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  • La Fehap lance la 6e édition des Trophées de l’innovation

    L’Observatoire de l’innovation Nov’Ap de la Fehap lance un appel à projets dans le cadre de la sixième édition des trophées de l’innovation. Cet appel, réservé aux acteurs privés non lucratifs, cible les innovations réalisées, mais également les innovations au stade de projet ou en cours de réalisation (avec deux dispositifs de sélection distincts).
    Les projets retenus seront présentés lors du 41e congrès de la Fehap les 13 et 14 Décembre 2016, à Paris.

    Quelle récompense ?

    • Pour tous les projets reçus : valorisation de l’innovation dans le « Cahier de l’innovation 2016 » et tout au long de l’année dans la rubrique « Initiatives Innovantes » de la revue PSS, sur le portail internet et dans la Newsletter ; aide à la recherche de financement
    • Pour les innovations en projet sélectionnées : remise d’un trophée espoir et soutien à la réalisation du projet
    • Pour les innovations réalisées sélectionnées : remise d’un trophée lauréat, réalisation d’une vidéo, remise d’une affiche et d’un diplôme

    Calendrier

    Date limite de réponse : 22 Mai 2016
    Réunion du comité de sélection de l’innovation : Septembre 2016
    Remise des prix : les projets les plus innovants seront récompensés lors du 41e congrès de la Fehap, qui aura lieu les 13 et 14 Décembre 2016 à Paris

    Les dossiers sont à envoyer à : appelainnovations@fehap.fr 

  • Apple Care Kit : les trois premières applications dévoilées

    Les trois premières applications développées à partir de CareKit, la plateforme open source qui permet aux développeurs de créer des applications destinées aux personnes souffrant de diverses pathologies et souhaitant partager leurs informations avec leur médecin, ont été dévoilées par Apple le 28 avril 2016.

    Les 3 applications dévoilées :
    • One Drop permet au patient de gérer son diabète,
    . Glow se concentre sur la grossesse et la première année du bébé,
    • Start est utilisée pour dépister les symptômes de la dépression.

  • Offre de rachat par Sanofi (8,2 Md€) rejetée par l’Américain Medivation

    Un rejet de l’offre de rachat par Sanofi pour une valeur de 8,2 milliards d’euros, a été annoncé par Medivation, société de biotech américaine, le 29 avril 2016. Basée à San Francisco, Medivation est spécialisée dans le traitement contre le cancer. Sanofi a indiqué le même jour qu’il restait « déterminé à poursuivre ce rapprochement et à engager le dialogue directement avec les actionnaires de Medivation ».

    « Sanofi sous-évalue substantiellement Medivation » 

    • Medivation a répondu négativement le 29 avril 2016 à la proposition de rachat que Sanofi lui avait faite pour une valeur de 8,2 milliards d’euros.
    • La société américaine de biotech Medivation indique que l’offre de Sanofi « sous-évalue substantiellement Medivation ».
    • Après une première approche, les dirigeants du groupe français « s’étonnaient » de ne plus avoir de contacts avec leurs homologues de San Francisco.
    • Le patron de Sanofi, Brandicourt Olivier, avait adressé le 28 avril 2016 une lettre au PDG de Medivation, David Hung, pour s’étonner de ce silence.

    « Engager le dialogue avec les actionnaires »

    • Après ce rejet, Sanofi s’est déclaré « déterminé à poursuivre ce rapprochement » le 29 avril 2016. L’entreprise française compte « engager le dialogue directement avec les actionnaires de Medivation ». Ce qui ouvre la voie au lancement d’une OPA de la part de Sanofi. Ses responsables affirment que leur offre à 52,50 dollars par action « représente une prime de plus de 50% par rapport au cours moyen de l’action Medivation durant les deux mois précédent les rumeurs sur une offre d’acquisition ».

    Sanofi veut se renforcer sur le cancer

    • Sanofi a présenté le 29 avril 2016 des résultats trimestriels qui montrent un repli de 3,03 % de son chiffre d’affaires (8 543 M€, contre 8 810 M€ au 1er trimestre 2015) et un bénéfice net en hausse de 6% à 1,09 Md€.
    • Pour améliorer sa situation, l’entreprise compte sur le rachat de Medivation qui commercialise le Xtandi, un blockbuster pour le traitement du cancer de la prostate et dispose de deux autres produits en phase de développement clinique pour le cancer du sein et la leucémie. Des produits qui pourraient représenter 1,7 Md€ de revenus en 2020, selon la banque Goldman Sachs. Le Xtandi vient d’obtenir son autorisation de mise sur le marché en Europe.
    • Le renforcement de Sanofi dans le cancer est une « priorité affirmée » par son PDG Olivier Brandicourt, arrivé en 2015 à la tête de l’entreprise.

  • My Pharma Company recueille 350 000 euros sur sa plateforme de crowdfunding

    La plateforme de crowdfunding My Pharma Company annonce le 29 avril 2016 avoir récolté 350 000 euros d’investissements pour les projets proposés sur son site, moins d’un an après son lancement. Ouverte depuis le 8 juin 2015, MyPharma company est une plateforme de crowdfunding entièrement dédiée au financement participatif de projets sur la santé et le médicament.

    Un modèle novateur

    Fondée par Fabrice Beauchêne, My Pharma Company dispose d’un modèle breveté de financement qui donne à tout investisseur des droits financiers sur le futur chiffre d’affaire des projets soutenus, s’ils génèrent des revenus. L’investisseur reçoit au fur et à mesure du développement des projets qu’il a financés un pourcentage du chiffre d’affaire généré.

    L’avantage de ce nouveau concept de financement participatif est double : la possibilité pour les investisseurs de toucher de l’argent de manière plus régulière si le projet dégage de chiffre d’affaires, le fait pour les entrepreneurs de pouvoir garder le contrôle de leur entreprise.

    Les projets sélectionnés sur My Pharma Company doivent déjà avoir validé leur concept, reçu des premiers financements et doivent faire l’objet d’une commercialisation rapide (moins de 3 ans). La plateforme ne finance par la R&D

    Deux projets sont actuellement en phase de financement:

    – TUMOR TRACK, un traitement en radiothérapie ciblée à l’aide de nanoparticules contre le cancer;

    – AlairZen C&D, qui commercialise des traitements contre les allergies.

    Financement participatif et e-santé

    Une soixantaine de plateforme de financement participatif se partagent le marché français. Plusieurs se sont mises sur le créneau de la santé à l’instar de Booster Health, My Pharma Company ou encore Wellfundr. En 2015, les projets « santé et recherche » ont capté 17% des investissements en « crowdfunding equity » qui permet aux internautes d’entrer au capital d’une startup et de recevoir des titres en échange. Le secteur santé et recherche a été le deuxième plus financé en equity après l’immobilier, selon le « Baromètre du crowdfunding » publié par Financement Participatif France, association des professionnels du crowdfunding.

    Le 28 janvier 2016, Wellfundr, autre plateforme de crowdfunding et d’accompagnement de la santé fondé par Lionel Slusny et Fabrice Nabet en avril 2014, annonçait un rapprochement avec IBM pour lancer le programme Health Shapr. Ce programme fonctionne sous la forme d’appel à projets réservé aux professionnels de santé désirant développer des applications. Les projets retenus et ayant obtenu les financements requis peuvent bénéficier de la technologie Bluemix d’IBM (la plateforme de cloud  qui permet de construire, d’exécuter et de gérer des applications). Wellfundr met à disposition sa plateforme contre 5% de commission sur le montant levé, en cas de succès de l’opération. La prochaine session s’ouvrira du 1er septembre au 1er novembre 2016. 

  • Création du Lab Santé Ile de France par l’ARS, la Chambre de commerce et Medicen

    La création du Lab Santé Ile de France, destiné à soutenir l’émergence de solutions innovantes en santé, a été annoncée le 27 avril 2016. L’Agence Régionale de Santé d’Ile de France, la Chambre de commerce et d’industrie Paris Ile de France et le pôle de compétitivité Medicen Paris-Région se sont réunis pour mettre en place cette nouvelle structure qui sera opérationnelle à partir de septembre 2016. Elle sera dirigée par le professeur Jean-François Dhainaut, responsable du département recherche d’ELA International, une association contre les leucodystrophies.

    L’objectif du Lab Santé Ile de France est de réunir les acteurs de l’offre et de la demande de services innovants en santé (chercheurs, laboratoires, industriels, institutionnels, établissements et professionnels de santé) au sein d’une plateforme collaborative à l’échelle de la région. Il a vocation à accompagner ces acteurs pour accélérer les innovations en santé, conduire l’évaluation de leurs impacts sur les organisations et aider à leur mise sur le marché.

    « Un impact positif sur les organisations »

    L’ARS d’Ile de France précise que les innovations qui seront accompagnées en priorité par le Lab Santé Ile de France devront « soit apporter une vraie rupture dans les pratiques, soit avoir un impact positif sur les organisations dans les domaines du bien-vieillir, de la prise en charge des maladies chroniques et des organisations de santé de demain».

    Pour les acteurs publics et privés

    A partir du 4ème trimestre 2016, les actions du Lab Santé Ile de France porteront sur des services d’intermédiation proposées aux acteurs publics et privés, établissements et professionnels de santé, patients et accompagnants, centres d’excellence et pôles de compétitivité, institutionnels et payeurs. Elles viseront à faciliter l’innovation au sens large : dispositifs médicaux, technologies, objets connectés, services de prise en charge, filières et offres de soins. 

  • Complémentaire des retraités : un crédit d’impôt pour les assureurs aux contrats labellisés

    Le décret relatif à la labellisation de contrats pour la couverture complémentaire santé des plus de 65 ans a été publié le 27 avril 2016 au Journal Officiel. Il précise les modalités à partir desquelles les labels seront délivrés par le fonds de financement de la CMU. Les contrats labellisés permettront aux assureurs qui les proposent de bénéficier d’un crédit d’impôt.

    Les labels réservés aux complémentaires santé « avantageuses » pour les plus de 65 ans seront délivrés par le fonds de financement de la CMU. Ils permettront aux assureurs qui les proposent de bénéficier d’un crédit d’impôt.

    Un nouveau décret pour fixer les garanties et les seuils de prix

    Le texte fixe à trois le nombre de niveaux de garanties qui devront être proposés par les contrats labellisés. Chaque niveau de garantie et les seuils de prix des contrats labellisés seront, eux, fixés dans un nouveau décret sur lequel est saisie l’ACPR qui doit remettre son projet au gouvernement dans un délai d’un mois à compter du 27 avril 2016.

    À terme, la mesure qui est inscrite dans le budget de la Sécurité sociale pour 2016, doit permettre l’accès à une couverture santé pour les retraités via des contrats labellisés sur la base d’un « bon rapport qualité-prix ». La promesse de l’accès des retraités à de tels contrats avait été faite en 2015 par le président de la République, François Hollande.

    La procédure par appel d’offres abandonnée

    Dans un premier temps, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, avait envisagé de soumettre les assureurs à un appel d’offres pour sélectionner ces contrats à destination des plus de 65 ans. La procédure devait s’aligner sur ce qui s’est fait pour l’ACS. Mais plusieurs organisations et syndicats, dont la Mutualité française qui représente les mutuelles, s’étaient opposées à ce dispositif. Elles estimaient qu’il risquait d’amplifier la segmentation de la protection sociale.

    Le budget 2016 de la Sécurité sociale prévoit également un meilleur encadrement des tarifs pour les anciens salariés souhaitant continuer à adhérer à leur ancien contrat collectif.

  • Econocom obtient l’agrément d’hébergeur de données de santé

    Econocom, groupe européen de services numériques aux entreprises, a annoncé le 27 avril 2016 avoir obtenu l’agrément d’hébergeur de données de santé à caractère personnel. Une information qui confirme l’engagement stratégique de cette entreprise dans le domaine de la e-santé, présenté comme une priorité lors de l’annonce de ses objectifs en juin 2015 .

    L’agrément d’hébergeur de données de santé à caractère personnel délivré par le ministère de la Santé a été obtenu par Econocom, a annoncé le 27 avril 2016 cette entreprise spécialisée dans les services informatiques aux entreprises et la transformation numérique des organisations. Cet agrément est délivré après avis de la Cnil et de l’ASIP Santé à des structures qui répondent à un haut niveau d’exigence sur la sécurité , la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité des données de santé qui lui sont confiées. Protégées par le code de la santé publique ou de la sécurité sociale, les informations relatives à une personne sont considérées par la loi Informatique et Libertés comme des données sensibles.

    Une stratégie de développement dans la e-santé

    En obtenant l’agrément pour héberger des données de santé à caractère personnel, Econocom confirme sa stratégie de développement sur le marché de la e-santé. « Nous sommes convaincus que la digitalisation dans le domaine de la santé est un véritable enjeu de société, à l’instar de la digitalisation de notre système éducatif sur lequel nous sommes déjà très engagés. Développer la e-santé facilite l’accès aux soins et à l’expertise médicale pour tous et la puissance du big-data doit être mise au profit de l’efficacité médicale », déclare Bruno Grossi, directeur exécutif d’Econocom, dans le communiqué du groupe.

    Econocom avait présenté en juin 2015 ses objectifs de développement à l’horizon 2017. La société avait annoncé cibler ses futurs investissements sur la sécurité, les applications mobiles, les plateformes cloud, le conseil en infrastructures et la e-santé.

  • e-santé : 1,4 Md$ levés au 1er trimestre 2016 (Mercom Capital)

    1,4 milliards de dollars (1,24 milliards d’euros) ont été investis dans des entreprises de la e-santé dans le monde au premier trimestre 2016. Les levées de fonds dans la e-santé ont augmenté de 27% par rapport à la même période en 2015. Le premier trimestre 2016 est aussi celui ayant connu le plus grand nombre de fusions et acquisitions. C’est ce que révèle un rapport du groupe Mercom Capital publié mi-avril 2016.

    Les secteurs qui ont levés le plus de fonds:
    • les vêtements intelligents avec 260 millions de dollars (232 millions d’euros),
    • l’analyse de données avec 197 millions de dollars (175,6 millions d’euros),
    • la télémédecine avec 171 millions de dollars (152 millions d’euros),
    • la m-santé avec 120 millions de dollars (107 millions d’euros),
    • l’information et la prévention avec 100 millions de dollars (89 millions d’euros).

    Les sociétés d’analyse des données et de télémédecine ont dépassé 1 milliard de dollars (890 millions d’euros) en levées de fonds à ce jour. Dans le même temps, les entreprises publiques de la e-santé « ne font pas aussi bien », selon l’étude.

    Les levées de fonds les plus importantes

    58 fusions et acquisitions

    Parmi les 58 fusions et acquisitions recensées:

    • neuf concernent la m-santé,
    • cinq des sociétés spécialisées dans le traitement des données,
    • quatre des concepteurs de dossiers médicaux personnalisés,
    • trois des opérateurs de télémédecine.

    Parmi les plus importantes fusions et acquisitions:

    • Capital Management s’emparant de MedAssets pour 2,75 milliards de dollars (2,4 millions d’euros),
    • IBM rachetant Truven Health Analytics pour 2,6 milliards de dollars (2,3 millions d’euros),
    • le rapprochement de Allscripts et Netsmart d’un montant de  950 millions de dollars (851 millions d’euros).
  • Les GHT devront être constitués le 1er juillet 2016

    La création des GHT est fixée par un décret publié au Journal Officiel le 27 avril 2016. Prévus par l’article 107 de la loi santé du 26 janvier 2016, entre 150 et 250 groupements doivent être constitués, pour une durée de 10 ans, au plus tard au 1er juillet 2016. A défaut, c’est le directeur général de l’ARS qui constituera le GHT. Ils devront être opérationnels au plus tard au 1er janvier 2021. Ils seront organisés autour d’un établissement support, avec un projet médical unique, un système d’information convergent et un groupement d’achats. L’objectif est de mutualiser les moyens de chaque établissement au niveau d’un territoire pour organiser une offre graduée et améliorer la qualité et la sécurité des soins.

    Ces nouvelles entités se substituent aux CHT actuelles, Contrairement au CHT, le rattachement à un GHT est obligatoire pour les 1 100 établissements publics de santé que compte la France en 2016.

    Un projet médical unique au niveau du territoire

    Le projet médical partagé élaboré pour une période maximale de 5 ans définit la stratégie médicale du GHT. Il comprend notamment :

    • Les objectifs médicaux
    • Les objectifs en matière d’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins;
    • L’organisation par filière d’une offre de soins graduée;
    • Les principes d’organisation des activités au sein de chacune des filières;
    • Les projets de biologie médicale, d’imagerie médicale de pharmacie (le cas échéant);
    • La répartition des emploi des professions médicales et pharmaceutiques;
    • Le principe d’organisation territoriale des équipes communes.

    Concernant le point précis de l’organisation par filière de l’offre de soin, le décret prévoit :

    • La permanence et la continuité des soins ;
    • Les activités de consultations externes et notamment des consultations avancées ;
    • Les activités ambulatoires, d’hospitalisation partielle et conventionnelle ;
    • Les plateaux techniques ;
    • La prise en charge des urgences et soins non programmés ;
    • L’organisation de la réponse aux situations sanitaires exceptionnelles ;
    • Les activités d’hospitalisation à domicile ; 
    • Les activités de prise en charge médico-sociale.

    La fonction achat

    La fonction achat est confiée à l’établissement support dans un objectif d’homogénéisation des outils de travail (matériels et équipements) et de professionnalisation par la mutualisation des compétences.

    Convergence des systèmes d’information

    Le système d’information du groupement hospitalier devra être convergent et comprendre des applications identiques pour chacun des domaines fonctionnels. Un identifiant unique pour les patients sera également utilisé au sein du groupement.

    Calendrier et réaction de la FHF

  • Seules 1,34 % des pharmacies françaises proposent de la vente en ligne de médicaments

    L’autorité de la concurrence a émis un avis défavorable le 26 avril 2016 sur deux arrêtés réglementant la vente de médicaments en ligne. L’autorité dont la décision est simplement consultative, parle de « contraintes disproportionnées » créant « un régime discriminatoire par rapport aux conditions exigées pour la vente au comptoir [en officine, NDLR] ». Actuellement, les formalités à remplir s’apparentent aux exigences requises pour la certification ISO 9001. Ce qui n’est pas le cas pour les officines « physiques ».

    Le conseil d’état avait annulé un précédent arrêté relatif aux bonnes pratiques de la vente de médicaments en ligne en 2015, un arrêté également pointé par l’autorité de la concurrence. Une réglementation plus favorable était attendue depuis pour combler le vide juridique.

    La France n’a toujours pas transposé la directive européenne sur « la vente à distance au public de médicaments au moyen de services électroniques » de 2011.

    La France à la traîne

    « Sur 22 401 officines recensées au 1er janvier 2015, seules 301 ont développé un site internet », soit 1,34%, c’est « dix fois moins qu’en Allemagne », observe l’Autorité de la concurrence dans son avis rendu le 26 avril 2016. Le taux de refus d’autorisation de création de sites de vente en ligne de médicaments est « important », ajoute-t-elle. Ainsi, en 2013, sur 259 demandes, 80 refus ont été opposés par les ARS, soit un taux de refus de près d’un tiers.

    Dans son avis l’autorité affirme être « favorable à ce que les pharmaciens d’officine utilisent largement cette nouvelle forme de vente, qui permet de dynamiser, moderniser et rendre plus visible leur activité professionnelle en faisant bénéficier les patients de la souplesse de la vente en ligne, de tarifs plus bas et d’une meilleure information sur les prix ».

    200 officines ferment leurs portes chaque année pour raison économique. Le développement de la vente en ligne pourrait redynamiser les ventes selon l’UNPF. Mais les représentants  des pharmaciens sont partagés. L’USPO défend à l’inverse les restrictions proposées par le ministère de la santé qui préviendraient les pharmaciens de trop pousser les patients à la consommation.

    Depuis 2013, la commercialisation sur Internet est seulement autorisée pour les médicaments délivrés sans ordonnance. Elle est limitée aux pharmaciens inscrits à l’Ordre national des pharmaciens. En clair, seuls les officines « physiques » sont autorisées à créer des sites de vente en ligne.

    A quoi ressemblera l’officine de demain ?

    Au-delà de la vente de médicaments sur Internet, 28 % des pharmaciens interrogés par Direct Medica pensent que le conseil en ligne fera partie prenante de leur activité dans 10 ans. Un point confirmé par Hervé Pingaud, directeur de l’université Jean Francois Champollion et responsable du Living Lab « Connected Health Lab » implanté au cœur de l’école d’ingénieur ISIS de Castres en partenariat avec Pierre Fabre: « le conseil autour de la vente et de l’administration du médicaments est un point clé de l’officine de demain. On ne peut pas réduire le pharmacien à sa fonction de commerçant. Son rôle est de prodiguer du conseil, notamment sur l’administration du médicament, ses effets indésirables, etc. Cela pourra se faire via des terminaux de consultation placés dans des chambres d’Ehpad ou au domicile des patients. Avec les avancées de la télémédecine, le pharmacien sera placé plus que jamais au cœur du parcours du patient et aura un rôle déterminant dans la prévention ».