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  • Objets connectés : levée de fonds de 500 000 € pour Dynacare

    500 000 €, c’est le montant, annoncé le 4 juillet 2016, de la première levée de fonds réalisée par la start-up lilloise Dynacare, qui développe un capteur permettant de mesurer le degré de sédentarité de ses utilisateurs.

    La levée de fonds a été réalisée auprès de la société d’investissement belge Coopalia. Elle est complétée par un prêt d’honneur de 80 000 € accordé par le réseau Entreprendre Hainaut.

    Fondée en 2015, Dynacare a conçu un programme d’activité personnalisé (Dynamoove), qui s’appuie sur un capteur permettant de mesurer le degré d’activité de l’utilisateur, couplé à une application mobile.

    Dynacare prévoit d’utiliser ces nouvelles ressources pour poursuivre ses efforts en R&D et accélérer la diffusion de son programme auprès des compagnies d’assurances et mutuelles, des entreprises, des collectivités, des professionnels de santé et des pharmacies. L’entreprise indique également envisager le recrutement de 100 coachs ou éducateurs sportifs « pour créer le 1er réseau national d’experts du mouvement en entreprise ».

  • IoT : les Pays-bas et la Corée du Sud lancent leur réseau internet spécifique aux objets connectés

    Des réseaux nationaux opérationnels LoRaWAN entièrement dédiés à l’Internet des objets, c’est ce que viennent de lancer l’opérateur néerlandais KPN au Pays-Bas, le 30 juin 2016, et SK Telecom en Corée du Sud, le 4 juillet 2016. Les deux initiatives sont présentées comme des premières mondiales.

    Le réseau Néerlandais LoRa était expérimenté à Rotterdam et La Hague depuis novembre 2015. « Face à l’engouement des utilisateurs, nous avons décidé d’accélérer le déploiement du réseau », explique KPN dans une communiqué.

    SK Telecom annonce pour sa part un investissement total de 100Mds KRW (77,6M €) d’ici la fin 2017 pour la finalisation de son réseau qui couvrirait déjà 99% du territoire sud-coréen selon l’opérateur.

    Un réseau spécifique aux objets connectés

    Les réseaux LoRa viennent en complément des réseaux traditionnels 2G, 3G et 4G. La spécification LoRaWAN repose sur une technologie à basse consommation d’énergie (Low Power Wide Area Network, LPWAN), spécialement conçue pour les appareils fonctionnant sur batterie. 

    La technologie de modulation LoRa est née suite à l’acquisition de la startup grenobloise Cycléo par Semtech en 2012. Semtech promeut sa plateforme LoRa grâce à la LoRa Alliance.

  • Réalité virtuelle : MedInReal présente son « Youtube de la chirurgie »

    Des situations médicales reproduites en vidéo interactives : la start-up MedInReal a présenté le 18 juin 2016 à Paris son « Youtube de la chirurgie ». Ce système de réalité virtuelle pour la formation de chirurgiens et de médecins a fait l’objet de démonstrations à l’occasion du Up Fest, manifestation initiée à Paris par le mouvement UP, un projet collaboratif entreprenant de « réinventer le monde de demain ».

    La réalité virtuelle promet de révolutionner les professions médicales. De nombreuses start-up s’attaquent à ce marché avec un argument de taille: la diminution des coûts en réduisant les interventions humaines et les frais de mise à disposition des matériels.

    Sont notamment concernés par ces systèmes de réalité virtuelle: la formation médicale, la formation aux premiers secours, le traitement du stress post traumatique, de l’autisme, de l’anxiété, de la douleur, de la dépendance ou de certaines phobies.

    Franck Assaban, kinésithérapeute de formation spécialisé dans les troubles de l’équilibre et le mal du transport, utilise la réalité virtuelle afin d’optimiser la modernisation de sa profession. En mai 2016, il a créé Virtualis, une start-up développant des logiciels pour casques de réalité virtuelle afin de remplacer les équipements pesants que l’on trouve chez les praticiens.

    « On va vers le traitement des phobies en général et nous travaillons sur la rééducation des vertiges, les troubles de l’équilibre, l’acrophobie, la peur de la route; le but est de réhabituer le cerveau à subir des conflits sensoriels pour l’aider à mieux les tolérer. On arrive très souvent à tromper le cerveau ! », explique Franck Assaban.

    L’enjeu de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée est considérable : Goldman Sachs estime que ce marché représente 80 Mds$ (environ 78 Mds€), d’ici à 2025, dont 35 Mds$ (31 Mds€) dans les solutions logicielles.

  • Biotechnologie : 38 M€ pour CRISPR Therapeutics à la suite d’une émission d’actions

    38 M$ (34 M€), c’est le montant des fonds que CRISPR Therapeutics, société de biotechnologie spécialisée dans le « gene-editing » axée sur le développement de traitements potentiels pour les maladies graves, a annoncé avoir recueilli le 24 juin 2016 à la suite d’une émission d’action.

    Cette opération inclut plusieurs nouveaux investisseurs institutionnels et des fonds de santé spécialisés : Franklin Templeton Investments, New Leaf Venture Partners, des fonds conseillés par Clough Capital Partners L.P et Wellington Capital Management L.L.P., et d’autres fonds non divulgués spécialisés dans les sciences de la vie.

    CRISPR Therapeutics est notamment à l’origine de CRISPR-cas9, outil de génie génétique, pouvant induire des cassures double brin dans l’ADN conduisant à l’inactivation ou à l’introduction de gènes dont l’utilisation est actuellement testée à travers un essai clinique de thérapie anticancéreuse sur l’homme aux États-Unis.

  • MiPih

    Midi Picardie Informatique Hospitalièrenull

  • Création d’un cluster consacré à la e-santé à Amiens

    Améliorer le parcours des patients dans toutes les étapes de soin, c’est l’objectif du cluster e-santé dont la création a été officialisée le 29 juin 2016 par la métropole d’Amiens. Ce cluster est dédié au développement des projets d’innovation et de recherche collaborative sur le parcours de santé individualisé.

    La création de ce cluster e-santé est l’aboutissement d’un travail de préfiguration mené par une équipe composée de chercheurs, de praticiens et de responsables d’entreprises de ce secteur qui en ont défini l’axe stratégique. « Un axe qui repose sur deux volets: un travail sur les données, leur collecte et leur analyse pour une médecine individualisée et un second volet, plus pédagogique, sur la simulation des pratiques et les outils numériques de formation des professionnels », précise le délégué à l’emploi et à l’innovation de la métropole d’Amiens.

    La création du cluster est un élément du Pacte pour l’emploi et l’innovation 2014-2020 lancé par Amiens Métropole et qui repose sur trois pôles, le design numérique, les technologies de santé et l’autonomie énergétique. La Métropole indique avoir prévu un financement de 130 000€ pour amorcer le projet.

    Un « biolab », pépinière d’entreprises ayant pour objectif d’accompagner le développement des projets e-santé, devrait voir le jour d’ici à 2018 sur la ZAC Intercampus d’Amiens qualifiée en pôle d’activité dédié à la santé.

    Le groupement d’intérêt public Midi Picardie Informatique Hospitalière (MiPih) prévoit d’y installer un data center et, selon les responsables de la Métropole, Medelopt, une start-up développant un casque de diagnostic de l’activité cérébrale, et Orthorobs, spécialisée dans la création d’orthèses et de prothèses, ont manifesté leur intention d’intégrer ce biolab.

  • E-santé : la fondation Pierre Fabre lance un observatoire dans les pays du sud

    Suivre les initiatives en provenance des pays d’Afrique, d’Asie du sud-est et d’Inde en matière de e-santé et plus particulièrement en :

    • formation des personnels de santé,
    • télémédecine,
    • ECC (Information, Education et Changements des Comportements)
    • suivi des patients et données médicales,

    telle est la mission que s’est donnée la fondation Pierre Fabre à travers son observatoire de la e-santé dans les pays du sud officiellement lancé le 4 juillet 2016.

    « L’objectif premier de cet observatoire est de réaliser un recensement pertinent des initiatives en matière d’e-santé, de façon à mettre ces informations à disposition de la communauté scientifique, médicale et économique et d’offrir à ces initiatives des chances de se développer, » annonce la Fondation Pierre Fabre sur son site Internet.

    Les 9 initiatives présentées à l’occasion de la conférence de lancement

    • Djantoli, Mali, Burkina Faso : application pour le suivi médical des enfants,
    • DoctorGratis, Indonésie, Nigeria : téléconseil médical pour tous,
    • E-diabete.org, Sénégal, Mali, Côte d’Ivoire : formation des professionnels de santé à la prise en charge du diabète,
    • GiftedMom, Cameroun, Nigéria : application mobile/SMS pour la santé materno-infantile,
    • Jokko$anté, Sénégal : pharmacie communautaire virtuelle,
    • Mclinica, Philippines, Vietnam, Thaïlande : mise en réseau des pharmacies, des laboratoires et des patients,
    • MedTrucks, Sénégal, Mali : unités mobiles d’équipements médicaux,
    • Mos@n, Burkina Faso : application mobile pour la santé maternelle et infantile

    Partenaires et consultants de l’observatoire

    Les partenaires de l’initiative

    • Catel
    • StartupBRICS

    Les consultants

    • Bertin Nahum, PDG et fondateur de MedTech
    • Demba Diallo, Directeur associé et fondateur d’Innhotep
    • Gilles Babinet, Digital Champion pour la France auprès de la Commission européenne
    • Jean-Luc Clément, Conseiller pour la recherche de la Direction des relations européennes et internationales et de la coopération, Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
    • Mehdi Benchoufi, Président du Club Jade
  • RPC

    Recommandations de pratiques cliniquesnull

  • Stratégie nationale e-santé 2020 : 750 M€ dédiés au numérique (Marisol Touraine)

    La mise en place à l’automne 2016 d’un conseil stratégique e-santé, une extension dés juillet 2016 du télésuivi pour les patients diabétiques ou souffrant d’insuffisance respiratoire, cardiaque ou rénale et l’allocation de 750 M€ dédiés au numérique et aux outils de coordination autour du parcours de soins et nomination prochaine d’un administrateur des données de santé, ce sont les quatre annonces faites le 4 juillet 2016 par Marisol Touraine dans le cadre de la présentation à Paris de la stratégie nationale e-santé d’ici à 2020.

    Les 750 M€ dédiés au numérique seront financés sur l’enveloppe de 2 Mds€ sur 5 ans à destination des établissements de santé annoncée par Marisol Touraine le 24 mai 2016.

    La ministre des Affaires sociales et de la Santé a décliné en 4 axes cette stratégie nationale e-santé:
    • Mettre le citoyen au coeur de l’e-santé
    • Soutenir l’innovation par les professionnels de santé
    • Simplifier le cadre d’action pour les acteurs économiques
    • Moderniser les outils de régulation de notre système de santé

    Axe 1 : Mettre le citoyen au coeur de l’e-santé

    Renforcer et simplifier l’accès aux soins

    • Faciliter l’accès aux soins par la télémédecine
    • Simplifier les démarches administratives

    Développer les services au patients pour favoriser leur autonomie

    • Faciliter l’accès des patients à leurs informations médicales avec un DMP enrichi téléchargeable sur mobile
    • Mieux informer sur la santé et l’offre de soins à travers le service public d’information en santé
    • Faciliter le suivi par les patients de leurs indicateurs de santé avec le déploiement d’expérimentations de télésurveillance et l’appui au développement de labels pour les objets connectés de santé

    Outiller la démocratie sanitaire

    • Promouvoir l’expression collective des patients et citoyens avec la mise en place d’une plateforme publique en ligne
    • Permettre la contribution individuelle à l’amélioration du système de santé avec la mise en place d’un portail public par le ministère de la Santé et soutenir des projets de co-innovation à travers des living-labs
    • Favoriser l’usage du numérique par les associations de patients et d’usagers à travers des appels à projet pour offrir de nouveaux services.

    Axe 2 : Soutenir l’innovation par les professionnels de santé

    Développer la formation des professionnels de santé autour du numérique

    • Renforcer la formation initiale et la formation continue en matière d’informatique médicale en lien avec les facultés de médecine

    Soutenir les professionnels de santé  qui s’engagent dans l’innovation numérique

    • Renforcer la visibilité des programmes d’appui aux professionnels porteurs de projets innovants et prendre en compte le critère d’innovation dans les projets financés par la puissance publique
    • Appuyer et sécuriser les professionnels de santé dans le recours aux objets connectés à travers leur évaluation an matière de pertinence, de fiabilité médicale et de protection des données

    Accompagner le développement des systèmes d’aide à la décision médicale

    • Faciliter l’exploitation numérique des connaissances médicales (dossiers patients, comptes-rendus, lettres de médecins)
    • Utiliser les outils numériques pour simplifier l’utilisation des RPC par les professionnels

    Soutenir la co-innovation avec les patients et les industriels

    • Favoriser la co-construction des solutions numériques entre start-up, professionnels de santé et citoyens-patients par des appels à projet et l’ouverture d’espaces collaboratifs
    • Accompagner la professionnalisation des living-labs en santé par une cartographie réalisée par le ministère en vue de favoriser les synergies

    Axe 3 : Simplifier le cadre d’action pour les acteurs économiques

    Etablir une gouvernance plus lisible et ouverte de l’e-santé

    • Optimiser la répartition des rôles entre les acteurs de la régulation avec la mise en place d’une instance nationale, le conseil stratégique e-santé, et une adaptation de l’organisation du ministère (qui fera l’objet d’une annonce au deuxième semestre 2016)

    Favoriser le partage de priorités entre acteurs publics et économiques en matière de systèmes d’information

    • Priorité donnée au déploiement d’outils d’aide à la coordination des soins, DMP, messageries sécurisées, répertoires partagés, services nécessaires au déploiement de la télémédecine
    • Renforcement par le ministère de la coordination des expérimentations locales et fixation plus précise des conditions de leur évaluation en vue d’une généralisation

    Clarifier les voies d’accès au marché des solutions e-santé

    • La puissance publique assurera financement et régulation des systèmes informatiques collectifs tels que le système de l’authentification
    • Les professionnels et établissements de soins financeront leur propre équipement informatique en limitant l’intervention de la puissance publique à des incitations financières ou des aides ponctuelles
    • Mise en place par le ministère d’une structure dédiée à l’innovation

    Déployer un cadre d’interopérabilité facilitant l’intégration des innovations

    • Elargissement du périmètre des référentiels d’interopérabilité
    • Définition de normes pour les documents échangés  par les professionnels de santé et adoption de terminologies médicales communes dans les secteurs clés de la prise en charge des patients

    Axe 4 : Moderniser les outils de régulation de notre système de santé

    Assurer la sécurité des systèmes d’information

    • Accompagnement par le ministère de la Santé par un plan d’action à court terme de la mise en oeuvre de la politique générale de sécurité des systèmes d’information

    Développer les méthodes d’évaluation adaptées à l’e-santé

    • Les pouvoirs publics et la HAS vont développer des méthodologies impliquant les professionnels et les patients

    Le numérique au service de la veille sanitaire

    • Organismes de recherche et agences de santé vont développer de nouveaux outils pour anticiper les épidémies et faciliter la lutte contre les maladies infectieuses

    Lever les freins au développement du big-data au service de la santé

    • Des mesures concrètes seront annoncées par le ministère de la Santé à l’été 2016 pour soutenir des projets prioritaires de big data et un administrateur des données de santé sera nommé pour travailler avec l’administrateur général des données

     

  • Des tarifs d’assurances modulables en fonction du comportement proposés par Generali

    Des bonus et des avantages financiers, c’est ce que propose Generali à ses assurés allemands « qui prennent soin de leur santé », à compter du 1er juillet 2016. Generali annonce par ailleurs le 23 juin 2016 que son offre « Vitality » sera prochainement lancée en Autriche et en France.

    Le programme Vitality est basé sur le volontariat. Les tickets de caisse des supermarchés bio, les visites médicales préventives ou encore les inscriptions aux salles de fitness, sont autant de preuves utilisées par « Vitality » pour proposer des réductions allant de 11 à 16 % sur les primes d’assurance. Une application Android permet également aux clients de transmettre des données de santé très précises sur le nombre de pas qu’ils exécutent chaque jour, ou sur leur pression artérielle.

    La commercialisation de cette offre est le résultat d’un partenariat signé entre Generali et l’assureur sud-africain Discovery en novembre 2014.

    « Les assureurs jouent une rôle essentiel dans la protection de leurs clients quand les choses vont mal. Mais nous pensons que la prévention est un rôle tout aussi important pour Generali. Le programme Vitality vise à motiver nos clients pour qu’ils aient une meilleure vie et fassent des choix plus sains, à leur bénéfice et à celui de la société  » a déclaré le Pdg du groupe Generali, Philippe Donnet.

    Marisol Touraine a exprimé ses inquiétudes sur ce type d’offre à l’occasion du colloque Big Data en santé du 4 juillet 2016 :

    « Les professionnels de santé doivent pouvoir plus facilement utiliser les données recueillies dans les établissements de santé pour la recherche clinique et l’amélioration des prises en charge.

    A l’inverse, les patients font part de leurs inquiétudes à l’idée que les assureurs puissent accéder à ces données. Ces craintes sont légitimes et je les partage. C’est pourquoi j’ai spécifiquement interdit, dans la loi, leur accès direct aux données de santé.

    J’ai par ailleurs allégé les contrôles a priori et renforcé les contrôles a posteriori. C’est la contrepartie indispensable à un accès plus simple. Dans le cadre maintenant établi par le Règlement européen adopté en mai dernier, nous travaillerons avec Axelle Lemaire à l’alourdissement des sanctions en cas de mésusage des données. »