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  • Mayotte : lancement d’un médicobus qui fait de la téléconsultation

    Des examens médicaux et de la téléconsultation

    Porté par l’association Ensemble pour votre santé (EPVS) et en partenariat avec l’association de santé communautaire Nariké M’Sada, ce dispositif se distingue par son caractère connecté, ce qui en fait un “e-médicobus”. Il offre aux patients la possibilité de consulter un médecin à distance via une téléconsultation, tout en étant accompagnés par un professionnel de santé sur place. Cela garantit que l’usager est assisté tout au long de la séance.

    Outre les téléconsultations avec des médecins généralistes, le véhicule propose également des examens complémentaires, tels que l’électrocardiogramme et le fond d’œil. Le e-médicobus est adapté à la prise en charge des patients souffrant d’affections de longue durée (ALD).

    Une région en tension :

    Territoire ultramarin français, Mayotte est confrontée à des défis sanitaires importants en raison d’une dégradation des conditions de vie (habitat insalubre, pollution de l’air, difficulté d’accès à l’eau courante). Ces problèmes ont des conséquences directes pour la santé des habitants, et les pathologies chroniques progressent. Mayotte compte 89 médecins pour 100 000 habitants, contre 888 à Paris et une moyenne nationale d’environ 300 médecins.

    Déjà plusieurs dizaines de médicobus en service

    Lancé en juin 2023, le plan « France ruralités » inclut le médicobus, un bus médical itinérant visant à améliorer l’accès aux soins dans les zones rurales sous-desservies. Il permet de proposer des consultations de médecine générale et spécialisée aux personnes éloignées des soins ou sans médecin traitant. En plus de renforcer l’offre médicale locale, le Médicobus cherche à maintenir durablement les professionnels de santé dans ces territoires. Il s’agit d’une solution temporaire, complémentaire à l’offre de soins existante, pour réinsérer les patients dans un parcours de soins, notamment dans les zones à faible densité médicale.

    En France, de nombreux bus de ce type existent. La Normandie fut la première région à accueillir ce véhicule en 2020. Des médecins généralistes volontaires ou retraités assuraient des consultations cinq jours sur sept. Sans surprise, ces médicobus concernent prioritairement les zones rurales, avec des délais élevés d’obtention de rendez-vous, le tout au bénéfice d’une population âgée et souffrant d’ALD. Au-delà de prodiguer des soins, le gouvernement espère que, grâce à un premier contact dans ces territoires, des médecins puissent s’installer durablement. Dernièrement cet été, un médicobus a été déployé dans la Drôme.

     

  • 95 bases de données de santé répertoriées dans le Datalogue

    Un nouveau moteur de recherche pour les données de santé

    Cet outil de recherche et d’informations sur les données de santé est à destination des agents des agences régionales de santé (ARS), de leurs partenaires et plus largement des utilisateurs des données de santé (chercheurs, professionnels de santé et décideurs). Développé par les équipes du département « Données et études en santé » (DES) de la Direction de la recherche et de l’innovation (Dirnov), Datalogue est conçu pour répondre à la demande croissante d’utilisation des données de santé. On retrouve par exemple la plateforme Bruitparif qui centralise les cartes stratégiques de bruit et les plans de prévention du bruit dans l’environnement pour l’Île-de-France. Ou encore Airparif, sur la qualité de l’air en Île-de-France.

    2 objectifs principaux : simplicité et collaboration

    Intuitif, le menu de Datalogue permet d’effectuer des recherches précises sur les données de santé visées. Les utilisateurs ont ainsi la possibilité d’effectuer les actions suivantes :

    • rechercher des sources de données de santé : les utilisateurs peuvent trouver des sources en utilisant des critères spécifiques ;
    • obtenir des informations détaillées : les fiches fournissent des descriptions des sources de données, y compris l’échelle géographique, les modalités d’accès et les personnes référentes à l’ARS Ile-de-France ;
    • faciliter la réalisation de diagnostics : les informations fournies aident à ajuster et définir les politiques publiques ;
    • et promouvoir l’utilisation des données : Datalogue encourage l’utilisation des données de santé produites par l’ARS et d’autres producteurs régionaux ou nationaux.

    Un module est disponible pour effectuer des recherches de données de santé. Par exemple, le thème « état de santé » combiné au sous-thème « prévention » nous donne comme résultats :

    • l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) ;
    • le Panorama statistique jeunesse sport et cohésion sociale (Drees) ;
    • et les profils socio-sanitaires des communes (ORS-IF).

    Pour garantir une mise à jour régulière et une amélioration continue, Datalogue se veut collaboratif. Les utilisateurs peuvent proposer de nouvelles sources de données et signaler les erreurs et les anomalies.

    👉 Datalogue représente une avancée pour l’accessibilité et l’utilisation des données de santé en France, offrant une plateforme dynamique et participative. Accessible via ce lien.

     

  • OMS/Europe : 53 États mobilisés en faveur de l’innovation en santé numérique

    Une “taskforce” composée de 4 groupes spécialisés

    Ce plan, lancé à Copenhague le 13 juin 2024, vise à transformer les systèmes de santé grâce aux technologies numériques, notamment pour en faire bénéficier le plus grand nombre, aussi bien le personnel médical que les patients. Accessibilité et sécurité sont donc les maîtres mots. Le sujet de la confiance est effectivement central. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) : « les patients et les professionnels de santé signalent un faible niveau de confiance dans les solutions numériques, avec des préoccupations liées à la protection de la vie privée et à la sécurité. »

    IA, prévention, interopérabilité et santé mentale :

    Les travaux de l’OMS se doivent, par ailleurs, de garder une cohérence avec les priorités des États, les feuilles de route définies et la stratégie mondiale 2020-2025 de l’OMS en santé numérique. Pour ce faire, quatre groupes de travail (GT) seront constitués et travailleront à l’atteinte des objectifs suivants :

    • optimiser les capacités et l’accès aux soins de santé par le biais de la numérisation et de l’intelligence artificielle (IA) responsable ;
    • exploiter les données et les technologies numériques pour intégrer les soins de santé et la prévention au sein des foyers ;
    • promouvoir une approche écosystémique des normes et de l’interopérabilité dans le domaine des soins de santé ;
    • et enfin renforcer la santé publique avec un focus particulier sur la santé mentale et le soutien au personnel de santé.

    Le financement, principal obstacle

    Toutefois, des défis subsistent, notamment en matière d’interopérabilité des données et de financement pour certaines régions. En effet, dans certains pays, seulement 2 % du budget national total de la santé sont alloués à la transformation numérique. Ces obstacles n’entachent en rien la volonté de l’OMS/Europe de mobiliser un réseau constitué de 100 représentants d’États membres, gouvernementaux ou non, des acteurs privés et publics, en faveur du numérique en santé.

    Le docteur Natasha Azzopardi-Muscat, directrice de la division des politiques et systèmes de santé des pays à l’OMS/Europe, déclare « qu’aujourd’hui commence un périple véritablement transformateur. »

  • Télémédecine : le CHU d’Angers lance un dispositif de visiorégulation nocturne en Ehpad –

    Limiter les entrées aux urgences nocturnes

    Les arrivées aux urgences de nuit sont particulièrement problématiques pour les personnes âgées. L’attente parfois longue et l’éventuelle hospitalisation accroissent la désorientation en cas de troubles cognitifs et peuvent être facteur d’aggravation (apparition d’esquarres, etc.).

    Le CHU d’Angers a cherché à limiter ces inconvénients pour les résidents en Ehpad. Estimant que de 40 % à 50 % des hospitalisations de nuit profonde étaient injustifiées ou pouvaient être différées, un dispositif de visiorégulation nocturne a été construit avec les Ehpad du Maine-et-Loire.

    Ce système a vocation à améliorer la régulation des résidents, à les soulager quand cela est possible mais aussi à limiter et différer leur hospitalisation aux urgences, au cœur de la nuit. Il est soutenu par l’Agence régionale de santé (ARS) Pays de la Loire.

    Le Samu contacté par visio :

    Pour le professionnel d’Ehpad qui fait face à une situation médicale imprévue la nuit, l’appel aux urgences est souvent la solution retenue s’il ne dispose pas d’une réponse médicale sur place. Grâce au dispositif de régulation nocturne mis en place, il peut contacter le Samu par “visio” et entrer en contact avec un urgentiste. Si aucune urgence vitale n’est identifiée, il reçoit un SMS pour se connecter en visio avec le médecin régulateur.

    Le résident peut recevoir sur place des soins par le personnel de nuit, prescrits à l’oral et guidés à distance par le médecin régulateur. L’objectif est de pouvoir délivrer en nuit profonde des traitements permettant d’attendre l’évaluation par le médecin de l’Ehpad le matin. Ce délai permet une transmission à l’hôpital des informations sur les fragilités de la personne âgée connues de l’Ehpad et à prendre en compte par le service hospitalier. L’hospitalisation nocturne aux urgences se limite aux cas qui nécessitent une intervention médicale rapide.

    « L’idée est d’accompagner les équipes de nuit au sein des Ehpad par un médecin spécialiste des situations d’urgence, d’éviter leur isolement face aux situations imprévues, de les aider à distinguer les problèmes relevant d’une urgence véritable de ceux pouvant attendre le matin et enfin de prescrire à distance les premiers soins le cas échéant », précise le Pr Cédric Annweiler, chef du pôle hospitalo-universitaire Paradh (personnes âgées, réadaptation, accompagnement, dépendance, handicap) et chef du service de gériatrie au CHU d’Angers).

    Une mallette d’urgence pour faciliter les prescriptions :

    Ce dispositif est associé à une mallette de soins d’urgence standardisée, contenant des thérapeutiques de première intention : différents types de compresses, des pansements facilitant la coagulation, un désinfectant, des antidouleurs (du paracétamol jusqu’à la morphine), des médicaments en cas de crise d’asthme, contre les nausées, avec des dispositifs qui facilitent la prise par des personnes ayant des troubles cognitifs. Ces médicaments sont ceux qui peuvent être utilisés en usage domestique avec une prescription du médecin traitant. Il s’agit de thérapeutique simple, pas d’injectable. Il appartient aux Ehpad de se doter de cette mallette et de la maintenir complète et en état d’usage.

    Selon l’évaluation de l’état de la personne, il peut être demandé au personnel de nuit de l’Ehpad de donner un des médicaments de mallette, sous l’œil du régulateur.

    Une formation du personnel des Ehpad :

    Des vidéos de présentation ont été préparées et des réunions d’information organisées au cours de l’année 2023 pour préparer les professionnels des Ehpad. Les urgentistes du centre d’enseignement des soins d’urgence (Cesu) du CHU d’Angers, dans le cadre du renouvellement de leur attestation aux gestes et soins d’urgence, proposent également une formation en distanciel pour le personnel qui le souhaite.

    Des établissements et des familles rassurés

    Un dispositif calqué sur celui développé dans les refuges de haute altitude :

    Le système est calqué sur celui développé depuis 2010 dans les refuges de haute altitude en Rhône-Alpes, où les délais de prise en charge médicale, en cas de besoin, peuvent être longs, surtout la nuit. Il a été décidé d’équiper les refuges de défibrillateurs et de former les gardiens de refuge aux soins d’urgence. Ils sont en relation par visio avec le Samu et disposent d’une trousse d’urgence. Selon une étude dans l’année qui avait suivi la mise en place de ce dispositif, 58 % des transports aux urgences depuis les refuges ont été différés ou annulés.

    Une étude pour évaluer le dispositif :

    Dès le début de la réflexion dans le Maine-et-Loire, un projet de recherche a été associé pour évaluer et quantifier le changement de décision avec la visio et la trousse d’urgence et une étude a été conduite après 9 mois de régulation nocturne.

    Alors qu’on recensait de 30 à 40 passages de personnes âgées entre 21h et 7h, on observe une diminution de 19 % des arrivées nocturnes urgences depuis les Ehpad. Selon le docteur Delphine Douillet, chef de service des urgences, la majorité des patients non admis ne reconsultent pas dans les 24heures, parce que la situation a été résolue par la visio ou par le passage du médecin le lendemain. Dans ces conditions, l’adressage aux urgences correspond aux cas pour lesquels une prise en charge rapide est essentielle. Les soins dispensés sont plus adaptés et personnalisés et assurent une égalité de traitement et de chance quel que soit l’Ehpad, puisque la visiorégulation est partagée et la mallette d’urgence partout la même.

    Ce dispositif est bien perçu par les Ehpad car il rassure en cas de problème, et par les familles qui font également part de leur satisfaction.

  • Prévention : une nouvelle stratégie nationale (170 M€) et un premier AAP lancés

    Vers un système de santé “préventif”

    Avec le plan Innovation Santé 2030, volet santé de France 2030, quatre priorités ont bénéficié d’une stratégie dédiée : biothérapies et bioproduction, maladies infectieuses émergentes et menaces nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques (NRBC), santé numérique et dispositifs médicaux (DM) innovants.

    Lors d’une conférence de presse organisée l’Hôtel de Cassini, le 28 août 2024, des représentants de l’Agence de l’innovation en santé et de différentes autres agences et directions du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, du ministère de la Santé et de la Prévention ainsi que de celui en charge de l’Industrie, sont revenus sur quelques enjeux majeurs pour la santé publique et le système de santé français :

    • 24 millions de patients en France souffrent de maladies chroniques ;
    • 100 000 décès évitables enregistrés chaque année, d’où la nécessité d’agir sur des déterminants de santé (alcoolo-tabagisme, activité physique…) à l’origine des grandes pathologies les plus coûteuses pour l’Assurance maladie ;
    • des évolutions épidémiologiques (vieillissement…) et divers risques environnementaux ;
    • ainsi qu’une recherche d’efficience, de qualité et de performance du système de santé.

    Afin de répondre à ces enjeux, une nouvelle stratégie d’accélération dédiée à l’innovation en prévention est lancée. Avec un premier appel à projets (AAP) qui en découle, elle a pour ambition, non seulement de renforcer l’innovation en santé, mais aussi de transformer le système de santé, passant d’une approche curative à une approche plus préventive, personnalisée, et fondée sur des preuves concrètes

    Une enveloppe de 170 M€ :

    Pilotée par l’Agence de l’innovation en santé, en lien avec les administrations concernées, cette stratégie est dotée de 170 millions d’euros, dans le cadre de France 2030. Elle s’inscrit dans une approche intersectorielle des déterminants de santé des populations, dans leurs différents environnements de vie (école, entreprise, foyer familial, etc.), et visent toutes les cibles démographiques : des enfants aux personnes âgées. Ceci en cohérence avec la vision one health (une seule santé) et les objectifs de santé publique de la stratégie nationale de santé.

    Ce budget se divise en trois parties, correspondant chacune à un des trois axes de la stratégie.

    Une stratégie structurée autour de 3 axes

    La nouvelle stratégie d’innovation en prévention a pour objectif de promouvoir et soutenir le développement de dispositifs innovants dont l’efficacité est démontrée. Cela concerne des produits et technologies au service de la prévention, issus de collaborations entre les trois secteurs : santé, recherche, industrie.

    S’inscrivant “dans l’amont et dans l’aval de la prévention”, elle est structurée ainsi autour de trois axes principaux, afin d’agir tout au long de la chaîne de valeur d’une intervention préventive :

    📌 Axe 1 « Recherche » (50 M€) :

    Dans la logique du “continuum de la recherche” et visant à aider à comprendre l’impact sur la santé des facteurs environnementaux au sens large (chimiques, biologiques, physiques, comportementaux, etc.), à structurer et fédérer la communauté médicale, mais aussi à mieux coordonner les efforts des différents acteurs, cet axe est dédié à la recherche en prévention, notamment au travers d’un programme piloté par l’Inserm et des programmes des équipements prioritaires de recherche (PEPR).

    📌 Axe 2 « Démonstration de la valeur » (100 M€) :

    Opéré par Bpifrance, l’APP « Challenge prévention : démonstration de la valeur des innovations en vie réelle » porte sur l’enjeu d’apporter la preuve que les actions menées sont utiles et de présenter un modèle économique attractif pour le système de santé. Il représente également une opportunité de mobiliser les professionnels de santé hospitaliers et de ville, afin d’être au plus des patients sur les territoires, avec des innovations technologiques accessibles à tous.

    📌 Axe 3 « Industrialisation » (20 M€) :

    Piloté par la Direction générale des entreprises (DGE), cet axe consiste en l’accompagnement et le soutien, via l’AAP « Industrialisation et capacité santé 2030 », de projets visant le développement de technologies innovantes ayant fait leurs preuves, permettant de sécuriser sur le territoire national les filières industrielles d’intérêt dans le domaine de la prévention, notamment dans les domaines du diagnostic et du dépistage.

    Ouverture d’un premier AAP “Challenge prévention”

    Dans le but de mobiliser l’innovation au service de la prévention “afin d’améliorer l’état de santé et la qualité de vie des citoyens, en cohérence avec la Stratégie nationale de santé 2023-2033”, cet AAP est opéré pour le compte de l’État par Bpifrance.

    Grâce à l’enveloppe totale de 100 millions d’euros, les projets retenus seront financés sur une période allant de 12 à 48 mois maximum, pour une assiette de dépenses prévue entre 5 et 10 millions d’euros :

    ➡️ pour les entreprises : la modalité d’attribution de l’aide respecte la répartition forfaitaire suivante :

    • 60 % maximum de l’aide attribuée sous la forme de subventions ;
    • 40 % de l’aide attribuée sous la forme d’avances remboursables ;
    • le montant des avances remboursables ne pourra pas être inférieur à 100 000 euors par partenaire.

    ➡️ pour les établissements de recherche : l’aide sera apportée sous forme de subventions.

    8 enjeux prioritaires de santé publique visés :

    Pour répondre aux enjeux de santé publique identifiés, huit priorités ont été déterminées à la suite d’une concertation interministérielle, en se basant notamment sur :

      • la charge globale de la maladie (global burden of disease) en termes de mortalité, morbidité, etc. ;
      • les principales causes de mortalité en France ;
      • le part des dépenses pour l’Assurance maladie selon son rapport Charges et produits ;
      • ainsi que des priorités politiques (le “réarmement démographique” proposé par le Président de la République).

    Ainsi, à travers la démonstration de la valeur de projets d’envergure, ce dispositif devra permettre de “faire émerger ou identifier des modèles économiques permettant la prise en charge pérenne de la prévention” autour des huit enjeux prioritaires suivants :

    • 1️⃣ la lutte contre l’infertilité ;
    • 2️⃣ la santé de l’enfant ;
    • 3️⃣ la santé mentale ;
    • 4️⃣ la prévention de la perte d’autonomie ;
    • 5️⃣ les maladies chroniques (cancers, diabètes, maladies cardio-neurovasculaires et cardiométaboliques, maladies neurodégénératives …) ;
    • 6️⃣ la promotion des comportements favorables à la santé, éducation à la santé, alimentation, activité physique (incluant l’APA), addictions (tabac, alcool, drogues…), sommeil, écrans, éducation à la vie affective et santé sexuelle ;
    • 7️⃣ la vaccination et la prévention des maladies infectieuses ;
    • 8️⃣ ainsi que les maladies rares et notamment dépistage néonatal et diagnostic des maladies rares.

    3 grandes typologies de projet identifiées :

    Ce dispositif s’adresse à des projets préférentiellement portés par des consortia public-privé, qui proposeront des combinaisons d’innovations (techniques, biotechnologiques, numériques, organisationnelles ou interventionnelles) prêtes à être mises sur le marché. Un périmètre qui concerne donc tout type de DM, DMN et DMDIV, qu’il soit à usage individuel ou collectif, système d’information (SI) ou application, ainsi que les différents types d’interventions : en éducation ou en promotion de la santé.

    Lise Alter, directrice générale de l’AIS, précise que 3 grandes typologies de projet sont identifiées :

    • Des projets qui portent sur une innovation qui s’inscrit dans une organisation connue et éprouvée. Par exemple : l’amélioration de tests de dépistage dans une organisation déjà existante.
    • Des projets qui nécessitent la mise en place d’une nouvelle organisation ou l’évolution d’une organisation existante. Par exemple: un DM de dépistage de maladies qu’on ne dépiste pas encore aujourd’hui.
    • Des projets complexes où l’on agit sur des comportements (alcoolo-tabagisme, activité physique…), nécessitant un temps long, et dont les innovations pourraient permettre de raccourcir ces délais. Par exemple : des données synthétiques.

    Priorité pour la mise en place d’un “parcours prévention” :

    Les projets présélectionnés seront accompagnés d’un protocole détaillé permettant de démontrer la valeur apportée par leurs dispositifs en vie réelle.

    Ils doivent porter sur de l’innovation primaire, secondaire ou tertiaire, avec l’instauration de « parcours de prévention », impliquant divers acteurs de terrain. L’impact à mesurer sera multidimensionnel : sur la population, sur la santé publique et sur le système de santé.

    4 relèves prévues d’ici 2026 :

    L’AAP est officiellement ouvert jusqu’à fin 2028, avec 4 relèves intermédiaires déjà programmées d’ici 2026 :

    • le 10 décembre 2024 à 12h00 ;
    • le 17 juin 2025 à 12h00 ;
    • le 20 janvier 2026 à 12h00 ;
    • et le 16 juin 2026 à 12h00.

    Afin de répondre aux questions des porteurs de projets intéressés et de leur présenter en détail le dispositif, deux webinaires vont être organisés dans les semaines qui viennent, un premier fin septembre et le second dans le courant du mois d’octobre.

    👉 Le dépôt des candidatures pour la première relève sera ouvert du 9 septembre au 10 décembre 2024 à 12h00, sur la plateforme Picxel de Bpifrance.

    👉 Le cahier des charges de l’AAP est disponible sur ce lien.

     

  • UE / Maladies rares : un enjeu de standardisation des données, d’évaluation et de règlementation (rapport)

    Des initiatives réglementaires pour soutenir les maladies rares

    Les maladies rares, définies comme des pathologies affectant moins d’une personne sur 2 000, regroupent environ 6 000 à 8 000 maladies différentes. La majorité de ces maladies sont génétiques et souvent chroniques, apparaissant dès l’enfance et entraînant des besoins complexes et continus en matière de soins de santé. Les patients atteints de maladies rares rencontrent souvent des difficultés pour obtenir un diagnostic précis, un accès équitable aux traitements et aux soins, ainsi que des options thérapeutiques appropriées.

    Une étude commandée par la sous-commission de la santé publique du Parlement européen, intitulé “Tackling rare diseases. Challenges, opportunities and gaps for action on rare diseases in the European Union“, rappelle que l’Union européenne (EU) a mis en place plusieurs réglementations et programmes pour répondre aux défis des maladies rares :

    • Le règlement N°141/2000 concernant les médicaments orphelins, adopté en 1999, a été un jalon important en offrant des incitations aux entreprises pharmaceutiques pour développer des médicaments pour les maladies rares, comme l’exclusivité du marché pendant dix ans et des réductions de frais.
    • En 2023, des propositions de législation pharmaceutique révisées ont été adoptées pour améliorer ces incitations et répondre aux besoins non satisfaits des patients touchés par des maladies rares.
    • Des programmes comme le “Programme d’action communautaire sur les maladies rares” ont été lancés pour créer un réseau d’information cohérent et améliorer la formation des professionnels de santé.
    • Des initiatives comme Europlan ont guidé les États membres dans l’élaboration de plans nationaux, tandis que l’implication des organisations de patients dans la prise de décision a été essentielle pour le succès des politiques.

    Des défis à relever pour faire avancer la recherche :

    Cependant, malgré les avancées, des défis persistent. La recherche et le développement restent insuffisants pour de nombreuses maladies rares. En effet, 90 % des maladies rares n’ont actuellement aucun traitement approuvé. Des groupes d’experts européens et des financements dédiés soutiennent la recherche, mais le rapport souligne que des efforts supplémentaires restent nécessaires pour combler ces lacunes.

    Des projets comme “Screen4Care”, qui vise à améliorer le diagnostic précoce, et les réseaux de référence européens (ERN), qui facilitent le partage des meilleures pratiques pour le diagnostic et le traitement, sont cruciaux. L’utilisation de systèmes de codification spécifiques, comme la nomenclature Orphanet, et la création de registres et de biobanques pour centraliser les données sur les maladies rares apparaissent également comme essentielles pour améliorer le diagnostic et la recherche. D’autres initiatives comme Eurocat et Epirare ont joué un rôle clé dans ce domaine. Le rapport souligne également les difficultés liées au développement de médicaments pour les maladies rares, souvent en raison de l’échec du marché à répondre à ces besoins.

    Simplifier les autorisations de mise sur le marché

    Les procédures d’autorisation de mise sur le marché pour les médicaments orphelins sont simplifiées par lAgence européenne des médicaments (EMA). Le règlement HTA (Health technology assessment) de 2022 propose des évaluations cliniques conjointes pour accélérer l’accès des patients aux nouveaux traitements. Cependant, les prix élevés et le manque de concurrence restent des obstacles majeurs.

    Le mécanisme de MoCA-OMP (Mechanism of coordinated access to orphan medicinal products) facilite la coordination entre les États membres pour la négociation des prix et le remboursement des médicaments. Les propositions de législation pharmaceutique révisée incluent également des mesures pour promouvoir une concurrence plus rapide des génériques et des biosimilaires, ce qui pourrait réduire les coûts. Le rapport recommande également la création d’un cadre politique européen pour soutenir, guider et surveiller les plans nationaux pour les maladies rares, ainsi qu’un Plan d’Action Européen renouvelé et pour actualiser les directives antérieures. Il préconise aussi une meilleure utilisation des technologies de diagnostic et une intégration des ERN dans les systèmes de santé nationaux pour une meilleure collaboration et partage des ressources.

    Confirmer l’engagement et soutenir l’innovation pour les maladies rares :

    Il est important de noter que si des progrès significatifs ont été réalisés, des efforts continus et coordonnés restent nécessaires pour garantir un diagnostic précoce, des traitements accessibles et une qualité de vie améliorée pour les patients atteints de maladies rares. La création de fonds de solidarité et la promotion de la recherche et de l’innovation restent des priorités pour surmonter ces défis. Avec une approche renforcée et collaborative. Ainsi, les auteurs de ce rapport européen recommandent notamment :

    • de renforcer l’engagement des patients ;
    • d’utiliser les technologies de séquençage de nouvelle génération pour le diagnostic ;
    • de standardiser les données de santé pour faciliter le partage des informations ;
    • ainsi que de créer un fonds de solidarité qui permettrait de financer les traitements des maladies rares et aux États membres de mutualiser les ressources et d’assurer un accès égal aux soins pour tous les patients.
  • IA : seulement 40 % des start-ups françaises souhaitent recruter des profils spécialisés (rapport HubSpot)

    ChatGPT est l’outil le plus utilisé

    Dans son rapport sur la façon dont l’intelligence artificielle redéfinit la stratégie go-to-market des start-ups, le leader mondial des plateformes de gestion de la relation client (CRM), HubSpot, a interrogé plus de 1 000 fondateurs de jeunes start-ups à travers le monde. Son ambition : comprendre la façon dont ils utilisent les outils d’IA et d’IA générative en vue de lancer un produit ou un service sur le marché.

    Ainsi, ChatGPT s’avère être l’outil d’IA le plus utilisé dans les start-ups, dans les domaines suivants :

    • les ventes (67 %) ;
    • le marketing (63 %) ;
    • l’analyse de données (56 %) ;
    • ou encore l’expérience du client (60 %).

    La majorité des entrepreneurs interviewés se réjouissent de la percée des outils d’IA qui se fait remarquer de plus en plus. Ils pensent qu’il serait dommage de ne pas les utiliser pour accélérer leur entreprise, surtout dans leurs premières phases de leur développement :

    • pour 78 % d’entre eux, l’utilisation de l’IA aura un impact sur la croissance de leur entreprise au cours de la prochaine année ;
    • 34 % considèrent que cet impact sur la croissance sera significatif ;
    • tandis que 44 % pensent que cette utilisation apportera une croissance modérée.

    Une adoption encore partielle en France :

    Pour que l’IA contribue à la croissance des start-ups, il faudrait naturellement que ces dernières y investissent, notamment en recrutant des talents compétents dans le domaince. Dans certains pays, les start-ups prévoient de recruter fortement dans ce secteur : c’est le cas notamment de l’Inde, pays où 89 % des entrepreneurs ont prévu ce type de recrutement. Tandis que 60 % de leurs homologues français ne prévoient pas d’adopter cette stratégie.

    Pour expliquer cela, l’enquête de Hubspot précise que la France est l’un des pays où la croissance d’entreprise permise grâce à l’adoption d’outils d’IA est la plus faible : seulement 52 % des fondateurs de start-ups françaises rapportent avoir observé un tel impact, loin derrière les entrepreneurs indiens (89 %) et singapouriens (88 %).

    Classement des start-ups qui pensent recruter des experts de l'IA et qui ont remarqué une croissance avec l'adoption d'outils d'IA en fonction de leur pays - HubSpot
    Classement des pays où les start-ups comptent recruter des talents de l’IA et qui ont observé un impact sur leur croissance grâce à l’adoption d’outils d’IA – @ HubSpot

    66 % des start-ups de santé investissent dans des outils d’IA

    C’est donc dans un but d’accélération de la croissance que les entreprises investissent dans les outils d’IA. Sans surprise, ce sont des start-ups du numérique qui le font le plus (83 % déclarent l’avoir déjà fait). Elles sont suivies par des start-ups des secteurs suivant :

    • les services (77 % à investir dans des outils d’IA) ;
    • la manufacture (72 %) ;
    • les loisirs et l’hébergement (70 %).

    Les start-ups de la santé arrivent à l’avant-dernière place de classement (66 %). Un chiffre qui confirme les nombreuses recommandations récentes, émises par les acteurs du secteur de la santé qui enjoignent les entreprises à investir plus massivement dans les outils alimentés par l’IA et encouragent les pouvoirs publics à leur apporter leur soutien.

    Classement des start-ups qui investissent le plus dans l'IA, en fonction de leur secteur
    Classement des start-ups qui investissent le plus dans l’IA, en fonction de leur secteur – HubSpot

    Microsoft en avance sur les autres GAFAM

    L’étude de Hubspot souligne un autre point important, celui de l’avance prise par Microsoft par rapport aux autres entreprises des GAFAM. ChatGPT et GitHub Copilot – qui sont respectivement le premier et le troisième outil d’IA les plus utilisés par les start-ups interrogées à travers 21 pays – ont tous les deux été développés par OpenAI qui est partiellement détenu par Microsoft.

    Aucune trace de Gemini, développé par Google, parmi les 10 outils d’IA les plus cités par les entrepreneurs. Cela pourrait se justifier par le fait que cet outil a vu le jour en décembre 2023 alors que l’enquête de Hubspot a été menée en mars 2024, ce qui représente un laps de temps peut-être trop court pour qu’il soit adopté par les entreprises.

    Les outils d'IA les plus utilisés par les start-ups selon leur secteur - HubSpot
    Les outils d’IA les plus utilisés par les start-ups selon leur secteur – @ Hubspot

     

  • IA : le CHU de Montpellier collabore avec Praxysanté pour évaluer l’ambient listening

    Pertinence des informations, gain de temps et relation patients médecins

    Le CHU de Montpellier, le centre Erios et la start-up Praxysanté initient une expérimentation en intelligence artificielle (IA), plus particulièrement sur la génération automatique de comptes-rendus médicaux à partir d’une technologie d’ambient listening. Cette technologie de reconnaissance vocale est utilisée lors consultations pour générer automatiquement des notes cliniques à partir de ce qui a été dit. Elle s’appuie sur de l’intelligence artificielle pour augmenter et clarifier les sons environnants et un moteur de traitement du langage naturel (NLP).

    L’ambition de cette collaboration, d’une durée d’un an, est d’évaluer l’apport de la technologie de reconnaissance des conversations humaines au regard des usages hospitaliers. L’expérimentation a pour objectif d’évaluer quatre critères :

    ✔️ La qualité de la transformation des documents médicaux en données structurées.

    ✔️ La pertinence de ces données dans le cadre du suivi thérapeutique.

    ✔️ Le gain de temps obtenu compte tenu de la réduction des charges administratives.

    ✔️ L’amélioration de la relation entre les patients et les professionnels de santé.

    Au programme, des phases d’observation et des entretiens

    Pour mener cette étude, le protocole inclut des dizaines de professionnels de santé aux spécialités diverses, ainsi que des attachés de recherche technologiques d’Erios. Ils ont pour mission :

    • d’évaluer la pertinence des informations transmises par la solution d’intelligence artificielle Praxysanté.
    • et de mener des phases d’observation ainsi que des entretiens directs avec les praticiens et les patients.

    Au-delà du compte-rendu, l’enjeu du diagnostic pertinent :

    La diminution des tâches administratives et l’amélioration de l’accès à l’information ne constituent pas les seuls bénéfices apportés par l’intelligence artificielle. La collecte de ces données apporte un support au diagnostic, comme un meilleur repérage des maladies rares, ou bien une analyse fine des critères d’inclusion ou d’exclusion de patients pour des études cliniques.

    Une collaboration qui s’inscrit dans la continuité des missions d’Erios :

    Ce programme d’évaluation rentre naturellement dans le champ d’action du centre d’expérimentation Erios. Créé en octobre 2022 et subventionné dans le cadre du plan France 2030, Erios évalue et développe des cas d’usage dans lesquels la technologie apporte une réponse satisfaisante aux enjeux médicaux. Les premiers chantiers du centre furent par exemple la mise en place de tableaux de bord pour superviser les traitements (anticoagulant, immunosuppresseurs), ou bien l’aide à la saisie des comptes-rendus opératoires.

     

  • Santé numérique et institutions : bilan des faits marquants de l’été 2024

    En France, malgré un climat politique incertain, et ses conséquences sur la vie institutionnelle (attente des nominations ministérielles, ralentissement du PLFSS), la production de rapports et les annonces continuent d’alimenter les acteurs de la santé en recommandations. Le rapport de la Fédération Hospitalière de France, par exemple, met en avant la notion de « responsabilité populationnelle » et les spécificités territoriales en faveur de la santé publique. Les sénateurs Anne Ventalon et Christian Redon-Sarrazy soulignent, dans un rapport dédié à l’intelligence artificielle, la nécessité de renforcer l’IA dans le secteur de la santé, notamment en rendant accessibles les données pour la recherche. Du côté des levées de fonds, 57 millions d’euros ont été investis dans les startups de santé numérique, avec 47 millions d’euros levés par TRiCares pour développer une valve tricuspide.

    Pour faire le point sur ces actualités estivales, Health & Tech revient sur les principales annonces (nominations, rapports, partenariats, levées de fonds) qui ont eu lieu entre juillet et août 2024 :

    Le rachat de Sanoïa par le groupe Astek, qui renforce sa position sur le marché de la recherche clinique, Ospi, qui devient un acteur majeur de la donnée à l’hôpital en France après le rachat d’Alicante… Health and Tech Intelligence synthétise dans cet article les éléments clés des principales opérations identifiées sur le marché français au cours de l’été 2024.

    Yann Bubien à la tête de l’ARS Paca, Nicolas Scotté pressenti pour être le futur directeur de l’Institut national du cancer (Inca), Sophie Boissard reconduite à la direction générale du groupe Clariane… Cet été 2024, beaucoup de nominations ont eu lieu tant dans le secteur privé que dans le secteur public de la santé : Health and Tech Intelligence dresse le bilan de ce mercato estival.

    FHF, CNAM, Sénat, l’été 2024 a été marqué par la publication de rapports essentiels pour le secteur de la santé français. Alors que la CNAM annonce un déficit prévisionnel de 11,4 milliards d’euros, ces publications proposent des éclairages aux acteurs politiques pour améliorer le système de santé en matière de prévention, d’accès aux soins et d’innovation.

    Entrée en vigueur de « l’AI Act », ouverture des candidatures HOP’EN 2, autorisations de la FDA, Health and Tech revient sur les annonces notables des institutions de santé qui ont eu lieu cet été en France, en Europe et aux USA.

    L’été 2024 est marqué par une série de partenariats stratégiques dans le secteur de la santé, avec des collaborations visant à moderniser les services médicaux, améliorer la sécurité des prescriptions et étendre l’accès à des soins innovants. Des initiatives comme “Ma Pharmacie en France” ou le partenariat entre C2N Diagnostics et Unilabs témoignent d’un effort global pour répondre aux défis.

    57 millions d’euros, c’est le montant des levées de fonds entre juillet et août dans l’univers de la santé numérique. Au total, ce sont 8 opérations qui ont été recensées. Avec en tête, 47 millions d’euros pour TRiCares, une start-up spécialisée dans les dispositifs médicaux et les valves cardiaques.

    Un téléservice pour simplifier les démarches, la création du dossier médical partagé pour les détenus, et la télémédecine dans les territoires ultramarins. Voici un point sur les textes clés publiés au Journal officiel durant l’été 2024.

     

  • Lancement de la Vague 2 du Ségur de la santé : simplification du mode AIR et du DMP

    Un accompagnement pour les éditeurs et établissements de santé

    Le 23 avril dernier, l’Agence du numérique en santé (ANS) a donné le coup d’envoi de la Vague 2 du Ségur de la santé, marquant une nouvelle phase dans la modernisation des systèmes d’information en santé (SIS). Après une première vague qui a posé les bases de la transformation numérique, ce deuxième volet se concentre sur l’intégration de nouvelles fonctionnalités visant à renforcer l’efficacité et la sécurité des échanges d’informations entre patients et professionnels de santé.

    Lancé en 2020, le Ségur de la santé a pour objectif de réformer en profondeur le système de santé français, en mettant un accent particulier sur le numérique. La Vague 1, déjà en place depuis plusieurs mois, a permis de lancer des initiatives telles que :

    • la généralisation du DMP ;
    • l’amélioration de la Messagerie sécurisée (MSSanté) ;
    • et l’optimisation des outils de télémédecine.

    Ces premières mesures ont préparé le terrain pour la Vague 2.

    Cette dernière introduit de nouvelles fonctionnalités, parmi lesquelles la simplification du mode AIR, qui vise à rendre plus accessible et sécurisé l’accès aux données de santé. Lors de ses webinaires, l’ANS a notamment évoqué les deux points : “découvrir le contenu fonctionnel” et “mettre en visibilité les points d’attention à anticiper”.

    1 434 personnes ont suivi les derniers webinaires

    L’ANS a mis en place un dispositif d’accompagnement pour les éditeurs de logiciels, les établissements de santé, et les agences régionales (ARS, Grades et réseau de l’Assurance maladie). Ce soutien s’illustre notamment par une série de webinaires : des sessions d’information qui ont réuni de nombreux participants, offrant une plateforme d’échanges directe avec des experts pour répondre à leurs questions pratiques et techniques. A ce jour, 1 434 personnes ont suivi les webinaires, “en se concentrant sur la découverte des fonctionnalités de la Vague 2 et les cas d’usage plutôt que sur la technique pure”.

    Pour les éditeurs, ces rendez-vous réguliers sont l’occasion de clarifier les exigences techniques liées à l’interopérabilité des systèmes, tandis que les établissements de santé accèdent à une vue d’ensemble sur les nouveaux usages à anticiper.

    Un cycle 2 de webinaires est prévu dès le 10 septembre. L’objectif étant de garantir une adoption réussie des innovations apportées par la Vague 2 et d’assurer une transition fluide pour l’ensemble des acteurs du système de santé.