la performance et la sécurité de leurs dispositifs. L’Irlande, avec son secteur dynamique des dispositifs médicaux et de la technologie comme le montre la cartographie ci-dessus souhaite être un hub mondial dans ce domaine en attirant des entreprises internationales.
Panorama des acteurs de l’écosystème en Irlande
Panorama des personnes clés au sein de ces structures
Synthèse
Synthèse des acteurs clés de la santé numérique en Irlande @ H&TI
De la “eHealth Strategy” en 2013 au “Digital for Care 2024-2030”
En 2013, l’Irlande a mis en place sa première stratégie de santé numérique, intitulée eHealth strategy. Depuis, le déploiement de cette feuille de route et la création de l’agence eHealth Ireland sont considérés comme des investissements infrastructurels nationaux importants pour soutenir la réforme du système de santé initiée en 2017. La stratégie a été divisée en deux phases sur une durée de sept ans, avec des objectifs spécifiques pour chaque phase, incluant l’autonomisation des patients, l’amélioration des soins personnalisés, la réduction des tâches administratives, et la création d’un écosystème innovant autour de la santé numérique.
Aujourd’hui, la stratégie 2024 intitulée « Digital for Care: A Digital Health Framework for Ireland 2024-2030 » s’inscrit dans la suite du programme initié en 2013. Elle vise également à rattraper le retard en santé numérique, souligné dans un rapportde la Commission Européenne classant l’Irlande à la dernière place des pays européens. H&TI divise cet indicateur en 4 parties :
📌 Contexte et chiffres clés du système de santé irlandais :
Le Health Service Executive (HSE) gère le système de santé public irlandais, combinant services publics et privés. Le programme Sláintecare, lancé en 2021, vise à créer un système de santé universel en éliminant les soins privés des hôpitaux publics. Depuis son lancement, les frais médicaux pour les enfants et adolescents ont été supprimés, les temps d’attente pour les consultations et opérations chirurgicales ont diminué et plusieurs milliers de professionnels de santé ont été recrutés.
En 2024, le budget du système de santé irlandais s’élève à 22,5 milliards d’euros, marquant une baisse de 900 millions par rapport à l’année précédente. Il prévoit également 500 millions pour réduire les listes d’attente, 36,3 millions pour les services d’urgence et 16,5 millions pour le programme Healthy Ireland.
Chiffres clés : l’Irlande consacre 6,6 % de son PIB à la santé, inférieur à la moyenne européenne de 9,9 %.
👉 H&TI dresse un aperçu détaillé de différents aspects du système de santé du pays, notamment son organisation, son financement et ses récentes réformes, dans un article à retrouver ici.
📌 Principales évolutions réglementaires en Irlande en lien avec la santé numérique :
Dans la stratégie 2024, il est reconnu que la transparence et l’implication des patients sont essentielles pour instaurer la confiance dans la gestion des données de santé numérique. En s’alignant sur les principes de Caldicottdu NHS pour garantir la protection des données et le respect de la législation, l’Irlande souhaite fournir les garanties sur la manière dont les data sont traitées.
Malgré la création de l’agence eHealth en 2013 pour mettre en œuvre des initiatives comme l’e-prescription et les dossiers patients électroniques, il n’existe toujours pas de cadre législatif spécifique. En 2014, l’introduction des identifiants de santé individuels et la mise en place d’un délégué à la protection des données en 2018 ont été des étapes clés pour se conformer au RGPD. Pendant la pandémie de Covid-19, des mesures temporaires ont permis la prescription électronique de certains médicaments.
Chiffres clés : l’Irlande est l’un des 2 seuls pays de l’UE ne possédant pas de mécanismes légaux permettant aux citoyens de déléguer l’accès à leurs dossiers de santé électroniques.
👉 H&TI dresse un état des lieux des principales initiatives réglementaires sur lesquelles s’appuient les différentes stratégies en santé numérique, dans un article à retrouver ici.
📌 Cartographie des acteurs clés de l’écosystème irlandais de la santé numérique :
En Irlande le Health Products Regulatory Authority (HPRA) encourage les éditeurs de logiciels et les développeurs de solutions à générer et évaluer les données cliniques pour démontrer la performance et la sécurité de leurs dispositifs médicaux numériques (DMN) car c’est le secteur le plus important de la santé numérique dans le pays. Pour soutenir cette dynamique, le HPRA a créé un bureau de l’Innovation afin d’offrir un soutien réglementaire à ces entreprises. Cette initiative vise à faciliter l’approbation des produits tout en assurant leur sécurité et leur conformité aux normes. Les entreprises peuvent être catégorisées dans 8 secteurs :
1️⃣ dispositifs médiaux numériques (DMN) ;
2️⃣ thérapies numériques (DTx) ;
3️⃣ applications de santé et de bien-être ;
4️⃣ médecine de précision ;
5️⃣ télésurveillance et télésanté ;
6️⃣ outils cliniques ;
7️⃣ pilotage et gestion des ressources ;
8️⃣ data et cybersécurité ;
Les DMN dominent, avec des acteurs internationaux tels que Medtronic et Siemens Healthineers ainsi que des laboratoires pharmaceutiques comme Téva et Roche Diagnostics.
Chiffre clés : Selon l’Ibec, l’Irlande compte 198 entreprises en santé numérique.
👉 H&TI réalise une cartographie des nombreuses organisations jouant un rôle essentiel dans la réglementation, la mise en œuvre des initiatives numériques et l’accélération et l’accompagnement des entreprises du secteur, dans un article à retrouver ici.
📌 Quelle stratégie en santé numérique et data ?
La stratégie 2024, « Digital for Care: A Digital Health Framework for Ireland 2024-2030 », est un programme sur 6 ans. Elle vise à moderniser le système de santé irlandais en favorisant l’autonomie des patients avec un accès étendu à leurs données de santé via des applications mobiles dédiées. Les professionnels de santé bénéficieront d’informations en temps réel sur leurs patients, indépendamment des lieux de traitement antérieurs, pour une meilleure coordination des soins. La réduction des visites hospitalières inutiles est prévue grâce à des soins de proximité et à distance renforcés, tout en assurant la sécurité et la confidentialité des données conformément aux normes légales.
Chiffre clé : 6 millions d’euros sont prévus pour la création d’une agence nationale pour les données de santé.
👉 H&TI réalise une synthèse des principaux points de cette stratégie, dans un article à retrouver ici.
Fiche synthétique de l’état de la santé numérique en Irlande – @ Health & Tech Intelligence
1️⃣ La première stratégie en santé numérique irlandaise est entrée en vigueur en 2013 et l’agence eHealth Ireland a été créée pour la mettre en œuvre. Cette première stratégie visait à déployer la e-prescription, le télésoin et les dossiers patients informatisés à travers le pays.
2️⃣ En 2014, un texte de loi a permis la mise en place d’identifiants individuels et uniques pour les professionnels de santé.
3️⃣ En 2018, la loi sur la protection des données a rendu obligatoire, pour chaque prestataire de santé, d’avoir un délégué en charge de la protection des données afin d’être en phase avec le Règlement général sur la protection des données (RGPD).
4️⃣ Durant la crise du Covid-19, des mesures législatives temporaires ont permis de la prescription électronique de certains médicaments.
Absence d’un cadre législatif spécifique à la e-santé
Le sujet étant encore peu mature en Irlande, il n’y a pas aujourd’hui de cadre législatif spécifique aux services numériques de santé. En effet, un récent rapport de la Commission européenne, dans le cadre du plan “Digital decade”, présente des indicateurs de maturité en santé numérique et place l’Irlande à la 29e et dernière position.
Avec un score de 11 %, l’Irlande est ainsi bien en dessous de la moyenne européenne de 79 %. Toutefois ce rapport met également les progrès que l’Irlande a connu en matière de santé numérique depuis la dernière enquête. En effet, un groupement hospitalier privé, présent dans l’une des 6 régions de santé du pays, a introduit en 2023 une application pour permettre aux patient ayant une assurance maladie privée d’accéder à distance à leurs dossiers informatisés. Par ailleurs, l’Irlande se démarque comme étant le seul pays de l’Union européenne (UE) qui ne possède pas de portail national pour accéder à ces données.
Indicateur e-santé des pays de l’UE – @ Commission européenne
Un retard concédé sur plusieurs volets numériques :
Concernant l’accès aux données sur la e-prescription, l’Irlande est dernière au classement européen, car elle ne propose pas ce service à ses citoyens.
Concernant l’accès aux résultats de laboratoires et rapports d’imagerie, seule la région ouest le permet, mais de manière limitée à certains résultats de laboratoire et rapports médicaux, sans disponibilité nationale.
L’Irlande ne dispose pas de bases légales ni de mécanismes mis en œuvre pour permettre aux citoyens d’autoriser d’autres personnes à accéder à leurs dossiers de santé électroniques en leur nom.
L’Irlande est aussi le seul État membre, avec la Tchéquie, à ne fournir ni dispositions légales ni assistance aux citoyens pour accéder à leurs données électroniques de santé via un point de contact désigné, qu’il soit public ou privé. L’Irlande est également en retard dans la mise en œuvre des directives d’accessibilité du contenu web pour ses services de santé en ligne.
Chronologie des évolutions règlementaires en lien avec la santé numérique :
Principales initiatives réglementaires en Irlande @ H&TI
Des services de santé connectés, transparents, sûrs et sécurisés
La stratégie 2024-2030 de santé numérique en Irlande vise à transformer le système de santé en mettant l’accent sur l’intégration transparente, sécurisée et connectée des services numériques de santé. Son ambition étant d’améliorer la santé et le bien-être de tous les citoyens. Au cœur de cette transformation, chaque patient disposera de son propre dossier informatisé, facilitant ainsi sa gestion de sa propre santé et l’accès à ses informations.
De leurs côtés, les professionnels de santé bénéficieront d’informations complètes et en temps réel sur leurs patients, quels que soient les lieux de traitement antérieurs, dans l’objectif de construire un système mieux coordonné.
Élaborée en consultation avec les principaux acteurs du système de santé, dont les patients et les professionnels, cette stratégie permettra également de réduire le nombre de consultations et de séjours hospitaliers inutiles, en mettant l’accent sur les soins de proximité ainsi que la télésanté.
Les enjeux de l’inclusion numérique et du déploiement de l’IA :
Un accent particulier y est mis sur l’inclusion numérique, pour garantir que personne ne soit laissé pour compte dans cette transition vers une modernisation technologique des services de santé. La transparence et la confiance sont ainsi identifiés comme des éléments clés de cette stratégie, avec un engagement continu à respecter les préférences des patients en matière de consentement et à se conformer aux législations sur la confidentialité des données.
La stratégie prévoit également de fournir aux professionnels de santé un environnement de travail moderne et digitalement performant, avec une formation adéquate pour améliorer leurs compétences numériques. L’exploitation des données de santé à grande échelle et l’innovation technologique, y compris l’automatisation et l’intelligence artificielle (IA), sont des piliers de cette vision, visant à accroître l’efficacité, la productivité et à réduire les coûts.
6 axes principaux
Pour répondre aux différents objectifs sus-cités, la stratégie irlandaise de santé numérique repose sur 6 axes, qui sont détaillés ci-dessous.
Axes de la stratégie irlandaise en santé numérique – @ Health Service Executive (HSE)
📌 Axe 1 – Le patient en tant que partenaire autonome :
Autonomiser des patients en leur offrant un accès élargi à leurs données.
Accès au dossier de santé électronique
Permettre l’accès des patients à leur dossier de santé via une application mobile
Extension des services de santé numériques
Augmenter l’accès à la télésanté, les unités de soins virtuels et le télésuivi, afin de faciliter les traitements proches du domicile des patients
Augmentation des choix pour les patients
Offrir aux patients une plus grande visibilité et compréhension des options de soins disponibles, leur permettant de gérer et de contrôler leur santé et leur bien-être
Renforcement de la confiance dans les systèmes numériques
Assurer la sécurité et la confidentialité des données des patients
Promotion de l’inclusion numérique
Garantir un accès équitable aux services de santé numériques pour tous les patients, y compris les programmes de littératie numérique pour améliorer les compétences et la confiance des utilisateurs
Contrôle des patients sur leurs informations de santé
Permettre aux patients de contrôler l’accès à leurs données de santé et de choisir celles qu’ils souhaitent partager avec les professionnels de santé
Engagement des patients dans le développement des systèmes numériques
Inclure les patients dans la création et l’amélioration des systèmes de santé numériques en les faisant participer à des équipes de pilotage, des comités de programme, des groupes de discussion, et des consultations publiques
Amélioration de la littératie en santé
Utiliser les technologies numériques pour améliorer la littératie en santé des patients, en les aidant à naviguer dans le système de santé, à comprendre les soins nécessaires, à poser les bonnes questions aux professionnels de santé, et à interpréter correctement les informations reçues
📌 Axe 2 – Main-d’œuvre et lieu de travail :
Equiper les professionnels de santé des outils nécessaires pour prodiguer des soins.
Accès simplifié aux systèmes
Fournir aux soignants un identifiant numérique unique et une fonctionnalité de connexion unique pour accéder à tous les systèmes nécessaires à la pratique clinique
Amélioration des infrastructures
Moderniser les environnements de travail comprenant une connexion haut débit, le Wi-Fi et un accès facile aux ordinateurs et postes de travail spécialisés pour une mise à jour efficace des dossiers des patients et des consultations en ligne
Optimisation de l’Expérience soignant
Mettre en place des systèmes de soutien pour les employés, tels que des portails du personnel pour la gestion des feuilles de temps, les qualifications, la formation, le développement, le remboursement, les bulletins de salaire, le bien-être et la santé au travail
Renforcement de la confiance dans les systèmes numériques
Assurer la gestion sécurisée, efficace et efficiente des informations avec des formations et des procédures pour minimiser les risques de cyberattaques.
Fourniture de ressources et d’outils numériques
Equiper le personnel avec des outils de collaboration en ligne tels que les messageries sécurisées et Microsoft Teams, ainsi que des outils pour la gestion des finances et ressources humaines
Mise en place de soins digitalement assistés
Faciliter l’accès des soignants aux données, informations du patient et aux outils d’aides au diagnostic
Développement des compétences numériques
Mettre en place des formations ciblées
Mise en place de feedback
Fournir des outils pour avoir les retours
📌 Axe 3 – Soins connectés et digitalement habilités :
Assurer des soins connectés grâce à l’interopérabilité des systèmes.
Accès aux dossiers patient informatisés
Fournir aux hôpitaux un accès à des dossiers de santé qui contiennent toutes les informations nécessaires, indépendamment des lieux de traitement des patients
Accès aux données en temps réel
Garantir que les professionnels de santé disposent d’informations de haute qualité en temps réel via des dossiers numériques, permettant des décisions basées sur des preuves et une consultation collaborative par des équipes pluridisciplinaires
Supprimer les dossiers papiers
Réduire la dépendance aux dossiers papier, facilitant la préparation des consultations externes et l’accès aux historiques médicaux complets des patients
Intégration des informations sur les médicaments
Assurer que les données sur les prescriptions et la délivrance des médicaments sont disponibles en un seul endroit
Historique des épisodes de soins précédents
Offrir une visibilité totale sur les traitements antérieurs des patients, améliorant ainsi la continuité des soins et la qualité des données
Accès aux données pour audit clinique et recherche
Faciliter l’accès aux données de haute qualité pour les audits cliniques et la recherche, en utilisant des termes standardisés, des modèles de données, des classifications cliniques et des schémas de codage
Standard de dossiers patients régionaux et nationaux
Mettre en œuvre des systèmes de dossiers informatisés régionaux et nationaux pour soutenir des parcours de soins standardisés, garantissant des soins continus, cohérents et sûrs
Fournir plus d’options aux patients
Fournir de meilleures informations sur les services disponibles, y compris la télésanté et la surveillance à distance, offrant ainsi plus de choix et d’options de traitement aux patients
Confidentialité et sécurité des données
Assurer le traitement et le stockage sécurisé des données des patients avec des contrôles d’accès rigoureux
📌 Axe 4 – Services basés sur les données :
Exploiter les données pour une meilleure gestion des ressources.
Accès à des informations pertinentes
Fournir aux responsables de la santé des informations précises via divers systèmes et tableaux de bord pour prendre les meilleures décisions fondées sur des preuves
Gestion efficace du flux de patients
Optimiser la compréhension et l’amélioration des interactions des patients avec les services à travers les parcours de soins, en s’adaptant aux besoins changeants des patients
Amélioration de la performance et de la réactivité
Utiliser les capacités de données et d’analytique pour gérer et améliorer la performance des services de santé face aux défis à court et long terme au niveau local, régional et national
Évaluation éclairée des politiques
Utiliser des données en temps réel pour comprendre les impacts des politiques de santé et de services sociaux en cours, et identifier les domaines nécessitant des efforts supplémentaires
Planification des ressources
Améliorer la gestion des stocks, des installations et des outils nécessaires pour une planification efficace et une allocation optimale des ressources dans le personnel et les services de santé et services sociaux
Visualisation et analyse d’informations
Utiliser des données et l’intelligence d’affaires via des tableaux de bords pour obtenir une visibilité sur les dépenses actuelles et projetées dans les établissements
Santé populationnelle
Augmenter la visibilité des informations détaillées au niveau de la population pour analyser, prédire et répondre aux besoins de santé et de services sociaux, identifier les voies de transmission des maladies, prendre des mesures préventives
📌 Axe 5 – Écosystème de santé numérique et innovation :
Encourager l’innovation et la collaboration dans l’écosystème de la santé.
Instaurer une culture de l’innovation
Créer un écosystème qui encourage et soutient le changement, permettant au personnel de disposer du temps et de l’espace nécessaires pour mettre en œuvre des innovations à grande échelle, améliorant ainsi l’expérience des patients et du personnel
Favoriser l’esprit créatif
Encourager la créativité et la prise de risques contrôlée, tout en promouvant une ouverture aux nouvelles idées pour stimuler le progrès
Etablir des canaux de communication clairs
Développer des canaux de communication bidirectionnels entre les services et la direction pour faciliter l’utilisation et accroître la visibilité des changements numériques
Amélioration des outils numériques
Créer les outils et ressources numériques nécessaires pour améliorer les services opérationnels et de soins de bout en bout disponibles pour tous
Mettre en place des voies d’innovation standardisées
Établir des voies transparentes et standardisées pour postuler et obtenir un soutien, un financement et des ressources pour des projets d’innovation visant à améliorer les services
Soutenir l’excellence en recherche
Fournir des mécanismes permettant d’accéder à des données de santé sécurisées et pseudonymisées, sous réserve de règles de gouvernance strictes
Faciliter les opportunités de collaboration avec les services de santé
Développer des processus de passation de marchés adaptés à l’engagement avec de petites entreprises innovantes et créer des installations comme des lieux d’expérimentation (Living Lab) pour permettre au service de santé d’évaluer la valeur des nouvelles solutions
📌 Axe 6 – Infrastructures sécurisées et facilitateurs numériques :
Renforcer la cybersécurité.
Renforcement législatif et réglementaire
Établir une base législative robuste pour la création et la mise en œuvre des dossiers de santé électronique, incluant l’obligation légale de partage de données entre les prestataires de santé, conformément aux futures régulations nationales et européennes
Sécurité et résilience des infrastructures
Assurer la protection des informations de santé des patients contre les cyberattaques par le développement d’une infrastructure sécurisée et résiliente
Traçabilité des accès
Mettre en place des identités numériques et des systèmes de journalisation des accès pour garantir une traçabilité complète de l’utilisation des dossiers de santé électroniques.
Stratégie de gestion des données
Élaborer une stratégie de gestion des données qui assure la connexion et l’utilisation efficace des données à travers les services, en respectant la confidentialité, l’intégrité et la confidentialité des patients
Infrastructure numérique robuste
Construire une infrastructure qui répond aux besoins des établissements de santé, des professionnels de santé, du personnel soignant et du public, incluant une stratégie claire pour l’adoption du cloud, l’accès simplifié aux systèmes et la promotion de la collaboration
Favoriser une culture de l’innovation et du changement
Créer un environnement de travail qui accueille et facilite les réformes et les transformations numériques
Le Health service executive (HSE) est le système de santé public irlandais. Il s’agit d’un système dual, combinant des services publics et des services privés. Le système public est réglementé par le Département de la Santé, tandis que sa gestion opérationnelle et financière est assurée par le HSE.
Les hôpitaux en Irlande peuvent être privés ou publics. Parmi les 86 hôpitaux du pays en 2023 :
78 % sont publics, soit 67 hôpitaux ;
43 de ces hôpitaux sont des hôpitaux généraux.
En mai 2021, l’Irlande a lancé le programme Sláintecare, visant à créer un système de santé universel, notamment en éliminant les soins privés des hôpitaux publics, dans l’objectif d’améliorer l’expérience des patients, de réduire les coûts et d’obtenir de meilleurs résultats de santé. Depuis le lancement de Sláintecare :
les frais pour les enfants de moins de 16 ans ont été supprimés ;
les temps d’attente ont été réduits ;
et plus de 2 400 professionnels de la santé ont été recrutés.
54 % des médecins sont généralistes
Au total, l’Irlande compte 20 135 médecins en exercice en 2023, dont :
10 872 généralistes ;
2 557 psychiatres ;
et 1 550 pédiatres.
Les soins primaires sont assurés par des médecins généralistes travaillant dans des cabinets pluridisciplinaires, des centres de soins primaires ou des cabinets privés. Le généraliste joue ainsi un rôle pivot au sein du système de santé irlandais, en étant le premier point de contact des patients. Ces derniers peuvent choisir leur médecin librement et, en cas d’orientation vers un hôpital public pour des examens ou traitements, les services sont dispensés gratuits. En revanche, l’accès direct aux urgences sans recommandation de son médecin généraliste entraîne des frais pour le patient. Il est à noter que près de la moitié des résidents en Irlande ont une assurance privée.
Le budget de la santé en baisse
Le système de santé irlandais est principalement financé par les revenus des impôts. En 2022, les dépenses de santé s’élevaient à environ 30,5 milliards d’euros, soit 6,6 % du PIB : un chiffre en dessous de la moyenne européenne (9,9 %).
En 2023, le budget alloué à la santé était de 23,4 milliards d’euros, avec avec 2 milliards supplémentaires par rapport à l’année précédente. Mais en 2024, ce budget en registre une baisse de 900 millions d’euros, soit un total de 22,5 milliards d’euros. Il prévoit noramment :
2,6 milliards d’euros pour les maisons de retraite, les services de repas à domicile et les clubs d’activités pour les personnes âgées et atteintes de démence ;
1,3 milliards d’euros pour la santé mentale ;
500 millions d’euros pour lutter contre les longues listes d’attentes notamment pour les opérations chirurgicales ;
145 millions pour les services de lutte contre l’alcoolisme et la toxicomanie ;
36,3 millions d’euros de fonds d’urgence pour les services de soins intensifs ;
36,3 millions d’euros de fonds d’urgence pour les services d’urgences ;
16,5 millions d’euros pour le programme Healthy Ireland (promotion de la santé et de la prévention) ;
1 million d’euros pour développer des installations sportives (natation et randonnée) ;
et 1,5 million d’euros pour un programme de sensibilisation à l’alcool et aux drogues.
6 M€ pour la création d’un organisme d’accès aux données de santé
Afin de mettre en place une infrastructure pour un service qui gère l’accès aux données de santé, dans le cadre de la stratégie européenne d’accès aux données, un financement de 6 millions d’euros a été annoncé, en décembre 2023, par le ministre irlandais de la Santé, Stephen Donnelly, dont :
une part européenne à hauteur de 3,6 millions d’euros ;
et une part nationale à hauteur de 2,4 millions d’euros.
C’est ainsi qu’a été lancé le projet du Health Data Access Body (HDAB), qui permettra aux chercheurs et aux décideurs politiques d’accéder à des ensembles de données de santé anonymisées, offrant ainsi des perspectives pour améliorer la prestation des services de santé en Irlande. Il est réalisé en collaboration entre le Département de la Santé, l’Autorité de l’information et de la qualité en santé (HIQA) et le Health Research Board (HRB) du pays.
Chiffres clés sur le système de santé irlandais – @ Health & Tech Intelligence
Présenté officiellement lors du Mobile World Congress (MWC) 2024, à Barcelone, le nouvel objet connecté de Samsung, Galaxy Ring, marque l’entrée de la société coréenne dans le marché des bagues connectées de suivi de santé et de bien-être, rivalisant ainsi avec des produits comme l’Oura Ring de l’entreprise finlandaise Oura.
Disponible en trois coloris (noir, doré et argenté) et neuf tailles différentes, la Galaxy Ring est équipée de trois capteurs destinés à suivre :
l’activité physique ;
la qualité du sommeil ;
et les données de santé.
Présentation des caractéristiques de la Galaxy Ring – @ Samsung
Parmi ces capteurs on retrouve un accéléromètre, un capteur optique ainsi qu’un capteur infrarouge permettant :
la mesure du rythme cardiaque ;
la mesure de l’oxygène dans le sang ;
le suivi du nombre de pas quotidiens ;
un électrocardiogramme (ECG) ;
ainsi que la prédiction des cycles menstruels sur la base de la température corporelle.
Dépister le SAHOS :
Un des apports cliniques prometteurs de la bague de Samsung est sa capacité à détecter les signes du syndrome d’apnées–hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) modéré à sévère.
Elle inclut également plusieurs fonctions de Galaxy AI, la solution d’intelligence artificielle (IA) de Samsung. Cette dernière permettra aux utilisateurs de se construire un “score d’énergie” pour fournir une évaluation globale de la vitalité de l’utilisateur. Ce score combine des données sur :
le sommeil ;
l’activité physique ;
la fréquence cardiaque au repos ;
et la variabilité de la fréquence cardiaque.
Samsung se repositionne sur le marché de la e-santé
En lançant la Galaxy Ring, Samsung ne cherche pas seulement à proposer un nouveau gadget, mais à renforcer son positionnement dans le domaine de la santé connectée. Avec un tel produit, l’entreprise souhaite offrir une alternative discrète aux montres connectées traditionnelles, permettant aux utilisateurs de surveiller leur santé de manière continue et sans interruption.
Jouissant d’une autonomie d’environ une semaine, avec une recharge rapide permettant de récupérer 40 % de l’autonomie en seulement 30 minutes, Samsung rapporte que sa bague est compatible avec tous les smartphones Android, mais pas avec les systèmes iOS, et qu’elle peut être utilisée en tandem avec la Galaxy Watch pour des analyses de santé encore plus détaillées et une autonomie prolongée.
Chaque année en France, environ 1 100 000 nouveaux cas de cancer, selon les chiffres de l’Institut national du cancer (Inca). Ces patients pourront désormais bénéficier de la solution de télésurveillance de Continuum Plus Santé et être remboursés, partiellement au moins, pour son utilisation. En effet, après avoir obtenu, en avril 2023, un certificat de conformité au référentiel d’interopérabilité et de sécurité des dispositifs médicaux numériques de la part de l’Agence du numérique en santé (ANS), Continuum+ vient de recevoir l’avis favorable de la HAS pour la prise en charge anticipée de son DMN de télésurveillance en oncologie, dans le cadre de la voie de remboursement Pecan.
La HAS précise que cette prise en charge anticipée pourra se faire dans le cadre du traitement de l’indication retenue, à savoir “l’ensemble des chapitres inclus dans la classe 02 : « Tumeurs » de la 11e version de la classification internationale des maladies publiée par l’Organisation mondiale de la santé (CIM-11), à l’exception des tumeurs bénignes et in situ“.
La société parisienne attendra désormais de savoir le montant de cette prise en charge par l’Assurance maladie. Pour rappel, Continuum+ Connect est une web-application destinée à la télésurveillance médicale des patients sous traitements anticancéreux. Elle inclut un module d’alerte ayant le statut de dispositif médical qui permet, à partir de la collecte et de l’analyse des constantes physiologiques, des événements indésirables et de la douleur, d’assigner un niveau d’alerte à chaque paramètre collecté et d’avertir l’équipe de soignants qui suit le patient en cas de survenue de ces événements.
Un avis favorable sur une présomption d’innovation
Si la Commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (Cnedimts) de la HAS a donné son avis favorable pour la prise en charge anticipée de Continuum+ Connect, elle précise toutefois que les études présentées par Continuum Plus Santé pour obtenir cet avis ne permettent pas de déceler un “bénéfice clinique ou organisationnel d’une télésurveillance médicale” pour ce dispositif.
En effet, pour ce qui est des études spécifiques “Onco@dom2” et “Ako@dom-picto”, elles n’ont permis que de “documenter la faisabilité d’une télésurveillance médicale par ce dispositif médical numérique, notamment chez des patients en hétéroévaluation”. Pour ce qui est des études non spécifiques de haut niveau de preuve, elles permettent “d’objectiver le bénéfice clinique et l’impact organisationnel d’une télésurveillance médicale pour le suivi des effets indésirables des patients en cours de traitement”, même si la Cnedimts insiste sur le fait que “des différences existent entre les technologies utilisées dans ces études et la plateforme Continuum+ Connect”.
La Commission compte donc sur les résultats de deux études en cours (Ako@dom-picto et Fegala) pour apporter des données sur le bénéfice clinique et organisationnel d’une télésurveillance médicale avec Continuum+ Connect. Elle explique que cette solution est “présumée innovante et est susceptible d’apporter un bénéfice clinique et un progrès dans l’organisation des soins sans altérer la qualité des soins par rapport aux technologies de santé utilisées dans les indications revendiquées”, et que les études en cours devraient “apporter des données complémentaires, notamment sur le bénéfice clinique”, dans les délais impartis pour un dépôt de dossier en liste des activités de télésurveillance médicale (LATM).
Une réussite après l’échec de Moovcare ?
Continuum Plus Santé devra ainsi prouver l’efficacité de sa solution à la Cnedimts pour se voir inscrite dans la LATM. Sans preuves, cette solution pourra perdre sa prise en charge par l’Assurance maladie, comme cela a été le cas de Moovcare le 17 juin 2024. La Cnedimts avait décidé de retirer la solution de Sivan Innovation de la liste des activités de télésurveillance médicale pour cause d’un manque de données de vie réelle permettant de confirmer les bénéfices avancés par l’étude clinique pivot initialement fournie (voir l’article H&TI ici).