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  • Intelligence artificielle : consolidation de l’alliance M.I.S-Visiomed

    Visiomed Group, spécialiste de l’électronique médicale nouvelle génération, annonce le 6 juin 2016 sa montée à hauteur de 25% au capital de la société Medical Intelligence Service (M.I.S.).

    M.I.S.a inventé un système révolutionnaire d’intelligence artificielle d’aide à la décision médicale. Baptisé MEDVIR, il est notamment utilisé par SOS Médecins Paris et a été expérimenté sur 400 patients au service des urgences de l’hôpital Lariboisière à Paris (service du Professeur Plaisance) supervisé par le Docteur Bertrand Galichon.

    Les résultats sont spectaculaires : 83% de diagnostics exacts grâce à ce « symptom checker » révolutionnaire là où la moyenne des solutions concurrentes propose un taux d’exactitude d’environ 34 %.

    MEDVIR se place loin devant un panel de 25 systèmes comparables en Europe et aux Etats-Unis, pour la pertinence de ses résultats, selon une étude récente de la Harvard Medical School.

    • MEDVIR a été validé par un groupe de praticiens, membres de SOS Médecins Paris Île de France, médecin urgentiste retraité, médecin interniste et gynécologue obstétricien.
    • Le premier service d’aide à la décision médicale basé sur la solution BewellCheck-up, Mon Médecin Virtuel, bénéficie de ce concept d’intelligence artificielle développée par M.I.S, commercialisé sous forme d’abonnements associés aux dispositifs médicaux connectés BewellConnect de Visiomed.
    • Le service est accessible depuis l’application BewellConnect de Visiomed.

    Le partenariat prévoit que Visiomed Group accéde à l’intégralité des développements du système expert MEDVIR développé par M.I.S et dispose de l’exclusivité mondiale d’exploitation des algorithmes décisionnels médicaux de cette technologie sur tablette et smartphone.

    C’est le Docteur Loïc Etienne, médecin urgentiste depuis 35 ans qui a créé M.I.S, et dès 1987 un service Minitel sur la santé puis un site Internet (Docteur Clic). Il anime aussi Zeblogsanté, blog dédié à la médecine 3.0.

  • CCSS

    Commission des comptes de la Sécurité socialenull

  • Déficit de 5,2 Mds€ pour l’assurance maladie en 2016 (estimation CCSS)

    5,2 Mds€ en 2016, c’est le montant que devrait atteindre le déficit de la branche maladie de la Sécurité sociale, selon le rapport de la CCSS.

    Ce rapport présenté le 7 juin 2016 aux ministres de la Santé et du Budget estime que le déficit total de la Sécurité sociale devrait se réduire en 2016 à 9,1 Mds€, soit 600 M€ de mieux par rapport au prévisions du gouvernement.

    Mais malgré un Ondam fixé à 1,8%, le taux le plus bas depuis 1998, le déficit de la branche Maladie devrait rester supérieur à 5 Mds€, s’élevant à 5,2 Mds€. Cela représente une amélioration de 1 Md€ par rapport aux prévisions votées à l’automne 2015 dans le budget de la Sécurité sociale et 0,6 Md€ de moins qu’en 2015.

    Toutes les autres branches du régime général, retraites et accidents du travail, devraient enregistrer une amélioration et le déficit de la branche Famille devrait se réduire de 500 M€ par rapport à 2015.

    « Ces résultats montrent que la politique de maîtrise des dépenses de la Sécurité sociale porte ses fruits », a commenté Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé.

  • CSM-MU

    comité de suivi métier médecine d’urgencenull

  • Samu

    Service d’Aide Médicale Urgentenull

  • LRM

    Logiciel de Régulation Médicalenull

  • Discnic

    Direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’Etatnull

  • Hôpital numérique : les chefs de projet désignés avant le 15 juin 2016 par les ARS (DGOS)

    Les ARS devront désigner avant le mercredi 15 juin 2016 leur chef de projet dédié au programme Hôpital numérique. C’est ce que précise une instruction de la DGOS mise en ligne le 3 juin 2016 relative au pilotage du volet financement du programme Hôpital numérique.

    Le chef de projet sera le référent pour ce volet financement au sein de l’ARS et auprès des établissements et de la DGOS.

    Les ARS sont par ailleurs chargées par la DGOS de définir, également avant le 15 juin 2016, le volet financement du programme, « de l’instruction du dossier à sa sélection et son suivi » et de mettre en place « un dispositif de gouvernance régionale ».

    Dans le cadre de la réforme territoriale, les ARS sont responsables de la sélection, de l’instruction et du suivi des dossiers élaborés par les établissements souhaitant bénéficier des financements du programme Hôpital numérique, de la gestion de l’enveloppe régionale de soutiens financiers et du compte rendu de l’avancée du programme aux instances nationales.

  • Cancer du poumon : un gain de 7 mois de survie pour les patients qui utilisent MoovCare (ASCO)

    Un accroissement de la survie globale médiane de 7 mois, c’est le principal résultat de l’étude de phase III menée sur MoovCare, première application d’identification précoce des rechutes chez les patients atteints de cancer du poumon. Les résultats de cette étude ont été présentés le 6 juin 2016 en session orale par le cancérologue Fabrice Denis au congrés mondial sur le cancer de Chicago organisé par l’ASCO.
    MoovCare, développée par Sivan Innovation, est une application e-santé de surveillance des symptômes qui cible la détection des rechutes. Grâce à leur smartphone, les patients évaluent leurs symptômes une fois par semaine. Les données sont analysées par un algorithme et directement transmises à leur médecin. Les premières études ont confirmé l’efficacité de ce « diagnostic numérique ».

    Une approche innovante du suivi des rechutes dans le cancer du poumon

    Pour mettre au point l’application MoovCare, le Dr Fabrice Denis, cancérologue au Centre Jean Bernard (Le Mans), s’est appuyé sur une étude de la dynamique des symptômes observés chez les patients traités pour un cancer du poumon pour développer un algorithme de suivi.

    Deux études pilotes prospectives de phase II ont été conduites pour évaluer l’algorithme. Elles ont porté dans un premier temps sur 43 patients pendant un an, sur la base de 6 symptômes renseignés dans un questionnaire par le malade.

    Dans un second temps, 42 patients atteints de cancer bronchique ont renseigné chaque semaine 11 symptômes : variation de poids, douleurs, perte d’appétit, fatigue, etc. Après analyse, l’algorithme alertait le médecin s’il détectait une anomalie. Grâce aux contrôles ainsi anticipés, les rechutes ont pu être détectées environ cinq semaines avant le scanner inscrit dans le suivi classique.

    Les premiers résultats, en 2013, ont montré un accroissement de la survie de l’ordre de 27% à un an. De plus, ce test affiche une sensibilité de 86 à 100 % dans la détection des rechutes, supérieure à celle du scanner.

    L’impact sur la survie globale : les résultats prometteurs de l’étude de phase III

    Ces résultats ont conduit au lancement d’un essai clinique de phase III, avec une étude clinique randomisée multicentrique. Pendant un an, un groupe de patients a suivi le protocole habituel pour détecter la rechute d’un cancer du poumon (soit un scanner tous les trois mois), alors que l’autre groupe a consulté lorsque l’application a lancé une alerte.

    Le protocole mentionne comme critère de jugement principal la survie globale ; comme critères secondaires le PS (Performance Status), la survie sans progression et la qualité de vie.

    L’étude comporte deux bras, l’un de 60 patients utilisateurs de l’application et l’autre de 61 patients témoins suivis de manière classique. Les patients utilisateurs de l’application ont vu leurs rechutes détectées plus précocement entre deux visites de surveillance : 74% vs 33% (p<0,001).  Ce groupe présente un accroissement de sa survie globale médiane de 7 mois (HR = 0,33).

    En revanche, on n’observe pas de différence en termes de survie sans progression.

    Une diffusion internationale dans les prochains mois

    L’étude démontre donc que la régularité du suivi à distance permet un traitement plus rapide et impacte positivement la qualité de vie du patient.

    84% des patients du groupe utilisateur de l’application ont respecté la discipline de signalement hebdomadaire des symptômes et les patients du bras témoin ont mieux respecté leurs visites de consultation et leurs rendez-vous de scanner.

    Les oncologues ont vu le nombre d’appels téléphoniques inutiles diminuer et le nombre d’actes d’imagerie a été divisé par deux.

     A ce jour, l’application a été utilisée par plus de 300 patients atteints de cancer du poumon. D’autres études ont été initiées dans d’autres localisations tumorales.

    Le marquage CE est en cours. La diffusion internationale est prévue dans les prochains mois.

    Selon des informations recueillies par Health&Tech Intelligence, le modèle économique retenu pour la commercialisation de cette application serait un abonnement forfaitaire mensuel par patient. Les dirigeants de Sivan Innovation ont confié qu’ils « espéraient » une prise en charge dés 2017 par l’Assurance maladie et donc la fixation d’un tarif applicable à MoovCare.

  • Recherche sur le génome : comment protéger les données

    Comment assurer et garantir la protection des données hautement sensibles comme celles utilisées dans la recherche sur le génome? C’est la problématique sur laquelle travaillent les spécialistes de la sécurité informatique et qui a été abordée lors du Symposium de Lausanne sur la génomique en mai 2016.

    Jean-Pierre Hubaux, professeur à l’EPFL, est un pionner de la confidentialité des informations génomiques.
    Il a été mandaté pour sécuriser la Biobanque Institutionnelle de Lausanne, qui stocke l’ADN de plus de 20 000 Vaudois dans des congélateurs. Il insiste sur la vigilance nécessaire sur la sécurité de ces données mais souligne qu’elles doivent malgré tout rester en partie au moins accessibles aux chercheurs.

    Les données de santé constituent la première cible des hackers: deux attaques sont dénombrées tous les quinze jours aux États-Unis.

    Un défi gigantesque

    L’exploitation de notre matériel génétique par une médecine du Big Data est proche. Grâce à de l’ADN de volontaires, l’objectif est de résoudre les énigmes que présentent certaines pathologies, prédire leur évolution et développer des traitements personnalisés. « Protéger ces données est un défi gigantesque car elles sont extrêmement complexes, résume Jean-Pierre Hubaux. Le secret médical est en danger, cela paraît évident. La présence de données génomiques augmente ce risque».

    Sécurisation et anonymisation de ces données sont l’objet de la recherche de son équipe depuis cinq ans, en collaboration avec de nombreuses institutions aux États-Unis, dont la Standford University.

    Les échantillons sanguins de 23 536 personnes sont actuellement stockés à la BIL. La prochaine étape consiste à séquencer le génome, pour ensuite le mettre les données issues de ce travail à la disposition de la communauté scientifique, académique ou privée.

    L’ADN, ciblé par les hackers

    «Le risque de vol est réel», explique le professeur Hubaux. Ces data renferment une quantité infinie d’informations sur un individu et ne peuvent pas tomber entre les mains des assurances-maladies ou des employeurs.

    «Elles ont une capacité de prédiction, sont corrélées entre personnes de la même famille et sont identifiantes», énumère le professeur Hubaux. Elles sont aussi stables dans le temps; leur validité perdure tout au long de notre existence. «Leur protection est un grand défi à l’échelle de l’humanité, explique le spécialiste. Les techniques de cryptage vieillissent vite. Aucun système n’a une durée de vie d’un siècle

    «Il faut encrypter ces données pour faire en sorte que, même si elles étaient volées, elles soient inutilisables. Et qu’il ne soit pas possible pour un individu de les récupérer pour les revendre». Pour ce faire, la BIL utilise la technique d’encryptage du « chiffrement homomorphique. »

    Comment protéger ces données sur une très longue durée?

    Le deuxième enjeu crucial réside dans le fait d’inventer des modalités de partage entre acteurs de la santé. «Il faut définir des standards communs, insiste Jean-Pierre Hubaux. Parce que plusieurs biobanques de plusieurs pays voudront partager leurs données, et cela doit se faire de manière respectueuse des engagements pris à l’égard des donneurs».
    « Le monde de la bio­médecine s’intéresse peu à celui de la sécurité informatique et réciproquement», c’est le constat que fait le professeur Jean-Pierre Hubaux, qui s’est associé avec Sophia Genetics, société créée à l’EPFL spécialisée dans la gestion des data génomiques.
    Leur nouveau projet cryptographique en faveur de la confidentialité des données médicales, évalué à 1 million de dollars (880 036,67 euros), est financé notamment par la Confédération Helvétique.