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  • Big data : Microsoft analyse les requêtes dans Bing pour dépister les cancers du pancréas (étude)

    Détecter les risques de cancer du pancréas par l’analyse des recherches des internautes dans le moteur Bing, tel est l’objet de l’étude menée par des chercheurs de Microsoft, publiée le 7 juin 2016 dans le Journal of oncology practice.

    Les chercheurs ont montré que l’analyse de larges échantillons de requêtes dans le moteur de recherche leur permettait d’identifier, dans certains cas, les utilisateurs souffrant de cancer du pancréas, avant même que la maladie soit diagnostiquée.

    La méthode est basée sur l’étude statistique de 7,2 millions de requêtes anonymisées effectuées dans Bing, le moteur de recherche de Microsoft. Les chercheurs se sont d’abord concentrés sur les recherches indiquant que les personnes avaient été diagnostiquées comme souffrant d’un cancer du pancréas. A partir de ce premier constat, ils sont remontés dans le temps, à la recherche de requêtes antérieures (avant le diagnostic) de la part de ces mêmes utilisateurs, susceptibles de mentionner des symptômes liés à la pathologie. Pour les chercheurs, ces recherches constituent autant de signaux d’alerte.

    Entre 5% et 15% des cas de cancer du pancréas ont ainsi pu être identifiés selon les chercheurs, le taux de faux positif se situant autour de 1 pour 100 000. L’étude indique que cette méthode de dépistage précoce pourrait augmenter le taux de survie, actuellement de 5 ans.

  • Imagerie médicale : partenariat entre Median et Microsoft pour personnaliser le diagnostic du cancer

    Développer de nouvelles méthodes de détection, de diagnostic et de suivi des cancers basées sur l’analyse de Big data, tel est l’objet de l’accord signé entre le Français Median Technologies, spécialiste des logiciels d’aide à l’interprétation d’imagerie médicale, et Microsoft le 22 juin 2016.

    Median Technologies va installer son système de détection de phénotypes de divers cancers à travers l’extraction et la mesure de biomarqueurs d’imagerie, Ibiopsy, sur la plateforme cloud Azure de Microsoft.

    Cette alliance va fournir des capacités d’analyse des images médicales qui vont permettre d’extraire en temps réel des biomarqueurs d’imagerie, indicateurs pour le diagnostic et le traitement des cancers.

    « L’utilisation des méthodes de traitement des Big data va permettre une analyse en temps réel des biomarqueurs d’imagerie, qui est essentielle pour la détection précoce des cancers et la mise en place de nouvelles stratégies thérapeutiques personnalisées. Notre collaboration avec Microsoft va nous permettre à terme de proposer, grâce à la plateforme Azure de telles solutions en routine clinique” a déclaré Fredrik Brag, Président, Directeur Général de Median Technologies.

    Median Technologies avait levé 19,8M € le 15 juillet 2015. Le 19 juillet 2011, Canon Inc. avait pris une participation de 15% dans le capital de Median Technologies et rejoint son Conseil d’administration après son entrée en bourse sur le marché Alternext-Paris le 20 Mai 2011.

  • Un nouveau dispositif mini-invasif pour le traitement de la régurgitation mitrale

    Un dispositif et une procédure complémentaire mini-invasive pour le remplacement et la réparation de la valve mitrale via une approche subxiphoïde transapicale, ce sont les travaux dont Valcare medical, une compagnie israélienne, a annoncé le 22 juin 2016 la fin de la première phase des essais cliniques.

    Valcare revendique une première mondiale à propos de l’utilisation de cette nouvelle technologie testée sur des patients en Italie et en Israël.

    La technique utilisée

    • Mise du cathéter Amend à travers la poitrine à l’intérieur du coeur où un anneau en forme de D est déployé et positionné afin de correspondre à l’anneau de la valve originelle.
    • Un mécanisme spécial fournit un contrôle précis pour déplacer et façonner l’anneau, permettant au médecin de l’apposer précisément sur le tissu ciblé.

    Intervention sur un patient à haut risque

    « Un des patients sur lesquels l’intervention a été réalisée dans une approche mini-invasive transapicale et en très peu de temps était à haut risque», rapportent le Pr Amit Segev, Directeur des Services de cathétérisation cardiaque au Centre médical du coeur Sheba en Israël, et le Pr Ehud Ra’anani, Directeur du département de chirurgie cardiaque qui a réalisé une des procédures.

    « En utilisant le système Valcare nous avons été capables de réparer la valve mitrale du patient et réduire significativement l’incompétence valvulaire mitrale en réduisant la régurgitation mitrale du stade sévère à celui de la trace. Nous sommes excités d’être l’un des premiers du Monde à utiliser cette nouvelle technologie pour aider nos patients», précisent les deux praticiens.

  • Analyses et transmission de résultats : plus de 1200 labos utilisent Hexalis (Agfa Healthcare)

    Une réponse aux attentes des professionnels et des établissements de santé en termes de productivité, de connectivité et de qualité dans le domaine des analyses biologiques de la phase pré-analytique à la transmission des résultats, c’est ce que propose Hexalis. Déjà utilisée dans plus de 1 280 laboratoires en France, selon Agfa Healthcare qui l’a conçue, cette solution a été une nouvelle fois mise en avant lors des Journées Internationales de Biologie organisées par l’ACNBH à Paris du 22 au 24 juin 2016.

    Hexalis permet un partage d’informations opérationnel et sécurisé entre tous les acteurs de santé, « un avantage considérable pour les groupes de laboratoires et GHT », selon Agfa Healthcare.

    Optimisation de la traçabilité et du recueil d’échantillons

    De la phase pré-analytique à la phase post-analytique, HEXALIS permet de consolider les informations médicales clés pour les diagnostic, traitement et prévention en gérant les prélèvements à domicile, la demande d’analyses informatisée et les colisages inter-sites, tout en en assurant une traçabilité et un contrôle des tubes d’échantillons optimisés.

    Services nouveaux et valeur ajoutée

  • Innovation en santé : le délégué ministériel se fixe 10 axes de travail d’ici fin 2016

    Mettre en place des guichets uniques régionaux pour les acteurs de l’innovation, accélérer l’évaluation et l’accès au marché, développer les expérimentations régionales sont les principales priorités de Jean-Yves Fagon, délégué ministériel à l’innovation en Santé, qui a dévoilé le 22 juin 2016 ses dix axes de travail pour le second semestre 2016. Jean-Yves Fagon s’exprimait devant l’assemblée générale du Snitem.

    Jean-Yves Fagon souhaite avancer d’ici fin 2016 sur les axes suivants en matière d’innovation en santé :

    • créer un espace de dialogue entre instances, agences, professionnels de santé et industriels afin de créer un guichet unique d’orientation au niveau régional ;
    • faire évoluer les méthodes d’évaluation, afin de les rendre moins onéreuses et plus rapides ;
    • étudier la mise en œuvre de processus de dérogation pour accélérer l’accès au marché des innovations ;
    • mettre en œuvre des expérimentations régionales en matière d’identification et d’évaluation des innovations avant leur généralisation au niveau national ;
    • développer la formation professionnelle sur les nouveaux métiers techniques et organisationnels ;
    • améliorer l’information sur les innovations ;
    • mettre en place une veille dans l’aide à la prise de décision ;
    • opter pour les process d’appel à projets pour établir une première sélection des innovations.
  • Essais cliniques virtuels : alliance entre l’Inserm et Dassault Systèmes

    Réaliser des essais cliniques virtuels, c’est l’objectif de la plateforme commune Inserm/Dassault Systèmes dont la création a été annoncée le 23 juin 2016.

    Cette plateforme sera dédiée à la recherche sur le vieillissement, la lutte contre le cancer et la génomique.

    Analyser les données de l’Inserm

    Dans le cadre du partenariat conclu entre les deux structures, l’Inserm va utiliser une version adaptée de la plateforme 3DExperience de Dassault Systèmes, regroupant des outils de gestion de travaux scientifiques, de suivi de projets, et de collaboration entre chercheurs.

    Un des premiers résultats attendus est l’analyse de la masse de données colossale produite par l’Inserm, grâce aux capacités de calcul intensif de l’outil de Dassault Systèmes sur des bases de données structurées.

    Outils de simulation

    La plateforme commune aux deux organismes comprend aussi des outils de simulation permettant d’effectuer des tests virtuels, par exemple dans l’étude de cellules ou le traitement de patients. Ces modélisations serviront de base sur lesquelles travailler, avec la possibilité de changer des paramètres, d’observer l’effet de certaines manipulations ou de molécules, de repérer d’éventuels effets secondaires, etc. 

    A terme, le but est de pouvoir « assurer l’efficacité et la sécurité des essais cliniques de façon plus précoce et potentiellement d’éviter de nouveaux essais cliniques« .

  • 2016-2017 : une feuille de route en 4 axes pour France Silver éco (gouvernement)

    Promouvoir les Silver régions, créer un observatoire national de la Silver économie, mettre en place un label Silver économie et réfléchir sur le levier des achats publics, ce sont les 4 axes fixés à France Silver Eco par Pascale Boistard, secrétaire d’Etat aux Personnes âgées, le 22 juin 2016.

    La secrétaire d’Etat s’exprimait à l’occasion de la mise en place d’une nouvelle convention de deux ans avec France Silver éco lors de l’assemblée générale de l’association.

    La feuille de route confiée par le gouvernement à France Silver éco s’articule autour de 4 axes :

    • Coordonner et animer les acteurs locaux (régions, clusters, CCI, agences de développement économique..) afin de promouvoir les Silver régions ;
    • Créer un observatoire national de la Silver économie qui aura la responsabilité de publier des données socio-économiques et de définir un baromètre des tendances socio-économiques du secteur
    • Développer le site de référencement des produits de la Silver Economie et éclairer la réflexion du Gouvernement sur la question stratégique de la labellisation.
    • Réfléchir sur la question de l’achat public en lien avec les CCI, les collectivités locales et les acheteurs publics. »

    Le conseil d’administration de France Silver éco a été renouvelé lors de l’assemblée générale du 22 juin 2016.

  • ECG

    Electrocardiogrammenull

  • BPCO

    Bronchopneumopathie chronique obstructivenull

  • Dispositifs médicaux connectés et apps de santé : le NHS lance le remboursement

    Simon Stevens, directeur général du NHS England, a annoncé le 17 juin 2016 à Manchester, au cours de la convention annuelle de l’organisation, que le NHS allait commencer à rembourser des dispositifs médicaux connectés et apps de santé à partir d’avril 2017.

    Réduire les coûts

    « Nous allons compléter la grille tarifaire pour y inclure les nouvelles technologies médicales qui ont démontré leur capacité à réduire les coûts de prise en charge ou à aider les patients dans le suivi de leurs maladies », a déclaré Simon Stevens.

    Priorité aux maladies chroniques

    Les premiers domaines concernés par cette mesure sont les maladies chroniques, notamment la BPCO et la fibrillation auriculaire. Ainsi, pour la BPCO, dont souffrent un million d’Anglais, la NHS prévoit de rembourser l’appli MyCOPD, qui propose aux patients des conseils sur la prise de leurs médicaments et sur leur hygiène de vie. Pour la fibrillation auriculaire, qui affecte deux millions d’Anglais, c’est un ECG pouvant être connecté à un smartphone qui sera remboursé aux patients.

    15 dispositifs validés dès 2016

    Une quinzaine d’apps et dispositifs médicaux seront validés par un comité d’experts d’ici à la fin de l’année 2016.

    Cette mesure s’inscrit dans un double objectif d’amélioration des soins et de réduction des coûts de prise en charge, indique le NHS.