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  • François Bourdillon directeur général de l’agence nationale de santé publique

    François Bourdillon est nommé directeur général de la nouvelle agence nationale de santé publique, Santé publique France, par décret du 10 juin 2016, publié au JO le 12 juin 2016. Il était directeur général de l’InVS depuis août 2014.

  • Merck rachète Afferent Pharmaceuticals pour 1,25 Md$

    1,25 Md$ (1,1 M€), c’est le prix que le groupe pharmaceutique américain Merck va payer pour racheter la société de biotech Afferent Pharmaceuticals, créée en 2009, dont la molécule phare traite la toux chronique. Les deux entreprises ont annoncé ce rachat le 9 Juin 2016.

    La transaction sera finalisée au troisième trimestre, à condition que les autorisations nécessaires aient été obtenues auprès des régulateurs.

    Le traitement d’Afferent Pharmaceutical, oral et non narcotique, est aussi prescrit en cas de fibrose pulmonaire interstitielle accompagnée de toux, et fait l’objet de tests cliniques de phase II.

    10 % des adultes américains sont touchés par une toux chronique (durée supérieure à 8 semaines). Dans 20 à 40 % de ces cas, aucune pathologie sous-jacente n’est identifiée et aucun traitement n’est approuvé.

  • Erreurs médicales : une boîte noire dans un bloc opératoire

    Enregistrer les opérations de A à Z comme dans le cockpit d’un avion, c’est désormais possible dans un hôpital néerlandais, dans le but de réduire le nombre d’erreurs médicales.

    Une « boîte noire » a été installée le 7 Juin dans 2016 une des vingt salles d’opération du CHU d’Amsterdam : « Tout comme dans l’aviation, la boîte noire enregistre et analyse toutes les données électroniques pendant l’opération, comme la tension artérielle, la température, le rythme cardiaque », indique le journal De Volkskrant.

    970 décès par an aux Pays-Bas dus à des erreurs médicales

    Les enregistrements audio et vidéo contenus dans la boîte noire du bloc opératoire du CHu d’Amsterdam permettent de conserver une trace de tous les gestes, interventions et échanges du personnel médical.
    C’est en réalité un ordinateur qui combine toutes les informations les unes aux autres pour les analyser puis détecter les périodes de l’opération considérés comme critiques ou déviants. L’équipe médicale examine ces données après l’opération.

    Alors que 970 décès par an dans le pays sont dus à des erreurs médicales, selon les études locales, faire baisser ce chiffre est l’objectif visé par la mise en place de ce système.

    C’est un chirurgien canadien, Teodor Grantcharov qui a conceptualisé cette boîte noire. En enregistrant ses propres opérations, il s’est persuadé de l’utilité de ce procédé : « Après une opération, j’avais souvent l’impression que j’avais fait du très bon boulot. Mais quand je regardais les images quelques jours plus tard, mon sentiment était tout autre :  je voyais tellement de choses que j’aurais pu faire mieux. Or, en chirurgie, la sécurité peut faire la différence entre la vie et la mort ».  

    La peur des médecins : être poursuivis en justice

    Données audio et vidéo enregistrées par la boîte noire sont sauvegardées mais non intégrées au dossier médical du patient.
    Si une erreur médicale survient, ce dernier pourra toutefois demander à consulter « ses » données.
    Dans ce cas il y aura anonymisation des contenus audio et vidéo : visages et voix du personnel seront floutés et transformées, afin de les rendre méconnaissables.

    “Les médecins ont peur d’être poursuivis en justice [en cas d’erreur médicale]”, rappelle le porte-parole d’un CHU à Nimègue, aux Pays-Bas, qui envisage de suivre l’exemple de l’hôpital d’Amsterdam.
    “Le but n’est pas de créer une culture où l’on désigne les coupables, mais de créer un environnement propice à l’apprentissage”, a commenté la chirurgienne chargée du projet à Amsterdam, Marlies Schijven.

  • Statut des logiciels d’aide à la prescription : le Conseil d’Etat saisit la Cour de justice de l’UE

    Déterminer si les logiciels d’aide à la prescription sont des dispositifs médicaux au sens du droit de l’UE, c’est l’objet de la saisine le 8 juin 2016 par le Conseil d’État de la Cour de justice de l’Union européenne. Cette action est menée en vue de trancher un litige portant sur leur obligation de certification par la HAS.

    Le décret du 14 Novembre 2014, pris en application de la loi relative au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé de Décembre 2011 et d’une loi d’adaptation au droit de l’UE dans le domaine de la santé de Février 2014, fixe les modalités de l’obligation de certification des logiciels d’aide à la dispensation et LAP, au plus tard à compter du 1er Janvier 2015.

    Un recours déposé par le Snitem et Philips France

    Le Conseil d’État avait déjà été saisi en janvier 2015 par le Snitem et Philips France pour un recours contre le décret du 14 novembre 2014, car ils considéraient que certaines dispositions étaient contraires au droit européen, en imposant une réglementation plus stricte.

    Ils affirment que certains LAP appartiennent au champ d’application de la directive 93/42/CEE du Conseil du 14 Juin 1993 relative aux dispositifs médicaux, dont l’article 4 interdit aux États membres « d’empêcher ou de restreindre la mise sur le marché ou la mise en service des dispositifs médicaux portant ce marquage CE », observe le Conseil d’État.

    Ce dernier a saisi la CJUE pour savoir si, selon la directive de 1993, un LAP est considéré comme un dispositif médical « lorsque ce logiciel présente au moins une fonctionnalité qui permet l’exploitation de données propres à un patient en vue d’aider son médecin à établir sa prescription, notamment en détectant les contre-indications, les interactions médicamenteuses et les posologies excessives, alors même qu’il n’agit pas par lui-même dans ou sur le corps humain ».

    Le Conseil d’Etat a sursis à statuer sur la validité du décret de novembre 2014 dans l’attente de la décision de la Cour européenne.

    Les règles sont en train d’être modifiées

    Cette dernière va devoir se prononcer alors que les règles relatives à l’obligation de certification sont en train d’être modifiées, par application de l’article 148 de la loi du 26 Janvier 2016 de modernisation du système de santé. La loi a entre autres apporté un fondement législatif à l’agrément par la HAS des bases de données sur les médicaments (BDM) auxquelles sont adossés les logiciels candidats à la certification.

  • 77 % des fournisseurs des hôpitaux estiment être payés en retard

    77 %, c’est le pourcentage de fournisseurs d’hôpitaux publics et d’autres organismes de santé qui estiment être payés en retard par leurs clients, selon une enquête du cabinet Teresa Monroe sur la « perception des délais de paiement du secteur public ».

    Ces résultats ont été présentés le 8 Juin au ministère de l’économie et des finances lors de la troisième édition des Assises des délais de paiement.

    Le périmètre de l’étude

    « Il s’agit d’une enquête ouverte, à laquelle 512 fournisseurs ont répondu, dont 14 % ont déclaré travailler avec des hôpitaux publics ou des organismes de santé publics », souligne Nathalie Vaillant, la fondatrice du cabinet Teresa Monroe.

    « Particulièrement pointés du doigt par les fournisseurs », comme le souligne l’étude, les hôpitaux publics disposent d’un délai maximal de paiement de 50 jours, quand celui-ci a été ramené à 30 jours pour l’État et les autres établissements publics, dont les collectivités territoriales.

    «En 2014, près d’un quart des entreprises ayant, en France, déposé le bilan l’ont fait pour cause de délais de paiement », précise Nathalie Vaillant.

    Un travail d’information

    Le cabinet Teresa Monroe souligne « la nécessité d’une clarification des conditions générales de vente, et le travail à effectuer en termes d’information des chefs d’entreprise ».

    D’après son enquête, « seuls 9 % des répondants connaissent la date légale du début du délai de paiement et 85 % des fournisseurs en ont une compréhension erronée ».

    Un besoin de simplification

    Pour les auteurs de l’étude, « une simplification s’impose »: « Les mentions légales notamment, devraient être plus systématiques, on pourrait par exemple imaginer qu’un hôpital public stipule systématiquement à ses fournisseurs: « Vous travaillez avec moi, sachez que le délai de paiement auquel je suis tenu est de 50 jours».

    Parmi les simplifications possibles, selon le cabinet Teresa Monroe, « la mise en place prochaine d’une obligation de facturation électronique dans le secteur public devrait grandement faciliter les choses ».

  • « Les coups de théâtre de la santé : 2e édition » sera le thème de S3Odéon le 03/09/2016

    « Les coups de théâtre de la santé : 2e édition » sera le thème de S3Odéon qui se tiendra au théâtre de l’Odéon à Paris le 3 septembre 2016.

    S3Odéon proposera une réflexion sur les défis de la santé. Sur la scène du théâtre de l’Odéon, des personnalités et des jeunes entrepreneurs partageront leurs visions de la santé avec le public.

  • Reverse Challenge : Nice le 04/07/2016

    « Reverse Challenge », 1re édition du concours réservé aux start-ups de la e-santé, se tiendra à Nice le 4 juillet 2016.

    Lors cette édition, 10 entrepreneurs, fondateurs de start-up innovantes spécialisées dans le secteur de la e-santé et sélectionnés sur dossier présenteront leur activité face à un jury. Suite à cela, ils prendront la main afin de questionner le jury composé de 10 experts.

    Ce challenge, porté par M Capital Partners, permettra donc aux sélectionnés d’obtenir un point-de-vue externe afin de booster leurs projets.

  • Dossier pharmaceutique : 5 projets récompensés lors du hackathon

    Cinq projets qui éclairent le potentiel des données du DP et des données de santé de façon générale ont été récompensés le 7 juin 2016 lors du premier hackathon « Hacking pharma » lancé par l’Ordre national des pharmaciens et Docapost.

    117 équipes formées d’étudiants, de pharmaciens, de développeurs informatiques, de designers et de marketeurs ont monté des projets dédiés au DP

    A l’occasion de cet événement, Isabelle Adenot, présidente de l’Ordre des pharmaciens, a rappellé que «demain, la m-santé [santé mobile, NDLR] induira une nouvelle manière de concevoir le soin pharmaceutique, dans la prévention et le suivi des maladies en bouleversant la relation patient-soignant ».

    Dix des 117 équipes étaient finalistes. Cinq ont reçu des trophées pour leur « originalité, efficience, qualité et faisabilité ».

  • Quatre services de e-santé lancés au Bangladesh

    De nouveaux services numériques visant à améliorer les problèmes de santé locaux grâce aux nouvelles technologies ont été inaugurés le 5 juin 2016 au Bengladesh par Telenor Health, la filiale dédiée à la santé numérique du groupe Telenor.

    C’est la première étape d’un vaste projet consacré au développement de l’e-santé dans les pays émergents.

    Le gouvernement bangladais soutient l’initiative. Le ministre de la Santé du pays, Mohammed Nasim, et la ministre d’État des Postes et Télécommunications, Tarana Halim, ont assisté au lancement officiel du programme à Dhaka, la capitale bangladaise.

    Telenor Health : la santé numérique pour tous

    Créée en 2015, l’unité Telenor Health a été lancée au Bangladesh afin de financer les services Tonic au sein du pays et, à terme, sur d’autres marchés si le succès est au rendez-vous.

    La direction n’a pas encore précisé quels autres États étaient visés. On sait néanmoins que le groupe est notamment présent en Inde, en Birmanie et au Pakistan.

    La société norvégienne décrit l’inauguration de Tonic comme son « premier pas officiel dans le secteur international de la santé ». « Exploiter la technologie pour relever les défis de santé est une mission de plus en plus chère à Telenor, en particulier dans des pays comme le Bangladesh, a déclaré Sigve Brekke, le P.-D.G. du groupe. Le domaine de la santé, et en particulier de la santé numérique, a le potentiel de devenir une partie intégrante de notre développement (…) »

    Tonic : une « porte d’entrée numérique »

    L’objectif de l’entreprise est de proposer une « porte d’entrée numérique [ouverte] à tous » à travers des outils accessibles car simples à utiliser et peu coûteux.

    « La santé est un connecteur universel qui permet d’aller au-delà des différences ethniques, de classe, de genre et religieuses, précise un porte-parole de Telenor à H&TI . Nous avons ici l’opportunité de faire une vraie différence dans la vie des gens (…) »

    Le groupe envisage d’adapter ses services, notamment en e-santé, aux besoins des citoyens locaux des pays dans lesquels il est implanté.

    Tonic : 4 services en e-santé adaptés aux besoins des Bangladais

    Tonic est une application mobile regroupant 4 services :

    • Tonic Jibon (life) : le premier portail gratuit d’informations scientifiques sur la santé et le bien-être en bengali (langue officielle du Bangladesh) – il est accessible par internet (www.tonic.com), par SMS et via une page Facebook dédiée ;
    • Tonic Daktar (médecin) : permet aux membres d’accéder à des conseils médicaux de haute qualité et sans attente via un service téléphonique, accessible 24 heures sur 24 (5 takas/5 centimes d’euro la minute) ;
    • Tonic Discounts : propose des réductions exclusives – jusqu’à 40 % – sur des services médicaux basiques dans plus de 50 hôpitaux du Bangladesh – en envoyant le code partenaire (789) par SMS, les membres Tonic peuvent accéder à des soins à moindre coût ;
    • Tonic Cash : prévoit d’indemniser à hauteur de 500 takas (5 euros/somme non négligeable au Bangladesh) les membres hospitalisés pendant trois nuits consécutives ou plus.- Le paiement s’effectue directement via un système mobile de portefeuille bancaire, réservé aux abonnés.- Les membres peuvent solliciter ce servir quatre fois par an, quel que soit le problème médical.- « Tonic Cash permet de limiter le risque de problèmes financiers pour les familles et de gagner en crédibilité aux près des fournisseurs d’assurances », précise Telenor sur son site officiel.

    Ces services sont pour l’instant réservés au 57 millions de clients Grameenphone, le plus important opérateur de téléphonie mobile du Bangladesh – filiale de Telenor.

  • Un premier exosquelette pour les enfants atteints d’amyotrophie spinale

    La mise au point du premier exosquelette au monde développé spécifiquement pour les enfants atteints d’amyotrophie spinale a été annoncée le 9 juin 2016. Le dispositif a été conçu et réalisé conjointement par le Conseil Supérieur de la recherche (CSIC) situé à Madrid et une startup espagnole, Marsi Bionics, spécialisée dans l’élaboration d’exosquelettes pédiatriques.

    Ce dispositif actuellement en phase pré-clinique peut les aider à marcher et leur éviter de développer une sclérose définitive.

    Cet exosquelette sera prochainement utilisé à plus grande échelle dans des hôpitaux madrilènes et barcelonais pour éviter les effets secondaires associés à la perte de la mobilité.

    Le concept innovant créé par les chercheurs du Conseil Supérieur de la recherche (CSIC) situé à Madrid et une startup espagnole, Marsi Bionics, consiste en la mise au point du premier exosquelette au monde développé spécifiquement pour ces enfants atteints d’amyotrophie spinales. 

    Les amyotrophies spinales sont des maladies rares, d’origine génétique. Elles touchent les cellules nerveuses qui commandent les muscles, les motoneurones. Ainsi, elles se manifestent par une faiblesse musculaire de gravité variable, qui peut débuter à la naissance, dans l’enfance ou à l’âge adulte.

    Des joints intelligents 

    La maladie étant le plus souvent diagnostiquée dans les 18 premiers mois de la vie de l’enfant et l’exosquelette étant testé sur des enfants de 3 à 14 ans, la difficulté principale pour mettre au point ce dispositif consistait à lui donner la capacité d’adaptation aux changements neuromusculaires associés à la maladie au fil du temps. « Pour contrer cela, le modèle a été élaboré avec des joints intelligents qui permettent son adaptation aux symptômes de chaque enfant, et à leur évolution avec le temps », explique un chercheur du CSIC de Madrid.

    Le corset est constitué de tiges longues de soutien de type « orthèses », ajustées pour maintenir les jambes et le torse de l’enfant. S’agissant des articulations, une série de moteurs intégrés imitent les muscles humains et apportent à l’enfant la force nécessaire pour se tenir debout et marcher. Enfin, une série de capteurs, un contrôleur de mouvement et une batterie de 5 heures d’autonomie complètent le système.