« 1936-2016: 80 ans à l’avant-garde de la santé et des solidarités. Regards sur le passé. Visions du futur » est le thème du 41e congrès de la FEHAP se déroulera les 13 et 14 décembre 2016.
Articles
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Exercice officinal : l’Ordre prêt à saisir le Conseil d’Etat pour obtenir la publication des textes
Isabelle Adenot, présidente du Cnop, menace de saisir le Conseil d’État, « sous deux mois » pour obtenir la publication de deux textes réglementaires quant à l’exercice officinal, attendus depuis 2009 et 2007, dans des courriers adressés au Premier ministre, Manuel Valls, et à la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, lundi 13 Juin 2016.
L’Ordre demande la publication du décret relatif aux conseils et prestations destinés à favoriser l’amélioration ou le maintien de l’état de santé des personnes, et de l’arrêté sur les bonnes pratiques officinales, attendus respectivement depuis 2009 et 2007, « ce qui excède très largement le délai raisonnable dans lequel le pouvoir réglementaire doit agir. (…) Il est inconvenable que la dispensation, mission première des pharmaciens d’officine, n’ait toujours pas bénéficié de ce texte alors que, dans les autres champs d’activité, les bonnes pratiques ont bien été adoptées. »
« Une situation qui empêche les pharmaciens d’exercer leurs missions légales »
Isabelle Adenot, avait averti mi-mai 2016 qu’elle ferait délibérer le conseil de l’Ordre pour « user des voies de recours si les choses n’avançaient pas très rapidement ».
« Cette situation est évidemment particulièrement insatisfaisante dès lors qu’elle empêche les pharmaciens d’exercer l’une de leurs missions légales, et qu’elle prive les patients des conseils et prestations qui pourraient leur être délivrés, dans l’intérêt de leur propre santé ».
« (…) Le code de la santé publique et le code de déontologie imposent aux pharmaciens de réaliser l’acte de dispensation en conformité avec les bonnes pratiques, qui n’existent toujours pas à ce jour et qui sont pourtant essentielles pour garantir aux patients une dispensation des médicaments de qualité».
Saisir le Conseil d’Etat
« En l’absence de réponse de votre part sous deux mois, ou en cas de refus explicite de prendre ce décret et cet arrêté, le Cnop déférera votre décision, susceptible de porter préjudice à l’intérêt collectif de la profession, au Conseil d’État», précise Isabelle Adenot dans ses courriers à Manuel Valls et Marisol Touraine.
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Télémédecine : la téléconsultation vidéo intégrée au dossier médical électronique aux Etats-Unis
Intégrer de la téléconsultation vidéo au dossier médical électronique (EHR), c’est ce que propose l’école de médecine de l’université de Caroline du Sud, apprend-on le 1er juin 2016.
Pour cela, l’université a associé Vidyo, une solution de communication vidéo en direct, à la plateforme de gestion de dossier médical électronique d’Epic systems corporation.
L’objectif déclaré de l’école de médecine de Caroline du Sud (Musc) est de permettre aux professionnels de santé d’accéder en temps réel aux données de santé des patients en consultation virtuelle directement au sein du portail Epic.
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Spécialistes : les délais d’attente inquiètent les Français (sondage IPSOS-LIR)
86% des personnes interrogées sont préoccupées par les délais d’attente pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste et 76% pour les délais concernant un examen médical approfondi: c’est ce que montre un sondage réalisé par l’Institut Ipsos pour le tkink-tank « Imaginons la santé » (lié à l’association des laboratoires internationaux de recherche, LIR) publié le 8 juin 2016.
Les Français interrogés sont 93% à prédire une dégradation des remboursements si aucune réforme de notre système de santé n’est entreprise dans le courant du prochain quinquennat et 92% anticipent une hausse du reste à charge.
Côté solutions, le sondage IPSOS montre que 71% des personnes interrogées seraient favorables à davantage d’automédication et 7 sur 10 se disent favorables à des échanges par téléphone ou par internet avec leur médecin. 73% seraient d’accord pour ouvrir les données de leur dossier médical dans le but de faire avancer la recherche
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« Un référentiel de bonnes pratiques sur les outils de santé mobile » en cours d’élaboration
Amsterdam – Ehealthweek – 8 juin 2016
Pierre Trudelle, chef de projet à la HAS présente à la Ehealtweek à Amsterdam un point d’étape des travaux menés sur commande du ministère de la santé (saisine de la DSSIS en septembre 2015) pour établir un référentiel de bonnes pratiques d’évaluation de la garantie des implications santé pour les objets connectés et applications.Les 5 critères d’évaluation retenus :
1. Les informations pour les utilisateurs ( description et recueil du consentement des données) / User informations (description, consent)
2. Le contenu santé ( les étapes et méthodes de conception, standards de recueil des données, contenu généré par l’utilisateur pendant l’utilisation de l’outil, méthodes d’ interprétation des contenus) / Health content (conceptual stage, data standardisation, user-generated content, interpreted content)
3. Le contenu technique ( étapes de conception techniques, flux de données) / Technical content (technical conceptual stage, dataflow)
4. Sécurité, confiance et cadre de confidentialité / Security, Reliability (cybersecurity, reliability, confidentiality)
5. Ergonomie et facilité d’usage / Usability (design, acceptability, integration/import)
Il y a à ce stade environ 100 critères retenus. Chaque critère devra être référencé et explicité pour un utilisateur ou pour évaluateur externe. L’analyse fera apparaître trois niveaux de risques ( rouge, orange vert) en fonction du ou des utilisateurs et de la catégorie de produits.
Matrice d’analyse : Exemple en cours de validation
Utilisateurs / Users
Ces travaux seront publiés en septembre2016. Ils sont en cours de révision par 3 groupes de relectures et sont partagés au sein d’un groupe de travail mis en place par la commission européenne. Le calendrier de publication du référentiel prévoit une diffusion fin septembre aux différentes cibles ( consommateurs, professionnels de santé, informaticiens et développeurs pour mettre en place un cahier des charges types. Pierre Trudelle souhaite que ce cahier des charges puisse être ensuite décliné et adapté par pathologie par les sociétés savantes.
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Applications et objets connectés de santé : les autorités françaises en faveur de la labellisation
Amsterdam – Ehealthweek – 8 juin 2016.
« Il faut un label pour les applications et les objets connectés qui ont un impact sur la santé des patients », telles sont les conclusions auxquelles sont parvenus les membres du Groupe de travail 28 du CSF (comité stratégique de filière) santé présentées lors d’un workshop de la délégation française le 8 juin à Amsterdam dans le cadre de la ehealthweek.Etat des lieux des usages et des attentes, méthodes d’évaluation, référentiel de bonnes pratiques, calendrier de mise en œuvre, telles sont les thématiques abordées par Brigitte Seroussi, DSSIS, Ministère des Affaires sociales et de la Santé.
Créer un cadre vertueux pour permettre à la filière industrielle de décoller
Le nombre d’applications santé augmente mais les médecins les utilisent moins, sauf celles concernant l’accès aux bases de données sur le médicament, selon le 4eme baromètre du CNOM et du Vidal sur l’utilisation des Smartphones chez les médecins d’avril 2016. En revanche, la recommandation d’applications aux patients augmente, notamment dans l’incitation à l’activité physique et l’arrêt du tabac. Parallèlement, le marché des objets connectés en santé ne décolle pas, excepté celui des tensiomètres et des glucomètres connectés.
Dans ce contexte d’usages de ces technologies par les professionnels de santé et par les citoyens et face aux risques de mésusages et de sécurité, se pose la question de la fiabilité des applications santé et des objets connectés.
Le GT28 travaille ainsi à la mise en place d’un contrat de filière spécifique aux outils numériques en santé pour favoriser le développement des outils applications et objets connectés dans un cadre vertueux selon deux axes :
1 – La protection des consommateurs
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Fiabilité médicale des datas et des conseils donnés
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Protection des données : sont-elles limitées à l’usage nécessaire à l’objet du DM ou objet connecté
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Réutilisation des données sans connaissance de l’utilisateur
- Cybersécurité et lutte contre le hacking
2 – La promotion des solutions qui ont fait la preuve de bénéfices avérés
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Communication sur les évaluations des applications et objets connectés
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Mise en place d’un label pouvant être utilisé pour la communication et la vente des solutions
Un label pour les objets connectés et applications non dispositif médical
Les dispositifs médicaux suivent la certification du marquage CE, suffisant pour les Dispositifs médicaux. Le GT28 a estimé que cet état de fait s’appliquait au champ des DM connectés. En revanche aucun cadre n’existe pour les objets connectés non DM. Le GT28 recommande donc a mise en place d’un droit souple, pas de système rigide, pour ne pas freiner l’industrie et notamment, un Référentiel de labellisation non opposable.
Ce référentiel s’appuiera sur les travaux de la HAS en cours et intègrera le cadre de référentiels de l’UE sur la protection des données. Brigitte Seroussi a également indiqué que les critères devraient être quantitatifs et vérifiables. Leur évaluation devra être faite par des structures certifées cofrac et ne justifie pas d’un nouvel organisme.
Un Tripadvisor public pour APPS et Objets connectés
Le GT 28 a choisi un mode de communication basé sur l’évaluation des utilisateurs professionnels de santé ou grand public pour promouvoir les applications. Il n’a pas retenu la méthode de black list, ni celle de la recommandation d’applications par les pouvoirs publics mais propose un site internet présentant les solutions évaluées et leur score.
Les travaux du GT 28 seront présentés cet été lors de l’assemblée générale du CSF et se poursuivront dès septembre 2016 sur la construction du référentiel.
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