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  • Hôpitaux : comment l’IA optimise la gestion des flux et réduit l’épuisement des soignants

    Les hôpitaux sont confrontés à une double crise : un afflux massif de données et une pénurie de personnel médical. 36 % des données numériques mondiales proviennent du secteur de la santé, entraînant des inefficacités dans les flux de travail et des retards de soins. Par ailleurs, la pandémie de COVID-19 a aggravé la situation, avec la perte de 100 000 infirmiers et un taux de burn-out élevé parmi les soignants.

    L’IA pour optimiser la gestion hospitalière

    Pour répondre à ces enjeux, plusieurs établissements de santé ont adopté le Command Center de GE HealthCare, un outil basé sur l’intelligence artificielle. Contrairement aux dossiers médicaux électroniques (EMR), qui se limitent à la documentation, cette plateforme centralise et analyse les données hospitalières en temps réel pour améliorer la prise de décision et fluidifier les admissions.

    Les bénéfices constatés sont significatifs :

    • Duke Health : gain de 6 % en productivité, réduction de 66 % du temps d’attribution des lits et baisse de 50 % du recours aux intérimaires, permettant d’accueillir 500 patients supplémentaires par an.
    • The Queen’s Health Systems : diminution de 0,7 jour de durée moyenne de séjour, meilleure gestion des flux sans extension d’infrastructure.
    • Children’s Mercy Kansas City : réduction de 86 % des attentes d’admission, libération de 300 lits supplémentaires en sept mois.
    • Humber River Health : baisse de 23 % des temps d’attente aux urgences et amélioration de 58 % du suivi des dates de sortie prévues.
    • Deaconess Health System : augmentation de la capacité d’accueil de 2 000 patients par an sans ajout de ressources.

    Un changement organisationnel nécessaire

    L’adoption de l’outil nécessite une transformation des processus et un accompagnement des équipes hospitalières. Bree Bush, directrice du Command Center chez GE HealthCare, souligne l’importance d’une approche progressive et collaborative pour garantir des résultats durables. Les établissements qui réussissent cette transition s’appuient sur une définition claire des objectifs, une écoute des besoins du personnel soignant et un partenariat avec des experts ayant une connaissance approfondie des défis hospitaliers.

    Vers une gestion hospitalière augmentée

    L’IA se révèle un levier efficace pour améliorer la gestion des flux hospitaliers sans investissement massif dans de nouvelles infrastructures. Les premiers résultats montrent que l’intégration d’outils intelligents, associés à une approche centrée sur l’humain, contribue à réduire l’épuisement des soignants tout en augmentant la capacité d’accueil des établissements.

    The AI-driven strategies unlocking capacity at Duke Health, The Queen’s Health Systems, Children’s Mercy Kansas City

  • Etude : la santé mentale reste la grande adepte des soins à distance

    Télésanté : un usage en recul mais toujours élevé

    Totalement marginale, la télésanté a connu un développement accéléré à cause de la pandémie de Covid 19. En effet, avant les confinements à répétition, la télésanté représentait moins de 1% des consultations. Après la réduction des options de soins en présentiel et l’assouplissement des restrictions liées à la télésanté, la donne a complètement changé. Epic Research a publié plusieurs études décrivant l’évolution de l’utilisation de la télésanté dès les premiers stades de la pandémie. En mars 2020, l’entreprise américaine spécialisée dans les logiciels de santé avait publié des statistiques à partir des dossiers médicaux électroniques de 22 systèmes de santé aux États-Unis, couvrant 17 États et 7 millions de patients sur ce boum de la télésanté : ils avaient constaté que le nombre de consultations en télésanté avait été multiplié par 300 en début d’année 2020. En août 2020, Epic Research publiait de nouvelles données qui contredisaient l’idée selon laquelle les volumes de consultations en télésanté resteraient élevés pendant toute la pandémie et peut-être même au-delà. Les données des dossiers médicaux électroniques montraient qu’un pic avait été atteint à la mi-avril avec 69 % du total des visites en distanciel. En août, le taux de visites en télésanté était retombé à 21 %. Ce qui restait cependant nettement plus élevé qu’avant la pandémie.

    Un usage trois fois plus élevé en santé mentale que dans les autres spécialités

    Si le pourcentage de consultations à distance a continué de diminuer, il n’est pas revenu au niveau d’avant le Covid. En novembre 2023, Epic Research a continué d’analyser l’évolution de l’utilisation de la télésanté selon les spécialités et constaté que les départements de santé mentale avaient une proportion plus importante de leurs patients en télésanté que toute autre spécialité. Afin de fournir un aperçu des tendances d’utilisation de la télésanté au fil du temps et dans diverses spécialités médicales, ils ont lancé un nouvel outil de suivi des données.

    Les résultats d’Epic Research ont été publiés le 4 mars. « Comme nous l’avons constaté dans notre précédente analyse, les départements de santé mentale continuent à proposer des soins via la télésanté à un taux presque trois fois supérieur à celui de la plupart des autres spécialités, avec près d’un tiers des consultations réalisées à distance », précisent les auteurs. En effet, dans la plupart des autres spécialités, le taux de consultations de télésanté tourne autour de 10%. Certaines, comme l’obstétrique ou la chirurgie, sont même en-dessous des 5%. Epic Research a indiqué qu’il allait régulièrement mettre à jour cet outil de suivi.

    Si la télésanté facilite sans doute l’accès aux soins de santé mentale, une étude récente vient cependant semer le doute. Une étude, publiée le 14 février dans PNAS Nexus, menée par des chercheurs de la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health vient de révéler que les patients atteints de dépression issus des quartiers aisés du Maryland avaient significativement plus de chances d’avoir recours à la télésanté pour leurs consultations en santé mentale que les patients venant de quartiers défavorisés, entre mi-2021 et mi-2024. Pour leur étude, les chercheurs ont analysé des dossiers médicaux électroniques anonymisés du Johns Hopkins Health System couvrant la période de mi-2016 à mi-2024 pour des patients diagnostiqués avec une dépression. Ils ont ensuite classé les patients en fonction du niveau de richesse moyen de leur quartier.
    Résultat : Les patients issus des quartiers aisés avaient 1,62 fois plus de chances d’avoir recours à la télésanté pour des soins primaires que ceux des quartiers défavorisés. Pour les consultations psychiatriques, l’écart était encore plus marqué (1,67). “Il est essentiel d’examiner comment la télésanté améliore l’accès aux soins et ce que nous pouvons apprendre des groupes qui en ont le plus bénéficié afin d’ajuster et de soutenir les patients qui ont besoin de plus de services en santé mentale,” ont conclu les auteurs.

    *Telehealth Utilization Has Stabilized, Mental Health Departments Continue to See Highest Rates

    https://www.epicresearch.org/articles/telehealth-utilization-has-stabilized-mental-health-departments-continue-to-see-highest-rates

    **Trends in mental health care and telehealth use across area deprivation: An analysis of electronic health records from 2016 to 2024

    Ettman, Grace V Ringlein, Priya Dohlman, Jason Straub, Carly Lupton Brantner, Elizabeth T Chin, Sazal Sthapit, Elena Badillo Goicoechea, Ramin Mojtabai, Michael Albert, Stanislav Spivak, Theodore J Iwashyna, Fernando S Goes, Elizabeth A Stuart, Peter P Zandi,

    PNAS Nexus, Volume 4, Issue 2, February 2025, pgaf016

    https://academic.oup.com/pnasnexus/article/4/2/pgaf016/8003900

     

  • Une échelle de mesure du mal-être numérique chez les adolescents validée en Chine

    Une équipe de chercheurs chinois spécialisée en santé mentale a validé une échelle numérique permettant d’évaluer le mal-être numérique chez les adolescents. Ce phénomène, qui concerne un adolescent sur vingt âgé de 12 à 17 ans selon une étude américaine, se manifeste par la publication en ligne de contenus négatifs sur soi-même ou par le cyberharcèlement auto-dirigé.

    Un risque majeur pour la santé mentale des adolescents chinois

    L’envoi ou le partage de comportements préjudiciables à soi-même en ligne est fortement corrélé à l’anxiété, aux troubles du sommeil, aux troubles alimentaires, à la dépression et aux comportements suicidaires. Le mal-être numérique constitue ainsi un facteur de risque significatif pour la santé mentale des adolescents chinois et pourrait servir d’indicateur précoce de tendances suicidaires.

    L’outil DSI-8 pour étudier le mal-être numérique

    Les chercheurs des départements de santé mentale et de médecine sociale de l’Université de Jilin, ainsi que du Centre de diagnostic et de traitement des maladies psychosomatiques du Sixième Hôpital de Changchun, ont mis au point une échelle de mesure du mal-être numérique, baptisée DSI-8. Cet outil se compose de huit éléments répartis en deux catégories :

    • Les atteintes à l’image de soi externe : publication ou partage de contenus négatifs ou nuisibles sur soi-même en ligne.
    • Les atteintes émotionnelles internes : expression en ligne de sentiments négatifs ou auto-destructeurs.

    La validation scientifique 

    Les chercheurs ont mené une étude de développement et de validation de l’échelle DSI-8 entre 2022 et 2023, impliquant une cohorte de plus de 1 600 adolescents chinois. Ils ont utilisé des entretiens semi-structurés, des enquêtes par questionnaire, des évaluations par des experts et des tests de validité et de fiabilité.
    Les résultats, publiés dans BioMed Central Public Health, démontrent :

    • Une excellente validité et fiabilité de l’outil, avec un coefficient de Cronbach compris entre 0,938 et 0,965.
    • Une fiabilité test-retest située entre 0,983 et 0,991.
    • Une corrélation négative entre le score total et la durée du sommeil.
    • Une corrélation positive entre le score total et d’autres critères tels que la dépression et l’anxiété.

    Les perspectives d’utilisation

    L’échelle DSI-8 pourrait être utilisée pour :

    • Identifier les adolescents à risque de mal-être numérique
    • Détecter précocement les comportements à risque
    • Mesurer l’efficacité des interventions visant à réduire ces comportements.
    • Développer des programmes de prévention ciblés sur les facteurs identifiés.

    Cette étude marque une avancée dans la compréhension et la prévention du mal-être numérique, un enjeu crucial pour la santé mentale des jeunes à l’ère du numérique.

  • 20 ans après la loi de 2005 : les associations du handicap en attente

    Le Collectif Handicaps, qui regroupe 54 associations, a exprimé des réserves particulièrement sur les sujets suivants :

    Une accessibilité imparfaite

    À ce jour, l’accessibilité est encore loin d’être effective dans la plupart des domaines (bâti, transports, numérique). Les objectifs et les échéances fixés par les lois successives (1975 et 2005) ne sont toujours pas respectés. La loi du 11 février 2005 avait prévu que, sauf dérogation exceptionnelle, l’ensemble des établissements recevant du public (ERP) existants devaient être rendus accessibles au plus tard en 2015. Mais, constatant en 2015 l’impossibilité de tenir cette échéance, le gouvernement décida alors d’accorder un délai supplémentaire aux exploitants d’ERP, sous condition de s’engager dans un agenda d’accessibilité programmée. A ce jour, seuls 50% des ERP seraient aux normes.

    De plus, il n’est pas envisagé de réviser l’article 64 de la loi ELAN de 2018 portant sur l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique. Cet article de la loi avait réduit le taux de logements accessibles dans les constructions neuves, fixé à 100% dans la loi de 2005, à 20%, les 80% restant devant simplement répondre à une norme d’évolutivité, pour être rendus accessibles ultérieurement, transformant « l’accès au logement des personnes en situation de handicap en parcours du combattant ».

    Les aides à l’autonomie difficiles à obtenir

    Le guichet unique que constituent les maisons départementales du handicap (MDPH) constituent un progrès pour la lisibilité des multiples aides (PCH, AAH, aides locales, aides à l’emploi) offertes. Mais les démarches sont jugées trop lentes : les délais de traitement dans les MDPH atteignent en moyenne cinq mois avant l’obtention d’une réponse. Elles sont aussi trop complexes, ce que reconnaît le gouvernement dans le dossier de presse du CIH.

    Pour faciliter l’accessibilité des prestations, une série de mesures de simplification des processus d’attribution des aides a été décidée, comme le renouvellement des allocations pour les personnes dont la situation de handicap n’a pas évolué sans remplir régulièrement un dossier de renouvellement. Les associations souhaitent aller plus loin, vers « l’ouverture de droits à vie pour les personnes dont le handicap est insusceptible d’évoluer favorablement ».

    Lors du précédent CIH, l’engagement avait été pris de rendre accessibles en ligne toutes les démarches essentielles d’ici à 2025. Cet engagement n’a été atteint que pour la moitié de ces démarches.

    Pour l’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux (Uniopss), le principal problème est celui des sous-dotations  des MDPH, qui font face à un volume de demandes en constante augmentation (+12% entre 2015 et 2022). Par ailleurs deux questions restent posées : l’hétérogénéité entre le fonctionnement des MDPH et la transmission des informations entre départements, en cas de changement de résidence.

    Pour prendre la mesure de ces différents problèmes, la ministre déléguée, Charlotte Parmentier-Lecocq, a annoncé son intention de faire le tour des MDPH.

    Le remboursement des fauteuils roulants, qui concerne plus d’un million d’usagers de ces équipements, est effectif depuis décembre 2024. Désormais, l’assurance maladie sera l’unique financeur et prendra en charge intégralement le coût du fauteuil préconisé pour chaque personne. Selon le dossier de presse, « le besoin de l’usager, identifié par un professionnel de santé, sera soumis au remboursement par l’assurance maladie ». Le Gouvernement promet des délais de traitement réduits : une réponse de l’assurance maladie en deux mois et « en l’absence de réponse, le silence vaut accord ».

    L’école insuffisamment inclusive

    Actuellement 520 000 enfants en situation de handicap sont scolarisés (151 000 en 2005) dans les classes, avec l’aide de 300 accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH). Se mettent aussi en place des pôles d’appui à la scolarité (PAS), qui sont des organisations territoriales apportant une aide aux enfants en situation de handicap, à leurs parents et aux enseignants, au sein des classes ou dans des lieux dédiés. Il en existe 100 actuellement, le CIH fixe l’objectif d’en créer 500 dès la rentrée prochaine.

    Pour rendre l’école véritablement inclusive, APF France handicap et l’Uniopss font une proposition radicale : passer les établissements éducatifs du secteur médicosocial sous l’égide du ministère de l’Éducation nationale. Dans cette hypothèse, les professionnels du médicosocial seraient détachés à l’école ordinaire, alors qu’actuellement ce sont des enseignants qui le sont dans les établissements d’enseignement spécialisé.

    Les associations formulent 200 propositions

    Le Collectif Handicaps estime que beaucoup reste à faire pour atteindre une véritable égalité des droits. Il formule 200 propositions dont 20 prioritaires parmi lesquelles le renforcement des sanctions en cas de non-respect des normes d’accessibilité des EPR, l’abrogation de l’article 64 de la loi ELAN ayant réduit le taux de logements accessibles et le renforcement des prérogatives de la CNSA et la place des associations en son sein pour améliorer le fonctionnement et harmoniser les pratiques des MDPH

     

     

    Sénat : Bilan de l’application de la loi du 11 février 2005.
    Rapport d’information fait au nom de la commission des affaires sociales par Mmes Chantal DESEYNE, Marie-Pierre RICHER et Corinne FÉRET :
    https://www.senat.fr/notice-rapport/2024/r24-306-notice.html

    Défenseur des droits : Handicap : 20 ans après la Loi de 2005, et maintenant ? https://www.defenseurdesdroits.fr/handicap-20-ans-apres-la-loi-de-2005-et-maintenant-811

    Sur l’école inclusive

    APF France handicap : Note pour une éducation inclusive de la petite enfance à l’enseignement supérieur
    https://actionspolitiques.apf-francehandicap.org/actualites/presidentielle-2022-publication-dune-note-politique-theme-leducation

    Les propositions du Collectif handicaps

    Collectif handicap : Loi du 11 février 2005 : Quel bilan 20 ans plus tard ? https://www.collectifhandicaps.fr/wp-content/uploads/2025/01/Bilan-de-la-loi-de-2005-Version-numerique-compressee-v2.pdf

     

  • UK : comité de supervision de l’IA, collaboration entre les acteurs, application rigoureuse des législations sur la protection des données… le gouvernement britannique dévoile son AI Playbook

    Un cadre structurant pour l’intégration de l’IA 

    L’IA représente une opportunité considérable pour améliorer la productivité et optimiser les services publics. Cependant, son adoption nécessite un cadre rigoureux, garantissant à la fois transparence, supervision humaine et conformité réglementaire. Le AI Playbook du gouvernement britannique définit des principes directeurs qui imposent une maîtrise complète des outils d’IA, afin d’en exploiter le potentiel sans compromettre la protection des données ou l’équité des décisions automatisées. 

    L’un des points clés de ce playbook repose sur la transparence. Toute utilisation de l’IA doit être expliquée de manière claire et accessible, avec une documentation détaillée sur son fonctionnement et son impact. La supervision humaine est un élément central : aucune décision critique ne doit être laissée à une IA sans validation par un agent public. Ce principe vise à éviter les erreurs algorithmiques et à garantir que les systèmes restent alignés avec les valeurs du service public.

    L’IA ne peut être utilisée sans respecter un cadre réglementaire strict. Les législations sur la protection des données et la lutte contre les biais doivent être appliquées avec rigueur, notamment pour éviter les discriminations induites par certains modèles algorithmiques. En parallèle, l’adoption de l’IA doit répondre à une approche éthique, prenant en compte les impacts à long terme sur la société et les individus. 

    Des applications concrètes pour moderniser les services publics 

    Le gouvernement britannique a déjà commencé à déployer des applications d’IA dans plusieurs domaines clés. Dans les services aux citoyens, les chatbots et les systèmes d’analyse automatique facilitent le traitement des demandes administratives, réduisant ainsi les délais de réponse.  

    Dans le secteur hospitalier, des algorithmes optimisent la gestion des flux de patients et la planification des ressources médicales, permettant un accès plus rapide aux soins. La cybersécurité bénéficie également des capacités de l’IA, avec des systèmes capables de détecter et de prévenir en temps réel les menaces informatiques ciblant les infrastructures publiques. 

    L’automatisation des tâches administratives constitue un autre levier d’efficacité. En réduisant la charge de travail répétitive, l’IA permet aux fonctionnaires de se concentrer sur des missions à forte valeur ajoutée, améliorant ainsi la qualité du service public. L’enjeu est d’intégrer ces technologies de manière fluide dans les processus existants, en veillant à leur compatibilité avec les outils déjà en place. 

    Une gouvernance renforcée pour encadrer l’usage de l’IA 

    Le AI Playbook insiste sur la nécessité d’une gouvernance structurée pour accompagner le déploiement de l’IA. La création d’un comité de supervision est recommandée afin de garantir le respect des principes définis et d’orienter les administrations vers les meilleures pratiques. Une stratégie d’adoption claire doit être élaborée, alignée avec les objectifs de transformation numérique du gouvernement. L’évaluation et le contrôle des systèmes IA doivent être renforcés, avec des audits réguliers pour mesurer leur efficacité et détecter d’éventuelles dérives. 

    L’un des piliers de cette gouvernance repose sur la collaboration. Le gouvernement britannique encourage les administrations à travailler étroitement avec les universités, les entreprises technologiques et la société civile pour développer des solutions adaptées aux besoins spécifiques des services publics. Cette approche partenariale permet de tirer parti des innovations tout en s’assurant que leur mise en œuvre respecte les valeurs du service public. 

    L’IA comme levier de modernisation du secteur public 

    Le Royaume-Uni mise sur l’IA pour moderniser ses services publics, mais dans un cadre rigoureux garantissant un équilibre entre innovation et responsabilité. Le AI Playbook offre une feuille de route claire, guidant les administrations vers une adoption maîtrisée de ces technologies. En structurant leur approche, en veillant à la transparence et en instaurant une gouvernance solide, les institutions publiques peuvent exploiter pleinement les bénéfices de l’IA tout en évitant les dérives. 

    L’intégration réussie de ces outils dans les processus gouvernementaux ne se fera pas sans relever plusieurs défis. La formation des agents, la gestion des données et l’acceptabilité sociale restent des enjeux majeurs. Cependant, avec une approche méthodique et encadrée, l’IA pourrait bien devenir un moteur clé de l’efficacité et de l’accessibilité des services publics au Royaume-Uni. 

  • Silver : le Gérontopôle Pays de la Loire dévoile son outil Cart’âge pour faciliter l’observation et l’analyse des réalités du vieillissement sur le territoire de la région

    Un outil issu du programme de recherche ACOPA

    Cart’âge s’inscrit dans la continuité du programme de recherche Acopa (Accessibilité et opportunités de soins des personnes âgées dans la région Pays de la Loire), initié en 2020 par le Gérontopôle. Ce programme a été lancé pour répondre à plusieurs constats préoccupants. D’une part, les personnes âgées représentent une part importante des patients des structures médicales (entre 40 et 60 % en 2019), mais l’offre de soins reste inégalement répartie sur le territoire. D’autre part, l’Insee prévoit une hausse de 47 % du nombre de personnes âgées de 65 ans et plus d’ici 2040, ce qui accentuera les tensions sur le système de soins et nécessitera une réorganisation des modes d’accompagnement, entre domicile, établissements spécialisés et hôpitaux.

    Le programme est destiné à mesurer et comprendre les leviers et les freins (spatiaux, économiques, sociaux et organisationnels) relatifs à l’accès aux soins des personnes âgées dans les Pays de la Loire. Il s’articule autour de 4 objectifs : 

    • 1️⃣ évaluer les disparités territoriales de santé de la population âgée ; 
    • 2️⃣ identifier les leviers et les freins de l’accès et du parcours de soins des personnes âgées ; 
    • 3️⃣ anticiper les besoins gérontologiques à l’horizon 2030-2040 ; 
    • 4️⃣ développer des outils pour éclairer les politiques de planification de l’offre et du financement des structures et des services du domicile. 

    Pour y parvenir, le programme repose sur trois outils majeurs : un atlas numérique, une banque de données territorialisées et la plateforme de cartographie en ligne Cart’âge.

    Un outil d’analyse complet et évolutif :

    Cart’âge se distingue par sa richesse fonctionnelle et sa polyvalence. Il centralise plus de 2000 indicateurs, issus de sources ouvertes et de partenaires institutionnels, régulièrement mis à jour pour garantir la fiabilité des données. La plateforme propose une visualisation à différentes échelles géographiques, depuis les îlots statistiques (IRIS) jusqu’aux départements, en passant par les communes et les bassins de vie.

    L’outil couvre de nombreuses thématiques liées au vieillissement, telles que la démographie, les vulnérabilités, l’accès aux soins, l’habitat, la mobilité ou encore l’implication citoyenne des seniors. Il offre également des capacités avancées de restitution analytique, permettant de générer des cartes, des graphiques et des rapports détaillés. Les utilisateurs peuvent ainsi comparer les données selon les découpages territoriaux, éditer des rapports personnalisés et même importer des données externes pour les croiser avec celles de la plateforme.

    Des usages multiples pour des acteurs variés

    L’intérêt de Cart’âge réside dans son accessibilité et sa capacité à répondre aux besoins de différents publics. Pour les professionnels de santé et les acteurs médico-sociaux, il constitue un outil stratégique pour mieux comprendre les dynamiques territoriales du vieillissement et adapter l’offre de soins en conséquence. Il permet d’accompagner la mise en œuvre de politiques publiques et d’optimiser les stratégies territoriales en matière de santé et de services aux seniors.

    Les chercheurs et étudiants peuvent également l’utiliser pour approfondir leurs travaux sur les problématiques gérontologiques, tandis que les citoyens y trouvent une source d’information précieuse sur les enjeux liés au vieillissement de la population.

    La plateforme propose deux niveaux d’accès aux données : une version libre et gratuite, donnant accès à des indicateurs-clés sur des thématiques comme la démographie, l’offre médicale, l’économie et l’emploi, et une version réservée aux partenaires, offrant des données plus approfondies, notamment sur les projections jusqu’en 2040.

  • Cyber : le programme Care dévoile son nouveau plan de financement dédié à la stratégie de continuité et de reprise d’activité

    Un second volet dédié à la résilience et à la continuité des soins 

    Lancé en mars 2024, le premier volet du programme CaRE s’est concentré sur la réalisation d’audits techniques pour identifier les failles de cybersécurité des établissements de santé. Avec une enveloppe de 65 millions d’euros, cette première phase a permis de passer au crible les annuaires et l’exposition des structures sur internet, afin d’évaluer leur niveau de vulnérabilité. L’adhésion massive des établissements a souligné une prise de conscience généralisée des enjeux liés à la cybersécurité : 85 % d’entre eux ont participé aux évaluations, illustrant la nécessité de mieux se préparer face aux cyberattaques qui ciblent régulièrement le secteur hospitalier. 

    Un an après cette première initiative, le ministère de la Santé et de l’Accès aux soins vient d’annoncer le lancement du deuxième volet du programme, centré sur la continuité et la reprise d’activité en cas d’incident cyber. Ce nouveau chapitre, dévoilé le 11 mars 2025, a pour ambition de garantir que les hôpitaux et établissements de soins puissent continuer à fonctionner, même en cas d’attaque informatique paralysant leurs systèmes. L’enjeu est majeur : éviter l’interruption des soins et assurer la protection des données médicales sensibles, alors que les cybermenaces ne cessent de croître et de se sophistiquer. 

    Lancement d’un appel à financement à la fin du mois de mars 2025 

    Si ce second volet marque une avancée décisive dans la protection des établissements de santé, les défis restent nombreux. Le ministère de la Santé et de l’Accès aux soins a décidé de le lancer alors que les cyberattaques ciblant les hôpitaux se multiplient, compromettant l’accès aux dossiers médicaux, ralentissant les prises en charge et parfois même mettant en danger la vie des patients. En 2023, plusieurs établissements français ont été victimes de ransomwares, entraînant des interruptions de services et des pertes de données critiques. L’urgence est donc de mise : sans une résilience accrue, les conséquences de ces intrusions pourraient être dramatiques. 

    Avec ce deuxième volet du programme CaRE, la France compte renforcer son arsenal face aux cybermenaces qui pèsent sur son système de santé. Cette ambition se traduit notamment par le lancement d’un appel à financement dédié aux stratégies de sauvegarde et de continuité, prévu d’ici la fin du mois de mars. Ce dispositif vise à permettre aux établissements éligibles d’engager rapidement des actions concrètes pour renforcer leur capacité de résistance aux cyberattaques. 

    L’objectif est double : pallier le sous-investissement historique en cybersécurité, pointé du doigt par la Cour des comptes en janvier 2025, et inscrire la protection des systèmes hospitaliers dans une dynamique de long terme. Au-delà des aides immédiates, les autorités réfléchissent à des mécanismes de financement durables, conditionnés à des efforts continus en matière de cybersécurité. L’idée serait d’inciter les hôpitaux à allouer des ressources propres à cette problématique et à améliorer leurs pratiques de protection numérique au fil du temps. 

  • Prévention : lancement de la septième édition de l’AAP Prevent2Care (20/04)

    Encourager l’innovation en prévention santé

    Le programme Prevent2Care, premier incubateur français dédié à l’innovation en prévention santé, lance l’appel à candidatures pour sa 7ᵉ édition. Porté par la Fondation Ramsay Santé et Pfizer Innovation France, en partenariat avec Elior Santé et opéré par INCO, ce programme vise à accompagner les startups et associations développant des solutions innovantes en prévention santé.

    Chaque année, 100 000 vies pourraient être sauvées grâce à une meilleure prévention en santé. Par ailleurs, une optimisation des stratégies de prévention permettrait d’économiser près de 5 milliards d’euros sur les dépenses de santé en France. Prevent2Care s’engage depuis six ans à soutenir les innovations qui favorisent l’accès aux soins, réduisent les inégalités et améliorent la santé publique.

    Les lauréats bénéficieront d’un programme d’incubation gratuit de 9 mois, incluant :

    • un diagnostic stratégique et un suivi individualisé ;
    • des ateliers collectifs sur les enjeux majeurs de la prévention santé ;
    • un accès à un réseau de plus de 250 experts de la santé et de l’innovation ;
    • un accompagnement à la levée de fonds ;
    • des événements de mise en réseau et de visibilité, tels que des Demo Days et des ateliers de co-développement.

    160 projets accompagnés en 6 ans :

    Depuis son lancement, Prevent2Care a accompagné 160 projets qui ont levé 113 millions d’euros et touché 6 millions d’utilisateurs. Parmi les alumni du programme, on retrouve Damae Medical (dépistage des cancers de la peau), Poppins (lecture assistée pour enfants dyslexiques) ou encore Ludocare (suivi de l’asthme infantile).

    Comment participer à l’AAP ?

    Critères d’éligibilité :

    L’appel à candidatures est ouvert aux start-ups et associations ayant développé des solutions répondant aux défis suivants :

    • Faciliter l’accès à la prévention santé pour tous, notamment dans les territoires confrontés à des difficultés d’accès aux soins.
    • Rendre le patient acteur de son parcours de soins grâce à des innovations technologiques.
    • Promouvoir une nutrition saine et lutter contre l’obésité.
    • Améliorer la santé mentale en apportant des solutions accessibles et efficaces.

    Les projets intégrant l’intelligence artificielle seront particulièrement valorisés.

    Calendrier de l’appel à candidatures :

    • Ouverture des candidatures : 12 mars 2025.
    • Date limite de dépôt des dossiers : 20 avril 2025.
    • Annonce des lauréats : printemps 2025.

    👉 Les dossiers doivent être déposés sur la plateforme dédiée .

    📩 Pour toute question sur l’appel à candidatures, contactez : margaux@mpeconseil.com.

     

  • EuroHPC AI Factory : la France intègre le programme avec son projet AI Factory France porté par Genci

    Une infrastructure de calcul européenne taillée pour l’IA

    Avec la sélection du projet AI Factory France – porté par l’infrastructure de recherche Genci (Grand équipement national de calcul intensif), en partenariat avec de nombreuses institutions françaises, tels que l’Inria et le CNRS – dans le cadre du programme EuroHPC AI Factory, la France renforce son rôle de leader en intelligence artificielle.

    Lancé sous l’égide du programme EuroHPC, l’AI Factory a pour ambition de créer un écosystème européen capable de rivaliser avec les puissances américaines et chinoises en matière de calcul haute performance appliqué à l’intelligence artificielle. Cette infrastructure a pour but de mettre à disposition des capacités de calcul souveraines, facilitant ainsi le développement d’algorithmes avancés et l’optimisation des modèles IA. La France rejoint donc un réseau européen d’acteurs de premier plan et met en avant son expertise en matière de calcul scientifique. Ce projet se distingue par son approche décentralisée, favorisant l’accès aux ressources informatiques pour les chercheurs, les start-ups et les grandes entreprises. La coopération entre acteurs académiques et industriels doit permettre d’accélérer le déploiement d’applications concrètes dans des domaines stratégiques comme la santé, l’aéronautique, l’énergie, ou encore la cybersécurité.

    Jean Zay et Alice Recoque, les deux supercalculateurs français stars du projet :

    Au cœur du projet AI Factory France, on retrouve Jean Zay, un supercalculateur déjà en service depuis 2019, conçu pour répondre aux exigences des chercheurs et des entreprises en IA. Ce puissant outil de calcul, hébergé par Genci, est utilisé pour entraîner des modèles d’intelligence artificielle avancés dans des secteurs tels que la santé, la météorologie ou encore la finance. Il permet notamment de traiter des volumes massifs de données, facilitant ainsi la simulation et la modélisation à grande échelle.

    Mais l’ambition française ne s’arrête pas là. En 2026, la France accueillera Alice Recoque, un supercalculateur exascale, capable d’effectuer plus d’un milliard de milliards d’opérations par seconde. Ce monstre de puissance viendra compléter les infrastructures existantes et renforcer la compétitivité du pays en matière de calcul scientifique. Grâce à cette montée en capacité, la France pourra non seulement accélérer ses propres travaux de recherche, mais aussi proposer ses services à l’ensemble de l’écosystème européen.

    Un projet structurant pour l’écosystème IA en Europe

    En intégrant AI Factory France dans le programme EuroHPC, la France mise sur une approche collaborative et fédératrice. L’objectif est de faciliter l’accès aux ressources de calcul pour un large éventail d’acteurs, des jeunes pousses innovantes aux grandes entreprises industrielles. Pour ce faire, plusieurs services seront déployés, parmi lesquels :

    • Un accès simplifié aux infrastructures de calcul pour les entreprises et les chercheurs.
    • Des formations et un accompagnement pour favoriser l’adoption des technologies IA.
    • Un soutien à l’innovation via des incubateurs et des financements ciblés.

    Les ministres Philippe Baptiste (Enseignement Supérieur et Recherche) et Clara Chappaz (déléguée à l’IA) saluent cette initiative comme un levier de souveraineté européenne en intelligence artificielle. Selon eux, ce projet permettra d’attirer des talents, de soutenir l’innovation et de structurer un écosystème compétitif face aux géants du numérique. En s’inscrivant pleinement dans la stratégie européenne de développement de l’IA, AI Factory France incarne l’ambition du pays d’être à la pointe de la recherche et de l’innovation, tout en consolidant son leadership sur la scène mondiale.

  • Données de santé : le HDH lance le premier AMI sur le catalogue du SNDS (04/05)

    Accélérer l’usage des données de santé pour l’innovation

    Cet appel à manifestation d’intérêt (AMI) s’adresse aux structures académiques, aux entreprises et aux acteurs institutionnels ayant pour ambition de développer des solutions à fort impact médical, sociétal et économique.

    Dans le cadre de cet AMI, les projets retenus profiteront d’un dispositif d’accompagnement global, intégrant à la fois des ressources technologiques, un encadrement méthodologique et un soutien financier. L’accès aux bases du catalogue du système national des données de santé (SNDS) sera simplifié grâce à un accompagnement technique et réglementaire personnalisé, permettant aux lauréats de naviguer dans l’écosystème complexe de la donnée de santé.

    En complément, les bénéficiaires auront la possibilité de réaliser leurs analyses dans un environnement sécurisé mis à disposition sur la plateforme du Health Data Hub, garantissant ainsi la protection des données sensibles et la conformité aux réglementations en vigueur. Pour favoriser la réussite des projets, chaque initiative sélectionnée recevra un financement pouvant atteindre 100 000 €, réparti sur une durée maximale de 24 mois.

    Des lauréats qui bénéficieront d’un financement et d’un accompagnement réglementaire :

    Le Health Data Hub assure un soutien étendu aux porteurs de projets en leur fournissant une assistance sur plusieurs aspects clés. Outre l’accès aux infrastructures de traitement et d’hébergement des données, les lauréats bénéficieront d’un accompagnement réglementaire, notamment sur les autorisations d’accès aux données et le respect des bonnes pratiques en matière de protection des informations de santé.

    Sur le plan méthodologique, un appui sera également apporté aux équipes de recherche pour structurer leurs projets, optimiser l’exploitation des bases de données et garantir la qualité scientifique des résultats obtenus.

    Le financement octroyé sous forme de subvention sera versé de manière progressive, en fonction de l’atteinte des objectifs définis dans le cadre de chaque projet. L’utilisation des fonds devra être justifiée par des dépenses éligibles couvrant les frais de personnel, les prestations externes et l’acquisition de ressources nécessaires à la conduite des travaux de recherche.

    Comment participer à l’AMI ?

    Critères d’éligibilité :

    Le projet doit être conforme aux critères d’éligibilité suivants :

    Dossier

    • Formation d’un dossier de candidature complet et conforme au format imposé . En particulier, tous les paragraphes, tableaux et onglets devront être renseignés, et les marges et tailles des polices respectées.
    • Soumission du dossier, dans les délais, sous forme électronique sur le site démarches-simplifiées.fr

    Projet

    • Projet utilisant les données d’au moins l’une des bases sélectionnée pour l’AMI, appariée ou non à la base principale du SNDS ;
    • Présentation d’une demande avec un budget d’environ 100 000 euros. Les travaux associés à la demande d’aide ne doivent pas avoir commencé avant l’annonce des lauréats ;
    • Proposition d’une assiette éligible de travaux qui ne fait pas ou n’a pas fait l’objet de financements publics hors du cadre du présent appel à manifestation d’intérêt : par l’État, les collectivités territoriales, l’Union européenne ou leurs agences ;
    • Déroulement sur une durée ne dépassant pas 24 mois à compter de la date de la signature de la convention de collaboration ;
    • Formulation d’une demande d’accompagnement par le Health Data Hub cohérente avec les accompagnements proposés ;
    • Prévoir le partage en open source de programmes et de documentations ayant un potentiel de réutilisation. En contribuant à ce partage, les acteurs participent à la mutualisation des efforts dans le développement d’outils fiables d’analyse des données de santé, au bénéfice de tous. Le partage se fait via des licences permissives.

    Porteur(s) du projet

    • Le porteur doit être une personne morale enregistrée en France ;
    • Les porteurs de projet devront être à jour de leurs obligations fiscales et sociales.

    Les projets ne respectant pas l’un des critères d’éligibilité sont écartés du processus de sélection, sans recours possible.

    Critères de selection des projets :

    La sélection des projets s’appuiera prioritairement sur les critères suivants :

    Bénéfices attendus

    • Justification de l’intérêt du projet et de son livrable (motivation de la recherche, mise en exergue de l’enjeu social et/ou sanitaire et/ou environnemental sous-jacent, bénéfices médico/économiques prévisionnels explicites)
    • Pertinence du projet vis-à-vis de la thématique sélectionnée.
    • Problématique claire : définition de la pathologie, population ciblée.
    • Caractère innovant du projet : Positionnement et valeur ajoutée par rapport à l’état de l’art.
    • Faisabilité et réalisme technique du projet
    • Vision cible claire et jalonnée
    • Description détaillée de l’approche algorithmique et méthodologique
    • Réalisme du budget et adéquation avec les jalons
    • Principaux postes de dépenses clairement détaillés
    • Maîtrise des risques associés au projet et mitigations associées
    • Capacité du(des) porteur(s) du projet à porter le projet et maturité du projet
    • Expérience et implication de l’équipe projet
    • Adéquation de l’équipe avec l’ambition du projet
    • La présence de premiers résultats déjà disponibles attestant de la crédibilité du projet est un plus
    • Compréhension et avancement dans les démarches réglementaires
    • Openscience
    • Caractère réutilisable des éléments proposés en partage en open source avec licence permissive
    • Dimensionnement et pertinence de l’accompagnement demandé

    Processus de candidature et calendrier :

    • Ouverture de l’AMI : 10 mars 2025.
    • Date limite de dépôt des candidatures : 4 mai 2025 à minuit.
    • Sélection des dossiers et auditions : juin 2025.
    • Annonce des lauréats : été 2025.

    Les candidatures doivent être déposées sur la plateforme dédiée : https://www.demarches-simplifiees.fr/commencer/appel-a-manifestation-d-interet-catalogue-du-snds 

    👉 Un webinaire dédié au dossier de candidature est également organisé le 16 avril. Vous pouvez vous y inscrire en clinquant sur ce lien.

    📩 Pour toute question relative à l’AMI, contactez : ami.catalogue@health-data-hub.fr.