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  • US : Amazon Pharmacy étend PillPack aux assurés Medicare et lance un outil pour aidants familiaux

    • PillPack est désormais accessible aux assurés Medicare pour faciliter la prise de traitements multiples.
    • Amazon lance un outil pour aidants familiaux afin de gérer les prescriptions à distance (1 personne sur 5).
    • L’offre combine logistique, prix transparents et outils numériques pour améliorer l’accès aux traitements.

    PillPack désormais accessible aux assurés Medicare

    Amazon Pharmacy a annoncé le 3 juin l’extension de son service PillPack aux bénéficiaires de l’assurance santé Medicare Part D. PillPack propose des livraisons mensuelles de médicaments pré-triés et organisés par date et heure de prise. Ce service vise en particulier les patients polymédiqués, comme les plus de 50 millions d’assurés Medicare Part D, dont une majorité souffre de maladies chroniques multiples. Avec cette ouverture, les bénéficiaires peuvent désormais recevoir leurs traitements dans des conditionnements facilitant leur observance, tout en utilisant leur assurance.

    Amazon mise sur les aidants pour soutenir l’observance thérapeutique

    Amazon a également lancé une fonctionnalité dédiée aux aidants, permettant à un proche de gérer les prescriptions via son propre compte Amazon Pharmacy. Le client peut inviter l’aidant par SMS, lequel accède ensuite à l’interface après avoir complété un bref formulaire. Cette solution vise les 20 % d’adultes américains qui s’occupent d’un membre de leur famille. Ces outils participent à la transition vers des soins pilotés par les consommateurs, favorisant l’autogestion numérique, sans dépendre des canaux traditionnels.

    La stratégie d’Amazon mêle accessibilité financière, innovation logistique et outils numériques pour les proches

    L’intégration conjointe de PillPack et de l’outil pour aidants reflète également une adaptation aux attentes croissantes autour du maintien à domicile. Ces innovations se combinent à une politique tarifaire différenciante. Amazon Pharmacy affiche des prix transparents, des réductions via coupons, une compatibilité avec la plupart des assurances et propose RxPass, un service réservé aux abonnés Prime, avec des médicaments éligibles pour 5 $ par mois. Or, selon Forrester, 71 % des professionnels de santé déclarent que le coût élevé des médicaments freine l’accès aux traitements.  Ces initiatives s’attaquent directement aux causes évitables d’aggravation des maladies chroniques.

  • IA agentique et systèmes de santé : une table ronde organisée le 25 juin (Campus Odéon)

    25 juin à 17h : chercheurs et professionnels de santé réunis à Paris autour de l’IA agentique

    L’IA agentique est une forme d’intelligence artificielle qui peut agir de manière autonome pour atteindre des objectifs, en s’adaptant à son environnement. Dans le domaine de la santé, elle va bien au-delà de la simple production de contenu. Présentée en mars 2025 à la HIMSS US de Las Vegas, l’IA agentique s’impose comme un outil nécessaire dans la transformation des systèmes de soins. En France, elle pousse les acteurs du secteur à revoir leurs pratiques : nouveaux usages médicaux, réorganisation des équipes, évolution des métiers, tout en prenant en compte les enjeux éthiques et réglementaires.

    L’Université Paris Cité, en partenariat avec le programme PR[AI]RIE, organise une table ronde intitulée « Que sera la médecine à l’heure de l’IA agentique ? » le 25 juin à 17h, à l’amphithéâtre Vulpian (Campus Odéon). L’événement est organisé avec le soutien de Care Insight, partenaire de cette initiative. La session sera modérée par Anne-Marie Armanteras, présidente du Think Tank Health&Tech, et coorganisée par la professeure Stéphanie Allassonnière.

    Des intervenants issus du terrain et de la recherche

    Mikael Ouazan, Managing Partner et Generative AI Global Lead chez Artefact, sera l’invité d’honneur pour un entretien exclusif. La table ronde réunira également :

    • Hélène Viatge, Co-CEO et cofondatrice d’AppThera
    • Pr Sabine Sarnacki, cheffe du service de chirurgie pédiatrique à Necker et doyenne de l’UFR Médecine de l’Université Paris Cité
    • Pr Philippe Ravaud, professeur d’épidémiologie et directeur scientifique de l’Hôtel-Dieu

    Les échanges porteront sur les perspectives cliniques, les défis éthiques, les impacts organisationnels et les conditions de déploiement responsable de l’IA agentique en santé.

    Participation sur inscription

    • Lieu : Amphithéâtre Vulpian – Campus Odéon.
    • L’événement est gratuit mais soumis à inscription via ce lien.
    • Date limite d’inscription : 15 juin.

  • Imagerie : Un modèle d’IA (ONCOPILOT) pour fiabiliser la segmentation des tumeurs

    ONCOPILOT analyse 8 000 scanners pour dépasser les limites des critères RECIST 1.1

    L’équipe, menée par le Dr Paul Hérent (Institut Curie), présente ONCOPILOT, un modèle fondation basé sur des examens scanner (CT), conçu pour assister les radiologues dans l’évaluation des tumeurs solides. En se basant sur plus de 8 000 scans et 6 229 lésions annotées*, le modèle intègre des invites visuelles interactives (clic-point, boîtes englobantes, points d’édition) et vise à dépasser les limites des méthodes actuelles de suivi tumoral longitudinal, telles que RECIST 1.1.

    Malgré leur statut de référence, les critères RECIST 1.1 souffrent d’une faible reproductibilité, d’un faible rendement informatif et d’une forte variabilité inter-observateurs, notamment pour les mesures de l’axe long, avec des erreurs dépassant 20 %. Les mesures linéaires sont jugées de plus en plus insuffisantes, notamment face à des tumeurs de formes irrégulières. Les approches volumiques, plus sensibles aux variations de taille, offrent des biomarqueurs prometteurs mais restent chronophages à réaliser manuellement.

    Un modèle fondation promptable et interactif

    ONCOPILOT repose sur l’architecture SAM, adaptée à l’imagerie médicale. Le modèle a été pré-entraîné sur un corpus anatomique général (2 374 scans) avant d’être spécialisé en oncologie via un affinement supervisé sur des tumeurs d’origines variées. Trois modalités d’annotation ont été testées : point, boîte englobante (bbox) et édition interactive (point-edit). L’édition permet notamment de corriger les erreurs de segmentation en temps réel par interaction positive ou négative avec le masque prédictif.

    Segmentation tumorale : un score DICE de 0,79 en mode interactif

    ONCOPILOT atteint un score DICE moyen de 0,79 en mode point-edit, surpassant le modèle de référence nnUnet utilisé dans le challenge ULS23. Le modèle maintient de bonnes performances y compris sur des tumeurs de morphologie irrégulière ou de petite taille, notamment grâce à l’interactivité du mode point-edit qui corrige les biais initiaux. Pour les mesures RECIST, ONCOPILOT atteint une précision comparable à celle des radiologues, avec une erreur médiane de 1,1 mm contre 1,3 mm pour ces derniers. L’outil réduit également la variabilité inter-lecteurs (1,7 mm contre 2,4 mm) et le temps de mesure (17,2 s contre 20,6 s), sans optimisation spécifique de la plateforme. Testé sur une cohorte multicentrique externe (87 lésions de 37 patients), ONCOPILOT conserve des scores DICE élevés, notamment en mode point-edit (0,79), et dépasse les modèles généralistes comme SAM-Med3D. La performance sur les tumeurs pulmonaires est meilleure dans cette cohorte (lésions plus grandes) que dans le jeu de test initial où les nodules étaient majoritairement petits.

    Perspectives et conditions d’adoption clinique

    Si ONCOPILOT marque un progrès en termes d’automatisation, d’exactitude et d’efficience, son adoption clinique nécessitera des études sur l’évaluation longitudinale complète de patients avec tumeurs multiples et sur l’impact réel sur les décisions thérapeutiques. La facilité d’usage des invites visuelles laisse entrevoir une courbe d’apprentissage modérée pour les radiologues.

    Le 30 mai dernier, la société Raidium a annoncé le lancement de son modèle d’IA ONCOPILOT conçue pour mesurer les tumeurs solides en 3D Couvrant sept organes, elle assiste les radiologues dans la génération accélérée de biomarqueurs volumétriques.

    *Machado, L., Alberge, L., Philippe, H., Ferreres, E., Khlaut, J., Dupuis, J., Le Floch, K., Gatenyo, D. H., Roux, P., Grégory, J., Ronot, M., Dancette, C., Boeken, T., Tordjman, D., Manceron, P., & Hérent, P. (2025). A promptable CT foundation model for solid tumor evaluation. npj Precision Oncology, 9(1), 121. https://doi.org/10.1038/s41698-025-00903-y

  • UK: le NHS suspend un projet d’IA prédictive sur fond d’inquiétudes autour des données issues des cabinets de médecine générale

    Modèle IA du NHS interrompu : les généralistes dénoncent un défaut de consultation sur les données Covid

    Développé par le NHS England et testé par des équipes de l’University College London et du King’s College London, le modèle Foresight s’inscrivait dans un pilote national visant à explorer les apports de l’IA en matière d’intervention précoce et de personnalisation des soins. Le projet reposait sur un accord de partage de données entre NHS England et un consortium de chercheurs réunis par le British Heart Foundation Data Science Centre, validé par le GP Profession Advisory Group.

    Cependant, le projet Foresight, entraîné sur des données dé-identifiées de 57 millions de patients anglais, a été interrompu à la demande du comité commun du British Medical Association et du Royal College of General Practitioners, qui affirme ne pas avoir été informé de l’utilisation de données issues des cabinets médicaux collectées pour la recherche Covid-19.

    Le NHS, sommé de s’expliquer, invoque un environnement sécurisé

    La suspension intervient après l’intervention du comité commun IT des généralistes, porté par la British Medical Association (BMA) et le Royal College of General Practitioners, qui a découvert que les données issues des cabinets médicaux, collectées durant la crise sanitaire, avaient été utilisées sans consultation préalable. Le Dr David Wrigley, vice-président du comité des généralistes de la BMA, a déclaré que les procédures habituelles de gouvernance n’avaient pas été clairement respectées ni communiquées.

    Face à ces éléments, le comité a demandé à NHS England de s’auto-saisir auprès du régulateur, l’Information Commissioner’s Office (ICO), et de suspendre temporairement le traitement des données en attendant que les faits soient établis. L’accent est mis sur la nécessité de garantir que les principes du RGPD soient appliqués à chaque étape.

    NHS England affirme que le projet a été mené dans son environnement sécurisé (Secure Data Environment), inaccessible de l’extérieur, et que tous les résultats sont validés en interne avant toute extraction pour garantir l’impossibilité d’identification des patients. Toutefois, cette communication n’a pas suffi à apaiser les inquiétudes sur la transparence du processus.

    Cet épisode souligne la sensibilité autour de l’usage secondaire des données de santé.

  • 1,4 milliard d’euros pour transformer le CHU de Bordeaux : cap sur le numérique et l’efficience

    Équipements biomédicaux, informatiques et hôteliers : 340 millions d’euros dédiés

    Parmi les priorités du plan de transformation du CHU de Bordeaux, la refonte des outils numériques occupe une place centrale. Le projet, réparti sur 26 chantiers dont 18 opérations « Nouveau CHU », repose sur l’adoption du BIM (Building Information Modeling), une méthode de modélisation numérique qui optimise la conception, la maintenance et l’exploitation des bâtiments. Ce choix vise à mieux gérer le patrimoine hospitalier sur la durée, mais aussi à anticiper les besoins énergétiques. Outre cette innovation dans la gestion immobilière, les parcours patients seront également repensés grâce à l’introduction d’outils numériques performants, conçus pour simplifier l’accès aux soins et améliorer l’expérience hospitalière. Ces solutions s’inscrivent dans une logique de modernisation des plateaux techniques notamment au sein du bâtiment Tripode de l’hôpital Pellegrin.

    Le plan prévoit aussi 340 millions d’euros pour des dépenses courantes en équipements biomédicaux, informatiques et hôteliers. Cette enveloppe s’ajoute aux 200 millions d’euros déjà budgétés pour les équipements dans les opérations « Nouveau CHU ». Ces investissements dotent les hôpitaux de dispositifs de diagnostic et de soin plus efficaces, mais aussi modernisent les infrastructures d’accueil des patients.

    En parallèle, le CHU s’engage dans une transition énergétique forte : amélioration de l’isolation, modernisation des installations techniques, et recours à des solutions de production d’énergie décarbonées. Ces évolutions convergent avec les ambitions numériques du projet, qui repose sur une interconnexion des systèmes techniques pour une gestion plus efficiente des ressources et des flux.

    Des projets, comme l’hôpital « femmes mères enfants », encore à financer 

    Premier employeur d’Aquitaine avec 15 000 professionnels, le CHU de Bordeaux se dote ainsi d’un outil technologique et organisationnel à la hauteur des enjeux actuels. L’intégration du numérique dans les soins, la logistique hospitalière et l’exploitation des bâtiments participe à redéfinir son rôle dans l’écosystème régional de santé. Si les financements sont en grande partie assurés — via des subventions (31 %), l’autofinancement (22 %), les emprunts (40 %) et les cessions (6 %) —, certains volets, comme le futur hôpital « femmes mères enfants » ou la restructuration des urgences adultes (300 millions d’euros), restent en recherche de financement.

  • DMN : la certification ANS, passage obligé pour le remboursement en 2025

    La certification de conformité des dispositifs médicaux numériques (DMN) est un processus obligatoire et complémentaire au marquage CE visant à garantir la sécurité, l’interopérabilité et la prise en charge par l’Assurance Maladie des solutions numériques en santé. Cette certification répond à des objectifs majeurs : généraliser un partage fluide et sécurisé des données de santé, renforcer la sécurité des données et améliorer l’interopérabilité des systèmes d’information pour optimiser la prévention et le soin.

    Le cadre réglementaire et les objectifs de la certification des DMN

    La certification de conformité des DMN s’inscrit dans un cadre réglementaire européen et national strict. Elle est indissociable du marquage CE qui constitue un prérequis obligatoire. Selon les règlements européens 2017/745 et 2017/746, tout DMN doit obtenir un marquage CE attestant de sa conformité aux exigences de sécurité et de performance avant d’engager la certification de conformité au référentiel national.

    Cette certification vise à valider la conformité des solutions numériques aux référentiels d’interopérabilité et de sécurité spécifiques aux DMN. Elle permet aux entreprises du numérique en santé (ENS) de rendre leurs produits éligibles à une prise en charge par l’Assurance Maladie via des inscriptions en droit commun (ligne générique ou nom de marque) ou par des prises en charge anticipées (PEC-AN).

    Les objectifs généraux sont triples :

    • généraliser le partage fluide et sécurisé des données de santé entre professionnels et avec les usagers ;
    • renforcer la sécurité des données de santé ;
    • développer l’interopérabilité des systèmes d’information pour améliorer la prévention et le soin.

    Les étapes clés du parcours de certification de conformité des DMN

    Le parcours de certification est structuré en plusieurs phases successives chacune comportant des exigences précises et des ressources d’accompagnement proposées par l’ANS.

    1. Orientation et préparation

    L’ENS doit d’abord comprendre que le marquage CE est un prérequis incontournable avec un délai moyen d’obtention d’environ 18 mois. Il est important de définir la classe de risque du DMN et de choisir un organisme notifié pour l’évaluation clinique et la mise en place d’un système de management de la qualité.

    L’ENS s’inscrit ensuite sur le Portail Industriels de l’ANS, crée un compte sur l’Espace Authentifié et complète son profil. Il peut consulter les référentiels applicables notamment le référentiel d’interopérabilité et de sécurité ainsi que les exigences spécifiques selon le type de DMN (thérapeutique, diagnostique ou télésurveillance).

    Des modules de formation en e-learning sont disponibles pour approfondir les connaissances sur les exigences réglementaires et techniques ainsi que sur les démarches administratives.

    2. Développement et mise en conformité

    L’ENS réalise une analyse d’impact de son logiciel et procède aux développements nécessaires pour se conformer aux exigences du référentiel. Des outils de tests d’interopérabilité tels que la Plateforme Gazelle ou le Bac à Sable Pro Santé Connect, sont mis à disposition pour valider la conformité technique.

    Selon la nature des données hébergées, l’ENS doit obtenir la certification Hébergement de Données de Santé (HDS) ou choisir un hébergeur certifié HDS. Pour les solutions impliquant une gestion d’identité, une homologation CNDA est requise à initier en amont de la procédure de certification.

    3. Candidature et dépôt des preuves

    L’ENS dépose sa candidature via la plateforme Convergence de l’ANS en renseignant les informations demandées et en soumettant les preuves de conformité aux exigences du référentiel. L’ANS étudie la recevabilité du dossier et notifie l’ENS de la validation.

    Trois cas de figure peuvent se présenter pour le dépôt des preuves :

    – première certification ;
    -évolution majeure du DMN nécessitant une nouvelle certification ;
    -évolution réglementaire du référentiel imposant une mise à jour de la certification.

    L’ENS peut modifier ses preuves en cas de non-conformité détectée lors de l’examen.

    4. Certification et notification

    Après examen, l’ANS délivre la certification de conformité et notifie l’ENS par mail avec le certificat officiel. Cette étape valide la conformité du DMN aux exigences d’interopérabilité et de sécurité, condition indispensable pour la prise en charge par l’Assurance Maladie.

    5. Inscription et remboursement

    L’ENS dépose ensuite un dossier d’évaluation pour l’inscription de son DMN sur la liste des produits et prestations remboursables (LPPR) ou sur la liste des activités de télésurveillance médicale (LATM), selon le type de dispositif.

    Deux voies sont possibles :

    -inscription en ligne générique, permettant d’obtenir un code individuel ;
    -inscription en nom de marque, avec dépôt conjoint auprès de la Haute Autorité de Santé (HAS) et du Comité Économique des Produits de Santé (CEPS).

    6. Déploiement et maintien en condition opérationnelle

    Une fois certifié et remboursé, l’ENS peut déployer son DMN auprès des professionnels et établissements de santé. Un suivi continu est nécessaire pour garantir que les versions déployées restent conformes aux exigences. Toute non-conformité avérée et non corrigée peut entraîner le retrait du certificat de conformité, obligeant à un nouveau cycle de certification.

    Spécificités par type de DMN : lignes génériques et pathologies concernées

    DMN à visée thérapeutique ou diagnostique
    Pour ces dispositifs, l’inscription à la LPPR peut se faire :

    -soit via une ligne générique (pour tout DMN correspondant à une description générique existante, quelle que soit l’indication),

    -soit sous un nom de marque (si le DMN ne correspond à aucune ligne générique ou revendique une indication particulière ou une amélioration notable)

    DMN de télésurveillance
    Pour les DMN de télésurveillance, l’inscription à la LATM en ligne générique concerne exclusivement cinq pathologies, selon la liste exhaustive suivante :

    • Diabète
    • Insuffisance cardiaque chronique
    • Insuffisance rénale chronique
    • Insuffisance respiratoire chronique
    • Prothèses cardiaques implantables à visée thérapeutique

    Tout DMN de télésurveillance qui ne correspond à aucune de ces lignes génériques, ou qui revendique une amélioration notable du service médical rendu, doit passer par une inscription en nom de marque.

    Exemples de situations de non-conformité et vigilance réglementaire

    Situations typiques de non-conformité pouvant entraîner un retrait du certificat de conformité :

    • Déploiement d’une version du DMN qui ne respecte plus au moins une exigence du référentiel d’interopérabilité et de sécurité (écart entre le périmètre de la certification et le déploiement terrain).
    • Évolutions majeures non déclarées ou non certifiées : modification significative des fonctionnalités principales, impact sur la sécurité des données, changement d’architecture technique, impact sur l’interopérabilité, évolution réglementaire affectant la conformité CE ou HDS, évolution majeure en cybersécurité (ex : nouvelle politique d’authentification).
    • Non-respect des exigences spécifiques à la ligne générique lors d’une inscription à la LATM (par exemple, non-respect des critères techniques ou fonctionnels propres à la pathologie ciblée).
    • Non-correction d’une non-conformité avérée après un audit de conformité.

    Points de vigilance supplémentaires :

    • La délivrance de l’homologation CNDA dépend du périmètre adressé et de la maturité du projet : il est crucial d’anticiper cette démarche, préalable à la certification.
    • La certification HDS doit être anticipée pour tout DMN hébergeant des données de santé.
    • Les délais de transition du marquage CE diffèrent selon le type de DMN : une veille réglementaire active est indispensable.
    • La surveillance régulière de la messagerie dédiée sur Convergence est requise pour répondre rapidement aux demandes de l’ANS.

    Les acteurs impliqués et les ressources d’accompagnement

    Le parcours de certification mobilise plusieurs acteurs :

    • l’Agence du Numérique en Santé (ANS), qui pilote la certification, met à disposition les plateformes (Portail Industriels, Convergence) et accompagne les ENS,
    • les organismes notifiés pour le marquage CE,
    • les organismes de certification HDS,
    • le CNDA pour l’homologation des référentiels d’identité,
    • l’Assurance Maladie, la HAS et le CEPS pour la prise en charge et le remboursement.

    L’ANS propose un accompagnement complet : FAQ dédiées, webinaires, journées nationales des industriels, comités de concertation, plateformes de formation en ligne, guides détaillés, matrices d’analyse et documentation technique. Ces ressources facilitent la compréhension des référentiels, la gestion des candidatures et la veille réglementaire.

  • AAP : la Fondation APICIL ouvre un appel à projets pour lutter contre la douleur et améliorer la santé psychique

    Mieux comprendre et accompagner la douleur

    Dans un communiqué publié en mai 2025, la Fondation APICIL contre la douleur annonce l’ouverture d’un appel à projets à destination des chercheurs, équipes médicales et paramédicales, ainsi que des associations à but non lucratif. L’objectif : soutenir des projets d’intérêt général qui prennent en charge la douleur dans ses dimensions à la fois physiques et psychiques. La Fondation rappelle que la douleur n’est jamais exclusivement corporelle ni strictement mentale : elle résulte d’interactions complexes entre corps et esprit. Les projets attendus doivent ainsi explorer ces intrications, proposer des approches croisées et outiller les soignants comme les patients pour mieux comprendre et accompagner ces expériences douloureuses.

    Recherche, formation, transmission : les types de projets éligibles

    L’appel à projets couvre un large éventail d’initiatives : recherche, expérimentation clinique, formation, sensibilisation ou encore transmission à destination des patients, proches et professionnels. Sont également acceptés les projets qui prolongent des démarches existantes ou s’insèrent dans des recherches en cours. Toutes les propositions seront examinées, à condition qu’elles s’inscrivent dans une volonté claire : améliorer la compréhension, l’accompagnement ou le soulagement des douleurs dans leur double dimension.

    Modalités de candidature (jusqu’au 21 mars 2026)

    Pour initier le dépôt, les porteurs de projets doivent envoyer une demande à l’adresse contact@fondation-apicil.org, incluant une brève note d’intention (10 lignes), l’identité de la structure et une estimation budgétaire. Si le projet entre dans le champ de l’appel, un dossier complet leur sera adressé. Les candidatures complètes sont à soumettre uniquement en version électronique avant le 31 mars 2026. Les résultats seront communiqués en juin de la même année. Les montants attribués seront définis en fonction des besoins spécifiques de chaque projet.

    La Fondation APICIL, reconnue d’utilité publique depuis 2004, a déjà soutenu plus de 1 000 projets autour de la douleur, à tous les âges de la vie. Par cet appel à projets, elle réaffirme son engagement pour une meilleure reconnaissance des liens entre douleur et santé mentale, en lien avec son conseil scientifique et son conseil d’administration.

  • Healthtech Accelerations Summit 2025 : rendez-vous le 26 juin pour accélérer l’accès aux traitements innovants

    Industrie, startups, patients : le Healthtech Summit veut accélérer la mise à disposition des thérapies

    L’édition 2025 du Healthtech Accelerations Summit (HAS) se tiendra le 26 juin à l’Institut du Monde Arabe (Paris 5ᵉ), réunissant entrepreneurs, investisseurs, institutionnels et représentants d’associations de patients autour des enjeux d’accélération de l’innovation en santé. Organisé par BiotechFinances, ce sommet vise à devenir un rendez-vous annuel d’échange sur l’accès accéléré aux innovations en santé pour les patients.

    Avec le code promotionnel réservé à nos membres Health&Tech – HTSBTF15 – bénéficiez d’une remise de 15% sur les frais d’inscription.

    Ouverture sur les modèles de réussite, et partage d’expériences croisées entre dirigeants et associations de patients

    La journée s’ouvrira sur une première table ronde consacrée aux facteurs de réussite entrepreneuriale dans les biotechs. Fondateurs Amolyt Pharma, Cellectis, Abivax et Mablink livreront leur retour d’expérience, animés par Jacques-Bernard Taste. Suivra l’intervention de Sandrine Courtes (Lab2Biotech), actrice du dialogue entre associations de patients et biotechs, pour une keynote centrée sur la place des patients dans la réussite des jeunes pousses. Une deuxième table ronde, animée par Guillaume Mollaret, réunira notamment Franck Mouthon (Inserm), Frédéric Girard (France Biotech), Philippe Lopes Fernandes (Ipsen), Guillaume Vignon (Novartis) et Charles-Edouard Escurat (Agence de l’innovation en Santé), afin d’identifier les conditions qui permettent de concrétiser et pérenniser des partenariats entre industrie et acteurs de la healthtech.

    LFSS 2025, PLFSS 2026 : quelles marges de manœuvre pour la santé ?

    L’après-midi abordera les freins au financement à grande échelle en Europe. Alors que les tours de table supérieurs à 100 M$ sont fréquents aux États-Unis, Cédric Bisson (Teralys), Antoine Papiernik (Sofinnova), Philippe Tibi et d’autres partenaires de fonds interrogeront la faisabilité d’une telle dynamique en France. Une dernière séquence, pilotée par Christine Colmont, dressera un premier bilan de la LFSS 2025 et des perspectives du PLFSS 2026, à mi-parcours du calendrier législatif.

    Les échanges se poursuivront avec le programme « Scale Up Booster » présenté par Medicen, et la remise d’un chèque par l’association Des Étoiles dans la Mer, représentée par le Dr Gaëtan Ligat. La journée se conclura par des rencontres apéritives sur le rooftop de l’Institut du Monde Arabe.

    📌Entièreté du programme du Healthtech Accelerations Summit #2

    📌Lien pour inscription

  • US : Burn-out médical réduit de 33 % en 30 jours grâce à l’ambient listening (Riverside Health)

    14 % de diagnostics HCC supplémentaires par consultation

    Riverside Health (groupe hospitalier basé en Virginie) affirme avoir enregistré une hausse de ses revenus et de ses marges nettes grâce à l’adoption de la technologie d’intelligence artificielle d’Abridge. Cet outil, fondé sur l’ambient listening, capte les conversations entre les médecins et les patients pour générer automatiquement des notes. Il permet non seulement de réduire la charge administrative des praticiens, mais aussi d’améliorer la qualité de la documentation médicale, avec un impact direct sur la facturation.

    Déployée depuis mai dernier, la solution d’Abridge a permis à Riverside d’augmenter de 14 % le nombre de diagnostics HCC (Hierarchical Condition Categories) documentés par rencontre patient. Selon Charles Frazier, directeur de l’information médicale et de l’innovation de Riverside, cette amélioration contribue à “une meilleure identification des pathologies, influant sur la complexité des soins”, ce qui optimise les remboursements et aligne les plans de soins sur les besoins réels.

    Hausse de la productivité médicale mesurée en wRVUs (+11%)

    L’outil a aussi permis une augmentation de 11 % des unités de valeur relative au travail (wRVU) enregistrées par les médecins du groupe. Le wRVU, ou “work Relative Value Unit” (unité de valeur relative du travail), est une mesure utilisée aux USA dans le système de remboursement des soins de santé, notamment dans le cadre du Medicare Physician Fee Schedule. Le wRVU quantifie la charge de travail d’un professionnel de santé (notamment des médecins) pour une prestation médicale donnée (temps passé, niveau de compétence, charge mentale, responsabilité associée à l’acte, etc.). Ce critère, utilisé pour mesurer l’intensité et la complexité des actes médicaux, est directement lié à la rémunération des praticiens.

    Une baisse de 33% de burn-out dès le premier mois

    Outre les bénéfices économiques, Riverside Health observe un effet immédiat sur le bien-être des équipes. D’après une enquête interne, 61 % des médecins se déclaraient en situation de burn-out avant le début du pilote. Trente jours après l’implémentation de la solution Abridge auprès de 30 médecins en soins primaires et spécialisés, ce taux avait chuté à 27,7 %. Ce résultat a convaincu la direction d’étendre la solution à plusieurs centaines de cliniciens du réseau.

    Alors que de nombreux établissements de santé expérimentent les outils d’IA générative pour la documentation, la question du retour sur investissement reste posée. Un rapport publié en mars par le Peterson Health Technology Institute soulignait l’absence de preuves solides sur l’impact financier de ces technologies. L’expérience de Riverside apporte donc un contrepoint à ces conclusions.

  • L’OMS prolonge sa stratégie mondiale de santé numérique jusqu’en 2027 et prépare la suivante pour 2028-2033

    Une stratégie prolongée pour accélérer l’intégration numérique

    Lors de la 78e Assemblée mondiale de la santé (WHA), les États membres ont validé la prolongation de la Stratégie mondiale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la santé numérique jusqu’en 2027. Lancée en 2020, cette initiative a pour but de guider les pays dans l’adoption et le déploiement des outils numériques en santé, en mettant l’accent sur l’amélioration des soins, l’équité et la résilience des systèmes. La stratégie repose sur plusieurs axes : renforcer la gouvernance, proposer des outils de mise en œuvre et soutenir la montée en puissance des technologies numériques à l’échelle nationale comme mondiale.

    Les États membres valident la préparation de la feuille de route santé numérique 2028-2033

    En parallèle de cette prolongation, les États membres ont également donné leur accord pour l’élaboration d’un nouveau cadre stratégique couvrant la période 2028-2033. Cette prochaine phase devra notamment permettre de consolider les acquis et de garantir une intégration équitable et à grande échelle des technologies numériques dans tous les systèmes de santé.

    Selon le Dr Alain Labrique, directeur du département Santé numérique et innovation de l’OMS, l’objectif n’est pas simplement d’étendre la stratégie existante de deux années supplémentaires, mais d’enclencher une accélération : « Nous entrons dans une phase où la santé numérique doit être intégrée de manière intentionnelle et équitable dans chaque système de santé. »

    Des avancées depuis 2020 : 1 600 responsables formés à la santé numérique et à l’IA dans plus de 100 pays

    Depuis le lancement de la stratégie, plusieurs jalons ont été franchis :

    • 129 pays se sont dotés d’une stratégie nationale de santé numérique.
    • Plus de 1 600 responsables gouvernementaux dans plus de 100 pays ont reçu une formation sur la santé numérique et l’intelligence artificielle.
    • 130 États membres ont mené une évaluation de leur maturité numérique.
    • L’OMS a mis en place le Global Digital Health Certification Network.
    • Des orientations sur l’IA en santé ont été diffusées et des ateliers ont accompagné les pays dans sa mise en œuvre éthique.
    • Des coopérations intergouvernementales ont été engagées dans quatre régions OMS, et 40 pays ont rejoint le Global Digital Health Partnership.

    Des outils opérationnels pour la transformation, une assistante vocale multilingue pour l’accès à l’information de santé

    Dans cette dynamique, l’OMS a multiplié les initiatives pour accompagner les pays. En 2024, elle a publié le Digital transformation handbook for primary health care, une feuille de route pour numériser les données de santé primaires. Elle a également lancé la version 2.0 de son Artificial Intelligence in Public Health Readiness Assessment Toolkit, conçu avec la Banque interaméricaine de développement (IDB) et l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS), afin d’évaluer la capacité des pays à intégrer l’IA dans leurs stratégies de santé publique.

    Enfin, l’OMS a dévoilé S.A.R.A.H. (Smart AI Resource Assistant for Health), une assistante vocale générative multilingue, destinée à fournir des informations fiables sur des sujets comme les maladies chroniques, la santé mentale ou la prévention. Disponible sur tout type d’appareil, elle couvre huit langues et vise un large accès à l’information de santé.