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  • Etats-Unis : retards dans l’adoption des TIC pour améliorer la coordination des soins (Nielsen)

    « La coordination entre usagers et professionnels de santé progresse lentement par manque d’adoption des technologies d’information en santé », tel est le principal enseignement de l’étude Strategic Health Perspectives de Nielsen publiée le 15 juin 2016.

    L’étude de Nielsen, pour laquelle 30 000 consommateurs et 626 médecins américains ont été interrogés, indique que le partage des dossiers électroniques des patients entre professionnels de santé n’est possible que dans 50 % des cas en 2015. Elle pointe également une réticence des patients à utiliser les TIC et les objets connectés.

    Des médecins mieux équipés

    En 2015, 50 % des médecins américains permettent à leurs patients d’accéder à leurs résultats d’analyses et d’examens en ligne, contre 41 % en 2014. 30 % d’entre eux proposent la prise de rendez-vous en ligne et l’accès un service de messagerie sécurisée par internet, contre 26 % en 2014.

    Un manque d’utilisation par les patients

    L’étude de Nielsen pointe une réticence des patients pour utiliser les outils digitaux mis à leur disposition par les médecins. En 2015 :

    • 42 % des patients interrogés disent avoir accès à la prise de rendez-vous en ligne, mais seuls 22 % s’en servent ;
    • 48 % des patients ont la possibilité de consulter leurs résultats d’examens et d’analyse en ligne, mais seuls 35 % le font ;
    • 42 % des patients peuvent communiquer avec leur médecin via une plateforme sécurisée, mais seuls 29 % le font.

    L’âge est un facteur d’acceptation des technologies digitales. Ainsi, 56 % des plus de 65 ans ne souhaitent pas avoir accès à la téléconsultation, contre 31 % des 18-34 ans.

    « Cette étude montre l’incapacité du système de santé américain à assurer à la majorité des gens des soins coordonnés, assistés par la technologie et de qualité  » concluent les auteurs de l’étude.

  • All-In-One Eletronic Diabetes Patch : il mesure le glucose et injecte l’insuline

    Un patch électronique cutané capable d’effectuer des mesures précises de la glycémie pendant qu’il injecte de l’insuline, c’est ce que les chercheurs de l’Institut Basic Science en Corée ont mis au point en mars 2016.

    Le capteur de glucose est basé sur du graphène dopé d’or et tissu d’or et il s’auto-corrige en utilisant des capteurs de bord du pH et de la température de la peau. Des micro-aiguilles pouvant être contrôlées en changeant la température sont utilisées pour délivrer l’insuline. L’entière unité se connecte sans fil avec un dispositif proche pour se recharger et récolter les données.

    • Le patch est appliqué sur la peau où la surveillance du glucose basée sur la sueur débute dès la génération de sueur.
    • Les capteurs de l’humidité surveillent l’accroissement de l’humidité relative (HR).
    • Il faut en moyenne 15 minutes pour le tissu du patch pour absorber la sueur et atteindre une HR supérieure à 80 %, à partir de laquelle les mesures de glucose et pH sont initiées.

  • Interopérabilité : des données au format HL7 sur iPhone avec iOS 10 et Apple HealthKit

    L’enregistrement et la lecture de données de dossiers médicaux au format standardisé HL7 CCD sera possible sur iPhone avec iOS 10 et Apple HealthKit révèle le site spécialisé 9to5Mac le 15 juin 2016.

    Il sera possible pour les utilisateurs (patients et professionnels de santé) d’obtenir, échanger et consulter les dossiers médicaux directement sur iPhone. Les informations seront intégrées directement à l’application « Santé » avec la possibilité d’être importés depuis Mail, Safari ou d’autres applications.

    Le HL7 offre une plus grande interopérabilité pour l’échange de données de santé et permet aux professionnels de santé d’envoyer et recevoir des informations contenues dans les dossiers médicaux sans perte de données ou de sens.

    Le lancement d’iOS 10 à l’automne 2016 a été annoncé le 13 juin 2016 à l’occasion de la WWDC (Worldwide Developers Conference) 2016 d’Apple.

    Un standard mondial d’échange informatisé de données

    HL7 est une organisation qui définit un ensemble de spécifications techniques pour les échanges informatisés de données cliniques, financières et administratives entre systèmes d’information hospitaliers (SIH).

    En France, l’alimentation du DMP est effectuée en utilisant la Version 3 d’HL7 depuis 2010, sur recommandation de L’Asip Santé. Ce cadre d’interopérabilité a été notamment validé pour la transmission des résultats de biologie médicale avec HPRIM (Harmonie et promotion de l’informatique médicale). Il s’agit d’une norme française de transmission des examens de biologie créée en 1990.

    Initialement développée par les laboratoires d’analyse pour communiquer entre eux, elle a été ensuite utilisée pour transmettre les résultats aux médecins prescripteurs. Par la suite, la couverture fonctionnelle du standard s’est étendue sur un grand nombre de cas d’utilisations d’échanges entre SIH.

    En 2004, le consortium HPRIM a rejoint la norme internationale HL7 dont elle est devenue le sous-ensemble francophone le plus utilisé (HL7 – France HPRIM).

  • Un wearable capable de prédire les crises d’asthme en phase de test

    Un bracelet et un patch connectés recueillant des données environnementales et d’activité permettant de prédire et prévenir les crises d’asthme à travers le système HET (Health and Environnement Tracker) sera testé durant l’été 2016. Il a été mis au point par des chercheurs de l’Université de Caroline du Nord.

    L’asthme concerne plus de 24 millions d’individus aux États-Unis, d’après les centres de contrôle et de prévention de la maladie.

    Au-delà de son intérêt thérapeutique, cette nouveauté fait aussi progresser les technologies utilisant l’énergie générée par le corps.

    Le système est constitué d’une panoplie de nouveaux capteurs, développé au sein de l’ASSIST (National Science Foundation’s Nanosystems Engineering Research Center for Advanced Self-Powered Systems of Integrated Sensors and Technologies).

    « Notre but était de designer un wearable pouvant tracer la santé des individus, fournir l’infrastructure prévenant les crises d’asthme afin que les utilisateurs puissent les anticiper en changeant d’activité ou d’environnement » explique un des chercheurs.

    Pour l’heure, la gestion des symptômes, pouvant inclure jusqu’aux crises d’asthme invalidantes, réside dans l’utilisation d’inhalateurs. Or «prévenir une crise pourrait être aussi simple qu’aller à l’extérieur ou faire une pause lors d’un exercice de routine », précise James Dieffender, un des chercheurs ayant travaillé sur le système HET.

    • Le système est paré d’un logiciel d’analyse de données : un récepteur est intégré, composé de capteurs sensitifs incorporés dans le bracelet, accompagné d’un patch adhérant à la poitrine.
    • Ce dernier contient des capteurs permettant de tracer le mouvement du patient, son rythme cardiaque, respiratoire, taux d’oxygène dans le sang, impédance de la peau et sifflement dans les poumons.

    Un nouveau mode de suivi des patients asthmatiques

    Le bracelet se focalise majoritairement sur les facteurs environnementaux, monitorant les composants organiques volatiles et l’ozone dans l’air, l’humidité et la température ambiantes.

    Le système inclut un composant non-wearable : un spiromètre dans lequel les patients respirent plusieurs fois par jour afin d’évaluer précisément leur fonction pulmonaire, information utilisée pour renseigner la dose de prescription médicamenteuse utilisée dans leurs inhalateurs..

    La transmission des données recueillies par tous ces capteurs à un ordinateur est réalisée sans fil à un ordinateur équipé d’un logiciel adapté qui recense et enregistre ces dernières

    Synchronisable avec un smartphone

    La singularité de ces travaux n’est pas simplement d’intégrer des capteurs variés sous forme de wearables : une des innovations réside dans des niveaux de consommation électrique très faibles grâce en utilisant des nanotechnologies pour fabriquer les capteurs.

    Cette consommation si faible en puissance offre aux dispositifs une longue vie de batterie et sera dans un futur proche compatible avec l’énergie générée par le corps.

    A terme, le wearable sera sans batterie et alimenté par l’énergie produite par l’organisme, ce qui remédie au principal obstacle à l’efficacité des wearables.

    Les chercheurs prévoient de commencer à tester HET dans un environnement contrôlé, afin d’identifier quelles variables environnementales et physiologiques sont efficaces pour prédire et prévenir les crises d’asthme. Il devrait être synchronisable avec le smartphone de l’utilisateur.

  • Petite enfance : l’IoT cherche à prendre sa part dans un marché à 58,8Mds€

    66,8 Mds $ (58,8 Mds€), c’est la taille estimée du marché mondial des soins pour la petite enfance en 2017 selon le portail d’études statistiques Statista.

    Plusieurs entreprises et start-up souhaitent profiter de cet important marché et proposent des objets connectés spécifiquement dédiés aux bébés.

    • Sproutling baby monitor est un capteur attaché à la cheville mesurant le rythme cardiaque, les mouvement et la qualité du sommeil du bébé. L’application promet la prédiction des habitudes de sommeil et d’éveil du bébé. La société californienne à l’origine de cet objet et de son application a été rachetée par Mattel le 29 janvier 2016.
    • Pacif-I est une tétine connectée qui mesure la température et la transmet par bluetooth à une application sur smartphone. La société prétend que la mesure de la température à long terme est utile dans un but médical.
    • Baby Gigl est un porte-biberon « intelligent » qui permet de s’assurer que le biberon est donné dans la meilleure des positions et au bon angle. Il mesure également le temps du repas et la quantité bue. Baby Gigl est produit par la société française Slow Control.
    • Starling mesure le nombre de mots prononcés à proximité du bébé et que ce dernier est susceptible d’entendre. Le fabricant entend « booster » le QI de l’enfant en surveillant le nombre de mots qu’il enregistre quotidiennement.
    • Owlet Smart Sock, une chaussette qui surveille le rythme cardiaque et la respiration du bébé et alerte les parents en cas d’arrêt respiratoire.
    • Mimo Smart Monitor est un pyjama bluetooth qui surveille la respiration, la température et la position du bébé pendant son sommeil et transmet les informations en temps réel au smartphone des parents.
  • Négociation conventionnelle : nouvelle réunion le 22 juin 2016 pour trouver un accord

    « Le compte n’y est pas », a déclaré le 20 juin 2016 la CSMF à propos de la négociation de la convention médicale pour laquelle une nouvelle réunion est programmée le 22 juin 2016.

    Quatre mois après le début de cette négociation le 24 février 2016, les discussions entre l’Assurance maladie et les cinq syndicats de médecins (CSMF, FMF, MG France, SML, Le Bloc) piétinent. L’enjeu principal de cette négociation concerne la rémunération des médecins alors que la croissance des dépenses de santé pour 2016 a été plafonnée à 1,75% dans le cadre de l’Ondam.

    Les discussions doivent aboutir au plus tard le 26 août 2016 pour une entrée en vigueur de la nouvelle convention le 26 septembre 2016

    Les principaux sujets sur lesquels un accord entre les syndicats de médecins et l’Assurance maladie reste à trouver portent sur:
    • le tarif des consultations
    • la rémunération sur objectif de santé publique
    • la rémunération des actes techniques

    • Sur le tarif des consultations, l’Assurance maladie a proposé une revalorisation de la consultation de 23 à 25€ pour les généralistes. C’est ce que réclame MG France, principal syndicat de généralistes, mais la FMF revendique un tarif de consultation de base porté à 30€ et la CSMF réclame 40€.
    • Sur la rémunération sur objectifs de santé (ROSP), l’Assurance maladie a proposé de créer un « forfait structure » spécifique pour aider au financement de l’équipement des cabinets médicaux. Mais la FMF se déclare « déçue » par cette proposition pour laquelle aucune enveloppe n’a été définie avec précision.
    • Pour la rémunération des actes techniques, la discussion porte sur l’augmentation du nombre d’actes de la nomenclature que l’Assurance maladie peut prendre en charge et la revalorisation de ceux qui sont déjà pris en charge.
    • Les discussions que les partenaires souhaitaient achever le 13 juillet 2016 ont en fait jusqu’au 26 août 2016 pour aboutir, l’entrée en vigueur de la nouvelle convention étant prévue le 26 septembre 2016, date de l’arrivée à échéance de la précédente convention qui date de septembre 2011.
  • IHE

    Integrating the Healthcare Enterprisenull

  • LCSD

    Laboratory Code Set Distributionnull

  • HL7 CCD

    Health Level 7 Continuity of Care Documentnull

  • Horizon 2020 : information sur les TIC dans l’industrie du futur le 07/07/2016

    La Direction générale des Entreprises (DGE) du ministère de l’Economie et la DG Connect de la Commission européenne organisent le 07 juillet 2016 une journée d’information pour présenter les appels à projets 2017 d’Horizon 2020 concernant les TIC dans l’Industrie du Futur.

    Participation gratuite. Inscription obligatoire avant le 5 juillet 2016.