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  • Santé des femmes : IA, politiques publiques, Femtech, un secteur entre croissance et enjeux d’avenir

    L’écosystème français de la santé de la femme est en pleine expansion ces dernières années soutenu par une croissance rapide du marché, des avancées en intelligence artificielle (IA) et des initiatives gouvernementales structurantes. L’évolution du secteur passe par un meilleur accès au financement, une intégration accrue des innovations numériques dans le parcours de soins et un soutien réglementaire adapté aux besoins spécifiques des femmes.

    Dans cette étude, Health & Tech Intelligence explore comment l’innovation technologique, les politiques publiques et l’essor du marché Femtech contribuent-ils à améliorer la santé des femmes et à réduire les inégalités d’accès aux soins.

    🔎 Analyses

    📌État des lieux : chiffres clés et tendances de la Femtech en France

    Le marché mondial de la Femtech devrait atteindre 117 milliards de dollars d’ici 2029 avec un fort développement des solutions bien-être et santé. Cependant, les financements connaissent une baisse après un pic historique en 2021, passant de 2,7 milliards de dollars à 648 millions en 2023.

    La France ambitionne d’investir 200 millions d’euros (public et privé) d’ici 2026, mais les start-ups françaises peinent à lever des montants significatifs. À titre de comparaison au Royaume-Uni, Flo Health a levé 200 millions de dollars en 2024, alors que la start-up française la mieux financée, Sonio,a levé seulement 18 millions d’euros.

    👉 Plus de détails sur le contexte français à retrouver dans cet article.

    📌Une croissance significative du secteur Femtech en France

    Selon une étude de Femtech France et de Wavestone, le chiffre d’affaires des entreprises de la Femtech française a progressé de 40% entre 2022 et 2023 atteignant 40,8 millions d’euros. Le nombre de start-ups a augmenté de 115 à 140 (incluant les solutions bien-être). La France est 3e au niveau mondial en nombre de start-ups Femtech, mais seulement 7e en termes d’investissements avec 81 millions d’euros levés entre 2018 et 2023.

    Les start-ups sont majoritairement en “early stage” : 44% n’ont pas encore levé de fonds. Les principaux domaines couverts en dehors du bien-être sont la fertilité, la santé globale et les pathologies chroniques, qui représentent 57% des Femtechs orientées santé.

    👉 Plus de détails sur le marché Femtech en France ici.

    📌Un plan gouvernemental ambitieux pour la santé des femmes (2023-2027)

    Le plan “Toutes et tous égaux” (2023-2027) met l’accent sur quatre axes : lutte contre les violences, égalité économique, culture de l’égalité et santé des femmes. 161 mesures ont été adoptées, parmi lesquelles :

    • suppression du délai de carence en cas de fausse couche ;
    • accès gratuit aux préservatifs féminins pour les jeunes ;
    • remboursement des protections menstruelles réutilisables par la Sécurité sociale jusqu’à 25 ans ;
    • déploiement de 30 bus itinérants pour le dépistage gynécologique et cardiovasculaire.

    L’endométriose, qui touche 1 femme sur 10, bénéficie d’une stratégie nationale incluant un budget de 30 millions d’euros pour la recherche et la création de filières de soins régionales.

    👉 Plus de détails sur les initiatives gouvernementales et les évolutions réglementaires à retrouver ici.

    📌Les données de santé féminine : une explosion des publications scientifiques

    Les recherches sur les données de santé féminine générées par les outils numériques ont connu une croissance de 300% en cinq ans. Une revue de littérature basée sur 406 articles identifie les principaux domaines d’application dominées principalement par la grossesse et le post-partum qui représentent 42,6% des publications. D’autre part, 72,7% des solutions utilisées sont des applications mobiles, suivies des objets connectés et des plateformes web. L’adoption de ces technologies est influencée par leur accessibilité, leur conception intuitive et la fiabilité des données collectées.

    👉 Revue de littérature à retrouver ici.

    📌Un test salivaire pour diagnostiquer l’endométriose plus rapidement

    Depuis février 2025, le test salivaire Endotest développé par Ziwig est pris en charge par l’Assurance Maladie dans 80 hôpitaux français. Cette innovation permettrait de réduire le délai moyen de diagnostic de sept ans, grâce à une analyse des microARN salivaires.

    L’expérimentation inclut 25 000 patientes et les premières études indiquent une sensibilité de 95% et une spécificité de 94%. Ce test pourrait permettre de réduire le nombre de cœlioscopies inutiles de 47%. Si les résultats sont concluants, Endotest pourrait être intégré durablement dans le parcours de soins et ouvrir la voie à d’autres innovations diagnostiques notamment pour le cancer de l’ovaire.

    👉 Pour en découvrir d’avantage sur, cliquez ici.

    📌Entretien exclusif avec Delphine Moulu, DG de Femtech France :

    Delphine Moulu, directrice générale de Femtech France, association qui joue un rôle dans la promotion des startups et la sensibilisation aux enjeux de l’IA et de l’équité en santé féminine revient sur les opportunités et défis auxquels le secteur fait face dont :

    • le manque de données médicales féminines : jusqu’à récemment, les femmes étaient sous-représentées dans les essais cliniques ce qui entraîne des biais dans les modèles d’IA ;
    • un marché français orienté vers le B2B2C : contrairement aux modèles anglo-saxons centrés sur le B2C, les Femtech françaises collaborent souvent avec des entreprises et mutuelles, allongeant les cycles de commercialisation ;
    • des financements insuffisants : les start-ups doivent prouver leur retour sur investissement avant d’obtenir un soutien financier conséquent, ce qui ralentit leur croissance.

    👉 Pour retrouver l’intégralité de l’entretien, ici.

    🗺️ Cartographies

    📌Cartographie des cas d’usage de l’IA pour la santé des femmes

    En aidant le dépistage, en personnalisant les traitements et en améliorant le suivi, l’IA transforme la santé des femmes dans de multiples domaines. De l’oncologie à la santé reproductive, en passant par la maternité et la santé mentale, elle offre des outils innovants pour une prise en charge plus précise et efficace. Grâce à ses capacités d’analyse avancées, l’IA permet d’optimiser les soins, du diagnostic précoce à la prévention des rechutes, tout en allégeant la charge de travail des professionnels de santé.

    👉 Un tableau détaillé des cas d’usage repérés ainsi qu’une infographie illustrant la répartition des cas d’usage de l’IA en santé des femmes sont disponibles ici.

    📌Cartographie des solutions d’IA pour la santé des femmes

    Le marché des solutions d’IA en santé féminine est dominé par l’oncologie : 18 solutions sur 30 sont consacrées au cancer du sein et du col de l’utérus. Ces outils, comme Therapixel et CytoProcessor, permettent une détection précoce et un suivi amélioré.

    D’autres solutions ciblent l’endométriose (Femendo, Luna, Ziwig) et la santé reproductive (ImVitro, Louise). La santé pelvienne et mentale reste moins développée, mais des innovations apparaissent, notamment avec Digyne pour les pathologies pelviennes et Dalia pour la santé mentale.

    👉 Cartographie à consulter ici.

    Santé des femmes @ H&TI

    Santé des femmes

    Vous avez pu consulter notre étude sur la santé des femmes ? Testez vos connaissances sur le sujet  !

  • Revue de littérature : une hausse de 300 % des études en 5 ans sur les données de santé issues des outils numériques pour la santé des femmes

    Les technologies numériques permettent de collecter et d’utiliser ses propres données de santé. Les Person-Generated Health Data ou données de santé générées par les individus sont une opportunité pour l’autosurveillance et la gestion des maladies. Ces données proviennent d’applications mobiles, d’appareils connectés, de capteurs intelligents et de plateformes web.

    La revue de littérature intitulée Person-Generated Health Data in Women’s Health: Scoping Review, publiée en 2024 dans le Journal of Medical Internet Research, explore l’usage des données dans la santé des femmes entre 2015 et 2020. L’étude met en évidence les principaux domaines d’application de ces technologies, les tendances d’adoption ainsi que les obstacles et facilitateurs à leur utilisation. Avec une analyse portant sur 406 articles scientifiques, cette revue trace l’évolution des technologies numériques dédiées à la santé féminine.

    50% des publications en rapport avec le numérique et la santé des femmes sont générés par les Etats-Unis et le Royaume-Uni

    L’utilisation des technologies numériques pour la santé des femmes a connu une croissance significative entre 2015 et 2020. L’analyse de 406 articles montre une augmentation constante du nombre de publications au fil des ans :

    Evolution du nombre de publications sur 5 ans @ H&TI

    Comme on peut le voir sur le graphique ci-dessus, en 2015, seules 41 études (soit 10,1 % du corpus total) abordaient l’utilisation des technologies numériques pour la santé féminine. L’année suivante, cette tendance s’est renforcée avec 54 articles publiés (13,3 %), l’année 2017 marque une accélération notable, avec 73 publications (18 %), traduisant un engouement croissant pour ces outils numériques et leur potentiel d’application dans divers domaines de la santé des femmes. Cette dynamique s’est amplifiée en 2018, où le nombre de publications a atteint 107 articles (26,4 %). L’apogée de cette tendance a été enregistrée en 2019, avec 120 études publiées (29,6 %). Cette hausse s’est toutefois ralentie au début de 2020, avec seulement 11 articles (2,7 %) recensés entre janvier et février.

    Cette augmentation reflète l’intérêt croissant des chercheurs et des professionnels de santé pour les outils numériques destinés aux femmes. Parmi les pays les plus représentés dans ces études figurent les États-Unis (41,6 % des articles), le Royaume-Uni (8,4 %), l’Australie (8,1 %) et le Canada (4,7 %).

    Les principales applications concernent :

    1. la grossesse et le post-partum (42,6 % des études) ;
    2. le cancer et la prévention oncologique (19,5 %) ;
    3. les comportements liés au mode de vie (14,3 %) ;
    4. la santé menstruelle et reproductive (12,1 %) ;
    5. les maladies chroniques (9,9 %).

    Ces chiffres montrent une concentration importante des recherches sur la grossesse et le dépistage/prévention des cancers qui sont des domaines d’applications où le numérique est présent depuis de nombreuses années.

    Domaine de santé % du total Nombre d’articles Principaux sous-thèmes étudiés % dans le domaine Nombre d’articles
    Grossesse et post-partum 42.6% 173 Suivi général 26% 45
    Activité physique, alimentation, poids 19.7% 34
    Surveillance du glucose et diabète gestationnel 17.9% 31
    Pression artérielle, prééclampsie 12.7% 22
    Surveillance fœtale et contractions 9.8% 17
    Santé mentale (dépression, stress) 6.4% 11
    Allaitement 4% 7
    Cancer et soins oncologiques 19.5% 79 Impact sur la santé cardio-métabolique 46.8% 37
    Qualité de vie et soutien psychologique 21.5% 17
    Prévention et détection précoce 11.4% 9
    Gestion des effets secondaires des traitements 8.9% 7
    Suivi du mode de vie 14.3% 58 Activité physique, sédentarité, nutrition 86.2% 50
    Sommeil 15.5% 9
    Santé menstruelle et reproductive 12.1% 49 Suivi du cycle menstruel et de la fertilité 75.5% 37
    Contraception 8.2% 4
    Maladies chroniques 9.9% 40 Incontinence urinaire et dysfonction musculaire pelvienne 30% 12
    Ostéoporose, arthrose, santé osseuse 20% 8
    Maladies cardiovasculaires 17.5% 7

    Tableau récapitulatif des domaines de santé les plus étudiés et leur répartition en fonction des articles analysés

    72,7% des technologies utilisées sont des applications mobiles

     

    Répartition des technologies utilisées pour la collecte de données sur la santé des femmes @ H&TI

    Le graphique ci-dessus illustre la distribution des différents types de technologies employées dans la collecte de données de santé des femmes, en fonction du nombre d’articles scientifiques les mentionnant. Les applications mobiles dominent largement, suivies des objets connectés et wearables, ainsi que des sites web et portails patients. En revanche, les dispositifs implantables et les appels vocaux interactifs sont les moins représentés. L’analyse thématique des 406 articles a permis d’identifier six grands facteurs influençant l’adoption de ces outils par les femmes :

    1. Accessibilité et connectivité

    L’un des principaux avantages des technologies numériques est leur accessibilité. La majorité des femmes utilisent des smartphones, et plus de 350 000 applications de santé sont disponibles sur les plateformes mobiles.

    Les technologies de santé numériques permettent aux femmes de collecter des données en temps réel et d’y accéder à tout moment. Toutefois, certaines barrières existent :

    • coût élevé des dispositifs et abonnements aux applications premium ;
    • problèmes de compatibilité entre les différents systèmes (Android, iOS) ;
    • dépendance à une connexion internet stable ce qui limite l’accès dans les zones rurales.

    Malgré ces obstacles, la facilité d’utilisation et l’autonomie offertes par ces outils encouragent leur adoption, notamment pour les femmes ayant un accès limité aux soins médicaux.

    2. Conception et fonctionnalités des outils numériques

    Les études montrent que les femmes privilégient des applications et objets connectés qui sont :

    • esthétiques et discrets notamment pour les bracelets connectés ;
    • faciles à utiliser avec une interface intuitive ;
    • personnalisables permettant un ajustement des notifications et des objectifs de suivi.

    Certaines limites persistent, notamment :

    • l’impossibilité de modifier certaines informations saisies ;
    • le manque de compatibilité avec d’autres applications de santé ;
    • des fonctionnalités limitées dans les versions gratuites.

    La gamification et l’ajout de conseils personnalisés sont des facteurs qui améliorent l’engagement des utilisatrices.

    3. Exactitude et crédibilité des données collectées

    Les études montrent que les outils numériques permettent un suivi plus rigoureux que les méthodes traditionnelles mais des limites existent :

    • des écarts entre les résultats des capteurs et la réalité clinique ;
    • des erreurs dans la mesure du sommeil, du rythme cardiaque ou du nombre de pas.

    Les femmes accordent une grande importance à la fiabilité des informations notamment pour des domaines comme la fertilité et le suivi de la grossesse. Les applications qui s’appuient sur des sources médicales reconnues et certifiées sont mieux acceptées.

    4. Adéquation aux besoins spécifiques des utilisatrices

    L’adoption des outils numériques varie en fonction des caractéristiques démographiques et culturelles des utilisatrices. Les jeunes femmes et les femmes technologiquement averties sont les plus enclines à utiliser ces outils. Il a été mis en avant que le manque de traduction et d’adaptabilité culturelle freine l’usage par certaines populations et que certaines femmes préfèrent des outils généraux plutôt que des applications centrées sur une pathologie spécifique.

    5. Intégration dans le système de santé

    L’intégration des technologies numériques dans les parcours de soins est un levier pour leur adoption. Les utilisatrices apprécient les dispositifs connectés qui facilitent la communication avec les professionnels de santé et permettent un suivi médical plus personnalisé.

    Toutefois, des limites subsistent du côté des soignants :

    • surcharge d’informations à analyser ;
    • risques de mauvaise interprétation des données par les patientes ;
    • responsabilité légale en cas d’erreur ou d’omission de suivi.

    6. Impact sur la santé et le comportement des utilisatrices

    L’utilisation des données issues de ces outils numériques ont un impact sur les habitudes de vie des femmes en améliorant l’adhésion aux traitements et aux recommandations médicales. Grâce aux rappels et au suivi personnalisé, elles respectent mieux leurs prescriptions et ajustent leur mode de vie de manière proactive. Ces outils favorisent également une prise de conscience accrue des comportements de santé en permettant aux utilisatrices d’identifier les tendances influençant leur bien-être (sommeil, activité physique, stress). Cette visibilité les encourage à adopter des habitudes plus saines et à prendre des décisions éclairées. De plus, les technologies de santé numérique contribuent à la réduction du stress et à l’amélioration du bien-être mental en intégrant des fonctionnalités de suivi émotionnel et de gestion du stress. L’accès à des communautés en ligne renforce aussi le soutien et l’accompagnement des patientes.

    Toutefois, certaines études ont mis en évidence des effets négatifs, comme l’hypervigilance excessive, qui peut générer de l’anxiété, ou encore une dépendance aux applications, où certaines femmes ressentent le besoin constant de surveiller leurs données.

     

    * Karim, J. L., et al. (2024). Person-Generated Health Data in Women’s Health: Scoping Review. Journal of Medical Internet Research, 26, e53327. DOI : 10.2196/53327

  • UniHA et CAIH lancent une offre de service pour déployer l’IA dans les établissements de santé

    L’IA au service des soins et de l’organisation hospitalière

    Déjà intégrée dans les solutions UniHA et CAIH, l’IA assiste les radiologues dans l’analyse d’imagerie, optimise les protocoles de soin et facilite la détection des anomalies. En pharmacologie, elle soutient les pharmaciens hospitaliers dans l’analyse des prescriptions et la prévention des risques iatrogènes. L’IA générative apporte aussi une aide précieuse au personnel soignant en automatisant la rédaction de comptes rendus et la synthèse des données patients. Elle améliore la gestion hospitalière en optimisant les plannings et en renforçant la sécurité des données.

    “InitIAtive” : un accompagnement en trois volets

    UniHA et CAIH structurent leur offre autour de trois axes essentiels :

    • Pédagogie : sensibilisation et formation des acteurs hospitaliers à l’IA générative via conférences, webinaires et accès à des solutions du marché UniHA et CAIH.
    • Déploiement opérationnel : soutien technique et financier des projets innovants, avec un appel à projets prévu en 2025.
    • Évaluation : création d’un observatoire pour suivre l’impact et la diffusion des solutions IA.

    Un pilotage stratégique

    Dirigé par Thomas Jan, Directeur général adjoint en charge de l’innovation chez UniHA et CAIH, le programme “InitIAtive” bénéficie de partenariats industriels et institutionnels. Il s’inscrit dans une stratégie globale de transformation numérique des établissements de santé.

     

  • Cybersécurité des hôpitaux : 7 actions urgentes imposées aux établissements de santé

    Un renforcement nécessaire face à une menace croissante

    Les cyberattaques contre les hôpitaux se sont multipliées ces dernières années, menaçant la confidentialité des données patients et la continuité des soins. En réponse, l’instruction du 22 janvier 2025 impose des mesures renforcées de prévention et de résilience.

    Sept actions obligatoires pour les établissements

    • Exercice de crise annuel : Tous les hôpitaux doivent organiser au moins une simulation de cyberattaque par an, impliquant les décideurs de l’établissement. Un retour d’expérience devra être formalisé et les améliorations intégrées dans le plan de qualité.
    • Auto-évaluation des mesures cyber : Chaque établissement devra déclarer annuellement son niveau de maturité en cybersécurité sur une plateforme nationale et intégrer les actions correctives dans son plan de qualité.
    •  Audits de sécurité réguliers : Les infrastructures IT doivent être auditées périodiquement pour identifier et corriger les vulnérabilités. Les établissements devront s’inscrire au club SSI de l’ANSSI et utiliser le service SILENE pour améliorer leur sécurité.
    • Plans de continuité et de reprise d’activité : Un PCA et un PRA devront être formalisés d’ici juin 2025. Un bilan d’impact sur l’activité sera exigé pour les services critiques en 2026 et pour l’ensemble des services en 2027.
    • Intégration du volet cyber dans la gestion des risques : Les actions cyber devront être suivies dans le plan d’amélioration de la qualité, notamment les mesures de remédiation issues des audits et des exercices de crise.
    • Renforcement de l’identification et de l’authentification : Les établissements doivent se conformer au référentiel d’identification électronique de la PGSSI-S, notamment via l’utilisation de cartes CPS ou de Pro Santé Connect et la mise en place d’un répertoire d’identité local.
    • Calcul du budget cyber : Les hôpitaux doivent déterminer la part de leur budget consacrée au numérique et au moins 5 % doivent être dédiés à la cybersécurité, selon la recommandation présidentielle de 2021.

    Vers une cybersécurité hospitalière renforcée

    Ces obligations visent à structurer la sécurité numérique des établissements de santé en les préparant aux futures crises. La mise en conformité avec la directive NIS 2, attendue d’ici fin 2025, placera la cybersécurité hospitalière au cœur des enjeux de santé publique et de protection des patients.

     

  • Sopra Steria et Mistral AI unissent leurs forces pour une IA générative souveraine

    Une alliance pour la souveraineté numérique

    Dans un contexte où le marché de l’IA est dominé par des acteurs américains et chinois, la question de la souveraineté numérique est plus que d’actualité. Sopra Steria et Mistral AI entendent répondre à cet enjeu en proposant des solutions d’IA générative déployables sur des clouds souverains. Sopra Steria apporte son expertise en systèmes d’information et en processus numériques, tandis que Mistral AI met à disposition la performance et la flexibilité de ses modèles d’IA avancés.

    Des secteurs stratégiques en priorité

    Les domaines sensibles tels que la défense, l’aéronautique, l’énergie et le secteur public sont au cœur de cette initiative. Sopra Steria intégrera la plateforme et les modèles d’IA de Mistral AI dans ses offres de services afin de proposer des solutions sur mesure pour ces secteurs critiques. Cette démarche vise à renforcer l’indépendance technologique européenne tout en répondant aux exigences réglementaires locales. Le déploiement massif de l’IA demeure conditionné par la fiabilité, l’adaptabilité et le respect des réglementations. Le partenariat entre Sopra Steria et Mistral AI répond à ces défis en proposant une alternative européenne solide face aux offres des géants mondiaux.

    Un tournant pour l’Europe ?

    Cyril Malargé, PDG de Sopra Steria, souligne l’importance de cette alliance : “Face à l’essor rapide de l’intelligence artificielle générative, les organisations européennes se retrouvent à un tournant décisif. Si les phases d’expérimentation ont permis d’explorer le potentiel de ces technologies, l’enjeu est désormais triple : réussir à passer à l’échelle, garantir la souveraineté des données stratégiques et s’appuyer sur les modèles les plus performants du marché. En scellant ce partenariat, nous répondons à ces enjeux et proposons une alternative européenne aux géants mondiaux.”

     

  • Qualiscope : la HAS lance une campagne pour promouvoir la transparence sur la qualité des hôpitaux

    Un outil au service de la transparence hospitalière

    Depuis plus de vingt ans, la HAS évalue la qualité des soins dans les hôpitaux et cliniques français, en s’appuyant sur des indicateurs rigoureux et un dispositif de certification standardisé. Depuis son ouverture en juin 2022, Qualiscope regroupe ces données et les met à disposition du public et des professionnels de santé. Accessible en ligne, la plateforme permet de visualiser les décisions de certification des établissements et les résultats de 19 indicateurs de qualité et de sécurité des soins, collectés en 2024. Qualiscope intègre également les avis des patients à travers l’enquête nationale e-Satis, qui a recueilli et analysé 1,35 million de questionnaires en 2024. Ces évaluations sont mises à jour en temps réel pour garantir une information fiable et actualisée.

    Une campagne pour une information plus accessible

    La nouvelle campagne de communication vise à renforcer la notoriété de Qualiscope et à encourager son usage par les professionnels de santé et le grand public. L’outil permet aux médecins de ville d’orienter leurs patients vers des établissements de qualité, tandis que les usagers peuvent s’informer sur les hôpitaux et cliniques proches de chez eux. Le message de la campagne : la qualité d’un établissement de santé ne peut se résumer à une simple note, comme un produit de consommation courante. Qualiscope propose une analyse détaillée, basée sur des critères objectifs, pour une prise de décision éclairée. Que l’on soit patient, proche de patient ou professionnel de santé, Qualiscope s’impose comme un outil pour accéder à des données fiables sur la qualité des soins. La recherche peut s’effectuer par nom d’établissement, ville ou région, offrant une vision complète du paysage hospitalier français.

     

     

    @ HAS : affiches de la campagne

     

    Short #1 – YouTube : Qualiscope | On ne se fait pas un avis sur un hôpital comme sur un salon de coiffure

    Short #2 – YouTube : Qualiscope | On ne se fait pas un avis sur un hôpital comme sur un spa

    Short #3 – YouTube : Qualiscope | On ne se fait pas un avis sur un hôpital comme sur une salle de sport

     

  • Conférence du Think Tank le 12 mars à Parisanté campus : IA & Maladies Rares – Changer la donne du diagnostic et de la prise en charge

    Chers membres,

    Le Think Tank Health&Tech a le plaisir de vous convier à un petit-déjeuner exclusif dédié à l’impact de l’intelligence artificielle sur les maladies rares, en lien avec les annonces du 4ᵉ Plan National Maladies Rares (PNMR4).

    Cette conférence réunira des experts de premier plan pour décrypter les avancées de l’IA dans le diagnostic et la prise en charge des maladies rares, en croisant les perspectives des chercheurs, des industriels et des représentants du système de santé.

    Au programme

    • État des lieux : présentation de notre étude exclusive sur IA & maladies rares
    • Axes du PNMR4
    • Initiatives européennes
    • Attentes des patients & des chercheurs
    • Mobilisation des industriels

    Anne-Marie Armanteras, Présidente du Think Tank Health&Tech, animera ce débat aux côtés des experts de renom :

    • Vincent Vauchel – Chef de pôle adjoint, Pôle de la recherche et de l’innovation, DGOS
    • Fabrice Chrétien – Directeur de la Stratégie scientifique, Institut de Myologie, AFM -Téléthon
    • Virginie Lasserre – Directrice des affaires externes, Janssen France, CSF Maladies Rares
    • Hervé de Belenet – Référent IA, Care Insight

    Places limitées ! L’inscription est gratuite pour les membres du Think Tank  & Health&Tech Intelligence.

    Inscrivez-vous dès maintenant pour une matinée d’échanges avec des experts afin d’identifier ensemble les leviers d’action pour accélérer le diagnostic et la prise en charge des maladies rares dans le cadre du PNMR4.

  • Medtronic et Brainomix s’allient pour accélérer l’adoption de l’IA dans la prise en charge de l’AVC

    Une plateforme d’IA pour un diagnostic et une prise en charge plus rapides

    La plateforme Brainomix 360 Stroke, anciennement connue sous le nom d’e-Stroke, utilise des algorithmes d’intelligence artificielle pour analyser les scanners cérébraux. Ces algorithmes permettent de détecter un AVC ischémique aigu, d’identifier les blocages des gros vaisseaux et d’évaluer l’état des tissus cérébraux. L’objectif ; accélérer la prise de décision médicale et améliorer les résultats cliniques. Des études ont démontré l’efficacité de cette technologie. Le National Institute for Health and Care Excellence (NICE) au Royaume-Uni a recommandé Brainomix parmi trois outils d’IA sur les 13 évalués. Une analyse menée sur 70 600 patients a révélé que l’utilisation de la plateforme augmentait le nombre de patients référés pour une thrombectomie mécanique. Près des deux tiers des cliniciens interrogés ont constaté une amélioration de l’identification des patients éligibles.

    Grâce à cet accord, Medtronic met à profit son réseau hospitalier et ses relations avec les prestataires de soins en Europe occidentale pour faciliter l’adoption de Brainomix 360 Stroke. La société est déjà bien implantée dans la distribution de dispositifs de thrombectomie mécanique, comme son système de revascularisation Solitaire X.

    L’AVC a représenté un axe de croissance pour Medtronic ces dernières années. Lors de la publication de ses derniers résultats trimestriels, l’entreprise a mis en avant le rôle moteur de ses produits neurovasculaires, notamment dans le traitement de l’AVC hémorragique, en dehors de la Chine. La poursuite du développement et de l’adoption du dispositif Solitaire X est d’ailleurs un élément de sa stratégie neuroscientifique.

     

  • Ségur numérique : une nouvelle étape pour l’imagerie médicale et la médecine de ville

    Un nouvel élan pour le numérique en santé

    Après le succès de la première vague, le Ségur numérique entre dans une nouvelle phase avec la vague 2, visant à renforcer l’usage des outils numériques par les professionnels de santé et les patients. La vague 1 a permis une adoption du numérique en santé : aujourd’hui, 97 % des Français disposent d’un profil Mon espace santé et plus de 400 millions de documents y sont versés chaque année. “En vingt ans, le DMP avait accumulé 11 millions de documents. En un an, Mon espace santé en recueille 400 millions. C’est un changement de rythme radical.”Annika Dinis, Cnam. Cette nouvelle étape vise à moderniser les outils numériques pour améliorer l’accès aux données de santé et renforcer la coordination des soins.

    L’imagerie médicale

    La vague 2 introduit deux dispositifs :

    • DRIM-Box : un réseau national permettant aux radiologues et médecins d’accéder aux images sans duplication.
    • RIS (Systèmes d’Information Radiologique) : accès simplifié à l’historique des patients et meilleure intégration des documents MSSanté.

    La médecine de ville

    Les logiciels de gestion de cabinet (LGC) seront modernisés pour :

    • Faciliter l’accès à l’historique médical des patients.
    • Envoyer automatiquement les documents clés vers Mon espace santé (carnet de santé de l’enfant, vaccination, etc.).
    • Optimiser la gestion des documents MSSanté et déployer l’ordonnance numérique. “L’enjeu est simple : permettre aux médecins d’accéder en un clic aux informations essentielles de leurs patients.” — Jean-Christophe Turbatte, ANS.

    Un projet collectif et ambitieux

    Fruit d’une collaboration entre professionnels de santé, industriels et pouvoirs publics, cette vague 2 renforce la digitalisation du système de santé. “Nous avons tiré des enseignements de la vague 1 pour améliorer encore davantage l’expérience des soignants et des patients.”Hela Ghariani, DNS. D’ici les prochains mois, ces dispositifs seront étendus aux officines, biologistes, chirurgiens-dentistes, sages-femmes et professionnels paramédicaux.

    Un engagement de l’État

    Doté d’un budget de 2 milliards d’euros, le Ségur numérique est un levier stratégique pour l’avenir de la santé en France. “Garantir aux soignants un accès simple et sécurisé aux données de santé des patients est essentiel pour une meilleure prise en charge. C’est tout l’enjeu de cette deuxième vague du Ségur numérique.”Yannick Neuder, Ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins.

     

  • Une enquête nationale pour mesurer l’adoption de l’IA en santé

    Une initiative pour comprendre les usages et les freins

    L’objectif de cette enquête est de mesurer le niveau actuel d’adoption de l’IA par les professionnels de santé et du secteur médico-social. Il s’agit également d’identifier les freins et les accélérateurs à son adoption, ainsi que les attentes des utilisateurs. S’adressant à la fois aux utilisateurs et aux fournisseurs de solutions d’IA, ce sondage vise à dresser un panorama précis des usages actuels et à orienter les décisions publiques et les investissements futurs.

    Un projet soutenu par la Haute Autorité de Santé

    La HAS a accompagné l’élaboration du questionnaire afin d’assurer sa pertinence et son alignement avec les besoins du secteur. Le Hub France IA, qui compte 200 membres et 50 partenaires, espère ainsi recueillir des données pour structurer l’intégration de l’IA en santé. Les résultats de l’enquête seront publiés et analysés afin de proposer des recommandations aux différents acteurs concernés. Pour les professionnels et fournisseurs, c’est une occasion de faire entendre leur avis et d’influencer les politiques publiques en matière d’IA et de santé.