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  • Panorama des tendances internationales de l’innovation en prévention

    Un impact sur les 3 niveaux de la prévention

    En prévention primaire, l’innovation en prévention concerne davantage l’utilisation de registres nationaux ou d’applications mobiles qui promeuvent des modes de vie sains afin d’empêcher l’apparition de maladies. En prévention secondaire, l’utilisation de technologies de suivi ou des données issues de dossiers patients permettent d’identifier des épidémies émergentes ou à détecter des maladies à un stade précoce pour permettre un traitement rapide et adapté. En prévention tertiaire, la télémédecine notamment permet un suivi continu des patients atteints de maladies chroniques, améliorant leur qualité de vie et réduisant le risque de complications et par là même les taux d’hospitalisation.

    Dans cet article, H&TI revient sur ces différents types d’initiatives à travers 4 grandes tendances internationales :

    • le big data ;
    • les DTx ;
    • la santé populationnelle ;
    • et la vaccination.

    Le big data : un marché mondial estimé à 39,7 Mds$ en 2022

    Dans un article publié en avril 2023, des chercheurs de l’Institute for Medical Science and Technology en Inde mettent en avant comment la Big data permet une approche plus proactive et personnalisé pour le diagnostic et la prévention des maladies.

    En 2018, des données omics ont pu être analysées avec des algorithmes d’IA pour identifier des tendances et des modèles qui pourraient ne pas être visibles à l’œil nu. L’analyse de ces données a révélé des corrélations entre différents facteurs de risque et l’asthme, permettant une meilleure compréhension des facteurs qui contribuent à cette maladie.

    Des chercheurs du Farr Institute of Health Informatics Research en Angleterre ont analysés des données provenant de millions de dossiers de santé électronique et de données sociétales afin de mieux appréhender les causes des maladies cardiovasculaires. Les algorithmes d’IA ont été utilisés ici pour développer des modèles prédictifs qui évaluent le risque qu’un individu développe une maladie cardiovasculaire.

    Des chercheurs de l’Université de Singapour ont analysés par machine learning des données provenant de résultats de laboratoire, données d’imagerie et notes en texte libre des médecins pour personnaliser les traitements en fonction des caractéristiques spécifiques de chaque patient et adapter les traitements en fonction des réponses individuelles aux médicaments pour prévenir des effets indésirables et éviter des rechutes.

    En Australie dans l’état du Queensland, des données provenant de dossiers patients électroniques, d’objets connectés et de réclamations/facturations ont été analysées pour surveiller l’obésité des patients et déterminer des profils de risques à l’échelle de l’état.

    Les DTx en santé mentale :

    Les initiatives de prévention liées aux DTx se concentrent sur l’amélioration de la qualité de vie des patients et la réduction des risques de complications. Les DTx encouragent les patients à modifier leur mode de vie par des activités comme l’exercice régulier, l’adoption d’une alimentation saine et la gestion du stress.

    En oncologie, les DTx peuvent également fournir des séances de conseils et d’éducation pour sensibiliser aux facteurs de risque associé, tels que les antécédents familiaux et les habitudes de vie néfastes. En automatisant la gestion des médicaments et en surveillant les symptômes et comportements de stress, ces technologies favorisent une approche personnalisée, permettant de détecter précocement les signes avant-coureurs de complications, de prévenir les rechutes et de réduire les hospitalisations. En Islande, un programme a été mis en place avec des patientes ayant un cancer du sein.

    En Allemagne, Mika a été la première plateforme DTx à recevoir la certification DiGA pour l’oncologie permettant de suivre les niveaux de détresse et les symptômes et de fournir des conseils allant de la nutrition à l’exercice physique pour prévenir des rechutes ou des effets secondaires des traitements.

    En psychiatrie, le plan d’action de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), « Comprehensive Mental Health Action Plan 2013–2030 », vise à promouvoir la santé mentale et les stratégies de prévention. Parmi les recommandations figure l’utilisation des DTx.

    Au Royaume-Uni, EndeavorRx et BDD-Net utilisent des algorithmes pour ajuster le niveau de serious game pour la prévention, la gestion et le traitement des troubles de l’humeur. En Finlande, le programme Ascend a été mis en place afin de prévenir la dépression dans un groupe de patient et intervenir avant les premiers symptômes.

    La Suède a intégré les DTx dans son système de santé, notamment avec des solutions du groupe Kry qui propose des consultations en ligne et des programmes de thérapies cognitivo-comportementale (TCC) pour prévenir et traiter la dépression et l’anxiété.

    La santé populationnelle et la prévention à l’échelle d’un territoire :

    Aux Etats-Unis, la plateforme de visualisation de données RiskScape utilisent les données des dossiers patient pour surveiller la santé de la population sur l’échelle d’un territoire permettant aux autorités de santé d’identifier rapidement les tendances et de prendre des mesures préventives pour éviter des crises etc.

    En Australie, l’initiative PopHQ vise à récolter les données anonymisées des dossiers patients afin d’appliquer des analyses impliquant de l’IA pour guider les décisions, les investissements, les ressources et les interventions dans les agences de santé publique.

    Interface RiskScape - @ ESP
    Interface RiskScape – @ ESP

    L’IA au service des campagnes de vaccination :

    Depuis la crise Covid-19, l’utilisation de l’IA pour établir des compagnes de vaccination s’est accéléré. En effet, l’IA aide à cibler les interventions de manière plus précise pour atteindre les populations marginalisées et améliorer l’accès équitable aux vaccins

    Le programme « Reaching the Unreached » de l’Unicef en Afrique centrale et de l’ouest en est un exemple. Des algorithmes de machine learning sont utilisés conjointement avec des images satellites, des projections de recensement, des résultats d’enquête et des données géospatiales afin d’identifier les zones où des enfants sont sous-vaccinés ou n’ayant reçu aucune dose d’un vaccin.

    En 2021, une collaboration entre l’Université Duke aux Etats-Unis et des universités brésiliennes a permis de développer une méthode afin d’identifier de manière automatisée des populations éligibles aux campagnes de vaccination pour une planification affinée. Cette méthode, qui intègre des données provenant d’images satellites et des données géostatistiques, a été testée dans 29 pays des Amériques.

    Répartition dans les monde des initiatives recensées en prévention et IA selon les 4 grandes tendances – @ H&TI

     

    Sources :

    • Goldin PR , Lindholm R , Ranta K , Hilgert O , Helteenvuori T , Raevuori Une faisabilité d’une intervention en ligne avec l’aide d’un thérapeute et délivrée par téléphone portable pour la dépression : étude observationnelle longitudinale
      JMIR Form Res 2019;3(1):e11509
    • Gudmundsson GH, Mészáros J, Björnsdóttir ÁE, Ámundadóttir ML, Thorvardardottir GE, Magnusdottir E, Helgadottir H, Oddsson S Evaluating the Feasibility of a Digital Therapeutic Program for Patients With Cancer During Active Treatment: Pre-Post Interventional Study
      JMIR Form Res 2022;6(10):e39764
    • Hemingway H, Asselbergs FW, Danesh J et al (2018) Big data from electronic health records for early and late translational cardiovascular research: challenges and potential. Eur Heart J39:1481–1495
    • Galeone C, Scelfo C, Bertolini F et al (2018) Precision medicine in targeted therapies for severe asthma: is there any place for “omics” technology? BioMed Res Int 2018:1–15
    • Ngiam KY, Khor IW (2019) Big data and machine learning algorithms for health-care delivery. Lancet Oncol 20:e262–e273
    • Big data and machine learning algorithms for health-care delivery. Ngiam, Kee Yuan et al. The Lancet Oncology, Volume 20, Issue 5, e262 – e273
    • Canfell O, Davidson K, Sullivan C, Eakin E, Burton-Jones A. Data Sources for Precision Public Health of Obesity: A Scoping Review, Evidence Map and Use Case in Queensland, Australia, BMC Public Health (2022) 22:584. doi: 10.1186/s12889-022-12939-x
    • Augusto Hernandes Rocha T, Grapiuna de Almeida D, Shankar Kozhumam A, Cristina da Silva N, Bárbara Abreu Fonseca Thomaz E, Christine de Sousa Queiroz R, de Andrade L, Staton C, Ricardo Nickenig Vissoci J. Microplanning for designing vaccination campaigns in low-resource settings: A geospatial artificial intelligence-based framework. Vaccine. 2021 Oct 8;39(42):6276-6282.
  • Diagnostic des maladies chroniques : une nouvelle architecture IoT-IA

    Le Nouvel Algorithme SH-CHO au Cœur du Nouveau Système

    Une équipe d’universitaires chinois et américains propose un cadre innovant pour les systèmes de santé intelligents, en exploitant l’Internet des objets (IoT) et une approche avancée d’intelligence artificielle (IA) pour améliorer le diagnostic du diabète et des maladies cardiovasculaires.

    Les maladies cardiovasculaires et le diabète sont parmi les pathologies chroniques les plus complexes à diagnostiquer, surtout lorsqu’elles sont associées à d’autres affections. Selon le National Diabetes Statistics Report des CDC, 30,7 % des adultes diabétiques aux États-Unis ne sont pas correctement diagnostiqués en raison de données incomplètes ou mal interprétées. De plus, entre 20 % et 30 % des cas de maladies cardiovasculaires échappent au diagnostic dans les systèmes de soins primaires, particulièrement dans les régions à infrastructure technologique limitée.

    Pour répondre à ce défi, des chercheurs des universités médicales de Guangxi et des postes et télécommunications de Nanjing, en collaboration avec des informaticiens du département d’ingénierie informatique de l’Université de Californie, ont développé une nouvelle architecture IoT-Fog intégrant une IA de pointe. Cette architecture utilise le calcul en périphérie (Fog Computing) pour traiter efficacement de vastes volumes de données médicales.

    Le modèle proposé inclut plusieurs étapes essentielles : la collecte des données, le prétraitement, la classification et le réglage des paramètres vitaux.

    • Les dispositifs médicaux connectés à l’IoT, tels que les capteurs portables, recueillent des données sur divers paramètres vitaux comme la température corporelle, la glycémie et la pression artérielle.
    • Ces données sont transmises via des réseaux sans fil à des systèmes de traitement basés dans le Cloud.
    • Elles sont ensuite utilisées pour entraîner des algorithmes d’IA reposant sur l’algorithme d’optimisation Smart Healthcare-Crow Search Optimization (SH-CSO), qui ajuste les paramètres du modèle, tels que les poids et les biais des réseaux neuronaux, afin d’optimiser la classification des données médicales.

    Performance et Limites

    L’étude publiée dans l’Ain Shams Engineering Journal montre que l’algorithme SH-CSO atteint des taux de précision de 97,26 % pour le diabète et 96,16 % pour les maladies cardiaques, surpassant les méthodes de diagnostic traditionnelles. Ce modèle prometteur offre une précision accrue et une réduction des erreurs diagnostiques pour les systèmes de santé intelligents.

    Cependant, des limitations persistent, notamment des préoccupations concernant la sécurité des données en raison de la vulnérabilité des systèmes IoT souvent exposés à des cyberattaques via des canaux publics non sécurisés. La variabilité des données collectées constitue également un défi. Il est donc crucial de poursuivre les recherches pour améliorer ces algorithmes et étendre leur application à d’autres maladies chroniques.

  • Cartographie de 37 entreprises de téléconsultation présentes en France

    Les plateformes de téléconsultation face à de nouveaux défis

    La téléconsultation est en train de redéfinir les contours de la pratique médicale. Un phénomène qui présente à la fois des opportunités et des défis pour les professionnels de santé en France. Grâce à des solutions de consultation à distance, une réponse prometteuse est proposée à la demande croissante d’accessibilité et de flexibilité dans le parcours de soins, ainsi qu’à la problématique de la pénurie des ressources médicales expertes.

    Cette transformation numérique implique cependant une réévaluation des pratiques cliniques traditionnelles, notamment en ce qui concerne la qualité des diagnostics à distance, la continuité des soins, et la gestion des données patient. Les professionnels de santé, en ville comme à l’hôpital, se trouvent dans l’obligation de s’adapter à un nouvel écosystème où la technologie est omniprésente, tout en veillant à préserver une relation de qualité avec leurs patients. L’intégration de ces outils exige ainsi plusieurs prérequis pour garantir la pérennité et l’efficacité des soins à l’ère numérique, dont :

    • une formation adaptée des soignants ;
    • un modèle de financement clair et viable ;
    • une vigilance accrue sur les questions de cybersécurité ;
    • et une réflexion éthique sur l’utilisation des algorithmes d’intelligence artificielle (IA).

    La recherche de différenciation :

    Dans un contexte aussi compétitif, les entreprises élaborent des stratégies d’innovation et d’expansion rapide pour se distinguer. Une démarche qui positionnent certaines d’entre elles au premier rang d’un marché à la fois en ébullition et en proie à des doutes sur son avenir, comme l’illustrent les trois exemples suivants :

    📌 Doctolib : déjà bien implantée en France, la licorne française spécialisée dans la prise de rendez-vous médicaux continue de se développer à l’international, notamment en Allemagne et en Italie. Elle investit massivement dans la recherche et développement (R&D), avec une enveloppe de 100 millions d’euros en 2024, avec une volonté d’intégrer des algorithmes d’IA afin d’améliorer l’efficacité des consultations et des tâches administratives pour les professionnels de santé​.

    📌 Livi : filiale du groupe suédois Kry, Livi a enregistré une croissance significative en France en 2023 atteignant un chiffre d’affaire de 25,5 millions d’euros (+56 %). Le marché français représente désormais entre 15 % et 20 % des revenus totaux du groupe, qui réalise entre 80 000 et 100 000 téléconsultations par mois dans l’Hexagone. Tout en continuant d’investir dans le numérique et l’IA, Livi prévoit de consolider son modèle hybride en étendant sa présence physique en France, après l’ouverture de deux centres de santé à Paris et Saint-Denis.

    📌 Qare : depuis ses levées de fonds (48 millions d’euros entre 2019 et 2020) et autres opérations de marché (rachat de Doctopsy et de l’application Mon Sherpa), Qare continue d’accroître son réseau de professionnels de santé et d’utilisateurs. En septembre 2023, l’entreprise rapporte le chiffre de 1,5 millions de patients pris en charge​.

    Améliorer l’accès au soins grâce aux cabines de téléconsultation

    Face à la pénurie croissante de médecins, notamment dans les zones rurales, les cabines de téléconsultation apparaissent comme une solution pertinente pour améliorer l’accès aux soins. Ces dispositifs, installés principalement dans des pharmacies mais aussi dans d’autres lieux publics, offrent aux patients la possibilité de consulter un médecin à distance, souvent sans délai. Ces cabines médicales sont équipées de dispositifs médicaux connectés (tensiomètres, dermatoscopes, stéthoscopes…), permettant au médecin de réaliser un examen aussi complet que possible.

    Medadom, l’un des acteurs majeurs du secteur, rapporte que ses installations enregistrent environ 200 000 consultations mensuelles​. Bien que les pharmacies soient le lieu principal d’implantation de ces cabines, des entreprises comme Tessan cherchent à élargir leur présence à d’autres lieux, tels que les cabinets infirmiers, les opticiens, les services d’urgence et même dans des supermarchés (chez Monoprix et Leclerc). Cette diversification vise à rendre les soins encore plus accessibles, en particulier dans les déserts médicaux.

    Les débats autour des cabines de téléconsultation :

    La prolifération des cabines de téléconsultation est tout de même source d’inquiétudes parmi certains professionnels de santé. Ils craignant que ces dispositifs ne conduisent à une « médecine au rabais », où la qualité des soins pourrait être compromise. Pour être véritablement efficaces, des experts suggèrent que ces cabines soient intégrées dans un parcours de soins coordonnés et ne pas remplacer les consultations en personne là où elles sont nécessaires​.

    Malgré les débats, l’impact positif de ces cabines ne peut être ignoré (voir l’article H&TI sur les études scientifiques dédiées aux examens physiques virtuels). Elles représentent une avancée majeure dans la lutte contre les déserts médicaux, offrant un accès rapide et pratique à des soins de qualité, souvent dans des zones où les alternatives sont limitées.

    3 exemples d’entreprises :

    Avec plus de 6 000 cabines installées en France, les entreprises spécialisées dans la téléconsultation jouent un rôle de plus en plus important dans le parcours de soin, en offrant un accès à des soins de qualité dans les régions où les médecins se font rares. Ces cabines, souvent situées dans des pharmacies, permettent aux patients de réaliser des consultations à distance avec des médecins, grâce à une panoplie d’équipements médicaux connectés.

    Les 3 principales entreprises de ce segment sont :

    📌 Medadom : est l’une des plus grandes entreprises de téléconsultation en France, avec plus de 4 000 cabines déployées à travers le pays, principalement dans les pharmacies. Elle réalise plus de 200 000 consultations par mois, ce qui en fait un acteur clé pour lutter contre les déserts médicaux. L’entreprise vise à atteindre 2,5 millions de consultations annuelles d’ici 2025, consolidant ainsi sa position de leader sur le marché.

    📌 Tessan : est un autre leader majeur avec plus de 750 cabines installées, principalement dans les pharmacies, mais aussi dans d’autres lieux de santé. L’entreprise enregistre environ 50 000 consultations mensuelles et travaille en partenariat avec plus de 200 médecins pour offrir une gamme complète de services, y compris des consultations spécialisées.

    📌 H4D : fondée en 2008, H4D est une entreprise pionnière de la télémédecine clinique, avec des publications scientifiques appuyant la validité de ses cabines, certifiées dispositif médical (DM) de classe II. En 2023, elle a enregistré un chiffre d’affaires de 2,5 millions d’euros, contre 3,2 millions en 2022 (-21,9%) et 3 millions en 2021. H4D a déjà levé plus de 20 millions d’euros, dont 15 millions en 2020 et a, depuis, développé des fonctionnalités basées sur l’IA et réussi à faire référencer ses cabines sur la plateforme de prise de rendez-vous de Doctolib. Avec 79 salariés, dont 20 CDI infirmiers en santé du travail, et deux filiales en Italie et au Royaume-Uni, la société française a été placée en redressement judiciaire le 4 juillet. A ce jour, deux offres de reprise sont en cours dans le cadre de cette procédure. Les résultats des négociations devraient être connus début octobre.

    Le choix de la spécialisation

    Aujourd’hui, un nombre croissant de plateformes se concentrent sur certaines spécialités médicales. Elles proposent des ressources et des soins adaptés à chaque patient et donnent un accès direct à des médecins spécialistes. Parmi elles, on peut citer les exemples de :

    📌 DoudouCare, plateforme pionnières, dédiée exclusivement à la pédiatrie. Elle permet aux parents de consulter rapidement des pédiatres et autres professionnels de santé de l’enfance, évitant ainsi les déplacements souvent difficiles avec de jeunes enfants. Cette approche garantit un suivi médical adapté, continu et rassurant pour les familles.

    📌 et Medoucine qui s’est imposée comme une référence dans le domaine des médecines douces. Cette plateforme réunit des thérapeutes spécialisés en pratiques alternatives telles que l’acupuncture, l’hypnose ou encore la naturopathie. Elle répond à une demande existante en France d’approches complémentaires à la médecine conventionnelle.

    Panorama

    Cartographie des entreprises de téléconsultation présentes en France :

  • Les investissements dans la téléconsultation se restructurent après une période post-Covid record

    Un déclin post-Covid des investissements en télémédecine

    Au premier semestre 2024, un rapport la banque mondiale d’investissement technologique, Drakestar, rapporte une chute de 25 % des valorisations dans le secteur de la télémédecine par rapport à l’année précédente, atteignant leur plus bas niveau en 8 ans.

    Les levées de fonds, quant à elles, diminuent de façon constante depuis 3 ans, principalement en raison du boom pendant la pandémie et de la hausse des taux d’intérêt en 2023. Bien que les investissements en pré-amorçage et en amorçage continuent de dominer en 2024, toujours selon Drakestar, ils ne représentant plus que 61 % des investissements, contre 68 % en 2023.

    En parallèle, les investissements de croissance ont presque doublé au premier semestre, passant de quatre à sept transactions en 2024. Ce qui indique un possible changement d’intérêt des investisseurs pour des entreprises plus matures.

    Index de télémédecine 2024 de Drakestar – @ Drakestar

    Repli et réajustements des investissements :

    Par ailleurs, les hausses des taux d’intérêt et la crise de liquidité sur les marchés poussent les investisseurs à avoir de grandes attentes de rentabilité, ce qui peut freiner leur activité financière. Ils sont désormais entrés dans une phase d’observation et suivent attentivement l’évolution du secteur.

    Si la valeur de la télémédecine a explosé pendant la pandémie, de nombreux patients ont depuis retrouvé leurs habitudes de consultations en personne. Cela se traduit aujourd’hui par un nombre excessif de services de télémédecine, alimenté par d’importants investissements réalisés pendant la crise. Il en résulte un marché consolidé et un glissement vers des investissements en capital-risque plus avancés.

    Seulement 3 opérations réalisées en France

    Comparativement à la période 2019-2022, Peu de levées de fonds ont été réalisées en 2023 et 2024 : 12 opérations en deux ans contre 17 au courant de l’année 2021 seule. En Europe comme aux États-Unis, les investissements en amorçage et pré-amorçage restent majoritaires.

    Cartographie synthétique :

    Etude Health&Tech sur la téléconsultation : cartographie des levées de fonds en 2023 et 2024

    Les levées de fonds en téléconsultation (2023-2024) :

    Année Mois Entreprise Tour Montant (M€) Pays Investisseur(s)
    2023 décembre I-virtual NA 3 France Malakoff Humanis
    2023 juin Santexpat Série A 3 France NA
    2023 mars Tytocare Série D 46,1 USA Insight Partners
    2023 janvier Firefly Health Série B 37,7 USA F Prime capital partners, Bossa
    2023 avril Uwill NA 27,4 USA EGP
    2023 janvier Medihive Série B 7 Italie Resmed
    2024 avril Kor Amorçage 3,5 France Raise seed for good, AFI Venture, Family office Evolem et des business angels
    2024 mars Tonicapp Série A 10,9 Portugal Iberis capital, Blue crow
    2024 février Healthsnap Série B 23,2 USA Sands capital
    2024 janvier Advantia Health NA 3 USA NA
    2024 janvier Vita Health Série A 20,5 USA CVS
    2024 mars Tava Health Série B 18,5 USA Rose parks advisors

    Focus sur les opérations de Fusion-acquisition

    Au premier semestre 2024, Drakestar enregistre une augmentation de l’activité de fusions et acquisitions (M&A) dans le secteur de la télémédecine, avec 28 transactions contre 22 au premier semestre de 2023 et 20 au second semestre. Les États-Unis représentent une plus grande part de cette activité, avec 20 transactions (71 % du total) contre 13 transactions (60 % du total) au premier semestre 2023. Seulement 8 transactions sont enregistrées en Europe.

    Les principales motivations des transactions M&A seraient :

    • l’intégration par des acteurs externes tels que les compagnies d’assurance et les entreprises de soins de santé ;
    • ainsi que le renforcement de l’offre des acteurs de la télémédecine par de nouveaux produits.

    Fusion d’Amazon Clinic et One Medical pour une offre simplifiée :

    En 2024, Amazon a restructuré ses services de santé en ligne en intégrant Amazon Clinic à sa filiale One Medical, acquise en 2023 pour un montant de 3,9 milliards de dollars. Ce regroupement vise à unifier les services de télémédecine sous une seule marque, mais aussi à réduire les prix et la complexité du processus pour les utilisateurs

    Ainsi, les utilisateurs peuvent désormais :

    • choisir entre un modèle de paiement à l’acte, avec des consultations par messagerie à partir de 29 dollars, et des consultations vidéo à 49 dollars ;
    • ou opter pour un abonnement annuel ou mensuel, qui leur donne accès à des soins virtuels en continu et à des consultations en personne dans plus de 150 cliniques aux États-Unis.

    Avant cette intégration, Amazon Clinic avait déjà étendu son service à l’échelle nationale et collaboré avec plusieurs fournisseurs de télémédecine. Ce repositionnement stratégique renforce l’offre d’Amazon dans le secteur de la santé et lui permet de concurrencer des entreprises spécialisées comme Teladoc, tout en proposant une gamme plus large de soins adaptés aux besoins immédiats et à long terme des patients​.

    Ancienne licorne de télémédecine, Babylon Health en liquidation judiciaire

    Babylon Health, valorisée à 4,2 milliards de dollars en 2021, a officiellement déposé son bilan en vertu du chapitre 7 du “Code de la faillite” des États-Unis le 9 août 2023. Ce dépôt marque la fin d’une période tumultueuse pour l’entreprise, marquée par des difficultés financières, un échec dans sa fusion avec la société suisse Mindmaze et une dette insoutenable, notamment 300 millions de dollars dus à son plus grand créancier, Albacore Capital. Les filiales concernées par la liquidation sont Babylon Inc. et Babylon Healthcare Inc.

    En dépit d’un chiffre d’affaires s’élevant à 1,1 milliard de dollars en 2022, Babylon a enregistré une perte nette de 221,4 millions de dollars. Au moment de son dépôt de bilan, les actifs et passifs de l’entreprise étaient estimés entre 100 et 500 millions de dollars. Ses activités au Royaume-Uni, y compris son service intégrée au NHS, ont été vendues pour tenter de rembourser ses créances.

    Plusieurs* transactions de fusion-acquisition réalisées entre 2023 et 2024 :

    Date Acquéreur Cible Objectifs Pays montant
    mai-23 Fabric (ex-Florence) Zipnosis
    • Optimiser l’efficacité clinique
    • Créer une expérience de soins omnicanal
    • Accroître l’accès aux soins de qualité
    USA 20 M$
    avr-23 Cosmos Health Zipndoctor
    • Étendre la plateforme de télémédecine
    • Offrir un accès abordable et illimité aux soins
    • Couverture nationale en anglais et en espagnol
    USA NA
    févr-23 Dr First Backline
    • Améliorer la communication clinique
    • Augmenter la part de marché
    • Accélérer la mise sur le marché
    USA NA
    janv-23 Humana Heal
    • Étendre les soins à domicile
    • Améliorer la qualité des soins pour les seniors
    • Accélérer l’approche de soins basés sur la valeur
    USA 100 M$
    janv-23 Revive Health Swiftmd
    • Innover et élargir les services de santé numériques
    • Étendre l’infrastructure et le réseau de fournisseurs
    • Offrir des soins de qualité à un coût compétitif
    USA NA
    mai-24 Centivo Edenhealth
    • Intégrer les services cliniques d’Eden Health
    • Élargir l’offre de soins virtuels
    • Améliorer l’accès aux soins pour les employeurs
    USA NA
    mars-24 GTCR Cloudbreak
    • Accélérer les investissements en développement de produits
    • Renforcer les services d’interprétation en télésanté
    • Améliorer l’accès équitable aux soins de santé
    USA 165,9 M$
    févr-24 Axa HBS UK
    • Renforcer l’offre de soins de santé en ligne
    • Accélérer l’accès direct aux soins pour les membres
    • Soutenir la capacité de service du NHS
    France NA
    févr-24 Compodium Confrere
    • Étendre l’offre de services téléconsultation
    • Renforcer la présence en région nordique
    • Assurer une transition fluide pour les clients de Confrere
    Norvège NA
    janv-24 Visibly Eyecare Liv
    • Lancer des consultations vidéo en temps réel pour des soins de la vue plus complets.
    • Augmenter l’accès aux soins de la vue en ligne grâce à des outils numériques.
    • Intégrer les technologies de tests de vision en ligne de Visibly avec les solutions de télésanté d’EyecareLive.
    USA NA
    janv-24 98point6 Bright MD
    • Introduire un module de soins asynchrones pour élargir l’offre de soins virtuels.
    • Accélérer la stratégie de croissance et renforcer les capacités technologiques de la plateforme.
    • Offrir des solutions pour atténuer l’épuisement des cliniciens et améliorer l’expérience patient.
    USA NA
    févr-24 Cegedim Visiodent (Veasy)
    • Étoffer l’écosystème de solutions
    • Soutenir le développement de l’offre Veasy
    • Répondre aux nouveaux enjeux réglementaires et à la digitalisation des parcours patients
    France NA

    * Liste non exhaustive.

     

  • Téléconsultation : comment réduire l’écart entre le dynamisme de l’innovation et son intégration dans les pratiques ?

    Bien que la téléconsultation ait été rapidement adoptée en réponse à la crise sanitaire, son intégration durable et structurée reste incertaine, surtout dans les établissements de santé publics. En effet, malgré le remboursement des consultations par la Caisse nationale d’Assurance maladie (Cnam), plusieurs obstacles freinent son développement.

    D’une part, les plateformes de téléconsultation revendiquent la possibilité de facturer des frais supplémentaires, ce qui introduit un débat sur l’accessibilité et l’équité des soins, d’autant plus que la Cnam s’y oppose fermement. D’autre part, les initiatives innovantes comme les cabines de téléconsultation suscitent des questions quant à leur acceptabilité, leur efficacité clinique et leur impact sur la relation patient-soignant.

    Notre étude propose d’analyser non seulement les défis logistiques et économiques que pose la téléconsultation, mais aussi les enjeux éthiques et organisationnelles qu’elle implique, en interrogeant la pérennité de ce modèle de soins dans un système de santé centré sur l’hôpital public. Comment, dans ce contexte, la téléconsultation peut-elle se développer sans compromettre l’universalité et la qualité des soins, tout en répondant aux exigences de modernisation et de rationalisation des services hospitaliers ? 

    Analyses

    Contexte : entre promesses de l’innovation et incertitudes sur une intégration durable dans le parcours de soins en France

    En 2023, la téléconsultation représente 2,7 % des dépenses de soins des généralistes, 0,5 % des soins spécialisés et 33 % des actes médicaux en France. Cela témoigne d’un écart entre l’innovation et son intégration concrète dans les pratiques médicales. L’utilisation croissante des plateformes de téléconsultation souligne cependant le potentiel d’adaptation et de diversification des soins.

    👉 Un état des lieux et les chiffres clés de l’environnement de la téléconsultation est accessible dans cet article.

    Evolutions réglementaires de la téléconsultation : limiter le risque d’une “ubérisation” de la médecine ?

    Qualité des soins, erreurs médicales, remboursement, risque d’une médecine à deux vitesses : l’essor récent de la téléconsultation a amené des interrogations et des impératifs de régulation. Depuis la convention médicale du 26 août 2016, qui en pose les bases, la réglementation continue de s’adapter pour encadrer cette pratique.

    👉 Cet article revient sur les différents enjeux éthiques et réglementaire autour de la téléconsultation, avec une synthèse des initiatives et des positions de différentes institutions et acteurs du secteur de la santé.

    Review : quelle efficacité de l’examen physique virtuel pendant une téléconsultation ?

    Malgré certaines inquiétudes exprimées, patients et professionnels de santé sont globalement satisfaits des examens physiques virtuels réalisés pendant une téléconsultation. C’est en tout cas ce que rapporte une nouvelle review* réalisée par une équipe de chercheurs australiens, avec des résultatys positifs pour la plupart des examens virtuels (oculaires, respiratoires et musculosquelettiques).

    👉 Pour consulter la synthèse de cette étude de la portée sur les examens physiques virtuels (EPV), veuillez suivre ce lien.

    Entretien expert avec Jean-Pascal Piermé, président du LET :

    “Des parcours hybrides et une étroite collaboration avec les territoires pour améliorer l’accessibilité des soins”. Dans un contexte de pénurie de ressources expertes au niveau des territoires, la téléconsultation suscite toujours des interrogations quant à son intégration dans les pratiques. A quels défis les opérateurs de la téléconsultation sont-ils confrontés et quelles sont les solutions envisageables pour lui garantir un avenir durable et efficace ? Entretien avec Jean-Pascal Piermé, président du LET.

    👉 Cet entretien, publié le premier octobre 2024, est accessible sur ce lien.

    Visualisation

    Cartographie de 37 entreprises de téléconsultation présentes en France :

    Plateformes généralistes (Medaviz, Qare) ou spécialisées en santé mentale (Eutelmed), gynécologie (Ginger) ou pédiatrie (Doudoucare) et cabines connectée (Tessan, Medadom) : en France, au moins 37 entreprises investissent le marché de la téléconsultation. Si cette innovation de parcours s’impose comme une solution aux déserts médicaux, plusieurs interrogations se posent sur son modèle économique.

    👉 L’article consacré à la compréhension du marché de la téléconsultation et la cartographie des entreprises présentes en France est disponible ici.

    Les investissements dans la téléconsultation se restructurent après une période post-Covid record

    Les années 2023 et 2024 enregistrent un recul dans le financement du marché de la télémédecine, dont la téléconsultation reste le segment la plus actif. Elle concentre près de la moitié des levées de fonds, réalisées majoritairement aux Etats-Unis.

    👉 Dans cet article, un tour d’horizon international des principales opérations menées en 2023 et 2024.

    Panorama des partenariats entre organismes assureurs et plateformes de téléconsultations :

    24h/24 et 7j/7, les assureurs, mutuelles et complémentaires santé proposent quasiment tous des prestations de téléconsultation pour leurs assurés (indépendants, PME/TPE, grands groupes, familles). Leurs offres sont plutôt homogènes en termes de services (facilité d’usage, zéro reste à charge, disponibilité), et rencontrent un grand succès. Tour d’horizon des offres et des partenariats.

    👉 Un benchmarking synthétique des différentes initiatives des organismes d’assurance de santé est accessible via ce lien.

     

  • Panorama des partenariats entre organismes assureurs et plateformes de téléconsultation

    La téléconsultation, un terrain commercial pour les mutuelles ?

    Remboursée par l’Assurance maladie et la complémentaire santé solidaire, la téléconsultation peut aussi faire l’objet de remboursements par les mutuelles et les complémentaires santé privées. Pendant la crise du Covid-19, la téléconsultation faisait l’objet d’un remboursement intégral de la part de l’Assurance maladie (800 millions d’euros de coûts entre 2020 et 2021). Depuis septembre 2022, ce régime d’exception est terminé. C’est le retour du cofinancement (70%/30%) entre Assurance maladie et les complémentaires santé. Les mutuelles sont entrées sur ce nouveau territoire commercial et proposent désormais des offres complètes de téléconsultation (dépistage, soutien psychologique, prévention, suivi des maladies chroniques).

    RDV dans l’heure, programmes de prévention… Des services premium pour les assurés

    L’offre de téléconsultation est souvent incluse dans les contrats santé. L’assureur adapte la tarification si cette option est souhaitée par l’assuré. Les assureurs font des partenariats avec des plateformes numériques et proposent des services avantageux et « premium » de consultations médicales à distance. Les patients peuvent consulter un généraliste ou un spécialiste rapidement, voire en urgence, bénéficier de programmes de prévention, d’un deuxième avis médical, d’applications numériques pour suivre leur état de santé. Par exemple, la Mutuelle Générale et Lifeaz proposent un suivi pour les patients avec des antécédents médicaux à risques. La prise en charge financière est aussi simplifiée du fait de la prise en compte du reste à charge. Pour les complémentaires santé, les avantages sont nombreux :

    Limiter les coûts de santé :

    La téléconsultation permet de réduire les coûts de prise en charge. En incitant les adhérents à consulter à distance pour des pathologies bénignes, elles évitent des consultations physiques ou aux urgences, parfois coûteuses. En facilitant l’accès aux soins des maladies chroniques, la téléconsultation améliore la prévention et réduit les complications à long terme.

    Améliorer la notoriété, l’image de marque et fidéliser les assurés :

    En investissant dans des solutions innovantes, numériques, qui proposent de la valeur, les mutuelles et complémentaires santé renforcent leur image d’organismes modernes, attentifs aux évolutions et aux besoins de santé des assurés/patients. C’est un levier de fidélisation dans un marché très concurrentiel. Aussi, les données collectées permettent de mieux comprendre les comportements et les besoins de santé, et ainsi d’adapter les offres et services en fonction des tendances observées.

    24/7, zéro à charge, des offres homogènes en matière de services :

    Les offres s’adressent aussi bien aux assurés particuliers qu’aux travailleurs (indépendants, petites et moyennes entreprises, grands groupes). La téléconsultation est souvent disponible 24h/24 et 7j/7, accessible parfois depuis l’étranger. Autre promesse, celle d’échanger avec un médecin quasiment à la demande, ou avec le minimum de temps d’attente (rendez-vous en moins de 20 minutes). Le volume de rendez-vous possible est souvent limité à 5 consultations par an.

    Les partenariats comme source de valeur, et des offres similaires 

    Face à l’essor de la téléconsultation, les mutuelles et complémentaires santé développent des offres de consultation médicale à distance. À l’instar d’Axa, qui a été l’un des premiers à proposer, en 2015, des rendez-vous avec des médecins en ligne. C’est l’occasion pour ces entreprises de se démarquer dans un paysage très concurrentiel. Pour ce faire, elles s’associent à des plateformes numériques dont c’est le cœur de métier, aussi bien sur le plan technique que médical.

    Voici quelques exemples de partenariats :

    Assureurs / complémentaires santé / mutuelles Offres de téléconsultation Partenaires / Plateformes numériques Cibles commerciales
    Alan Accès 24h/24 et 7j/7, accès à un médecin en moins de 5 minutes. Livi Travailleurs indépendants, PME/TPE, grands groupes
    Allianz La téléconsultation en ligne est une solution apportée par Allianz aux salariés pour consulter un médecin 7j/7 24h/24, pour un conseil ou une ordonnance. MySantéclair, Qare Particuliers et entreprises
    AG2R la Mondiale, Viasanté Service de téléconsultation 7j/7, 24h/24, en moins d’1h. Inclus dans le contrat santé. Test santé mentale avec Coronapsy.fr MédecinDirect (Teladoc Health) Particuliers et entreprises
    Apicil Téléconsultation 7j/7 incluse dans les contrats santé API Services. Inclus dans le contrat le 2ème avis et le soutien psychologique. API Services (propre à Apicil) Particuliers, TPE/PME
    April 5 téléconsultations prises en charge avec le contrat santé. Accès en moyenne sous 1h à médecin généraliste. 7j/7j de 6h à minuit. Teladoc Health Particuliers, entreprises
    Axa

    AXA propose une téléconsultation médicale via son service Angel. Inclus dans tous les contrats santé. Accès 7j/7, en France et à l’étranger.

    Angel Particuliers et entreprises
    CNP Assurances

    Consultations médicales à distance et prescription médicale avec envoi d’ordonnance.

    n.a Anticipa : une offre santé et prévoyance, pour la Fonction publique
    Generali Accès 24/7 pour le médecin généraliste  Med&Vous (Europ Assistance) Particuliers, travailleurs indépendants, entreprises
    Groupama Permet 6 téléconsultations par an pour chaque membre d’une même famille d’assurée. Qare Particuliers, entreprises
    Harmonie Mutuelle Accès  5 téléconsultations 24h/24 7j/7 sans rendez-vous par visio avec l’un des médecins généralistes ou spécialistes (dermatologues, gynécologues, ophtalmologues, psychiatres, sage-femme). Livraison de médicaments possible. MesDocteurs et Maiia (Cegedim Santé) Particuliers, entreprises, travailleurs indépendants, secteurs publics
    Klésia Accès à un généraliste accessible 24h/24
    et 7J/7 en moins de 30 min ou sur rendez-vous.
    Med&Vous Particuliers, familles, TPE/PME
    Maaf Accès 7j/7 et 24h/24 par vidéo avec un médecin. Les téléconsultations sont accessibles sans limite de nombre. MesDocteurs Particuliers
    Macif Accès au réseau de soins Carte Blanche : permet de bénéficier d’un service de téléconsultation 24h/24 et 7j/7. Sans rendez-vous MesDocteurs Particuliers, familles, TPE/PME
    Malakoff Humanis, Groupe Vyv, Pro BTP Téléconsultation (en moins d’1h), 7j/7 de 8h à 20h, de France comme de l’étranger. 5 Consultations par an. Consultation psychologie incluse. 5700 téléconsultations réalisées par an. Qare, Maiia (Cegedim Santé) Salariés couverts par un contrat de santé collectif
    MGEN Les téléconsultations et vidéos consultations sont prises en charge au même titre qu’une consultation classique en cabinet médical. MesDocteurs Fonctionnaires, enseignants
    MMA Un accès au service de téléconsultation sans limite de nombre et sans avance de frais. Une mise en relation sous 15 mn en journée et 2 heures la nuit. Mysantéclair Particuliers, TPE/PME
    Swiss Life Depuis 2020 : service de téléconsultation accessible 7j/7 et  24h/24. A venir, les “Confort Hospitalisation” et “Confort Santé”.  Med&Vous (Europ Assistance) Particuliers, travailleurs indépendants, entreprises

    Cartographie des partenariats entre assureurs/mutuelles/complémentaires santé et plateformes de téléconsultation :

    @ Health & Tech Intelligence

    Agenda, tâches administratives : les “plus” pour les médecins

    Certains assureurs développent eux-mêmes des applications de prise de rendez-vous médicaux, directement intégrées à l’environnement numérique de l’entreprise. C’est le cas de Generali vie et Europ Assistance qui ont développé la plateforme Med&Vous. L’application permet d’effectuer des tâches standards comme le suivi des remboursements, l’envoi de factures, mais aussi de prendre rendez-vous avec un médecin, en téléconsultation ou en cabinet. Les offres de téléconsultation des assureurs, mutuelles et complémentaires santé apportent plutôt les mêmes avantages : une disponibilité quasi 24h/24, plusieurs spécialités (médecine générale, pédiatrie, dermatologie), livraison de médicaments, une prise en charge des frais ainsi que des programmes de prévention et de suivi des maladies chroniques. Pour les professionnels de santé, ces plateformes facilitent la gestion des patients, l’emploi du temps et l’ensemble des tâches administratives.

    L’abonnement à la téléconsultation : l’ONM réagit

    Les sociétés spécialisées dans la téléconsultation sont souvent critiquées par les syndicats de médecins libéraux et les responsables politiques. En cause, une médecine qualifiée de déshumanisée, une réglementation floue, et une commercialisation excessive de la santé, où la rentabilité prime parfois sur la qualité des soins. Les téléconsultations, gérées par des entreprises privées, peuvent être perçues comme un modèle de profit au détriment des soins de qualité. En juin 2023, le service de téléconsultation Ramsay Santé a essuyé une vive polémique. La raison : son offre de consultations (en partenariat avec Medaviz) médicales accessible via un abonnement de 11,90 € par mois, donnant accès à 20 consultations par an. Les professionnels du secteur de la santé y voient une source de désorganisation du système de santé, mais aussi un modèle économique qui favorise une médecine à deux vitesses, entre ceux qui peuvent payer et les autres, qualifiant le système de “médecine Netflix”. Ramsay Santé s’est défendu en disant justement que ces offres sont déjà proposées par les mutuelles.

    Un agrément désormais nécessaire :

    Depuis le 1er mars 2024, les sociétés de téléconsultation doivent obtenir un agrément pour facturer l’Assurance Maladie. Seules celles respectant plusieurs critères peuvent être agréées : elles doivent être des sociétés commerciales, indépendantes des fabricants de médicaments ou de dispositifs médicaux, et garantir la protection des données personnelles selon le RGPD, suivre les recommandations de la Haute autorité de santé (HAS), respecter les exigences tarifaires. De plus, leurs outils numériques doivent être conformes aux référentiels d’interopérabilité. L’agrément doit être renouvelé chaque année, et en cas de fraude, un retrait définitif peut être prononcé.

    L’ambition de cette réglementation est de maintenir la téléconsultation comme un outil complémentaire au service des soins, et non une source de revenus complémentaire.

     

  • USA : état des lieux de la santé numérique, réglementation et principaux acteurs

    Du 1er plan de 2011 à la « stratégie fédérale pour les technologies de santé 2024-2030 »

    En 2011, les Etats-Unis ont mis en place leur première stratégie fédérale pour les technologies de santé ce qui a permis notamment l’adoption des dossiers de santé électroniques. Aujourd’hui, la stratégie fédérale 2024-2030 annoncé par le Bureau du Coordinateur National pour la Technologie de l’Information sur la Santé (ONC) met l’accent sur l’interopérabilité et l’utilisation des données de santé pour améliorer les diagnostics et les traitements.

    📌 Contexte et chiffres clés du système de santé américain :

    Le système de santé américain, complexe et sans couverture universelle, est caractérisé par un financement mixte, combinant programmes publics et assurances privées. En 2022, les dépenses de l’assurance privée ont atteint 1 290 milliards de dollars, représentant 30,4 % des dépenses de santé totales. Cependant, 8 % de la population reste non assurée, soulignant les lacunes persistantes du système.

    Chiffre clé : 56% des Américains souscrivent à une assurance privée.

    👉 H&TI dresse un aperçu détaillé de différents aspects du système de santé du pays, notamment son organisation, son financement et ses récentes réformes, dans un article à retrouver ici.

    📌 Principales évolutions réglementaires aux Etats-Unis  en lien avec la santé numérique :

    Pour répondre aux défis de la santé numérique, les États-Unis ont adopté plusieurs cadres réglementaires. La Health Insurance Portability and Accountability Act (HIPAA), introduite en 1996, a mis en place des normes nationales pour la protection des données de santé, renforcées récemment pour couvrir la confidentialité des soins reproductifs et l’utilisation de dispositifs mobiles. La 21st Century Cures Act de 2016 a amélioré l’interopérabilité des technologies de santé, facilitant l’accès sécurisé aux informations de santé électroniques.

    Chiffre clé : En 2023, près de 88 % des hôpitaux américains utilisaient des systèmes certifiés de dossiers de santé électroniques conformément aux exigences de la Health Information Technology for Economic and Clinical Health Act (HITECH).

    👉 H&TI dresse un état des lieux des principales initiatives réglementaires sur lesquelles s’appuient les différentes stratégies en santé numérique et des principales réglementations en matière de couverture de santé, dans un article à retrouver ici.

    📌 Panorama des acteurs clés de l’écosystème fédéral américain autour de la santé numérique :

    La Food and Drugs Administration (FDA) est le principal organisme de régulation en santé numérique aux Etats-Unis. Dès 2017, la FDA a reconnu l’importance d’adapter ses cadres réglementaires pour suivre l’évolution rapide des dispositifs médicaux numériques. Le programme pilote « Pre-Cert », a testé une nouvelle approche de régulation basée sur l’excellence organisationnelle et la surveillance continue des performances des produits.

    De nombreux acteurs, souvent issus de la FDA ou du département de la santé, ont la charge de la régulation, de l’adaptation des cadres réglementaires ou jouent un rôle de conseil et d’accompagnement auprès des autorités sanitaires pour la fourniture de thérapies numériques ou l’utilisation de technologie.

    Chiffre clé : En 2023, le marché des DTx représentent 1,95 Mds $.

    👉 H&TI réalise un panorama des nombreuses organisations jouant un rôle essentiel dans la réglementation et la mise en œuvre des initiatives numériques, dans un article à retrouver ici.

    📌 Quelle stratégie en santé numérique et data ?

    Pour renforcer l’intégration des technologies numériques, la stratégie fédérale pour 2024-2030 se concentre sur l’amélioration de l’interopérabilité des données de santé, l’adoption de l’intelligence artificielle dans les diagnostics, et la mise en place de meilleures pratiques de cybersécurité. Elle vise également à promouvoir l’équité dans l’accès aux soins et à accélérer la recherche et l’innovation dans le domaine de la santé.

    Cet article explore en détail les objectifs principaux de cette stratégie, les moyens proposés pour les atteindre, et les implications potentielles pour les patients, les prestataires de soins, les chercheurs, et l’industrie de la santé en général.

    👉 H&TI réalise une synthèse des principaux points de cette stratégie afin de comprendre comment le gouvernement américain envisage de tirer parti des technologies de l’information pour améliorer la qualité des soins, promouvoir l’équité en matière de santé, et stimuler l’innovation, dans un article à retrouver ici.

    Récapitulatif des chiffres clés USA @ H&TI
  • Santé numérique et institutions : bilan des faits marquants de l’été 2024

    En France, malgré un climat politique incertain, et ses conséquences sur la vie institutionnelle (attente des nominations ministérielles, ralentissement du PLFSS), la production de rapports et les annonces continuent d’alimenter les acteurs de la santé en recommandations. Le rapport de la Fédération Hospitalière de France, par exemple, met en avant la notion de « responsabilité populationnelle » et les spécificités territoriales en faveur de la santé publique. Les sénateurs Anne Ventalon et Christian Redon-Sarrazy soulignent, dans un rapport dédié à l’intelligence artificielle, la nécessité de renforcer l’IA dans le secteur de la santé, notamment en rendant accessibles les données pour la recherche. Du côté des levées de fonds, 57 millions d’euros ont été investis dans les startups de santé numérique, avec 47 millions d’euros levés par TRiCares pour développer une valve tricuspide.

    Pour faire le point sur ces actualités estivales, Health & Tech revient sur les principales annonces (nominations, rapports, partenariats, levées de fonds) qui ont eu lieu entre juillet et août 2024 :

    Le rachat de Sanoïa par le groupe Astek, qui renforce sa position sur le marché de la recherche clinique, Ospi, qui devient un acteur majeur de la donnée à l’hôpital en France après le rachat d’Alicante… Health and Tech Intelligence synthétise dans cet article les éléments clés des principales opérations identifiées sur le marché français au cours de l’été 2024.

    Yann Bubien à la tête de l’ARS Paca, Nicolas Scotté pressenti pour être le futur directeur de l’Institut national du cancer (Inca), Sophie Boissard reconduite à la direction générale du groupe Clariane… Cet été 2024, beaucoup de nominations ont eu lieu tant dans le secteur privé que dans le secteur public de la santé : Health and Tech Intelligence dresse le bilan de ce mercato estival.

    FHF, CNAM, Sénat, l’été 2024 a été marqué par la publication de rapports essentiels pour le secteur de la santé français. Alors que la CNAM annonce un déficit prévisionnel de 11,4 milliards d’euros, ces publications proposent des éclairages aux acteurs politiques pour améliorer le système de santé en matière de prévention, d’accès aux soins et d’innovation.

    Entrée en vigueur de « l’AI Act », ouverture des candidatures HOP’EN 2, autorisations de la FDA, Health and Tech revient sur les annonces notables des institutions de santé qui ont eu lieu cet été en France, en Europe et aux USA.

    L’été 2024 est marqué par une série de partenariats stratégiques dans le secteur de la santé, avec des collaborations visant à moderniser les services médicaux, améliorer la sécurité des prescriptions et étendre l’accès à des soins innovants. Des initiatives comme “Ma Pharmacie en France” ou le partenariat entre C2N Diagnostics et Unilabs témoignent d’un effort global pour répondre aux défis.

    57 millions d’euros, c’est le montant des levées de fonds entre juillet et août dans l’univers de la santé numérique. Au total, ce sont 8 opérations qui ont été recensées. Avec en tête, 47 millions d’euros pour TRiCares, une start-up spécialisée dans les dispositifs médicaux et les valves cardiaques.

    Un téléservice pour simplifier les démarches, la création du dossier médical partagé pour les détenus, et la télémédecine dans les territoires ultramarins. Voici un point sur les textes clés publiés au Journal officiel durant l’été 2024.

     

  • Datatransformeurs : un outil pour évaluer le rapport bénéfices-risques (groupe de travail)

    Développer un outil pour l’évaluation du bénéfice-risque

    Le Groupe de travail « GT1 Balance Bénéfices/Risques » a été formé pour répondre aux préoccupations concernant les risques associés à la réutilisation des données de santé. Le constat initial faisait état de nombreux blocages de projets dus à une approche excessive de la gestion des risques, négligeant souvent les bénéfices potentiels pour la société et les chercheurs.

    L’ambition de ce groupe est de développer un outil permettant d’évaluer le rapport entre les bénéfices et les risques liés à l’utilisation secondaire des données de santé. Cet outil vise à compléter les études d’impact du RGPD et à promouvoir une confiance collective parmi les acteurs de la santé. De plus, l’outil est conçu pour évaluer le rapport bénéfice-risque à accéder et à analyser des données de santé personnelles pseudonymisées et groupées pour la santé publique.

    Démarche pour le développement de l’outil

    La démarche du groupe de travail s’est concentrée sur l’élaboration d’une méthodologie rigoureuse pour évaluer le rapport bénéfice-risque associé à l’utilisation de données de santé personnelles pseudonymisées et groupées. Parmi les attendus de la démarche :

    📌 Une vision holistique de l’impact de la recherche :

    L’outil doit permettre aux porteurs de projets de prendre de la hauteur et de développer une vision holistique de l’impact de la recherche sur la santé publique. En considérant non seulement les résultats immédiats, mais aussi les implications à long terme, cette approche vise à favoriser des décisions mieux informées et plus équilibrées.

    📌 Clarification et objectivation du risque et du bénéfice :

    L’outil doit permettre de clarifier et d’objectiver le risque et le bénéfice réel pour la société et les individus. En utilisant une grille de lecture commune, cet outil permet d’identifier et de quantifier de manière objective les avantages potentiels et les risques associés à un projet. Cela inclut une appréciation par le porteur de l’importance du bénéfice ainsi que des risques de fuites de données et de réidentification.

    📌 Confiance collective et une simplification des projets de réutilisation des données :

    En fournissant une évaluation des bénéfices et des risques, l’outil permettra d’aider les décideurs à peser les options disponibles et à choisir les meilleures stratégies pour maximiser les avantages tout en minimisant les risques. Cela inclut des recommandations sur les mesures de sécurité à mettre en place, les modalités de publication des résultats et les stratégies de communication avec le public et les parties prenantes.

    7 étapes en itération

    Pour atteindre ces objectifs, plusieurs étapes ont été suivies. Actuellement le groupe de travail est à l’étape 5.

    1️⃣ Identification des catégories de bénéfices et de risques : cela impliquait de définir les différentes dimensions de bénéfices et de risques, prenant en compte des aspects tels que la surveillance épidémiologique, l’amélioration des connaissances médicales etc.

    2️⃣ Identification des modulateurs de risque/bénéfice : cela impliquait d’évaluer la vraisemblance et la probabilité des bénéfices et des risques, prenant en compte la probabilité de l’étude à atteindre son objectif principal, la probabilité à ce que les résultats amènent à un changement de pratique par exemple etc.

    3️⃣ Identification de méthodes de décisions : cela impliquait l’utilisation de modèles décisionnels pour évaluer la balance bénéfice-risque de manière systématique et transparente, prenant compte de l’importance des effets favorables et défavorables et la mise en balance des bénéfices et des risques. Celle-ci permet, en fonction de la qualification des risques et des bénéfices, de décider de prendre des risques pour obtenir les bénéfices et de déterminer si des mesures complémentaires doivent être mises en place

    4️⃣Tests primaires : des essais ont été menés et présentés lors du retex du groupe de travail sur le projet Flatiron de Roche et le projet « cancer du sein ». Ces tests ont permis de peaufiner l’outil et de s’assurer qu’il répondait bien aux besoins des porteurs de projets.

    5️⃣ Echanges avec l’écosystème : cela implique d’échanger avec des porteurs de projets, pour recueillir des retours d’expérience et des conseils pratiques quant à l’utilisation de cet outil

    6️⃣ Mise en forme et partage de l’outil : cela implique une fois l’outil finalisé, mis en forme, un partage avec les porteurs de projets pour qu’ils se l’approprient et l’adoptent.

    7️⃣ Itérations : dans une démarche d’amélioration continue, les itérations permettront de perfectionner l’outil en fonction des retours d’expérience et des évolutions des besoins ou de la réglementation.

    L’outil devrait être évalué d’ici fin 2024.

     

  • Cartographie des acteurs de l’écosystème irlandais de la santé numérique

    198 entreprises de la santé numérique

    En 2024, Ibec a publié une cartographie de l’écosystème irlandais de la santé numérique, recensant 198 entreprises, réparties en 9 catégories :

    • dispositifs médiaux numériques (DMN) ;
    • thérapies numériques (DTx) ;
    • applications de santé et de bien-être ;
    • médecine de précision ;
    • télésurveillance et télésanté ;
    • outils cliniques ;
    • pilotage et gestion des ressources ;
    • data et cybersécurité.

    Le pays est divisé en quatre régions principales – Est, Ouest, Nord et Sud – avec une concentration variable des entreprises de santé. La région Est en regroupe le plus grand nombre, notamment à Dublin, suivie par la région Ouest et sa principale ville Galway.

    La catégorie DMN est celle ayant le plus d’entreprises avec des sociétés internationales comme Medtronic et Siemens Healthineers ou des laboratoires pharmaceutiques tels que Roche Diagnostics.

    Répartition des entreprises en santé numérique en Irlande – @ Ibec

    Un bureau pour l’innovation au sein du HPRA

    Health products regulatory authority (HPRA) a mis en place un bureau de l’Innovation pour offrir un soutien réglementaire et des conseils aux développeurs de dispositifs innovants. L’objectif est d’aider les innovateurs à comprendre les exigences réglementaires dès le début du développement, évitant ainsi des problèmes potentiels ultérieurs et accélérant l’approbation des nouveaux produits.

    Le HPRA est l’agence en charge de garantir que tous les produits de santé, y compris les dispositifs de santé numérique, soient sûrs et efficaces pour les patients. L’agence a la charge de la réglementation des DMN pour assurer leur sécurité et leur adéquation à l’usage prévu. Cela comprend la planification et la conception appropriées du produit, l’évaluation des performances et des aspects cliniques, et la validation des processus de fabrication. Une fois le produit mis sur le marché, il doit être traçable tout au long de la chaîne de distribution et son rendement doit être surveillé continuellement. Le bureau de l’Innovation au sein du HPRA a justement été créé car la réglementation des produits en santé numérique demande une approche plus flexible et agile que celle des produits de santé traditionnels.

    Le HPRA encourage les développeurs à générer et évaluer les données cliniques pour démontrer la performance et la sécurité de leurs dispositifs. L’Irlande, avec son secteur dynamique des dispositifs médicaux et de la technologie comme le montre la cartographie ci-dessus souhaite être un hub mondial dans ce domaine en attirant des entreprises internationales.

    Panorama des acteurs de l’écosystème en Irlande

    Panorama des personnes clés au sein de ces structures

    Synthèse

    Synthèse des acteurs clés de la santé numérique en Irlande @ H&TI