Articles

  • AWS, Vidal, Merck… Un tour d’horizon sur les partenariats clés de cet été

    De nouveaux partenariats autour de l’IA

    GE Healthcare et Amazon Web Services s’associent pour le développement des modèles d’IA

    GE HealthCare a annoncé une collaboration avec Amazon Web Services (AWS) pour développer des modèles d’IA générative et des applications médicales innovantes. Ce partenariat vise à transformer le secteur des soins de santé en intégrant l’IA dans les opérations cliniques.

    Les objectifs clés de cette collaboration sont :

    • d’améliorer les diagnostics et des soins : en utilisant l’IA pour accélérer le développement d’applications cliniques ;
    • d’intégrer la technologie AWS : GE HealthCare utilisera Amazon Bedrock et SageMaker pour créer des modèles spécialisés en santé ;
    • de moderniser les applications : en déployant de nouveaux outils pour améliorer l’efficacité des flux de travail et des soins aux patients.

    Ferrum Health et PaxeraHealth intègrent l’IA dans les flux de travail cliniques

    Ferrum Health, une plateforme d’IA pour le secteur de la santé, a annoncé un partenariat avec PaxeraHealth le leader mondial des solutions d’imagerie. Ce partenariat vise à intégrer l’IA dans les flux de travail cliniques. Leur partenariat vise à proposer des solutions avancées qui amélioreront les soins des patients et faciliteront l’adoption de l’IA dans la pratique clinique, tout en garantissant la sécurité des données.

    Ausmed Global et Merck veulent lutter contre le diabète grâce à des soins non invasifs

    AusMed Global a annoncé le 29 juillet avoir signé un partenariat stratégique avec Merck visant à élargir l’accès aux solutions non invasives de gestion du diabète et accélérer le progrès dans les soins du diabète et de l’obésité. KetoMetrics la solution d’AusMed est un système innovant de gestion des cétones dans le souffle, conçu pour offrir une alternative non invasive aux tests sanguins traditionnels utilisés dans le suivi du diabète.

    Contrairement aux tests traditionnels qui nécessitent une prise de sang pour mesurer le taux de cétones, la solution KetoMetrics permet d’obtenir ces informations simplement en analysant l’haleine de l’utilisateur.

    En France, des collaborations visant à faciliter les tâches des professionnels

    Un partenariat pour optimiser la sécurité des prescriptions médicales

    Le Groupe Berger-Levrault, leader dans l’édition de logiciels, a noué un partenariat avec Vidal, spécialiste des solutions d’aide à la décision thérapeutique. Grâce à cette collaboration, les fonctions avancées de calcul du logiciel d’aide à la prescription de Vidal, maintenant certifié CE, seront pleinement intégrées dans les solutions de Berger-Levrault.
    Ce partenariat permettra notamment :
    • d’améliorer la sécurité des prescriptions ;
    • de simplifier l’intégration des fonctionnalités pour les professionnels de santé.

    La modernisation des services pharmaceutiques pour les professionnels indépendants

    La Caisse des Dépôts, la Poste Santé Autonomie, et Federgy ont lancé l’initiative “Ma Pharmacie en France” pour soutenir les pharmacies indépendantes en modernisant leurs services grâce à des outils numériques.

    Le portail “Ma Pharmacie en France” offrira début 2025 aux pharmaciens et patients des services personnalisés, incluant :

    • la livraison de médicaments à domicile ;
    • la vente en ligne de médicaments sans ordonnance, parapharmacie, et dispositifs médicaux ;
    • la diffusion de messages de santé publique ;
    • la prise de rendez-vous pour vaccinations et tests de prévention ;
    • l’accès aux informations sur les pharmacies de garde.

    Des partenariat stratégiques pour transformer le secteur de la santé à l’échelle mondiale

    C2N à la conquête de 75 pays

    C2N Diagnostics et Unilabs ont annoncé un partenariat mondial pour faire progresser la santé cérébrale. Cette collaboration réunit les leaders de l’innovation dans les domaines du diagnostic et de la médecine de laboratoire, avec pour objectif de développer et de déployer des tests de diagnostic avancés pour détecter les maladies neurodégénératives, notamment la maladie d’Alzheimer. Ce partenariat permettra de combiner l’expertise unique de C2N en biotechnologie avec les capacités étendues de laboratoire d’Unilabs à travers le monde. Plus précisement il s’agira de :

    • permettre aux tests sanguins Precivity de C2N de couvrir plus de 75 pays et de transformer le diagnostic précoce et la recherche sur la maladie d’Alzheimer
    • faciliter le transfert de technologie du portefeuille de biomarqueurs sanguins de la maladie d’Alzheimer appartenant à C2N afin de mettre en place un réseau de tests d’Unilabs dans toute l’Europe

    L’entreprise Philippine Nordic Medical étend ses services

    Nordic Medical Clinic, un prestataire de soins de santé de premier plan aux Philippines, a annoncé un nouveau partenariat avec OneCare Group, une entreprise spécialisée dans la fourniture de services complets pour la santé physique et mentale via une plateforme numérique. Cette collaboration vise à renforcer les programmes de soins de santé holistiques offerts par les deux entités. En tirant parti des forces des deux entreprises, le partenariat permettra d’étendre les services de soins de santé 360 degrés pour lesquels OneCare Group est reconnu.

    Les plans futurs de ce partenariat incluent l’intégration de leurs plateformes numériques, et l’utilisations des technologies avancées pour prédire les maladies chroniques, améliorer les soins préventifs, et promouvoir un diagnostic précoce.

     

    @ Health&Tech Intelligence
  • Médecine scolaire, dossier médical partagé… Le point sur les textes clés publiés au JO cet été

    Aide médicale d’État : Un téléservice pour simplifier les démarches

    Un arrêté du 2 août 2024 met en place un téléservice dédié à la demande d’aide médicale d’État (AME). Cette initiative vise à simplifier l’accès à l’AME pour les personnes en situation irrégulière, en permettant une gestion dématérialisée des demandes. Les établissements de santé doivent informer les patients éligibles de cette nouvelle procédure et les accompagner dans son utilisation afin de garantir un accès rapide et efficace aux soins.

    Télésurveillance médicale : Nouvelles activités inscrites sur la liste de la sécurité sociale

    L’arrêté du 19 août 2024 inscrit de nouvelles activités de télésurveillance médicale sur la liste prévue à l’article L. 162-52 du code de la sécurité sociale. Cet arrêté concerne particulièrement la télésurveillance des patients atteints de diabète gestationnel, avec l’utilisation du dispositif médical numérique Mydiabby Healthcare. Les professionnels de santé impliqués dans cette télésurveillance devront être formés à l’utilisation de ce dispositif et à la gestion des données collectées pour garantir une prise en charge optimale des patientes. Le montant forfaitaire applicable par patient est de 50 €.

    Dossier médical partagé pour les détenus : Un outil de continuité des soins

    Le décret du 9 août 2024 introduit le dossier médical partagé (DMP) pour les personnes détenues. Ce nouveau dispositif, aligné sur celui en place pour la population générale, permet de garantir une continuité des soins en milieu carcéral. Les professionnels de santé travaillant dans les prisons devront se familiariser avec ce système afin d’assurer un suivi médical efficace des détenus, en facilitant le partage des informations médicales pertinentes entre les différents intervenants.

    Télémédecine dans les territoires ultramarins : Renforcement de l’accès aux soins

    Le décret du 13 juin 2024 vise à améliorer l’accès à la télémédecine dans les territoires ultramarins. Ce texte facilite l’utilisation de la téléconsultation et des télé-expertises pour les populations de ces régions éloignées. Les professionnels de santé exerçant dans ces territoires sont invités à intégrer ces nouvelles technologies dans leur pratique quotidienne pour garantir un accès équitable aux soins.

    À voir également : Réorganisation des soins scolaires, gestion des crises sanitaires, et nouvelles missions des pharmaciens

    Un décret du 16 août 2024 redéfinit l’organisation de la médecine scolaire, renforçant les missions des médecins de l’Éducation nationale pour améliorer la coordination des soins des élèves. Par ailleurs, le décret du 11 juillet 2024 impose de nouvelles directives pour la gestion des crises sanitaires, obligeant les établissements de santé à adapter leurs protocoles d’urgence. Enfin, un arrêté du 29 juin 2024 élargit les missions des pharmaciens, leur permettant d’effectuer des actes de vaccination et de renouveler certaines prescriptions médicales, répondant ainsi au besoin d’améliorer l’accès aux soins de premier recours.

     

  • IA : 85 % des médecins appréhendent des erreurs et des incidents critiques (étude Elsevier)

    Des médecins optimistes

    Selon l’enquête d’Elsevier, menée auprès de plus de 1 000 professionnels du secteur de la santé montre, 71 % de ces derniers pensent que l’IA, ainsi que l’IA générative (GenAI), auront à terme un impact significatif sur leur quotidien. Ils vont même jusqu’à parler d’une transformation totale de leurs méthodes de travail.

    La majorité des professionnels sondés (94 % de ceux qui ont indiqué que l’IA aura un impact significatif) pensent que cet effet viendra des assistants intelligents qui permettent de détecter automatiquement les symptômes et de reconnaître les pathologies des patients.

    Lorsqu’il leur a été demandé quels sont les bénéfices les plus probables d’une intégration forte de l’IA en santé, les médecins ont répondu majoritairement que cela permettrait :

    • d’accélérer l’acquisition de connaissances scientifiques, ainsi que d’augmenter le nombre de recherches universitaires et médicales réalisées (96 %) ;
    • de réaliser des économies pour les acteurs du monde de la santé (92 %) ;
    • ainsi que d’augmenter la qualité du travail des professionnels de la santé (88 %).

    De nombreuses craintes qui persistent :

    Malgré une bonne opinion de l’IA chez les médecins, ils restent nombreux à craindre les potentiels risques qu’elles représente. Parmi lesquels :

    • la désinformation, qu’elle concerne les professionnels ou les patients utilisant des chatbots alimenté par l’IA (pour 93 % des répondants) ;
    • des erreurs cliniques ou des incidents critiques (85 %) ;
    • la dépendance des médecins à l’IA  dans leur prise de décision clinique (82 %) ;
    • et enfin des “perturbations sociales” (79 %).

    Pour prévenir ces risques, la majorité des médecins (73 %) souhaitent que les outils basés sur l’IA générative ne doivent s’appuyer que sur des sources de très bonne qualité.

    L’IA encore trop peu utilisée

    Parallèlement à ces craintes, une faible utilisation de l’IA empêche sa prise en main et une bonne assimilation de la technologie par les professionnels de santé. En effet, sur les 1 000 médecins interrogés dans le cadre de l’étude d’Elsevier :

    • seuls 8 % ont déclaré être très familiers avec l’IA ;
    • 5 % déclaraient ne pas du tout être familiers avec cette technologie.
    • cependant 87 % affirment être moyennent familiers avec elle ;
    • et 95 % des médecins connaissent l’IA et son fonctionnement.

    Il est tout de même à noter que, parmi les médecins familiers avec l’IA :

    • 50 % déclarent ne l’avoir jamais utilisée de manière générale ;
    • 24 % ne l’ont jamais utilisé dans le cadre de leur travail ;
    • et seulement 24 % des répondants affirment utiliser l’IA au travail.

    Les médecins américains et chinois à l’avant-garde de l’adoption de l’IA :

    Ce rapport montre, par ailleurs, que les médecins qui utilisent le plus l’IA au travail sont localisés en Chine (35 %) et aux Etats-Unis (24 %).

    Les personnes qui n’ont jamais utilisé l’IA parmi celles sondées pensent à 66 % d’entre elles l’utiliser d’ici 2 à 5 ans dans le cadre de leur travail et au-delà. Là encore, ils s’agit surtout de médecins exerçant en Chine : ils pensent à 93 % y avoir recourt très prochainement.

     

  • DCT/US : la DiME lance un consortium pour promouvoir l’utilisation des « digital endpoints »

    Accélérer l’utilisation d’indicateurs numériques

    Pour l’association américaine Digital Medicine Society (DiME), les indicateurs numériques peuvent rendre les essais cliniques plus centrés sur le patient, basés sur les données et adaptables pour répondre aux besoins changeants de la recherche. Cependant, leur utilisation n’est pas encore généralisée (bien qu’elle tend à l’être comme le montre l’étude Health & Tech Intelligence sur les essais cliniques décentralisés, publié en juin 2024), ce qui peut être perçu comme un manque à gagner pour la recherche.

    C’est dans cette optique que la DiME a lancé un consortium nommé “Building the Business Case for Digital Endpoints” qui a pour objectif de promouvoir l’utilisation d’indicateurs numériques dans la recherche. S’inscrivant dans une logique d’accélération grâce aux nouvelles technologies qui permettent de mener des essais cliniques accessibles à plus de patients, cette annonce survient après l’approbation par la Food and drug administration (FDA) d’un premier indicateur numérique pour un usage dans les essais cliniques. La FDA est d’ailleurs membre de ce consortium, aux côtés de 38 autres partenaires, dont Roche et Sanofi.

    Analyser la rentabilité de l’utilisation de ces outils

    Le consortium va mettre en place une analyse de rentabilité de l’utilisation des indicateurs numériques dans les essais cliniques, afin que leurs promoteurs comprennent son intérêt et son efficacité et, in fine, contribuent à l’amélioration de la prise en charge des patients. Pour ce faire, la DiME prévoit d’établir des référentiels permettant d’évaluer le retour sur investissement (ROI) de l’utilisation des indicateurs numériques dans le développement de médicaments et de dispositifs médicaux.

    Cette initiative prévoit aussi de se tenir aux plus près des acteurs de la recherche en accompagnant les entreprises dans l’élaboration d’analyses de rentabilité de ces outils, afin de faciliter l’avancement, la mise en œuvre et l’adoption généralisée des indicateurs numériques dans les essais cliniques. Les 38 partenaires sont, à leur tour, prêts à aider les entreprises intéressées à prendre des décisions éclairées et à mettre en place des stratégies d’investissements pour un usage des digital endpoints dans les essais cliniques.

    Aucun texte alternatif pour cette image
    Partenaires du projet Building the Business Case for Digital Endpoints – @ DiME

     

  • Bilan de l’été 2024 : Iktos, AstraZeneca, UnitySc, Sanoïa… Les principales opérations du marché français

    Iktos intègre les solutions de Synsight à sa plateforme de découverte de médicaments par l’IA

    Accélérer le processus design-make-test pour découvrir de nouveaux médicaments plus rapidement : tel est l’objectif du rachat du français Synsight par Iktos, entreprise spécialisée dans l’intelligence artificielle (IA) et la robotique pour la conception de nouveaux médicaments. Alors qu’Iktos est déjà reconnu pour ses solutions permettant de faciliter la découverte de médicament, notamment sa plateforme alimentée par l’IA générative qui permet la conception de molécule ainsi que leur réaction chimique de manière virtuelle, l’acquisition de Synsight va permettre à l’entreprise parisienne de bénéficier d’une licence unique pour une technologie de “criblage in cellulo à haute performance de molécules modulatrices des interactions protéine-protéine et protéine-ARN”.

    Cette technologie appelée MT Bench permet de détecter les interactions protéine-protéine (IPP) et ARN-protéine (IRP) in cellulo et va donc permettre, en s’intégrant à la plateforme d’Iktos, à la société parisienne d’internaliser ses tests biologiques des composés synthétisés et donc de s’assurer plus rapidement de l’efficacité des molécules découvertes grâce à l’IA. Comme l’a indiqué le PDG d’Iktos lors du rachat – dont le prix de vente n’a pas été communiqué -, cette acquisition va renforcer la position d’Iktos sur le marché de la découverte de médicaments par l’IA car elle va”étendre la plateforme au domaine des interactions protéine-protéine (IPP) et ARN-protéine (IPR), des cibles très difficiles, répondant ainsi à des besoins médicaux majeurs non satisfaits dans les domaines du cancer et des maladies neurodégénératives”.

    Ospi renforce sa position d’acteur majeur de la donnée à l’hôpital avec le rachat d’Alicante

    Améliorer l’efficience des établissements de santé et accélérer la recherche clinique au bénéfice des patients : telle est l’ambition de la société lyonnaise Ospi, qui a annoncé le rachat d’Alicante, une entreprise spécialisée en codage médical et valorisation de données de santé grâce à l’IA. Ce rachat fait d’Ospi un acteur français majeur de la donnée à l’hôpital. En effet, moins d’un an après sa création – suite au rapprochement du groupe PSIH, éditeur de solutions décisionnelles sur les données de santé médico-économiques de l’hôpital, avec la start-up Collective Thinking, éditrice d’une plateforme brevetée de traitement des données en vie réelle par l’intelligence artificielle – , Ospi élargit son offre en rachetant la société Alicante, ce qui va lui permettre de bénéficier d’une offre de solutions logicielles – basée sur plusieurs technologies d’IA, telles que le machine learning ou le deep learning – , qui permet de récupérer les données de santé produites par les centres hospitaliers, de les indexer et de les enrichir afin de pouvoir les analyser.

    Si aucun chiffre n’a été communiqué à propos du montant pour le rachat d’Alicante, Ospi a indiqué que ce rapprochement a été rendu possible par le fonds Lauxera Capital Partners qui était déjà “l’acteur principal” de la création d’Ospi en rapprochant le groupe PSIH avec la start-up Collective Thinking en automne 2023. Pierre Moustial, président et fondateur du fonds, avait notamment déclaré que cette étape était “obligatoire et évidente pour permettre au groupe d’atteindre son objectif de création d’un champion français de la donnée de santé à l’hôpital, l’intelligence artificielle étant aujourd’hui fondamentale pour permettre un meilleur traitement et une meilleure gestion des données de santé”.

    Déjà considéré comme un acteur majeur de la donnée à l’hôpital, Jean-Baptiste Angeloglou, CEO d’Ospi, s’est réjoui de ce rapprochement avec Alicante lors de son annonce en expliquant qu’”en intégrant les équipes d’Alicante et leur expertise technologique, Ospi renforce sa position de leader dans le domaine de la donnée de santé et de l’IA à l’hôpital”.

    Astek intègre Sanoïa à sa division Life Sciences 

    Accompagner les chercheurs aussi bien sur l’opération de leurs études cliniques que sur l’exploitation des données de santé en vie réelle : tel est l’objectif de la prise de participation majoritaire du groupe francilien Astek dans la société de recherche contractuelle (CRO), Sanoïa, connue pour son savoir-faire dans la conception, le conseil et le management de grandes cohortes en vue de la réalisation d’études cliniques de manière totalement digitalisée.

    Devenant actionnaire majoritaire de la société originaire d’Aubagne, le groupe Astek va l’intégrer à sa division Life Sciences, afin de compléter son CRO qui permet d’accompagner ses clients aussi bien sur l’opération de leurs études cliniques que sur l’exploitation des données de santé en vie réelle. En effet, le savoir-faire de Sanoïa lui a permis de développer des solutions digitales dont sa plateforme numérique reconnue pour mettre en place des cohortes digitales. En plus de l’intégration au sein d’Astek, cet investissement de la part du groupe francilien va permettre à Sanoïa d’accélérer son développement et d’avoir l’opportunité de travailler avec de nouveaux chercheurs déjà clients du groupe.

    Du côté d’Astek, cette acquisition va lui permettre de renforcer sa capacité à effectuer de la recherche contractuelle et d’être en mesure d’accompagner de manière globale ses clients en France et dans le monde, à déclarer le CEO du groupe Julien Gavaldon au moment de l’annonce de sa participation au capital de Sanoïa.

    Le groupe Merck rachète le Grenoblois UnitySc pour plus de 155 millions d’euros

    Développer plus facilement et plus rapidement de nouvelles solutions intégrées dotées de l’IA pour la santé : telle est l’ambition du groupe allemand Merck qui a racheté l’entreprise grenobloise UnitySc, spécialisée dans les outils de mesure pour la conception de de puces informatiques plus rapides, plus petites et plus efficaces que celles disponibles sur le marché et utilisées dans les solutions d’IA en santé.

    Alors que les solutions d’IA ont besoin d’être toujours plus performantes et de traiter toujours plus de données, la fabrication des puces qui les composent doit être optimisée en vue d’augmenter leur qualité, leur rendement mais aussi de baisser leur coût de production : c’est là qu’UnitySc intervient. En effet, l’entreprise grenobloise propose des solutions de calcul de performance de ces puces pour s’assurer de qualité. Cela permettra à Merck de disposer au sein de son portefeuille d’outils de métrologie pour bénéficier en interne de solutions de contrôle pour le développement de puces “toujours plus rapides, plus puissantes et plus efficaces”.

    Le groupe Merck a annoncé que le montant de l’opération comprend un paiement de 155 millions d’euros, ainsi que d’autres paiements d’étape. L’acquisition finale d’UnitySc doit cependant nécessiter une consultation des comités d’entreprise français et reste soumise à l’approbation des autorités réglementaires et à d’autres conditions de clôture, même si le groupe explique qu’elle devrait être finalisée d’ici fin 2024.

    1,05 milliard de dollars pour le rachat de la biotech Amolyt Pharma par AstraZeneca

    Rester dans la course du développement de traitements pour les maladies rares : c’est l’ambition qu’animait le géant de l’industrie pharmaceutique, AstraZeneca, lorsqu’il a racheté le 15 juillet 2024 la biotech lyonnaise Amolyt Pharma pour près d’un milliard d’euros (960 millions d’euros), ce qui en fait l’un des plus gros montants pour l’achat d’une entreprise de la French Tech.

    Si le groupe pharmaceutique suédo-britannique a racheté totalement Amolyt Pharma pour une telle somme, c’est parce que la biotech française développe des traitements pour les maladies endocriniennes rares, notamment “l’eneboparatide (AZP-3601), un peptide thérapeutique expérimental de phase III avec un nouveau mécanisme d’action conçu pour atteindre des objectifs thérapeutiques clés pour l’hypoparathyroïdie”. Avec ce rachat, Amolyt Pharma a intégré Alexion, branche d’AstraZeneca dédiée aux maladies rares, qui possède donc désormais d’un pipeline plus important pour le traitement des maladies rares.

     

    @ Health&Tech Intelligence

     

     

  • Note aux abonnés : bonnes vacances d’été, reprise des publications le 26 août 2024

    Chers abonné(e)s,

    L’équipe Health & Tech Intelligence vous souhaite d’excellentes vacances d’été ! Le rythme quotidien de publication reprendra dès le lundi 26 août 2024.

    À notre retour, vous retrouverez rapidement les faits marquants du numérique en santé de ces derniers mois, avec des rétrospectives et des bilans thématiques pour rattraper tout ce que vous aurez pu manquer pendant l’été.

    D’ici là, la plateforme H&TI reste accessible pour que vous puissiez consulter vos articles enregistrés, vos archives et toutes nos bases de données.

    Vous êtes de plus en plus nombreuses  et nombreux à utiliser H&TI, et nous tenons à vous remercier chaleureusement pour votre fidélité. Ensemble, nous construisons l’avenir de la santé !

    Si vous partez en vacances, nous vous souhaitons d’en profiter pleinement. Et un été des plus agréables à toutes et à tous !

    À très bientôt,

    L’équipe Health & Tech Intelligence, by Care Insight

    🔴 H&TI reste ouvert pendant les vacances, l’occasion de (re)découvrir :

    En plus de tous nos articles de la veille quotidienne (news, études scientifiques, mercatos, agenda, brèves…), toutes nos études hebdomadaires (analyses, baromètres, panoramas, benchmarks, états des lieux…) dans la rubrique « Data », ainsi que nos 3 études premium déjà publiées (en attendant la quatrième en septembre) cette année :

    Quelle maturité de l’IA générative en santé ? Cas d’usages, publications, marché et solutions

    La GenAI offre des perspectives variées en santé, de la découverte de médicaments à l’automatisation des tâches. Mais quel est son impact réel ? Quelles sont les tendances de ce marché ? Les géants de la tech comme les gouvernements s’y intéressent et y investissent, tandis que des cadres réglementaire et éthique se construisent progressivement. 👉 A consulter en suivant ce lien.

    IA et excellence opérationnelle : quel impact sur l’organisation et l’évolution des personnels de santé ? (état des lieux, entretiens, panorama des cas d’usage et des solutions…)

    Au moins 66 solutions d’IA sont mises au service de l’excellence opérationnelle au niveau des établissements de santé. Des technologies qui s’illustrent dans au moins 22 cas d’usage, entre gestion des flux, des ressources et des processus et gestion médico-économique, financières et des achats. Décryptage à travers des analyses, des entretiens et des cartographies. 👉 A consulter en suivant ce lien.

    IA et découverte des médicaments : vers une nouvelle ère de la recherche biopharmaceutique ?

    Au moins 8 cas d’usage de l’IA dans la découverte des médicaments et 22 solutions françaises peuvent être recensés, visant accélérer la phase de recherche préclinique qui est historiquement axée sur le criblage à haut débit de cibles associées à des pathologies connues. Quel rôle l’IA peut-elle jouer pour progresser plus rapidement vers la phase d’essais cliniques ? 👉 A consulter en suivant ce lien.

    Vacances d'été - @ Health & Tech Intelligence, image générée par l'IA
    Vacances d’été – @ Health & Tech Intelligence, image générée par l’IA
  • GenAI : le coach de santé développé par la start-up lancée par le fonds d’OpenAI

    Modifier les comportements du quotidien

    Partant du constat que de nombreuses maladies chroniques – telle que le diabète, certains cancers, le cholestérol, l’hypertension, ou encore le syndrome de fatigue chronique – sont la conséquence de mauvaises habitudes de vie, OpenAI et Thrive Global ont créé une entreprise pour développer un coach de santé alimenté par l’IA générative (GenAI) qui permettrait de prévenir les maladies chroniques. Portant le nom de Thrive AI Health, cette nouvelle société a pour principaux actionnaires les deux entreprises spécialisées dans l’IA, bien qu’elle possède comme investisseur stratégique Alice L. Walton Foundation, un fonds pour l’accès à l’éducation, à l’art et à la santé.

    Si l’on ne sait pas grand chose sur le coach de santé virtuel de Thrive AI Health, mis à part qu’il sera alimenté par des données scientifiques, ainsi que par les données du patient pour lui prodiguer les meilleurs conseils, Sam Altman, CEO d’OpenAI, et Arianna Huffington, CEO de Thrive Global et co-fondatrice de la jeune pousse, ont publié une tribune dans le Time pour montrer les façons dont l’IA peut changer les habitudes de vie pour transformer la santé des patients de manière positive.

    Dans cette tribune, les deux gérants expliquent que les maladies chroniques concernent près de 130 millions de personnes rien qu’aux États-Unis et qu’il y a une égalité d’accès pour la prise en charge de ces pathologies du fait de leur nombre qui est important et du manque de personnels médicaux pour l’assurer. L’IA de Thrive AI Health permettrait donc à chaque patient d’avoir quotidiennement des conseils lui permettant d’adopter de bonnes habitudes de vie sur le sommeil, l’alimentation, l’exercice, la gestion du stress et les relations sociales, qui sont, selon Sam Altman, “les comportements du quotidien qui influent sur la santé” ce qui est susceptible d’avoir ” un impact significatif sur les maladies chroniques dans le monde entier”.

    Un ancien de Google comme CEO

    Sam Altman et Arianna Huffington ont choisi DeCarlos Love comme CEO de cette nouvelle start-up. Et la baie de San Francisco n’est pas chose nouvelle pour Love qui a notamment travailler pour Apple, ainsi que pour Google, où il était responsable des produits. C’est de cette entreprise des GAFAM qu’il a démissionné pour rejoindre l’entreprise tout fraichement lancée par OpenAI.

    Lorsqu’il était chez Google, c’est lui qui a été à l’origine de produits dotés de capteurs, d’intelligence artificielle et d’algorithmes d’apprentissage automatique, tels que la montre connectée du géant américain, ainsi que l’application Fitbit pourvue d’un coach virtuel. Dans un communiqué publié sur LinkedIn, il a exprimé sa joie d’intégrer la start-up en tant que dirigeant et se dit prêt à relever le défi d’avoir un impact significatif dans le domaine de la santé.

    Il a expliqué qu’il pense réellement que l’utilisation de l’IA en santé peut “améliorer les vies” des patients et que l’utilisation des dernières technologies va permettre de “créer un coach de santé IA hyper personnalisé qui va aider les individus à atteindre leurs objectifs et à améliorer leurs résultats en matière de santé”.

     

  • Entretien : « Nous militons pour que le droit au deuxième avis soit inscrit dans la loi » (C. Franc, Carians)

    L’enjeu de la prise en charge des lombalgies

    84 % des personnes souffriront de lombalgie au moins une fois dans leur vie, selon un rapport la Haute autorité de santé (HAS) datant de 2019. Ces douleurs dorsales touchent particulièrement les 40-60 ans et les femmes, et plus de deux salariés sur trois en seront affectés selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS). En raison des arrêts de travail fréquents qu’elles causent, les lombalgies représentent un enjeu de santé publique et un défi pour les employeurs.

    L’étude réalisée par Kamedis Conseil a été présentée par le Pr Jérôme Allain, chirurgien orthopédiste, au congrès de la Société française de chirurgie rachidienne (SFCR), qui s’est tenu du 13 au 15 juin 2024 à Montpellier, a révélé que 31 % des avis médicaux obtenus via deuxiemeavis.fr, sur la prise en charge des pathologies lombaires, étaient divergents du premier avis. Ces avis divergents ont permis :

    • d’éviter 3 % des opérations ;
    • de réduire de 27 % les arrêts de travail ;
    • de baisser les coûts de prévoyance de 9 % ;
    • et d’économiser ainsi 1 750 euros en moyenne par patient réorienté.

    Entretien avec Catherine France

    Contactée par Health & Tech Intelligence, la directrice générale et cofondatrice de Carians, l’entreprise qui met la plateforme deuxiemeavis.fr à la disposition des patients et des médecins experts, Catherine Franc, revient sur ces résultats et nous explique l’importance de réaliser ce genre d’étude médico-économique et pourquoi il faudrait faire du droit à un deuxième avis une norme pour tous les patients qui le souhaitent.

    Vers une banalisation du recours à un deuxième avis :

    L’étude que vous avez relayée a été consacrée aux pathologies lombaires. Y a-t-il une raison spécifique pour le choix de ce champ thérapeutique ?

    Tout à fait. Nous avions déjà réalisé une première étude médico-économique sur l’endométriose, la pathologie avec le plus grand nombre de patients actifs sur deuxiemeavis.fr. Les pathologies lombaires arrivent en deuxième position. Nous nous y intéressons depuis longtemps car nous avons remarqué des différences dans les réévaluations diagnostiques et les stratégies thérapeutiques. Cela touche beaucoup de monde et comporte des enjeux post-opératoires importants. Ces prises en charge sont souvent anxiogènes pour les patients, comme c’est le cas face à une hernie ou une technique chirurgicale complexe. Notre service est donc particulièrement adapté à ce type de pathologie. De plus, il arrive souvent que des chirurgiens suggèrent spontanément à leurs patients de prendre un deuxième avis avant la décision finale pour être sûrs qu’ils adhèrent pleinement à leurs décisions.

    Comment expliquez-vous les 31 % d’avis divergents observés dans l’étude, et quelles implications ces divergences ont-elles pour les patients et le système de santé ?

    Nous n’avons pas d’objectif précis pour cet indicateur, c’est une constatation. Après que chaque médecin référent traite un dossier pour un deuxième avis, nous lui demandons si son intervention a confirmé, complété ou modifié le diagnostic ou la stratégie thérapeutique précédente. En moyenne, environ 25 à 30 % des diagnostics ou des stratégies thérapeutiques sont réévalués. Dans le domaine de l’orthopédie du rachis, ce taux est un peu plus élevé en raison de la diversité des approches chirurgicales. Cela montre que, pour un patient sur trois, il vaut la peine de prendre un deuxième avis ou, au moins, qu’il y a matière à avoir un vrai débat avec son chirurgien pour comprendre les différences de point de vue.

    Cela ne risque-t-il pas de créer des disparités entre les patients qui savent qu’ils peuvent demander un deuxième avis et ceux qui ne le savent même pas ?

    D’abord, il faut voir ce deuxième avis comme étant légitime, car rendu par un médecin référent de la pathologie. C’est un avis de confiance. Le but n’est surtout pas que le patient change de chirurgien mais plutôt qu’il puisse rediscuter avec lui pour comprendre les différences de point de vue entre son choix et celui du deuxième avis.

    Nous militons pour que le droit au deuxième avis soit inscrit dans la loi, comme en Allemagne, qu’il soit largement répandu et ainsi intégré dans le parcours de soins. Nous insistons pour que cet avis spécialisé nourrisse la discussion avec le chirurgien. Dans deux cas sur trois, le diagnostic ou la stratégie est conforté. Cette pratique est courante chez les patients. Le problème concerne effectivement ceux d’entre eux qui ne savent pas qu’ils peuvent demander un deuxième avis. Mais se pose alors la question capitale de l’accès des patients à leurs dossiers médicaux : les patients doivent pouvoir demander leurs images sans problème.

    La médecine n’est jamais blanche ou noire. Dans des situations justifiées, un médecin propose naturellement un deuxième avis. Si le patient ne ressent pas le besoin ou que son médecin traitant ne le propose pas, c’est qu’il n’y a pas d’enjeu. Nous militons pour que le droit au deuxième avis soit inscrit dans la loi car cela faciliterait l’accès aux avis spécialisés, et nous insistons pour faciliter l’accès au dossier médical.

    Une économie moyenne de 1 750 € par patient réorienté :

    Comment cette étude a-t-elle mesuré l’impact médico-économique du deuxième avis ?

    Les économies réalisées sont rendues possibles par la réorientation des patients. Une partie des dépenses vient du fait que les patients sont orientés trop vite vers la chirurgie, contrairement aux recommandations. Nous avons chiffré l’impact médico-économique de la réorientation à la suite d’un deuxième avis sur un tiers des des 309 patients existant. Ce sont des patients qui ont accepté que leurs données soient regardées dans le cadre d’études scientifiques.

    Cette étude a été acceptée au congrès de la SFCR, et également au prochain congrès de la Sofcot (Société française de chirurgie orthopédique et traumatologique). Nous attendons par ailleurs une réponse pour le Congrès français de rhumatologie. Nous essayons d’extrapoler, mais les parcours de prise en charge sont très différents. Nous pouvons refaire ce type d’étude avec des cohortes intéressantes sur d’autres pathologies.

    Montrer un bénéfice médico-économique est important pour nous. Cela pourrait permettre un jour que le deuxième avis soit remboursé par l’Assurance maladie. Les complémentaires santé y voient un intérêt, et ce sont elles qui financent notre modèle économique. Les médecins aussi sont intéressés par l’approche médico-économique. Pour autant, le soutien au deuxième avis n’est pas motivé principalement par la recherche d’économies. La première motivation reste l’amélioration de la prise en charge des patients.

    Pouvez-vous nous parler des perspectives d’évolution de Deuxiemeavis.fr, notamment en termes d’extension des services offerts ou de développement à l’international ?

    A ce stade, on est focalisé sur notre croissance organique, puisqu’on a fini l’année dernière à plus 65 % de croissance d’activité. Nous souhaitons donc accompagner cette croissance avec plus de médecins référents et plus de pathologies proposées pour être capable de répondre à toutes les demandes qu’on reçoit. Nous couvrons aujourd’hui 30 millions d’adhérents de mutuelles qui ont accès au service. Nous devons faire plus d’efforts de communication : d’une part, pour faire connaître le service aux adhérents de nos clients, et d’autre part pour toucher plus de médecins de ville, généralistes et spécialistes, qui sont vraiment en situation d’aider leurs patients, de les orienter et de leur suggérer de prendre un autre avis ou de les aider à le prendre. Il faudrait qu’ils sachent que notre outil est à leur service afin d’améliorer le dialogue avec leurs patients et de les aider dans leurs pratiques quotidiennes.

     

  • FMIS 2024 : une enveloppe de 747,5 M€ pour moderniser la santé

    Dans la trajectoire du Ségur de la santé

    Créé en janvier 2021 par le gouvernement français, le fonds pour la modernisation et l’investissement en santé (FMIS) vise à moderniser les équipements et les infrastructures, digitaliser les services de santé, former le personnel aux nouvelles technologies et financer des projets de recherche médicale.

    Les objectifs du FMIS sont définis par la Direction générale de l’offre de soins (DGOS). Plus globalement, ils s’intègrent dans les politiques de santé publique. Le budget annuel s’inscrit dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS).

    Une enveloppe en augmentation

    En 2023, le montant des crédits s’élevait à 724 millions d’euros. En 2024, c’est une enveloppe de 747,5 millions d’euros qui a été allouée pour la deuxième répartition des crédits. Parue au Bulletin officiel le lundi 17 juillet, la circulaire vise à « consolider les actions initiées en 2021 ».

    Sur l’ensemble du montant, 579 millions d’euros sont octroyés au titre des crédits du Ségur de la santé, notamment pour les investissements numériques. Hors Ségur, c’est la somme de 168,2 millions d’euros qui est accordée pour des projets plus spécifiques comme la création de nouvelles facultés d’odontologie et de quatre nouvelles unités cognitivo- comportementales (UCC).

    Ces dotations s’inscrivent dans plusieurs plans comme la stratégie décennale de lutte contre le cancer, le Ségur du numérique, ou encore le plan national pour la greffe d’organes et de tissus 2022-2026.

    579 M€ répartis dans le cadre du Ségur de la santé :

    • 303,4 millions d’euros : pour les « projets d’investissement prioritaires » issus de la circulaire du 10 mars 2021 relative à la relance de l’investissement dans le système de santé.
    • 200 millions d’euros : pour les investissements du quotidien des établissements de santé (dans la continuité des années précédentes) comme les travaux de rénovation, la ventilation, ou l’acquisition d’équipements médicaux.
    • 79,9 millions d’euros : d’investissement numérique dans le secteur médico-social.
    • 15 millions d’euros : pour les maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP).
    • 2,9 millions d’euros : Ségur du numérique en établissement de santé.

    168,2 M€ répartis hors Ségur :

    • 68 millions d’euros : projet de reconstruction au CHU de Guadeloupe.
    • 32,8 millions d’euros : création de nouvelles facultés d’odontologie.
    • 31,1 millions d’euros : réforme des autorisations.
    • 16,7 millions d’euros : pour la numérisation de l’anatomocytopathologie (stratégie décennale de lutte contre le cancer).
    • 5,9 millions d’euros : raccordement IP des service d’aide médicale urgente (Samu) : migration voix sur IP.
    • 5,25 millions d’euros : renforcement des services d’accès aux soins.
    • 3,1 millions d’euros : aide à l’investissement pour l’offre de soins des personnes détenues.
    • 2,04 millions d’euros : modernisation des systèmes d’information des Samu.
    • 1,08 millions d’euros : dotation de jumelles de vision nocturne aux équipages d’hélismur.
    • 800 000 euros : création de quatre nouvelles unités cognitivo-comportementales (UCC) dans le Grand Est, Pays de la Loire, Occitanie et Normandie.
    • 81 000 euros : construction de la plateforme d’échange European Chemicals Agency (ECHA) confiée au CHU de Nancy.
    • 138 000 euros : pour 12 machines à perfusion rénale (plan national pour la greffe d’organes et de tissus 2022-2026).

    L’élargissement du périmètre du FMIS fait augmenter le financement annuel, passant de 716 millions d’euros en 2021 à 747,5 millions d’euros en 2024. Tous les établissements de santé, publics ou privés, sont éligibles à ces crédits. La répartition de cette enveloppe se fera sous la responsabilité des agences régionales de santé (ARS). Une enquête sera faite « au plus tard en 2025 » sur l’utilisation de ces crédits.

  • Big data : améliorer la réponse aux épidémies en Asie du Sud-Est (étude)

    Une région vulnérable aux épidémies

    Des chercheurs de l’Hôpital Mediclinic à Pietermaritzburg en Afrique du Sud, de l’hôpital général d’Albada à Tabuk en Arabie Saoudite, ainsi que de l’Université de Floride du Nord aux États-Unis, ont étudié l’impact des mégadonnées sur l’amélioration des stratégies de préparation et de réponse aux épidémies en Asie du Sud-Est. Cette région, densément peuplée et confrontée à une urbanisation rapide ainsi qu’à des changements environnementaux, est particulièrement vulnérable aux épidémies virales et bactériennes telles que le SARS-CoV-2, le MERS, le chikungunya, le Zika et la grippe aviaire H5N1.

    Une étude combinant une revue de la littérature et des études de cas pratiques :

    La détection précoce et la réponse rapide à ces épidémies représentent des défis sanitaires et épidémiologiques majeurs encore non résolus. Cette étude se distingue par une approche globale combinant une revue de la littérature et des études de cas pratiques. Les chercheurs ont analysé diverses applications des mégadonnées :

    • le machine learning pour classifier les rapports d’épidémies et identifier des clusters de cas ;
    • la visualisation des données pour faciliter leur interprétation ;
    • l’internet des objets connectés (IoT) pour collecter en temps réel de paramètres divers ;
    • et des applications mobiles de santé pour surveiller en temps réel les symptômes et l’adhésion des patients aux mesures préventives.

    La nécessité de collaborations interdisciplinaires

    Les résultats de cette recherche, publiés en juin dans l’International Journal of Scientific Research Updates (IJSRU), soulignent l’importance des collaborations interdisciplinaires et des partenariats pour partager et exploiter les métadonnées, améliorer la prévision des épidémies et mieux gérer des ressources humaines, renforçant ainsi les capacités de réponse épidémique à travers les frontières.

    Cependant, selon les auteurs, l’intégration des mégadonnées est entravée par divers défis :

    • la qualité des données ;
    • les préoccupations liées à la vie privée ;
    • et la nécessité d’infrastructures et d’expertise robustes.

    Pour surmonter ces obstacles, l’étude conclut qu’une coopération étroite entre gouvernements, organisations de santé et secteur privé est indispensable.

     

     

    * Big data for epidemic preparedness in southeast Asia: An integrative study

    Janet Aderonke Olaboye, Chukwudi Cosmos Maha, Tolulope Olagoke Kolawole and Samira Abdul International

    Journal of Scientific Research Updates, 2024, 07(02), 066–073​.

    DOI: 10.53430/ijsru.2024.7.2.0041