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  • Investissements : une série de fermetures et une activité de fusions-acquisitions en baisse

    En France, plusieurs cessations d’activités dans la santé numérique

    Selon le Panorama France HealthTech 2023 de France Biotech, environ 50 medtechs avaient déjà disparu entre 2022 et 2023. En juin 2024, une étude publiée par la Banque de France rapporte que le début de l’année 2024 a été marquée par plusieurs fermetures, suivant une tendance déjà observée en 2023 :

    • Première moitié de 2024 : les données du T1 2024 montrent un léger ralentissement des liquidations, à 29 cas, après le pic du T4 2023. Cela pourrait refléter soit une réduction des défaillances, soit un effet saisonnier ;
    • Progression des liquidations : le nombre de liquidations augmente progressivement tout au long de 2023. Alors que le T2 2023 enregistre 20 liquidations, ce chiffre grimpe à 34 au T4 2023, soulignant une accélération des difficultés financières rencontrées par les entreprises ;
    • Redressement judiciaire : les redressements judiciaires restent relativement stables mais modestes, avec une légère hausse visible au T3 2023 et au T4 2023. Cela indique que certaines entreprises en difficulté ont tenté de restructurer leurs dettes avant de succomber à la liquidation.
    Nombre de procédures judiciaires engagées au cours de l'année 2023 et au T1 2024 - @ Banque de France
    Nombre de procédures judiciaires engagées au cours de l’année 2023 et au T1 2024 – @ Banque de France

    Points saillants de l’étude :

    📌 Il est encore possible que cette tendance soit temporaire. Les startups qui survivront devront adapter leurs stratégies en se concentrant sur des solutions réellement nécessaires au système de santé et en renforçant leurs partenariats avec les acteurs publics et privés. Le soutien accru des pouvoirs publics, combiné à une meilleure gestion des financements, pourrait aider à revitaliser le secteur et à offrir des perspectives de croissance durable.

    📌 Les entreprises qui réussiront à naviguer à travers ces turbulences seront celles qui sauront concilier innovation, respect des régulations et stabilité financière. La santé numérique reste un secteur clé pour l’avenir du système de santé en France, et il est probable que les leçons tirées des échecs de 2024 renforceront l’écosystème à moyen terme.

    📌 Les entreprises restantes se concentrent désormais sur l’internationalisation et la recherche de modèles économiques viables, ce qui pourrait permettre au secteur de se stabiliser à moyen terme.

    📌 Toutefois, la santé numérique en France bénéficie toujours de soutien public, avec des programmes comme France 2030 et les efforts de  Bpifrance, qui ont contribué à hauteur de 1,2 milliard d’euros en 2023 pour soutenir les entreprises de ce secteur.

    ➡️ Selon la Banque de France, le scénario macroéconomique de juin 2024 anticipe une sortie progressive de l’inflation sans récession, ce qui devrait favoriser une reprise de la croissance économique en 2025 et 2026. Toutefois, la Banque souligne que le contexte politique reste incertain, influencé par des tensions géopolitiques comme la guerre en Ukraine et la situation au Proche-Orient.

    Quelques exemples des fermetures d’entreprises de la santé numérique

    H4D : qui avait introduit le concept de cabines de télémédecine pour les zones rurales et médicalement sous-dotées, a rencontré des difficultés de financement depuis la fin de la pandémie, qui a réduit la demande pour les consultations à distance. La société n’a pas pu trouver de repreneur viable et est entrée en liquidation début 2024 ;

    Biloba : plateforme mobile de téléconsultation pédiatrique, a cessé ses activités en raison d’un modèle économique difficilement soutenable dans le contexte post-pandémique. La liquidation a été prononcée en février 2024 ;

    Wefight : qui avait développé des chatbots médicaux pour accompagner les patients, a également cessé ses activités début 2024, malgré un succès initial. Les difficultés de financement ont mené à sa fermeture ;

    Lucine : spécialisée dans les thérapies numériques pour la gestion de la douleur, Lucine a fermé ses portes en mars 2024 après n’avoir pas pu lever les fonds nécessaires pour poursuivre ses recherches – ses actifs ont finalement été repris par Butterfly Therapeutics qui a ainsi étoffé son portefeuille avec la solution Endocare ;

    Quantum Genomics et Exactcure : le 4 septembre, moins de six mois après l’absorption de la start-up niçoise Exactcure, Quantum Genomics annonce s’être déclaré en cessation des paiements auprès du Tribunal de commerce de Paris ;

    ➤ Sadigh Group : après une forte croissance liée à la crise du Covid-19, la startup dijonnaise a été placée en redressement judiciaire en juillet 2024 puis en liquidation en octobre ;

    ➤ La Clinique e-Santé : la startup de téléconsultation en santé mentale est sous pression financière et en cours de négociation pour un rachat ou une restructuration en 2024 ;

    Smart Macadam : placée fin août en redressement judiciaire. Un repreneur est recherché pour cette start-up nantaise qui devait lancer cette année la première version de l’application Mementop.Gait, une solution de prévention et d’autorééducation pour les personnes âgées victimes de chutes.

    Le marché français marqué par des opérations fusacq

    Ces dernières années, le secteur de la santé numérique a connu une série d’acquisitions stratégiques qui visent à renforcer l’innovation et l’intégration des technologies de pointe, notamment l’intelligence artificielle (IA), dans les services de santé. Plusieurs acteurs clés, issus aussi bien du domaine médical que technologique, ont élargi leurs capacités grâce à l’acquisition de sociétés spécialisées dans des technologies innovantes telles que la reconnaissance vocale, la gestion des données de santé, ou encore la conception de médicaments par IA. En France, au moins une dizaine d’acquisitions récentes soulignent l’évolution rapide et la transformation du marché de la santé numérique :

    • Doctolib : rachète Typeless, spin-off de l’EPFL spécialisée dans la reconnaissance vocale IA. Cette acquisition renforcera l’assistant médical numérique de Doctolib, prévu pour fin 2024. Doctolib a également annoncé l’acquisition d’Aaron.ai en mai 2024 , une entreprise berlinoise spécialisée dans les solutions d’assistance téléphonique basées sur l’IA pour les cabinets médicaux. Fondée en 2015, Aaron.ai a développé un assistant téléphonique intelligent qui simplifie et améliore la communication téléphonique entre les cabinets médicaux et leurs patients. Cette solution permet aux patients de prendre, reprogrammer ou annuler des rendez-vous à tout moment, offrant ainsi une flexibilité et un accès téléphonique 24h/24, même en dehors des heures de bureau;
    • Softway Medical : Le 15 octobre 2024, Softway Medical a acquis Epiconcept, un éditeur spécialisé en épidémiologie et gestion de données de santé publique, sans dévoiler les détails financiers. Cette acquisition renforce Softway dans le domaine de la santé publique, notamment grâce à la gestion des dépistages organisés et au suivi de programmes nationaux de santé;
    • Extens e-santé : L’entreprise française acquiert une participation majoritaire dans Medicore, entreprise néerlandaise de solutions pour la santé mentale et les soins aux jeunes. Ce partenariat vise à renforcer la position de Medicore et répondre aux défis de santé en Europe. Cet investissement marque la première expansion d’Extens hors de France et s’inscrit dans sa stratégie de soutenir les entreprises de santé prometteuses en Europe;
    • Samsung Medison annonce l’acquisition de Sonio, spécialisée dans les technologies d’IA et de Cloud pour les soins maternels. Cette acquisition renforcera son offre en combinant son expertise en échographie avec les solutions avancées de Sonio. Sonio restera une société indépendante basée en France, assurant la compatibilité de ses produits avec tous les fabricants d’appareils d’échographie.
    • Deloitte a acquis CasePointer d’End Point, un logiciel automatisant les processus épidémiologiques avec des outils open-source. Cette acquisition renforce les capacités de Deloitte en santé publique, soutenant les agences dans la gestion des maladies transmissibles et des menaces bioterroristes.
    • Iktos, spécialisée en IA pour la conception de médicaments, annonce l’acquisition de Synsight, intégrant sa technologie MT Benc pour le criblage in cellulo de molécules modulant les interactions protéine-protéine et protéine-ARN. Ce rapprochement renforce la plateforme d’Iktos, ajoutant des capacités de tests biologiques automatisés.
    • Ospi annonce le rachat de la société Alicante, spécialisée dans le codage médical et la valorisation de données de santé par IA. Ce rapprochement stratégique vise à améliorer l’efficience des établissements de santé et accélérer la recherche clinique, en enrichissant les solutions d’Ospi grâce à l’expertise d’Alicante.
    • Skezi , spécialiste en collecte de données de santé, annonce l’acquisition de Biosignis, expert en valorisation des échantillons biologiques humains. Cette acquisition vise à renforcer l’offre de Skezi en matière de solutions de données, en combinant la collecte et l’analyse des données patients et biologiques pour accélérer la recherche médicale.
    • Acquisition de Coexya permet à Talan d’élargir son portefeuille de services et d’améliorer ses capacités en matière de transformation numérique. Coexya est spécialisée dans la gestion des données et les solutions numériques dans 7 domaines dont la santé. Avec cette acquisition, Talan annonce notamment vouloir accentuer l’accompagnement des clients sur les secteurs de la santé.
    • Synapse, la start-up française d’e-prescription médicale, rachète son concurrent PAGR, une plateforme américaine qui simplifie et sécurise le processus de prescription pour les médecins et les pharmaciens. Cette acquisition stratégique renforce la présence de Synapse sur le marché américain et soutient son développement en intégrant des outils d’IA générative à sa suite logicielle.

    Quelles tendances stratégiques internationales ?

    La tendance est la même à l’échelle mondiale. Après un pic marqué en 2021, avec un sommet de 81 transactions au troisième trimestre, l’activité de fusion-acquisition (fusacq) montre une baisse progressive. En 2022 et 2023, cette tendance à la diminution se confirme, et les données de 2024 révèlent un ralentissement notable, avec seulement 21 transactions au Q3. Cette évolution reflète une contraction du marché dans ce secteur après une phase de forte croissance. A l’instar du financement par capital-risque, l’activité de fusions et acquisitions a été faible au troisième trimestre 2024 : le trimestre a enregistré 21 fusions et acquisitions de sociétés de santé numérique, contre 28 au deuxième trimestre, 37 au premier trimestre et une moyenne trimestrielle de 37 en 2023.

    Evolution de l'activité fusacq au T3 entre 2020 et 2024 dans le monde - @ Rock Health
    Evolution de l’activité fusacq au T3 entre 2020 et 2024 dans le monde – @ Rock Health

    Top 3 des opérations fusacq au T3 :

    Société Valeur Acquéreur Pays
    Truepill 525 M$ LetsGetChecked USA
    Medcurrent 25 M$ VitalHub Canada
    Mediplat 9 M$ Advantage Risk Management Group Japan

    Source : CB Insights

    La stratégie de “tapisserie” pour intégrer de nouveaux produits et fonctionnalités :

    Les fusions et acquisitions dans le domaine de la santé numérique ont suivi une tendance à la baisse, avec seulement 21 transactions enregistrées au troisième trimestre, contre 28 au trimestre précédent. Cependant, les acquisitions qui ont eu lieu se concentrent sur l’intégration de nouvelles fonctionnalités dans les offres existantes. DarioHealth, par exemple, a utilisé une approche de “tissage de tapisserie” pour renforcer son offre avec des acquisitions ciblées dans la santé mentale et la gestion des maladies chroniques.

    Selon Rock Health, cette stratégie d’intégration est devenue essentielle dans un contexte où construire de nouvelles solutions en interne peut coûter plus cher que d’acquérir des entreprises spécialisées. Cela permet aux start-ups d’élargir rapidement leurs offres tout en répondant aux besoins croissants des clients. Par exemple, Fabric Health a réalisé plusieurs acquisitions pour renforcer sa plateforme de soins virtuels, achetant des entreprises comme Zipnosis et Gyant pour intégrer des capacités en télésanté et IA conversationnelle.

    cette stratégie est également observée avec la licorne Doctolib, ayant acquis Typeless, spin-off de l’EPFL spécialisée dans la reconnaissance vocale IA, et  d’Aaron.ai , spécialisée dans les solutions d’assistance téléphonique basées sur l’IA pour les cabinets médicaux.

    Opérations de fusacq stratégiques pour intégrer de nouveaux produits ou fonctionnalités - @ Rock Health
    Opérations de fusacq stratégiques pour intégrer de nouveaux produits ou fonctionnalités – @ Rock Health

    La stratégie de “buy-and-build” :

    Le nombre d’acquisitions complémentaires dans le secteur de la santé, où une entreprise réalise une acquisition par l’intermédiaire d’une société de portefeuille existante, a atteint un pic en 2022 selon les données de PitchBook, en raison à la fois des faibles taux d’intérêt et de l’appétit croissant pour les investissements dans le secteur de la santé à la suite de la pandémie. Les investisseurs en capital-investissement qui ciblent le secteur de la santé en Europe mettent davantage l’accent sur la croissance organique par le biais d’améliorations opérationnelles plutôt qu’une croissance inorganique par le biais d’acquisitions supplémentaires, car les coûts d’investissement plus élevés rendent plus difficile la poursuite de stratégies d’achat et de construction.

    les transactions de type « buy-and-build » en Europe ont continué d’être importantes. De plus, elles devraient rebondir à mesure que les taux d’intérêt continueront de baisser et que les entreprises chercheront à se développer ou à s’implanter dans de nouvelles zones géographiques.

    L’opération complémentaire la plus importante de l’année a été l’acquisition du Groupe Medical Ovalie par Vivalto Santé pour 157 millions de dollars, via ses sponsors dont IK Partners , Hayfin Capital , Vivalto Partners et Sofipaca Capital Investissement.

     

  • Levées de fonds 2024 (T3) réalisées en France : forte représentation de l’IA dans les financements tech

    🤖Les start-ups françaises de l’IA attirent les capitaux

    En 2024, cette domination de l’IA se poursuit, notamment avec les levées importantes de startups comme Mistral AI (600 M€) et Evolutionary Scale (142 M€), qui contribuent à positionner la France en leader européen de l’innovation dans ce domaine. L’IA modifie radicalement la manière dont les start-ups de santé numériques abordent le financement. Le passage à des solutions d’IA plus robustes, capables de traiter des volumes massifs de données médicales et d’améliorer les résultats cliniques, attire les investisseurs vers des entreprises bien positionnées sur le marché. Les partenariats stratégiques entre grandes entreprises technologiques et start-ups de santé sont devenus une composante essentielle de cette dynamique, les géants de la tech cherchant à exploiter le potentiel de l’IA pour améliorer l’efficacité des soins.

     

    53 opérations réalisées : retour sur les investissements des 9 premiers mois de 2024

    Les montants des levées de fonds montrent une stabilité entre le T1 et le T2, avec une légère augmentation entre ces deux trimestres (+1,07%). Cependant, il y a une augmentation spectaculaire de 104,65 M€ (+68,29%) entre le T2 et le T3 principalement dû à la levée d’alan(173M€).

    Montant moyen par opération (en millions d’euros) :

    • T1 2024 : M€ par levée ;
    • T2 2024 : M€ par levée ;
    • T3 2024 : M€ ;

    Le montant moyen par levée de fonds est relativement stable entre le T1 et le T2, avec une légère baisse de 0,86 M€ par levée, mais il double pratiquement au T3. Si cette tendance se poursuit, on pourrait s’attendre à un écosystème de santé numérique en France où les investisseurs se concentreront davantage sur des levées de fonds importantes. Cela pourrait marquer le début d’une phase de maturité du secteur, avec potentiellement moins de nouvelles startups mais des projets plus ambitieux ou des fusions/acquisitions entre les acteurs existants.

    Les startups en début de phase devront peut-être se tourner vers des alternatives de financement ou se différencier pour attirer des investisseurs, alors que les entreprises plus avancées bénéficieront de levées plus importantes pour se développer plus rapidement.

    Détail des opérations:

    Plus de la moitié des entreprises ayant levé des fonds au premier trimestre 2024 ont recueilli des montants entre 5 et 30 millions d’euros, avec plus de 44 % des opérations réalisées en amorçage. Ce bilan au premier trimestre 2024 est marqué par l’absence de mega deals : aucune levée de fonds ne dépasse les 30 millions d’euros.

    Start-up Logo Montant en M€ Mois Thématique & technologie Investisseurs
    Akivi 0,63 Janvier Formation, IA Business angels
    Alogia 6,5 Mars Prevention, silver tech  la Banque des Territoires (Groupe Caisse des Dépôts), GSO Innovation et Crédit Agricole Aquitaine Expansion (fonds régionaux de Crédit Agricole), NACO et AQUITI Gestion
    Aqemia 30 Janvier Machine learning, Gen AI Eurazeo, Bpifrance, alaia, wendel group
    Avatar Medical 5 Février Chirurgie, Virtual reality Plug and play , go capital, acorn pacific venture, genitz, rives croissance
    Azmed 15 Février Radiologie, IA Techstars, Teampact Ventures, maison worm
    Cure51 15 Mars Biologie, oncologie, data Sofinnova Partners, avec la participation de Hitachi Ventures, Life Extension Ventures, Xavier Niel et Datadog.
    Diabeloop 15 Mars Diabétologie, DM, IA LBO, Terumo Corporation, Innovacom, CERITD, CEMAG Invest, Kreaxi, Supernova Invest, AGIR A DOM, Crédit Agricole, Odyssée Ventures, UI Investissements, Promontoires
    Elixir Health 2 Mars PMA, IA, deeptech Business angels, Bpifrance
    Hawkcell 5 Mars Imagerie vétérinaire Bpifrance, MIG Capital
    Kinvent 16 Janvier Medical device, Big data Eurazeo, Unifund, Raphael Varane, Sofilaro
    Klava 1 Janvier Dtx, deeptech Angels Bay Invest
    Life Plus 3 Février SilverTech, objets connectés Banque des Territoires et Tsinor Venture Studio
    Nabla 22 Janvier IA, plateforme, traitement et analyse de données Cathay Innovation avec la participation de Zebox Ventures (incubateur de CMA CGM)
    Omena 0,8 Janvier Femtech 50 Partners Impact
    RebrAin 3,7 Mars Neurochirurgie, traitement Karista, Naco
    Sorella 5 Février Femtech Vorwek venture, Blisce
    Womed 6 Janvier Femtech, Medical device  Irdi Soridec Gestion

     

    Au deuxième trimestre, le ticket maximum est de 44 millions d’euros, près de la moitié des opérations réalisées ont été faites en amorçage tout comme au premier trimestre.

    Start-up Logo Montant en M€ Mois Thématique & technologie Investisseurs 
    Biophta 6,5 juin Drug delivery, Medical Device UI investments, Elaia, Go Capital
    Bodysense 5,5 avril MD European Innovation Council, Swiss Diabetes Venture Fund
    DEEMEA 4 mai IA Karista, YZR Capital
    D’un Seul Geste 0,35 juin RV, Formation, prévention NC
    En Carta Diagnostics 1.5 mai DM Femtech CentraleSupélec Venture
    Feel 0,8 avril application , santé mentale BA
    inheart 10,2 mai Medical device, cardiologie nvestisseurs : VESALIUS Biocapital IV, Elaia Partners, Nouvelle-Aquitaine Co-investissement, Sagana, Sofia Angel Ventures, CWR Funds, Webit Investment Network
    Klineo 2 avril Essais cliniques Bpifrance, business angels
    kor 3,5 avril santé au travail, prévention Raise, AFI Ventures, Evolem, business angels
    May Health 23 mai DM Femtech Investisseurs : Bpifrance, Trill Impact Ventures, Sofinnova Partners, Avestria Ventures, Kidron Capital Assets LP
    NeuroClues 5 avril neurologie Investisseurs : White Fund, EIC Accelerator, Invest BW, business angels
    pixacare 3 avril MD Elaia Partners, 50 Partners, business angels, French Tech Seed
    Quantiq io 2,6 juin IA, Medical Device The moon Venture, Graine de Boss
    Resilience 23,1 mai oncologie Picus Capital, Red River West, Seaya Ventures, Singular, Cathay Innovation
    Reverto 1,2 avril RV Humans Matter
    spinem robotics 10 mai robotique Spineart
    Surge 7,5 juin medecine de précision  Eurazeo  Kima, Teampact et MH Innov’
    Therasonic 1 mai Dispositif médical robotisé pour les maladies neurologiques. M2care
    uromems 44 juin MD EIC, Credit Mutuel Innovation

     

    Au troisième trimestre, le ticket maximum est de 44 millions d’euros, près de la moitié des opérations réalisées ont été faites en amorçage .

    Start-up Logo Montant en M€ Mois Thématique & technologie Investisseurs 
    Alan 173 septembre Assurance santé Belfius Bank, Ontario Teachers Pension Plan, Temasek, Coatue Management, Lakestar
    Archeon medical NC juillet IA , ventilation Pulmonaire BNP Paribas, Caisse d’Epargne
    Axomove 1,6 septembre Physiothérapie Faraday Venture Partners, Santélys, Groupe JLO
    IMADIS Groupe 10 septembre Développement médical s radiologues
    exerçant en interne
    Indienov 1,5 juillet IA, IOT Business angels
    Jinko 2 ,2 septembre Bien-être des patients cancéreux  360 Capital, avec la participation d’Alliance for Impact, le fonds à impact de Ventech, ainsi que de 10 business angels
    kenko 1.2 juillet insurtech Business Angels
    Kiwee.care 0.9 juillet support Business angels, dette
    May  7 septembre Infertilité Eurazeo et Ring Capital,  InnovAllianz et Racine²
    Medinbox NC septembre Imagerie Arbevel, IRDI Capital Investissement, GSO Innovation
    Neosyad NC aout Robotique,  reconstruction mammaire Business angels
    Next neurotech 0.75 juillet IA, DM CALYSEED et SOFILARO Innovation, BPI France
    PraxySanté 0,6 septembre IA NC
    Qantev 30 septembre Assurance, IA Elaia, Omnes et RAISE Ventures
    Spotlight Medical Spotlight Medical logo 6,2 juillet IA, cancer , Médecine Personnalisée Kurma Partners, Heal Capital
    SurgAR 11 septembre Réalité augmentée chirurgicale Mutuelles Impact, XAnge, Elaia Partners, MH Innov’, Bpifrance, UI Investissement, Crédit Agricole Capital Innovation, BNP Paribas, Banque Populaire Auvergne Rhône-Alpes
    TRICares 47 juillet DM Andera Partners

     

  • France : 10 opérations totalisent 74 % des levées de fonds réalisées entre janvier et septembre 2024

    Au 3e trimestre (T3) 2024, des levées réparties sur 5 régions

    Concentrant les montants les plus significatifs, la région Île-de-France affiche une diversité de financements de l’innovation en santé numérique, avec des opérations allant de 0,6 million d’euros à 173 millions d’euros. Cette concentration peut s’expliquer par la présence de grands groupes, d’incubateurs et d’investisseurs majeurs dans la région parisienne.

    Au niveau national, cinq régions ont enregistré des levées de fonds, pendant les neufs premiers mois de l’année 2024 :

    • Ile-de-France : 240,3 millions d’euros ;
    • Provence-Alpes-Côte d’Azur : 12,5 millions d’euros ;
    • Auvergne-Rhône-Alpes : 10 millions d’euros ;
    • Bourgogne-Franche-Comté : 1,6 million d’euros ;
    • Occitanie : 0,75 million d’euros.
    Levées de fonds par région de juin à septembre 2024 - @ Health&Tech Intelligence
    Levées de fonds par région de juin à septembre 2024 – @ Health&Tech Intelligence

    Illustration graphique des levées réalisées au T3 2024 :

    La licorne Alan a réussi le tour de table le plus important du marché français de la santé et de l’assurance numérique – @ Health&Tech Intelligence

    Top 10 des levées de fonds réalisées en France en 2024

    Du premier janvier au 30 septembre 2024, au moins douze entreprises françaises ont réussi à lever des fonds allant de 15 millions à 173 millions d’euros.

    Startup Montant levé (M€) Secteur Investisseurs Mois
    Alan 173 Assurance Belfius Bank, Ontario Teachers Pension Plan, Temasek, Coatue Management, Lakestar Septembre
    Tricares 47 DM Andera Partners Juillet
    Uromems 44 DM EIC, Credit Mutuel Innovation Juin
    Aqemia 30 Machine learning, Gen AI Eurazeo, Bpifrance, alaia, wendel group Janvier
    Qantev 31 Insurtech, IA Elaia, Omnes et Raise Ventures Septembre
    Resilience 23 Oncologie Picus Capital, Red River West, Seaya Ventures, Singular, Cathay Innovation Mai
    May health 23 DM Femtech Investisseurs : Bpifrance, Trill Impact Ventures, Sofinnova Partners, Avestria Ventures, Kidron Capital Assets LP Mai
    Nabla 22 IA, plateforme, traitement et analyse de données Cathay Innovation avec la participation de Zebox Ventures (incubateur de CMA CGM) Janvier
    Kinvent 16 Medical device, Big data Eurazeo, Unifund, Raphael Varane, Sofilaro Janvier
    Azmed 15 Radiologie, IA Techstars, Teampact Ventures, Maison Worm Février
    Diabeloop 15 Diabétologie, DM, IA LBO, Terumo Corporation, Innovacom, CERITD, CEMAG Invest, Kreaxi, Supernova Invest, AGIR A DOM, Crédit Agricole, Odyssée Ventures, UI Investissements, Promontoires Mars
    Cure 15 Biologie, oncologie, data Sofinnova Partners, avec la participation de Hitachi Ventures, Life Extension Ventures, Xavier Niel et Datadog Mars

     

  • Evolution des levées de fonds au T3 de 2016 à 2024 : un regain de confiance des investisseurs en 2024

    En synthèse : les levées de fonds en santé numérique retrouvent une dynamique

    • En 2024, on observe une légère reprise des montants levés, atteignant 593.78 millions d’euros après la baisse en 2023. Le nombre d’opérations, avec 53 deals, reflète également la relance du marché par rapport à 2023 (41 deals). Cette reprise pourrait indiquer un regain de confiance des investisseurs, lié à des innovations technologiques ou à des projets structurants en santé numérique, bien que les montants levés restent en deçà des pics observés en 2021 et 2022. Cela montre que le marché se stabilise après l’engouement post-pandémie, il continue d’évoluer positivement, avec un retour progressif à des niveaux plus soutenables. La tendance en 2024 pourrait aussi refléter des investissements plus ciblés, axés sur des projets solides et des innovations clés dans le domaine de la santé.
    • Le nombre de deals reste relativement stable, entre 32 et 78 opérations sur la période, avec une légère augmentation après la crise COVID et une légère baisse en 2023, suivie d’une reprise en 2024.
    • Si la crise liée au Covid-19 a freiné les investissements pendant les premiers mois de 2020 (258,2 M€ de janvier à juin contre 424,54 M€ en 2019), elle a surtout été un accélérateur de l’innovation en santé. Un constat qui se confirmait déjà largement dans le bilan des trois premiers trimestres 2021 et qui s’est poursuivi en 2022. Cependant les investissements en santé numérique ont été divisés par 4 en 2023 (bilan au T3) par rapport à la même période en 2022. Le bilan des montants levés au T3 2023 se rapproche de celui des années qui ont précédé la crise sanitaire mais reste 4 fois plus élevé qu’en 2016. Un ralentissement à mettre en perspective donc, dû à l’essoufflement de l’effet Covid-19.
    • Si l’on se concentre sur le total des levées de fonds au T3 (janvier-septembre) entre 2016 et 2023, on relève une hausse record en 2021 (+189,66 % par rapport à 2020) et de nouveau en 2022 (+23,06 % par rapport à 2021), après une légère baisse observée entre 2019 et 2020 (- 11,17 %) et entre 2018 et 2020 (- 11,12 %)… mais une hausse colossale par rapport à 2017 (+ 832,46 % : 2017-2022) et à 2016 (+ 1 672,96 % : 2016-2022). Le bilan des trois premiers trimestres 2023 marque la fin de la période « record », avec un retour à la dynamique pré-Covid : – 74 % par rapport au T3 2022, – 68,53 % par rapport au T3 2021 mais un montant quasi identique au T3 2020 et 20219 (évolution de seulement – 8,84 % et – 19,03 %).
      • Les chiffres pour les années 2016 et 2017 sont à nuancer puisque pour ces deux années, le montant de plusieurs levées de fonds n’avaient pas été communiqués par les sociétés concernées : le total des levées de fonds pour le premier trimestre perd ainsi en précision mais la tendance affichée n’en reste pas moins représentative.
    • Quant au nombre d’opérations, le total cumulé du nombre de levées de fonds effectuées entre janvier et septembre a connu une croissance continue de 2016 à 2019 (respectivement 32, 39, 45 et 55 opérations) puis une légère chute en 2020 (46 opérations) liée à la quasi absence d’activité sur l’ensemble des marchés en tout début de crise Covid-19 ; une hausse exponentielle est ensuite observée entre 2020 et 2021 (46 vs 78 opérations) en raison de l’engouement pour la santé numérique suscitée par la crise, puis une stabilisation en 2022 (73 opérations), avant une chute significative en 2023, avec seulement 41 opérations enregistrées, soit un retour à la dynamique pré-Covid.

     

    Evolution des levées de fonds au troisième trimestre de l’année depuis 2016 – @ Health & Tech Intelligence

     

    A noter :

    • Le secteur de la healthtech était moins mature en 2016 et en 2017.
    • La veille H&TI inclut les start-ups de santé numérique hors pharmatech et biotech.

     

  • Europe : la France se hisse à la deuxième position des levées au T3 2024 (CB Insights)

    Répartition géographique des levées du Q3 2024

    Le Royaume-Uni domine ce classement et illustre l’importance du secteur numérique au sein de son système de santé. Les financements couvrent plusieurs segments clés du marché :

    • Flo Health se concentre sur les applications santé grand public ;
    • Huma se spécialise dans la gestion à distance des patients ;
    • Healx s’appuie sur l’IA pour accélérer la découverte de nouveaux traitements ;
    • Doccla développe des technologies de surveillance des patients ;
    • Zoe, qui fait des recherches sur la nutrition et la réponse des individus à l’alimentation, indique une forte demande pour des approches plus personnalisées et fondées sur des données scientifiques dans le domaine de la nutrition.

    La France se distingue grâce à deux entreprises :

    • Alan, la licorne avec 173 M€, confirme son statut de leader européen dans le domaine de l’assurance santé numérique;
    • Qantev (31 M€), une autre entreprise française, montre aussi que la France commence à se développer dans le domaine des technologies de l’assurance santé (Insurtech), avec une approche plus axée sur l’utilisation des données pour optimiser la gestion des sinistres et améliorer les services pour les assureurs.
    State of digital health, Q3 2024 – @ CB Insights

    Détail des levées de fonds réalisées

    Rang Entreprise Montant du tour Date du tour Valorisation du tour  principaux Investisseurs Pays % du financement total
    1 Flo Health 200 M$ 30/07/2024 1,0 Md$ General Atlantic 22,10%
    2 Alan 173 M$ 20/09/2024 4,5 Mds$ Belfius Bank, Coatue, Lakestar, Ontario Teachers, Temasek Icône drapeau français - Country flags 21,30%
    3 CytoReason 80 M$ 17/07/2024 N/A OurCrowd, Pfizer, NVIDIA, Thermo Fisher Scientific 8,80%
    4 Huma 80 M$ 16/07/2024 1,0 Md$ AstraZeneca, HAT, Hitachi Ventures, Leaps by Bayer 8,80%
    5 Healx 47 M$ 01/08/2024 N/A Atomico, R42, Balderton Capital, Global Brain, Jonathan Milner 5,20%
    6 Doccla 46 M$ 02/09/2024 N/A Lakestar, Bertelsmann Investments, Speedinvest, Catalyst, Elaia Partners 5,10%
    7 Scopio Labs 42 M$ 25/07/2024 N/A Fortissimo Capital, Aurum Ventures, LR Group, OTV, OurCrowd 4,60%
    8 Qantev 34 M$ 27/09/2024 N/A Blossom Capital, Elaia Partners, Omnes Capital, RAISE Ventures Icône drapeau français - Country flags 3,70%
    9 Cerebriu 19 M$ 13/09/2024 N/A North Ventures, Denmark’s Export and Investment Fund, Sagitta Ventures 2,10%
    10 Mindpeak 15 M$ 30/09/2024 N/A IFB Innovationsstarter, ZEISS Ventures, AI.FUND, European Innovation Council 1,70%
    10 Zoe 15 M$ 30/07/2024 N/A Coefficient Capital 1,70%

    Source : State of digital health, Q3 2024 – @ CB Insights

     

  • IA en santé aux USA : des investissements modérés, sélectifs et ciblés (Rock Health)

    Chiffres clés des trois premiers trimestres : diagnostic, télémédecine et DME, les secteurs clés des levées de fonds en 2024

    Selon les analyses de Rock Health, le secteur de l’IA en santé aux États-Unis a connu une année 2024 marquée par une activité financière modérée mais stratégique. Au cours des trois premiers trimestres, environ 8,2 milliards de dollars ont été investis dans des start-ups de santé numérique à travers 379 transactions, dont 2,4 milliards rien que pour le troisième trimestre. La taille moyenne des transactions s’est maintenue autour de 22 millions de dollars.

    Des levées de fonds notables incluent la série D de Tempus Labs à 500 millions de dollars, axée sur la médecine de précision, ainsi que la série C de Insitro, qui a levé 400 millions de dollars pour ses travaux sur la découverte de médicaments assistée par IA. Cette discipline des investisseurs est motivée par la nécessité de résultats concrets et une validation commerciale avant de libérer de nouveaux capitaux.

    Selon CB insight 50% des deals réalisés durant cette période sont earlystage, tout comme en France.

    TOP 10 des levées aux USA

    Rang Company Round Amount Round Date Round Valuation Select Investors % of Total Funding
    1 Zing Health $140M Series A N/A CRG, First Trust Capital Partners, Health2047 Capital Partners, Newlight Partners, Town Hall Ventures 6.6%
    2 Superluminal Medicines $120M Series A N/A RA Capital Management, Insight Partners, Gaingels, New Ventures 5.7%
    3 Devoted Health $112M Series E N/A The Space Between, Cox Enterprises, White Road Investments 5.3%
    4 Headway $100M Series D $2.3B Spark Capital, Accel, Andreessen Horowitz, Thrive Capital, Foreunner Ventures 4.7%
    5 Spring Health $100M Series E $3.3B Generation Investment Management, Kinnevik, Northzone, RRE Ventures, William H. Warren Foundation 4.7%
    6 Caresyntax $80M Series C N/A Blackrock, Laurza Capital Partners, MTIP, Optum Ventures, PFM Health Sciences 3.8%
    7 Genome Medical $75M Series C N/A Casdin Capital 3.6%
    8 Truvian $74M Series D N/A Great Point Ventures, Wingetum Ventures, DNS Capital, Tao Capital Partners, Thrive Ventures 3.5%
    9 Mendaera $73M Series A N/A Threshold Ventures, Fred Moll, Lux Capital, PFM Health Sciences 3.4%
    10 Tend $72M Series D N/A Redpoint Ventures, Addition, Google Ventures, Juxtapose, Plum Alley 3.4%

    Tendances US globales et secteurs clés : les stratégies d’investissement en santé se concentrent sur les produits intégrés et éprouvés

    En 2024, les investisseurs se sont tournés vers des entreprises aux produits bien définis et à l’intégration avérée avec les acteurs existants du secteur de la santé. Une grande partie des financements s’est concentrée sur les technologies liées au diagnostic et à la découverte de médicaments, représentant environ 45 % des capitaux levés. Les start-ups comme Viz.ai, spécialisée dans la détection des AVC par IA, et PathAI, dans l’analyse des tissus pathologiques, ont levé des fonds pour étendre leurs solutions d’IA dans les environnements cliniques.

    Les start-ups de gestion de cycle de revenus (RCM) et les entreprises développant des solutions pour la gestion des dossiers médicaux électroniques (DME) ont également été au cœur des stratégies d’investissement. Selon Rock Health, la tendance au tissage de solutions a vu des entreprises acquérir des capacités nouvelles, plutôt que de développer en interne, afin de mieux répondre aux besoins complexes du marché. Par exemple, DarioHealth a racheté Twill pour renforcer son offre en santé mentale, tandis que Commure a fait plusieurs acquisitions pour compléter ses capacités dans les systèmes de gestion hospitalière et les soins coordonnés.

     

    Transactions importantes : des collaborations renforcées entre les entreprises technologiques et la santé

    Au troisième trimestre 2024, les levées de fonds dans l’IA en santé ont été dominées par des transactions de moyenne à grande envergure, comme la série C de Atomwise (300 millions de dollars) et le financement de Huma (250 millions de dollars). Ces transactions soulignent une confiance renouvelée des investisseurs dans les start-ups capables d’apporter des innovations à fort impact, notamment dans les domaines des soins chroniques et de la télémédecine.

    Un autre fait marquant a été le soutien croissant des entreprises technologiques à des start-ups de santé numérique. Nvidia, par exemple, a investi 17 millions de dollars dans Hippocratic AI, après avoir établi un partenariat stratégique pour développer des modèles de langage IA pour la santé. Ce type de collaboration renforce le lien entre les grands acteurs technologiques et les innovateurs de la santé numérique.

    TOP 10 Europe

    Rang Entreprise Montant du tour Date du tour Valorisation du tour  principaux Investisseurs Pays % du financement total
    1 Flo Health 200 M$ 30/07/2024 1,0 Md$ General Atlantic Royaume-Uni 22,10%
    2 Alan 193 M$ 20/09/2024 4,5 Md$ Belfius Bank, Coatue, Lakestar, Ontario Teachers’, Temasek France 21,30%
    3 CytoReason 80 M$ 17/07/2024 N/A OurCrowd, Pfizer, NVIDIA, Thermo Fisher Scientific Israël 8,80%
    4 Huma 80 M$ 16/07/2024 1,0 Md$ AstraZeneca, HAT, Hitachi Ventures, Leaps by Bayer Royaume-Uni 8,80%
    5 Healx 47 M$ 01/08/2024 N/A Atomico, R42, Balderton Capital, Global Brain, Jonathan Milner Royaume-Uni 5,20%
    6 Doccla 46 M$ 02/09/2024 N/A Lakestar, Bertelsmann Investments, Speedinvest, Catalyst, Elaia Partners Royaume-Uni 5,10%
    7 Scopio Labs 42 M$ 25/07/2024 N/A Fortissimo Capital, Aurum Ventures, LR Group, OTV, OurCrowd Israël 4,60%
    8 Qantev 34 M$ 27/09/2024 N/A Blossom Capital, Elaia Partners, Omnes Capital, RAISE Ventures France 3,70%
    9 Cerebriu 19 M$ 13/09/2024 N/A North Ventures, Denmark’s Export and Investment Fund, Sagitta Ventures Danemark 2,10%
    10 Mindpeak 15 M$ 30/09/2024 N/A IFB Innovationsstarter, ZEISS Ventures, AI.FUND, European Innovation Council Allemagne 1,70%
    10 ZOE 15 M$ 30/07/2024 N/A Coefficient Capital Royaume-Uni 1,70%

    IA en santé : prévisions pour le reste de 2024, un climat de financement prudent malgré des prévisions positives pour 2024

    Selon Rock Health, 2024 s’est jusqu’ici révélée être une année où les start-ups de l’IA en santé ont dû faire preuve de résilience et d’ingéniosité dans leur quête de financements. Alors que le secteur poursuit son évolution, les investisseurs privilégient des stratégies de financement ciblées, des acquisitions stratégiques et des partenariats pour naviguer dans un marché de plus en plus concurrentiel. Les prévisions pour le reste de l’année restent positives, bien que les start-ups devront continuer à prouver leur valeur dans un environnement de financement de plus en plus sélectif.

    Le quatrième trimestre de 2024 pourrait voir une reprise des introductions en bourse, avec des entreprises comme Recursion Pharmaceuticals parmi les candidates potentielles. Cependant, le climat d’investissement reste marqué par la prudence, avec une attention particulière portée à la viabilité des modèles d’affaires et à la gestion des coûts. Les entreprises qui échouent à démontrer une stabilité financière et des gains clairs risquent de suivre l’exemple de Nuvo, qui a déclaré faillite seulement trois mois après son introduction en bourse.

     

  • Fermeture du répertoire ADELI : le RPPS, nouvelle référence centralisée des professionnels de santé

    ADELI et RPPS : l’évolution des répertoires pour simplifier et sécuriser les pratiques médicales

    L’Automatisation DEs LIstes (ou répertoire ADELI), recense les professions paramédicales et les professionnels de santé comme les psychologues, ostéopathes, ou encore les chiropracteurs, etc. Ce registre regroupe les données administratives comme les coordonnées, la situation d’exercice et les diplômes. L’ADELI recense donc les professionnels qui ne relèvent pas des professions médicales inscrites au RPPS (avant la bascule). Les ARS gèrent leur propre répertoire ADELI. Depuis l’arrêté du 6 février 2009, le Répertoire partagé des professionnels de santé RPPS centralise les informations des professionnels de santé. Le RPPS offre une gestion simplifiée et une interopérabilité avec les systèmes d’information de santé. Il facilite les démarches administratives, améliore la coordination des soins et renforce la sécurité des échanges, via l’e-CPS. Ce référentiel accroît également la visibilité des professionnels auprès des patients.

    La finalisation de la migration d’ADELI vers le RPPS étant effectuée, le RPPS regroupe désormais toutes les professions de santé et est géré, au niveau national.

    Généralisation du RPPS 

    Outre la centralisation des informations, le RPPS offre également des services comme l’e-CPS (une carte d’identité professionnelle électronique dédiée aux secteurs de la santé et du médico-social). En 2023, plus de 300 000 professionnels avaient déjà activé leur e-CPS, et l’ANS vise une généralisation. Le portail eRPPS, mis en place par l’ANS, offre aux professionnels la possibilité de gérer directement et de manière dématérialisée des démarches administratives, notamment les demandes d’autorisation d’exercice ou les mises à jour de coordonnées. Ce dispositif d’authentification renforce la sécurité des échanges de données sensibles, favorise l’accès aux téléservices et permet de dématérialiser des démarches administratives, telles que la prescription électronique.

    Le RPPS tend à réduire les lourdeurs administratives, à améliorer l’interopérabilité et à renforcer la transparence, autant de critères devenus essentiels dans un contexte de digitalisation des systèmes de santé.

    Modernisation des soins : le rôle de la migration ADELI-RPPS dans “Ma santé 2022”

    La feuille de route “Ma santé 2022” vise à “favoriser une meilleure organisation des professionnels de santé qui devront travailler ensemble et mieux coopérer au service de la santé des patients” et à “rassembler les soignants en ville et les soignants à l’hôpital autour de projets de santé adaptés aux besoins des Français dans les territoires”, entre autres grâce au numérique. La migration du répertoire ADELI vers le RPPS s’inscrit dans cette dynamique de modernisation de la santé en France. Cette bascule est une étape pour l’optimisation des pratiques et la simplification des processus de gestion au sein du système de santé.

  • Endotest (Ziwig) bénéficie du Forfait innovation : vers une alternative non-invasive à la coelioscopie

    Un test non invasif pour un diagnostic complexe

    L’endométriose peut être difficile à diagnostiquer. Les symptômes sont variables et les lésions sont parfois difficilement identifiables et visibles. Les résultats des examens cliniques initiaux et des bilans d’imagerie peuvent être discordants. En l’absence de résultats concluants, les patientes doivent souvent subir une cœlioscopie, une intervention invasive qui comporte certains risques. Le test salivaire Endotest représente une solution alternative innovante, non invasive et potentiellement plus accessible, permettant d’éviter ce type d’examen.

    Endotest, développé par la biotech spécialisée dans l’analyse de l’ARN salivaire Ziwig, a montré des résultats cliniques encourageants lors de ses premières évaluations, notamment pour sa capacité à répondre à un besoin médical non couvert de manière satisfaisante. Cependant, lors de sa première évaluation par la HAS en janvier, les données étaient jugées insuffisantes pour justifier une prise en charge immédiate. La HAS a donc invité le fabricant à déposer une demande de Forfait innovation afin de permettre un accès précoce au test tout en complétant les données manquantes via une étude clinique.

    L’étude clinique prévue dans ce forfait innovation apportera des données supplémentaires pour évaluer l’efficacité de ce test dans le diagnostic de l’endométriose. Si les résultats sont concluants, le test pourrait être remboursé de manière pérenne par l’Assurance Maladie, offrant ainsi une alternative non invasive à la cœlioscopie pour un grand nombre de patientes. Ce projet s’inscrit dans une démarche plus large visant à améliorer le parcours de soins des femmes souffrant d’endométriose, une maladie mal diagnostiquée et sous-traitée.

    Le forfait innovation : un dispositif pour encourager l’innovation

    Le Forfait innovation est un dispositif temporaire et dérogatoire mis en place pour faciliter l’accès des patients à des technologies médicales innovantes, qu’il s’agisse d’actes professionnels, de dispositifs médicaux ou de dispositifs de diagnostic in vitro. Ce dispositif permet à un fabricant ou à un conseil professionnel d’obtenir une prise en charge financière anticipée pour sa technologie dès le lancement de l’étude clinique, même si celle-ci n’a pas encore prouvé son efficacité à grande échelle.

    Dans le cas d’Endotest, le fabricant a travaillé en collaboration avec la HAS pour élaborer un protocole d’étude clinique conforme aux exigences de ce dispositif. Après validation de ce protocole, la HAS a rendu un avis favorable à la prise en charge temporaire d’Endotest, dans le cadre du forfait innovation.

    En France, l’endométriose touche environ 10 % des femmes en âge de procréer, soit environ 1,5 million de femmes. Le retard de diagnostic, estimé en moyenne à 7 ans, aggrave la qualité de vie des patientes et impacte les coûts de santé.

     

  • IA et génomique : quatre innovations pour révolutionner la médecine de précision

    Médecine numérique et génomique : l’étude novatrice de Kaleidos SCS et Net-Medicare SR

    Des chercheurs italiens de Kaleidos SCS et Net-Medicare SRL ont exploré l’intégration croissante de la génomique avec l’IA dans le contexte de la médecine de précision et de la santé numérique.

    L’originalité de leur étude, publiée dans Gene & Protein Disease, repose sur une approche interdisciplinaire, alliant biologie, génétique, médecine et informatique. Les chercheurs ont analysé en profondeur les principales applications numériques en génétique et génomique, incluant la télémédecine pour la consultation génétique à distance, les systèmes de gestion des dossiers médicaux électroniques, ainsi que les outils de recrutement de patients pour les essais cliniques génétiques en 2024.

    Quand l’IA booste la précision en génétique : focus sur quatre outils majeurs

    Ces chercheurs ont identifié quatre outils majeurs d’intelligence artificielle (IA) :

    • Des algorithmes de Machine Learning et de Deep Learning, utilisés pour analyser les variations génétiques, permettant une détection plus précise des mutations génétiques avec une sensibilité dépassant 90%. Ces algorithmes facilitent la détection de maladies rares.
    • Des réseaux de neurones profonds, combinés à des auto-encodeurs empilés, qui analysent les relations entre composés et protéines cibles avec une précision variant de 70 à 90%, selon la complexité des données et le domaine thérapeutique. Cela permet d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques.
    • Des algorithmes capables de prédire la réponse aux médicaments, tels que les statines ou les traitements contre le cancer, avec une précision supérieure à 85%. Ces outils sont essentiels pour la personnalisation des traitements, notamment en pharmacogénomique.
    • Des chatbots génétiques basés sur l’IA, qui libèrent du temps pour les conseillers en génétique tout en offrant une assistance disponible 24h/24 et 7j/7 aux patients.

    Cinq obstacles à surmonter

    Les auteurs de l’étude ont mis en lumière cinq obstacles majeurs au déploiement des technologies d’intelligence artificielle en génomique :

    • La normalisation des formats de données.
    • La difficile intégration des données génétiques dans les systèmes de santé.
    • Des inquiétudes sur la confidentialité des données génétiques.
    • Le coût des tests génétiques.
    • Le manque de professionnels formés.

     

  • DGOS : lancement de la deuxième édition de l’AAP « DAtAE » pour la recherche par l’exploitation des EDSH (17/01/2025)

    Un AAP qui s’inscrit dans la stratégie nationale des données de santé

    Après une première édition qui a récompensé 15 projets – dont 6 portés par l’AP-HP -, l’AAP “DAtAE” pour la recherche par l’exploitation des EDSH est de retour pour une deuxième édition, toujours lancé par la DGOS et opéré par le Health data hub (HDH), qui pilote le processus de sélection des lauréats et assure leur suivi opérationnel aux différentes étapes clés, de l’instruction réglementaire jusqu’à la valorisation des résultats.

    Cet AAP s’inscrit dans le sillage des recommandations du rapport de Jérôme Marchand-Arvier de décembre 2023, qui ont été reprises dans le rapport sur la stratégie nationale de l’usage secondaire des données de santé paru le 30 septembre 2024, et qui soulignent l’importance de tirer parti des données de santé françaises et plus particulièrement des données contenues dans les ESDH qui ont “un énorme potentiel”.

    En effet, cet AAP a pour objectif de “sélectionner et de financer des projets de recherche appliquée en santé d’excellence en exploitant les EDSH” pour :

    • produire des connaissances scientifiques sur la base de la réutilisation des données de santé ;
    • encourager l’organisation et le développement de collaborations (création d’écosystèmes autour des bases de données mutualisées) ;
    • favoriser le développement de l’expertise des offreurs de soins dans le domaine de l’exploitation des données de santé.

    Une enveloppe de 3,5 millions d’euros pour les projets lauréats :

    Comme pour la première édition de l’AAP, une enveloppe de 3,5 millions d’euros est consacrée au financement des projets lauréats avec un financement libre pour chacun des projets. Dans le cahier des charges de l’AAP (consultable ici), il est indiqué que les financements des projets sont alloués à la structure gestionnaire des fonds dans le cadre des circulaires tarifaires et budgétaires des établissements de santé et sont ensuite notifiés à la structure gestionnaire des fonds par arrêté du directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) compétente. La DGOS met l’accent sur le fait que ces crédits délégués sont destinés à l’usage exclusif de la structure gestionnaire des fonds et que le reversement de tout ou partie de ces crédits à d’autres personnes morales ou physiques n’est pas autorisé, sauf pour quelques exceptions énumérées dans le cahier des charges.

    👉 L’AAP est ouvert depuis le 22 octobre 2024 et il est possible d’y candidater en envoyant son dossier de candidature disponible à la fin du cahier des charges de l’AAP et de l’envoyer à l’adresse aap-datae@health-data-hub.fr avant le 17 janvier 2025 à 23:55.

    Modalités de l’AAP

    Calendrier de l’AAP :

    • Ouverture des candidatures : 22/10/2024 ;
    • Date limite de dépôt : 17/01/2025 à 23h55 ;
    • Sélection des projets : janvier-février 2025 ;
    • Publication des résultats : printemps 2025.

    Critères d’éligibilité :

    Pour être éligible, le dossier doit remplir l’ensemble des conditions suivantes :

    • Le dépôt et le portage d’un projet associent systématiquement, d’une part, un porteur individuel comme coordonnateur scientifique et, d’autre part, un établissement de santé, un groupement de coopération sanitaire (GCS), une maison de santé ou un centre de santé, une personnalité morale assurant la coordination du projet et gestionnaire de son financement ;
    • Tout personnel appartenant à une des structures de soins énumérées ci-dessus peut porter un projet, sous réserve de l’engagement du responsable légal de cette structure ;
    • Tout personnel appartenant à une des structures de soins énumérées ci-dessus peut solliciter une autre structure pour porter un projet, sous réserve de l’engagement conjoint des responsables légaux de la structure à laquelle il appartient et de la structure sollicitée ;
    • Le portage d’un projet par un professionnel de santé libéral est possible, sous réserve : de conventionner avec un établissement de santé, un GCS, une maison ou un centre de santé coordonnateur pour la gestion des fonds qui seraient alloués au projet ; du respect des règles relatives à la promotion de la recherche et à la gestion de son financement ;
    • La structure coordonnatrice du projet et gestionnaire de son financement doit avoir mis en place un entrepôt de données de santé : bénéficiant d’une autorisation CNIL ; à défaut, ayant réalisé une déclaration de conformité au référentiel CNIL ou prévoyant de le faire dans un délai court n’excédant pas 12 mois à compter de l’annonce des lauréats ;
    • Les projets doivent mobiliser les données disponibles dans l’EDSH de la structure coordinatrice du projet ou en vue de l’être et peuvent, en complément, utiliser d’autres EDS (bénéficiant d’une autorisation CNIL, ayant fait une déclaration de conformité CNIL ou prévoyant de le faire dans un délai court de 12 mois à compter de l’annonce des lauréats) et d’autres sources de données. Le projet candidat mobilisant les données d’un ou plusieurs EDSH pourra être mené sur une plateforme locale ou sur une plateforme nationale, comme celle du Health Data Hub (HDH) ;
    • Les protocoles proposés doivent impliquer systématiquement un responsable scientifique et un responsable de la qualité et de la disponibilité des données ;
    • Les frais adjacents aux travaux préparatoires au lancement du projet de recherche (mise en qualité des données, intégration des données dans l’EDS, le cas échéant la réalisation de solutions techniques facilitant la consultation de sources de données plurielles, réalisés par des ressources internes ou externes aux partenaires projet) ne doivent pas excéder 40 % du financement total du projet. De plus, ces travaux préparatoires à l’exploitation des données dans l’EDS doivent être réalisés dans les 12 premiers mois du projet candidat à compter de l’annonce des lauréats.

    La DGOS recommande aux projets candidats de croiser les données des EDSH avec les données d’autres sources et de permettre le partage en open source et/ou sous licence permissive des résultats intermédiaires ou finaux.

    Critères de sélection :

    Le comité d’évaluation du HDH – composé d’un collège d’experts cliniciens, d’un collège d’experts méthodologistes et d’un collège d’experts en science des données – évaluera les projets candidats en fonction des éléments suivants :

    • Les bénéfices du projet pour l’intérêt public, notamment les enjeux de santé publique associés à la pathologie ou problème de santé ciblé par le projet ;
    • La pertinence de la méthodologie scientifique retenue et des données mobilisées dans la réalisation du projet ;
    • Le caractère innovant par rapport à l’état de l’art qui sera documenté ;
    • La faisabilité technique du projet ainsi que la capacité de l’équipe projet constituée de le mener à bien ;
    • La cohérence entre les objectifs du projet et le budget associé, qui sera correctement documenté ;
    • Le caractère mature du projet et sa capacité à témoigner de résultats rapidement ;
    • L’inscription dans le projet du partage de données et de la contribution à l’open source plus généralement.