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  • VBHC : Bluebird Kids Health lève 31,5 millions de dollars pour étendre ses cliniques pédiatriques dans les zones mal desservies

    Des cliniques pédiatriques pour combler les déserts médicaux

    Aux États-Unis, près de la moitié des enfants sont couverts par Medicaid. Pourtant, dans de nombreuses communautés à faibles revenus, trouver un pédiatre acceptant cette assurance relève du défi. Ce manque d’accès pousse de nombreuses familles à recourir aux urgences pour des soins courants, générant des coûts élevés et une surcharge des hôpitaux.

    Fondée en 2023, Bluebird Kids Health veut répondre à cette problématique en ouvrant des cliniques pédiatriques dans ces zones mal desservies. La startup vient de lever 31,5 millions de dollars en série A, avec le soutien de fonds tels que F-Prime, .406 Ventures, AIF et Juxtapose. Ces capitaux permettront d’accélérer l’expansion du réseau de cliniques, actuellement implanté en Floride, avec des projets d’ouverture à Jacksonville et dans le comté de Broward.

    Un modèle basé sur la prévention et la coordination des soins

    Bluebird adopte un modèle de soins basés sur la valeur. Plutôt que de facturer chaque consultation, l’entreprise est rémunérée en fonction de la qualité des soins et des économies générées, notamment en réduisant les hospitalisations évitables. Ce modèle s’appuie sur une prise en charge intégrée des besoins physiques, comportementaux et sociaux des enfants.

    Les outils numériques jouent un rôle clé dans cette approche. Bluebird a développé des solutions d’analyse de la santé de la population pour identifier précocement les enfants à risque et favoriser une intervention proactive. L’intelligence artificielle est également utilisée pour optimiser les flux de travail cliniques et réduire la charge administrative des professionnels de santé.

    Un accès facilité grâce aux outils numériques

    Pour simplifier l’accès aux soins, Bluebird mise sur une plateforme numérique offrant une prise de rendez-vous facilitée, un canal de communication direct avec les professionnels de santé et un service d’accompagnement après les heures d’ouverture. Cette stratégie vise à éviter que les familles ne se tournent vers les urgences pour des consultations qui pourraient être prises en charge en cabinet.

    Vers une expansion nationale

    Bluebird Kids Health ambitionne de s’étendre au-delà de la Floride et d’implanter son modèle dans d’autres États confrontés aux mêmes défis d’accès aux soins pédiatriques. Contrairement aux approches concurrentielles classiques, la startup considère que son principal défi est la « non-consommation » des soins, c’est-à-dire le fait que de nombreux enfants ne bénéficient pas de suivi médical préventif.

  • HIMSS 2025 : Dragon Copilote de Microsoft, Intersystems lance son lance un DSE optimisé par l’IA… six annonces marquantes de la conférence

    Epic élargit son offre au-delà des DSE

    Epic, acteur majeur des dossiers de santé électroniques (DSE), a annoncé le développement d’un système de planification des ressources d’entreprise (ERP) dédié au secteur de la santé. Cette expansion positionne l’entreprise en concurrence avec Oracle et Workday. L’objectif : fournir aux décideurs des analyses issues des données financières, opérationnelles et cliniques pour une meilleure gestion des établissements de santé.

    Baxter mise sur l’IA avec un dispositif portable pour cliniciens

    Baxter a présenté un badge connecté intégrant son assistant vocal basé sur l’IA, Scotty. Cet appareil permet aux professionnels de santé d’interagir vocalement pour coordonner les soins, en donnant des commandes telles que « Hey Scotty, appelle une infirmière pour le patient A ». Une innovation visant à améliorer la communication entre soignants.

    Microsoft déploie un copilote IA pour les cliniciens

    Microsoft a introduit Dragon Copilot, un assistant doté de capacités d’écoute ambiante et de dictée vocale. Conçu pour accompagner les soignants dans la collecte et l’organisation des données patient, cet outil facilite également la génération de documentation clinique et l’envoi de lettres de référence. Une avancée dans l’automatisation des tâches administratives.

    InterSystems lance un DSE optimisé par l’IA

    InterSystems a dévoilé IntelliCare, un nouveau DSE intégrant des fonctionnalités d’intelligence artificielle. L’objectif : optimiser les flux de travail et réduire le temps passé devant un écran au profit du temps d’interaction avec les patients. Ce système s’adresse aux établissements en pleine transformation numérique et vise à surmonter les limites des DSE existants.

    Zoom se positionne sur la santé numérique avec une plateforme dédiée

    Zoom a annoncé le lancement en phase bêta de Zoom Workplace pour les cliniciens. Cette plateforme, intégrée aux DSE, vise à alléger la charge administrative grâce à une technologie de scribe ambiant. Un AI Companion, proposé en complément, facilite la documentation, la planification et la coordination des soins.

    Talkdesk automatise l’accueil des patients avec l’IA

    Talkdesk a présenté une suite d’agents IA destinée aux entreprises de santé. Ces agents automatisent des tâches telles que la prise de rendez-vous et l’accès aux informations patient. En cas de besoin, l’IA peut transférer l’appel à un agent humain, garantissant une prise en charge adaptée aux situations complexes.

    Ces annonces confirment la montée en puissance de l’IA et des solutions intégrées dans la santé numérique, visant à optimiser les flux de travail et améliorer l’expérience des soignants et des patients.

  • IA & perte d’autonomie : 79 % des Français pensent que l’IA risque d’isoler davantage, en diminuant leurs interactions sociales avec le personnel aidant (étude Abilitis)

    Du champ de la médecine à celui du médicosocial

    L’intelligence artificielle (IA) représente aujourd’hui aux yeux de tous un grand potentiel dans différents domaines d’application de la médecine, qu’il s’agisse de la recherche médicale ou pharmaceutique, de la médecine prédictive, de l’aide au diagnostic ou à la personnalisation des traitements, etc. ; le champ est immense, bien que cela ne soit pas sans soulever des questions éthiques. Dans le secteur médicosocial, pour les personnes en situation de perte d’autonomie, du fait de l’âge ou du handicap, les avancées sont moins nombreuses mais néanmoins prometteuses.

    Les services attendus de l’IA pour le maintien à domicile selon Abilitis :

    Stéphane Bridel, directeur général du fonds de dotation Abilitis, qui succède au fonds Handicap & Société, estime que « face aux enjeux liés à la perte d’autonomie, résultant notamment du vieillissement de la population, et aux problématiques de recrutement dans les secteurs du soin et de l’accompagnement, nous ne pouvons pas faire l’impasse de cet allié de choix pour le maintien à domicile. Cependant, il nous faut garantir que l’utilisation de l’IA se fera dans un cadre éthique et accessible, au service des plus vulnérables ».

    L’intelligence artificielle est perçue par les experts comme porteuse d’espoir pour améliorer le quotidien des personnes en perte d’autonomie, qu’ils soient âgés ou en situation de handicap, mais également pour faciliter la tâche des aidants et leur laisser plus de temps pour la relation humaine avec les personnes aidées.

    Pour les personnes en perte d’autonomie, l’IA est considérée comme un moyen de :

    • maintenir le plus longtemps possible leur autonomie : par exemple, la domotique et la robotique peuvent aider à l’accomplissement des gestes du quotidien, ou encore la télésurveillance peut assurer un suivi à distance de leur état de santé ;
    • améliorer leur sécurité : des outils de médecine prédictive peuvent par exemple permettre d’anticiper les risques de santé, ou encore des détecteurs de chute peuvent alerter les secours en cas d’accident ;
    • rompre leur isolement : l’IA permet d’envisager la conception de robots de compagnie, capables de détecter les baisses de moral et proposer des activités pour stimuler les personnes.

    Pour le soutien aux aidants, l’IA est vue comme un moyen de :

    • les soulager dans le suivi des personnes en perte d’autonomie : l’IA peut aider à la réalisation des comptes rendus de visite ou encore aider à la gestion des plannings de passage ;
    • améliorer la qualité de l’aide apportée l’IA peut aider à l’identification des profils les plus à risque, à la personnalisation des interventions ou encore à la détection plus fine des besoins.

    L’essor de l’IA dans le secteur du médico-social, qui promet les avancées technologiques importantes comme celles qui viennent d’être citées, n’est cependant pas sans soulever certaines questions, notamment sur le risque de déshumanisation de la relation d’aide, sur la protection des données personnelles ou encore sur le risque de fracture numérique, qui exclurait de fait les personnes les plus vulnérables. Ce sont ces interrogations qui font l’objet du sondage qu’a fait effectuer le fonds Abilitis.

    Le public sondé exprime espoir et craintes à l’égard de l’IA

    Le livre blanc présente les résultats du sondage que le fonds Abilitis a fait effectuer par Viavoice en novembre 2024 auprès d’un échantillon de 1000 personnes, représentatif de l’ensemble des Français.La question de la perte d’autonomie préoccupe, de près ou de loin, 63% des personnes interrogées. Les trois quarts des personnes expriment des craintes quant au niveau de l’aide apportée ou susceptible de l’être, tant au plans médical, administratif que psychologique. Les proches estiment à 72% que les personnes aidées souffrent de solitude, malgré le recours aux auxiliaires de vie, trop absorbées dans leur tâche. Le recours à l’IA pourrait apporter un appui technique au maintien à domicile. 87% des personnes seraient favorables par exemple à la mise en place de dispositifs pour la surveillance de la prévention des chutes et 76% à la télémesure des données vitales. Cependant, le public interrogé exprime très majoritairement, à 79%, la crainte que, dans le domaine de la santé et de l’aide aux personnes en perte d’autonomie, l’IA, si elle permet d’améliorer effectivement leur suivi, risque aussi de les isoler davantage, en diminuant leurs interactions sociales avec le personnel aidant. En outre, 79% des sondés expriment des craintes sur la confidentialité des données recueillies et 52% d’entre eux estiment même que globalement l’IA présente plus de risques que de bénéfices.

    Les craintes exprimées peuvent être rattachées à leur grand manque d’information. Un travail de pédagogie est donc nécessaire pour lever les doutes au sujet de l’IA, ce à quoi souhaite s’employer le fonds Abilitis, au travers de propositions destinées à faire de l’IA un levier accessible et éthique au service des personnes en perte d’autonomie.

    Les propositions d’Abilitis pour l’IA dans la dépendance :

    Abilitis émet 6 propositions pour transformer l’IA en un outil stratégique, qui réponde aux besoins des personnes en perte d’autonomie :

    1️⃣ La stratégie nationale pour l’IA doit s’appliquer au handicap et à la perte d’autonomie avec les actions suivantes :

    • Lancement d’un appel à projets axé sur le handicap et la perte d’autonomie ;
    • Création d’un fonds public pour financer les initiatives liées à l’IA destinées au maintien à domicile des personnes en perte d’autonomie ;
    • Mise en place d’une gouvernance interministérielle dédiée, afin de coordonner les dispositifs.

    2️⃣ Sensibiliser et former le public, tant pour réduire les craintes que pour développer les connaissances nécessaires au déploiement de l’IA dans le secteur des services à la personne, avec les actions suivantes :

    • Mise en place de programmes éducatifs labellisés par l’État ;
    •  Diffusion de campagnes nationales de sensibilisation ;
    • Création de modules spécifiques intégrés dans les formations sanitaires et médicosociales.

    3️⃣ Encourager l’usage éthique de l’IA, en posant un cadre règlementaire conforme aux dispositions de l’AI Act, dont l’entrée en application est prévue en 2026.

    4️⃣ Lutter contre la fracture numérique des personnes en perte d’autonomie par les actions suivantes :

    • Améliorer l’accessibilité et l’utilisation des services en ligne ;
    •  Faciliter l’accès aux équipements informatiques et à internet ;
    •  Instaurer des services d’accompagnement personnalisé.

    5️⃣ Développer des « Maisons de l’intelligence artificielle » dans chaque région, sur le modèle de la Maison intelligente de Blagnac. Ces plateformes permettraient de stimuler l’innovation, à la manière d’un incubateur, et de recenser les bonnes pratiques, en France et dans les pays en pointe sur les questions d’accompagnement des publics en perte d’autonomie.

    6️⃣ Afin de tirer le meilleur parti de l’IA au service des personnes en situation de perte d’autonomie, tout en réduisant le risque de leur isolement social, il est nécessaire de toujours associer l’IA avec l’intervention de personnes humaines.

    Un guide ANAP pour faciliter et sécuriser l’utilisation de l’IA en EHPAD

    Afin de « déployer l’IA en toute confiance » l’ANAP propose un guide à destination des gestionnaires et des utilisateurs dans les établissements de santé et médico-sociaux. Ce document donne des éléments techniques pour se repérer (un lexique, les avantages à considérer). Il insiste sur la gouvernance (comitologie interne à l’établissement, règles éthiques) et « les bonnes pratiques pour une mise en œuvre respectueuse des données » incluant le respect de la règlementation européenne.

    Le règlement 2024/1689 du 13 juin 2024 (dit « RIA »), pose les premières pierres de la réglementation applicable en Europe à l’IA. Il s’applique à tous les utilisateurs des outils d’IA et les établissements du secteur de l’autonomie entrent dans le champ d’application de ce règlement, même pour l’utilisation d’outils relativement simples, de type Copilot, ChatGPT, Mistral AI, etc.

    Si le RIA n’entrera pleinement en vigueur qu’en 2026, son application est progressive et certaines obligations sont applicables depuis le 2 février 2025, notamment en ce qui concerne les outils d’IA qui sont prohibés et l’obligation de formation des salariés. Un Ehpad faisant usage de l’IA devra donc être particulièrement vigilant sur le respect des obligations prévues dans le RIA, qui sont assorties de sanctions.

  • Cybersécurité : la DNS publie une instruction pour renforcer la sécurité des SI en santé

    Un cadre d’action structuré pour améliorer la sécurité des SI

    Cette instruction de la Délégation au numérique en santé s’inscrit dans le cadre du programme CaRE (Cybersécurité, Accélération et Résilience des Établissements), visant à protéger les infrastructures critiques de santé contre les menaces numériques croissantes. Elle repose sur sept actions majeures destinées à évaluer la maturité des établissements, améliorer leur préparation face aux incidents et renforcer l’identification des professionnels de santé. Ces mesures s’inscrivent dans la continuité des obligations de la directive européenne NIS 1 et anticipent l’application de la directive NIS 2, qui élargira prochainement les exigences en matière de cybersécurité pour les structures sanitaires​.

    Les sept actions prioritaires à mettre en œuvre :

    1️⃣ Anticiper les crises cyber avec des exercices annuels obligatoires :

    Chaque établissement doit désormais organiser un exercice de crise cybersécurité au moins une fois par an, impliquant la direction générale et les équipes informatiques, médicales et de communication. Cette simulation permet de tester les réactions face à une attaque, d’évaluer la coordination des équipes et d’identifier les points faibles à corriger. Un retour d’expérience doit être systématiquement formalisé et intégré dans un plan d’amélioration de la qualité. Pour assurer le suivi de ces exercices, chaque établissement doit déclarer leur réalisation sur la plateforme nationale dédiée aux systèmes d’information de santé.

    2️⃣ Évaluer régulièrement la maturité des établissements en cybersécurité :

    Les établissements sanitaires doivent auto-évaluer chaque année leur conformité aux mesures prioritaires de cybersécurité. Cette déclaration, inscrite sur la plateforme nationale, vise à établir un diagnostic précis des forces et faiblesses de chaque structure en matière de protection numérique. Les résultats doivent être utilisés pour ajuster les stratégies de cybersécurité et intégrer des actions correctrices dans le plan d’amélioration de la qualité de l’établissement.

    3️⃣ Des audits de sécurité renforcés pour détecter les failles :

    Les établissements doivent mettre en place un programme d’audits de sécurité récurrents pour identifier les vulnérabilités de leurs infrastructures informatiques. Cela inclut l’inscription au club SSI piloté par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), l’utilisation du service SILENE de détection des menaces et la réalisation d’audits trimestriels des annuaires informatiques (Active Directory). Les rapports d’audit doivent être exploités pour déployer des mesures correctives et garantir un niveau de sécurité minimum, avec l’objectif d’atteindre un score de 2 d’ici septembre 2025 et un score de 3 d’ici mars 2026.

    4️⃣ Garantir la continuité et la reprise des activités en cas d’attaque :

    Pour limiter l’impact des cyberattaques sur la prise en charge des patients, chaque établissement doit élaborer un plan de continuité d’activité (PCA) et un plan de reprise d’activité (PRA) avant fin juin 2025. Un comité de pilotage doit être mis en place pour coordonner cette démarche et identifier les services critiques (urgences, laboratoires, pharmacie, imagerie). D’ici 2027, l’ensemble des services de soins, administratifs et logistiques devront être intégrés à cette planification, garantissant ainsi une reprise rapide des activités après un incident.

    5️⃣ Intégrer la cybersécurité dans la gestion des risques des établissements :

    La cybersécurité devient un enjeu structurant des politiques de qualité et de gestion des risques hospitaliers. Chaque établissement doit inclure dans son plan d’amélioration de la qualité (PAQ) l’ensemble des actions correctrices issues des audits, exercices de crise et stratégies de résilience. Ce suivi garantit une amélioration continue et une prise en compte systématique des enjeux cyber dans les décisions stratégiques.

    6️⃣ Sécuriser l’identification et l’authentification des professionnels de santé :

    Afin de prévenir les intrusions et l’usurpation d’identité, les établissements doivent se conformer aux référentiels d’identification et d’authentification définis par la PGSSI-S. Cela passe par l’utilisation de moyens d’identification électronique (MIE) sécurisés comme les cartes CPS ou Pro Santé Connect, ainsi que par la mise en place d’un authentification à double facteur (2FA). Les grandes structures, disposant de plus de 5000 utilisateurs accédant à des services sensibles, devront également déployer une solution de Single Sign-On (SSO) pour simplifier et sécuriser les accès.

    7️⃣ Un suivi budgétaire du numérique dans chaque établissement :

    Les établissements sanitaires doivent désormais calculer et déclarer la part de leur budget dédiée au numérique, ainsi que le nombre d’emplois consacrés à la cybersécurité. Cette donnée, transmise chaque année sur la plateforme nationale, permet d’évaluer les efforts financiers consacrés à la sécurisation des infrastructures informatiques. Pour les structures mutualisant certaines dépenses numériques, une répartition équitable entre établissements doit être effectuée en fonction de leur activité respective.

    Une réponse urgente face à une menace grandissante

    Les incidents récents ayant ciblé des établissements de santé en France et en Europe soulignent l’importance de ces mesures. Le renforcement de la cybersécurité est désormais une priorité pour éviter des interruptions critiques des services médicaux et protéger les données des patients. En appliquant ces sept actions, les établissements de santé seront mieux armés pour faire face aux attaques et garantir la continuité des soins en toutes circonstances. L’Instruction N° DNS/2025/12 marque ainsi une nouvelle étape vers une sécurisation accrue des infrastructures numériques de santé, dans un contexte où la menace cyber ne cesse de croître.

    Pour rappel, selon l’Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité (ENISA), entre janvier 2021 et mars 2023, 53 % des incidents de cybersécurité dans le secteur de la santé ont touché des prestataires de soins, en particulier des hôpitaux (42 %).

  • Industrie pharmaceutique : entre croissance et pressions économiques

    Un marché en expansion malgré les contraintes

    En 2023, l’industrie pharmaceutique mondiale a généré un chiffre d’affaires de 1 607 milliards de dollars, avec une projection dépassant 2 200 milliards d’ici 2028. La France conserve sa place de cinquième marché mondial, avec un chiffre d’affaires total de 73,3 milliards d’euros, dont 47,1 % réalisés à l’export. Le secteur évolue dans un cadre réglementaire strict, marqué par 779 millions d’euros de baisses de prix et une clause de sauvegarde de 1,64 milliard d’euros.

    Une balance commerciale pharmaceutique sous tension

    Le secteur du médicament demeure un contributeur majeur à l’économie française, mais l’excédent commercial pharmaceutique a chuté à 2 milliards d’euros en 2023, soit une baisse de 67 % par rapport à 2022. En cause, une forte hausse des importations (+12,7 %), principalement en provenance d’Irlande et de Corée du Sud. La France se classe désormais 11e en Europe pour le solde commercial pharmaceutique, loin derrière l’Allemagne et l’Irlande.

    Un marché intérieur sous pression budgétaire

    En 2023, 26,2 milliards d’euros de médicaments ont été pris en charge par l’Assurance maladie, représentant 8,8 % des dépenses de santé. Malgré une croissance de 7,7 % des médicaments remboursables, les politiques de régulation continuent de peser sur les laboratoires. Le marché hospitalier régulé a atteint 10,6 milliards d’euros, en hausse de 13,9 %.

    Les génériques en léger recul

    Les génériques représentent 83,9 % des volumes du répertoire, un taux en baisse de 0,9 point par rapport à 2022. Cette tendance s’explique par l’arrivée de nouvelles molécules et un cadre réglementaire encadrant la substitution.

    Défis et perspectives pour 2024-2025

    Face à l’augmentation du déficit de l’Assurance maladie (prévu à 14,7 milliards d’euros en 2024), des mesures d’efficience sont en discussion, notamment un plan d’économies de 1,1 milliard d’euros sur le médicament. La nécessité d’un équilibre entre régulation et attractivité est au cœur des préoccupations du secteur. L’avenir de l’industrie pharmaceutique française dépendra de sa capacité à innover, à préserver sa compétitivité à l’international et à s’adapter aux évolutions des politiques de santé publique.

  • Prix du médicament : le Leem et le CEPS prolongent l’Accord-Cadre jusqu’en 2026

    Une continuité dans la régulation des prix

    La prorogation vise à garantir une meilleure lisibilité et simplification des règles tarifaires. Elle englobe plusieurs avenants récents :

    • Médicaments orphelins (6 avril 2022)
    • Crédits CSIS (21 juillet 2022)
    • Hausses de prix et accès direct (20 juin 2024)
    • Tarification des combo-thérapies (31 juillet 2024)

    Jusqu’en mars 2026, de nouveaux avenants pourront être intégrés pour adapter le cadre tarifaire aux évolutions du secteur.

    Vers un nouvel Accord-Cadre en 2026

    Les discussions sur un futur Accord-Cadre ont repris début 2025, sous l’impulsion de Virginie Beaumeunier, nouvelle présidente du CEPS. Ce travail vise à redéfinir l’espace conventionnel en tenant compte des évolutions législatives et économiques récentes. Thierry Hulot, président du Leem, souligne que cette prorogation permettra d’anticiper les transformations industrielles et environnementales du secteur, tout en garantissant un accès équitable aux médicaments. Virginie Beaumeunier insiste sur la nécessité de cadrer ces discussions en fonction des orientations gouvernementales à venir. Ce prolongement offre une stabilité réglementaire en attendant la mise en place d’un nouveau cadre pour la régulation des prix du médicament en France.

  • Softway Medical intègre Dragon Copilot de Microsoft dans son DPI

    Un partenariat technologique pour renforcer l’efficacité clinique

    Cette avancée s’inscrit dans un contexte favorable, alors qu’Hôpital Manager vient d’être récompensé pour la deuxième année consécutive par le prix Best in KLAS Acute Care EHR en France. L’intégration de Dragon Copilot vise à améliorer l’expérience des professionnels de santé en simplifiant la documentation clinique et en fluidifiant leur interaction avec le DPI. L’assistant vocal développé par Microsoft permet une saisie automatisée des données médicales en temps réel, libérant ainsi du temps pour la relation patient.

    Ce partenariat repose sur une collaboration de longue date entre Softway Medical et Microsoft. Kenneth Harper, General Manager de Dragon Product chez Microsoft, souligne que l’intégration de Dragon Copilot « renforce l’efficience du parcours de soins, de la ville à l’hôpital ».

    Une architecture ouverte pour une intégration agile de l’IA

    Hôpital Manager, solution web couvrant plus de 30 spécialités médicales, se distingue par son architecture ouverte, conçue pour accueillir les innovations en intelligence artificielle. Cette modularité a contribué au développement du Groupe Softway Medical, aujourd’hui classé 6e éditeur mondial de DPI, avec plus de 1 400 établissements équipés en Europe et au Canada. L’intégration des capacités d’écoute ambiante dans Hôpital Manager marque une étape vers l’automatisation de la documentation clinique, offrant aux professionnels de santé une expérience plus fluide et intuitive.

    eNov30 : une stratégie d’innovation sur cinq ans

    L’adhésion de Softway Medical à l’écosystème Dragon Copilot s’inscrit dans une feuille de route stratégique, eNov30, déclinée en cinq axes :

    • Soutien des médecins par des solutions d’IA sécurisées avec supervision humaine ;
    • Réduction de la charge administrative pour recentrer les soignants sur le patient ;
    • Amélioration des conditions de travail grâce à des outils ergonomiques et adaptés ;
    • Valorisation des données de santé pour soutenir la recherche clinique ;
    • Transition vers une médecine préventive, axée sur l’anticipation des besoins de santé.

    Softway Medical : un acteur clé de la transformation numérique en santé

    Avec plus de 1 100 collaborateurs en France, en Belgique et au Canada, Softway Medical équipe 200 000 professionnels de santé, en établissements publics et privés, ainsi qu’en médecine de ville. Éditeur, intégrateur et hébergeur de données de santé, le groupe se positionne comme un acteur majeur de la transformation numérique du secteur. En misant sur l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies, il entend accélérer l’émergence d’une médecine plus efficiente et préventive.

  • Singapour teste une plateforme IA d’incitation comportementale pour la santé de sa population

    Une équipe de chercheurs américano-singapouriens a développé une plateforme algorithmique connectée visant à influencer le comportement de santé des individus de manière prévisible, sans recourir à des incitations financières. Cette plateforme, utilisant des appareils portables, envoie des rappels personnalisés et encourage des comportements de santé positifs chez la population singapourienne.

    Sensibilisation antérieure de plus de 700 000 personnes

    Les maladies chroniques comme le diabète, les maladies cardiovasculaires et les affections respiratoires sont courantes à Singapour. Les principaux facteurs de risque incluent l’activité physique insuffisante, une alimentation déséquilibrée, le tabagisme et le manque de sommeil. Actuellement, 700 000 personnes, soit 11 % de la population, participent au programme de santé National Steps Challenge. Cependant, ce programme présente plusieurs limites :

    • Manque de personnalisation
    • Participation inégale et engagement variable
    • Absence d’analyse fine des comportements

    Une plateforme algorithmique basée sur l’IA

    Les chercheurs ont utilisé la plateforme algorithmique de CueZen, baptisée NudgeRank, qui repose sur une combinaison de machine learning, big data et IA. Elle inclut :

    • Un moteur de recommandation personnalisé utilisant des réseaux de neurones graphiques
    • Une base de données dynamique qui collecte les informations des utilisateurs
    • Un système de personnalisation des contenus
    • Une infrastructure de calcul à grande échelle
    • Un système d’évaluation en temps réel

    Une étude contrôlée de santé publique et d’interventions numériques

    Les chercheurs ont mené une étude de 12 semaines avec 84 764 Singapouriens, utilisant des objets connectés (montres Apple, Fitbit, Garmin, Samsung, capteurs du Health Promotion Board). Ils ont mesuré le nombre de pas quotidiens, l’activité physique, et l’engagement avec les nudges. L’application Healthy 35 a synchronisé les données et recueilli des retours.
    Les résultats de l’étude publiés dans arxiv, site de prépublication de de recherches scientifiques, montrent :

    • Une augmentation de 6,17 % des pas quotidiens
    • Une hausse de 7,61 % de l’activité physique hebdomadaire
    • 1,12 million d’incitations envoyées avec un taux d’ouverture de 12,1 %

    Une application sur d’autres comportements de santé

    Les chercheurs envisagent de tester la plateforme sur d’autres comportements de santé, tels que l’alimentation, le sommeil et la gestion du stress. Ils souhaitent aussi évaluer les effets à long terme sur la santé globale, notamment la réduction des maladies cardiovasculaires, de l’obésité et du diabète.

  • L’espace européen des données de santé : un cadre unifié pour l’accès et l’utilisation des données de santé en Europe

    Un accès facilité aux données de santé pour les patients et les professionnels

    Le principal objectif de l’EEDS est d’améliorer la gestion des dossiers médicaux électroniques (DME) à l’échelle de l’Union. Les citoyens européens disposeront d’un accès direct, immédiat et gratuit à leurs données de santé sous format numérique, quel que soit leur pays de résidence ou de soin. L’interopérabilité entre systèmes de santé nationaux sera renforcée via un format européen d’échange des DME, permettant une continuité des soins transfrontaliers. Les patients pourront également contrôler l’accès à leurs informations médicales, en limitant le partage de certaines données sensibles. En cas d’urgence vitale, ces restrictions pourront être levées pour garantir une prise en charge optimale.

    Interopérabilité et sécurité : des exigences renforcées pour les systèmes de DME

    Le règlement impose aux fabricants de systèmes de DME de respecter des normes communes d’interopérabilité et de cybersécurité. Un système d’autoévaluation de la conformité sera instauré pour garantir que les logiciels traitant les données de santé répondent aux exigences européennes. De plus, un cadre réglementaire est prévu pour l’intégration des intelligences artificielles médicales et des dispositifs de diagnostic in vitro, assurant une validation coordonnée avec les autres réglementations en vigueur.

    Un cadre structurant pour l’innovation et la recherche en santé

    L’EEDS facilitera l’utilisation secondaire des données de santé à des fins de recherche, de santé publique et d’élaboration des politiques de santé. Des mécanismes d’anonymisation et de pseudonymisation seront mis en place pour garantir la protection des données personnelles. L’infrastructure MaSanté@UE (MyHealth@EU) sera élargie pour permettre un échange sécurisé des données de santé entre États membres, avec une obligation d’adhésion pour tous les pays de l’UE.

    Perspectives et mise en œuvre

    L’application progressive de l’EEDS vise une couverture complète d’ici 2030, conformément aux objectifs de la décennie numérique européenne. Les États membres devront adapter leurs infrastructures et garantir une formation des professionnels de santé à ces nouveaux outils. Avec ce règlement, l’UE ambitionne de bâtir un cadre harmonisé pour l’exploitation des données de santé.

    RÈGLEMENT (UE) 2025/327 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL du 11 février 2025 relatif à l’espace européen des données de santé et modifiant la directive 2011/24/UE et le règlement (UE) 2024/2847 (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE).

  • Bibliothèque ouverte d’algorithme de santé : ouverture de la huitième vague de l’AMI (23/04)

    Soutenir le développement et la validation d’algorithmes

    À l’occasion de cette 8e vague et pour permettre l’accélération du remplissage de la bibliothèque, visant à “s’assurer que les algorithmes répondent au besoin de l’écosystème”, les projets candidats devront “favoriser l’ouverture d’algorithmes de ciblage” selon 3 modalités :

    1️⃣ la documentation médicale et technique d’algorithmes de ciblage existants pour favoriser leur réutilisation large (thématique 1) ;
    2️⃣ la validation ou sophistication et la validation d’algorithmes développés par des institutions nationales de référence (thématique 2) ;
    3️⃣ développement, évaluation et validation de nouveaux algorithmes de ciblage (thématique 3).

    “Les algorithmes de ciblages dans le SNDS sont des méthodes permettant de repérer, sur la base des données disponibles, les personnes présentant une pathologie ou un trait de santé particulier, explique le HDH. Permettant de constituer des populations d’étude de manière reproductible, ces algorithmes sont des outils essentiels à l’analyse fiable des données mais leurs développement, validation et réutilisation restent souvent complexes.”

    Ces algorithmes de ciblage publiés “restent souvent fragmentaires, peu accessibles ou méconnus”, souligne le Health Data Hub, ajoutant que “peu d’entre eux sont validés, c’est-à-dire ont vu leurs performances évaluées sur un jeu de données tierces, car les processus de validation sont généralement complexes et coûteux”.

    Pour faire face à cette problématique a été développé le projet Boas. Son objectif est :
    • de soutenir et d’encourager le développement et la validation d’algorithmes ;
    • de mettre en place et d’alimenter une bibliothèque open source d’algorithmes de ciblage sur le SNDS.

    Objectif : “alimenter proactivement la bibliothèque” :

    L’AMI s’adresse aux projets portant sur le développement, la mise à jour ou la validation d’algorithme(s) de ciblage dans le SNDS, le but étant d’”alimenter proactivement la bibliothèque et [de] contribuer dès maintenant aux travaux de la communauté”.

    L’ensemble des éléments nécessaires à une réutilisation simple des algorithmes de ciblage développés ou validés devront être publiés en open source avec :
    • une licence permissive (non copyleft) ;
    • une implémentation opérationnelle ;
    • et une documentation complète de l’algorithme.

    Les dossiers de candidatures sont évalués par un jury constitué d’experts du numérique en santé qui proposeront ensuite au HDH une sélection des candidatures reçues.

    Les projets sélectionnés seront accompagnés tout au long de leur parcours par le Health Data Hub sur les différents aspects nécessaires à leur réussite :
    • accompagnement financier ;
    • appui dans la demande d’accès aux données ;
    • accompagnement technique ;
    • accompagnement scientifique.

    Un accompagnement financier de 100K€ maximum :

    Les algorithmes devront être :
    • “clairement documentés” ;
    • “décrits en langage naturel” ;
    • et “implémentés dans différents langages de programmation”, indique le Health Data Hub.

    Les algorithmes des lauréats devront par ailleurs pouvoir être ouverts à la revue et à l’amélioration par les pairs “dans un cadre collaboratif” et fourniront ainsi à la communauté “une boîte à outils facilitant le mutualisation des efforts et ainsi l’innovation en santé”, précise le HDH.

    Les lauréats pourront bénéficier d’un accompagnement financier d’un montant maximal de 100 000 euros, dans le respect de la réglementation liée aux aides d’État. Il leur est également proposé un accès à titre gratuit à un espace sécurisé d’analyse des données sur la plateforme du Health Data Hub “pour une durée déterminée”.

    Des algorithmes destinés à devenir open source :

    Comme les 25 lauréats des sept premières vagues de l’AMI Boas, les algorithmes lauréats de cette 8e vague sont destinés à devenir open source pour être mis à disposition de la communauté scientifique via la Bibliothèque ouverte d’algorithmes en santé. Pour le moment, 19 algorithmes sont déjà accessibles gratuitement sur la section dédiée du site du Health Data Hub.


    Un appel articulé en plusieurs vagues

    Les projets “Boas” sont sélectionnés depuis près de 4 ans à travers différentes vagues, sur une période allant de septembre 2021 à fin 2024.

    👉 Le formulaire de candidature est à remplir sur la plateforme www.demarches-simplifiees.fr, accessible via ce lien.

    📌 Contact pour toute question ou demande d’information : opensource@health-data-hub.fr.

    Contexte du projet “Boas” :

    Créé en 2016, le SNDS “correspond à l’importante base de feuilles de soin de l’Assurance maladie (Cnam), où les données sont déidentifiées à des fins de recherche”, rappelle le HDH, soulignant que cette base “un potentiel infini pour la recherche et l’innovation”.

    “Face à la complexité de cette base de prestations non initialement créée à des fins de recherche, les chercheurs et utilisateurs des données ont entrepris depuis des années de développer des outils d’exploration et d’analyse, ajoute le Health Data Hub. Parmi eux, les algorithmes de ciblage représentent un élément majeur puisqu’ils permettent d’identifier la population d’étude. Ils font et ont fait l’objet de nombreuses publications scientifiques au regard de l’importance de leur fiabilité pour la robustesse des analyses qui seront faites à partir de ces populations.”

    Cet enjeu est identifié de longue date ; le réseau ReDSiam, créé en 2014, constitue une initiative importante regroupant un grand nombre d’experts du SNDS qui analysent de manière critique ces algorithmes au sein de groupes de travail thématiques.

    En 2021, le Health Data Hub a lancé le projet Boas (Bibliothèque ouverte d’algorithmes en santé), en partenariat avec plusieurs structures dont le réseau Redsiam, le CépiDc, Bordeaux PharmacoÉpi, la Drees, l’Institut Pierre-Louis Épidémiologie et Santé Publique (iPLesp), l’Atih, PELyon et l’équipe Repères.

    Pour soutenir le développement et la validation de tels algorithmes, l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) Boas vise à constituer une bibliothèque ouverte d’algorithmes de ciblage qui bénéficiera à l’ensemble de la communauté.

    Les projets ciblés :

    • intérêt du projet : “le travail sur les algorithmes considérés doit présenter un intérêt public et scientifique fort, et apporter une valeur ajoutée intéressante par rapport à l’état de l’art” ;
    • pertinence de la méthodologie : la méthodologie retenue pour le projet doit permettre de développer, faire évoluer et/ou valider les algorithmes étudiés en assurant des résultats de qualité. Elle doit apporter une évaluation des performances de ces algorithmes” ;
    • faisabilité technique du projet : “dans le cadre de ce premier AMI, seront privilégiés des projets de complexité modérée, avec un certain degré de maturité et pouvant donc laisser espérer l’ouverture rapide de l’algorithme. Lorsque des données tierces sont nécessaires au projet, il s’agit donc de prendre en compte leur accessibilité et les étapes liées à l’appariement” ;
    • partage des résultats : “les algorithmes développés et/ou validés au cours du projet seront partagés à la communauté sur les principes de l’open source dans la bibliothèque Boas. Ce critère de partage concerne tous les éléments nécessaires à la réutilisation effective des algorithmes par la communauté, incluant une documentation adéquate et une implémentation concrète” ;
    • implication et expérience de l’équipe projet : “l’équipe projet doit disposer des capacités et des ressources pour mener à bien le projet, à la fois en termes de compétences SNDS, cliniques et méthodologiques, mais aussi en termes d’implication”.