Détecter les risques de cancer du pancréas par l’analyse des recherches des internautes dans le moteur Bing, tel est l’objet de l’étude menée par des chercheurs de Microsoft, publiée le 7 juin 2016 dans le Journal of oncology practice.
Les chercheurs ont montré que l’analyse de larges échantillons de requêtes dans le moteur de recherche leur permettait d’identifier, dans certains cas, les utilisateurs souffrant de cancer du pancréas, avant même que la maladie soit diagnostiquée.
La méthode est basée sur l’étude statistique de 7,2 millions de requêtes anonymisées effectuées dans Bing, le moteur de recherche de Microsoft. Les chercheurs se sont d’abord concentrés sur les recherches indiquant que les personnes avaient été diagnostiquées comme souffrant d’un cancer du pancréas. A partir de ce premier constat, ils sont remontés dans le temps, à la recherche de requêtes antérieures (avant le diagnostic) de la part de ces mêmes utilisateurs, susceptibles de mentionner des symptômes liés à la pathologie. Pour les chercheurs, ces recherches constituent autant de signaux d’alerte.
Entre 5% et 15% des cas de cancer du pancréas ont ainsi pu être identifiés selon les chercheurs, le taux de faux positif se situant autour de 1 pour 100 000. L’étude indique que cette méthode de dépistage précoce pourrait augmenter le taux de survie, actuellement de 5 ans.