La comparaison entre 12 wearables mesurant la perte de calories a fait l’objet d’une étude japonaise publiée dans l’édition de mai 2016 du JAMA Internal Medicine. Il apparaît que la plupart de ces objets connectés ne délivrent pas d’informations scientifiquement précises et qu’ils présentent des écarts de mesure significatifs de l’un à l’autre.
Les chercheurs concluent cependant qu’ils ne sont pas inutiles: les mesures recueillies par ces dispositifs, bien qu’inexactes, sont constantes et permettent de suivre les dépenses d’énergie de manière ‘relative’ au quotidien.
Les chercheurs de l’Institut national de santé et de nutrition du Japon ont comparé 12 wearables parmi lesquels on retrouve Fitbit Flex, Jawbone UP24, Misfit Shine, Garmin Vivofit et Withings Pulse O2.
19 volontaires ont participé à l’étude, chacun portant les 12 appareils en même temps. Les mesures obtenues par les appareils ont été comparées aux résultats recueillis selon deux méthodes scientifiquement reconnues de mesures de calories.
1re comparaison en chambre métabolique
Pour la première partie de l’expérience, les volontaires ont été placés pendant 24h dans une chambre métabolique et ont suivi un protocole précis : trois repas, travail de bureau, télévision, ménage, marche sur tapis et sommeil. Leur consommation d’énergie a été mesurée en fonction de la température et de la composition en gaz de l’air dans la chambre. Les participants ont dépensé en moyenne 2 093 calories. Les wearables ne confirment pas tous ce chiffre comme on peut le constater sur le graphique suivant :
Les différences entre les appareils sont importantes. Jawbone et Garmin ont sous-évalué la dépense de calories tandis que Fitbit et Misfit l’ont surévalué.
2e partie en conditions réelles
La deuxième partie de l’expérience a placé les volontaires en conditions de vie normale. Les participants ont bu une eau chargée en isotopes rares d’eau et d’hydrogène. La dépense de calories peut ainsi être estimée en fonction du temps que ces isotopes mettent pour apparaître dans les urines.
Ils ont ensuite vécu leur vie pendant 15 jours (tout en portant les 12 appareils à la fois). Sur cette période, les volontaires ont dépensé en moyenne 2,314 calories par jour selon leurs analyses d’urine.
Les résultats des wearables sont les suivants:
La plupart sous-estiment cette fois la dépense d’énergie.
L’étude conclut que les mesures de ces appareils sont inexactes d’un point de vue scientifique. Ils ne sont toutefois pas inintéressants d’un point de vue personnel puisque les résultats qu’ils fournissent restent constants d’un jour sur l’autre et permettent d’obtenir un suivi relatif de ses dépenses d’énergie.