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  • Médicaments : la nouvelle appli qui permet aux patients de signaler les effets secondaires

    Signaler aux CRPV, anonymement ou non, des effets secondaires dus à des médicaments, c’est ce que permet My eReport, une application gratuite accompagnée d’un site web créée en 2014 par la société Eve Drug.

    « Suite au scandale du Mediator en 2011, la réglementation sur la sécurité sanitaire des médicaments et la pharmacovigilance a évolué. Aujourd’hui, tout un chacun peut signaler aux autorités compétentes tout effet indésirable suspecté d’être dû à un médicament ou produit de santé, là où avant il fallait passer par un médecin ou un pharmacien », explique à H&T Claude Touche, fondateur de la société Eve Drug, créateur de l’application My eReport.

    L’article 28 sur la pharmacovigilance de la loi du 29 décembre 2011 relative à la sécurité sanitaire des médicaments et des produits de santé stipule que « les autres professionnels de santé, les patients et les associations agréées de patients peuvent signaler tout effet indésirable suspecté d’être dû à un médicament ou produit ».

    De son côté, l’ANSM met un formulaire à disposition sur son site internet permettant d’envoyer par email ou par courrier un signalement d’effets secondaires. « Il n’existe pourtant pas de base de données centralisées et aucun cadrage de la part des autorités de santé. Une telle base de données serait un vrai plus comparé à l’actuel traitement individuel et au coup par coup des déclarations par e mail ou par courrier », confie Claude Touche.

    L’Asip santé travaille également sur un portail commun de déclaration des vigilances à la demande de la DGS. Une première annonce de ce portail avait été faite dans le rapport d’activité 2013 de l’Asip. Une présentation du 11 juin 2015 par Catherine Messinat-Gourlot de la DGS et Anne Bertaud de l’Asip Santé détaille les grandes lignes de ce projet de portail.

    My eReport, une application gratuite et « citoyenne »

    L’application My eReport lancée en 2014 par la société Eve Drug permet à tout utilisateur de signaler aux autorités compétentes des effets indésirables dûs à un médicament ou à un produit de santé par le biais d’un formulaire anonyme ou non. L’application transmet automatiquement les données aux CRPV ou aux autorités compétentes du pays en question.

    • « Notre application fonctionne dans toute l’Europe et est traduite en 7 langues », détaille Claude Touche. « Les données sont géolocalisées. Si vous vous trouvez par exemple dans le 12e arrondissement de Paris, votre déclaration sera transmise au CRPV de l’arrondissement, en l’occurrence l’hôpital Saint-Antoine. »
    • « Les personnes effectuant un signalement peuvent le faire anonymement ou en indiquant leurs informations personnelles. Ce dernier cas permet aux autorités et au CRPV d’éventuellement contacter le déclarant pour obtenir un complément d’information ».
    • « Nous n’hébergeons ni ne conservons aucune donnée personnelle sur notre application. Celles-ci sont transmises directement aux autorités de santé qui en disposent. »
    • « Le service est entièrement gratuit et vient seulement en complément des autres activités de notre société qui commercialise des systèmes de base de données spécialisées en pharmacovigilances, Matériovigilance et Cosmétovigilance ».
    • « Nous avons présenté notre application à l’ANSM et à l’Asip au mois d’avril 2016. Nous avons noté un certain intérêt mais les lignes sont difficiles à faire bouger. »

      Claude Touche, fondateur de My eReport

    Un portail commun de l’Asip et de la DGS

    La DGS a missionné l’Asip Santé depuis 2013 (Rapport d’activité 2014 de l’Asip) pour mettre au point un portail de déclaration des vigilances sanitaires. Initialement prévu courant 2015, le portail n’est à ce jour toujours pas en ligne.

  • Spep

    Syndicat des psychiatres d’exercice publicnull

  • SPH

    Syndicat des psychiatres des hôpitauxnull

  • GHT : deux syndicats de psychiatres hospitaliers appellent à la grève le 27 juin 2016

    Une journée d’action et de grève contre les GHT le 27 juin 2016, c’est l’appel lancé le 13 juin 2016 par le SPH et le Spep. Les deux syndicats relaient l’opposition des CME des hôpitaux psychiatriques à l’intégration de leurs établissements dans les futurs GHT.

    Les CME demandent la constitution de GHT psychiatriques réunissant les établissements spécialisés ou des dérogations à l’adhésion à un GHT.

    Le décret du 27 avril encadre la constitution des GHT dans le cadre de la loi de modernisation du système de santé. Il précise qu’au 1er juillet 2016 les propositions de conventions constitutives des GHT doivent avoir été transmises aux directeurs généraux des ARS, ceux-ci devant dans la foulée arrêter la liste des groupements et leur composition.

  • Inserm

    Institut national de la santé et de la recherche médicale

  • Biomatériaux et cellules souches associés pour traiter l’arthrose

    Un implant associant cellules souches et biomatériaux qui permet de réparer durablement les articulations, c’est le concept que l’unité Inserm de Strasbourg a dévoilé le 10 juin 2016. Une nouvelle voie pour traiter l’arthrose dont souffrent 9 à 10 millions de personne en France.

    Les chercheurs attendent des financements afin d’entreprendre les essais cliniques de phase 1 chez l’homme, conduits sur 30 patients âgés de 18 à 50 ans recrutés dans trois pays (France, Angleterre, Espagne).

    Réparer simultanément le cartilage et l’os

    C’est un constat qui est à l’origine de l’invention : habituellement, lorsque l’on remarque un problème de cartilage, l’érosion de ce dernier ne vient pas de débuter, il n’y en a presque plus et l’os situé en dessous commence également à être touché.

    Nadia Benkirane-Jessel et son équipe de l’unité Inserm de Strasbourg dédiée à la nanomédecine régénérative ont donc entrepris de s’attaquer simultanément à la réparation du cartilage et de l’os.
    Ces chercheurs ont élaboré un implant constitué de deux compartiments :

    • Une membrane fibreuse à base de polymères ou collagène pouvant délivrer des facteurs de croissance osseux via des nanoréservoirs
    • Une couche de gel au dessus, renfermant des cellules souches capables de se différencier soit en cellules de l’os (ostéoblastes),soit en cellules du cartilage (chondrocytes).

    La structure inventée possède deux étages et permet de reproduire l’environnement physiologique de l’articulation en offrant également la porosité adéquate à l’infiltration des cellules souches.
    Parallèlement à leur croissance ces dernières possèdent la capacité de s’infiltrer plus profondément dans la membrane poreuse, engendrant en conséquence la libération de facteurs de croissance qui boostent à leur tour la prolifération de nouvelles cellules.

    Pour mettre en place cet implant, le chirurgien doit premièrement couvrir l’os érodé de la membrane fibreuse puis déposer immédiatement ensuite la seconde couche contenant les cellules souches.

    Traitement de lésions articulaires liées à des traumatismes

    Le test a déjà été réalisé avec succès sur des modèles animaux. Si les résultats des essais cliniques se révèlent convaincants, cette nouvelle approche, en plus de réparer le cartilage, permettra de régénérer l’os en dessous et pourra être utilisé dans le traitement de lésions articulaires, provoquées par les traumatismes notamment.

  • Paas

    Platform as a service (plateforme en tant que service)null

  • IoT : GE inaugure son premier centre de R&D hors des Etats-Unis à Paris

    GE a inauguré le 13 juin 2016 à Paris son premier laboratoire de R&D dédié à l’IoT en dehors des Etats-Unis. GE digital, l’entité qui fournit des solutions et services numériques dédiés aux industriels, annonce que son centre parisien, la « Digital Fonderie », emploiera 250 experts du développement, des processus industriels, du Big Data et de la sécurité d’ici à 2018.

    L’objectif de GE est de développer son offre IoT aux industriels, axée principalement autour de sa plateforme Predix.

    Lancé en 2015, Predix se base sur Cloud Foundry, le Paas de l’éditeur de logiciels Pivotal. Ce dernier fournit des solutions et des services de développement agile d’application web et mobiles, une plateforme Paas cloud native, et une suite de solutions pour le stockage et l’analyse en temps réel des données Big Data.

    GE a investi 105 millions de dollars dans Pivotal (10% du capital) le 24 avril 2013, pour utiliser les technologies de Pivotal dans le cadre de son services d’analyse.

    Ce nouveau centre est conçu sur le modèle de celui mis en place à San Ramon (Californie), qui compte 1 400 ingénieurs (dont 250 data scientists et 80 spécialistes du design).

    GE annonce également son intention d’ouvrir deux autres centres de ce type à Shanghai et à Boston dans le courant du 2e semestre 2016.

    Paris reste attractive pour l’innovation

    L’inauguration lundi 13 juin 2016 à Paris de la Digital foundry de General Electric vient conforter les conclusions d’une étude de Capgemini menée entre juillet 2015 et février 2016 qui montre que Paris reste pour l’innovation une place attractive, en se maintenant à la troisième place du classement derrière la Silicon Valley et Londres.

    Le nombre de « tech talents », le dynamisme entrepreneurial et la présence d’acteurs du capital risque sont les principales motivations des entreprises dans leurs choix d’installation, selon Capgemini.

    La santé parmi les principaux secteurs d’innovation

    La tendance observée sur la période de l’étude est l’émergence de l’Asie qui a vu son nombre de centres d’innovation augmenter de 29 % depuis 2015. L’Inde est le pays asiatique le plus attractif pour l’innovation, selon cette étude.

    Les trois principaux secteurs ayant ouvert des centres d’innovation entre 2015 et 2016 sont l’internet des objets associé à la smart city, la fintech et la santé.

  • FAEA

    French American Entrepreunarial Awardnull

  • Start-up : Biomodex remporte le prix de l’entrepreunariat Franco-Américain (FAEA)

    La start-up française Biomodex a reçu le prix FAEA le 23 mai 2016. Ce prix, dont la 8e édition s’est déroulée au Sofitel de New-York, récompense les start-up francophones souhaitant implanter leur activité sur le marché américain.

    Le prix s’accompagne :
    • de la somme de 10 000 dollars (8900 euros)
    • de six mois de coaching auprès d’entrepreneurs et de cadres du Club 600, dans les domaines stratégique, juridique, comptable et financier
    • de la mise à disposition de bureaux équipés à New York pendant six mois
    • d’une session de cinq heures de conseils juridiques
    • d’une adhésion d’un an à la Chambre de Commerce Franco-Américaine et à French Founders
    • de places pour assister à la French Touch Conference qui aura lieu à New York le 21 et 22 juin 2016

    Le concours FAEA est ouvert à tous les créateurs d’entreprise âgé de 35 ans maximum et bilingue français-anglais. Les projets présentés ne doivent pas exister depuis plus de 3 ans.

    La start-up ArtList, spécialiste des ventes d’art privées en ligne, est également lauréate du concours 2016 et a reçu la somme de 5000 dollars (4450 euros).

    Développer les relations économiques et commerciales entre la France et les Etats-Unis

    Le club 600 a été créé en 1985 par un groupe d’entrepreneurs français établis à New-York. Leur intention était de créer un lieu d’échange d’idées et d’expériences entre les entrepreneurs francophones vivant à New-York et souhaitant développer les relations économiques, commerciales et financières entre les entreprises Françaises et Américaines.

    Le Club revendique aujourd’hui une centaine de membres à New-York, Miami et Mexico. Le prix FAEA a été lancé en 2008.

    Un panel d’experts

    Avant le vote final, les 4 finalistes sélectionnés parmi plus de 70 projets candidats ont « pitché » leur projet et répondu aux questions de trois experts en start-up, Gaspard de Dreuzy, PDG and Co-fondateur de Pager, Maria Gotsch, Présidente du Partnership Fund for New York City et Geoff Judge, associé chez INovia Capital.