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  • Dépendance et maintien à domicile : les recommandations de la Cour des comptes

    « Le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie : une organisation à améliorer, des aides à mieux cibler », tel est le titre du rapport publié le 12 juillet 2016 par la Cour des comptes.

    Des besoins mal connus

    La Cour des comptes constate dans le premier chapitre de son rapport que la connaissance des parcours des personnes âgées dépendantes est imprécise, et qu’il existe des disparités locales dans l’offre de services qui leur est destinée : « la programmation de l’offre ne garantit pas une bonne adaptation des prises en charge et ne met pas à disposition des personnes âgées des services équivalents sur l’ensemble du territoire ».

    Une coordination insuffisante

    Le deuxième chapitre porte sur la coordination des prises en charge proposées aux personnes âgées dépendantes. La Cour des comptes remarque la diversité des parcours selon le point d’entrée de la personne dans le système (établissement sanitaire ou services sociaux) et le cloisonnement entre les acteurs : « il serait donc nécessaire de mieux définir au niveau national les conditions opérationnelles de coordination, pour l’ensemble du territoire, entre les médecins et les autres acteurs de la prise en charge de la dépendance ».

    Améliorer et recentrer les politiques publiques

    Pour la Cour des comptes, « à l’échelon national, une approche plus transversale du pilotage doit être mise en œuvre ». Elle souhaite également une meilleure visibilité sur le coût de la politique de maintien à domicile des personnes âgées dépendantes, et propose de recentrer les aides en fonction des ressources.

  • Convention : « Le règlement arbitral sera en-deça de la proposition mise à signature » (Cnamts)

    Le règlement arbitral sera « très en-deça de la proposition mise à signature », déclare Nicolas Revel, le directeur de la Cnamts, le 11 juillet 2016, deux jours avant la nouvelle réunion de négociation de la convention médicale qui doit se tenir le 13 juillet 2016.

    Deux syndicats de médecins, la CSMF et le SML ainsi que le président de la FMF avaient claqué la porte des négociations lors de la précédente réunion le 7 juillet 2016 en déclarant « inacceptables » les propositions de l’Assurance maladie.

    Le désaccord entre les syndicats de médecins et l’Assurance maladie porte notamment sur la volonté de la Cnamts de revaloriser de 23 à 25 euros la consultation de base mais en étalant cette revalorisation sur deux années (24 euros en 2017 et 25 euros en 2018). Le directeur de la Cnamts précise que cette position est « absolument incontournable au vu de ce que coûte cette seule mesure (445 M€) ».

    Face au risque de blocage des discussions qui doivent aboutir avant le 26 août 2016, Nicolas Revel évoque la mise en place d’une convention à minima relevant de la décision de l’arbitre prévue en cas d’impasse au terme de la négociation, Bertrand Fragonard, l’actuel président du Haut Conseil de la Famille.

    « Je n’ai pas le souvenir qu’une convention ait jamais atteint ce niveau financier (743,3 Mds€ de revalorisations pour les médecins, selon la Cnamts, NDLR) et ceux qui disent ne rien pouvoir faire à moins de 3 Mds€ risquent de ne jamais signer », souligne le 11 juillet 2006 le directeur de l’Assurance maladie en faisant référence au chiffrage de l’ensemble des revendications syndicales.

  • La baisse des prix du hardware favorable au développement l’IoT d’ici 2020 (étude BI Intelligence)

    La baisse du coût moyen de fabrication des capteurs et du hardware, d’environ 1,50 $ (1,35 €) en 2004 à 0,30 $ (0,27€) en 2020 et l’accession à Internet de la moitié de la population mondiale pourraient conduire à la production de 24 milliards d’objets connectés d’ici 2020, c’est ce qu’estime une étude de Business Insider Intelligence (BI Intelligence) publié en juillet 2016.

    34 milliards d’objets connectés seraient alors en circulation en 2020, soit quatre appareils par habitants en moyenne selon la même étude.

    La majorité des appareils connectés seront utilisés par les entreprises et les institutions poursuit le rapport. Les entreprises seront également en tête des investissements dans l’IoT.

  • Virage ambulatoire : 3 appels à projets lancés par l’ARS Bretagne dotés de 1,8 M€

    Favoriser le virage ambulatoire en accompagnant les établissements, en lien avec l’Assurance maladie, pour déployer de nouveaux modes d’organisation, c’est l’objet de trois appels à projets lancés le 8 juillet 2016 par l’ARS Bretagne, crédités de 1,8 M€.

    Les objectifs de ces appels à projets crédités chacun de 600 000 euros concernent la chirurgie ambulatoire, l’hospitalisation à domicile et l’hospitalisation de jour en médecine.

    Les modalités permettant aux établissements de se porter candidats sont consultables sur www.ars.bretagne.sante.fr.

    Chirurgie ambulatoire

    Le programme national de développement de la chirurgie ambulatoire pour la période 2015-2020 pose le principe d’un taux de 66,2% à l’horizon 2020. Le taux dans le périmètre de l’ARS Bretagne est aujourd’hui de 54,4%.

    L’appel à projet lancé le 8 juillet 2016 vise à soutenir les établissements publics et privés dans le développement de l’innovation en chirurgie ambulatoire à travers :

    • Des innovations organisationnelles
    • Des équipements de haute technicité ou technologies innovantes
    • La modernisation des organisations (soutien aux investissements immobiliers ou mobiliers pour réorganiser et restructurer l’offre).

    Hospitalisation à domicile

    L’hospitalisation à domicile permet d’éviter ou de raccourcir une hospitalisation complète. En 2015, le taux national de recours en HAD atteignait 19,4 patients par jour sur 100 000 habitants contre 16,7 seuklement en Breatgne.

    L’objectif de l’appel à projet lancé par l’ARS Bretagne le 8 juillet 2016 qui mobilise 600 000 euros vise à accroître ce taux en Bretagne afin d’atteindre l’objectif national de 30 patients par jour sur 100 000 habitants.

    Les projets pourront concerner:

    • Des investissements nécessaires à des réorganisations intra-hospitalières induites par des transferts en HAD
    • Des matériels ou outils de régulation coordination et télémédecine

    Hospitalisation de jour en médecine

    La progression des prises en charge réalisées en hôpital de jour en médecine est l’objectif de l’appel à projet lancé le 8 juillet 2016 par l’ARS Bretagne qui mobilise 600 000 euros.

    Les projets visés concernent la réorganisation territoriale de cette activité à travers :

    • Des investissements immobiliers favorisant le regroupement des spécialités
    • La mise en place de logiciels de programmation communs
    • Le développement d’alternatives à l’hébergement favorisant la prise en charge médicale sur une journée
  • Mutualisation et externalisation des SIH : l’ANAP met en ligne un outil d’inventaire et de décision

    Un outil d’inventaire et de décision pour le système d’information hospitalier a été mis en ligne par l’ANAP le 1er juillet 2016. Nommé ID-si, il permet de recenser les moyens humains et matériels, les infrastructures, le patrimoine applicatif et les référentiels, et d’étudier la faisabilité de la mutualisation/externalisation.

    Des restitutions pour les décideurs

    L’outil ID-si propose :

    • une synthèse des données consolidées ;
    • des graphiques dynamiques ;
    • un support de dialogue avec les équipes opérationnelles et leurs partenaires.

    Une aide à la mise en œuvre opérationnelle

    ID-si permet également d’aborder les différentes dimensions à prendre en compte dans une opération de mutualisation ou d’externalisation d’un SIH :

    • la description et l’analyse du besoin ;
    • la comparaison entre les moyens disponibles et nécessaires ;
    • la comparaison entre les ressources disponibles et nécessaires ;
    • la couverture contractuelle des composants matériels.

    Cet outil a été développé en langage Python et testé par 9 établissements de santé, dont deux en multisites, précise l’ANAP.

  • Assurances à la carte : Generali réagit aux propos de Marisol Touraine sur son offre Vitality

    « L’assureur n’a pas accès aux données de santé […] Pour celles-ci, nous avons créé une structure de service destinée à gérer exclusivement Vitality sur des systèmes sécurisés et distincts des systèmes de l’assureur. Nous avons fait en sorte que les données fournies par le client […] ne soient pas ne soient pas du tout à la disposition de l’assureur », assure Yanick Philippon, chargé du segment assurances collectives de Generali France, dans une interview accordée à la Tribune le 8 juillet 2016.

    Il répond notamment aux propos de Marisol Touraine sur les inquiétudes des Français à l’idée que les assureurs puissent accéder aux données de santé. « Ces craintes sont légitimes et je les partage. C’est pourquoi j’ai spécifiquement interdit, dans la loi, leur accès direct aux données de santé », a rappelé la ministre de la Santé à la suite de l’annonce de Generali sur le lancement de Vitaly, à l’occasion du colloque Big Data en santé du 4 juillet 2016..

    L’offre Vitality basée sur le comportement des assurés, lancée le 1er juillet 2016 en Allemagne, devrait être proposée en France le 1er janvier 2017. A la différence de l’Allemagne, Yanick Philippon indique que l’offre française ne sera disponible que pour les entreprises et qu’il « n’y aura pas de volet de réduction tarifaire par rapport au niveau d’engagement de la personne souscrivant à l’offre ».

    Le ministère de la santé confirme sa position

    Contacté par la Tribune, le ministère de la Santé réaffirme les propos de Marisol Touraine:

    « La ministre s’inscrit contre tout projet consistant à inciter un assuré à partager avec son assureur des informations sur son état de santé ou indicatives de comportements favorables ou non à sa santé (ce que prévoit bien le dispositif de Generali, à travers les profils « bronze, argent, or »). La mise en place de tels dispositifs serait avancer vers un modèle qui, à terme, serait néfaste pour le système de santé dans son ensemble.

    Ce que la ministre a clarifié est qu’elle a déjà, dans la loi de modernisation de notre système de santé, pris des mesures pour interdire un accès direct des assureurs aux données recueillies dans le cadre du parcours de soins et aux bases médico-administratives. Dans les deux cas il s’agit bien de données de santé. Le profil mentionné dans le cas du projet Generali est bien un profil indicateur de l’état de santé des personnes. »

  • 21es Journées d’Ingénierie Biomédicale : Nantes, du 21 au 23/09/2016

    « L’urgence et Hôpital connecté » sera le thème des 21es Journées d’Ingénierie Biomédicale qui se dérouleront à la Cité des congrès de Nantes, du 21 au 23 septembre 2016.

    Ce congrès est organisé par l’Association Française des Ingénieurs Biomédicaux.

  • Thérapie génique : Horama lève 4 millions d’euros

    4 millions d’euros, c’est le montant de la levée de fonds de série A effectuée par Horama le 8 juillet 2016 auprès d’Omnes Capital, Sham Innovation Santé, et Go Capital.

    Fondée en 2014, Horama est spécialisée dans la thérapie génique pour le traitement de maladies génétiques orphelines en ophtalmologie. L’entreprise indique que cette levée de fonds contribuera à accélérer le développement de deux produits, HORA-PDE6B et HORA-RLPB1, et à renforcer ses équipes.

  • Protection des données : le « Privacy Shield » définitivement adopté par les membres de l’UE

    Le « Privacy Shield », accord portant sur le partage et la protection des données entre l’Europe et les Etats-Unis, remplace officiellement le « Safe Harbour » le 12 juillet 2016. Il a été adopté par les gouvernements de l’Union Européenne le 8 juillet 2016, à l’exception de l’Autriche, de la Slovénie, de la Bulgarie et de la Croatie qui se sont abstenus.

    Ce bouclier vise à renforcer la protection des citoyens européens dont les données personnelles sont transférées sur des serveurs américains, en leur fournissant de meilleurs recours en cas de litige.

    Le précédent mécanisme d’adéquation « Safe Habour » permettant le transfert de données vers les entreprises adhérentes aux Etats-Unis, avait été invalidé par décision de la Cour de justice de l’Union Européenne du 6 octobre 2015, au motif que la mise à disposition des données personnelles des Européens aux agences de renseignement américaines portait «atteinte au contenu essentiel du droit fondamental au respect de la vie privé ».

  • Une nanocaméra injectable pour visualiser les organes internes

    Une caméra de la taille d’un grain de sel qui peut filmer les organes internes sans les altérer, c’est le dispositif mis au point par des ingénieurs de l’université de Stuttgart et présenté dans le journal Nature Photonics cîté le 4 juin 2016 par le site Pixgeeks.

    La caméra mesure environ 100 micromètres et pourrait permettre une endoscopie minimalement invasive pour explorer l’intérieur de l’organisme. L’impression des trois lentilles minuscules constituant la caméra a été possible grâce à l’impression 3D.

    L’injection de la caméra se fait dans le sang au moyen d’une seringue, ce qui lui permet d’atteindre tous les organes, dont le cerveau. L’image captée par cette caméra est relayée à travers une fibre optique.