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  • Snitem

    Syndicat National de l’Industrie des Technologies Médicales

  • GHT : une procédure transitoire de certification proposée par la HAS

    Une procédure transitoire de certification sur la qualité et la sécurité des soins, c’est ce que propose la HAS aux GHT jusqu’en 2020. Les GHT doivent se doter avant le 1er Janvier 2020 d’un compte qualité unique en vue d’une certification commune.

    Dans le cadre de la mise en place des GHT, il est prévu que la définition des périmètres soit effective au 1er juillet 2016. Le regroupement des établissements publics au sein de chaque GHT sera donc connu à cette date.

    Dès ce moment, la certification ne considérera plus chaque établissement de santé isolément mais l’ensemble du groupement.

    Actuellement, le système de certification passe par des accords conventionnels entre la HAS et chaque établissement.

    Deux options de certification sont proposées pour guider l’évolution de la procédure de certification:

    • une certification synchronisée, conforme pour la période de transition 2016-2019
    • une certification commune, dont le chantier peut être entrepris dès maintenant et qui sera obligatoire dès 2020.

  • GHT : inquiétude des présidents de conférences hospitalières sur leur périmètre

    La question des périmètres des futurs GHT qui doivent être définis le 1er juillet 2016, selon le décret du 27 avril 2016, soulève des inquiétudes. « Ils vont déboucher sur des situations très différentes d’un groupement à l’autre: les bassins de population couverts par les GHT iront de 300 000 à 2 millions d’habitants et le nombre d’établissements dans chaque GHT de 3 à 20 », a affirmé Michel Claudon, président de la conférence des présidents de CME de CHU lors d’une table ronde organisée le 26 mai 2016 par la FHF au salon HIT à Paris.

    Ces chiffres sont issus d’un sondage réalisé par la conférence des présidents de CME de CHU d’après 25 réponses obtenus sur 30 CHU interrogés. Les CME sont les instances représentatives de la communauté médicale dans les établissements.

    « Dans beaucoup d’endroits, les périmètres (des futurs GHT, ndlr) sont naturels, conformes au parcours des patients, mais nous avons quelques inquiétudes pour certains GHT qui présentent plus un périmètre administratif que médical », a souligné Thierry Godeau, président de la conférence des CME de CH. « Il n’est pas trop tard pour revoir certains périmètres qui posent souci », a insisté Thierry Godeau, en suggérant d’envisager des regroupements de GHT « dans un second temps ».

    L’impact des GHT sur le travail des praticiens dans le cadre de la mise en place d’ »équipes médicales de territoire » a également été évoqué par Michel Claudon qui a appelé à ce que les médecins soient « formés à la nouvelle approche organisationnelle et au parcours patients ». « Les patients pourront passer d’un GHT à un autre et il faut donc s’assurer de l’interopérabilité du système et que l’information circule », a ajouté Michel Claudon.

  • CERITD

    Centre d’études et de recherche pour l’intensification et le traitement du diabète

  • ANAP

    Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux

  • E-santé : 4 modèles économiques européens pérennes transposables en France (étude NOEMIE 2020)

    • VitalityHealth au Royaume-Uni,
    • Cordiva en Allemagne,
    • Quasarmed en Italie,
    • La commune d’Alzira (Valence) en Espagne

    Tels sont les quatre nouveaux modèles économiques européens de e-santé transposables en France détaillés dans l’étude NOEMIE 2020. Cette étude a été présentée par Cécile Lagardère et Béatrice Falise-Mirat à l’occasion du salon HIT de la Paris Healthcare Week le 24 Mai 2016.

    Les objectifs de l’étude :
    • Repérer des modèles économiques innovants et pérennes en e-santé
    • Identifier les facteurs-clés de succès
    • Établir des recommandations pour les pouvoirs publics

    L’étude NOEMIE 2020 a été conduite par le Groupe Financements Innovants du Syntec Numérique et le Snitem, en partenariat avec le Cocir et le support du cabinet Care Insight.

    La cartographie des projets

    Nouveaux modèles économiques, nouveaux rôles pour les industriels

    • L’implication des industriels dans le modèle opérationnel d’un projet peut se faire à trois niveaux :
      • Fournisseur de technologie.
      • Prestataire de service.
      • Associé à la stratégie du projet.

    Les constats de l’étude

    • Moins les modèles sont publics ou régulés, plus ils sont transposables.
    • On peut voir des modèles économiques dans des modèles d’organisation financés par des acteurs privés et la population.
    • Plus l’intervention de la puissance publique, soit en organisateur, soit en payeur, est importante, plus la transposition est difficile.

    Émergence de trois postulats

    Le numérique est irréversible

    • Les usages du numérique sont ancrés dans le quotidien.
    • L’ergonomie des outils est indispensable.
    • Il ne s’agit plus de savoir s’il faut aller vers la e-santé, mais comment y aller.

    Un changement de logique intervient

    • Le marché de la e-santé met en évidence un intérêt à la bonne santé.
    • Les patients/clients, payeurs privés ou publics, entreprises ou professionnels de santé (du fait de la rémunération à l’acte) deviennent des risk managers : ces nouveaux acteurs ont intérêt à ce que les personnes se portent bien.
    • Concernant le préventif, collectivités locales et éducations sont importantes. Pour les entreprises cela mène à une multiplicité et hétérogénéité des clients et des marchés.

    E-santé versus santé

    • La e-santé apporte avant tout le renforcement de l’efficience des organisations de santé et de l’optimisation des ressources.
    • Cela crée de la valeur organisationnelle et permet aux professionnels et organisations de santé de créer de la valeur ajoutée en santé.
    • Il y a multiplication et massification des usages, de nouveaux services liés aux technologies, et la mise en exergue de l’importance des datas pour mieux organiser, mieux soigner.

    Enjeux prioritaires et axes de développement

    • Faire du numérique le levier pour réussir la transformation du système de santé en:
      • Favorisant une économie de la data.
      • Comprenant et adressant la richesse de la donnée (besoins, gouvernance, anticipation, pilotage etc.).
      • Construisant un cadre d’opérabilité opposable.
      • Soutenant la numérisation des organisations et des pratiques (hôpital numérique, logiciels métiers, DMP) pour favoriser le partage des données.
      • Établissant le cadre de rémunération des nouvelles pratiques.
    • Accélérer l’accès au marché pour les technologies en:
      • Revoyant le cadre d’évaluation des technologies et services à partir des modèles étrangers observés. Ce qui est performant en Allemagne est-il performant en France ?
      • Prenant en compte des modèles internationaux, et en bénéficiant de l’intelligence collective.
      • Obtenant un consensus sur des critères d’évaluation universels (diminution du nombre d’hospitalisations, du nombre de transports etc.), des tutelles.
      • Changeant les instances d’évaluation des innovations en e-santé (ANSM, HAS, DSS, Cnamts, Cnedimts…) en créant un comité qui évalue selon ses critères.
      • Établissant le cadre de rémunération pour les industriels  (DM/OC et service).
    • Positionner l’innovation au cœur des organisations de santé en:
      • Permettant la diffusion et les échanges dans les écosystèmes de santé (living labs etc.).
      • Identifiant les directions de l’innovation et des compétences dédiées.
      • Intégrant ces méthodologies dans les formations des cadres dirigeants de la santé.
      • Favorisant un IHU e-santé/DATA santé.
    • Pour les politiques, la recommandation transversale est d’éviter le risque d’une médecine à deux vitesses :
      • La population ayant accès à la prévention et la « bonne santé », versus celle ne traitant que l’aigu et une partie du chronique, sans accès à la bonne santé.
      • Objectifs et enjeux de santé sont à aligner entre les industriels et la création d’emplois.
      • D’où l’importance d’apprendre à gérer les modes de services fondés sur la transparence et les objectifs co-construits et non pas sur les moyens.
    • Une autre recommandation réside dans le fait de libérer les initiatives des territoires pour favoriser les innovations, les évaluer et les développer :
      • Le périmètre des nouvelles régions et ARS permettent un déploiement de taille significative; ainsi que de mettre en place un observatoire des organisations et projets innovants afin de permettre leur réplication.

  • Les chiffres clés

    . 500 millions d’actes médicaux par an en France
    . 1,2 milliard de feuilles de soins par an en France
    . 11 millions de séjours hospitaliers par an en France pour le seul champ Médecine-Chirurgie-Obstétrique
    . 92 hébergeurs de données de santé ont reçu l’agrément du Ministère de la Santé

  • La situation en Allemagne, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne

    Les bases de données de plusieurs pays étrangers ont été étudiées par la Cour des comptes dans son rapport sur les données personnelles de santé. Une étude qui montre que la base de données du SNIIRAM en France est unique par sa taille et la richesse de ses informations.

    En Allemagne, pas de collecte centralisée

    L’organisation décentralisée du système de santé allemand induit un éclatement des données. Les médecins de premier recours transmettent les données à leurs unions conventionnelles locales qui elles-mêmes les transmettent aux caisses d’assurance maladie, entités autonomes de droit public et de gestion privée. On en dénombre à l’heure actuelle plus d’une centaine. Il n’y a donc pas de collecte centralisée des données.

    Les données hospitalières sont collectées par l’Institut allemand de documentation et d’information médicale (DIMDI). Le DIMDI met en accès libre une cinquantaine de jeux de données, disponibles pour certains en téléchargement et d’autres seulement en consultation. Certaines données liées aux médicaments ne sont accessibles qu’aux médecins, aux pharmaciens et aux souscripteurs d’un contrat payant qui s’engagent à respecter des standards de sécurité.

    Aux Etat-Unis, des données anonymes en ligne

    Aux Etats-Unis, il n’existe pas de base nationale de données médico-administratives, du fait de la fragmentation de l’assurance maladie entre assurances privées et publiques. L’absence de procédure d’agrément des opérateurs de gestion et d’analyse des bases de données et de normes communes entraîne un manque de fiabilité des données.

    Chaque assurance privée a son propre système informatique. La sécurité sociale (Medicare) gère quant à elle un système proche du SNIIRAM français. Destinée aux personnes âgées et handicapées, elle couvre moins d’un sixième de la population. L’Office of Enterprise Data and Analytics a pour rôle la valorisation des données issues de Medicare et Medicaid. Il met en ligne au format PDF les données agrégées et anonymisées.

    Les chercheurs peuvent également avoir accès (payant) à des données plus détaillées, à condition que le projet soit d’intérêt public. Des subventions sont néanmoins allouées aux chercheurs, afin de favoriser l’exploitation de ces données, notamment celles relatives aux prescriptions pharmaceutiques. Les données des assurances privées sont quant à elles inaccessibles.

    En Grande-Bretagne, des données plus accessibles

    En Angleterre, les données relatives à l’offre de soins et à la performance des établissements sont en nombreuses et accessibles. En revanche, celles relatives à la consommation en santé sont bien plus limitées. En effet, il n’existe pas de cadre commun d’enregistrement de ces informations.

    Deux institutions principales sont en charge de collecter les données : le Health and  Social Care Information Centre (HSCIC). Il stocke notamment les dossiers médicaux des patients enregistrés à l’hôpital. Ces données sont mises à disposition du public comme du privé à des fins d’analyse et d’amélioration des services de santé.

    Le Clinical Practice Research Datalink (CPRD) dispose d’une base de 4 millions de dossiers patients (soit 8% de la population d’Angleterre) à destination de la recherche. Cette base anonymisée permet de croiser données cliniques et données médico-administratives et s’avère donc particulièrement riche. La faible taille de l’échantillon limite cependant le potentiel en matière de recherche. Ces bases de données sont en accès payant permettant au CPRD d’être autonome financièrement.

    Quelques entreprises privées commercialisent leurs propres bases de données. Globalement, l’accessibilité aux données est plus répandue en Angleterre, pour les acteurs publics comme privés et permet la construction d’indicateurs de qualité.

  • Un potentiel mal exploité

    Les données de santé représentent un vaste potentiel pour l’efficience du système de soins, la recherche et l’information des patients. Dans un rapport rendu public le 19 avril 2016, la Cour des comptes souligne leur « mauvaise utilisation » au regard de la valeur qu’elles représentent.

    Pour la Cour des comptes, une base sous-utilisée

    La Cour des comptes préconise que la Cnil, dont la tendance actuelle est plutôt à ralentir l’open data, fasse évoluer son système de pensée et sa méthodologie pour accompagner une ouverture sécurisée des données. La Cour considère que la Cnil devrait intervenir a posteriori, en sanctionnant les mauvais usages au lieu de multiplier les contrôles juridiques qui permettent l’accès aux bases.

    La France disposerait de la plus grande base de données de santé du monde. Chaque année, 1,2 milliard de feuilles de soins alimentent le Système national d’information interrégime de l’assurance maladie (Sniiram). Ces données, au vaste potentiel, sont sous-utilisées par les pouvoirs publics. Leur impact sur la recherche en matière de santé publique mais aussi sur l’efficience du système de soins et la maîtrise des dépenses pourrait être considérable. Une ouverture des données pourra répondre à de véritables enjeux sanitaires et de croissance. L’information pourrait désormais être exploitée en temps réel.

    Un champ considérable pour la recherche

    Du point de vue de la recherche, accéder librement aux données de santé ouvre un champ d’analyse considérable pour les professionnels de la santé. La surveillance épidémiologique se ferait ainsi à l’échelle d’une population entière et non plus sur des échantillons de population. Les données sur la consommation des médicaments offriraient la possibilité de détecter plus tôt les dérives d’usage et permettraient d’assurer une meilleure transparence en pharmacovigilance.  

    L’Institut de veille sanitaire (InVS) a commencé à développer un réseau de surveillance basé sur des structures capables de fournir des informations en continu sur l’état de santé de la population. Le réseau OSCOUR recueille les données des quelque 600 unités d’urgence existantes et les transmet automatiquement au service d’urgence de l’InVS. Cette collecte des données, dans le but d’améliorer la surveillance, devrait être menée à plus large échelle.

    Une mine d’informations pour le patient

    Du point de vue du patient, l’ouverture des données représente une véritable mine d’informations, une meilleure visibilité sur le système de soins et donc la possibilité de mieux se faire soigner. Les usagers auront, en effet, à leur disposition des informations comparées sur les prestations des hôpitaux, celles des médecins mais aussi sur les différents traitements et leur utilisation ciblée en fonction de divers profils de patients.

    Or, le constat est que les acteurs de santé publique qui pourraient contribuer au traitement vertueux des données passent plus de temps à tenter d’obtenir des droits d’accès qu’à traiter la donnée.

    Réfléchir au modèle économique de l’open data

    Selon la Cour, il faut donc investir dans l’ouverture des données et en raison du coût du SNDS, il est important de réfléchir à la valorisation de ces données et donc au modèle économique de l’open data en santé. Il s’agira de mettre en place un modèle économique qui pourra dégager les ressources nécessaires pour absorber la prise en charge des investissements nécessaires à la mise en place et à la sécurisation du SNDS.

    La Cour estime qu’il conviendra de poursuivre l’enrichissement et la sécurisation du Sniiram qui constituera l’essentiel du SNDS et tendre vers un objectif de facilitation de son appropriation. 

    Ainsi, l’open data permettrait de mettre en avant les inefficiences du système actuel et de mettre fin à de nombreux gaspillages de la sécurité sociale. En plus d’être créateur d’emplois et de services, l’Open Data serait générateur d’économies publiques.

  • Une réglementation européenne unifiée en mai 2018

    Le récent règlement européen relatif à la protection des données à caractère personnel, publié le 4 mai 2016 au Journal officiel européen, vise à unifier la réglementation au sein de la communauté. Après quatre années de discussion, ce nouveau décret sera directement applicable à l’ensemble des Etats à compter du 25 mai 2018.

    Une définition commune

    Le règlement européen propose pour la première fois une définition commune des données relatives à la santé des individus :

    • Les données à caractère personnel relatives à la santé physique ou mentale d’une personne physique, y compris la prestation de services de soins de santé, qui révèlent des informations sur l’état de santé de cette personne ».
    • Des données qui concernent « toute information concernant, par exemple, une maladie, un handicap, un risque de maladie, un dossier médical, un traitement clinique ou l’état physiologique ou biomédical de la personne concernée, indépendamment de sa source, qu’elle provienne par exemple d’un médecin ou d’un autre professionnel de la santé, d’un hôpital, d’un dispositif médical ou d’un test de diagnostic in vitro ».

    La protection des individus

    Avant tout traitement de données personnelles, les entreprises et les institutions ont l’obligation:

    • De recueillir un consentement « clair et explicite » de l’individu 
    • D’expliquer de manière claire et compréhensible ce traitement 

    Droit à l’oubli et portabilité

    Le droit à l’oubli est conforté et le droit à la portabilité est consacré :

    • Chaque individu doit avoir accès aux données qu’ils ont fournies
    • Ces données doivent lui être communiquées dans un « format structuré, couramment utile et lisible par machine »
    • En cas de manquement à ces obligations, les responsables de traitement ou les sous-traitants sont passibles d’une amende pouvant s’élever à 20 millions d’euros ou 4% de leur chiffre d’affaires annuel mondial
    • Les contrôles doivent être effectués par les autorités de contrôle indépendantes au niveau national réunies au sein d’un comité européen de la protection des données.