Articles

  • Levées de fonds health tech : Une dynamique en rebond 761.9M€ levés en France (+17%)

    Activité constante sur l’année , montants records en septembre

    • Périodes fortes : Septembre est le mois record avec 211,1 M€ levés en 9 deals. Novembre affiche le plus grand nombre de deals (10) pour un montant de 71,4 M€.
    • Saisonnalité : Une forte activité est observée en début (janvier) et fin d’année (novembre, décembre);
    • Corrélation partielle : Un grand nombre de deals n’entraîne pas toujours des levées significatives (ex. octobre : 2 deals, 4,5 M€).

    Les levées de fonds ont été particulièrement marquées par des pics d’activité au cours de l’année. Le troisième trimestre s’est distingué avec un montant record de 280,9 millions d’euros, porté notamment par la levée d’Alan en septembre. Le quatrième trimestre a également été actif avec 155,6 millions d’euros levés.

    Sur le plan des phases de financement, la série F domine avec 173 millions d’euros. Les séries A et Seed suivent avec respectivement 141,9 millions d’euros et 107,1 millions d’euros, témoignant du dynamisme des entreprises en phase de développement initial.

     

    Auvergne-Rhône-AlpesOccitanie et Nouvelle-Aquitaine dans le Top 5 des régions attractives

    La répartition géographique des levées de fonds montre une concentration significative autour des grands pôles urbains et économiques. la région parisienne se distingue largement avec un total de 595 millions d’euros, soit plus de cinq fois les montants levés dans la deuxième région la plus performante. Cette domination s’explique notamment par la présence de startups phares comme Alan, qui a levé 173 millions d’euros, et TRICares avec 47 millions d’euros.

    La région Auvergne-Rhône-Alpes arrive en deuxième position avec 92,1 millions d’euros, suivie de l’Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine, avec respectivement 22,8 millions d’euros et 21,6 millions d’euros.

    Un megadeal observé  : alan (173M€)

     

    Exécutive summary

    Dans cet indicateur  retrouvez

    Cartographie : Bilan 2024 des fusions-acquisitions en santé numérique

    En 2024, le secteur de la santé numérique en France a connu une forte activité de fusions et acquisitions, marquée par des opérations comme l’achat d’Amolyt Pharma, société de biotechnologie Lyonnaise spécialisée dans les maladies métaboliques rares, par AstraZeneca pour un montant d’1,05 milliard de dollars. Cette cartographie présente les principales transactions de l’année.

    US : Bilan des levées de fonds 2024 , entre rebond et équilibre (CBInsight)

    L’année 2024 a marqué un tournant dans le paysage des levées de fonds aux États-Unis, selon le rapport State of Venture 2024 de CB Insights. Malgré un contexte économique globalement incertain, les tendances clés révèlent un dynamisme retrouvé, notamment grâce à des secteurs émergents comme l’intelligence artificielle (IA). Voici les principaux enseignements de cette année.

    Bilan 2024 des levées de fonds en santé numérique : 72 opérations pour 762 M€ levés

    Parmi les entreprises les plus remarquables, Alan, spécialisée dans l’assurance santé, a réalisé la plus importante levée de fonds de l’année avec 173 millions d’euros. Elle est suivie par TRICares (47 millions d’euros), active dans le domaine des dispositifs médicaux, et par uromems, qui a levé 44 millions d’euros pour développer des solutions en médecine de précision.

    Bilan 2024 des levées de fonds en santé numérique : Aqemia, Alan et Bioptimus dans le top 10 des plus gros montants levés

    Sur les 761,9 millions d’euros levés par les entreprises françaises du numérique en santé en 2024, 467,7 millions d’euros ont été levés lors des 10 plus grosses levées de fonds de l’année. Alan, Aqemia, Tricares… 9 sociétés ont levé entre 22 et 173 millions d’euros au cours de l’année 2024.

     

  • Quels bilans et enseignements pour le secteur de la santé en 2024 ?

    Bilan 2024 et perspectives 2025 de l’AIS : positionner la France comme un acteur de référence dans l’innovation en santé :

    Un plan de 54 milliards d’euros, 400 projets accompagnés et des avancées dans la bioproduction placent la France au 2ᵉ rang européen en biomédicaments. Un point sur la mise en œuvre et les premières réalisations de la feuille de route de l’AIS.

    IA et données de santé : bilan des cadres réglementaires 2024 en France, en Europe et aux États-Unis :

    L’année 2024 a été marquée par des annonces réglementaires dans le secteur de la santé : entrée en vigueur de l’AI Act européen, déploiement de HOP’EN 2 en France. Voici un tour d’horizon de quelques-unes d’entre elles.

    Bilan 2024 : Reprise des fusions dans les medtech avec 38 acquisitions, dont 13,1 milliards de dollars pour Shockwave Medical :

    Le secteur des technologies médicales a connu en 2024 une forte reprise des opérations de fusion-acquisition, avec 38 transactions réalisées, en hausse de 72 % par rapport à 2023. Johnson & Johnson a mené cette dynamique avec l’acquisition de Shockwave Medical pour 13,1 milliards de dollars, renforçant sa position dans le secteur cardiovasculaire.

    Bilan 2024 : Les institutions de santé françaises réclament des réformes structurelles :

    Face à un déficit prévisionnel de 11,4 milliards d’euros pour 2024, la CNAM, la DGS et la FHF publient des rapports appelant à des réformes profondes. Prévention, responsabilité populationnelle et innovation numérique figurent parmi les solutions avancées pour moderniser le système de santé.

    Qualité des soins en 2024 : des résultats encourageants malgré des disparités à corriger :

    La Haute Autorité de Santé (HAS) publie en décembre 2024 un bilan national sur la qualité des soins dans les établissements français, basé sur 21 indicateurs et près de 70 % des décisions de certification rendues. Si la satisfaction des patients progresse, des disparités régionales et sectorielles persistent, notamment en psychiatrie et sur la prévention des infections.

    Les nominations marquantes dans le secteur de la santé en 2024 :

    En 2024, le paysage institutionnel de la santé en France a été remanié, marqué par plusieurs changements et nominations ministérielles. De Catherine Vautrin à Yannick Neuder, en passant par des directions majeures comme la CNAM, la CNSA ou encore le Snitem. Point récapitulatif de certaines nominations durant cette année.

    Certification, téléconsultation, financement : récapitulatif des textes parus au JO en 2024 :

    De nouvelles règles encadrent désormais la certification des professionnels de santé, la téléconsultation ou encore la prise en charge des dispositifs numériques. Bilan de quelques décrets, arrêtés et textes parus au JO en 2024.

     

  • Alibaba Cloud dévoile une IA pour explorer la diversité virale

    Défis de la virologie et de la génomique : diversité et complexité des virus

    La virologie et la génomique font face à des défis majeurs : diversité et évolution rapide des virus, et difficulté à cultiver certains agents en laboratoire. Des millions d’espèces virales restent non identifiées.Les méthodes traditionnelles (tests PCR, culture virale, séquençage de nouvelle génération) sont limitées :

    • Identification restreinte : incapacité à détecter des virus non répertoriés.
    • Mutations rapides : difficulté à suivre les variations génétiques.

    LucaProt : une avancée pour la bioinformatique

    En collaboration avec les universités Sun Yat-Sen (Chine) et Sydney (Australie), Alibaba Cloud a développé LucaProt, un algorithme d’IA surpassant les approches conventionnelles grâce à :

    • L’apprentissage profond, exploitant des réseaux neuronaux sophistiqués.
    • La puissance du Cloud Computing, permettant une analyse rapide de vastes volumes de données.

    LucaProt analyse les métatranscriptomes, soit l’ensemble des séquences d’ARN d’un échantillon, ouvrant de nouvelles perspectives en transcriptomique environnementale et médicale.

    Une étude majeure publiée dans Cell

    LucaProt a traité 10 487 métatranscriptomes issus de divers écosystèmes, révélant une précision inédite :

    • Taux de faux positifs : 0,014 %.
    • Taux de faux négatifs : 1,72 %.Ces performances ont permis d’identifier :
    • Plus de 160 000 espèces potentielles de virus à ARN.
    • 180 supergroupes viraux, enrichissant notre compréhension de la diversité virale.

    Vers une meilleure compréhension de la diversité virale

    Cette découverte représente une avancée majeure pour l’étude des virus émergents et inconnus :

    • Biologie : identification des interactions complexes entre virus, hôtes et écosystèmes.
    • Clinique : détection rapide des agents pathogènes pour des traitements et vaccins ciblés.
    • Santé publique : amélioration de la surveillance épidémiologique et des stratégies de prévention des risques pandémiques.

     

  • Cartographie des partenariats public-privé utilisant l’IA en oncologie

    Mutualiser les ressources grâce aux collaborations public-privé

    L’IA transforme la prise en charge des patients en oncologie. En intégrant des algorithmes d’apprentissage automatique et des systèmes d’analyse de données, elle améliore la précision des diagnostics, optimise les traitements et renforce la médecine personnalisée. Ces outils exploitent des volumes massifs de données cliniques, d’imagerie médicale et de génomique pour identifier des schémas complexes. L’analyse prédictive, basée sur des modèles algorithmiques, favorise une meilleure évaluation des risques et une allocation plus efficace des ressources. Les partenariats public-privé (PPP) jouent un rôle clé dans l’intégration de l’IA en oncologie. Ces collaborations combinent les ressources et expertises des institutions publiques, des hôpitaux et des entreprises privées pour accélérer la recherche, le développement de solutions technologiques et leur application clinique. Ces alliances permettent de mutualiser les moyens financiers et techniques, tout en facilitant l’accès aux données médicales et à des infrastructures de calcul performantes. Plusieurs initiatives, telles que la Filière intelligence artificielle et cancer (Fiac), le programme Fresh, ou encore le projet Mosaic, illustrent cette dynamique.

    • Filière Intelligence Artificielle et Cancer (Fiac)

    Créée en 2021, la filière intelligence artificielle et cancer (FIAC) rassemble des partenaires publics et privés pour intégrer l’IA dans la lutte contre le cancer. Les membres incluent l’Institut national du cancer (INCa), le Health Data Hub, l’Alliance ARIIS, ainsi que plusieurs laboratoires pharmaceutiques tels qu’Amgen, AstraZeneca, Janssen-Cilag, MSD France, Novartis, Pfizer, Pierre Fabre, Roche Diagnostics France, et Bristol-Myers Squibb. La Fiac a pour objectif de transformer les données de santé en outils diagnostiques et thérapeutiques, d’améliorer les méthodes de collecte et d’analyse de ces données, et de positionner la France comme un leader en oncologie appliquée à l’IA. Elle œuvre pour renforcer la confiance des professionnels et des patients dans l’utilisation des données. Depuis sa création, la FIAC a initié dix projets, dont une étude menée par AstraZeneca comparant les données publiques et privées sur des patients atteints de cancer du poumon traités sous autorisation temporaire d’utilisation (ATU). Ce projet a permis d’améliorer le suivi à long terme des patients et d’optimiser les stratégies thérapeutiques.

    • Projet Mosaic : Multi-Omic Spatial Atlas in Cancer

    Le projet Mosaic réunit des partenaires académiques, hospitaliers et industriels pour cartographier le microenvironnement tumoral grâce à des technologies multi-omiques et à l’IA. Financé par l’Union européenne dans le cadre du programme Horizon Europe, ce partenariat inclut l’hôpital Bicêtre AP-HP, qui utilise l’outil d’IA RlapsRisk BC, développé par Owkin pour prédire les rechutes du cancer du sein. Mosaic développe un atlas spatial des tumeurs en combinant des données biologiques variées, telles que l’expression génique, les protéines et l’imagerie. L’objectif est de comprendre les interactions entre les cellules tumorales et leur environnement, et d’identifier des cibles thérapeutiques. Une avancée majeure a été l’analyse des tissus tumoraux issus de plusieurs types de cancers, permettant de caractériser des biomarqueurs spécifiques. Les résultats de Mosaic, couplés à des algorithmes d’IA, facilitent des traitements personnalisés et renforcent la précision des soins en oncologie.

    • Paris Saclay Cancer Cluster (PSCC)

    Lancé dans le cadre du plan France 2030, le PSCC regroupe des acteurs académiques, industriels et hospitaliers, notamment l’Institut Gustave Roussy, l’Université Paris-Saclay, le CNRS, Inserm, et des entreprises biotechnologiques et pharmaceutiques. Son objectif est de transformer la recherche fondamentale en solutions diagnostiques et thérapeutiques innovantes. Désigné premier lauréat de l’appel à manifestation d’intérêt “Biocluster” en décembre 2022, le PSCC soutient les collaborations entre membres et attire de nouveaux partenaires, avec l’ambition d’accueillir 200 membres d’ici 2027. Il accompagne les start-ups dans la mise sur le marché de leurs innovations thérapeutiques.

    • PR[AI]RIE : CNRS, Inria, Institut Pasteur, Universités PSL et Paris Cité

    Le programme PR[AI]RIE regroupe des institutions académiques comme le CNRS, l’Inria, l’Institut Pasteur, et des industriels tels que Google et Meta. Ce programme développe des outils d’IA pour analyser les données biomédicales et environnementales, modéliser les maladies et prédire les impacts environnementaux sur la santé. Devenu PR[AI]RIE-PSAI (Paris School of AI) en 2024 grâce à une dotation de 75 millions d’euros du programme France 2030, il met désormais l’accent sur l’éducation, offrant un cursus intégré de la licence au doctorat en IA appliquée.

    • Programme Fresh : French Sequencing Hub for Liquid Biopsy

    L’Institut Gustave Roussy pilote le programme Fresh, qui se consacre à l’analyse des biopsies liquides pour améliorer le diagnostic et le suivi des cancers. Fresh mobilise des technologies de séquençage pour détecter et analyser l’ADN tumoral circulant (ctDNA) dans le sang des patients, permettant une personnalisation des traitements et un suivi en temps réel des tumeurs, sans recourir à des biopsies invasives. Fresh a développé une plateforme centralisée de séquençage ayant déjà permis de détecter des mutations génétiques spécifiques chez des patients atteints de cancers métastatiques. En 2023, plus de 1 000 analyses ont été réalisées, accompagnées de recommandations thérapeutiques issues de réunions pluridisciplinaires.

     

     

     

  • SC24 : les nouvelles innovations annoncées par Nvidia (santé, sciences des données…)

     

    Transformer les sciences grâce à l’IA et au supercalcul

    Lors de l’édition 2024 du Supercomputing (SC24), Nvidia a présenté une série d’innovations destinées à accélérer la recherche scientifique et à relever des défis mondiaux grâce à l’IA et aux supercalculateurs. Focus sur les annonces marquantes dans les domaines des sciences de la vie et de la gestion des données.

    Accélérer la découverte de médicaments :

    Nvidia continue d’investir dans des outils conçus pour la biopharmacie :

    • Bionemo Framework, désormais en open source, optimise la découverte de médicaments : cet outil d’IA double la vitesse d’entraînement par rapport aux méthodes classiques ;
    • et Diffdock 2.0, une solution avancée pour prédire les liaisons entre médicaments et protéines cibles, offre des performances 6,2 fois plus rapides avec une précision accrue de 16 %.

    Ces innovations visent à réduire significativement les délais de développement de nouveaux traitements, améliorant ainsi les perspectives pour les chercheurs et l’industrie pharmaceutique.

    Des outils pour le calcul quantique :

    Le géant américain des nouvelles technologies a, par ailleurs, dévoilé des mises à jour pour sa plateforme CUDA-Q, utilisée pour des simulations quantiques à grande échelle. Ces avancées permettent :

    • de réaliser des simulations complexes en quelques minutes au lieu de plusieurs semaines ;
    • ainsi que de concevoir des qubits plus performants et évolutifs.

    Un outil qui renforcera ainsi les capacités des chercheurs à explorer le potentiel du calcul quantique dans divers domaines, notamment la physique et la chimie.

    Une puissance de calcul au service des sciences des données

    Nvidia a également introduit Cupynumeric, une bibliothèque accélérée par GPU pour les utilisateurs de Python. Compatible avec Numpy, elle permet d’exécuter des calculs massifs sans modifier le code existant, simplifiant ainsi le travail des chercheurs :

    • en accélérant les applications en apprentissage automatique, science des données et calcul numérique ;
    • et en déployant ces calculs sur des supercalculateurs ou des serveurs cloud avec une facilité inégalée.

    Ces innovations démontrent la volonté de Nvidia de jouer un rôle central dans la transformation des sciences et des industries grâce à l’IA. En mettant des outils de pointe à la disposition des chercheurs, des développeurs et des entreprises, Nvidia est en bonne position pour repousser les limites des connaissances et ouvrir de nouvelles perspectives pour relever les défis mondiaux dans différents domaine, notamment la santé et les sciences de la vie.

     

  • Cartographie des acteurs de la prise en charge de la douleur chronique

    Des centaines de structures d’étude et de traitement

    De nombreuses structures d’étude et de traitement de la douleur chronique ont été créées pour prendre en charge de manière spécifique la douleur des patients, qu’elle soit chronique ou qu’elle soit la conséquence d’une opération chirurgicale. Les structures les plus avancées sont les centres qui permettent une prise en charge pluridisciplinaire. Parmi ces acteurs, on retrouve le centre “évaluation & traitement de la douleur” de l’hôpital Foch, ou encore, l’un des derniers en date, l’institut de lutte contre la douleur de l’hôpital privé Paul d’Egine (Ramsay Santé) qui a ouvert en octobre 2023.

    Ces structures pluridisciplinaires peuvent se situer dans des établissements classiques, comme c’est le cas au CHU de Lille, ou dans des instituts ou centres créés spécifiquement pour répondre à cette problématique. Elles sont dédiées à la prise en charge de la douleur grâce à des professionnels de santé spécialistes, comme des acupuncteurs, des ostéopathes, des hypnothérapeutes, ou des psychologues, pour offrir aux patients une gamme variée d’approches thérapeutiques pour le traitement de leurs maux.

    En France, ces structures d’étude et de traitement de la douleur chronique se décomposent en plusieurs centaines d’établissements proposant des consultations contre la douleur et surtout de 70 centres spécialisés répartis sur tout le territoire métropolitain, ainsi que dans les territoires d’outre-mer, avec notamment deux centres à la Réunion.

    L’importance de la recherche pour une meilleure prise en charge

    Et si l’amélioration de la prise en charge de la douleur des patients est l’objectif final de tous les acteurs dédiés à la lutte contre la douleur, ces derniers participent aussi à cette cause par le biais de la recherche pour comprendre la douleur et les manières de la prendre en charge. En France, des fondations, des associations, mais aussi des instituts, déploient des efforts constants pour faire avancer cette recherche.

    L’Institut Analgesia fait partie de ces acteurs. En plus de compter plus de 20 centres de la douleur dans son écosystème, il a mis en place plusieurs projets de recherche qui ont abouti à des publications scientifiques, notamment sur le paracétamol, le remplacement des opioïdes, et sur l’utilisation d’outil numérique pour la surveillance et le suivi médical des patients. Ses recherches lui ont aussi permis de mettre en place des campagnes de sensibilisation, mais aussi de développer des applications mobiles pour accompagner au quotidien les patients douloureux chroniques suivis en centres de la douleur.

    Une recherche qui a aussi lieu à l’international :

    Plusieurs organisations internationales sont concentrées sur la recherche sur la douleur pour une meilleure prise en charge du patient. Parmi elles, on compte l’Association internationale pour l’étude de la douleur(IASP) qui soutient la recherche et la formation pour le traitement et la compréhension de la douleur, mais aussi la Fédération européenne de la douleur (EFIC) qui est une organisation qui regroupe les sociétés nationales européennes pour promouvoir la recherche et la gestion de la douleur.

    La formation des professionnels mène à une meilleure prise en charge :

    Une meilleure prise en charge des patients souffrants de douleur ne peut exister sans une formation adéquate des professionnels de santé. C’est pourquoi des acteurs français et internationaux se coordonnent pour former les médecins aux meilleures pratiques pour la gestion de la douleur des patients.

    C’est ce que fait en France le Centre national de ressources de lutte contre la douleur de l’AP-HP, et le World Institute of Pain à l’international. Ces acteurs forment sur plusieurs sujets, notamment sur les manières d’évaluer la douleur, sur les ressources thérapeutiques existantes pour les différents types de douleur ou encore sur les structures vers lesquelles orienter les patients.

    Cartographie des acteurs de la douleur

     

  • Contexte et chiffres clés de la gestion de la douleur chronique en France

    12 M de Français affectés par la douleur chronique 

    Selon la Société française d’étude et traitement de la douleur (SFETD), la douleur chronique représente un réel phénomène de société en France, touchant 12 millions de personnes, soit plus de 20 % de la population. Près de 32 % des Français vivent avec une douleur quotidienne persistante depuis plus de trois mois. Parmi les douleurs les plus fréquentes, on retrouve le mal de dos, les céphalées et les douleurs neuropathiques, avec des pathologies spécifiques comme la fibromyalgie qui affecte 1,6 % de la population adulte et touche majoritairement les femmes. 

    Des répercussions psycho-sociales 70 % des cas :

    La douleur chronique a un impact profond sur la qualité de vie affectant la santé mentale et la vie sociale des patients. 70 % des patients éprouvent des répercussions psychosociales incluant : 

    • des troubles du sommeil ;  
    • de l’anxiété ;  
    • de la dépression ; 
    • et des troubles cognitifs.  

    Deux patients sur trois rapportent ne pas être soulagés par leur traitement (selon l’étude « Survey en chronic pain »). Les femmes souffrant d’endométriose considéré comme douleur chronique par exemple, ressentent des douleurs invalidantes qui affectent leur mobilité, leur activité sportive et leur qualité de vie quotidienne. 

    Premier motif de consultation dans les services d’urgence :

    La douleur est un des premiers motifs de consultation dans le système de santé français. Elle représente la première raison de visite aux urgences et en médecine générale. Dans ces services, plus de 60 % des patients arrivent avec une douleur modérée à sévère mais moins de la moitié reçoivent un traitement antalgique lors de leur admission selon la SFEDT. Parmi les recommandations de la SFEDT, une amélioration des protocoles est suggérée pour une prise en charge rapide et adéquate de la douleur dès l’admission. 

    Une pathologie reconnue comme maladie par l’OMS

    Depuis 2019, la douleur chronique est officiellement classée comme une maladie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans la classification internationale des maladies (CIM). L’International Association for the Study of Pain (IASP) en collaboration avec la SFETD a redéfini en 2020 la douleur comme une « expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée à une lésion réelle ou potentielle ». Cette définition élargie inclut les individus incapables de verbaliser leur douleur tels que les nourrissons prématurés ou les patients non communicants. 

    Une priorité dans les soins palliatifs :

    Les patients atteints de cancer vivent non seulement avec la maladie mais aussi avec des douleurs persistantes. 30 à 45 % des patients aux stades précoces du cancer présentent des douleurs modérées à sévères et ce chiffre atteint 75 % dans les stades avancés. Le 3 Plan Cancer a renforcé la formation des cancérologues en matière de gestion de la douleur mais des progrès sont encore nécessaires (Livre Blanc de la douleur chronique du ministère de la santé, 2017). 

    Les personnes âgées particulièrement touchées :

    Environ 50 % des personnes âgées de plus de 65 ans vivant à domicile et jusqu’à 83 % de celles en institution souffrent de douleurs persistantes. La douleur chronique, notamment due à l’arthrose et aux douleurs neuropathiques peut accélérer la perte d’autonomie aggravant les handicaps et les troubles associés comme la dépression et la dénutrition. 

    45 % des patients chroniques en arrêt de travail prolongé 

    La douleur chronique a également un fort impact économique. Selon le ministère de la santé, 45 % des patients chroniques sont en arrêt de travail prolongé cumulant en moyenne plus de quatre mois d’absence par an. Le taux d’arrêt de travail est ainsi 5 fois plus élevé pour ces patients et 40 % d’entre eux subissent une perte d’emploi ou un changement de poste en raison de leur condition  

    Le coût de la prise en charge de la douleur chronique est également important. Selon l’étude “Econep”, les dépenses moyennes pour un patient douloureux incluent 7 000 euros en hospitalisation dans le privé et 14 500 euros dans le public avec des frais supplémentaires de 580 euros pour les médicaments et entre 3 630 euros et 5 150 euros pour les soins non médicamenteux.  

    Par ailleurs, en extrapolant les données, il est estimé que la douleur chronique génère 72,2 millions de consultations supplémentaires chaque année en France avec un surcoût de 1,163 milliards d’euros. 

    Une prise en charge structurée et des progrès attendus :

    La gestion de la douleur chronique en France est structurée autour de 23 structures spécialisées d’étude et de traitement de la douleur avec 8 centres et 15 consultations offrant des soins de proximité et des expertises multidisciplinaires selon l’ARS Hauts de France. Cependant moins de 3 % des patients chroniques bénéficient de cette prise en charge spécialisée.  

    Chiffres clés – @ H&TI

     

  • Seulement 58 % des Français savent que leurs données de santé pseudonimysées peuvent être utilisées pour la recherche (Baromètre HDH)

    Des Français qui ne maîtrisent encore pas totalement le RGPD… 

    À la suite de son premier baromètre sur la connaissance des Français sur les données de santé et leur usage secondaire publié en 2022, le Health Data Hub a fait part des résultats du second baromètre réalisé en collaboration avec PariSanté Campus, France assos santé et la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). Réalisé cette fois-ci auprès d’un panel de 2000 citoyens, contre 1000 en 2022, ce baromètre montre des évolutions dans les connaissances des Français, même si ces derniers ne maîtrisent pas encore tous les enjeux autour des données de santé et de leur réutilisation dans le cadre de la recherche.  

    S’ils étaient 78 % à avoir connaissance du Règlement général sur la protection des données en 2022, pour cette seconde édition du baromètre ce sont 85 % des interrogés qui ont indiqué connaître ce règlement. Cependant, le pourcentage de Français qui indiquent savoir en quoi il consiste précisément, bien qu’en hausse par rapport à 2022, ne montre pas une bonne maîtrise de cette loi : ils étaient 32 % à affirmer bien savoir de quoi il s’agit en 2022, ils sont désormais 39 %. 

    … et qui ne comprennent pas tout de l’utilisation secondaire des données :

    Malgré une augmentation du nombre de Français qui connaissent le RGPD et qui savent que les données de santé sont des données soumises à des réglementation et une sécurisation plus stricte que les autres types de données personnelles (83 % des Français, contre 78 % en 2022), ils sont encore trop peu à comprendre comment elles peuvent être utilisées pour la recherche.  

    Le baromètre montre une augmentation de deux points des Français qui savent que leurs données de santé anonymisées peuvent être utilisées pour la recherche, passant ainsi de 64 % à 66 %. Ils sont désormais un peu plus de la moitié à savoir que la donnée pseudonymisée peut servir à la recherche (58 % contre 55 % en 2022). 

    La majorité des Français souhaitent être mieux informés 

    Cependant, les Français restent encore plus de la moitié à souhaiter être informés sur l’utilisation de leur santé, alors qu’ils sont encore trop peu à déclarer être suffisamment informés sur le sujet (32 %) et à connaître leurs droits concernant leurs données de santé (53 %). Le baromètre du HDH montre donc qu’ils sont 56 % à souhaiter s’informer plus sur les données de santé, ainsi que sur leurs utilisations secondaires. 

     

  • AVC : comment l’innovation peut-elle transformer la gestion de la maladie et du parcours patient ?

    L’AVC est une des principales causes de décès et d’invalidité dans le monde. La rapidité de la prise en charge est cruciale pour maximiser les chances de survie et limiter les séquelles. Les innovations numériques et l’intelligence artificielle (IA) apportent aujourd’hui des solutions inédites, permettant des diagnostics précoces, une optimisation des soins d’urgence et un suivi post-AVC plus personnalisé. La problématique centrale est donc : comment ces innovations peuvent-elles transformer les pratiques cliniques pour améliorer le diagnostic, le traitement et la réhabilitation des patients victimes d’AVC ?

    La prise en charge des AVC s’appuie de plus en plus sur l’innovation numérique, avec des entreprises qui développent des solutions avancées tout au long du parcours patient, qui soutiennent les soins de la prévention jusqu’à la réhabilitation. L’IA est particulièrement prometteuse, améliorant la précision des diagnostics et accélérant les décisions médicales critiques. Par ailleurs, des collaborations public-privé réunissent hôpitaux, universités et entreprises technologiques pour adapter les traitements de manière personnalisée, renforçant l’efficacité des soins et le suivi post-AVC grâce à un écosystème de santé de plus en plus interconnecté.

    🔍 Analyses

    Etat des lieux des AVC en France : chiffres clés, facteurs de risque et enjeux de la prévention

    Chaque année, environ 140 000 AVC sont recensés en France, entraînant près de 40 000 décès et représentant la première cause de handicap acquis. Les inégalités sociales amplifient ce fléau : le risque d’AVC est 40 % plus élevé chez les plus modestes. Une prise en charge rapide est cruciale, mais seulement un tiers des patients arrivent à l’hôpital dans les 4 heures. 👉 A consulter ici.

    Cadre et recommandations pour structurer le parcours de soins de l’AVC, de l’urgence à la rééducation :

    Prévention, soins, imagerie ou encore rééducation et télémédecine… La prise en charge des AVC mobilise l’ensemble du système de santé. La HAS et la SFNV ont émis plusieurs recommandations et mis en place un cadre procédural pour structurer les soins. Elles mettent l’accent sur la réactivité et la coordination des acteurs locaux. 👉 A consulter ici.

    Bilan d’une décennie de preuves scientifiques sur l’usage de l’IA dans la gestion des AVC :

    Visant à comprendre comment l’IA transforme la gestion des AVC, une revue systématique examine les tendances et les résultats de 623 articles publiés entre 2012 et 2022. Ses résultats indiquent une augmentation significative des recherches et une utilisation croissante de l’IA dans la prise en charge des AVC. 👉 A consulter ici.

    🗺️ Cartographies

    Cartographie des acteurs de l’écosystème de l’AVC en France :

    L’amélioration de la prise en charge des AVC est au cœur des actions menées par les acteurs de l’écosystème de cette pathologie, qu’ils aient une dimension nationale, européenne ou mondial. En France, plus d’une dizaine d’acteurs coordonnent leurs efforts pour optimiser le parcours de soins, la recherche médicale et la formation des professionnels de santé. 👉 A consulter ici.

    Panorama de 32 solutions numérique du parcours patient de l’AVC :

    Des gants intelligents, des plateformes de rééducation ou encore des balances connectées… Les solutions numériques interviennent tout au long du parcours patient de l’AVC : de la prévention à la rééducation, en passant par l’aide au diagnostic et à la décision, les entreprises du secteur sont nombreuses à innover pour améliorer la prise en charge de la maladie. 👉 A consulter ici.

    Collaborations public-privé : comment l’IA et les données optimisent le traitement des AVC en France

    En intégrant l’IA dans les parcours de soin, afin de favoriser une approche plus personnalisée, les collaborations entre hôpitaux, universités, laboratoires de recherche et entreprises peuvent améliorer la prise en charge des AVC. Ce potentiel s’illustre dans les différents projets en cours, qu’ils soient menés en France ou en Europe. 👉 A consulter ici.

     

  • Cartographie des acteurs de l’écosystème de l’AVC en France

    Une prise en charge coordonnée sur le territoire

    Avec plus de 130 unités neurovasculaires (UNV) répartis dans autant de service des urgences cérébro-vasculaires (UCV) en France, les établissements de santé sont des acteurs acteurs majeurs de la prise en charge rapide des AVC, ce qui permet une réduction de 17% du risque de décès et de 25% du critère combiné “décès et dépendance” d’après le résultat de nombreuses études. Au-delà des services des urgences des hôpitaux, plusieurs acteurs agissent sur le territoire pour une meilleure prise en charge des AVC qu’ils soient ischémiques ou hémorragiques. C’est le cas notamment du Centre nationale de référence de l’AVC qui est un centre multi-site coordonné par l’hôpital Necker (AP-HP) et le CHU de Saint-Étienne et qui regroupe 7 hôpitaux pour assurer une prise en charge optimale du patient, avec un service imagerie, réanimation, rééducation, etc… Pour ce qui est de la prise en charge pure, le GHU Paris psychiatrie et neuroscience a mis en place une UNV mobile qui marche grâce à un véhicule équipé d’un scanner embarqué pour permettre un traitement des plus rapides de l’AVC du patient. Ce projet nommé “ASPHALT” en est pour le moment à un stade d’étude visant à observer les résultats d’une telle prise en charge, en vue d’une démocratisation à l’échelle nationale de celle-ci.

    Les fondations sont aussi des acteurs qui ont un grand rôle à jouer dans cette prise en charge, notamment grâce à la propagation d’une meilleure information pour tous, afin que le plus grand nombre de personnes puissent savoir quoi faire lorsqu’elles sont confrontées à la survenue d’un AVC, moment à partir duquel chaque minute compte. La Fédération nationale France AVC est l’institution la plus importante dans ce registre puisqu’elle participe à l’information du plus grand nombre, à la sensibilisation des pouvoirs publics pour une meilleure prise en charge, ainsi qu’à l’aide et la prise en charge des patients lors de leur retour à domicile. Elle dispose aussi d’un fonds de dotation pour l’amélioration de la connaissance, le diagnostic et les thérapeutiques relatives aux AVC. La fondation “Vaincre l’AVC” dispose aussi d’un fonds de dotation pour l’amélioration de la prise en charge des patients, faciliter la prévention et permettre aux patients de prendre conscience de leur risque d’AVC.

    Une meilleure recherche pour une meilleure prise en charge :

    L’importance de la recherche fait des acteurs français de la recherche sur les AVC des éléments indispensable à l’évolution de la prise en charge des patients. Ainsi la Fondation pour la recherche sur les AVC, la Société française neuro-vasculaire (SFNV) et l’Institut du cerveau (ICM) sont les 3 institutions pionnières dans la recherche sur les AVC, notamment au travers de l’organisation de réunions scientifiques comme “les journées annuelles de la SFNV”, ou encore le financement de projets de recherche.

    Des acteurs pour la formation des professionnels

    La totalité des acteurs français de l’AVC qui concernent les professionnels de santé, sont des acteurs qui mettent en place des outils de formation pour ces professionnels. Et si la Société française de la neuroradiologie et la SFNV mettent en place des événements annuels pour fédérer les professionnels de santé qui s’occupent des patients victimes d’AVC, la mission première de ces acteurs est de mettre en place une formation de qualité pour mieux traiter l’AVC. Il en va de même pour l’ICM, qui en plus de financer des projets de recherche, forme les professionnels de santé. Encore une fois, la prise en charge du patient est au coeur des actions des acteurs français de l’AVC puisque même si ces 3 organismes forment les professionnels de santé, cette formation permettra in fine d’améliorer la prise en charge.

    Des organisations internationales au service des patients et des professionnels

    En plus de ces acteurs français de l’AVC, deux grands acteurs internationaux sont à notifier : la World stroke organization (WSO) et l’European stroke organization (ESO). Pour ce qui est de l’ESO, l’organisation propose d’améliorer la prise en charge des patients victimes d’AVC par le biais de la formation médicale pour les professionnels de santé et pour le grand public. La WSO a, quant à elle, pour principaux objectifs d’améliorer l’accès aux soins, la recherche et l’enseignement des professionnels de santé.

    La Stroke alliance for Europe est une organisation européenne qui fait partie de l’ESO et de la WSO : elle a pour mission de réduire l’incidence et l’impact des AVC en Europe, en rassemblant et en habilitant les organisations européenne à mettre en place des campagnes de sensibilisation, des formations et des actions pour la recherche.

    Cartographie des acteurs de l’AVC :

    Vous trouverez la liste des acteurs répertoriés sur cette cartographie :

    Cartographie des acteurs de l'AVC
    Cartographie des acteurs de l’AVC