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  • 670 M€ sur 5 ans pour créer 12 centres de séquençage du génome (Marisol Touraine)

    670 M€, c’est le montant minimum des investissements qui seront réalisés sur 5 ans dans le « plan médecine génomique » annoncé le 22 juin 2016 par Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé.

    Marisol Touraine veut mettre la France « à la tête de cette nouvelle bataille de a médecine personnalisée ». La ministre a précisé que ce plan consisterait en la mise en place de 12 plate-formes haut débit de séquençage du génome, réalisant l’analyse complète de l’ADN.

    L’analyse complète et exhaustive des gènes de l’ADN permettrait de caractériser et établir les risques de développer certains cancers, le diabète, et les réactions de l’organisme à certaines substances, notamment médicamenteuses. Le premier décryptage intégral du génome d’un être humain date de 2003.

    Ce « plan médecine génomique » sera financé en grande partie « par des entreprises », selon Marisol Touraine.

  • Université d’été de la FHF : Paris les 6 et 7/09/2016

    Au programme :

    • Point sur la mise en place depuis le 1er juillet 2016, des Groupements hospitaliers de territoire (GHT) et sur les grands enjeux de la plateforme politique qui sera adressée aux candidats en janvier 2017 (une consultation citoyenne sur le site fhf est d’ores et déjà en ligne afin de recueillir les avis des professionnels et usagers sur notre système de santé), par Frédéric Valletoux, Président de la FHF.

    • Présentation des résultats de l’étude réalisée à la demande de la FHF sur les Français et l’hôpital, par M. Gaël Sliman, Président de l’Institut de sondage Odoxa.

  • Conseil médical : Google intègre des informations de santé dans son moteur de recherche

    Répondre aux questions médicales des internautes directement dans son moteur de recherche, c’est le service que proposera bientôt Google à ses utilisateurs (Aux Etats-Unis dans un premier temps). Google en a fait l’annonce sur son blog officiel le 21 juin 2016.

    Google a créé une liste de symptômes en se basant sur les recherches effectuées par les internautes. Ces symptômes ont ensuite été comparés à la base de données « knowledge graph » (base de connaissance utilisée par Google pour compiler les résultats de son moteur de recherche avec des informations sémantiques issues par ailleurs de sources diverses). Finalement, les résultats obtenus ont été présentés à des équipes de médecins et des experts de l’école de médecine de Harvard qui les ont analysée pour affiner la liste présentée par Google.

    Les recherches de symptômes représentent 1% des recherches (12 milliards) effectuées sur le moteur de recherche (sur environ 1200 milliards de requêtes annuelles), selon Google. « Les contenus relatifs à la santé sont parfois difficiles à trier et ont tendance à transformer les maux bénins des gens en symptômes effrayants et en maladies improbables, causes d’anxiété et de stress », déclare Veronica Pinchin, Product Manager chez Google dans le billet de blog.

    Google rappelle cependant que « cet outil de recherche de symptômes (au même titre que toute information médicale trouvée sur Google) est à visée purement informative » et qu’il faut « toujours consulter un docteur pour du conseil médical ».

    Afin de répondre à cette demande croissante, d’autres sociétés et start-up proposent des services de conseil médical du même ordre, utilisant les algorithmes ou les robots conversationnels basés sur l’intelligence artificielle et le deep learning. C’est le cas de l’Américain Healthtap qui a lancé son service sur la messagerie de Facebook le 12 avril 2016 ou du Français AskLucie dont l’intelligence artificielle répond aux questions des patients par SMS à partir des bases de données du NHS depuis le 13 avril 2016.

  • Télémédecine vétérinaire : Wizzvet lève 835 000 €

    Wizzvet, entreprise qui propose une solution de télémédecine vétérinaire, annonce le 20 juin 2016 une levée de fonds de 835 000 €.

    Fondée en juin 2013, Wizzvet propose depuis janvier 2015 une plateforme de télémédecine vétérinaire sous forme de réseau social professionnel freemium. Les vétérinaires inscrits peuvent consulter un réseau de 90 experts internationaux pour leurs cas cliniques complexes et accéder à 250 fiches de cas résolus. Wizzvet propose également des formations en ligne.

    Wizzvet a réalisé sa levée de fonds auprès du fonds CapInnov’Est et de business angels individuels membres des réseaux Business Angels Santé et Femmes Business Angels. Wizzvet annonce également un financement de BPI Innovation à hauteur de 350 000 €.

    Wizzvet indique viser un chiffre d’affaires récurrent de 1 M€ par an d’ici 2018, et envisager une nouvelle levée de fonds en 2018.

  • ADA

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  • Diabète : un partenariat entre IBM Watson Health et l’ADA (American Diabetes Association)

    Créer le premier « conseiller personnalisé » sur le diabète pour les patients et les aidants, tel est l’objet du partenariat annoncé entre IBM Watson Health et l’ADA le 12 juin 2016.

    Ce partenariat vise à allier les capacités cognitive et d’analyse de données de Watson et les bases de données cliniques et de recherches que l’association collecte depuis sa création en 1940. Les deux entités souhaitent ainsi créer le premier « conseiller » à destination des patients et des aidants sur le diabète.

    Le projet prévoit aussi plusieurs offres de services dont une base de données cognitive sur le diabète pour les professionnels de santé ainsi qu’un service de données et de conseils basé sur le cloud pour les chercheurs.

    Les deux organisations ont également lancé un appel à projet auprès de développeurs pour la création d’applications cognitive susceptibles d’influer sur la prévention et la gestion du diabète.

    L’intelligence artificielle d’IBM sera entrainée à comprendre les données sur le diabète dans l’objectif d’identifier les facteurs de risque et d’édicter des recommandations pour une série de décisions de santé. Watson va être alimenté par 66 années de données collectées par l’ADA.

    Une offre pour les professionnels de santé

    L’équipe prévoit de créer une base de données cognitive pour aider à la prise de décision thérapeutique et faciliter la gestion des soins. Les professionnels de santé pourront puiser dans les informations contenues dans Watson afin d’adapter leurs approches thérapeutiques aux besoins de chaque patient. Ils pourront également identifier des facteurs de risque en comparant un cas individuel à différents échantillons de population ou à des patients présentant les mêmes caractéristiques.

    Une offre pour les chercheurs

    L’ADA et IBM souhaitent créer service de données et de conseils basé sur le cloud permettant aux scientifiques de mieux identifier certaines tendances et accélérer les découvertes thérapeutiques.

    Une offre pour les patients

    Pour les patients et les aidants, des outils cognitifs pourront être créés pour fournir aux personnes diabétiques une information et des conseils sur mesure, en fonction de facteurs individuels comme l’âge, l’avancement de la maladie, régimes alimentaires et comportements, etc.

  • Mutualité Française : un nouveau président le 23 juin 2016, Thierry Beaudet (MGEN) seul candidat

    Le successeur d’Etienne Caniard à la présidence de la Mutualité Française sera élu le 23 juin 2016. Le seul candidat est Thierry Beaudet, actuel président de la mutuelle MGEN.

    C’est au cours de son assemblée générale que la Mutualité Française procéde à l’élection de son nouveau président. Cette assemblée se compose d’environ 1.000 délégués des groupements de mutuelles et unions adhérentes. Elle se réunit au moins une fois par an et chaque délégué y dispose d’une voix.

    Etienne Caniard avait été élu à la présidence de la Mutualité Française en décembre 2010 pour un mandat de six ans.

  • IoT : Samsung Electronics va investir 1,2 Mds $ aux Etats-Unis sur les 4 prochaines années

    1,2 Mds $, c’est la somme que Samsung Electronics va investir sur quatre ans dans la R&D de l’IoT aux Etats-unis. La stratégie de Samsung baptisée « l’IoT centrée sur l’humain » a été annoncée le 21 juin 2016 à Washington par son Pdg, le Dr. Oh-Hyun Kwon.

    « Avec le vieillissement de la population, les avantages et les économies liées à l’IoT pour la société ne peuvent plus être ignorés », a déclaré Oh-Hyun Kwon.

    « Si nous voulons que les innovateurs puissent profiter de l’IoT partout, nous devons nous assurer que tous les outils leurs sont ouverts. Cela signifie des technologies interopérables, car nous savons que les limitations autour des technologies freinent l’innovation et le développement », a-t-il ajouté.

    Dans ce sens, Oh-Hyun Kwon a également annoncé la création, avec Intel, du National IoT Strategy Dialogue. Ce « Dialogue » hébergé par le Conseil de l’industrie IT (ITI) a pour mission de dessiner une stratégie américaine de l’IoT et d’établir des recommandations pour les législateurs et les sensibiliser sur les bénéfices de la technologie pour les personnes, les communautés, les innovateurs et l’économie américaine en règle générale.

  • Simulation : formation à l’annonce du diagnostic d’insuffisance rénale (Ile-de-France)

    L’ARS Ile de France tire, le 22 juin 2016, un bilan de la formation par simulation à l’annonce aux patients du diagnostic d’insuffisance rénale chronique menée pour la première fois sur la plateforme de la faculté du Kremlin-Bicêtre le 24 mai 2016.

    Cette expérimentation s’inscrit dans le cadre d’un appel à projet de l’ARS Ile-de-France lancé en 2015.

    L’expérimentation a démarré au second semestre 2015, pour une durée de trois ans, sur le site de la faculté du Kremlin-Bicêtre, en relation avec l’équipe de néphrologie de l’hôpital.

    La première session de formation a accueilli 15 internes en néphrologie. Coconstruite avec la Fédération nationale d’aide aux insuffisants rénaux (FNAIR), elle a été coordonnée par un néphrologue responsable et un psychiatre. Elle proposait en premier lieu une interview filmée de patients livrant leurs expériences et leurs parcours. 

    La formation proposait ensuite aux étudiants une série de consultations fictives de 15 à 20 minutes dans une salle dédiée, aménagée en cabinet de consultation. Les futurs néphrologues, jouant tour à tour le rôle de patients ou de médecins, étaient confrontés à trois scénarios qui avaient été élaborés avec les patients :

    • un patient suivi depuis longtemps et bien informé ;
    • un patient opposant et mal suivi ;
    • un patient âgé.

    Chaque conversation, enregistrée et projetée en direct devant les autres étudiants, faisait l’objet d’un débriefing collectif en présence d’une psychologue et d’un psychiatre.

    L’ARS Ile de France indique que « cette première expérience de simulation devrait se poursuivre à un rythme plus soutenu dans les trois années à venir, afin que tous les internes en néphrologie de la région puissent en bénéficier ».