Articles

  • Wearables : un capteur de transpiration connectés pour détecter les maladies

    Un capteur portable capable d’analyser la transpiration et d’y détecter des maladies, c’est ce qu’ont mis au point des chercheurs de l’université technologique d’Eindhoven aux Pays-Bas.

    Ils se sont inspirés des plantes pour concevoir leur dispositif. La transpiration contient un grand nombre d’informations sur notre santé. Les niveaux de salinité peuvent par exemple donner des indications sur une éventuelle mucoviscidose, tandis que le niveau d’acidité est un facteur important pour détecter certaines maladies de peau.

    • Afin de surveiller les différents facteurs qui permettent de détecter une maladie, il est nécessaire de fournir au capteur de la sueur « fraîche » en continu. C’est en observant les plantes que les chercheurs hollandais ont eu l’idée de ce capteur. En effet, les végétaux absorbent l’eau du sol qui s’évapore ensuite par les pores des feuilles.
    • Le dispositif intégré sur une feuille de plastique souple, absorbe la sueur à l’entrée. L’humidité est transportée par capillarité dans un micro canal et s’évapore à travers une surface poreuse à l’autre extrémité, provoquant un écoulement constant. Le dispositif fonctionne donc comme une sorte de pompe à eau, sans alimentation externe. Les électrodes de la puce sont insérées sur le canal et peuvent analyser en permanence la sueur qui y circule.
    • Ce type de capteur miniature et flexible peut être utilisé dans des applications de sport ou pour l’analyse médicale de la sueur. L’utilisation de feuilles de plastique permet de garder les coûts de production finaux faibles. L’une des prochaines étapes sera la transmission sans fil des données du capteur.
  • Groupement Hospitalier de territoire

    Les groupements hospitaliers de territoire ont été mis en place par le décret 2016-524 du 27 avril 2016.null

  • GHT : la FHF mandate Pierre Simon sur la question du financement de la télémédecine

    Le 19 Avril 2016, la FHF a mandaté Pierre Simon, ancien président de la SFT-Antel, pour réfléchir à la question du développement de la télémédecine au sein des GHT mis en place par le décret du 27 Avril 2016; et plus particulièrement sur le volet de son financement et de la tarification. Comment les coûts de la téléexpertise, de la téléconsultation ou de la télésurveillance vont-ils être répartis entre les établissements périphériques et l’établissement support ?

    « C’est un sujet éminemment politique, déclare Pierre Simon à Health and Tech Intelligence. Nous souhaitons sensibiliser les écuries politiques sur le financement de la télémédecine en vue de la prochaine élection présidentielle. Un rapport détaillant nos recommandations devrait être publié courant Septembre 2016. »

    La tarification au sein des GHT

    « Le principal enjeu se situe sur le financement du fonctionnement, et moins sur l’investissement qui a déjà été largement couvert par les pouvoirs publics, notamment avec le FIR », explique Pierre Simon. « Un certain nombre de pistes peuvent être explorée sur le sujet. »

    Les actes de droit commun de la sécurité sociale

    Le rapport de la mission GHT menée par Jacqueline Hubert et Frédéric Martineau en Février 2016 a effectué des recommandations, notamment sur  les téléconsultations, pouvant être financées sur le droit commun de la Sécurité sociale à partir des tarifs actuels NGAP (nomenclature générale des actes professionnels).

    Le recours au GHS (Groupe Homogène de séjour)

    Pour l’établissement support, la téléexpertise peut générer une diminution sensible de son activité, puisque on estime que 50% des transferts habituels venant des petits établissements peuvent être évités. Pour l’établissement de proximité, cette pratique est gagnante puisque plus de patients pourront être hospitalisés, quitte à être suivis ensuite pendant l’hospitalisation par des téléconsultations spécialisées effectuées par l’établissement support. L’établissement de proximité qui assure l’hospitalisation dispose alors dans le tarif de son GHS — la base de facturation dans le cadre d’une hospitalisation hormis les soins externes — des ressources financières pour payer à l’établissement support les téléexpertises spécialisées, voire les téléconsultations avancées qui pourront en découler.

    « Les GHS pourront être ajustés au fur et à mesure des besoins et de la mise en place des GHT (dans le cadre de l’étude nationale des coûts (ENC)), explique Pierre Simon. C’est d’ailleurs le cas avec Télé-AVC, où 1000 euros supplémentaires ont été alloués pour les hospitalisations pour un AVC. » Tout cela fait l’objet de conventions très précises entre les établissements.

    « Mais cela peut s’avérer insuffisant, précise Simon Pierre. Imaginons que le patient ne soit finalement pas hospitalisé. On ne peut donc pas utiliser la GHS pour payer l’établissement support. Cela étant, la ressource reste disponible puisque la dépense de séjour a été évitée.

    En d’autres termes, le manque à gagner pour les hôpitaux équivaut à une économie pour l’assurance maladie qui pourrait utiliser cette ressource pour mettre en place des financements complémentaires de la télémédecine. Il convient d’identifier précisément cet argent. La résolution de ce problème est compliqué car éminemment politique, particulièrement dans le contexte des réductions de déficits et d’économies budgétaires. »

    Société Française de Télémédecine

  • FIR

    Fonds d’intervention régional – Accompagnement des projets de télémédecine

  • Quintiles et IMS Health annoncent leur fusion

    Quintiles et IMS Health annoncent leur fusion le 2 mai 2016 pour former Quintiles IMS, leader mondial des technologies de l’information et de la communication dans le secteur de la santé.

    Quintiles Transnational Holdings est une société de recherche sous contrat (CRO) qui réalise pour le compte des fabricants de produits pharmaceutiques des travaux de recherche et développement nécessaires à la mise sur le marché des produits pharmaceutiques.

    IMS Health est spécialisée dans les études et le conseil pour les industries du médicament et les acteurs de la santé.

    Cette fusion donnera naissance à un groupe d’une capitalisation voisine de 18 milliards de dollars (15,6 milliards d’euros) et d’une valeur d’entreprise de plus de 23 milliards de dollars (20 milliards d’euros).

    A l’issue de l’opération, les actionnaires d’IMS détiendraient environ 51% du nouvel
    ensemble, contre 49% pour ceux de Quintiles. Les deux entreprises tablent sur une
    finalisation de la fusion au second semestre 2016.

    La nouvelle société siègerait à Danbury, dans le Connecticut, ainsi que dans le « Research Triangle Park » de Caroline du Nord. Ari Bousbib, PDG d’IMS Health, prendrait la direction du nouveau groupe, tandis que le CEO de Quintiles, Tom Pike, officierait en tant que vice-président.

  • Cancer : partenariat stratégique en oncologie entre Oncodesign et Ipsen

    Oncodesign et Ipsen annoncent la signature d’un nouveau partenariat stratégique en oncologie, le 3 mai 2016. Après l’accord signé le 5 janvier 2016 avec l’Américain Bristol-Myers Squibb, Oncodesign entend renforcer sa stratégie partenariale avec le secteur pharmaceutique.

    Oncodesign et Ipsen collaborent « depuis 20 ans » sur des projets de R&D dans le cadre de relations de services, de co-développements et depuis 2012 d’un partenariat de recherche.

    Les détails du partenariat

    • Oncodesign réalisera l’expérimentation préclinique de programmes de recherche d’Ipsen en oncologie.
    • Des équipes d’Oncodesign intégreront le plus grand centre de recherche et développement d’Ipsen situé sur le plateau de Paris-Saclay où sont regroupés des chercheurs, des grandes écoles, des centres de recherche et des groupes industriels de pointe.
    • Ipsen utilisera des modèles expérimentaux et de nouvelles approches en pharmacologie d’Oncodesign, basées sur la pharmaco-imagerie et la détection de biomarqueurs.
    • Oncodesign percevra chaque année un montant minimum garanti pour financer les efforts de recherche engagés, auquel pourra s’ajouter une part de rémunération variable liée au volume d’activité autour des programmes d’Ipsen.

    Une technologie au service de la pharmaceutique

    • Un précédent partenariat avait été noué entre Oncodesign et le laboratoire pharmaceutique américain Bristol-Myers Squibb en janvier 2016 en vue d’une collaboration stratégique pour découvrir, développer et commercialiser de nouvelles molécules macrocycliques.
    • Ces petits composés macrocycliques, hautement puissants et sélectifs, présentent des caractéristiques permettant une optimisation rationnelle rapide, au-delà de ce qui est généralement possible avec les approches moléculaires classiques.
  • Big Data : Google accède aux données de 1,6 millions de patients britanniques du NHS

    Un accord d’exploitation de données a été signé entre Google DeepMind (le programme d’intelligence artificielle d’Alphabet) et le NHS. Cet accord donne accès à Google aux informations médicales de 1,6 millions de patients britanniques suivis depuis 2011 dans trois hôpitaux londoniens. C’est ce que révèle le site Internet du New Scientist dans un article publié le 29 Avril 2016.

    Deepmind et le NHS avait annoncé un partenariat en février 2016 portant sur le développement d’une application destinée à aider les professionnels à suivre les patients souffrant de maladies rénales (Stream). Mais selon le New Scientist, cet accord va bien plus loin que ce qui avait été annoncé publiquement.

    Les données partagées avec Deepmind ne se limiteraient pas aux pathologies rénales mais à l’intégralité des informations concernant les patients, incluant les éventuels usages de drogue ou les avortements, le statut du patient au jour le jour et même le journal des visites.

    Quelques limitations

    L’accord que s’est procuré le New Scientist fait toutefois état de restrictions. Google n’a pas le droit d’utiliser ces données pour d’autres secteurs de ses affaires. Par ailleurs, les données analysées ne sont pas stockées chez DeepMind mais par une entreprise tierce en Grande-Bretagne. Enfin, DeepMind à l’obligation d’effacer les données dès la fin de l »accord en 2017.

    Le document met également en lumière un autre projet de Google, dénommé Patient Rescue. Cette plateforme fournira de l’analyse de données aux hôpitaux du NHS. Les flux de données provenant des hôpitaux seront utilisés pour concevoir de nouveaux outils dans la lignée de Stream permettant d’améliorer la médecine prédictive.

    L’open data dans le code de la santé publique en France

    La collecte, l’analyse et la sécurité des données médicales est une question cruciale sur laquelle toutes les inquiétudes n’ont pas été levées. En France, la ministre de la Santé a lancé le 28 Avril 2016 une grande consultation publique sur le sujet. L’article 47 de la loi de modernisation de la santé prévoit en effet un « open data de santé », ainsi qu’une plus large accessibilité aux données de santé pour la recherche et l’innovation. L’objectif de la loi étant de chercher un équilibre entre la protection de la vie privée et l’ouverture des données pour créer le meilleur impact économique et social possible. A ce titre, la cour des comptes dénonçaient la mauvaise gestion de ces données dans un rapport remis à l’Assemblée nationale le 19 Avril 2016.

  • La stratégie, nouvel enjeu pour les DSI

    Sage, l’éditeur britannique de logiciels de gestion pour les entreprises, souligne les enjeux auxquels doivent faire face aujourd’hui les DSI : s’imprégner de leur rôle stratégique et s’affirmer au sein des équipes de direction tout en gérant leurs problématiques opérationnelles

    Selon le cabinet Deloitte, 46% des DSI des grandes entreprises sont placés sous l’autorité des directeurs financiers. Et seulement 40% d’entre-eux détiennent un pouvoir de décision finale sur les dépenses en matière de technologies émergentes. Ces chiffres illustrent la situation observée en 2014. Ils indiquent une évolution de l’importance donnée à cette fonction dans les entreprise puisqu’un rapport Ernst and Young (EY) montrait qu’en 2012 moins d’un DSI sur cinq faisait partie de l’équipe de direction et que 43% seulement participaient au processus décisionnel de l’entreprise.

    Le cabinet américain de conseil Gartner, spécialisé dans le domaine des techniques avancées, révèle par ailleurs que la moitié des DSI interrogés dans le cadre d’une enquête réalisée en 2014 s’estiment incapables de suivre le rythme des changements technologiques.

    5 points clés

    Pour aider les DSI à passer d’un rôle purement opérationnel à une approche plus stratégique, Stuart Lynn, DSI de Sage Royaume-Uni et Irlande, a défini 5 points clés autour desquels ils doivent organiser leur mission :

    • Développer et déployer de nouvelles technologies
    • Percevoir les données comme des ressources stratégiques
    • Donner la priorité aux clients
    • Adopter une approche collaborative
    • Automatiser

    « Aujourd’hui, les DSI doivent comprendre leur rôle stratégique, se positionner en conséquence dans les structures des entreprises (notamment se faire une place au sein de l’équipe de direction) et trouver les moyens de créer de la valeur ajoutée et de la croissance, précise le cabinet Gartner.

     

  • Réalité virtuelle : 1,2 M€ levé par Actronika

    1,2 M€, c’est la somme levée par la start-up Actronika auprès du fonds d’amorçage Quadrivium1 géré par Seventure Partners, le 29 avril 2016. L’entreprise développe une solution qui permet de ressentir le toucher dans des univers virtuels.

    Financer la phase d’industrialisation

    • Utilisation des fonds :
      • financement de la phase d’industrialisation de son outil et développement du logiciel
      • mise en place de partenariats industriels afin de fabriquer les produits commercialisés et de finaliser la signature des premiers contrats clients.
    • La société, composée aujourd’hui de quatre personnes, compte aussi recruter quatre nouveaux collaborateurs d’ici la fin de l’année 2016.
    • Sur le plan commercial, son objectif est de constituer un premier portefeuille de clients représentatifs des marchés ciblés qu’elle estime « à une dizaine ».

  • Partenariat entre Mondocteur.fr et Uber pour conduire les patients chez leur médecin

    Conduire les patients à leur rendez-vous médical, c’est le service que propose Uber et mondocteur.fr. Un partenariat annoncé le 28 avril 2016.

    Ce nouveau service permet aux patients de commander un véhicule via mondocteur.fr sans passer par la plateforme Uber.

    Ce partenariat est une première en France. Uber avait toutefois déjà passé un accord similaire aux États-Unis avec l’association MedStar Health qui milite pour l’amélioration de l’accès aux soins.

    Mondocteur.fr, racheté en 2013 par Lagardère active via sa filiale Doctissimo, dispense un service de prise de rendez-vous en ligne avec les professionnels de santé. Présente dans 250 villes françaises, la société revendique aujourd’hui 10 millions de visiteurs uniques par mois et 5 000 cabinets médicaux référencés. La plateforme vise à échéance 2018 20% des cabinets médicaux et 100 000 praticiens en s’appuyant sur Doctissimo.