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  • Belgique : 3,25 M€ débloqués pour des applications santé

    3,25 M€ pour l’expérimentation d’applications numériques de santé: c’est le budget annoncé et débloqué le 8 Juin 2016 par la ministre de la Santé belge, Maggie De Block, pour 2016 et 2017.

    Fin Juin 2016 un appel à projets sera lancé sur l’établissement d’un cadre juridique autour de ces applications et une analyse du modèle de financement adapté.

    « Les applications santé constituent une situation gagnant-gagnant pour le patient et pour le prestataire de soins. Les patients peuvent suivre eux-mêmes leur santé en permanence mais également se faire suivre plus rapidement. Et la charge administrative pour les prestataires de soins va diminuer car ils pourront échanger des informations numériques beaucoup plus facilement et rapidement », a expliqué Maggie De Block.

    Le traitement du diabète, la santé mentale, les AVC aigus, les soins cardio-vasculaires, et les soins pour les patients souffrant de douleur chronique seront les cinq domaines privilégiés dans ces expérimentations d’applications santé.

  • AVC

    Accident Vasculaire Cérébralnull

  • Offre de rachat : Sanofi veut révoquer le conseil d’administration de Medivation

    C’est au plus tard le 1er août 2016 que les actionnaires de Medivation devront se prononcer sur la demande de Sanofi de révocation du conseil d’administration de la biotech américaine. Le laboratoire français a lancé le 29 avril 2016 une offre de rachat hostile de 9,3 Mds$ (8,2 Md€) sur Medivation qui venait de rejeter une proposition de rachat pour 8 Md€. Les dirigeants de Sanofi avaient annoncé à la suite de ce rejet être « déterminés à poursuivre ce rapprochement ».

    En s’appuyant sur la législation de l’Etat du Delaware où est immatriculée Medivation, Sanofi avait lancé le processus de révocation de son conseil d’administration fin mai 2016.

    En communiquant sur l’échéance du 1er août, Sanofi annonce qu’il est prêt à signer avec la société américaine un accord comportant une clause de statu-quo « d’une durée raisonnable afin de laisser à Medivation le temps de mener un processus de vente ».

  • Australie : une société de télécoms partenaire du gouvernement pour le dépistage du cancer

    Le ministère de la Santé australien a conclu fin mai 2016 un accord avec Telstra afin de créer un registre national du dépistage du cancer.

    Le programme se concentrera au départ sur deux maladies : le cancer de l’intestin et le cancer du col de l’utérus. Il devrait être opérationnel à partir de mai 2017.

    La création du registre national s’appuiera pour l’essentiel sur un traitement des données patients. Les détracteurs du projet s’inquiètent de cette exploitation de données sensibles par Telstra, un groupe spécialisé dans les télécoms.

    Dépistage du cancer : un budget de plus de 180 millions de dollars

    Le budget consacré à ce plan sera de 223 millions de dollars australiens (146 M€) sur cinq ans (4 mai 2016-30 juin 2021), indique à H&TI un porte-parole du ministère de la Santé australien.

    Une seule base de données, un dossier unique par patient

    Le plan prévoit de mieux gérer le dépistage du cancer de plus de 11 millions d’Australiens :

    • Le but premier est de regrouper le registre national sur le cancer de l’intestin et les huit autres registres d’États et de territoires sur le cancer du col de l’utérus existants.
      Pourquoi choisir de se focaliser sur uniquement deux maladies ? « Il n’y a pas de technologies appropriées en terme de rentabilité pour le dépistage de tous les cancers », répond le ministère de la Santé.
    • Telstra Health (filiale santé du groupe) rassemblera sur un seul et même support les données de différents acteurs du secteur, dont :
      – plusieurs organismes gouvernementaux, tels que My Health Record and Medicare – qui gère les dossiers de santé et d’assurance-maladie – ;
      – les médecins généralistes ;
      – les praticiens spécialisés ;
      – divers prestataires de santé privés et publics.

    « Le registre fournira une seule base de données avec un dossier unique par patient, a indiqué Cynthia Whelan. Les patients pourront accéder à leur dossier en ligne et, avec leur consentement, les médecins généralistes et les spécialistes auront accès depuis leur poste de travail aux données et aux dossiers des patients de n’importe quel État [australien] et de n’importe quel territoire [national]. »

    • Dans un second temps, le regroupement des données de dépistages liées à d’autres maladies, comme le mélanome, est envisagé.
      « L’une de nos exigences était que la plateforme ait la capacité d’être étendue à d’autres programmes de dépistage du cancer », ajoute le porte-parole du ministère interrogé.
    • Un centre de contact sera mis en place pour assister les médecins et les patients ainsi qu’un service de messagerie pour gérer la sensibilisation au dépistage et inciter la population à réaliser des tests.

    La protection des données personnelles en question

    Comment garantir la protection de ces informations personnelles ? C’est la question que se posent certains experts du secteur. Pourquoi le gouvernement australien « juge approprié de confier à une compagnie de télécom nos données médicales personnelles et les résultats de nos dépistages du cancer » ?, s’interroge notamment dans les colonnes de The Australian Antony Harrowell, conseiller en affaires et en nouvelles technologies (Huxxer Corporation).

    Telstra garantit la protection des données

    Le directeur général de Telstra Health, Shane Solomon, rassure les patients. « Le Pr Ruth Salom  et moi-même qui travaillons sur le projet sommes très sensibles aux questions relatives à la confidentialité et à la sécurité des données des patients (…) Notre engagement sur ce sujet est absolu. Nous avons conscience de la gravité des problèmes engendrés si ces informations sont utilisées à tort. » (The Australian Financial Review)

    Il rappelle qu’en remportant l’appel d’offres, Telstra s’est « engagé à respecter les normes de confidentialité très strictes imposées par le Commonwealth ». Le système utilisé pour l’exploitation des données doit, par exemple « atteindre un certain niveau de sécurité et toutes ces données doivent être stockées en Australie, ce qui est bien le cas ».

    Le gouvernement, seul détenteur des données recueillies

    Le gouvernement australien affirme qu’il n’avait pas les moyens de créer seul un registre national de dépistage du cancer.

    Il précise cependant que le Commonwealth sera l’unique possesseur de la propriété intellectuelle et des données de ce nouveau registre.
    « Toutes les données du registre seront [protégées] par des politiques gouvernementales strictes afin de prévenir toute mauvaise utilisation ou perte, explique à H&TI le ministère de la Santé. Pour ce faire, Telstra Health devra régulièrement effectuer des tests indépendants afin de démontrer que le système continue d’être au conforme au règlement en vigueur. De plus, toute utilisation des données du programme non liée au fonctionnement du registre sera rigoureusement interdite. »

  • CNAMGS

    Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Socialenull

  • ANINF

    Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquencesnull

  • SNIS

    système national d’information sanitairenull

  • BIRD

    Banque internationale pour la reconstruction et le développementnull

  • 49 M€ pour développer la e-santé au Gabon

    56 M$ (plus de 49 M€), c’est le montant du prêt accordé par la Banque Mondiale à travers la BIRD au Gabon pour accélérer le développement de la e-santé dans le pays. L’objectif est de permettre l’accès de toutes les strates de la population gabonaise aux soins de santé de qualité partout où elles se trouvent.

    Le développement de la e-santé au Gabon doit permettre de faciliter l’accès aux spécialistes, de pallier les longues distances nécessaires pour se rendre à l’hôpital en offrant la possibilité aux patients de consulter par internet, faire interpréter leurs symptômes, se faire prescrire des examens et obtenir un protocole de traitement adapté à sa pathologie.

    Les populations des zones rurales, en manque de spécialistes sont celles qui bénéficieront le plus de cette amélioration d’accès aux soins de santé.

    Le gouvernement gabonais développe et déploie également un nouveau SNIS, exploite les TIC afin de répondre aux besoins du personnel des cliniques et des gestionnaires du système de santé et d’améliorer la productivité des professionnels de santé, en termes de réduction des charges administratives et d’erreurs médicales.

    La mise en place du service e-santé, composante du projet eGabon, ensemble de services numériques orientés vers les populations, est assurée par le ministère de la Santé, en collaboration avec l’ ANINF et la CNAMGS.

  • Modernisation des SI des SAMU : le plan d’action de l’ASIP Santé

    Recentrer les travaux autour d’une méthode et d’un calendrier est l’objet du plan d’action pour l’étape « construction et pilote » du programme de modernisation des SI et de télécommunication des Samu qui a été présenté par l’ASIP Santé le 2 Juin 2016 lors du dixième congrès de la médecine d’urgence au Palais des Congrès à Paris.

    L’objectif la mise en place d’une solution informatique unique déployée sur l’ensemble des SAMU d’ici à 2023.

    Piloté par l’ASIP Santé ce programme a un coût qui s’élève à 243 M€.

    Le « plan de bataille » comme le nomme l’ASIP pour moderniser les systèmes d’information des SAMU souligne les grandes lignes de la méthode employée pour construire une solution unique pour les SI des SAMU et cadre la trajectoire de déploiement.

    Les étapes du plan

    • En Juin 2014 la phase pilote était lancée avec onze SAMU sélectionnés pour commencer à travailler sur la trajectoire de déploiement dans ces onze régions entre 2017 et 2020.
    • Entre juin et novembre 2016, 13 séminaires régionaux seront organisés pour recueillir l’expression des besoins de tous les acteurs de terrain concernés par ce programme SAMU, médecins libéraux et ARS.
    • Une phase d’instruction de la trajectoire de déploiement est programmée entre août et décembre 2016.
    • Un espace collaboratif pour tous les SAMU sera créé avant fin 2018 afin que tous puissent savoir où en est l’avancement du programme
    • Un portail de gestion de crise permettra de fin 2107 à fin 2018 de communiquer sur les retours d’expérience par zone géographique afin de pouvoir observer comment sont gérées les situations d’urgence.
    • Au niveau national, le déploiement d’un service national de télécommunication est prévu avant fin 2018 sur l’ensemble des SAMU permettant de mieux gérer et sécuriser les appels, notamment afin de s’assurer qu’il n’y ait plus de situation de débordement lorsque des centaines de personnes appellent en même temps.

    Maintenir les systèmes de régulation jusqu’au passage à la solution unique

    Le plan présenté par l’ASIP intègre également la transition qui doit permettre à chaque SAMU d’avoir des systèmes de régulation médicale qui continuent de fonctionner « pendant au moins 4 ou 5 ans » en permanence jusqu’au passage à la solution unique et mutualisée. Les SAMU, souligne l’ASIP,  doivent s’assurer qu’ils ont les moyens de financer ce service.

     » Ces dépenses vont continuer à faire vivre les éditeurs dont on a besoin pour assurer le relais jusqu’à l’arrivée du SI SAMU et du côté des industriels, il va falloir transformer les modèles économiques et engager une réflexion de recomposition sur le long terme », précise Sébastien Bachem, directeur du projet SAMU à l’ASIP Santé.