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  • Panorama de 32 solutions numériques du parcours patient de l’AVC

    La rééducation post-AVC concentre le plus grand nombre de solutions

    Il existe plusieurs solutions associées aux différentes étapes du parcours d’un patient atteint d’un AVC. Parmi elles, 47 % des solutions concernent l’étape de la rééducation post-AVC. Applications de rééducation cognitive ou encore plateforme robotisée spécialisée dans la mobilité, toutes utilisent le numérique afin d’aider les patients à retrouver leurs anciennes facultés motrices.

    25 % des autres solutions nombrables se trouvent respectivement dans le diagnostic et la prévention. La plupart utilisent des outils de détection, d’analyse et d’évaluation des risques encourus par le patient. D’autres solutions comme Inheart ou encore E-stroke de Brainomix basent sur la mise en place et l’utilisation de logiciels d’imagerie médicale permettant de visualiser et détecter en amont l’anomalie.

    En revanche, les solutions apportées pour le suivi du patient après un AVC restent faibles. A l’heure actuelle, il n’en existe qu’une : Liva Healthcare. Elle vise un suivi à distance et propose des séances de coaching pour les patients atteints de maladies chroniques, y compris après un AVC.

    L’IA transforme le diagnostic

    Elles sont au total 9 à utiliser l’IA dans leur solution. Exclusivement utilisée à l’étape du diagnostic et de la prévention, l’IA est généralement l’outil de détection du risque. RapidAI, Arterys Neuro de Arterys ou encore Advanced Visualization Worksapce de Philips, centre leur solution sur son utilisation. Aptelcare de Healabs, elle, utilise l’IA dans sa solution de télé suivi médical. Le but, surveiller les patients à distance, notamment après un AVC.

    Aujourd’hui, Arterys Neuro ou encore Cercare Medical mettent en avant, dans leurs solutions d’aide au diagnostic basées à l’IA, une aide à la décision pour les patients.

    Cartographie des solutions numériques pour l’AVC

    Cartographie des solutions numériques intervenant sur le parcours de soins de l'AVC - @ Health&Tech Intelligence
    Cartographie des solutions numériques intervenant sur le parcours de soins de l’AVC – @ Health&Tech Intelligence

  • Collaborations public-privé : comment l’IA et les données optimisent le traitement des AVC en France

    Grâce à ces partenariats, les patients bénéficient d’une prise en charge adaptée à leur profil individuel, tandis que les professionnels de santé disposent d’outils d’aide à la décision pour intervenir au bon moment et avec les traitements les plus appropriés.

    📌 L’innovation organisationnelle en Île-de-France

    L’Agence régionale de santé Île-de-France a lancé un appel à projets en 2024 pour soutenir les innovations organisationnelles intégrant des solutions numériques. Ce dispositif vise :

    • à améliorer les conditions de travail des professionnels de santé ;
    • et à optimiser la prise en charge des patients notamment ceux atteints d’AVC.

    L’objectif est d’optimiser les parcours de soins en rapprochant les services de soins des patients tout en intégrant des technologies innovantes pour soutenir la rééducation et le suivi médical à domicile.

    Parmi les projets sélectionnés le programme Autonomie AVC a une approche novatrice de la rééducation post-AVC. Ce projet met en place un espace de rééducation accessible 7 jours sur 7 où les patients hospitalisés dans les services de SMR deviennent acteurs de leur propre rééducation. Les technologies employées permettent une rééducation motrice et cognitive intensive avec des dispositifs médicaux intuitifs favorisant la motivation et la répétition des mouvements. Cette initiative s’inscrit dans une démarche visant à :

    • prolonger le temps de rééducation ;
    • à réduire les périodes d’inactivité ;
    • à renforcer les progrès obtenus ;
    • et à impliquer les proches et les aidants dans le processus de guérison.

    Ce projet est issu de la collaboration entre l’hôpital Rothschild, les hôpitaux Paris Est Val-de-Marne (HPEVM), l’Institut de réadaptation de Romainville et la société Dessintey.

    📌 Prédiction du risque d’AVC en analysant des données du SNDS

    Le projet TALENT-SNDS mené par le CHU de Bordeaux utilise les données du Système National des Données de Santé (SNDS) pour développer des algorithmes prédictifs. Ces derniers sont capables d’estimer le risque d’AVC cardioembolique qui est une forme courante et souvent sévère d’AVC causée par des caillots sanguins formés dans le cœur. Ce projet s’appuie sur l’analyse de vastes bases de données de santé pour anticiper les AVC en prenant en compte un ensemble de facteurs médicaux, comportementaux et démographiques. Les données cliniques utilisées telles que les antécédents médicaux, les traitements antérieurs et les hospitalisations sont couplées à des informations sur les habitudes de vie et les facteurs environnementaux pour créer des modèles prédictifs précis.

    L’un des objectifs de ce projet est de proposer une prévention personnalisée aux patients présentant un haut risque d’AVC. Ces algorithmes d’IA permettent aux professionnels de santé de mieux anticiper les situations à risque et d’intervenir plus tôt en ajustant les traitements ou en recommandant des changements dans le mode de vie des patients. Cette collaboration entre le CHU de Bordeaux et l’Inserm vise à améliorer les stratégies de prévention grâce aux données du SNDS.

    📌 L’application Riskomètre de l’AVC pour estimer et réduire le risque d’AVC

    Le Riskomètre de l’AVC est une application mobile qui permet aux utilisateurs de mesurer leur risque personnel de faire un AVC dans les 5 à 10 prochaines années. Développée par le Professeur Valery Feigin de l’Institut National pour les AVC et les Neurosciences Appliquées en Nouvelle-Zélande, l’application a été adaptée pour la France sous la supervision des Professeurs Yannick Béjot et Maurice Giroud du CHU Dijon-Bourgogne. L’objectif de cet outil est de fournir une évaluation rapide et accessible du risque d’AVC basée sur une série de facteurs de risque tels que :

    • l’âge ;
    • le sexe ;
    • l’ethnicité ;
    • le mode de vie ;
    • et les antécédents médicaux.

    A partir d’une interface conviviale les utilisateurs peuvent obtenir en quelques minutes une estimation de leur risque d’AVC accompagnée de recommandations personnalisées pour réduire ce risque. L’application encourage également les utilisateurs à adopter des comportements préventifs comme la modification de leur alimentation ou la pratique régulière d’une activité physique.

    Le Riskomètre joue un rôle de prévention mais permet également aux utilisateurs de participer à l’étude internationale RiBURST contribuant ainsi à une recherche mondiale sur les facteurs de risque d’AVC et les stratégies de prévention. Ce projet soutenu en France par les équipes du CHU Dijon-Bourgogne représente une avancée significative vers une médecine participative où les patients jouent un rôle actif dans la prévention et la gestion de leur santé.

    📌 Prédiction des anévrismes intracrâniens et des AVC

    Le projet Neurovasc initié dans le cadre de la Stratégie nationale PEPR Santé Numérique, vise à réduire l’impact des anévrismes intracrâniens (AIC) et des AVC en développant des modèles prédictifs. Ce projet financé par le Plan d’Investissement d’Avenir (PIA) à hauteur de 1,5 million d’euros rassemble plusieurs partenaires dont l’Inserm, les CHU de Brest et de Nantes, ainsi que des universités telles que Paris-Saclay et Paris Cité.

    Neurovasc est structuré autour de 3 axes, sous forme de 3 work-packages (WP) :

    • le WP1 se concentre sur la création d’une infrastructure de données interopérable facilitant la gestion des données génétiques et phénotypiques des patients atteints d’AIC – ces données permettent le développement de modèles prédictifs capables d’identifier les risques de rupture d’anévrisme et de survenue d’un AVC ;
    • le WP2 est dédié à la création de modèles avancés basés sur des données génomiques pour prédire le risque global de ces pathologies ;
    • le WP3 se focalise sur le développement de solutions numériques permettant de mieux accompagner les patients dans la gestion quotidienne de leur maladie et d’améliorer leur qualité de vie.

    Ce projet coordonné par l’Inserm en partenariat avec Nantes Université, CHU de Brest, CHU de Nantes, Inria, Université Paris-Saclay, Université de Bordeaux, Institut Mines Telecom Atlantique Bretagne-Pays de la loire, CNRS Bretagne Pays de Loire (Rennes), Université Paris Cité. Cette collaboration entre hôpitaux, universités et entreprises montre l’importance des partenariats public-privé dans le développement de solutions innovantes pour la santé en combinant des données massives issues de la recherche clinique et des outils d’IA pour une médecine plus prédictive.

    📌 Un projet européen pour personnaliser le traitement des AVC grâce aux jumeaux numériques

    Le projet Gemini, financé par la Confédération suisse et le programme européen Horizon Europe, a pour objectif de créer des jumeaux numériques de patients victimes d’AVC pour personnaliser leur traitement. Le projet regroupe un consortium de 20 institutions provenant d’Europe, des États-Unis et de Taïwan incluant des partenaires comme les Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG), la Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW) et l’entreprise française Ansys France. Ce consortium multidisciplinaire reçoit un financement de 1,8 million de francs suisses pour la période 2024-2029, pour développer et utiliser des jumeaux numériques afin de prédire l’évolution de la maladie et d’améliorer les stratégies thérapeutiques.

    Ces jumeaux numériques sont des répliques de patients construites à partir de leurs données cliniques, radiologiques et histologiques. Ces modèles permettent de simuler différents traitements et d’observer leurs effets potentiels afin de faciliter ainsi la prise de décision clinique. Par exemple pour un patient présentant un anévrisme intracrânien non rompu le jumeau numérique peut être utilisé pour évaluer les risques de rupture en fonction des interventions envisagées.

    Cartographie des projets et collaborations exploitant data et IA pour améliorer la prise en charge de l'AVC - @ Health&Tech Intelligence
    Cartographie des projets et collaborations exploitant data et IA pour améliorer la prise en charge de l’AVC – @ Health&Tech Intelligence
  • Bilan des levées de fonds des start-ups de la santé numérique au T3 2024 : une dynamique en progression

    Un retour des grandes levées de fonds en Europe

    📌 64 % des deals ont été réalisés en early stage (pré-seed, seed et série A).

    📌 Un regain de croissance est observé  :

    • T3 2023 : 456.07 millions d’euros (41 opérations) > +23,88 % ;
    • T3 2022 : 1 780 millions d’euros (73 opérations) > -74,38 % ;
    • T3 2021 : 1 449,17 millions d’euros (78 opérations) > +22,83 % ;
    • T3 2020 : 500,3 millions d’euros (46 opérations) > +189,66 % ;
    • T3 2019 : 563,24 millions d’euros (55 opérations) > -11,17 %.

    📌 Un retour de mega deals : l’insurtech Alan réalise une levée de 173 millions d’euros en septembre 2024, représentant 66% du financement total du T3.

    📌 Dominance britannique et française en Europe : le Royaume-Uni se démarque avec 5 entreprises dans le top 11 des levées en Europe, dont Flo Health, Huma, Healx, Doccla et Zoe. Cela montre une dynamique importante dans la santé numérique britannique, soutenue par des investisseurs globaux et nationaux. La France suit avec Alan et Qantev, qui ont levé respectivement 173 M€ et 31 M€. En dehors du Royaume-Uni et de la France, d’autres pays comme Israël (avec CytoReason et Scopio Labs), le Danemark (avec Cerebriu), et l’Allemagne (avec Mindpeak) sont représentés dans le top 10 des levées en Europe.

    Le secteur de la santé numérique continue d’attirer des financements massifs en Europe, avec une forte concentration sur le Royaume-Uni et la France :

    Les grandes levées de fonds par Flo Health et Alan confirment leur position de leaders, mais des entreprises comme Huma et CytoReason pourraient également devenir des acteurs majeurs dans les années à venir.

    En France, l’évolution, mois par mois, montre une baisse importante du montant des levées à partir de février alors que le mois de Septembre marque un pic spectaculaire en termes de montants, bien qu’il n’ait pas le plus grand nombre d’opérations. la transaction majeure ayant fortement impacté ces résultats est la série F réalisée à 173M€, représentant 66% du financement total du T3.

    Ce bilan marque également le retour de megadeal. Au troisième trimestre 2023 , aucune levée de fonds ne dépassait les 61 M€. Une nette différence avec le bilan au S1 2022, qui était porté par 3 opérations dépassant les 100 M€ : Doctolib (500 M€, série G), Alan (183 M€, série E) et DNA Script (172 M€, série C).

     

    Montants levés par les startups de santé numérique au T3 2024 – @Health & Tech Intelligence

    👉 Pour aller plus loin:

    Analyses

    Dans cet indicateur H&TI, vous trouverez les articles suivants :

    • Détails des levées de fonds réalisées en France de janvier à septembre 2024👉 ici
    • USA: activité financière modérée mais stratégique (Rock Health) 👉 ici ;
    • Détails des levées de fonds réalisés en France de janvier à septembre 2024 👉 ici ;
    • Les 10 premières opérations totalisent 75 % des levées de fonds de janvier à septembre 2024👉 ici ;
    • La France se hisse à la deuxième position des levées en Europe au T3 2024 (CB Insight)👉 ici ;
    • Investissements en santé numérique: Une série de fermetures et une activité de Fusions-acquisitions en baisse 👉 ici ;
    • Evolution des levées de fonds au T3 de 2016 à 2024 👉 ici ;

     

     

  • France : 10 opérations totalisent 74 % des levées de fonds réalisées entre janvier et septembre 2024

    Au 3e trimestre (T3) 2024, des levées réparties sur 5 régions

    Concentrant les montants les plus significatifs, la région Île-de-France affiche une diversité de financements de l’innovation en santé numérique, avec des opérations allant de 0,6 million d’euros à 173 millions d’euros. Cette concentration peut s’expliquer par la présence de grands groupes, d’incubateurs et d’investisseurs majeurs dans la région parisienne.

    Au niveau national, cinq régions ont enregistré des levées de fonds, pendant les neufs premiers mois de l’année 2024 :

    • Ile-de-France : 240,3 millions d’euros ;
    • Provence-Alpes-Côte d’Azur : 12,5 millions d’euros ;
    • Auvergne-Rhône-Alpes : 10 millions d’euros ;
    • Bourgogne-Franche-Comté : 1,6 million d’euros ;
    • Occitanie : 0,75 million d’euros.
    Levées de fonds par région de juin à septembre 2024 - @ Health&Tech Intelligence
    Levées de fonds par région de juin à septembre 2024 – @ Health&Tech Intelligence

    Illustration graphique des levées réalisées au T3 2024 :

    La licorne Alan a réussi le tour de table le plus important du marché français de la santé et de l’assurance numérique – @ Health&Tech Intelligence

    Top 10 des levées de fonds réalisées en France en 2024

    Du premier janvier au 30 septembre 2024, au moins douze entreprises françaises ont réussi à lever des fonds allant de 15 millions à 173 millions d’euros.

    Startup Montant levé (M€) Secteur Investisseurs Mois
    Alan 173 Assurance Belfius Bank, Ontario Teachers Pension Plan, Temasek, Coatue Management, Lakestar Septembre
    Tricares 47 DM Andera Partners Juillet
    Uromems 44 DM EIC, Credit Mutuel Innovation Juin
    Aqemia 30 Machine learning, Gen AI Eurazeo, Bpifrance, alaia, wendel group Janvier
    Qantev 31 Insurtech, IA Elaia, Omnes et Raise Ventures Septembre
    Resilience 23 Oncologie Picus Capital, Red River West, Seaya Ventures, Singular, Cathay Innovation Mai
    May health 23 DM Femtech Investisseurs : Bpifrance, Trill Impact Ventures, Sofinnova Partners, Avestria Ventures, Kidron Capital Assets LP Mai
    Nabla 22 IA, plateforme, traitement et analyse de données Cathay Innovation avec la participation de Zebox Ventures (incubateur de CMA CGM) Janvier
    Kinvent 16 Medical device, Big data Eurazeo, Unifund, Raphael Varane, Sofilaro Janvier
    Azmed 15 Radiologie, IA Techstars, Teampact Ventures, Maison Worm Février
    Diabeloop 15 Diabétologie, DM, IA LBO, Terumo Corporation, Innovacom, CERITD, CEMAG Invest, Kreaxi, Supernova Invest, AGIR A DOM, Crédit Agricole, Odyssée Ventures, UI Investissements, Promontoires Mars
    Cure 15 Biologie, oncologie, data Sofinnova Partners, avec la participation de Hitachi Ventures, Life Extension Ventures, Xavier Niel et Datadog Mars

     

  • Europe : la France se hisse à la deuxième position des levées au T3 2024 (CB Insights)

    Répartition géographique des levées du Q3 2024

    Le Royaume-Uni domine ce classement et illustre l’importance du secteur numérique au sein de son système de santé. Les financements couvrent plusieurs segments clés du marché :

    • Flo Health se concentre sur les applications santé grand public ;
    • Huma se spécialise dans la gestion à distance des patients ;
    • Healx s’appuie sur l’IA pour accélérer la découverte de nouveaux traitements ;
    • Doccla développe des technologies de surveillance des patients ;
    • Zoe, qui fait des recherches sur la nutrition et la réponse des individus à l’alimentation, indique une forte demande pour des approches plus personnalisées et fondées sur des données scientifiques dans le domaine de la nutrition.

    La France se distingue grâce à deux entreprises :

    • Alan, la licorne avec 173 M€, confirme son statut de leader européen dans le domaine de l’assurance santé numérique;
    • Qantev (31 M€), une autre entreprise française, montre aussi que la France commence à se développer dans le domaine des technologies de l’assurance santé (Insurtech), avec une approche plus axée sur l’utilisation des données pour optimiser la gestion des sinistres et améliorer les services pour les assureurs.
    State of digital health, Q3 2024 – @ CB Insights

    Détail des levées de fonds réalisées

    Rang Entreprise Montant du tour Date du tour Valorisation du tour  principaux Investisseurs Pays % du financement total
    1 Flo Health 200 M$ 30/07/2024 1,0 Md$ General Atlantic 22,10%
    2 Alan 173 M$ 20/09/2024 4,5 Mds$ Belfius Bank, Coatue, Lakestar, Ontario Teachers, Temasek Icône drapeau français - Country flags 21,30%
    3 CytoReason 80 M$ 17/07/2024 N/A OurCrowd, Pfizer, NVIDIA, Thermo Fisher Scientific 8,80%
    4 Huma 80 M$ 16/07/2024 1,0 Md$ AstraZeneca, HAT, Hitachi Ventures, Leaps by Bayer 8,80%
    5 Healx 47 M$ 01/08/2024 N/A Atomico, R42, Balderton Capital, Global Brain, Jonathan Milner 5,20%
    6 Doccla 46 M$ 02/09/2024 N/A Lakestar, Bertelsmann Investments, Speedinvest, Catalyst, Elaia Partners 5,10%
    7 Scopio Labs 42 M$ 25/07/2024 N/A Fortissimo Capital, Aurum Ventures, LR Group, OTV, OurCrowd 4,60%
    8 Qantev 34 M$ 27/09/2024 N/A Blossom Capital, Elaia Partners, Omnes Capital, RAISE Ventures Icône drapeau français - Country flags 3,70%
    9 Cerebriu 19 M$ 13/09/2024 N/A North Ventures, Denmark’s Export and Investment Fund, Sagitta Ventures 2,10%
    10 Mindpeak 15 M$ 30/09/2024 N/A IFB Innovationsstarter, ZEISS Ventures, AI.FUND, European Innovation Council 1,70%
    10 Zoe 15 M$ 30/07/2024 N/A Coefficient Capital 1,70%

    Source : State of digital health, Q3 2024 – @ CB Insights

     

  • Autriche : état des lieux de la santé numérique, réglementation et principaux acteurs

    L’Autriche doit relever aujourd’hui plusieurs défis pour moderniser son système de santé. Pour cela, le gouvernement autrichien se concentre sur l’amélioration de la qualité des soins, l’égalité d’accès aux soins et l’efficacité des processus de soins dans un contexte de hausse des coûts et de tensions sur les ressources humaines.

    📌 Contexte et chiffres clés du système de santé autrichien :

    L’Autriche dispose d’un système de santé universel financé principalement par des assurances publiques et garantissant une couverture pour 99,9 % de la population. Cependant, ce système est marqué par une fragmentation organisationnelle et fait face à des défis pressants tels que le vieillissement de la population et la pénurie de personnel médical. En 2023, environ 20 % des Autrichiens avaient plus de 65 ans. Ce chiffre devrait atteindre 29 % d’ici 2050 ce qui entraînera une augmentation de 30 à 40 % de la demande de services de soins de longue durée d’ici 2030.

    Chiffre clé : plus de 90% des hôpitaux sont intégrés au système ELGA, le système de dossier de santé électronique national.

    👉 H&TI dresse un aperçu détaillé de différents aspects du système de santé du pays, notamment son organisation, son financement et son contexte numérique, dans un article à retrouver ici.

    📌 Principales évolutions réglementaires en Autriche en lien avec la santé numérique :

    Avec l’intégration de plus en plus de la télémédecine dans la pratique, l’IA et la digitalisation des dossiers médicaux, l’Autriche a posé les cadres juridiques pour améliorer l’accès aux soins et répondre aux besoins croissants de sa population. La Loi ELGA et le RGPD garantissent la protection des données et la sécurité des échanges. Par ailleurs, des initiatives comme le projet d’interopérabilité des systèmes de santé numériques soutiennent l’harmonisation européenne et l’accès transfrontalier aux soins.

    Chiffre clé : en 2023, le pays a obtenu un score de 88/100 pour la maturité de son système de santé numérique. Cependant, des défis subsistent, comme l’intégration des acteurs privés et l’extension des services de télémédecine aux zones rurales.

    👉 H&TI dresse un état des lieux des principales initiatives réglementaires sur lesquelles s’appuient les différentes stratégies en santé numérique et des principales réglementations en matière de couverture de santé, dans un article à retrouver ici.

    📌 Panorama des acteurs clés de l’écosystème fédéral autrichien autour de la santé numérique:

    La Zielsteuerungskommission est une commission fédérale réunissant l’État, les régions (Länder) et les assureurs publics. Son rôle est d’assurer la gouvernance de la stratégie nationale de santé numérique publiée en juin 2024 et dont les actions couvriront la période 2024-2030. Le ministère de la santé et ELGA GmbH jouent également un rôle central dans la gestion et la mise en œuvre des initiatives numériques.

    Toutefois, le secteur privé n’est pas encore pleinement intégré dans cet écosystème. Des initiatives sont en cours pour connecter les hôpitaux et cliniques privés à ELGA d’ici 2025. Le gouvernement encourage également les partenariats public-privé pour stimuler l’innovation dans le secteur de la santé.

    Chiffre clé : en 2023, 97,5% de la population autrichienne est couverte par le système ELGA.

    👉 H&TI réalise un panorama des nombreuses organisations jouant un rôle essentiel dans la réglementation et la mise en œuvre des initiatives numériques, dans un article à retrouver ici.

    📌 Quelle stratégie en santé numérique et data ?

    La stratégie fédérale autrichienne pour 2024-2030 vise à :

    1️⃣ améliorer l’accès aux soins via des plateformes numériques ;
    2️⃣ à optimiser l’utilisation des données de santé pour la recherche ;
    3️⃣ et à relever les défis démographiques comme le vieillissement de la population.

    La stratégie prévoit également la création d’un portail de santé numérique unifié dès 2026 qui centralisera les téléconsultations, les dossiers médicaux et la gestion des rendez-vous. Les objectifs de cette stratégie pour la période 2024-2030 sont :

    1️⃣permettre l’accès numérique au système de santé ;
    2️⃣créer des offres de prévention et de soins par télésanté ;
    3️⃣développer l’infrastructure publique de télématique de santé (GTI) ;
    4️⃣fournir des services eHealth centraux/composants ;
    5️⃣établir des registres pertinents pour les soins et la gouvernance ;
    6️⃣renforcer l’utilisation secondaire des données de santé ;
    7️⃣faciliter l’accès à l’innovation ;
    8️⃣renforcer les compétences numériques ;

    Chiffre clé : d’ici 2030, l’Autriche souhaite intégrer la télémédecine dans 50 % des services de santé et offrir des soins à distance pour les maladies chroniques.

    👉H&TI réalise une synthèse des  principaux  points  de cette  stratégie, dans un article à retrouver ici.

    Synthèse de la stratégie santé numérique autrichienne @ H&TI
  • Cartographie des acteurs de l’écosystème autrichien de la santé numérique

    Une stratégie numérique ambitieuse pour un système de santé durable et innovant

    Dans un contexte global de transformation numérique des systèmes de santé, l’Autriche a su développer une stratégie cohérente et ambitieuse pour moderniser ses infrastructures et améliorer la qualité des soins. Face à des défis croissants, comme le vieillissement de la population et la hausse des dépenses de santé, le pays mise sur l’innovation technologique pour renforcer l’efficacité et la durabilité de son système. Cette stratégie s’appuie sur une collaboration étroite entre les instituts de recherche, les autorités publiques, les organisations professionnelles et les startups technologiques.

    Pour autant, le secteur privé n’est pas encore complètement intégré dans l’écosystème. Pour y arriver, des initiatives sont mises en place pour connecter les hôpitaux et cliniques privés au Dossier de santé électronique d’ici 2025. Le gouvernement encourage également les partenariats public-privé pour stimuler l’innovation dans le secteur de la santé.

    Health&Tech Intelligence propose une cartographie des acteurs clés qui façonnent cette transition numérique en Autriche, illustrant leurs rôles respectifs dans l’écosystème.

    Acteurs clés de l’écosystème autrichien de la santé numérique

    Le dossier de santé électronique, les plateformes d’IA et les réseaux de soutien aux entreprises figurent parmi les initiatives phares au sein de cet écosystème dynamique et en pleine croissance, dont les principaux objectifs peuvent être résumés en trois points :

    • promouvoir l’innovation technologique ;
    • améliorer la qualité des soins de santé ;
    • et renforcer la protection des données personnelles des patients.

    Recherche et innovation :

    Les acteurs de la recherche sont des piliers essentiels dans l’innovation en santé numérique en Autriche. Plusieurs instituts de renommée internationale participent activement à la transformation du système de santé, à commencer par le Centre pour la santé numérique et l’innovation sociale (CDHSI), fondé en 2021, qui mène des recherches sur les solutions numériques centrées sur l’utilisateur.

    Plusieurs autres instituts contribuent aussi à l’innovation en santé : l’Institut autrichien de technologie (AIT), fondé en 1956, se spécialise dans la recherche en intelligence artificielle (IA), mais aussi en médecine prédictive, l’Institut Ludwig Boltzmann pour la santé numérique et la prévention (LBI-DHP), l’Institut pour les études avancées Vienne (IHS) qui explore l’impact de la digitalisation sur l’économie de la santé, ainsi que l’Institut autrichien d’évaluation des technologies de la santé (AIHTA), fondé en 2020, qui fournit des recommandations scientifiques sur l’impact et l’utilité des technologies de santé, y compris celles liées au numérique.

    Gouvernance :

    L’écosystème autrichien de la santé bénéficie également d’une solide infrastructure de gouvernance. La Commission de gouvernance basée sur des objectifs (Zielsteuerungskommission) joue un rôle central dans la fixation des objectifs financiers et des réformes nécessaires. Par ailleurs, deux chambres professionnelles, la Chambre des médecins autrichiens (ÖÄK) et la Chambre des pharmaciens autrichiens (ÖAK), veillent respectivement à la régulation de la profession médicale et de celle des pharmaciens. Elles garantissent aussi la formation continue des professionnels de santé pour l’intégration des technologies numériques dans leurs pratiques quotidiennes.

    Les infrastructures numériques de santé, comme le dossier de santé électronique, sont gérées par des organismes spécialisés. ELGA GmbH, fondée en 2009, administre l’accès aux données de santé numériques à travers une plateforme nationale, assurant un accès sécurisé aux informations médicales pour les professionnels de santé et les patients.

    Soutien aux entreprises et startups :

    Le développement des technologies de santé numérique en Autriche est soutenu par un ensemble de réseaux d’accompagnement et de structures dédiées à la promotion de l’innovation. LISAvienna et le Health Hub Vienna (HHV) sont deux acteurs importants dans ce domaine :

    • LISAvienna, fondé en 2002, soutient les entreprises de sciences de la vie, en particulier celles impliquées dans le domaine de la santé numérique, à travers des programmes de financement et d’accompagnement ;
    • et de son côté, le Health Hub Vienna, créé en 2018, réunit des startups et des acteurs de la santé pour encourager le développement de solutions numériques innovantes.

    Organismes publics et sécurité sociale :

    L’Autriche dispose également d’organismes publics et d’institutions étatiques qui jouent un rôle clé dans l’encadrement de la santé numérique. Le ministère fédéral des Affaires sociales, de la Santé, des Soins et de la Protection des consommateurs (BMSGPK) supervise les politiques de santé du pays, incluant les initiatives numériques. La Chancellerie fédérale autrichienne et le ministère des Finances, à travers leur direction de la digitalisation, coordonnent les efforts pour renforcer l’infrastructure numérique publique.

    Enfin, la Caisse de santé autrichienne (ÖGK) et la Sozialversicherung gèrent les programmes de sécurité sociale, incluant la gestion des cotisations d’assurance maladie et l’introduction de services numériques comme la prescription électronique.

    Cartographie des acteurs autrichiens de l’écosystème de le santé numérique

    L’écosystème de la santé numérique en Autriche repose sur une forte collaboration entre les institutions de recherche, les organismes professionnels, les autorités publiques et les réseaux de soutien aux startups. Ce paysage est en pleine expansion et offre de nombreuses opportunités pour l’innovation. Avec une attention particulière portée à la réglementation, la gouvernance et la protection des données, l’Autriche s’engage à construire un système de santé numérique durable et sécurisé.

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    Cartographie des personnes clés de l’écosystème autrichien :

  • Un test sanguin diagnostique la sclérose latérale amyotrophique avec une précision de 98%

    Maladie de Charcot, un diagnostic complexe et souvent tardif

    La SLA, ou maladie de Charcot, affecte les neurones moteurs du cerveau et de la moelle épinière, provoquant une paralysie progressive, une perte d’autonomie, et une issue fatale dans un délai de 3 à 5 ans après le diagnostic.

    Brain Chemistry Labs vient de mettre au point un nouveau test sanguin capable de détecter la sclérose latérale amyotrophique (SLA).Cette maladie neurovégétative également connue sous le nom de maladie de Charcot affecte les neurones du cerveau et de la moelle épinière, provoquant une paralysie progressive, une perte d’autonomie, et une issue fatale dans un délai de 3 à 5 ans après le diagnostic.

    Le diagnostic de la SLA qui repose sur l’examen clinique neurologique et l’évolution des symptômes, présente des limites:

    • Un délai de diagnostic pouvant aller de 9 à 12 mois en moyenne
    • Jusqu’à 68% de taux d’erreur de diagnostic initial
    • Un sous diagnostic important de nombreux patients n’étant pas identifié dans le temps

    Les chercheurs du Brain Chemistry Labs de Jackson dans le Wyoming aux Etats-Unis ont découvert un biomarqueur dans le sang, qualifié d’« empreinte digitale de la SLA », dans des vésicules extracellulaires enrichies de neurones.

    98% de précision, 100% de sensibilité et 97% de spécificité

    Dans leur étude publiée dans la revue Brain Communications, ils ont utilisé le séquençage de nouvelle génération et la réaction en chaîne par polymérase en temps réel  pour analyser des échantillons de sang de patients atteints de SLA, de sclérose latérale primitive, de la maladie de Parkinson et d’individus sains. Un algorithme d’apprentissage automatique et un modèle de régression logistique ont été utilisés pour évaluer le diagnostic. L’empreinte ALS des huit microARN a permis de détecter la SLA avec

    • Une précision de 98%
    • Une sensibilité de 100%
    • Une spécificité de 97%
    • Une aire sous la courbe de 98%. Ce test sanguin permet ainsi de différencier la SLA d’autres maladies neurologiques comme la sclérose latérale primitive et la maladie de Parkinson

    Ce test différencie la SLA d’autres maladies neurologiques (Parkinson, sclérose latérale primitive) et sera disponible d’ici deux ans, offrant un diagnostic plus précoce et précis.

     

  • Urgences : comment l’IA peut-elle redéfinir la prise en charge face aux défis du système de santé ?

    Comprendre l’existant et se projeter dans l’avenir

    L’IA pourrait potentiellement répondre à plusieurs défis critiques des urgences, notamment la surcharge des services, la pénurie de personnel médical, l’orientation des patients et la qualité des diagnostics et des soins. Toutefois, son adoption à grande échelle se heurte à des questions techniques, organisationnelles, réglementaires et éthiques. Elle soulève par ailleurs des interrogations sur la sécurité des données et la confiance à gagner des professionnels de santé et des patients.

    Dans cette nouvelle étude, Health&Tech Intelligence cherche à comprendre comment l’IA peut être intégrée de manière efficace et sûre dans le paysage médical français tout en tenant compte de ces enjeux complexes. A travers une analyse du contexte, des politiques publiques récentes et des preuves scientifiques disponibles, mais aussi des cartographies des cas d’usage de l’IA et un panorama des solutions disponibles en France, cette étude vise à dresser un état des lieux complet sur l’intégration actuelle et future de l’IA dans les services d’urgence en France, tout en explorant ses impacts potentiels sur l’organisation des soins, la qualité de la prise en charge et l’expérience des professionnels et des patients.

    🔍 Analyses

    Quelle structuration et quelle gestion des urgences médicales ? Enjeux des mesures et des politiques publiques en France :

    Pacte de refondation (754 M€), Mission Flash, plan été 2022… Ces dernières années, un arsenal de mesures a été mis en œuvre pour sauver les urgences en France, dont la situation reflète toutes les tensions que subit le système de santé. Cela reste pourtant insuffisant et les solutions proposées doivent encore se déployer pleinement pour répondre à la surcharge persistante.

    👉 Cette analyse des ambitions des récentes initiatives du Gouvernement et de leur impact est accessible via ce lien.

    Etude : état de l’art des applications actuelles et potentielles de l’IA aux urgences et des défis à relever

    Triage et orientation, gestion des flux et amélioration de l’expérience des patients aux urgences : une étude* publiée dans le JMIR dresse un état de l’art des applications de l’IA dans ce domaine. Elle souligne par ailleurs qu’une évaluation plus rigoureuse et une meilleure coordination entre législateurs, agences réglementaires et assureurs seraient nécessaires.

    👉 Une lecture dans cette revue de la littérature est à retrouver ici.

    🗺️ Cartographies

    Urgences et soins non programmés : chiffres clés et analyse des “pain points” tout au long du parcours patient

    Une demande croissante, une pénurie des personnels, des problèmes de régulation d’accès et des lacunes dans la gestion des lits… Autant d’obstacles qui retardent les hospitalisations et engorgent les services d’urgences, d’où la nécessité d’optimiser la gestion et la régulation des flux et des ressources pour garantir une prise en charge efficace et de qualité des patients aux urgences.

    👉 Retrouvez un commentaire sur les chiffres clés de l’année 2023 et une cartographie des points d’étranglement et des défis à relever à différentes étapes du parcours patient aux urgences dans cet article.

    Cartographie des cas d’usage de l’IA aux services d’urgences :

    Gestion des lits, triage et orientation, aide au diagnostic, prédiction des flux… A toutes les étapes de la prise en charge du patient aux urgences, de l’amont à l’aval, des usages de l’IA sont possibles. Cet article dresse un panorama des 13 cas d’usage de l’utilisation de l’IA aux urgences.

    👉 Pour tout savoir sur comment l’IA est et peut-être utiliser aux services d’urgences, vous pouvez consulter cet article.

    Panorama des solutions d’IA aux urgences disponibles en France en 2024 :

    Un algorithme qui aide à la décision et l’orientation des patients à partir des symptômes décrits, une application qui permet de prédire l’affluence et de classer les “futurs” patients en fonction de plusieurs critères, des outils intelligents d’aide au diagnostic… Au moins 13 solutions d’IA sont déjà utilisées dans les services d’urgences en France.

    👉 Accédez à notre panorama des solutions recensées via ce lien.

    Urgences : comment l’IA peut-elle redéfinir la prise en charge face aux défis du système de santé ? - @ Health&Tech Intelligence
    Urgences : comment l’IA peut-elle redéfinir la prise en charge face aux défis du système de santé ? – @ Health&Tech Intelligence
  • Cartographie des cas d’usage de l’IA aux services d’urgences

    Les principaux usages sont dans l’aide au diagnostic et la gestion des flux

    Sur les 13 cas d’usage relevé de l’usage de l’IA pour les urgences, plus d’un tiers concerne l’aide au diagnostic, ce qui fait de cette catégorie de cas d’usage la plus présente aux urgences. Hormis la détection automatique des arythmies cardiaques, les 4 autres cas d’usage de cet axe, à savoir la détection automatique des hémorragies cérébrales, des pathologies thoraciques, la détection de fracture et la relecture automatique des images de radiologie sont tous des cas d’usage tenant à l’utilisation de l’IA en radiologie dans le cadre des urgences.

    L’autre grand axe de cas d’usage de l’IA aux urgences est celui de la prédiction et de la gestion des flux. Les avancées technologiques permettent désormais aux algorithmes d’IA d’analyser les données historiques et les tendances quelles soient météorologiques ou pathologiques pour prédire le flux des urgences : ainsi l’IA peut désormais être utilisée pour la prédiction des flux non programmés ou encore l’information en temps réel de la saturation des urgences dans un territoire pour optimiser les soins des patients et éviter des temps d’attente trop longs pour ces derniers. La prédiction par l’IA des besoins en lits d’hospitalisation rentre aussi dans cet catégorie de cas d’usage.

    Dans l’axe de la prédiction et de la gestion des flux, on retrouve aussi les cas d’usage tenant à l’envoi automatisé d’une ambulance vers le patient pour son transfert aux urgences. Pour le moment, les deux cas d’usage associés à cet axe sont l’envoi automatisé d’une ambulance après la détection d’un AVC par l’IA lors de l’appel du patient au standard du 15, ainsi que l’envoi automatisé d’une ambulance après la détection d’un accident de voiture grave par un algorithme présent dans les véhicules connectés.

    Les cas d’usage du triage, de l’aide à la documentation et à la décision encore à développer

    Même si les cas d’usage de l’IA aux urgences est dominée par ceux portant sur l’aide au diagnostic et à la gestion des flux, d’autres usages, bien que moins développés sont à notifier, tant ils revêtent une importance particulière pour la bonne prise en charge du patient aux urgences.

    C’est le cas du seul cas d’usage relevé pour le triage et l’orientation du patient avant même son arrivée aux urgences : l’utilisation de l’IA pour orienter de manière automatique le patient en fonction de la gravité de ces symptômes. Grâce à cet usage de l’IA, le patient saura s’il doit se rendre ou non aux services des urgences rapidement. De nombreuses études scientifiques montre que la rareté des cas d’usage concernant le triage et l’orientation du patient grâce à l’IA vient du fait que la plupart des vérificateurs de symptômes et leurs systèmes d’aide à la décision s’appuient sur des algorithmes probabilistes ou graphiques qui ne permettent pas d’orienter avec précision le patient.

    Si des assistants vocaux qui rédigent automatiquement des comptes-rendus tout en analysant le contenu de celui-ci pour en extraire les antécédents du patient et classer les symptômes existent pour les consultations avec des praticiens, le caractère impérieux de la prise en charge d’un patient aux urgences ne permet pas d’attendre que l’IA fasse son travail pour classer et hiérarchiser les différentes informations prises en note. Cependant, quelques solutions d’IA permettent d’auto compléter les termes cliniques dans le dossier médical partagé (DMP) tout en prenant des notes pour faire gagner du temps aux urgentistes. Avec l’automatisation de la prise de notes aux urgences, l’IA n’a donc qu’un seul cas d’usage notable pour l’aide à la documentation et au processus administratif.

    Même constat du côté des cas d’usages de l’IA dans l’aide à la prise de décision. Un seul cas d’usage est à notifier : celui du tri et de la priorisation des patients selon la criticité des examens. En fonction des symptômes détectés sur tous les patients présents aux urgences, l’IA va hiérarchiser la prise en charge de ces patients du cas le plus urgent au cas qui l’est le moins.

    Cartographie des cas d’usage de l’IA aux urgences

    Les 13 cas d'usage de l'IA aux urgences @Health&Tech Intelligence
    Les 13 cas d’usage de l’IA aux urgences – @ Health&Tech Intelligence