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  • SOG Health (GERS), RCAN Guyane, Contact (SOS Médecins)… 20 entrepôts de données de santé ont été créés en 2024

    La majorité des entrepôts créés sont franciliens

    Sur les 20 entrepôts de données de santé créés en 2024, 13 sont implantés en Île-de-France. Les 7 autres EDS créés en 2024 sont implantés dans le Grand-Sud (4), le Grand-Est (1), ainsi qu’en dehors de la France métropolitaine (2). Les dernières informations communiquées par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), au travers de sa cartographie des entrepôts de données de santé publiée en novembre 2024 et qui n’a pas été mise à jour depuis, montrent que sur ces 20 nouveaux EDS, 11 ont été créés par des organismes publics, – comme le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), le CHU de Montpellier, ou encore le CH de Cayenne –,  contre 9 par des organismes privés, comme Cerbaliance ou France Tissue Bank.

    Dans cet article, Health&Tech Intelligence publie la cartographie des entrepôts de données de santé créés en 2024 :

    Nom de l’entrepôt  Responsable de l’entrepôt  Description de l’entrepôt

    RCAN GUYANE

    Centre hospitalier de Cayenne Il a pour but de réaliser un état des lieux de la situation épidémiologique de la Guyane concernant les cancers, par le recueil de tous les nouveaux cas à partir du 1er janvier 2003.
    EDS Logipren

    LOGIPREM-F

    Il a pour but de réaliser des recherches, études ou évaluations dans le domaine de la santé et en particulier concernant l’amélioration des pratiques de soins en néo-natologie et pédiatrie.
    SOG Health

    Groupement pour l’Elaboration et la Réalisation de Statistique (GERS)

    Il a pour but la collecte et la mise à disposition à des fins de recherche des données de vie réelle de ventes et de délivrances de produits aux clients de pharmacies partenaires.

    THIN

    Groupement pour l’Elaboration et la Réalisation de Statistique (GERS) Il rassemble des données de vie réelle de suivi des patients, collectées chez les médecins libéraux de ville, à des fins de recherche et d’études non interventionnelle.
    EDS Cerba Cerbaliance Il a pour but de réaliser des recherches, études ou évaluations dans le domaine de la santé, de réalisation d’études de faisabilité et à des fins de pilotage de l’activité des laboratoires de biologie médicale du groupe Cerballiance.
    L’entrepôt du CNRS Centre national de la recherche scientifique (CNRS)

    Déclaré conforme au référentiel EDS, l’entrepôt a pour but de réaliser des recherches, études ou évaluations concernant la trisomie 21 et les déficiences intellectuelles d’origine génétique.

    L’entrepôt de l’Institut Jérôme Lejeune

     

    Institut Jérôme Lejeune

    Déclaré conforme au référentiel EDS, il a pour but de réaliser des recherches, études ou évaluations concernant la trisomie 21 et les déficiences intellectuelles d’origine génétique.

    L’entrepôt de l’Institut Mutualiste Montsouris Institut Mutualiste Montsouris

    Déclaré conforme au référentiel EDS, il contient les données médicales et administratives des patients collectées lors de leur venue dans l’établissement, pour consultation ou hospitalisation et, selon les cas, des données provenant des études cliniques. Le but de l’entrepôt est de mener des études à grande échelle et faire avancer la recherche médicale, mais aussi d’améliorer l’organisation des soins et la prise en charge des patients en utilisant des données qui n’étaient pas collectées pour cette finalité initialement.

    Contact SOS Médecins Il a pour but de l’amélioration des pratiques et de la prise en charge médicale, ainsi que le partage des données à des tiers à des fins de recherche en santé.
    EDS Curie Institut Curie Il contient les données médicales et administratives des patients collectées lors de leur venue dans l’établissement, pour consultation ou hospitalisation et, selon les cas, des données provenant des études cliniques. Le but de l’entrepôt est de mener des études à grande échelle et faire avancer la recherche médicale, mais aussi d’améliorer l’organisation des soins et la prise en charge des patients en utilisant des données qui n’étaient pas collectées pour cette finalité initialement.
    L’entrepôt du Groupe de Recherche en Réanimation Respiratoire du patient d’Onco-Hématologie (GRRR-OH)
    Groupe de Recherche en Réanimation Respiratoire du patient d’Onco-Hématologie (GRRR-OH) N.C
    L’entrepôt de l’Université Sorbonne-Paris-Nord Université Sorbonne-Paris-Nord N.C

    FREDD

    Institut nationale de la santé et de la recherche médicale (Inserm) Il a pour but de réaliser des recherches, études ou évaluations concernant les maladies rares de l’œil.

    BOOST DATAS

    Gustave Roussy Il a pour but d’optimiser la recherche sur l’ostéosarcome et de proposer une prise en charge adaptée aux patients qui en sont atteints.
    L’entrepôt du centre hospitalier de Saint-Denis CH de Saint-Denis N.C

    Data – Life Sciences 

    France Tissue Bank

    Il a pour but de réaliser des recherches, études ou évaluations dans le domaine de la santé et principalement dans le domaine de la cancérologie.

    DAT’AIDS

    DAT’AIDS

    Il a pour but de réaliser des recherches, études ou évaluations concernant l’infection au virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et autres infections sexuellement transmissibles.

    eDOL

    CHU de Montpellier Il contient les données médicales et administratives des patients collectées lors de leur venue dans l’établissement, pour consultation ou hospitalisation et, selon les cas, des données provenant des études cliniques. Le but de l’entrepôt est de mener des études à grande échelle et faire avancer la recherche médicale, mais aussi d’améliorer l’organisation des soins et la prise en charge des patients en utilisant des données qui n’étaient pas collectées pour cette finalité initialement.
    L’entrepôt du centre hospitalier Charles Perrens CH Charles Perrens N.C
    L’entrepôt des Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS)
    Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS) Il contient les données médicales et administratives des patients collectées lors de leur venue dans l’établissement, pour consultation ou hospitalisation et, selon les cas, des données provenant des études cliniques. Le but de l’entrepôt est de mener des études à grande échelle et faire avancer la recherche médicale, mais aussi d’améliorer l’organisation des soins et la prise en charge des patients en utilisant des données qui n’étaient pas collectées pour cette finalité initialement.
  • « Invitation à commentaire public » : l’OMS vise une transformation du numérique en santé

    Vers une transformation numérique coordonnée des systèmes de santé

    Le Conseil scientifique de l’OMS soulignait que les technologies numériques peuvent “transformer les systèmes de santé mondiaux en améliorant l’accès, la qualité et l’efficacité des services”. Toutefois, l’intégration de ces outils reste inégale, limitée par des infrastructures fragmentées, une connectivité insuffisante et un financement inadapté, particulièrement dans les pays à revenu faible et intermédiaire (PRFI).

    Le rapport de janvier 2025, intitulé Advancing the Responsible Use of Digital Technologies in Global Health – A report of the World Health Organization Science Council, appelle à une approche coordonnée et centrée sur les individus pour intégrer ces solutions. Les gouvernements, les institutions internationales et le secteur privé doivent agir ensemble pour surmonter les obstacles identifiés, notamment le manque de normes d’interopérabilité, l’insuffisance de la formation des professionnels de santé et l’absence d’évaluation systématique des investissements numériques.

    Gouvernance, investissement … Les obstacles à surmonter

    Les consultations ont identifié plusieurs freins majeurs :

    • Infrastructure numérique insuffisante : Manque de systèmes interconnectés et de normes pour partager et analyser les données de santé.
    • Formation et adoption : Absence de programmes structurés pour doter les professionnels de santé de compétences numériques adaptées.
    • Disparités d’accès : Inégalités géographiques et socio-économiques limitant l’accès équitable aux technologies numériques.
    • Manque de gouvernance : Cadres réglementaires inadéquats pour garantir la sécurité et la confidentialité des données.
    • Sous-investissement chronique : Faiblesse des ressources financières nationales et privées, entravant le développement des infrastructures numériques.

    Recommandations pour une adoption responsable

    Connecter : Promouvoir des écosystèmes numériques interopérables

    • Normes et interopérabilité : L’OMS recommande le développement de cadres internationaux soutenant l’intégration des données de santé, basés sur des standards comme Fast Healthcare Interoperability Resources (FHIR).
    • Approche centrée sur les individus : Déployer des dossiers de santé personnels interopérables pour améliorer la qualité et la continuité des soins, y compris à l’échelle transfrontalière.
    • Renforcement des capacités de surveillance : Utiliser des outils numériques pour collecter des données populationnelles et renforcer la résilience face aux menaces sanitaires.

    Éduquer : Former les professionnels et les patients

    • Compétences numériques : Intégrer des formations sur les technologies de santé dans les cursus des professionnels de santé et créer des parcours professionnels pour les spécialistes en santé numérique.
    • Sensibilisation du public : Développer des initiatives pour améliorer la littératie numérique des patients, en réduisant les barrières d’accès.

    Investir : Augmenter les ressources et stimuler les partenariats privés

    • Infrastructures publiques numériques : Mobiliser des financements pour développer des plateformes nationales de santé numérique, notamment dans les PRFI.
    • Engagement du secteur privé : Créer un cadre réglementaire stable et transparent pour inciter les entreprises à investir dans des solutions numériques sûres et efficaces.

    Évaluer : Suivre et optimiser les impacts

    • Recherche et évaluation continue : Intégrer des mécanismes d’évaluation des impacts économiques, sociaux et éthiques dès la conception des politiques numériques.
    • Inclusion des PRFI dans la recherche globale : Encourager une collaboration internationale pour inclure ces pays dans les efforts de recherche et les bases de données mondiales.

    Une opportunité de contribution, ouverte à tous

    Le rapport met en évidence que la santé numérique ne doit pas être perçue comme une dépense, mais comme un investissement stratégique.

    Jusqu’au 29 janvier 2025, les professionnels de santé, les institutions, les États membres et les citoyens sont invités à soumettre leurs commentaires.

    Modalités de participation :

    • Focus des retours : Les sections de contexte et d’introduction sont ouvertes uniquement aux corrections factuelles, tandis que les conclusions et recommandations peuvent faire l’objet de commentaires plus approfondis.
    • Instructions précises : Les contributeurs doivent fournir leur nom, titre, affiliation et des propositions claires, en citant le numéro de page et de ligne concerné.
    • Confidentialité assurée : Les noms des contributeurs resteront confidentiels.

    Les soumissions doivent être envoyées par courriel à sciencecouncil@who.int à l’aide du formulaire prévu, disponible sur la page dédiée de l’OMS.

     

  • Pharma : une dynamique d’emploi menacée par des conditions économiques incertaines (Leem)

    Une croissance de l’emploi malgré les défis sectoriels

    Avec 108 600 salariés répartis sur l’ensemble du territoire, l’industrie pharmaceutique connaît une progression constante de l’emploi salarié depuis six ans. En 2023, la croissance de 2,4 % dépasse largement celle de l’ensemble de l’industrie (1,1 %) mentionne le Leem dans son dossier publié le 19 janvier. Cette tendance repose sur plusieurs facteurs :

    • Une proportion élevée de cadres (58 % des effectifs),
    • Un turnover faible et stable à 9,7 %,
    • Une création nette de 2 000 postes en CDI et 200 en CDD en 2023.

    Ces résultats traduisent la capacité du secteur à s’adapter et à anticiper les mutations sociétales et technologiques, en intégrant des besoins croissants dans les domaines du numérique et de l’environnement.

    Nouveaux métiers et opportunités pour l’avenir

    L’intégration des technologies numériques et des enjeux environnementaux génère des besoins spécifiques. D’ici à 2030, l’industrie prévoit la création de 3 000 emplois dans le numérique et de 2 000 dans l’environnement. Ces nouveaux métiers, ainsi que l’émergence d’innovations comme les thérapies géniques ou cellulaires, offrent des opportunités pour diversifier les profils des salariés recrutés. Le secteur s’appuie également sur des transitions sociétales, telles que l’insertion des jeunes en alternance et l’allongement des carrières des séniors, pour renouveler et enrichir ses compétences.

    Des perspectives fragilisées par un environnement défavorable

    Malgré cette dynamique, le secteur alerte sur les menaces pesant sur sa compétitivité. Des décisions en matière de fiscalité et de régulation pourraient réduire les perspectives d’emploi, comme le souligne le baromètre d’attractivité publié en 2024 par le Leem :

    • La France recule au 3e rang européen pour les essais cliniques,
    • Moins de 10 % des nouveaux médicaments sont produits en France, contre 25 % en Allemagne.

    La mise en œuvre des recommandations du rapport « Financement et régulation des produits de santé », publié en août 2023, est jugée indispensable pour maintenir l’attractivité du secteur et soutenir l’innovation.

    Un appel à une régulation mesurée pour pérenniser la croissance

    Pour préserver cette dynamique, les entreprises du médicament insistent sur l’importance d’un environnement économique stable et compétitif. Laurence Peyraut, directrice générale du Leem, souligne la nécessité d’une visibilité à long terme pour anticiper les transitions et mettre en place des programmes de formation et de transformation adaptés.

    Dans ce contexte, le secteur appelle à une régulation mesurée qui permette de conjuguer innovation, création d’emploi et stabilité économique. Sans cela, les gains observés ces dernières années pourraient être rapidement remis en cause.

     

  • Permanence des soins en établissements de santé : le secteur hospitalier appelle à une « réorganisation volontariste » des schémas territoriaux

    Une enquête représentative pour une meilleure compréhension des organisations

    La Direction générale de l’offre de soins (DGOS) a publié en début d’année les résultats d’une enquête nationale sur la permanence des soins en établissements de santé (PDSES). Menée au printemps 2024, cette étude offre un panorama inédit depuis plus de dix ans. Avec une participation élevée de 743 établissements, représentant 985 sites, et 11 339 lignes recensées (dont 9 906 exploitables), les résultats sont jugés représentatifs des organisations en place. Cette étude prend en compte la permanence des soins (prise en charge de nouveaux patients) et la continuité des soins (suivi des patients hospitalisés) pendant les nuits, week-ends et jours fériés, permettant ainsi une vision complète de l’activité.

    Une charge de travail concentrée dans le secteur public

    Les chiffres clés : Les établissements publics jouent un rôle central dans la permanence des soins.

    • 69 % des lignes de garde et d’astreinte sont assurées par le public,
    • 85 % des patients sont pris en charge par ces structures pendant les plages de permanence (83 % pour les nouveaux cas).

    En comparaison, les établissements à but non lucratif prennent en charge 6 % des patients et les structures privées à but lucratif 9 %. Ces chiffres révèlent une inégale répartition des charges et des ressources entre les différents secteurs, avec une concentration des efforts sur le secteur public, notamment pour les urgences psychiatriques, où il est l’unique acteur.

    Focus sur les urgences psychiatriques : Les passages aux urgences psychiatriques ont augmenté de 21 % depuis 2019 selon l’enquête. Ce domaine, déjà sous tension, nécessite une attention particulière et une mobilisation renforcée de l’ensemble des acteurs de santé.

    Vers une réorganisation territoriale de la permanence des soins

    L’enquête met en lumière des disparités entre les moyens mobilisés et les réalités des besoins locaux. Ces constats appellent, pour la FHF, une révision des schémas territoriaux de PDSES autour de principes clés :

    • Adapter les moyens aux lignes les plus actives pour garantir une répartition juste et efficace des ressources.
    • Réunir les conditions techniques et humaines nécessaires pour couvrir toutes les obligations de permanence des soins, sans refus ni transfert évitable de patients.
    • Assurer la prise en charge complète des besoins des patients, incluant le traitement des comorbidités, dans un contexte de vieillissement démographique et de progression des maladies chroniques.

    Ces réorganisations devront s’appuyer sur une transparence pour favoriser une meilleure allocation des ressources.

    Un appel à l’action pour soutenir le secteur public

    Les responsables médicaux et les directions hospitalières insistent sur l’urgence de ces réorganisations. Sans une redistribution équitable des charges et des ressources, les tensions actuelles risquent de s’aggraver, compromettant la qualité et la sécurité des soins. Dans cette perspective, et selon la FHF, l’enquête de la DGOS peut constituer une base pour engager des discussions au sein des territoires et adapter les schémas de PDSES aux besoins réels de la population.

     

  • IA : la région Occitanie lance l’AAP d’amorçage de son programme « IA pour la santé »

    Encourager les collaborations interdisciplinaires en IA et Santé

    S’inscrivant dans le cadre du programme régional, lancé et financé par la Région Occitanie, le nouvel appel à projet (AAP) d’amorçage « IA pour la Santé » souhaite renforcer l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans le domaine médical. Ce programme ambitionne de réunir les acteurs académiques, industriels et médicaux pour développer des innovations capables de répondre aux grands défis de la médecine de demain.

    Cet APP cible le financement de projets interdisciplinaires associant chercheurs en IA et experts du domaine de la santé. Le livre blanc indique que les collaborations doivent :

    ➡️ s’appuyer sur des approches combinant numérique, santé et IA, avec un potentiel de montée en TRL (Technology Readiness Level) ;

    ➡️ permettre des avancées technologiques, comme l’amélioration des diagnostics, la personnalisation des traitements, ou le développement de dispositifs innovants ;

    ➡️ inclure une dimension scientifique claire avec des données de santé fiables et exploitées dans des cas d’usages précis ;

    ➡️ encourager la transversalité et les synergies entre acteurs locaux en Occitanie, avec un potentiel d’industrialisation des résultats à moyen terme.

    Modalités de l’AAP

    Modalités de financement :

    Deux niveaux de subventions sont proposés :

    1.Financement de base : jusqu’à 15 000 € pour les collaborations entre numérique et santé.

    2.Bonus :

    • +10 000 € pour les projets impliquant un ou plusieurs partenaires du défi-clé CeBBOc.

    • +5 000 € pour les collaborations interrégionales au sein de l’Occitanie.

    Critères d’éligibilité et conditions :

    Sont éligibles :

    • les laboratoires ou équipes de recherche évalués par l’HCERES, rattachés à des établissements d’enseignement supérieur ou de recherche, publics ou privés, en région Occitanie ;

    • les projets doivent être co-portés par un acteur IA et un acteur santé, sur une durée de 12 mois ;

    • le budget total est plafonné à 30 000 €, toutes aides incluses.

    Les doctorants ne sont pas éligibles ; seuls les post-doctorants et chercheurs ayant un contrat couvrant la durée du projet peuvent candidater.

    Calendrier et dépôt des candidatures :

    • Date limite : 28 février 2025.

    • Annonce des résultats : Mi-avril 2025.

    • Début des projets : Mai/Juin 2025.

    Les candidatures doivent être soumises via le formulaire disponible et envoyées à l’adresse : aapiasante@univ-toulouse.fr.

    👉 Téléchargez le cahier des charges complet et soumettez votre dossier selon le modèle requis pour maximiser vos chances de succès.

     

  • Les nouvelles orientations du Gouvernement en matière de santé, de vieillissement et de handicap

    Augmentation plus forte des dépenses de santé

    Afin de se prémunir d’un nouveau rejet du PLFSS, le Premier ministre a annoncé une hausse significative d’un demi-point de l’objectif national de dépenses d’assurances maladie (Ondam), qui passera de 2,8 à 3,3%, « ce qui permettra d’améliorer les conditions de travail des soignants et de protéger les plus fragiles ».

    La répartition de ce surplus d’environ 900 M€ de dépenses de santé sera soumise à l’appréciation des députés à partir du 3 février prochain. M. Bayrou a d’ores et déjà annoncé qu’il ne reprendrait pas les mesures de déremboursement de certains médicaments et de consultations du précédent projet.

    Des mesures symboliques pour les seniors et le handicap

    Le Premier ministre a mis l’accent sur la nécessité d’aborder la question du financement des établissements de santé et médicosociaux sous l’angle pluriannuel, une approche qui est d’ailleurs déjà actuelle.

    Sur le sujet du vieillissement, il a seulement annoncé vouloir « avancer » en « ouvrant le dialogue » avec les départements et les parlementaires sur le bien vieillir et le maintien à domicile. C’est dire qu’une loi « grand âge » n’est pas encore d’actualité.

    En faveur des personnes handicapées, a été annoncée l’organisation rapide d’un comité interministériel du handicap, ainsi qu’une mesure spécifique : le remboursement intégral des fauteuils roulants dès 2025. L’école inclusive bénéficiera de l’ouverture de 2000 postes supplémentaires pour accompagner les élèves en situation de handicap.

    La question des retraites remise en chantier

    La question des retraites fera l’objet d’un « rapport flash » de la Cour des comptes, destiné à alimenter la réflexion d’un « conclave » en vue soit d’une nouvelle loi, soit d’une insertion de nouvelles dispositions dans le PLFSS 2026. D’ici là, la loi actuelle continuera de s’appliquer.

    Une modulation des tarifs encadrée dans les Ehpad

    Il convient aussi de noter la parution le 1er janvier du décret n° 2024-1270, relatif aux tarifs afférents à l’hébergement dans les établissements pour personnes âgées dépendantes habilités au titre de l’aide sociale à l’hébergement. Le décret modifie les conditions dans lesquelles certains Ehpad peuvent pratiquer des tarifs d’hébergement différents, selon que leurs résidents bénéficient ou non de l’aide sociale à l’hébergement : la majoration de tarif pour les personnes qui ne perçoivent pas cette aide devra être au maximum de 35 %.

    https://www.info.gouv.fr/actualite/ce-quil-faut-retenir-de-la-declaration-de-politique-generale-de-francois-bayrou

    Décret n° 2024-1270 du 31 décembre 2024 relatif aux tarifs afférents à l’hébergement dans les établissements pour personnes âgées dépendantes :

    https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000050934893

     

  • Déficit de l’AP-HP : 460 M€ en 2024, malgré un rebond d’activité et des efforts structurels

    Activité en hausse, mais charges alourdies

    Le conseil de surveillance de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) a approuvé le 20 décembre 2024 son état prévisionnel des recettes et des dépenses (EPRD) pour 2025. Pour 2024, un déficit de 460,6 M€ est attendu, soit une dégradation de 62 M€ par rapport à 2023 et un écart de 166 M€ par rapport aux objectifs fixés dans son plan global de financement pluriannuel (PGFP). Ce déficit intervient malgré une hausse de l’activité et des gains de performance interne à hauteur de 143 M€, notamment grâce à l’amélioration du codage, de la facturation et à des mesures de sobriété énergétique.

    Une stratégie de relance des effectifs en marche

    Depuis fin 2021, l’AP-HP a entrepris une restructuration pour pallier la crise des ressources humaines. Entre mai 2019 et mai 2023, la perte de 2 000 infirmiers a réduit les effectifs de 11 %, entraînant une baisse des capacités de soin. En réponse, la stratégie « 30 leviers pour agir ensemble » a été lancée fin 2022. Objectif : attirer et fidéliser le personnel soignant. En deux ans, l’AP-HP a reconstitué plus de 50 % des effectifs infirmiers manquants, permettant la réouverture de 600 lits. Des tensions subsistent dans des filières comme la gériatrie, la psychiatrie ou la neurologie, ainsi que parmi les manipulateurs en électroradiologie médicale (MERM), les infirmiers de bloc opératoire et les préparateurs en pharmacie.

    Les causes d’un déficit 

    Trois facteurs expliquent la détérioration des comptes pour 2024 :

    • Charges structurelles des CHU : L’insuffisante compensation des hausses salariales du Ségur de la santé, combinée à l’inflation de 2022-2023, représente 121 M€ de charges supplémentaires.
    • Masse salariale : Les écarts entre dépenses de personnel (intérim, heures supplémentaires) et recettes d’activité ont ajouté 20 M€ au déficit.
    • Amortissements comptables : Une part accrue des investissements allouée aux équipements plutôt qu’aux travaux lourds a augmenté les charges d’amortissement de 23 M€.

    Objectifs 2025 : réduction du déficit et soutien à la relance

    Pour 2025, l’AP-HP prévoit de réduire son déficit à 358 M€, grâce à un plan d’action structuré :

    • Recrutement ciblé : Une augmentation de 1 040 équivalents temps plein (ETP) non médicaux est prévue, dont 600 infirmiers, 100 aides-soignants et 115 autres professionnels paramédicaux pour répondre aux tensions. 250 postes renforceront les équipes de suppléance, limitant le recours à l’intérim.
    • Capacité d’accueil accrue : 500 lits supplémentaires, dont 330 en médecine-chirurgie-obstétrique, seront rouverts.
    • Optimisation des performances internes : Un objectif de gain de 121 M€ est fixé, notamment via des améliorations en codage et facturation.
    • Maintien des investissements : 650 M€ seront consacrés à la modernisation des infrastructures et des équipements.

    Un nouveau plan de financement attendu en 2025

    Face à l’alourdissement structurel des charges, l’AP-HP repousse sa trajectoire de retour à l’équilibre. Un nouveau PGFP pour 2025-2029, prenant en compte le sous-financement des mesures salariales décidées depuis 2020, sera présenté en juin 2025.

    Les discussions avec l’État seront déterminantes pour assurer la soutenabilité de la dette et maintenir les investissements nécessaires à la modernisation des CHU.

  • Une charte pour encadrer les médecins créateurs de contenu sur internet : enjeux éthiques et de santé publique

    Un outil contre la désinformation médicale en ligne

    Les réseaux sociaux, qui constituent aujourd’hui une source d’information importante en matière de santé pour le grand public, amplifient les risques de propagation de contenus inexacts et/ou dangereux. Ces risques concernent par exemple les pratiques de soins non conventionnelles et les actes à visée esthétique.

    Pour répondre à ces enjeux, le CNOM, en partenariat avec des médecins actifs sur ces plateformes et des experts de YouTube, a élaboré une charte déontologique. Ce document propose dix principes destinés à encadrer la production de contenus médicaux sur les réseaux sociaux, en rappelant les obligations éthiques des professionnels de santé dans ce domaine.

    Des implications pour la santé numérique

    Dans un contexte où le numérique en santé occupe une place notable, ce dispositif pourrait renforcer la confiance des utilisateurs envers les informations médicales diffusées en ligne. Les plateformes numériques nécessitent une régulation adaptée à ces usages. Une étude de l’Institut Pew (2023) montre que 72 % des utilisateurs recherchent des informations médicales sur internet avant de consulter un professionnel de santé. Cette tendance met en lumière l’importance d’un cadre éthique pour structurer les interactions.

     

     

  • Cybersécurité : un kit PCRA par l’ANS pour le médico-social

    Un outil stratégique face aux crises dans le médico-social

    Le secteur de la santé subit une pression croissante liée aux cyberattaques. Le taux d’incidents signalés est passé de 2,8 % en 2020 à 11,4 % en 2023, selon l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI).

    Le secteur médico-social, aussi exposé aux cyberattaques et aux crises organisationnelles, bénéficie maintenant d’un outil conçu pour garantir la continuité et la reprise d’activité en cas d’incident. Le Plan de continuité et de reprise d’activité (PCRA), initialement conçu pour le secteur sanitaire, a été adapté et enrichi pour répondre aux spécificités des structures médico-sociales. Après une phase pilote réalisée en 2024 auprès d’organismes représentatifs (Adef Résidences, APF France Handicap, IRSAM et Aidera.Var), ce kit a été finalisé et publié par l’ANS. Il intègre des outils et des méthodologies ajustés aux besoins des secteurs ; “Personnes âgées”, “Personnes en situation de handicap” et “Domicile”.

    Les contenus et objectifs du kit PCRA

    Le kit PCA/PRA inclut les outils nécessaires pour accompagner les établissements dans la rédaction et la mise en œuvre de ces plans :

    • Cadrage du projet : présentation du PCRA, mode d’emploi du kit, lexique, fiche de mission pour le responsable PCRA et retours d’expérience (RETEX) issus de la phase pilote.
      Consultez le Kit PCA/PRA : Cadrage
    • Méthodologie d’élaboration : fiches pratiques, modèle de Bilan d’Impact sur l’Activité (BIA), trame de PCRA, et autres outils méthodologiques.
      Consultez le Kit PCA/PRA : Méthodologie
    • Exemples de BIA : trois exemples concrets pour s’inspirer (services RH, réanimation, laboratoire).
      Consultez le Kit PCA/PRA : Exemples de BIA
    • Gestion et mise à jour du PCRA : méthodologie pour maintenir le PCRA opérationnel et à jour.

    Ce kit s’adresse aux gestionnaires d’organismes médico-sociaux qui souhaite sécuriser les activités critiques face aux crises susceptibles d’entraîner l’indisponibilité des systèmes d’information, des infrastructures, des ressources humaines ou des prestataires.  Il contient les éléments suivants :

    • Une note de présentation synthétique pour sensibiliser les décideurs ;
    • Une introduction aux concepts et principes du PCRA ;
    • Une méthodologie pour élaborer un plan de continuité ;
    • Des modèles de PCRA cadre et des fiches pratiques ;
    • Un outil BIA (Bilan d’Impact sur l’Activité) accompagné d’exemples concrets issus de la phase pilote.

    Les professionnels peuvent accéder à ces ressources en ligne pour initier ou améliorer leur démarche de résilience : Téléchargez le kit PCA/PRA.

     

  • NeuroClues, un dispositif d’eye tracking certifié pour améliorer le diagnostic des maladies neurologiques

    Une innovation au service du diagnostic neurologique

    NeuroClues, société européenne de MedTech, a reçu la certification MDR en janvier 2025, autorisant la commercialisation de son dispositif d’eye tracking en Europe. Ce système utilise l’intelligence artificielle pour analyser les mouvements oculaires, identifiés comme des biomarqueurs fiables des maladies neurodégénératives. L’approche cherche à réduire les retards diagnostiques, souvent liés à la complexité des observations cliniques actuelles, où les erreurs de diagnostic concernent près de 30 % des cas. En 10 minutes, le dispositif extrait des données précises, permettant d’appuyer les décisions des professionnels de santé.

    Une intégration clinique soutenue par la recherche

    NeuroClues repose sur des décennies de travaux scientifiques concernant les mouvements oculaires et s’associe à plusieurs institutions en Europe et aux États-Unis. En France, l’entreprise collabore avec l’Institut du Cerveau de Paris et explore l’intégration de sa solution dans la méga-cohorte Constances, qui regroupe 220 000 participants. Ce projet, s’inscrivant dans le cadre de France 2030, prévoit l’enregistrement de 25 000 sujets pour établir des normes de mouvements oculaires et améliorer les capacités diagnostiques.

    Un déploiement ciblé 

    La certification MDR ouvre la voie à une commercialisation auprès des neurologues, neuro-ophtalmologues et spécialistes des troubles du mouvement. En plus des syndromes parkinsoniens, l’appareil trouve des applications potentielles dans les diagnostics liés aux démences, aux affections cérébelleuses ou encore en médecine sportive.

    Une levée de fonds pour soutenir le projet

    NeuroClues prévoit de lever 10 millions d’euros pour structurer ses activités et accélérer son déploiement. L’entreprise ambitionne de renforcer son équipe commerciale et de développer sa présence sur le marché européen. Pour accompagner cette phase, Bart Stulens, ancien cadre de Medtronic, a été nommé directeur commercial. Son expérience dans la gestion des lancements de dispositifs médicaux sera mise au service de l’expansion de l’entreprise.

    Le dispositif de NeuroClues, conçu pour être utilisé en complément des pratiques cliniques actuelles, pourrait améliorer la détection précoce et le suivi des maladies neurologiques. Il s’inscrit dans une approche visant à réduire l’errance diagnostique.