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  • Bluelinea réalise une augmentation de capital de 4,5 M€

    Hager va souscrire à 400.000 ABSA (actions à bons de souscriptions d’actions) de Bluelinea au prix unitaire de 7,50 € (soit 3M€), chaque bon de souscription permettant d’acquérir une action nouvelle au prix unitaire de 10,00 € (soit une levée de fonds additionnelle potentielle de 4 M€). Cette décision a été validée par les actionnaires de l’entreprise réunis en assemblée générale le 27 juin 2016.

    Cette montée d’Hager au capital de Bluelinea fait suite au partenariat stratégique signé entre les deux sociétés le 17 mai 2016 pour pénétrer le marché allemand. Stephan Kreutzer, directeur du département soins de Hager rejoint le conseil de surveillance de Bluelinea.

    Dans le même temps, Groupe APICIL et les fonds d’investissement d’Amundi Private Equity Funds, NextStage et Swen Capital Partners, tous actionnaires de Bluelinea, souscrivent à 200.000 ABSA dans les mêmes conditions que celles offertes au groupe Hager, soit une augmentation de capital de 1,5 M€ et une levée de fonds additionnelle potentielle de 2M€.

    Le cours de l’action Bluelinea s’élevait à 7,60 € le jour précédent l’annonce de l’opération.

    Le capital social de Bluelinea post-opération sera divisé en 3.395.104 actions :

    • Fondateurs et management : 21,4 %
    • Fonds d’investissement : 27,6 %
    • Partenaires stratégiques : 19,2 %
    • Autres actionnaires : 31,8 %

  • INCa

    Institut national du cancer

  • Le dossier communicant de cancérologie généralisé en 2017 (instruction du BO)

    Les ARS devront mettre en place le DCC avant la fin de l’année 2017, en collaboration avec les réseaux régionaux de cancérologie, conformément aux objectifs fixés par la mesure 2.19 du 3e plan Cancer. C’est ce que précise une instruction à application immédiate inscrite au BO du Ministère des affaires sociales et de la santé du 15 juin 2016.

    Annoncé dès le premier plan Cancer (2003-2007), et confirmé par le 2e plan Cancer (2009-2013) comme le volet cancérologique du DMP, le DCC devait être généralisé par la mesure 2.19 du 3e plan Cancer (2014-2019): « Généraliser le dossier communicant de cancérologie (DCC) et mobiliser les outils de communication numérique au service de la coordination ville-hôpital. »

    Le DCC est un dossier numérique visant à améliorer la coordination des prises en charge en cancérologie. Il permet en particulier aux professionnels de santé impliqués dans ces prises en charge de disposer des informations présentes dans les documents clés produits à chaque étape du parcours de soins.

    Le Plan cancer 2014-2019 est décliné en 17 objectifs qui se traduisent en actions opérationnelles. Ces objectifs s’articulent autour de quatre ambitions :

    • guérir plus de personnes malades,
    • préserver la continuité et la qualité de vie,
    • investir dans la prévention et la recherche,
    • optimiser le pilotage et les organisations.

    7 régions pilotes avaient été sélectionnées par l’INCa et l’Asip Santé en janvier 2011 pour expérimenter le DCC : Alsace, Aquitaine, Lorraine, Midi-Pyrénées, Pays-de-la-Loire, Picardie et Rhône-Alpes .

    Une première cible pour le déploiement du DCC en région avait été fixée au 31 décembre 2015.

    Des objectifs partiellement atteints

    Une instruction publiée en 2013 fixait les caractéristiques de la cible DCC que les régions devaient mettre en œuvre avant le 31 décembre 2015. La cible à atteindre présentait des fonctionnalités traduisant les exigences de qualité pour la prise en charge en cancérologie édictées par l’INCa.

    Le bilan établi au 3e trimestre 2015 au niveau national a fait apparaître les résultats suivants:

    • 85 % des centres de coordination en cancérologie (3C) disposent d’une solution informatisée de DCC;
    • 88,7 % des fiches de RCP sont dématérialisées, mais moins de la moitié (41,6 %) sont à un premier niveau de structuration (CDA R2 N1), et moins de 7 % (6,7 %) sont au niveau de structuration attendu (CDA R2 N3)3;
    • l’annuaire national des RCP est peuplé à hauteur de 91,7 %.

    Ainsi les objectifs DCC pour 2015 n’ont été que partiellement atteints. C’est à ce titre qu’une nouvelle cible a été établie en 2017 pour le déploiement du DCC.

  • BO

    Bulletin Officielnull

  • DCC

    Dossier communicant de cancérologienull

  • 2 Mds€ sur 5 ans pour les hôpitaux : la FHF attend de la ministre une « confirmation rapide »

    S’assurer que le plan d’investissement hospitalier de 2 Mds€ sur 5 ans à partir de 2017 annoncé par Marisol Touraine le 24 mai 2016 corresponde bien à des moyens nouveaux et soit bien dédié à l’accompagnement de la mutation du tissu hospitalier, c’est l’objectif du courrier commun adressé le 22 juin 2016 par la FHF et les conférences hospitalières à la ministre des Affaires sociales et de la Santé.

    « Il serait en effet peu compréhensible que cette enveloppe soit alimentée par transformation de crédits déjà existants au sein de l’ONDAM », est-il précisé dans ce courrier.

    Les signataires qui affirment que « les projets aujourd’hui présentés par les établissements devant le Comité pour la performance et la modernisation des établissements de santé (Copermo) sont, pour l’essentiel, appréciés en fonction de critères de gestion interne aux établissements (taux de marge brute, caractéristiques de l’endettement…) » estiment que « pour accompagner le soutien à l’investissement, cette analyse des projets d’investissement gagnerait désormais à être positionnée à l’échelle des nouveaux territoires issus de la structuration en GHT et à intégrer comme critères prioritaires de sélection notamment des indicateurs de résultats en matière d’innovation en santé ».

    « L’engagement du plan de 2 milliards d’euros que vous avez annoncé constitue à cet égard une opportunité d’enclencher une nouvelle approche en matière d’investissement hospitalier », ajoutent la FHF et les responsables de conférences hospitalières.

    « C’est une manière de marquer l’attention de la communauté hospitalière suite à cette annonce », explique David Gruson, délégué général de la FHF qui attend de la part de la ministre « une confirmation rapide » de son engagement.

  • Insuffisance cardiaque : un filet implanté autour du cœur, meilleur que le pacemaker

    Eviter les crises cardiaques grâce à un implant sous forme de filet enrobant un cœur souffrant, c’est le concept qui a été présenté dans la revue Science Translational Medicine le 22 Juin 2016.

    Cet implant a été testé avec succès chez le rat par des chercheurs de l’école de médecine d’Harvard et pourrait être une alternative possible au pacemaker, non implantable chez tous les insuffisants cardiaques.

    Une pathologie qui atteint un million de personnes en France

    Une contraction insuffisante du muscle cardiaque, empêchant le sang de suffisamment circuler dans les organes est une pathologie qui atteint plus d’un million de personnes en France.
    La solution pourrait résider dans ce filet électromécanique souple, constitué de nanocables d’argent gainés de caoutchouc enrobant les ventricules cardiaques, qui s’adapte à la forme unique de chaque cœur.

    Le dispositif transmet des impulsions électriques, acculant le cœur à des contractions uniformes afin qu’il pompe efficacement le sang depuis les organes.
    Les impulsions électriques produites physiologiquement par les cellules cardiaques sont conduites par le filet à travers tout le muscle cardiaque, contrairement au pacemaker qui ne diffuse les impulsions qu’à certains points du cœur.

    L’élasticité du filet permet une contraction synchronisée des fibres

    Pour les patients chez lesquels le pacemaker est contre-indiqué, ce dispositif pourrait éviter que leur cœur, affaibli, ne s’arrête.

    L’élasticité du filet destiné à cerner le cœur permet aux fibres musculaires de se contracter de manière synchrone, offrant au cœur la possibilité de battre normalement.
    Cela a été prouvé chez des rats par l’équipe de Jinkyung Park (université de Séoul) et ses collègues appartenant à l’école de médecine d’ Harvard.

    En pratique, chez ces rats de laboratoire, insuffisants cardiaques suite à un infarctus, la structure élastique, légère et biocompatible du filet permet de soulager les parois cardiaques, en leur fournissant un soutien et en leur permettant de se détendre plus efficacement entre deux contractions.
    Le filet possède aussi une fonction défibrillatrice : il produit une forte impulsion électrique qui permet de stopper d’éventuelles fibrillations du cœur.
    En se fondant avec les parois du cœur et en mimant le fonctionnement électrique de ses cellules, cette structure en argent et caoutchouc permet à ses inventeurs d’espérer de bons résultats chez les patients humains.

  • 8 Français sur 10 ont une bonne image de leurs hôpitaux (sondage Odoxa)

    • Près de 8 Français sur 10 (79% pour le public et 81% pour le privé) ont une bonne image de leurs hôpitaux,
    • Le conseil du médecin traitant est à 59% le premier élément pris en compte pour le choix de l’hôpital, avant le critère de distance qui n’arrive qu’en seconde position à 49%,
    • 68% des personnes interrogées attendent de l’hôpital une prise en charge complète dans le traitement des maladies chroniques contre 31% une prise en charge ponctuelle à laquelle la médecine de ville ne peut répondre,
    • 53% préfèrent un hôpital éloigné mais qui concentre de nombreuses spécialités à plusieurs petits hôpitaux plus proches mais qui ne peuvent traiter tous les problèmes de santé (46%),
    • 54% jugent que la place accordée aux patients par les établissements de santé est insuffisante,
    • 82% souhaitent que les établissements publient leurs résultats en termes de qualité des soins,
    • 50% souhaitent pouvoir utiliser mails ou SMS pour leurs échanges avec un établissement de santé,

    tels sont les principaux enseignements d’un sondage Odoxa pour Orange et la MNH avec le concours scientifique de la chaire santé de Sciences Po rendu public le 27 juin 2016. Cette enquête sur le thème « hôpital et territoire » a été réalisée dans le cadre du « Baromètre Santé 360° » entre le 26 mai et le 16 juin 2016 auprès d’un échantillon représentatif de Français, de patients et de familles de patients.

  • Téléradiologie : le marché mondial estimé à 10,46 Mds $ (9,5Mds €) en 2022 (étude Credence Research)

    10,46 Mds $ (9,5 Mds €), c’est la taille du marché mondial de la téléradiologie en 2022, estimée par Credence Research Inc. dans une étude intitulée “Teleradiology Market Growth, Future Prospects and Competitive Analysis, 2016-2022,” publiée en juin 2016.

    Le marché mondial de la téléradiologie évalué à 2,19 Mds $ (2 Mds €) en 2015 devrait gagner 8,2 Mds $ (7,45 Mds €) en 6 ans, soit une croissance annuelle de 24,7%.

    Cette croissance s’explique, selon l’étude, « par l’écart croissant entre le besoin de solutions de radiologie de plus en plus efficientes et le manque de médecins radiologues et de techniciens qualifiés dans les hôpitaux, en particulier dans les pays en voie de développement. Cela a favorisé la demande pour la télésurveillance et le télédiagnostic via les techniques de téléradiologie ».

    « Cette tendance est renforcée par l’innovation technologique, l’évolution du traitement et du transfert des données et le développement rapide des infrastructures de soin. L’apparition de plateformes d’imagerie médicale accompagnées par de nouvelles technologies comme la médecine nucléaire ou les IRM favorisent l’expansion de la téléradiologie au niveau mondial », poursuit l’étude.

    « L’Amérique du Nord est le plus large marché pour les solutions de téléradiologie suivie par l’Europe. Des infrastructures développées ainsi qu’une bonne information des acteurs au sujet des nouvelles technologies de la santé sont les principaux vecteurs en Amérique du Nord et en Europe. L’Asie-Pacifique est le marché à la croissance la plus rapide à cause d’une adoption importante des nouvelles technologies et l’augmentation du marché du tourisme médical », conclut l’étude.

  • Négociation conventionnelle : l’Uncam demande deux réunions supplémentaires en juillet 2016

    Deux réunions supplémentaires en juillet 2016 pour avancer dans la négociation conventionnelle, c’est que souhaite Nicolas Revel. Le directeur de la Cnam a confirmé cette demande à la suite de la dernière réunion avec les syndicats de médecins du 23 juin 2016.

    La date butoir pour définir la nouvelle convention a été fixée au 26 août 2016. Les négociations entre l’Assurance maladie et les syndicats de médecins se sont ouvertes le 24 février dernier, en présence des cinq syndicats de libéraux: la CSMF, MG France, la FMF, le SML et le Bloc. Si aucun accord n’est trouvé d’ici au 26 août 2016, un arbitre sera nommé. La précédente convention, signée en juillet 2011, arrive à échéance le 26 septembre 2016.

    Au cours de la réunion du 23 juin 2016, la CSMF a quitté a table des discussions en dénonçant « une absence de chiffres et de réponses concrètes » de la part de l’Assurance maladie.

    Le point sur les positions de chacune des parties prenantes.

    L’Assurance maladie propose :

    • La consultation de base des généralistes à 25 euros (23 € actuellement) ;
    • La création d’un « forfait structure » (aide à la mise en place d’un secrétariat), sous forme d’une aide de 1 700 € par an et par médecin ;
    • L’augmentation de la rémunération sur objectif de santé publique de 420 € par médecin.

    Les positions des syndicats de médecins :

    • CSMF : le syndicat estime qu’il est « face à une absence complète de prise en compte de la crise de la médecine libérale ». « Il faut en finir avec ce système de santé hospitalo-centré. Si les pouvoirs publics persistent dans cette voie, cela va déboucher sur une médecine à deux vitesses. Elle existe déjà dans certains déserts médicaux, où les médecins de proximité libéraux (spécialistes et généralistes) disparaissent. Un new deal s’impose. Il faut immédiatement 1,5 milliard d’euros pour sauver la médecins libérale », déclare Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF.
    • SML : le syndicat exige de connaître « le montant de l’enveloppe dont dispose l’Assurance maladie » avant de poursuivre les discussions.
    • FMF : Le syndicat reproche à l’Assurance maladie « ne pas vouloir une convention ambitieuse » et réclame « une proposition de texte conventionnel avec éléments chiffrées qui permettra seule d’ouvrir enfin de véritables négociations conventionnelles ».
    • MG France : le syndicat était demandeur de la revalorisation à 25€ du tarif de la consultation de base. Il a saisi par courrier le Président de la République pour réclamer « la création d’un fonds d’investissement dédié à l’organisation des soins de premier recours sur tout le territoire (…) dans la prochaine loi de financement de la sécurité sociale », sous la forme d’un forfait-structure.
    • Le Bloc : il qualifie la position de l’Uncan de « provocation » et exige une revalorisation du tarif de la consultation sans condition qui bénéficie à tous les praticiens de bloc opératoire quel que soit leur secteur d’exercice,  une revalorisation globale sérieuse du tarif opposable pour l’ensemble des spécialités du bloc opératoire, une reconnaissance et une revalorisation de l’urgence aux heures ouvrables et la création d’un nouveau secteur d’exercice, remplaçant le CAS, avec des conditions souples, comportant des honoraires libres régulés, mais une sécurisation juridique solide de sortie pour les praticiens quand ils le souhaitent.