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  • « L’accès facilité à une dialyse à domicile devra encore attendre » (fédération des PSAD)

    « L’accès facilité à une dialyse à domicile, sécurisée et respectueuse du mode de vie des patients devra encore attendre», déclare la fédération des PSAD dans un communiqué daté du 7 juin 2016. Ce communiqué fait suite à la publication de l’ arrêté du 17 mai 2016 fixant la liste des régions concernées par les expérimentations tendant à améliorer le parcours de soins des personnes atteintes d’insuffisance rénale chronique, les orientations nationales pour l’élaboration des cahiers des charges régionaux et la charte des professionnels (la disposition d’expérimentation régionale avait été votée en 2013 par les députés, NDLR).

    La disposition autorisait le libre choix par les patients de leurs modalités de dialyse et l’innovation technologique et organisationnelle pour le traitement des malades chroniques.

    La fédération des PSAD déplore que:
    • il n’y ait plus de mention de l’expérimentation des modalités de dispensation des dialysats par les prestataires
    • les PSAD soient tout juste autorisés à « contribuer à la mise en œuvre de la partie logistique des soins de dialyse péritonéale et l’hémodialyse à domicile dans le cadre d’un conventionnement avec une structure autorisée à la dialyse à domicile »
    • «aucun objectif de nombre et de types de projets à évaluer in fine pour les différents segments des expérimentations».

    Les prestataires se plaignent de n’avoir « jamais été officiellement consultés en trois ans » malgré la réitération de leur demande et le fait que l’Assurance maladie les ait impliqués dans son rapport Charges et Produits pour 2015.

    « Le gouvernement a même repoussé des amendements soutenant l’implication des PSAD dans le déploiement de la dialyse à domicile sous prétexte que l’expérimentation était en cours », selon la Fédération.

    Elle regrette aussi que les PSAD soient uniquement autorisés à « contribuer à la mise en œuvre de la partie logistique des soins de dialyse péritonéale et l’hémodialyse à domicile dans le cadre d’un conventionnement avec une structure autorisée à la dialyse à domicile ».

    La fédération fait savoir qu’elle compte bien continuer à travailler sur de vraies solutions de déploiement à grande échelle de dialyse à domicile, en associant les savoirs faire de chacun : néphrologues, structures hospitalières de repli, infirmiers libéraux et fabricants de technologie.

    Elle évoque également son souhait de dialogue avec les pouvoirs publics quant à la mise en place d’une réelle généralisation passant par l’instauration d’une prestation spécifique à la LPP et des dispositions législatives pour renforcer le rôle des PSAD.

  • PSAD

    Prestataires de Santé à Domicilenull

  • LPP

    liste des produits et prestations remboursablesnull

  • HIA

    Hôpital d’instruction des Arméesnull

  • 1 100 hôpitaux regroupés dans « 130 à 145 GHT » le 1er juillet 2016 (FHF)

    130 à 145 GHT, c’est la fourchette prévue par la FHF pour la future carte hospitalière qui doit se dessiner le 1er juillet 2016. A cette date, selon le décret du 27 avril 2016, les 1 100 hôpitaux français devront rejoindre l’un des groupements hospitaliers dont la mise en place est prévue par la loi de modernisation de la santé après la définition par les ARS du périmètre de chacun des GHT et la présentation d’une première ébauche de leur projet médical partagé.

    « Les choses avancent bien », déclare David Gruson, délégué général de la FHF en soulignant le rôle joué par les Fédérations régionales auprès des ARS « pour définir des périmètres qui puissent être portés par les acteurs hospitaliers ».

    La mise en place des GHT est encadrée par un comité de suivi mis en place par la DGOS dont la dernière réunion s’est tenue le 23 juin 2016 et portait sur l’information et le plan d’accompagnement des premières actions engagées. Le prochain comité de suivi se réunira le 20 juillet et sera consacré à la fonction RH.

  • 4 hôpitaux militaires rejoignent des GHT

    • Clermont-Tonnerre (Brest)
    • Robert Picqué (Bordeaux)
    • Legouest (Metz)
    • Desgenettes (Lyon),

    ces 4 Hôpitaux d’instruction des Armées (HIA) vont rejoindre un GHT de leur territoire.

    Ce mouvement s’inscrit dans le cadre du plan « SSA 2020 », qui prévoit une réorganisation profonde des HIA et du service de Santé des Armées, avec :

    • la mise en place de deux plateformes militaires Nord (HIA Percy à Clamart et Bégin à Saint-Mandé) et Sud (HIA Laveran à Toulon et Saint-Anne à Marseille) ;
    • la transformation des 4 autres HIA en hôpitaux « hors plateforme », avec une adaptation de leurs activités et un rapprochement avec les établissements de santé civils.

    Les territoires concernés

    Le GHT Metz Lorraine Nord

    Le HIA Legouest de Metz et le CHR de Metz-Thionville doivent signer d’ici la fin juin la convention constitutive du GHT de Metz-Lorraine Nord avec cinq autres établissements du territoire messin.

    Un protocole d’accord comportant un projet médical commun sera conclu à l’automne entre le HIA Legouest et le CHR de Metz-Thionville sous l’égide de l’ARS Grand-Est.

    Le GHT Alliance Gironde

    Le HIA Robert Picqué de Bordeaux va rejoindre le GHT « Alliance Gironde ». Il approfondit par ailleurs le partenariat signé en 2012 avec la Maison de Santé Protestante de Bordeaux Bagatelle.

    La métropole de Lyon

    A Lyon, le HIA Desgenettes, les Hospices civils de Lyon (HCL), l’hôpital privé à but non lucratif Saint-Joseph-Saint- Luc, le centre de lutte contre le cancer Léon Bérard et le centre hospitalier spécialisé en psychiatrie Le Vinatier sont en train de construire un projet « métropole de Lyon » qui prévoira un système de coopération renforcé.

    Le GHT Bretagne Occidentale

    L’HIA Clermont-Tonnerre et le CHU de Brest signeront d’ici la fin juin la convention constitutive du GHT de Bretagne Occidentale.

    Un accord de coopération sera en outre  conclu d’ici le 15 septembre entre les deux établissements pour préciser le transfert de certaines activités du HIA Clermont-Tonnerre vers le CHU : chirurgie lourde, anesthésie-réanimation.

  • Radiothérapie : Neolys Diagnostics lève 800 000 €

    800 000 € c’est le montant de la première levée de fonds réalisée par la start-up lyonnaise Neolys Diagnostics, spécialisée dans le traitement des effets secondaire de la radiothérapie, auprès du réseau des Business Angels de la Santé de Rhône-Alpes (Health Angels Rhône-Alpes), Pulsalys, la SATT Lyon-Saint-Etienne et sur la plateforme de crowdfunding Wiseed, le 23 juin 2016.

    La start-up fondée à Lyon en 2014 par Gilles Devillers, Julien Gillet-Daubin et Nicolas Foray, développe une technologie d’analyse des radiations liées au traitement des cancers par radiothérapie, en fonction de la radiosensibilité individuelle du patient, afin de déterminer jusqu’à quelle dose celles-ci détruisent efficacement les cellules cancéreuses sans léser les tissus sains.

    « Ce montant va permettre de poursuivre nos essais cliniques dans l’optique d’obtenir l’accréditation laboratoire d’analyse, de continuer notre travail en vue du label CE, ouvrant ainsi la voie à la commercialisation du produit. Enfin, cet argent nous permettra de nous calibrer pour le marché international », détaille Gilles Devillers, président et cofondateur de Neolys Diagnotics.

  • 27 % des projets Big data en cours sont rentables (étude Cap Gemini-Informatica)

    27% des projets Big Data en cours dans les entreprises sont rentables, 45% ont atteint leur point d’équilibre, et 12% perdent de l’argent, selon une étude publiée le 1er juin 2016 par Cap Gemini et Informatica. (Le reste des répondants est à un stade trop peu avancé pour se déclarer).

    L’enquête intitulée «The Big Data Payoff: Turning Big Data into Business Value », menée auprès de 210 entreprises en Europe et aux États-Unis, montre que les entreprises qui optimisent l’usage du Big Data sont celles qui disposent d’une gouvernance structurée, d’une approche stricte dans la mise en œuvre des projets, et d’une implication forte de leurs dirigeants.

    « La rentabilité des projets Big Data est fortement corrélée au type de poste des personnes qui en ont la charge: ainsi, les initiatives menées par des directeurs des opérations (Chief Operating Officers) ou des directeurs du digital (Chief Digital Officers) auront deux fois plus de chances d’être rentables que celles pilotées par les directeurs du système d’information (DSI) ».

    « Si 52% des participants indiquent que ces derniers sont actuellement en charge des projets Big Data, l’on observe que cette responsabilité est progressivement transférée aux directeurs des opérations (COO, 20%), de la technologie (Chief Technology Officers, 16%) et du marketing (CMO, 16%) ».

    Les autres enseignements de l’étude

    • 55% des participants mènent actuellement des projets Big Data à l’échelle de leur entreprise ou de leur service.
    • 49% des sondés ayant constaté un fort niveau d’implication de la part des dirigeants indiquent que leurs initiatives Big Data sont rentables, contre 6% seulement pour ceux qui ne bénéficient pas du soutien de l’équipe dirigeante.
    • Les trois principaux avantages cités en matière de Big Data sont l’amélioration de la prise de décisions (37%), de la collaboration et du partage des informations (34%) ainsi que de la productivité (33%).
    • Parmi les organisations dont les projets sont rentables, le premier avantage cité (51%) est l’amélioration de la rétention et de la satisfaction client.
    • De manière générale, les contraintes budgétaires (44%) et l’intégration (35%) sont vues comme des défis majeurs par les entreprises souhaitant exploiter pleinement le potentiel des données.
    • Si 27% seulement des initiatives Big Data sont rentables, 45% des interrogés indiquent avoir atteint le seuil de rentabilité, tandis que 12% déclarent perdre de l’argent (et 12% estiment qu’il est encore trop tôt pour se prononcer).
    • La responsabilité des projets est fortement contrastée d’un continent à l’autre, avec 39% des initiatives pilotées par les directeurs de l’information aux Etats-Unis, contre 64% en Europe.
    • L’exécution des stratégies est en général assurée par des experts de la donnée (30%), des responsables de gestion informatique (28%) ou des architectes et administrateurs de bases de données (21%).
  • Le marché de l’IA pour les entreprises estimé à 11,1Mds $ (10Mds €) en 2024 (Tractica)

    11,1Mds $ (10Mds €) c’est la valeur que devrait atteindre le marché des systèmes d’Intelligence artificielle en entreprise en 2024 selon le cabinet de conseil Tractica, dans une étude publiée le 23 avril 2016. Le cabinet estime le marché à 202,5M $ (183M €) en 2015.

    « Les systèmes calqués sur le cerveau humain comme le deep learning sont de plus en plus appliqués à des tâches comme les diagnostics médicaux, […] la reconnaissance d’image et vocale ou la traduction », explique l’analyste Bruce Daley.

    Le déploiement de l’intelligence artificielle dans les entreprises conduira également à des investissements significatifs dans des services comme l’installation, la formation, la personnalisation, l’intégration et la maintenance, ainsi que d’autres dépenses sur le matériel (processeurs graphiques, puissance de calcul), les réseaux, le stockage et le Cloud computing, selon Tractica.

    Les principales technologies concernées sont :

    • l’informatique cognitive,
    • le deep learning,
    • le machine learning,
    • les API de prédiction,
    • le traitement automatique du langage naturel,
    • la reconnaissance d’image,
    • la reconnaissance vocale.

  • Internationalisation : 12 start-up de la santé lauréates du programme d’accompagnement NETVA

    • Affilogic
    • Anatoscope
    • Auxivia
    • Genoskin
    • Therapixel
    • Instent
    • Novagray
    • Wandercraft
    • Pixyl
    • Bonetag
    • DTA Medical
    • Tongue laboratory

    Telles sont les 12 start-up du domaine de la santé lauréates du programme d’accompagnement NETVA 2016, dont le palmarès a été annoncé le 15 juin 2016.

    Fondé par le ministère des Affaires étrangères, NETVA (New Technology Venture Accelerator) propose à de jeunes start-up et PME innovantes françaises un programme d’accompagnement personnalisé, d’analyse d’opportunités et de développement de partenariats technologiques aux Etats-Unis et au Canada.

    Fonctionnement de l’accompagnement NETVA

    NETVA s’adresse aux start-up et PME françaises de technologies innovantes, issues de ou adossées à des laboratoires de recherche.

    Les lauréats du concours participent à un programme personnalisé en 3 phases :

    • un séminaire de formation en juin à Paris sur l’approche des marchés nord-américains ;
    • un accompagnement par un mentor nord-américain qui les guide dans leur compréhension de l’environnement américain et dans la recherche de partenariats ;
    • un séjour d’immersion en fin octobre dans un des quatre écosystèmes suivants : le Massachusetts (Boston), la Silicon Valley (San Francisco), Washington D.C. et l’Ontario (Toronto). Lors de ce séjour, les entrepreneurs participent à des séminaires pour confronter leur modèle d’affaires à la réalité nord-américaine. Ils bénéficient également de rencontres individuelles avec des acteurs clés de leur domaine d’activité et sont invités à participer à des événements leur permettant de mettre en valeur leur projet.

    Les start-up sélectionnées par destination

    Boston

    • Affilogic
    • Anatoscope
    • Auxivia
    • Genoskin
    • Therapixel

    San Francisco

    • Instent
    • Novagray
    • Wandercraft

    Washington

    • Pixyl

    Toronto

    • Bonetag
    • DTA Medical
    • Tongue laboratory